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INSTAURER UNE ETHIQUE DES

AFFAIRES IRREPROCHABLE

Déontologie
Gestion des risques et contrôle interne

2 FINANCE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE


Gestion des risques et contrôle interne
Bonnes pratiques
AGF dispose depuis 2001 d’un département Risk Management. Sa mission est de mieux appréhender la gestion des risques
opérationnels et financiers pour le Groupe. En 2004, il a mis en place de nouveaux outils informatiques afin de mesurer et d’évaluer
les risques : RMS pour les risques de catastrophes naturelles ; Igloo afin d’optimiser les programmes de réassurance ; Risk Navigation
pour les risques opérationnels.
www.agf.fr/developpementdurable

ABN AMRO dispose de différentes instances de maîtrise des risques :


• Le département d'audit interne a pour responsabilité, sous l'égide des comités d'audit, de s'assurer que l'ensemble des processus
opérationnels est correctement maîtrisé ;
• le processus de contrôle comptable prévoit une revue par les reponsables des métiers des productions comptables, qui sont
supervisées par des comités comptables spécialisés ;
• les risques de crédit et de marché sont analysés dans des structures ad hoc, indépendantes des fonctions opérationnelles et font
l'objet d'un reporting au meilleur niveau ;
• enfin tous les choix stratégiques et les nouveaux produits font l'objet d'une analyse approfondie et d'une validation dans le cadre
des Comités Nouveaux Produits (ORAP).

Au sein de la Direction Financière d’’AXA, la structure Groupe en matière de risques est principalement organisée autour
de deux pôles :
• Le « Group Risk Management », sous l’autorité du Group Chief Risk Officer, est responsable de la définition des standards AXA
en matière de risque. Il coordonne également les processus de détection et de gestion des risques au niveau du Groupe. Enfin,
GRM coordonne les équipes locales de risk management ;
• AXA Cessions conseille et assiste les compagnies Dommages du Groupe dans leur stratégie de réassurance et centralise les
achats de couverture en réassurance du Groupe.

Le Comité de Contrôle Interne et des Risques de BNP Paribas a pour mission de préparer les travaux du Conseil
d’Administration et notamment :
• D’analyser les rapports sur le contrôle interne et sur la mesure et la surveillance des risques,
• d’analyser les rapports d’activité de l’Inspection Générale et leurs principales conclusions,
• d’examiner les grandes orientations de la politique des risques du Groupe,
• de procéder à l’audition des différents responsables de la gestion des risques et du contrôle interne de la banque,
• de reporter au Conseil d’Administration son appréciation sur les méthodes et procédures utilisées…
Dans un contexte de renforcement des exigences réglementaires, BNP Paribas a pris l’initiative de créer une nouvelle fonction :
la Conformité. Elle inervient à l’échelle du Groupe pour renforcer l’organisation en matière de maîtrise des risques et de contrôle
interne.

Le Groupe Caisse Nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) s’est doté en 2002 d’une Direction des Risques. Constituée
auprès de la Direction Générale, elle s’appuie sur un réseau de comités dédiés dans les différentes entreprises du Groupe.
Des procédures préventives ont été instaurées pour tout investissement d’émetteurs dont la notation est inférieure à A. Il en est
de même pour les syndications de crédits ou la souscription de parts d’OPCVM.
En 2003, un système expert d’analyse du risque a été déployé et l’introduction de scores pour les activités de la banque de détail
s’est poursuivie.

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La CNP a retenu comme référentiel de contrôle interne une norme internationalement reconnue, la Committee of
Sponsoring Orgnizations of the Tredway Commission (COSO). Après le démarrage d’une approche des risques par métier fin
2002, CNP Assurances a lancé, par ailleurs, un chantier à l’automne 2003 à échéance fin 2005 avec la mise en place d’une
approche des risques par processus. CNP Assurances a bâti son modèle d’affaires autour de 15 méga processus, eux-mêmes
décomposés en 51 processus majeurs.

Afin de veiller à la cohérence et à l’efficacité des dispositifs de contrôle interne, Crédit Agricole a désigné un responsable
du contrôle interne, directement rattaché au Directeur Général de Crédit Agricole S.A. Ce responsable est également en charge
de l’Inspection Générale. Pour assurer sa fonction de pilotage, il dispose d’une unité centrale. Il s’appuie par ailleurs sur les fonc-
tions centrales, directions et lignes métiers de la banque, concourant à la mise en ouvre des dispositifs de contrôle interne. Ces
fonctions, directions et lignes métiers s’appuient elles-mêmes sur des comités spécialisés (Comité des Risques, Comité des
Normes et Méthodologies…).
Ce dispositif central est relayé localement par des dispositifs décentralisés au sein de chacune des entités opérationnelles du
Groupe.

La prise en compte par Dexia du développement durable dans la gestion des risques a pris une nouvelle dimension
concrète en 2004, avec le recensement systématique des informations relatives aux pertes et incidents opérationnels imposé
par les accords de Bâle II. Sept catégories d’événements doivent être considérées, dont deux sont directement liées à la problé-
matique du développement durable :
• Situation de non respect de la réglementation sociale
• Cas dans lesquels la banque n’a pas respecté ses obligations professionnelles vis-à-vis d’un client ou d’une contrepartie
professionnelle.
http://www.dexia.com/docs/2005/20050511_AG/VoletC_FR/20050511_VoletC_FR.pdf

La politique de gestion des risques chez HSBC est axée autour de la formation et de la responsabilisation de ses
collaborateurs, et d’une culture du contrôle prudente et constructive. Les procédures tiennent compte des conseils de
l’Association of British Insurers (ABI) en matière de risques sociaux, éthiques et environnementaux. Le Comité de Direction du
Groupe, décide de la politique générale de gestion des risques. De plus, le Risk Management Meeting vérifie l’efficacité de la
politique de gestion des risques du Groupe HSBC à partir des rapports qu’il reçoit et contrôle.
Les collaborateurs sont encouragés à signaler les non-conformités (infraction à une obligation légale ou réglementaire, fraude ou
faute professionnelle d’ordre comptable) de façon anonyme par téléphone, par écrit ou par courrier électronique sans crainte de
représailles.

A la Société Générale, plusieurs instances permettent un suivi et un contrôle de l’action menée en matière de gestion des
risques :
• Le comité des comptes du Conseil d’Administration procède régulièrement à une revue approfondie du dispositif de gestion, de
prévention et d’évaluation des risques ;
• à l’occasion du Comité des Risques, le Comité Exécutif de la banque est notamment amené à revoir les évolutions du portefeuille
du Groupe et à décider des infléchissements éventuels des stratégies associées ;
• dans le prolongement du Comité des risques, le Comité Grands Risques se consacre à la revue des expositions importantes ;
• les Comités Nouveaux Produits s’assurent, préalablement au lancement de toute nouvelle activité, que les infrastructures néces-
saires à sa bonne gestion sont en place et que les risques générés sont correctement analysés, mesurés et maîtrisés ;
• enfin les différentes équipes de l’Inspection Générale et des Audits sont amenées à se prononcer sur les risques au cours des
missions qu’elles réalisent dans le Groupe.

Les fiches “Finance et développement durable” ont été élaborées sur la base des travaux
du Club Finance de l’ORSE.

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