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REPOBLIKAN’I MADAGASCAR Fitiavana-Tindrazana-Fandrosoana

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTSIRANANA

MENTION : GENIE MECANIQUE PARCOURS :


HYDRAULIQUE ENERGETIQUE (HE3

Technologie des Ouvrageas Hydraulique

Réalisés par :

RAKOTO ARIDINA Santatraaina


RINA NY AINA ANDRIATSIHAFA
SYLVANO

Dirigée par :

Monsieur ANDRIAMBOANGY Chriot

Année universitaire : 2019-2020


INTRODUCTION
Depuis des siècles les hommes ont pétri la terre pour la construction des barrages
en terre qui est un des barrages le plus ancien crée. Parmi les ouvrages construits, les
barrages en terre attirent particulièrement l’attention de l’homme, en raison notamment
des préjudices humains et matériels importants que pourrait causer la rupture de tels
ouvrages.
Ce type de barrage est conçue pour limiter les zones d’inondation, puis pour créer
des retenues d’eau potable et aussi d’eau destinée aux irrigations.
L’objectif principale de ce devoir est de connaitre tout ce qui concerne les barrages
en terre.

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1. HISTORIQUE ET GENERALITE
1.1 Historique
Les barrages existent depuis plusieurs décennies, notamment en Égypte (réserve d'eau
potable, d'irrigation, viviers, piscicultures). Un barrage d'une longueur de 115 mètres fut
construit dans la vallée de Garawi en Égypte vers 3000 av. J.-C. Un barrage construit par le
pharaon Ménès, fondateur de la première dynastie, à Kosheish, pour alimenter la ville de
Memphis.
La première rupture de barrage connue est celle de Sadd el-Kafara, sur le Wadi Garawi,
à 30 km au sud du Caire, entre 2650 et 2465 av. J.-C.. Elle en a probablement arrêté la
construction pendant un millénaire.
Les Romains en construisirent, notamment en Espagne, dans la région de Mérida, avec
les barrages d'Almonacid (hauteur 34 m), de Proserpine (hauteur 22 m) et de Cornalvo
(hauteur 28 m), ou encore, au Portugal, avec le barrage de Belas.

1.2 Généralité
Les barrages en terre ou encore barrage en remblai présentent notamment l’avantage de
pouvoir reposer sur les fondations de médiocre qualité, c’est-à-dire compressible.
Tous les barrages en terre peuvent être considéré comme des barrage-poids, c’est-àdire,
qu’ils résistent à la pression de l’eau par leur propre poids. C’est ce qui explique leur
section de forme trapézoïdale.
Les barrages en matériaux locaux se classent :
- Le barrage en terre homogène.
- Le barrage en terre hétérogène ou zoné.
- Le barrage en terre mixte.

Le barrage en terre homogène


Ce sont des barrages constitués d’un seul matériau qui garantit l'imperméabilité,
accompagnée de dispositifs de drainage contre la filtration. Le remblai est constitué de
matériaux du type argile, argile sablonneuse, limons, sable limoneux, sable, etc. Il peut
y avoir d'autres matériaux qui ne contribuent pas dans la stabilité du barrage
(enrochement et protection du talus et de la crête).

Figure 1: illustration d'un barrage en terre homogène

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Le barrage en terre hétérogènes ou zoné
Ce sont des barrages composés de deux matériaux, l’un imperméable et l’autre
résistant, séparés par des couches de transition. Ces derniers peuvent être classés en
terre avec enrochement, en terre avec écran, en terre avec noyau ou zoné, etc.

Figure 2: illustration d'un barrage hétérogène

Le barrage en terre mixte


Ce sont des barrages composés de plusieurs matériaux placés selon un certain
ordre et avec les mêmes quantités. Ils peuvent être composés d’écran et de noyau,
suivant la mise en place du matériau imperméable (argile) dans la zone du talus amont
ou dans le centre du remblai ou de la digue. Les matériaux placés entre l'argile et le
gravier ont des épaisseurs bien définies. Ces épaisseurs sont beaucoup plus grandes que
celles des filtres et des drains. Il peut aussi être la combinaison des deux barrage zoné et
homogène.

2. DEFINITION ET ROLE
2.1. Définition
Le barrage en terre est un barrage en matériaux naturel composé d’un noyau
étanche, celle-ci assure la stabilité d’ensemble.
2.2. Rôles
Il est utilisé pour empêcher la submersion des Basse-Terre par les eaux d’un lac, d’une
rivière et de la mer et aussi pour créer des retenues d’eau potable et aussi d’eau destinée aux
irrigations.

3. SEQUENCE DE CONCEPTION

4. SEQUENCE DE DIMENTIONNEMENT

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Pour réaliser ce type de barrage deux méthodes sont envisagées dont la technique des
palplanches et la technique de barrage en remblais de type poids.

• Les barrages en remblais consistent en un talus de craie suffisamment haut et réparti sur
l’ensemble du périmètre du bassin pour contenir l’eau. Les dimensions présentées sont
explicitées ultérieurement grâce aux différents calculs de stabilité. La figure ci-dessous
présente la situation réelle.

Enrochement Géomembrane

Craie déplacée

Craie naturelle

Figure 3: Schémas de la première solution

• Les palplanches sont de longue plaque de métal fichées dans le sol. Le côté intérieur du
bassin est donc en contact avec ces palplanches tandis que le côté extérieur au bassin
accueille un talus permettant d’une part de soutenir les palplanches et d’autre part de
fournir une esthétique acceptable pour l’entourage. Le schéma ci-dessous illustre ce
principe.

Craie déplacée

Palplanche

Craie naturelle

Figure 4: Schémas de la deuxième solution


Le tableau ci-dessous nous illustre les deux méthodes et donne les avantages et inconvénients

Critère Palplanche Barrage en remblais


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Prix Très couteux Peu cher
Volume d’eau Gain de 3% Perte de 3%
Esthétique Peu esthétique Plus acceptable
Mise en œuvre Peu de contrainte Contraintes pour le géotextile
Stockage de la craie Stockage intermédiaire Stockage quasi total
Durabilité Très long (100ans) Moins longue (10 ans)

2.1. Dimensionnement géométrique


Le dimensionnement géométrique d’un barrage en terre est spécialisé par trois
éléments dont la hauteur du barrage, la largeur en crête et la pente des talus.

2.1.1. Hauteur du barrage


La hauteur totale du barrage est égale à la hauteur normale de retenue majorée par
la charge maximale au-dessus du seuil déversoir et la revanche. Pour calculer cette
hauteur il est donc nécessaire de connaitre :
• Niveau normale de retenue (NR) :
Cette hauteur est calculée en fonction de la capacité utile à stocker, du volume mort
prévu et du volume des pertes par infiltration et évaporation. Elle correspond au niveau
d’arase du déversoir.
• Niveau des plus hautes eaux (PHE) :
Cette hauteur représente le niveau maximal du plan d’eau lors d’une crue. Elle
correspond au niveau normal de retenue (RN) majorée de la charge (H) sur le déversoir
de crue.

Figure 5: définition des côtes RN et PHE

• Revanche :
La revanche R est la différence de cote entre les Plus Hautes Eaux (PHE) correspond au
cru de projet et la crête pour éviter la submersion de remblai par les vagues. A partir de
la connaissance de la vitesse (ν).

2.1.2. Largeur en crête du barrage


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La largeur en crête L est en général déterminée par l’une des formules suivantes
où H est la hauteur du remblai en mètre, ce qui nous donne les formules
suivantes :
L=1/3 H
L=1,65 H Choix selon le type de sol qui convient
1/2L=3,6H 1/3-3 et le types de matériaux utilisés Avec L=3m
comme valeur minimale

2.1.3. Pente des talus


Faite pour assurer la stabilité du barrage. Un logiciel est disponible pour mieux
faire ce calcul afin d’économiser du temps et aussi de réduire les risques de défaut
de calcul. Le logiciel peut être employé pour le calcul de la stabilité dans les cas
où on ne prend pas en considération l'effet du séisme.

3. TECHNOLOGIE DE REALISATION
Les barrages en terre sont construits par couches successives de matières comme
l’argile ou le sable de nos jours mise en place par des engins de terrassement puis
compactées avant de passer à la couche suivante.

4. CONDITION ET CRITERE D’UTILISATION


Les conditions d’utilisation ainsi que les critères dépendent de l’entourage ou on place
le barrage,
• Environnement (ville, village…)
• Sols
• Matériaux utilisés
• Condition météorologique au moment de la construction
• Hauteur du lac ou de la rivière concernée
• Endroit

2. AVANTAGES ET INCONVENIENTS
2.1. Avantages
- Le corps du barrage est très flexible et adaptable aux conditions du terrain. - Peu
susceptible aux tassements et aux séismes.
- Petit à moyenne fouille. La digue n’est pas forcement fondée sur un rocher sain. - La
compression du sol est faible.
- Le gradient des sou-pressions au niveau de la fondation ou du noyau est faible.

2.1. Inconvénients
- Mise en place de grand volume de matériaux.
- Le remblai du noyau en argile est influencé par les conditions atmosphériques (climat pluie).

2. CODITION DE STABILITE
La stabilité propre du barrage est assurée par le poids du massif de terre. En général, ces
barrages présentent des répartitions de charge qui les rendent compatibles avec les supports
médiocres. Par ailleurs, leur souplesse permet une adaptation aux déformations et
tassements des supports. Par contre, les volumes à mettre en œuvre deviennent rapidement
très importants.
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On doit donc envisager les problèmes de tassement du sol support, et d’infiltration dans
le sol de fondation. Les tassements du sol support sont d’autant plus nuisibles qu’ils se
produisent tardivement (après la réalisation). Ces tassements peuvent provoquer des
fissurations importantes de l’ouvrage. Ces fissurations peuvent être traitées par les
méthodes usuelles de consolidation, ou en adaptant la vitesse de construction au temps de
dissipation des tassements.
Les infiltrations dans le sol de fondation peuvent provoquer des fuites importantes mais
aussi des dégradations par entraînement des matériaux (phénomène de renard). Le plus
souvent, on dispose un écran d’étanchéité (injections, palplanches, paroi moulée, …)

3. EMPLACEMENT ET CRITERE DES CHOIX


3.1. Fondation ROCHEUSES
Sauf en cas de roches très fissurées ou de caractéristique très médiocres, les
fondations rocheuses se prêtent à l’édification de tous types de barrages, moyennant
des dispositions adéquates concernant la purge des matériaux très altérés et le
traitement éventuel par injection. L’aspect important est le régime des fractures
(failles, joint, diaclases, schistosité). Les barrages en remblai conviennent toujours.

3.2. Fondations SABLO-SILTEUSE Des fondations de silt ou de sable fin peuvent


convenir à l’édification de barrages en terre voire exceptionnellement à de très petits
barrages poids en béton moyennant de sérieuses précautions.

3.3. Fondations ARGILEUSES


Des fondations argileuses impliquent presque automatiquement le choix de
barrages en remblai, avec des pentes de talus compatibles avec les caractéristiques
mécaniques des formations en place.

4. QUALITE ET CRITERE DE SOL D’ASSISE


Avant de commencer tout travaux, le choix du sol est un des premières étapes à faire car
les barrages en terre doivent :
• Pouvoir résister à la pression d’eau
• Être imperméable
• Être suffisamment haute pour empêcher l’eau de s’écouler par-dessus, ce qui aurait rapidement
pour effet de la détruire
Le sol doit avoir les critères suivants :
• Avoir un coefficient de perméabilité inferieur à k= 5×10^-6 m/s
• Avoir une bonne fertilité, comme les limons argileux ou limons siltoargileux
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• La texture du sol doit être à grain fins et avoir un pourcentage de particules de limon et d’argile
représentant plus de 50% du poids sec total
• Ne doit pas présenter des affleurements rocheux ou de grosses pierres en surface
• Ne présente pas de couches de gravier
• Des sols qui ne sont pas tourbeux, il faut éviter si possible
Ces critères nous entrainent à choisir des sols de bonne qualité pour réaliser nos
barrages, surtout des sols argileux si possible.

CONCLUSION

Pour conclure, un barrage en terre est un ouvrage de conception simple, de


réalisation simple, d’entretient simple. Mais ces critères de simplicité doivent toujours
laisser le pas au critère de sécurité.

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