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République Algérienne Démocratique Et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de


La Recherche Scientifique

Université Badji Mokhtar


Annaba
**. **Faculté des Sciences de l’Ingéniorat**. **
Département de Génie Mécanique
MEMOIRE
En vue de l’obtention du diplôme de : LICENCE
Spécialité : Génie Mécanique
Option : Energétique

Thème :

Etude de la pompe à chaleur

Présenté par: Encadré Par:


-BOUZID Feriel M.CHELIA A.
-MAAMOUR Djihad
-BEN MAICH Khalil

Juin 2019

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REMERCIEMENTS

Nous remercions Dieu pour tout


Nos remerciements les plus chaleureux s’adressent à notre
Encadreur ``Mr. Chelia`` qui a accentué de nous servir
De guide et dont les conseils ont été d’inestimables aide.
Nous remercions tous les professeurs qui ont fournis
Beaucoup d’efforts pour nous enseigner durant notre
Formation.
Nous remercions également le jury qui a assisté et juger
Notre travail.
Sans oublier toutes les personnes qui ont contribuées de près
Ou de loin à l’élaboration de notre mémoire.

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SOMMAIRE

Chapitre 1 : Généralités sur les pompes à chaleurs 

1. Introduction générale.

Chapitre 2 : étude d’une pompe à chaleur

1. Définition d’une pompe à chaleur.

2. Historique.

3. Principe de fonctionnement.

4. Les composants d’une pompe à chaleur.

5. Les types d’une pompe à chaleur.

6. Coefficient de performance d’une pompe à chaleur.

7. Classification source chaude et source froide.

8. Les cycles de Carnot.

9. Fluide frigorigène.

10. Utilisations d’une pompe à chaleur.

11. Caractéristiques d’une pompe à chaleur.

12. Avantages et inconvénients d’une pompe à chaleur.

13. Conclusion générale.

14. Références bibliographiques.

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Chapitre 1  : Généralités sur les pompes à chaleurs 

1-Introduction générale :
Chaque jour, notre planète reçoit une grande quantité d’énergie en provenanceDu
soleil, de la pluie, du vent… Celle-ci est absorbée et stockée parL’atmosphère, les
océans et le sol. Grâce à un dispositif thermodynamique, il est possible de récupérer
cette énergie, Gratuite et renouvelable et s’en servir pour le chauffage et le
refroidissement de
Nos locaux : c’est la «pompe à chaleur » (PAC).
En raison de la conscience écologique grandissent, l’utilisation de l’énergie,
Renouvelable gagne de plus en plus en popularité. Dans le cadre de ce,
Développement, les pompes à chaleur connaissent une renaissance. Les défauts
Techniques qui ont stoppé l’élan de la première génération des années 80, ont
Maintenant disparu. Aujourd'hui, les pompes à chaleur sont des systèmes
deRafraichissement fiables, économiques, tournés vers le futur sans oublier qu'ilsSont
particulièrement écologiques. Le froid est devenu une forme d'énergie importante
dans notre société. UtiliséDans un grand nombre de secteurs et sous de nombreuses
formes (conservationDe denrées périssables, climatisation, refroidissement de
procèdes industriels).
Les systèmes frigorifiques à compression nécessitent en effet pour leur
Fonctionnement l'utilisation de fluides frigorigènes. Ce système utilisé largementPour
les pompes à chaleur de petites et grandes puissances, les climatiseurs et lesGroupes
de réfrigérations classiques.
Le cycle à compression mécanique de vapeur comprend généralement troisÉléments
essentiels : les échangeurs aux sources chaude et froide (condenseursEt
évaporateurs), le compresseur et le détendeur.

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Chapitre 2  : étude d’une pompe à chaleur :

1- Définition générale :
Une pompe à chaleur est un système dit thermodynamique puisque c'est un principe
qui utilise les changements d'états d'un fluide dû à des conditions de température et de
pression différentes.
Une pompe à chaleur (PAC), aussi appelée thermopompe, est un dispositif permettant
de transférer de l'énergie thermique (calories) d'un milieu à basse température (source
froide) vers un milieu à haute température (source chaude). Ce dispositif permet donc
d'inverser le sens naturel du transfert spontané de l'thermique. C’est une solution de
chauffage qui permet de valoriser les énergies renouvelables présentes dans notre
environnement, dans le sol, l’eau
La nature est un réservoir d'énergie, chaque jour notre planète reçoit une grande
quantité d’énergie en provenance du soleil la pluie, du vent. Cette énergie est
absorbée et stockée sous forme de calories par l’atmosphère, les océans et le sol.

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L’appareil pompe à chaleur :

Figure1 : Principe d’une PAC à détente directe.

L'appareil, qui prélève de la chaleur à la source froide grâce au circuit de captage,


dispose de quatre organes principaux suivants :

1. Le condenseur (source chaude) : le fluide frigorigène libère sa chaleur au fluide


secondaire (eau, air...) en passant de l'état gazeux à l'état liquide,
2. Le réducteur de pression (souvent improprement appelé détendeur) : il réduit la
pression du fluide frigorigène en phase liquide.
3. L’évaporateur (source froide) : la chaleur est prélevée au fluide secondaire
pour vaporiser le fluide frigorigène.
4. Le compresseur : actionné par un moteur électrique, il élève la pression et la
température du fluide frigorigène gazeux en le comprimant.

2- Historique :

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La pompe à chaleur n'est pas une invention récente : une pompe à chaleur fonctionne
dans l'hôtel de ville de Zurich depuis 1938. Elle est revenue en forceDans les
années1970 et1980 à l'occasion des chocs pétroliers de 1973 et 1979.
Quand le prix du pétrole croît, la pompe à chaleur devient l'une des alternatives
rentables. Dans les années 1990, la prise de conscience du caractère épuisable et
polluant Des réserves d'énergies fossiles se diffuse, alors que la pollution augmentait
sans Cesse, notamment à cause de ces énergies. Dans ce contexte le débat sur les
Ressources énergétiques alternatives a été relancé et la R&D sur les pompes à
Chaleur a redémarré, au profit d'une augmentation de l'efficacité énergétique des
Pompes à chaleur.

3- Principe de fonctionnement :

Une pompe à chaleur est un système thermodynamique dont le principe de


fonctionnement est basé sur un phénomène physique "le changement d'état". Lorsque
le fluide frigorifique s’évapore pour devenir un gaz, il absorbe de l’énergie, s'il se
condense pour redevenir un liquide, il dégage alors de l’énergie. La température
d'évaporation du liquide étant plus basse que la température de l'air extérieur
(aérotherme) ou du sol ou d'une nappe d'eau souterraine (géothermie), celui-ci
absorbera les calories pour les restituer ensuite dans l’unité de condensation situé
dans le local.
 Si la pompe à chaleur est réversible, son mode de fonctionnement sera inversé en été.

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Figure2 : Principe d'une pompe à chaleur.

4- Les composants d’une pompe à chaleur :

Une pompe à chaleur est notamment constituée de 4 éléments :


 
 L'évaporateur (c'est la partie froide de la machine) :

 Dans l'évaporateur, le fluide frigorigène en s’évaporant, récupère de l'énergie


contenu dans l’air extérieur, le sol, l’eau. La pression reste constante et le fluide
devient totalement gazeux.

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Figure 3 : évaporateur

 Le compresseur :

Le compresseur en créant une dépression, aspire ses vapeurs et les expédie à haute
pression vers le condenseur. Cette compression nécessitera un apport supplémentaire
d'énergie. L'énergie nécessaire sera de l'ordre du tiers de celle prélevée. Si
l'évaporateur puise dans un milieu extérieur 3 kW de chaleur, il faudra consommer
environ 1 kW électrique pour effectuer la compression et le condenseur délivrera
alors au niveau du condenseur environ 4 KW de chaleur.

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Figure 4  : compresseur d’une pompe à chaleur.

 Le condenseur (c'est la partie chaude de la machine) :


 Ce composant permet d'évacuer l'énergie contenue dans le fluide frigorigène. Le
fluide s'y condense en restituant l'énergie qu'il véhicule. Cette énergie peut être cédée
directement dans l’air ou dans un circuit d’eau alimentant des émetteurs (radiateurs,
plancher chauffant, ventilo-convecteurs…)

Figure 5 : condenseur d’une pompe à chaleur.

 Le détendeur :

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 En sortie du condenseur, le fluide frigorigène est un liquide chaud.  Afin de le
renvoyer dans l'évaporateur pour qu'il permette à nouveau de chauffer le local, on
procède à une détente pour le faire chuter en température. (Ce procédé est l’inverse
de la compression).

Figure 6 : détendeur d’une pompe à chaleur.

 
-Les pompes à chaleur peuvent être « basse température » en produisant de l’eau
entre 35° et 50°.
C’est à cette plage de température que les COP sont les plus élevés. Associé à un
plancher chauffant, une PAC basse température offre une solution de chauffage très
économique. Il faut néanmoins préciser que les Planchers chauffants ne pouvant
dissiper plus de 116Watts par m2, ils ne conviennent que pour des locaux bien isolés.
 
-Les pompes à chaleur peuvent être « haute température » en produisant de l’eau à
une température supérieure à 55°. Elles sont principalement employées en rénovation,
sansrenforcement de l’isolation, et en remplacement d’une chaudière. Elles s'avèrent
beaucoup plus énergivores que les PAC "basse température". 

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Il est important de noter que le COP donné par les fabricants est pour une température
extérieure de +7°. Or le rendement d'une pompe à chaleur affichant un COP de 4 dans
des conditions théoriques de laboratoire diminue de manière significative lorsque
l'hiver arrive. Entre la période de demi-saison et l'époque hivernale, le COP d'une
PAC peut passer par exemple de 3 à 2 et même nécessiter le complément d'un
chauffage d'appoint.
De même, plus la température de l’eau du circuit de chauffage est élevée, plus le COP
de la PAC ne diminue.
 Aujourd’hui les pompes à chaleur sont essentiellement à technologie « invertie » .
Cette technologie permet, en fonction des besoins de faire varier la puissance de 30 à
100% et ainsi fait économiser 30% d'énergie électrique. Elle assure également une
meilleure régulation de la température des locaux. Auparavant, les compresseurs
délivraient 100% de leur puissance ou étaient à l'arrêt. Cela entraînait une série de
marche/arrêt du compresseur, cycles préjudiciables à son rendement et à sa durée de
vie.  

5- Les types d’une pompe à chaleur :

Les pompes à chaleur extraient de la chaleur à l'environnement immédiat chaleur


thermique de l'air ou chaleur géothermique du sol ou de l'eau souterraine ou de
surface. Elles transfèrent cette chaleur à l'eau de votre système de chauffage ou sous
forme d'air chaud.

Il existe 5 types de pompe à chaleur :

5.1 Pompe à chaleur sol-eau :


Les pompes à chaleur sol-eau utilisent la géothermie, c'est-à-dire la chaleur
tellurique. Cette température est plus constante que la température de l'air puisqu'elle
dépend partiellement de la température du noyau terrestre (magma). Grâce à la
stabilité de ces températures, les pompes à chaleur sol-eau ont des températures

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d'arrivée plus hautes et connaissent des variations de température de source plus
faibles que les systèmes s'appuyant sur l'air.

5.2 Pompe à chaleur eau-eau :

Le fonctionnement d'une pompe à chaleur eau (souterraine) – eau est comparable à


celui d'une pompe à chaleur sol-eau reliée à un réseau vertical. Bon nombre de
pompes à chaleur peuvent dès lors utiliser tant l'eau souterraine que le sol comme
source de chaleur. L'eau souterraine est directement pompée et conduite vers
l'évaporateur de la pompe à chaleur, où elle libère sa température à l'installation de
chauffage.

5.3 Pompe à chaleur air-eau :

Les pompes à chaleur air-eau récupèrent la chaleur thermique de l'air et la


transfèrent à l'eau du système de chauffage. Le COP de ce type de pompes dépend
de la température de l'air et du type de pompe à chaleur air-eau. Il existe en effet
quantité de modèles de pompes à chaleur air-eau sur le marché, affichant des
performances saisonnières très variables. Les pompes à chaleur air-eau ne
nécessitent pas de réseau de captage très étendu puisque le réfrigérant dans
l'échangeur de chaleur (évaporateur) est en contact direct avec l'air.

5.4Pompe à chaleur air-air :

Ce type de pompes à chaleur fonctionne selon le même principe que les pompes à
chaleur air-eau. La différence réside dans le fait que la chaleur extraite est insufflée
sous forme d'air chaud dans les pièces à réchauffer. Ces pompes à chaleur sont dès
lors utilisées dans des situations qui ne permettent pas la pose d'un système de
chauffage à eau circulante ou en chauffage d'appoint pour des pièces non chauffées
par exemple, lorsqu'une extension du chauffage s'avère impossible ou coûterait trop
cher.

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5.5Chauffe-eau thermodynamique :

Il existe aussi des pompes à chaleur spécifiquement conçues pour la production de


l'eau chaude sanitaire. Un chauffe-eau thermodynamique est un système qui
récupère l'air intérieur ou extérieur non chauffé, avec ou sans tubage aéraulique,
comme source d'énergie pour chauffer l'eau sanitaire. Le chauffe-eau
thermodynamique peut être installé dans une cave ou relié à un système de
ventilation mécanique où il extrait la chaleur résiduelle de l'air évacué.

6- Coefficient de performance d’une pompe à chaleur :

On appelle coefficient de performance ou COP, le rapport "énergie thermique


restituée/énergie électrique consommée". Avec un COP de 3, une PAC qui
consomme 1 kWh d'électricité produit 3 kWh de chauffage. 

 Les bonnes pompes à chaleur (certifiées NFPAC, voir liste sur Certita.org) ont
un COP au moins supérieur à 3.
 La pompe à chaleur est éligible au crédit d’impôt si elle a un COP > 3 (+ autres
conditions à respecter).
 Un COP est un rapport variable. Il dépend des qualités de la pompe à chaleur
mais varie aussi selon les types d'installations.

On distingue :

 Le COP machine : qui est le niveau de performance d'une pompe à chaleur


déterminé en laboratoire, donc dans des conditions d'essais éloignées de la
réalité.
 Le COP système : qui prend en compte tous les éléments du système : la
pompe à chaleur mais aussi les circulateurs, les pompes de relevage de l'eau,
les accessoires divers... Plus près de la réalité, mais encore théorique.

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 Le COPA ou COP annuel : il s'agit du COP système enregistré sur une saison
de chauffe. C'est celui qui donne le rendement réel de votre pompe à chaleur.
Selon la qualité de l'installation, il peut y avoir une grande différence entre le
COP machine et le COPA.

Comment décrypter le COP ?

Un COP d'une pompe à chaleur n'a de sens que s'il est accompagné de deux
températures de référence :

 La température du milieu dans lequel on puise les calories. Dans les textes
officiels, elle est indiquée +7°C, sauf pour les pompes à chaleur sol/sol et
sol/eau (-5°C).
 La température de l'eau à la sortie de la pompe à chaleur : si elle alimente un
plancher chauffant : 35 °C, 50 °C pour des radiateurs basse température, 65 °C
voire plus pour des radiateurs haute température.

Quand on parle donc d'un COP 3 (+7°C ; 65 °C) pour une pompe à chaleur Air - Eau
par exemple, cela signifie que :

 Lorsqu'il fait 7 degrés dehors,


 La pompe à chaleur consomme 1 KWh d'électricité pour générer 3 KWh de
chauffage en chauffant l'eau à 65 °C.

Le COP est d'autant meilleur que la différence entre ces deux températures est faible :
il est plus facile de chauffer de l'eau à 35 °C à partir d'un air à 15 °C (20 °C d'écart),
qu'une eau à 85 °C par une nuit d'hiver à -15 °C (100 °C d'écart). Étonnant, non ?

Quand les températures extérieures deviennent négatives, certaines pompes à chaleur


(aérothermiques, et géothermiques à capteurs horizontaux notamment) doivent être
soutenues par un appoint en électricité.

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Le COP des machines hygrothermiques est souvent meilleur car la température de
l'eau dans laquelle la pompe à chaleur tire les calories est stable autour de 10 °C,
quelle que soit l'époque de l'année.

Nous pouvons si vous le souhaitez, vous mettre en relation avec un ou plusieurs


fournisseurs près de chez vous. Ils vous communiquent un devis gratuit et bien sûr,
sans engagement. Nous sélectionnons uniquement des installateurs spécialisés établis
et d'excellente réputation.

Figure 10 : graphe qui montre le coefficient de performance de la pompe à chaleur.

7- Classification source chaude et source froide :

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La pompe à chaleur, est un appareil thermodynamique qui permet de capter
l'énergie contenue dans une source appelée "source froide" pour la transférer vers une
"source chaude"...Mais quelles sont ces différentes sources ?
7.1. Sources froides.

On appelle source froide la source où l'on va capter la chaleur ou l'énergie. Les trois
principales utilisées sources sont le sol, l'air et l'eau (nappe phréatique, lacs, rivière).
Cette énergie est renouvelée constamment par le rayonnement solaire, le vent, pluie
et même la neige.

 Le sol :

Le sol se charge petit à petit d'énergie (soleil, pluie...) et grâce à son inertie, il garde
une bonne stabilité au niveau des températures.

Les températures du sol sont stables, mais varient quand même et ceci est fonction de
la saison, de la profondeur et de la conductivité thermique du sol.

Une partie de l'énergie vient du magma en fusion, mais elle est relativement faible,
cette émission est de l'ordre de 0,06W/m². Le gradient thermique (variation de
température) est d'environ 3°C par 100 mètres mais suivant sa nature (calcaire, argile,
sable) les échanges thermiques seront différents. Le puisage dans le sol permet
l'utilisation des pompes à chaleur en mode rafraîchissement (la température de la
source froide étant en moyenne de 10 à 12 °C).

Types de capteurs  :
1. Capteurs horizontaux : Ce capteur est un circuit constitué de tuyaux en
PEHD

(tuyauterie souple) ou circule un fluide caloporteur (eau glycose) enterré à 1 mètre de


profondeur formant une nappe horizontale.

La surface occupée par les capteurs dépend de la nature du sol, généralement une fois
et demie la surface à chauffer.

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2. Capteurs verticaux : Le circuit comporte une sonde géothermique formant

Une seule boucle verticale. Nécessite un forage en profondeur, entre 30 et 100 m.


Parfois très coûteux, il présente l'avantage d'occuper moins de surface au sol.

 L'air.

L'énergie contenue dans l'air est facile à extraire, mais la nature des caractéristiques
physiques de l'air est plutôt un handicap et les températures de l'air fluctuent de façon
très importante d'une saison à l'autre.

Aux périodes les plus froides quand la température de l'air extérieure approche 0°C et
qu'il est chargé d’humidité, du givre (perte de rendement) peut apparaitre car la
température d'évaporation du fluide frigorigène étant beaucoup plus basse que la
température de l'air il y aura transformation en givre de cette humidité. Le givre va
obstruer en partie ou complètement l'évaporateur ce qui va immanquablement
déclencher un dégivrage d'où une consommation d'énergie supplémentaire. Les
dégivrages successifs vont réduire le COP (coefficient de performance) de la PAC.

La faible chaleur spécifique de l'air 0,34 Wh/m3. K est défavorable, car il faudra une
grande quantité d'air et une grande surface d'échange pour obtenir un bon résultat au
niveau échange thermique. Avoir besoin d'un grand volume d'air
nécessite l’utilisation d'un puissant ventilateur qui va bien évidemment consommer
de l’énergie.

 L'eau :

Un peu comme le sol, les nappes phréatiques, les rivières, lacs sont de bons réservoirs
d'énergie, car leurs températures restent relativement stables tout au long de l'année.
Le principal problème c'est la difficulté pour capter cette énergie, car il faudra soit
creuser un puits (nappe phréatique) parfois de grandes profondeurs d'où un surcoût
financier, notons que la construction d'un puits est soumise à autorisation, soit puiser
dans une étendue d'eau avec tous les problèmes que cela comporte (crépine, pompe,

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entretien). Un autre souci, certaines nappes sont très chargées en minéraux ce qui
risque d'endommager les échangeurs des pompes à chaleur.

Dans tous les cas, il est préconisé d'installer un échangeur à plaques intermédiaire
(eau glycose) avec un filtre (entrée eau) pour protéger la pompe à chaleur ainsi que la
nappe phréatique contre tout risque de pollution par le fluide frigorigène.
Les PAC eau/eau ont des coefficients de performance bien plus élevés que les PAC
air /eau, car la chaleur spécifique de l'eau est plus importante, l'eau développe plus de
3000 fois plus d'énergie que l'air.

Figure 11 : un capteur horizontal.

7.2. Sources chaudes :

On appelle source chaude la source où l'on va restituer la chaleur (énergie) récupérer


dans la source froide. Les trois principales sources chaudes sont : les ventilo-
convecteurs, les radiateurs, et le plancher chauffant.

 Les ventilo-convecteurs :

Les ventilo-convecteurs se composent en gros d'une batterie d'échange thermique,


d’un ventilateur qui pulsera l'air dans le local, et d'un filtre à l'aspiration. L’utilisation

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de ventilo-convecteurs avec une PAC pose un problème car c'est l'émetteur qui a la
contenance en eau la plus faible et qui a le moins d'inertie donc l'emploi d'un ballon
tampon est conseillé pour éviter les courts cycles de la PAC (démarrages et arrêt
compresseurs fréquents). L’avantage déterminant des ventilo-convecteurs est qu'ils
peuvent être utilisés aussi pour climatiser une habitation (PAC réversible).

 Les radiateurs :

Les radiateurs ont eux aussi une assez faible inertie ce qui induit la pose d'un ballon
tampon. De fait les radiateurs en tôle acier ont une inertie et une contenance en eau
bien plus faible que ceux en fonte. Pour l'utilisation de radiateurs avec une PAC
fonctionnant en mode mono énergétique (pompe à chaleur seule), devront être
dimensionnés en basse température, c'est-à-dire avec une différence de température
par apport à l'air ambiant de 25°C, donc un départ de 45 ou 50 °C. Pour un bon
fonctionnement de la PAC, la chute entre le départ et le retour ne devra pas être
supérieure à 7°C.

 Le plancher chauffant.

Le chauffage au sol ou plancher chauffant remonte à l’antiquité les Romains utilisait


déjà un système équivalent, c’est l'émetteur idéal pour l'utilisation d'une PAC mono
énergétique.

Il a une forte inertie ce qui induit des longs cycles pour la PAC et donc augmente le
COP. Les pas de pose du serpentin s'ils sont conformes au DTU permettront une
répartition homogène de la température, dans certains cas la contenance en eau de
l'installation permet d'éviter la pose d'un ballon tampon.

Le plancher chauffant a besoin d'une température de départ plus faible que les autres
émetteurs. Le gain en COP de la PAC est de l'ordre de 3 % par degré d'abaissement
de la température de départ. Le plancher chauffant doit être calculé avec une
température de départ maximale de 30 à 35°C et la différence de température entre le
départ et le retour devra être de l'ordre de5 °C.

22
Sous conditions, le plancher permet de fonctionner en mode rafraîchissement car la
température de l’eau de la source froide est suffisante pour rafraichir une habitation
mais ce n'est pas une vraie climatisation. Les performances ne seront jamais à la
hauteur de celles d'un ventilo-convecteur par exemple qui lui utilise de l'eau glacée
(régime 7-12°C).

8- Les cycles de Carnot :

Le cycle de Carnot est un cycle thermodynamique théorique pour un moteur


dithermes, constitué de quatre processus réversibles : une
détente isotherme réversible, une détente adiabatique réversible(donc isentropique),
une compression isotherme réversible, et une compression adiabatique réversible.

Quand il est moteur, il s'agit du cycle le plus efficace pour obtenir du travail à partir
de deux sources de chaleur de températures constantes, considérées comme
des thermostats. Il est alors décrit dans le sens anti-trigonométrique (sens des
aiguilles d'une montre) dans un diagramme de Clapeyron. Le cycle inverse (parcouru
dans le sens trigonométrique, sens inverse des aiguilles d'une montre) est le moyen le
plus efficace de transférer de la chaleur d'une source froide à une source chaude à
partir d'une source de travail.

L'efficacité des autres cycles et des machines réelles est comparée à celle du cycle de
Carnot par le biais du rendement, un nombre sans dimension compris entre 0
(efficacité nulle) et 1 (efficacité parfaite).

Il fut publié par Sadi Carnot en 1824 dans son unique ouvrage Réflexions sur la


puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance 2 et
permit d'ouvrir la voie à la formulation du second principe de la thermodynamique.

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 Efficacité thermique du cycle de Carnot d’une pompe à chaleur :

Dans le cas d'une pompe à chaleur, le cycle de Carnot reçoit un travail extérieur et le


transforme afin de faire gagner de la chaleur au milieu chaud (par exemple, l'intérieur
d'une maison). L'efficacité d'un tel cycle est donnée par :
Qf Tf
ec = W = T c−Tf

 Qf  : le transfert thermique (chaleur) échangé entre la machine et la source


chaude ;
 W  : le travail total sur le cycle ;
 T f  : la température de la source froide ;
 T c : la température de la source chaude.

Une pompe à chaleur ne peut pas avoir un rendement supérieur à celui d'un cycle
de Carnot.

Figure 12 : cycle de Carnotet pompe à chaleur.

24
9- Fluide frigorigène :

Le fluide frigorigène de la pompe à chaleur est un élément essentiel à son bon


fonctionnement. Il en existe de différents types, chacun disposant de caractéristiques
techniques, économiques et écologiques différentes. Le choix du fluide frigorigène
est déterminant quant aux performances de fonctionnement de la pompe à chaleur.

Pour rappel, le rôle du fluide frigorigène est, dans le cycle frigorifique, de transférer
les calories de la source froide à la source chaude.

Les impacts négatifs de ces fluides frigorigènes sur l’environnement, comme


l’appauvrissement de la couche d’ozone ou encore les émissions de CO², ont fait
l’objet d’un contrôle législatif. La réglementation la plus connue est certainement le
protocole de Montréal.

 Le Protocole de Montréal :

Ayant eu lieu en 1987, ce grand rassemblement de 24 nations et de la


Communauté Economique Européenne décide de supprimer progressivement
l’utilisation des fluides frigorifiques les plus dangereux pour l’environnement.
La démarche est progressive afin de permettre à chaque pays et industrie
d’avoir le temps de prendre ses dispositions. Le Protocole de Montréal est
actuellement signé par 191 pays.
Les textes de lois les plus récents mettant le Protocole en application chez nous
sont le Règlement (CE) N°2037/2000 pour l’Union européenne et l’Arrêté du
Gouvernement Wallon 2007 0712/AL.
  

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Voici l’évolution de la législation suivant le protocole :

Les CFC (chaînes carbonées fluoro-chlorées) :⇒ INTERDITS


Ce type de fluide, possédant pourtant de bonnes caractéristiques thermodynamiques,
est désormais interdit car il est très nocif pour la couche d’ozone.

Etant très stable et pourvu d’une excellente longévité dans l’atmosphère, ce type de
fluide peut aisément atteindre la stratosphère. Il est alors décomposé par
l’intermédiaire des rayons ultraviolets et libère ses atomes de chlore qui détruisent
ensuite durablement les molécules d’ozone. On considère que les CFC sont 20 000
fois plus destructeurs que les simples molécules de dioxyde de carbone.

 Les HCFC (hydro chlorofluorocarbures) :

Appelés « fluides de transition » ils ont pris le relais des CFC après leur interdiction.
Ils sont beaucoup moins nocifs mais restent toutefois néfastes : Cela s’explique par le
remplacement partiel du chlore par de l’hydrogène, ce dernier étant inoffensif pour
l’ozone.

Ce type de fluide devra cesser d’être utilisé à partir de 2015, conformément à la


législation européenne.
Jjusqu’a cette échéance, toute installation existante devant être rechargée en fluide ne
pourra plus l’être qu’avec un substitut ou avec du fluide recyclé.

26
 Par ailleurs, plus aucune nouvelle installation utilisant ce type de fluide ne pourra
être mise en marche.
 Les 2 principaux HCFC utilisés pour les pompes à chaleur sont le R-22 et le R-123.
 
Les HFC (hydrofluorocarbures) :
 Ces fluides sont les principaux remplaçants des HCFC et les plus utilisés
actuellement. Ils ne contiennent pas de chlore et n’ont donc aucun effet direct sur la
couche d’ozone. Ils sont par ailleurs ininflammables et non toxiques.
Cela dit, ce type de fluide participe quand même à l’effet de serre et il est probable
que son usage tende à être légiféré dans les années à venir.
A l’heure actuelle, il n’existe pas encore en Belgique de contrainte au sujet des HFC.

Tableau récapitulant les principaux HFC :

Principaux HFC
utilisés pour des Utilisation courante
pompes à chaleur
Généralement utilisé pour des pompes à chaleur en
remplacement d’une chaudière
R134A
 Peut être efficace jusqu’à des températures d’évaporation de
-10°C et des températures de condensation allant jusqu’à
65°C
Remplaçant du R-502
 Utilisé pour des températures d’évaporation de minimum
R-143A
-35°C et des températures de condensation allant jusqu’à
50°C
Remplaçant du R-502
Similaire au R-143A, ses températures d’évaporation vont
R-404A
jusqu’à -40°C et ses températures de condensation jusqu’à
60°C
Mélange de R-134A, de R1-25 et
de R32
R-407C
Remplaçant du R-22
 Similaire au R-410A bien que moins performant
Mélange de R-32 et de R-125
Remplaçant du R-22
 Plus performant que le R-407C, il est néanmoins toxique et
R-410A
inflammable
Températures d’évaporation de jusqu’à -25°C et de
condensation de jusqu’à 60°C
Remplaçant du R-502
R-507
 Permet de refroidir jusqu’à des températures de -40°C

27
Les HC (hydrocarbures) :
 Les hydrocarbures sont des composés organiques qui peuvent être utilisés comme
fluides frigorifiques. Ils sont relativement inoffensifs pour l’environnement,
possèdent des bonnes propriétés thermodynamiques et ne sont pas toxiques.
 Néanmoins, ils présentent un inconvénient majeur en termes de sécurité car ils sont
inflammables et explosifs. Dans le cas d’installation utilisant un hydrocarbure comme
fluide frigorifique, des mesures de sécurités doivent être prises afin de prévenir tout
risque d’accident.
 Les hydrocarbures utilisés dans le domaine des pompes à chaleur sont le propane (R-
290), le butane(R-600) et l’isobutane(R-600A).

   Les composés inorganiques :


 Les composés inorganiques ont été les premiers à être utilisés comme fluides
frigorifiques dans le cadre de la réfrigération. Ils sont actuellement réutilisés car ils
sont inoffensifs pour l’environnement. Leur utilisation comporte toutefois elle aussi
des inconvénients.
 Les fluides frigorigènes inorganiques utilisés sont le CO2, l’eau et l’ammoniac.

 Le CO2 :
Présent en quantité partout dans le monde du fait des activités humaines, le CO2 est
loin d’être une ressource rare et peut donc être facilement obtenu. Par ailleurs, il ne
présente aucun danger pour l’être humain.
 Son principal problème est sa capacité thermodynamique. Afin de l’amener à haute
pression, il faut une capacité de compression beaucoup plus importante que dans un
cycle normal (on appelle cela un cycle transcritique*), ce qui nécessite un
compresseur spécial. On considère que pour une pompe à chaleur fonctionnant avec
du CO2, le COP serait de l’ordre de 25% moins élevé qu’avec un fluide de type HFC
sans compter que l’investissement dans un appareillage adapté à son utilisation est
coûteux.
 

28
 L’eau :
L’eau est un fluide facile à trouver, non polluant et sans danger. Mais il est
impossible de produire du froid avec de l’eau sans fournir des grandes quantités
d’énergie, sa température de solidification étant à 0°C dans des conditions de
pression normales.
Par ailleurs, l’eau possède une masse volumique importante. Cela veut dire que
même à une température d’évaporation avoisinant les 5°C, elle risque de nécessiter
un évaporateur très grand. Par ailleurs, la basse pression dans ce type de cycle doit
être très faible (en dessous de la pression atmosphérique). Par conséquent, en cas de
trous dans la tuyauterie, on n’aura pas de fuite à proprement parler mais des
infiltrations d’air.

 L’ammoniac :
L’ammoniac est probablement le fluide inorganique le plus utilisé et le plus
avantageux. Il possède d’excellentes capacités thermodynamiques tout en étant facile
à trouver et bon marché. Etant naturel, il n’a aucun impact négatif sur la couche
d’ozone et le réchauffement climatique car se décompose naturellement.
L’inconvénient de ce fluide est sa toxicité. L’emploi de conduites en acier est
indispensable car l’ammoniac est très corrosif. Il risque de s’enflammer dans
certaines conditions donc certaines mesures de sécurité à l’emploi sont
indispensables.
 Cela dit, l’ammoniac est très facilement soluble dans l’eau. Au contact de celle-ci, il
devient totalement inoffensif.
 L’ammoniac est régulièrement employé dans les grandes installations industrielles et
commence également à l’être dans le secteur résidentiel. Il nécessite néanmoins
certaines mesures de sécurité du fait de sa toxicité.

29
Tableau récapitulatif des différents fluides actuellement utilisés

  Voici un tableau récapitulant les fluides frigorigènes principaux et leurs familles.

Pression Point
Fluide Plage de
critique* d’ébullition Dangers à Dangers pour
frigorigèn Famille températur
(en bar à 1 bar l’utilisation l’environnement
e e (°C)
absolu) (°C)
Attaque la
R 22 HCFC 49,9 -40 à 55 -40,81 Aucun
couche d’ozone
Attaque
R 134a HFC 40,59 -10 à 65 -26,08 Aucun légèrement la
couche d’ozone
Attaque
R 404a HFC 37,35 -40 à 60 -46,57 Aucun légèrement la
couche d’ozone
Attaque
Toxique et
R 410a HFC 47,7 -25 à 60 51,6 légèrement la
inflammable
couche d’ozone
R 290 HC 42,5 -70 à 50 -42,1 Inflammable Aucun
Toxique et
inflammable
R 717 Inorganique 113,33 -40 à 80 -33,5 Corrosif
à haute
pression
R 744 Inorganique 73,8 -30 à 10 -78,40 Aucun Aucun
 

* NB : Il s’agit là de la pression au-delà de laquelle le fluide sera gazeux quelle que soit sa
température. Un passage à l’état liquide ne sera alors plus possible sans diminution de pression.

30
Textes de lois concernant les fluides frigorigènes :
 
Europe :

Date Titre Lien


Règlement(CE)n° 2037/2000 du Eur-lex
Parlement européen et du Conseil du
29 juin 2000 relatif à des
29 juin 2000
substancesqui appauvrissent la
couche d'ozoneJO L 244 du
29.9.2000, P. 1
Règlement (CE) n° 842/2006 du Eur-lex
Parlement européen et du Conseil du
17 mai 2006 17 mai 2006 relatif à certains gaz à
effet de serre fluorés
JO L 161 du 14.6.2006, p. 1
Règlement (CE) n° 1516/2007 de la Eur-lex
commission du 19 décembre 2007
définissant, conformément au
règlement (CE) no 842/2006 du
Parlement européen et du Conseil,
les exigences types applicables au
19 décembre 2007
contrôle d’étanchéité pour les
équipements fixes de réfrigération,
de climatisation et de pompes à
chaleur contenant certains gaz à effet
de serre fluorés
JO L 335 du 20.12.2007, P. 1
Décision n°406/2009/CE du Eur-lex
Parlement européen et du Conseil du
23 avril 2009 relative à l'effort à
fournir par les états membres pour
réduire leurs émissions de gaz à effet
23 avril 2009
de serre afin de respecter les
engagements de la Communauté en
matière de réduction de ces
émissions jusqu'en 2020
JO L 140 du 5.6.2009, p. 136
 
 

31
Région wallonne :
Date Titre Lien
Arrêté du Gouvernement
wallon déterminant les
conditions intégrales et
sectorielles relatives aux
12 juillet 2007 wallex
installations fixes de
production de froid ou de
chaleur mettant en œuvre un
cycle frigorifique
Arrêté du Gouvernement
wallon tendant à prévenir la
pollution lors de l'installation
et la mise en service des
équipements frigorifiques
12 juillet 2007 fixes contenant de l'agent wallex
réfrigérant fluoré, ainsi qu'en
cas d'intervention sur ces
équipements, et à assurer la
performance énergétique des
systèmes de climatisation

10-Utilisation d’une pompe à chaleur :

Une pompe à chaleur peut être utilisée pour le chauffage d’un bâtiment ainsi que pour
la production d’eau chaude sanitaire. En fonction de son utilisation, on distingue trois
types de pompes à chaleur :
 Pompe à chaleur pour le chauffage de l’habitation.
 Pompe à chaleur pour la production d’eau chaude sanitaire.
 Pompe à chaleur combinée : chauffage de l’habitation et
Certaines pompes à chaleur permettent de rafraîchir le bâtiment. Ce sont des pompes
à chaleur réversibles. Dans ce cas, la pompe à chaleur est équipée d'un dispositif
permettant l’inversion du cycle du fluide frigorigène. Le condenseur devient
l'évaporateur et l'évaporateur devient le condenseur.

32
11-Caractéristiques d’une pompe à chaleur :

Dimensionner les pompes à chaleur les plus courantes  :

Ça concerne surtout les installations domestiques ...


L'objectif n'est pas ici de donner une méthodologie de dimensionnement, mais bien
de mettre en évidence les points caractéristiques à prendre en compte lors de la
conception.
Prenons le cas d'une pompe dont la source froide est l'air extérieur. On constate que
malheureusement, l'évolution de la puissance fournie par la pompe à chaleur (PAC)
se fait en sens contraire de la puissance appelée par le bâtiment.
Dimensionner une PAC capable de fournir la chaleur nécessaire par - 10 °C
extérieurs générerait une puissance beaucoup trop élevée en mi-saison. Elle serait
coûteuse à l'investissement et fonctionnerait alors durant de courtes périodes, avec
une performance réduite.
Mais choisir une petite pompe à chaleur suppose un appoint de chaleur fort
important, ce qui n'est pas plus performant, surtout si l'appoint est électrique.
  Il faut donc évaluer la situation au cas par cas et optimiser le système.

33
Température de dimensionnement, de bivalence et limite :

Figure 13 : Température de dimensionnement, de bivalence et limite.

 Le diagramme représente, dans la partie supérieure, les courbes relatives au circuit
de chauffage, et, dans la partie inférieure, les besoins calorifiques et la puissance de
chauffage de la PAC, le tout en fonction des températures extérieures.
Trois paliers importants sont définis en fonction des températures extérieures : 

 La température de dimensionnement (ou de base) : le système de chauffage est


dimensionné en fonction de cette température.
 La température de bivalence : en cas de fonctionnement bivalent, c'est au-
dessous de cette température que la chaudière est utilisée.
 La limite du chauffage : au-dessous de cette température, un système de
chauffage est nécessaire.

34
 Dans le diagramme supérieur, on voit que la PAC tente de donner un ΔT° à l'eau de
retour mais qu’en dessous de la température de bivalence, elle n'arrive plus à assurer
le niveau de t° de départ souhaité.
Le diagramme inférieur présente 2 fonctionnements bivalent-parallèles dont les
sources de chaleur sont fondamentalement différentes :

 Puissance chauffage PAC à peu près constante : la température de sortie du


condenseur évolue parallèlement à la température de retour du chauffage
(source de chaleur : par exemple nappe phréatique).
 Puissance chauffage PAC fortement variable : la différence de température
dans le condenseur augmente si la température extérieure croît (source de
chaleur : par exemple air extérieur).

 Dimensionnement de la pompe à chaleur Air/Eau


 La première chose à faire est d'estimer les besoins calorifiques du bâtiment Q selon
les normes en vigueur. Comme estimation rapide, on peut multiplier la surface
chauffée (en tertiaire) par les besoins calorifiques suivants :  

 Bâtiment neuf, isolation au niveau passif : 10 W/m²


 Bâtiment neuf, isolation de très bonne qualité : 40 W/m²
 Bâtiment neuf, isolation de bonne qualité : 50 W/m²
 Bâtiment présentant une isolation normale : 80 W/m²
 Bâtiment ancien sans isolation spéciale : 120 W/m²

Les études techniques et économiques montrent que la pompe à chaleur bivalente


financièrement optimale doit être dimensionnée à 70 - 80 % des besoins d'énergie
calorifique maximaux.
La PAC fournit la totalité des besoins calorifique jusqu'à la température d'équilibre
(température de bivalence) en dessous de laquelle l'installation fonctionne en mode
bivalent (la pompe à chaleur augmente la température de retour du chauffage et le
second générateur de chaleur assure le complément). Cette température d'équilibre
peut être déterminée sur base des graphiques de performance des appareils fournis
par les constructeurs.
En mode monovalent, la pompe à chaleur est le seul générateur de chaleur à couvrir
les besoins du bâtiment. Il faudra donc, le cas échéant, prendre en compte les besoins
en eau chaude sanitaire.

35
Pour les pompes à chaleur avec appoint, ce supplément ne sera pris en compte que si
la somme de puissance de chauffage supplémentaire demandée par l'ECS dépasse de
20 % les besoins calorifiques calculés selon la norme. Dans le cas contraire, on
comptera sur l'appoint pour fournir le surplus de puissance.

 Dimensionnement de la pompe chaleur Eau/Eau :


 Comme pour la pompe à chaleur Air/Eau, les fournisseurs proposent des graphiques
des performances en fonction de la température de la source froide. Il suffit, une fois
la température de la source froide évaluée (par exemple une nappe phréatique à
10 °C), de choisir l'installation qui, pour cette température, peut fournir la puissance
calorifique demandée par l'utilisateur.
Le débit d'eau nécessaire est fonction de la puissance pompée dans l'évaporateur. Un
débit suffisant assurera la constance de la température de la source froide et des
performances de la PAC. Une approximation du débit minimal nécessaire peut-être
de 150 l/h par kW absorbé pour un refroidissement de 4 à 5 °C dans l'évaporateur. Le
débit précis sera déterminé par les formules suivantes :

Qf = V x cv x (tESF - tSSF)

La puissance frigorifique à l'évaporateur Qf est la puissance de chauffage de la pompe


à chaleur QPAC moins l'énergie électrique motrice PPAC.

Qf = QPAC - PPAC

Où,

 QPAC = Puissance de chauffage [kW]


 Qf = Puissance frigorifique [kW]
 V = Débit volumique [m³/h]
 tESF  = Température d'entrée de la source froide [K]
 tSSF  = Température de sortie de la source froide [K]
 cv  = Capacité calorifique ou chaleur spécifique [kWh/m³.K]
 PPAC  = Puissance électrique absorbée [kW]

Exemple

36
Pour un débit d'eau de 2,5 m³/h et un refroidissement de 4 K, une puissance de 11,6
kW est absorbée à l'évaporateur (c'est-à-dire la puissance frigorifique).
QF = 2, 5 [m³/h] x 1,163 [kWh/m³.K] x 4 [K]
Pour les pompes à chaleur alimentées par des eaux de surface, on limite le
refroidissement dans l'évaporateur à 2 °C. Il faudra donc s'assurer un débit double
pour pomper la même quantité de chaleur. On peut donc prendre comme évaluation
le chiffre de 300 l/h par kW.
Lorsque la vitesse d'écoulement est insuffisante pour assurer le débit demandé, il
faudra augmenter la taille de l'échangeur de chaleur en compensation.
V = v x A
Où :

 V = Débit volumique [m³/h]


 v = vitesse d'écoulement [m/s]
 A = surface d'échange [m²]

Le calcul du débit d'air dans un évaporateur de PAC Air/Air ou Air/Eau se fait


exactement de la même façon.

La pompe à chaleur se distingue des autres systèmes de production de chaleur par :


 Son coefficient de performance (COP) : Effectivement, le principe est de
récupérer unMaximum de chaleur à l'environnement afin de réduire les
Consommations d'énergie

37
Figure 14 : coefficient de performance (COP) .

Energie utile
Cop¿ Energie consommée
100 %
cop= =3.3.
30 %
Pour atteindre de telles performances, nous faisons appel à un système dit
"thermodynamique". En Quelques mots, nous allons utiliser un fluide qui à la
particularité d'absorber et de restituer beaucoupDe la chaleur lors de ses changements
d'état.

 NOTION DE BASE :

1. Notion de température :
La notion de température a son origine dans les sensations du corps humain. Ainsi un
objet nous paraît chaud
Ou froid si en le touchant, nous avons l'impressionqu'il nous communique de la
chaleur ou qu'il nous en
Enlève. Cette notion est inséparable de celle de chaleur. En conclusion, la
température caractérise, sous
Forme de " niveau «, l'action plus ou moins énergique de la chaleur sur nos sens. Elle
est donnée en ° Celsius
Echelle Celsius
Celsius a choisi deux phénomènes physiques qui se produisent à température
constante à la pression
Atmosphérique. Ces deux phénomènes appelés points fixes de l’échelle
thermométrique sont
La glace fondante
L’eau bouillante à pression atmosphérique.

2. Notion de pression :
La pression est le rapport de la force exercée sur une surface :
F
P=
S
Unité de pression :
L’unité légale est le Pascal (Pa) qui correspond à une force de 1 Newton exercée sur
une surface de 1m², Certains manomètres sont gradués en kPa

38
L’unité usuelle est le bar qui correspond à une force exercée par masse de 1kg
(environ 10N) sur une surfaceDe 1 cm².
Pression atmosphérique : C’est la pression exercée sur la surface de tous les corps par
la couche gazeuseQui constitue l’atmosphère.

Pression relative - Pression absolue


La pression relative est mesurée à partir de la pression atmosphérique (dans ce cas
Patm est pris égal à 0)
La pression absolue est mesurée à partir du vide absolu (pression la plus basse qui
existe) dans ce cas patm= 101325Pa.

Pression absolue - Pression effective (ou relative)

Pabs=Peff+Patm.

Figure 15 : diagramme de pression.

12-Avantages et inconvénients d’une pompe à chaleur :

a) Avantage :

 Très bon COP (2 – 4).


 Mise en fonctionnement rapide.
 Grande plage de variation de la température d’eau refroidie.
 Rejet thermique limité.

39
b) Inconvénients :

 Vibrations et bruits.
 Compresseur trop coûteux en énergie électrique.
 Réfrigérants nocifs pour l’environnement.

13-Conclusion générale :

Grâce à l’utilisation de l’énergie nous environnant et à un peu d’électricité,


les pompes à chaleur permettent de réduire considérablement les rejets de CO2 dans
l’atmosphère par rapport à une chaudière classique (environ 4 fois moins).
Néanmoins, elles rejettent tout de même, en plus petites quantité, du CO2 et du NOx.
Seules certaines d’entre elles, plus coûteuses, ne rejettent aucun gaz à effet deserre.

La finalité première des pompes à chaleur est le chauffage. Même si certaines d’entre
elles permettent la climatisation et ce n’est pas leur fonction essentielle.
L’étude technique de l’installation doit être réalisée par un professionnel, compte
tenu des différents paramètres, souvent sophistiqués, à prendre en compte.

Au fil des années d’utilisation, les pompes à chaleur doivent être entretenues
régulièrement. Arrivée en fin de vie, la pompe à chaleur doit être démontée par un
professionnel, chargé de récupérer le fluide frigorigène contenu dans la pompe
(recyclage ou destruction).
Avec un parc estimé à environ 155 000 installations en 2008, c’est l’équivalent
d’environ 620 000 tonnes de CO2 qui n’a pas été rejeté dans notre atmosphère. Si
cette progression se poursuit les rejets de gaz à effet de serre vont encore diminuer.
Elles permettent aussi de limiter l’utilisation d’énergies fossiles et donc d’appauvrir
le sol.

Les pompes à chaleur ne constituent donc pas une énergie 100% propre, puisqu’elles
consomment de l’électricité, mais permettent tout de même de réduire le coût pour la
planète, de nos besoins en énergie.

40
 Références bibliographiques :

 Mémoire sur les pompes à chaleur 2013 /2014.


 Bruno Béranger, les pompes à chaleur, Eyrolles/Environnement, 2013.
 Bertrand Hauchecorne, Formulaire Maths Physique Chimie SII, PTSI PT,
Prépa Science, Ellipses, 2015, 395 p. (ISBN 9782340-006621), p. 114
 https://fr.wikipedia.org/wiki/Pompe_%C3%A0_chaleur
 https://cdurable.info/La-pompe-a-chaleur-chauffage-et-climatisation-pour-la-
maison-Air-Eau-Sol-Infos-Devis,3192.html
 http://www.ef4.be/fr/pompes-a-chaleur/composants/le-fluide-frigorigene.html
 https://www.infopompeachaleur.be/pompes-a-chaleur/types-de-pompes-a-
chaleur/

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