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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL 

: CAS DE LA BOA

SOMMAIRE
Dédicace ……………………………………………………………….

Remerciement …………………………………...................................

Liste des abréviations et signification ……………………………….

Introduction …………………………………………………………..

PREMIERE PARTIE : RAPPORT DE STAGE

Présentation de la BANK OF AFRICA MALI ………......................

CHAPITRE I :
I. Historique
A. Création
B. Capital et actionnariat
C. Mission
II. Structure et Fonctionnement :
1. Direction du Réseau des Agences et des PME
2. Direction Administrative et Comptable :
3. Direction des Opérations :
4. Direction des Services Informatiques et Monétiques 
5. Direction des Engagements et des Risque
6. Direction Grandes entreprises et Institutionnels

III. Les produits offerts par la BOA


A. Les opérations nationales :
B. Les opérations internationales

CHAPITRE II :

Description des taches effectuées ……………………………………

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Observations et suggestions ………………………………………….

Conclusion …………………………………………………………….

DEUXIEME PARTIE : MEMOIRE D’ANALYSE


ADMINISTRATIVE APPLIQUEE

CHAPITRE I:
A) THEORIE GENERALE DU CREDIT – BAIL

I) Définition …………………………………………………………

II) Apparition ………………………………………………………..

III) Processus …………………………………………………………...

IV) Objectif et impact ………………………………………………….

B) PROCEDURES ET TECHNIQUES DU CREDIT-BAIL

I) Types de crédit-bail ……………………………………………….

II) Les Acteurs du Crédit-bail ……………………………………...

III) La Matière ………………………………………………………..

IV) Etapes et Déroulement du Crédit-bail ………………………...

V) La Gestion du Crédit –Bail………………………………………

CHAPITRE II :
A) LES ASPECTS FINANCIERS DE L’OPERATION DE
CREDIT-BAIL
I) Base de calcul du loyer ………………………………………………
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II) Le loyer…………………………………………………………….

II) Le dépôt de Garantie ……………………………………………

III) L’amortissement financier………………………………………

IV) L’amortissement fiscale ………………………………………….

V) La valeur résiduelle ……………………………………………..

VI) Le dépôt de garantie…………………………………………….

VII) La réserve latente ………………………………………………..

B) DOCUMENTS UTILISES

a) La facture ……………………………………………………………..

b) Le Bon de Commande ……………………………………………….

c) L’accusé de réception de Commande ………………………………

d) Le procès verbal de prise en charge …………...................................

e) L’avis de règlement …………………………………………………..

f) L’ordre de virement………………………………………………….

g) Le contrat de Crédit-bail ……………………………………………

CONCLUSION GENERALE

BIBLIOGRAPHIE …………………………………………………...

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DEDICACE

L’ensemble de ce travail est dédié :

- A la mémoire de mon papa Amadou Bassirou NIANG qui m’a


appris la rigueur et la discipline au travail, la détermination et le
courage dans la vie ;

- A ma maman Kadidiatou GASSAMA qui m’a inculqué la


sérénité face à toutes les épreuves de la vie ;

- A toute ma famille:qu’elle trouve en cette œuvre mon infinie


reconnaissance pour tous les sacrifices consentis à mon égard.

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REMERCIEMENTS

La réalisation de ce travail est le fruit de la contribution de nombreuses


personnes qui ne pourront pas être individuellement citées.
Que celles qui auront été omises, soient rassurées de ma profonde
gratitude.

Je remercie particulièrement :

- La Direction et le corps professoral de l’IUG pour la formation reçue

-Mon Directeur de mémoire Monsieur Mahamadoun TOURE pour son


accord, son entière disponibilité et son esprit critique durant la réalisation
de ce mémoire.

-Monsieur Mama KONTA Directeur administratif et comptable de


la BOA et Monsieur Oumar Baba TRAORE chef comptable de la
BOA pour leur disponibilité, leur assistance durant le stage.

-Monsieur Modibo DIARRA, mon maître de stage agent comptable de


la BOA Mali, pour avoir bien voulu encadrer ce travail et m’avoir fait
bénéficier de ses connaissances.

-A l’ensemble du personnel de la BOA en général et, en particulier ceux


de la comptabilité.

-Tous les camarades de promotion 2008-2010 de l’IUG filière finances


comptabilité.

Enfin tous ceux qui, de près ou de loin ont contribués à ma formation et à


la réalisation du présent mémoire.

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LISTES DES ABREVIATIONS ET SIGNIFICATIONS

 BOA : Bank Of Africa.

 DAC : Direction Administrative et Comptable.

 DUT : Diplôme Universitaire de Technologie.

 TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée.

 OHADA : Organisation pour Harmonisation en Afrique de Droit


des Affaires.

 SYSCOA : Système Comptable Ouest Africaine.

 TTC : Toute Taxe Comprise.

 IUG : Institut Universitaire de Gestion.

 EHEP : Ecole des Hautes Etudes et Pratiques

 UFP : Unité de Formation et de Production

 BMCE : Banque Marocaine pour le Commerce Extérieur

 DCG : Direction de la Comptabilité Générale

 DRA : Direction du Réseau des Agences

 DRH : Direction des Ressources Humaines

 PME : Petites et Moyennes Entreprises

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LISTE DES ANNEXES

- Annexe 1 : Le bon de commande


- Annexe 2 : L’accusé de réception de la commande
- Annexe 3 : Le procès verbal de prise en charge
- Annexe 4 : La fiche de rentabilité
- Annexe 5 : Calendrier des loyers.

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INTRODUCTION :

Présentation de l’IUG
L’Institut Universitaire de Gestion (IUG) appelé au paravent (EHEP),
Ecole des Hautes Etudes et Pratiques a été créée en Novembre 1996
suite à l’ouverture de l’Université de Bamako.
Elle est située sur la colline de Badalabougou BP : 8056, Tel :
20223525.
L’IUG est un établissement public de type technologique, il est placé
sous l’autorité du Ministère de l’Education Nationale et se fixe comme
objectif la formation des techniciens Supérieurs dans un cycle court de
deux (2) ans sanctionnée par un Diplôme Universitaire de Technologie
(DUT).
Elle renferme en son sein une structure a caractère privé « Unité de
Formation et de Production » (UFP) assurant la formation continue et
offrant les mêmes enseignements que l’IUG mais en cours du soir.
L’IUG aussi bien que l’UFP dispose de filières de formation suivantes à
savoir :
Finances Comptabilité (FC)
Informatique de Gestion (IG)
Technique de Commercialisation (TC)
Secrétariat Assistant et Gestion (SAG)
Commerce International (CI)
Gestion des entreprises et Administration (GEA)
Gestion Logistique et Transport (GLT)
Conditions d’admission :
Peuvent s’inscrire à l’IUG, les candidats remplissant les conditions
Ci-dessous :

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Etre titulaire du Baccalauréat de l’année en cours ou du brevet de


technicien ou équivalent, et ayant obtenu une moyenne d’admission
supérieure ou égale 12 /20 au brevet de technicien,
Etre âgé de 25 ans au plus pour les bacheliers réguliers ou titulaires du
brevet de technicien de l’année en cours.
Etre admis au test d’entrée a l’IUG.

Pour les candidats non maliens


Etre titulaire du baccalauréat depuis deux (2) ans au plus ou attester une
expérience professionnelle après le baccalauréat,
S’acquitter des frais d’inscription.

Le cycle de l’IUG est d’une durée de deux (2) ans. Les étudiants ont
droits à une inscription annuelle durant le cycle des études.
Les enseignements sont repartis entre les deux années du cycle.
Il comprend des cours théoriques, des travaux pratiques et dirigés.
L’étudiant inscrit à l’IUG doit suivre obligatoirement les enseignements
pratiques et dirigés.
Deux devoirs en commun sont organisés à la fin de chaque semestre
dans toutes les disciplines pour les étudiants inscrits en première année.
Un ou deux devoirs en commun sont programmés pour les étudiants de
la deuxième année.
Pour être admis en 2ème année, le candidat doit :
Se présenter à l’ensemble des évaluations,
Obtenir une moyenne générale au moins 12/20
Conditions d’obtention du diplôme :
L’examen de fin d’étude est organisée au sein de l’établissement en
deuxième année universitaire dans les disciplines enseignées et
regroupe presque tous les établissements dispensant les mêmes cours
que l’IUG.
Il comprend une session écrite et la soutenance d’un mémoire d’analyse
administrative appliquée.
L’étudiant admis aux épreuves du DUT doit faire un stage pratique de
trois mois dans un établissement public ou privé de la place ou à
l’étranger.
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Ce stage permettra à l’étudiant de fin de cycle, de mettre en pratique ses


connaissances théoriques acquises au cours de sa formation et aussi de
facilite son insertion dans la vie professionnelle.
A la fin du stage, l’étudiant présente et soutient un mémoire d’analyse
appliquée devant un jury composé de professeurs de l’IUG.
C’est dans ce cadre que j’ai effectué mon stage de fin de cycle de deux
mois à la Bank Of Africa Mali (BOA) situé à Bozola
Au cours de ce stage, j’ai effectué beaucoup de travaux qui entre dans
le cadre de ma formation.
Après l’analyse des taches effectuées, le thème qui a attiré mon
attention est le « Crédit Bail » cas BOA.
Après deux ans d’étude théorique tout étudiant de l’IUG doit effectuer
trois mois de stage pratique dans une entreprise.
C’est dans ce cadre que j’ai eu à effectuer un stage pratique au
Département de la Comptabilité Générale ou j’ai eu à traiter le thème
suivant :
« La pratique de crédit bail » à la Bank Of Africa (BOA).

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PREMIERE PARTIE 

RAPPORT DE STAGE

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Présentation de la BANQUE OF AFRICA

Historique :
La Banque Of Africa est née de la volonté et de l’effort conjugués de
commerçants et d’industriels Malien soucieux de créer une banque
privée nationale, à la fois banque d’affaires et commerciale, plus en
mesure de répondre à leurs intérêts et à leurs aspirations.
Le système bancaire se caractérisait par l’existence d’une banque
nationale de développement et de deux banques commerciales
dépendant de banques françaises peu incitées, par l’absence de
concurrence, à un grand dynamisme ou à une politique active
d’innovations.
En outre, l’Etat Malien appréciait favorablement le projet de création
d’une nouvelle banque dans un contexte politique encourageant
l’initiative privée à des fins productives, et ou le rapatriement des
capitaux maliens placés à l’extérieur était considéré comme primordial.
A Bamako, le siège social abrite, outre la Direction Générale et les
Services administratifs, six (6) Directions :
Direction du Réseau des Agences et des PME
Direction Administrative et Comptable
Direction des Opérations
Direction des Services Informatiques et Monétiques
Direction des Engagements et des Risques

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Direction Grandes Entreprises et Institutionnels


La Banque Of Africa Mali dispose d’un réseau d’agences dans les
provinces : Sikasso, Koulikoro, Kayes et d’un bureau de représentation
à Sadiola, Ségou et d’un bureau de représentation à Koutiala, des
bureaux de : Morila et Nioro.
Hormis le siège à Bamako, la BOA Mali a ouvert début 2005, une
agence en ville dans le quartier dite de « Hippodrome » et une autre
dite de « Badalabougou » en 2006, deux autres nouvelles agences dans
le quartier dite de « Hamdallaye » et dite de « ACI 2000 » en 2008 et
d’un bureau de représentation à Paris.
Elle comptait un personnel de 250 salariés au 31/12/2008.

Création :
La BANK OF AFRICA communément appelée BOA est une société de
capitaux au capital de 4 100 000 000f en 410 000 actions, créée
juridiquement le 20 Décembre 1982 et ouverte au public le 19
Décembre 1983 .

Capital et Actionnariat :
La BOA est la première banque privée malienne aux capitaux africains.
Près de 850 actionnaires, à majorité africains et appartenant au secteur
privé ont souscrit au capital de la banque, faisant de la BOA une
véritable banque populaire et une expérience unique dans le système
bancaire africain.
Le capital de la BOA Mali est entièrement privé, il est détenu par :

Africa Financial Holding (AFH) : 49.9%


Les actionnaires privés nationaux : 41.9%
ATTICA S.A. : 2.7%
Autres actionnaires : 5.9%
La BOA a d’autres grands partenaires dont la BMCE, FMO,
PROPARCO.

Mission :

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Actuellement la BOA Mali est en phase d’investissement et de


développement de nouveaux produits, conformément au plan triennal
de développement 2007-2009, dans le souci d’améliorer ses services à
la clientèle.
La BOA Mali dans les années à venir, a dans ses projets l’ouverture
d’autres agences. Elle fait partie du Groupe Bank of Africa présent dans
les huit (8) pays : Bénin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Madagascar,
Sénégal, et le Mali.

En conclusion, la BOA constitue un réseau qui participe au


développement de l’économie internationale.

II) Structure et fonctionnement 


La BOA Mali est organisée comme suite : un conseil
d’administration composé actuellement de 11 membres ; un PCA
(Président du Conseil d’Administration) qui délègue la gestion de la
banque à un Directeur Général qui à son tour veille au bon
fonctionnement de celle-ci.

Les structures (services) rattachées à la Direction Générale sont :


Secrétariat Générale ;
Contrôle Général : il veille au respect des opérations suivant les
procédures de la banque ;
Chargé de Mission : son travail consiste à aider le DG dans le
management de la banque ;
Ressources Humaines : s’occupe de la gestion du personnel.
Moyens Généraux : sa mission consiste à l’approvisionnement de la
banque en fourniture administrative, petit équipement, ainsi que la
gestion des archives et immobilisation ;
Service Contentieux : il s’occupe du traitement des dossiers des clients
insolvables devant les tribunaux ;
Observation de la Concurrence : veille à l’évolution et la position de la
banque sur les marchés.
Le siège social situé à Bamako abrite en dehors de la Direction
Générale et les services administratifs, six (6) directions :
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Direction du Réseau des Agences et des PME :


La DRA & PME, avec sa section commerciale notamment, a été le
principal artisan du développement des ressources clientèles de la BOA
Mali avec un taux moyen annuel de croissance de 11% elle a sous la
direction des Petites et Moyennes Entreprises et des agences (agences
de Bamako, des provinces et Paris).
Elle est composée :
D’une Agence Principale : ou sont effectués toutes les opérations (les
ouvertures de comptes, les versements, les encaissements, les remises
etc.) de la clientèle sans distinction sous l’autorité d’un chef d’agence.
Elle comprend deux (2) services de guichets et deux (2) services de
Gestions :
- Service Guichet Particuliers : il est chargé de la gestion des opérations
des comptes particuliers (personne physique) à savoir : l’endossement
des chèques au porteurs, renouvellement de badges, l’ouverture des
comptes ordinaires...
- Service Guichet Entreprises : chargé de la gestion des opérations
(l’ouverture et fermeture des comptes ; la demande, la personnalisation
et la remise des chéquiers…) des gros clients de la banque notamment :
les entreprises, les ONG, l’Etat et ses démembrements.

- Service Gestionnaire des Particuliers : Ce service est chargé de gérer


les prêts particuliers (prêt à la consommation) des comptes ordinaires
sous la responsabilité des gestionnaires qui servent d’intermédiaire
entre la banque et ses clients.

- Service Gestionnaire des PME : est chargé de gérer les crédits des
Petite et Moyen Entreprise sous la direction des intermédiaires
(responsables) entre la banque et ses clients.
D’une agence « Elite » : elle est réservée à la clientèle « haut de
gamme » (personnel consulaire, ONG, professions libérales, etc).
Des agences de Bamako et des provinces et Paris
Ces agences fonctionnent avec le siège à travers des comptes de liaison.

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Direction Administrative et Comptable :


La structure actuelle permet avec plus d’efficacité d’assurer le suivi des
comptes de gestions, les comptes internes et de correspondants
sécurisant ainsi la banque contre les effets néfastes des suspens sur la
rentabilité.
Elle a trois (3) services sous sa supervision qui sont :
Département de la Comptabilité Générale : sa mission s’articule autour
de la comptabilité générale, et s’occupe de :
La vérification de l’exactitude des imputations comptables, la gestion
quotidienne du compte suspens informatique, la surveillance
quotidienne des comptes sensibles tels que : comptes de liaison
débiteurs et créditeurs, diverses dispositions télégraphiques, suspens
information, comptes Exodus.
La régularisation mensuelle indispensable et rattachement du mois
écoulé de tous les produits aux charges
La production mensuelle des documents BCAO et tous les annexes
L’établissement trimestriel d’un bilan provisoire et du compte de
résultat
L’arrêter du bilan réel annuelle écriture et travaux conséquents
Service Contrôle de Gestion :
Il se caractérise par :
Préparation et suivi des budgets annuels de fonctionnement et
d’investissement ;
Tableau de bord mensuel ;
Suivi de l’évolution des charges et des produits ;
Elaboration des indicateurs clés ;
Rapport trimestriel des réalisations budgétaire ;
Fiscalité applicable à la banque réglementaire des impôts assujettis.

Service Trésorerie : il s’occupe de la caisse

Direction des Opérations :


Crée en 2005 pour un bon suivi des activités de la banque, la DO gère
toutes les opérations du Back-office et du service Etranger, sauf celles du
guichet.
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Direction des Services Informatiques et Monétiques :


Le service informatique assure la maintenance du réseau et des outils
informatiques de la BOA. La monétique quant à elle assure la gestion
des moyens de paiement mis à la disposition de la clientèle.
Département Informatique :
Il est chargé du traitement quotidien en temps réel et en différé. Il sert
d’assistant aux utilisateurs et aux agences.
Il tient à jour le tableau de bord des incidents de paiement et des
solutions retenues du paramétrage et de la mise à jour des fichiers de
base des développements spécifiques pour la banque.
Département Monétique et de la Gestion des Données :
Il est chargé de l’élaboration des procédures bancaires, du paramétrage
de toutes les opérations de la banque, des modifications de cautions et
des effets.
Il s’occupe de l’organisation du menu de chaque service et de sa mise à
jour. Une cellule de digitalisation a été intégrée dont le rôle est de
scanner les signatures.

La direction des Engagements et Risque (DER):


Elle est chargée d’apprécier les opérations faites par les exploitants en
fonction de la crédibilité du client et des grandes orientations de la
banque avant d’émettre un avis.
Afin de mieux exécuter sa mission, la direction est constituée par :
Secrétariat des Engagements : qui s’occupe de l’étude et de
l’établissement des propositions de crédits.
Département des Engagements : il s’occupe de la gestion des prêts et
des engagements par signature et l’établissement du tableau statistique
journalière.
Département du Précontentieux : qui fait face au recouvrement, ainsi
qu’au suivi des dossiers irréguliers.

Direction Grandes Entreprises et Institutionnels :


La DGECI s’occupe des entreprises dont le chiffre d’affaires est
supérieur ou égal à égal à un milliard (1 000 000 000) de francs CFA et
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des grands organismes institutionnels nationaux et internationaux.


Elle a pour rôle de fidéliser les gros clients et d’en attirer d’autres.

III .Les opérations offert par la BOA :


A. Les produits nationaux :
Carte sésame est une carte bancaire à puce qui permet de retirer jusqu’à
200 00Of CFA par jour, en coupures de 5000 et 10 000f CFA, dans la
limite du disponible de votre compte.
Avec la carte sésame de la BOA Mali vous permet de connaître la
situation de votre compte à tout instant.
Les distributeurs sont disponibles à tout moment.
Prêts scolaire : il est au bénéfice des salariés du secteur privé et les
fonctionnaires, pour le financement des frais de scolarité ou d’étude.

B. les produits internationaux :


Carte Visa Libra et Proxima est une carte de paiement Proxima.
Produit phare de la gamme Visa, elle donne accès à 18 millions de
commerçants et à 800 000 distributeurs de billet, dans plus de 200 pays.
Carte Visa prépayée TUCANA est une carte qui offre la possibilité de
bénéficier de tous les avantages d’une carte Visa Electron sans que vous
ne soyez titulaire d’un compte bancaire.
Tout le monde peut donc l’acquérir et l’utiliser.
Carte Visa Classic Libra : est une carte de paiement. Produit privilégié
de la gamme VISA, la carte VISA Classic Libra donne accès à 21
millions de commerçants et à 800 000 de distributeurs Automatiques de
billet, dans plus de 200 pays.
B-WEB : BOA en ligne
Une logique de qualité pour des clients de plus en plus exigeants.
B-WEB : est un outil adapté aux besoins de gestion administrative et
financière dans un environnement d’échange d’information hautement
sécurisé. Disponible 24h/24, il répond aux besoins de relations rapides
avec la banque.

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DESCRIPTION DES TACHES EFFECTUEES

J’ai commencé mon stage en m’instruisant d’abord auprès du personnel


sur le règlement intérieur et les méthodes de travail. Telle a été ma
première prise de contact.
Durant la période de mon stage dans le département comptabilité, j’ai
eu a effectuée les tâches suivantes :

-L’établissement du chèque à payer pour les divers clients de la banque,


la saisie des factures, le classement des factures dans les différents
chronos, le lettrage, la saisie des retenues TVA sur les factures
fournisseurs ;
J’ai également fais la décomposition et l’imputation des factures qui
consiste à affecter à chaque facture un numéro de compte du plan
comptable selon la nature des opérations, l’imputation précise aussi le
ou les comptes à débiter ou à créditer.
La décomposition et le lettrage sont des procèdes comptables
permettant de mettre en évidence les suspens.
On dit qu’une opération est en suspens, lorsqu’elle n’a pas encore été
régularisée.

OBSERVATIONS ET SUGGESTIONS
1- Observations
Mon observation s’est portée sur la bonne organisation du travail, les
agents ont une certaine rigueur dans l’élaboration des tâches qu’ils
effectuent.
Chaque cellule s’occupe d’un travail bien déterminé. Il y’a l’assistance
entre les collègues et le travail se fait dans une atmosphère agréable.
Presque les différents services sont dépendants les uns après les autres.
L’ordinateur s’est imposé presque dans tous les domaines d’activité de
la Banque, et notamment dans la tenue de la comptabilité. Le traitement
informatique des données permet de fiabiliser les résultats produits et
d’économiser le temps.
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En ce qui concerne le stagiaire il n’y a pas un programme spécifique


établi et il lui est confié des travaux d’appui. Cela s’explique par le fait
que la banque veut offrir un service de qualité et sécurisé à sa clientèle.

2- suggestions
- Mise en place des fontaines pour les clients
- Réductions de sommes versée pour l’ouverture d’un compte
particulier permettant ainsi d’avoir plus de clients
- Attribuer des Badges si possible à tout le personnel, vu le nombre
- Augmentation de la durée de stage, pour permettre aux stagiaires
d’améliorer sa connaissance et de mieux préparé son rapport.

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DEUXIEME PARTIE :
MEMOIRE D’ANALYSE
ADMINISTRATIVE APPLIQUEE…

THEME :

LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL :


CAS DE LA BANK OF AFRICA

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CHAPITRE I
A) THEORIE GENERALE DU CREDIT-BAIL :
I) Définition :
C’est une technique de crédit dans laquelle le prêteur offre à
l’emprunteur la location d’un bien, assortie d’une promesse unilatérale
de vente, qui peut se dénouer par le transfert de la propriété à
l’emprunteur.
La rapidité de sa mise en place, sa simplicité et la combinaison de
l’opération de financement avec celle du financement sont les
principales caractéristiques qui expliquent le grand intérêt qu’on lui
attache, surtout en ce qui concerne les investissements et
l’accroissement des activités pour les P.M.E.
Le contrat de crédit bail est défini au Mali par l’article 466 du code de
commerce comme suite : « le contrat de leasing régit les relations
triangulaires dans lesquelles un établissement financier, achète à un
fournisseur, sur indication de l’utilisateur, un bien amortissable, dont ce
financier concède l’usage à l’utilisateur à des fins professionnelles ».

La notion de leasing revêt différentes interprétations selon les réalités


économiques ou juridiques. Ainsi nous avons  6 Principales formes qui
sont :

- Le leasing financier (location financement) :


Sur le plan international, le contrat de location financement a été défini
comme étant, un contrat ayant pour effet de transférer substantiellement
au preneur les avantages et les risques inhérents à la propriété d’un
bien, que la propriété soit ou non finalement transférée.

Le leasing Opérationnel (location exploitation) :


Cette catégorie d’opérations s’inscrit dans le cadre général de location
de biens.
Le bailleur ne s’attend pas à récupérer, dans le cadre d’un seul contrat,
sa mise de fonds initiale et sa rémunération, mais prend le risque de
devoir rechercher pour le même bien plusieurs utilisateurs. Avec cette
formule, le bailleur assume le risque économique de l’opération.
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Pratiquement le contrat est conclu pour une période assez courte eu


égard à la durée de vie escomptée du bien. Ce type d’opérations est
généralement entrepris par des organismes spécialisés dans une seule
catégorie de biens (tels que les voitures).

Le leasing adossé :
Il s’agit d’une opération par la quelle, un producteur de biens
d’équipement qui, pour se dégager du souci de financement, se présente
comme le preneur à un établissement de crédit bail (leasing). Le contrat
conclu doit prévoir expressément la possibilité de sous-louer le bien
faisant l’objet de l’opération.
Trois rapports sont alors a distinguer : un rapport de vente, un rapport
de location entre le bailleur et le preneur et un rapport de location entre
le preneur et le sous-locataire. Ces rapports sont dépendants dans la
mesure où la rupture du contrat de leasing entraînera la rupture du
contrat de sous-location.

Le leasing investissement :
Il a la particularité de prévoir l’indexation des redevances. L’intérêt de
ce type d’opération réside dans le fait que :
le bailleur peut se procurer des bénéfices supplémentaires ;
les redevances, obligatoires et irrévocables pour le preneur, sont
calculées sur des bases plus avantageuses.

Le lease-back ou cession bail :


Cette opération consiste pour l’entreprise qui a déjà effectué un
investissement, de le vendre, d’en conserver l’usage pour les besoins de
son activité et d’en récupérer la propriété au terme du contrat selon les
mêmes modalités que dans une opération leasing classique.

La location –vente :
C’est une opération de location suivie d’une vente. Au début il y a
délivrance du bien sans transfert de propriété. Il s’agit d’un contrat de
location qui comporte une promesse synallagmatique de vente, en vertu
duquel, chaque contractant sera contraint de réaliser la transaction.
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

L’exécution du contrat se déroule en deux phases :


Une première phase durant laquelle le propriétaire du bien le donne à
bail à un locataire moyennant le paiement d’un loyer ;
Une seconde phase où le bailleur et le locataire deviennent
réciproquement vendeur et acheteur.
Mais cette notion revêt des caractéristiques de contrats différents
suivant l’école Anglo-saxons ou l’école Latine.
Dans la théorie des Anglo-saxons fondée sur la réalité économique,
seules deux expressions apparaissent. Ce sont le ‘’Finance lease’’ et
‘’Operating lease’’qui sont fondés sur le critères de mesure du degré de
transfert au preneur des avantages et des risques inhérents à la propriété
du bien sans tenir compte de la nature de l’opération..
La théorie de l’école latine se fonde sur l’analyse juridique des
dispositions de l’opération
L a notion d’appartenance du bien est privilégiée malgré l’usage et la
garde du bien par le locataire.
L‘école Anglo-saxonne met l’accent sur la réalité économique basée
sur les faits comme celui qui fait le choix, qui l’exploite, et bénéficie
des avantages et inconvénients de cette propriété.

Apparition :
Le crédit bail est né officiellement aux Etats-Unis au cours des années
1950. Les entreprises pouvaient ainsi louer avec une certaine facilité,
des équipements nécessaires à leurs activités.
Les institutions qui offraient ce genre de service étaient soit des filiales,
soit des départements spécialisés de firmes elles-mêmes productrices de
ces matériels.
Au niveau de notre pays, ce produit a été connu en 1997, qui a été
l’année de l’implantation de la première société de crédit-bail,
SOMAFI (Société Malienne de Financement), et la deuxième société de
crédit bail est créée en 1999 dénommer EQUIPBAIL-MALI. Toute fois
il faut signaler que les premiers textes régissant l’activité dans ces
spécificités ont été adoptés depuis 1992, à travers les articles 466 à 477
du code de commerce mais ils demeurent éparpillés et insuffisants.
Mais auparavant,le crédit-bail était régi par les dispositions des articles
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

1229à 1240 du Code de Commerce issus de la loi92-002 du 27 août


1992 qui se fondent t sur l’article 3 de l’ordonnance n°84-19/p-RM du
22 juin 1984. Quelques dispositions de cette loi traitent de la nature de
l’opération de crédit-bail et des sociétés qui doivent l’exercer. Ainsi le
crédit-bail au Mali prend ses origines :
des Actes Uniformes de l’OHADA
de la loi Bancaire
Et du SYSCOA
C’est une activité qui n’était pas exploitée par les Banques au Mali,
jusqu’à la fusion BOA MALI- EQUIPBAIL-MALI, qui en fera un
produit pour la BOA MALI.
Ce n’est que récemment que l’importance économique de cette activité
a été réellement perçue, ce qui a amené les autorités du pays à adopter
quelques textes pour la réglementer.

III) PROCESSUS :
La transaction aboutissant au crédit-bail met en face trois acteurs qui
sont :  
- le preneur ou locataire qui reçoit et qui utilise le bien objet du
financement; le bailleur ou loueur qui est l’établissement de
financement, ou société de crédit-bail, propriétaire du bien qu’il met en
location ; et le fournisseur ou propriétaire initial du bien qui vend le
bien acheté et mis en location par le bailleur.
Les étapes :
-- Le bien est identifié par le preneur auprès d’un fournisseur avec
lequel le prix est négocié et fixé, cette faculté lui étant exclusivement
réservée.
-- Au niveau du Bailleur : un dossier de demande de crédit comprenant
les documents classiques de demande de crédit et la facture pro forma
du fournisseur, est transmis au bailleur pour étude et autorisation.
L’exploitation du bailleur recueille toutes les informations pouvant être
obtenues sur le client preneur, afin de mieux cerner sa situation
financière, ses compétences managériales, son patrimoine et sa
moralité. Ce dossier sera soumis à la l’autorisation des instances de
décision d’octroi de crédit.
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

-- En cas d’accord de financement du dossier, le bailleur entame la


procédure d’acquisition du bien à partir de la commande, pour le livrer
à au preneur. En même temps, le Bailleur procède à la mise en place
d’un contrat de crédit-bail avec toutes les formalités à remplir.
Et le bien devient un matériel conservé, utilisé, exploité et entretenu
par locataire qui vient de le recevoir et qui paye en contrepartie un
loyer qui, au terme du délai de paiement fixé, permet d’amortir la
valeur comptable du bien.

IV) OBJECTIFS :
Le crédit-bail complète ou augmente la capacité d’investissement d’un
opérateur ou d’un promoteur de nouveau projet.
Il permet de maintenir et même d’accroître la capacité
d’autofinancement (cas d’un opérateur qui conserve ses fonds propres
pour).
Il rehausse l’échelle de classement d’une entreprise au plan de
l’éligibilité à l’accès au crédit bancaire, en raison de l’allègement du
système de garantie et des questions d’apport.
Le crédit-bail s’accommode également à certains besoins des grandes
entreprises à cause de sa souplesse et de la diversification des
ressources de financements.
Permettre à certaines structures de financement, (spécialisées dans le
crédit-bail) de pouvoir satisfaire la clientèle à faible moyen et
d’atteindre des opérateurs importants que le crédit classique ne leur
permet pas d’atteindre.
Le crédit-bail, par la création de richesses complémentaires et
l’agrandissement des marchés financiers, rend l’économie d’un pays
plus dynamique.

B) PROCEDURE DU CREDIT-BAIL :
I) Types de crédit-bail :
Nous avons défini dans la première partie les différents types de crédit-
bail connus dans la théorie. Mais généralement, trois formes sont
utilisées par la plupart des établissements, qui sont :
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

La location simple ; qui s’apparente leasing financement (ou location


financement) :
Au cours de cette opération, nous avons un vrai contrat de crédit-bail,
mais la propriété finale du bien n’est pas précisée.
- La location avec option achat (L.O.A) : s’apparente également à la
location financement, mais l’option achat est levée dès le début de la
transaction.
Le lease-back ou Cession-bail : qui est une opération se résumant la
mise en location à soi même d’un bien déjà acquis en transférant la
propriété à un bailleur qui l’achète.
Au terme de la transaction le locataire se fait le devoir de récupérer la
propriété du bien.

II) Les Acteurs du crédit-bail :


Trois principaux sujets économiques traitent l’opération de crédit-bail,
et sont :
Le bailleur : en général un établissement de crédit-bail qui a la charge
de mettre à la disposition d’un opérateur nécessiteux, un bien servant
généralement dans l’exploitation de son entreprise.
Le locataire ou loueur qui est l’opérateur nécessiteux évoqué ci avant,
qui reçoit le bien en question moyennant un loyer périodique en
remboursement du capital et des intérêts.
Le fournisseur dont le rôle consistera à apporter pour vente, le bien
sur ce marché tripartite, conformément à la demande du preneur ou
loueur.

III) La matière - objet du financement – le matériel :


Il s’agit du matériel à acquérir dans le cadre de ce financement et qui
doit entier. Ce sera un bien librement choisi après identification et
répondant au besoin réel de l’acquéreur. Toutes les précautions doivent
être prises pour qu’aucun vice, aucune imperfection n’affecte
l’intégralité du bien à choisir. Le financement peut porter sur tous les
types de matériel pouvant remplir les conditions d’un financement de
crédit-bail.

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IV) Les Etapes du crédit-bail :

- Manifestation d’un besoin d’acquisition d’un matériel par un


opérateur.

- Choix libre et efficient du bien à acquérir par le preneur au niveau


d’un fournisseur de choix.

- Emission d’une facture pro forma comportant les spécificités et la


caractéristique principale du bien indiqué par le preneur, la TVA  et on
taux, et le prix TTC.

- le client ou locataire adresse à son bailleur ( l’établissement ou


Banque qui octroie le crédit-bail), un dossier de financement composé
de la demande de financement, des documents administratifs , des états
financiers des trois derniers exercices , et de la facture pro forma .
Au cours de cette phase, le client peut être assisté par le bailleur lui
même ou le fournisseur.

- À la réception du dossier, le bailleur, après vérification, procède à


l’étude du dossier, qui sera soumis aux instances de décision pour
autorisation.
En cas d’accord sur le dossier, une lettre de notification est transmise au
client en précisant le montant accordé, le taux, la TVA, la durée, les
autres conditions générales telles que le dépôt de garantie, le paiement
du premier loyer, les frais de dossier, et les formalités de garantie .

- Après l’acceptation des conditions citées dans la notification, et les


différentes formalités à remplir, les prises de garantie, le bailleur
remplit un bon de commande qui sera adressé au fournisseur ,
accompagné des formulaires suivants :
- l’accusé de réception de commande, pour confirmer la réception du
bon de commande.

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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

- le procès verbal de prise en charge qui est le document par lequel le


fournisseur et le client bénéficiaire du matériel confirment la réception
du bien par ce dernier.
L fournisseur, à partir de la réception des ces documents, est habilité à
livrer le matériel au client, en présence du bailleur.
Les exemplaires de ces différents formulaires sont retournés au bailleur
après signature.
Le bailleur fait apposer sur le bien acquis une plaque de propriété, pour
matérialiser l’appartenance dudit bien. Toutes les formalités
administratives de propriété (immatriculation et autres), sont réalisées
au nom du bailleur, et la livraison est effectuée.
Avant

- Paiement au Fournisseur : Après la disposition de tous les documents


attestant la formalisation de toutes les procédures et de la livraison, le
bailleur produit un tableau d’amortissement comportant les loyers
mensuels généralement linéaires avec les dates de paiement, pour
consultation et acceptation par le client. Ensuite le bailleur, sur
présentation de la facture définitive, procède au règlement
conformément à ce document.
Et dès le paiement au fournisseur, le bailleur effectue la mise place du
prêt pour entamer la facturation.

V) Gestion du crédit-bail :
C’est au niveau du bailleur surtout que les dispositions de cette gestion
sont prises.
Il s’agit d’abord de mener le déroulement des étapes d’une opération
de crédit-bail avec le plus grand soin possible pour éviter des
désagréments de chaque côté (montage du dossier, constitution des
garanties, réalité de l’opération de livraison dans la conformité etc.).
Après le bouclage de l’opération, les moyens d’un bon suivi de la
garde et de l’entretien du bien doivent être mis en place en relation .Par
ailleurs le suivi de la facturation périodique, des amortissements
comptables et des valeurs comptables nettes qu’il faut vérifier

PROMOTION 2008-2010 29
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

mensuellement, en procédant à relances pour le recouvrement des


impayés.

CHAPITRE II :
A) LES ASPECTS FINANIERES :
I) La base de calcul du loyer : (base Locative)
Il s’agit ici des composantes de la dépense totale effectuée pour
l’acquisition bien à financer hormis la Taxe sur la Valeur Ajoutée
(TVA). Ces éléments sont principalement le prix hors taxe, les frais de
transport, les droits de douane, les frais d’enregistrement et
d’immatriculation.

II) le loyer :
A l’édition du tableau d’amortissement simulé, et à la mise en place du
prêt, le montant considéré est justement cette base puisque le taux de
la TVA ne varie pas, et le taux d’intérêt est précisé. La durée étant
également fixée, un montant périodique (mensuel, trimestriel ou
semestriel) appelé loyer est dégagé pour servir de base de
remboursement du crédit.
Ces données sont en rapport avec l’amortissement fiscal et la durée de
vie économique du bien.
La législation sur le crédit-bail permet d’aligner la durée de
remboursement et la durée d’amortissement fiscal du bien, en
considérant la première comme durée de référence.
Généralement le remboursement se fait mensuellement et en début de
mois.

III) L’amortissement Financier :


Le prix hors taxe étant la valeur d’acquisition d’un bien, ce sera donc
l’amortissement du capital correspondant affecté du taux d’intérêt, sur
la durée du contrat. L’encours obtenu au départ sera donc l’encours
financier initial.

IV) L’amortissement fiscal :

PROMOTION 2008-2010 30
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

C’est la valeur hors taxe amortie sur la durée fiscale qui sera ici la
durée du contrat.
V) La valeur résiduelle :
Dans l’un des tableaux émis ( fiche de rentabilité ) nous pouvons
constater que le capital initial est amorti sur la durée du contrat avec un
taux fixé pour la valeur résiduelle( V.R) , mais sans la TVA .
De même les montants mensuels de remboursement obtenus sur le
tableau d’amortissement fait apparaître des loyers TTC qui constituent
les mensualités réelles payées par le locataire avec la valeur résiduelle
en TTC.
Dans le premier cas comme dans le second, le montant qui reste à payer
après le dernier loyer représente cette valeur résiduelle.
Son taux est fixé à la signature du contrat, variant en général entre 1%
et 5%.

VI) Le Dépôt de garantie :


Figurant généralement dans les conditions à remplir pour la mise en
place d’un accord de crédit, c’est un montant ou une quotte part que le
bailleur exige, remboursable seulement à la fin du contrat, et qui peut
contribuer à renforcer le système de garantie.
Ce montant peut être exprimé en taux ou en nombre de loyers, et se
détermine en fonction de l’appréciation faite du risque par le bailleur.
C’est un montant qui est en général supérieur ou égal à la valeur
résiduelle, de façon à pouvoir l’utiliser le paiement de celle-ci et même
de pouvoir couvrir les derniers loyers éventuellement.
VII) La Réserve latente :
Elle correspond à une valeur qui se dégage en un temps T, en faisant la
différence entre l’encours financier et l’encours fiscal (c'est-à-dire après
quelques amortissements).

B) DOCUMENTS UTILISE :
En plus des documents classiques connus tels que la convention prêt,
le tableau d’amortissement et autres, quelques autres documents
spécifiques sont utilisés au cours des opérations de crédit-bail. Ce
sont :
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

La facture, le bon de commande, l’accusé de réception de commande,


le procès verbal de prise en charge, l’avis de règlement, l’ordre de
virement, le contrat de crédit-bail.

a) La facture :
Elle doit comporter les informations relatives au fournisseur et au
matériel : type de matériel, montant hors taxe après remise et ristournes
éventuels, montant de la TVA, le prix TTC. En ce qui concerne les
informations relatives au fournisseur, on doit voir l’adresse complète
(localisation, numéro de téléphone, les numéros du registre de
commerce, le numéro d’identification fiscale, le numéro de compte
bancaire du fournisseur.

b) Le bon de commande :
Emis par le bailleur au fournisseur, le bon de commande précise le type
de matériel, le montant de la facture pro forma émis par le fournisseur.

c) L’accusé de réception de la commande :


Il est signé et envoyé par le fournisseur au bailleur. Il indique que le
fournisseur a reçu le bon de commande, il marque son accord sur les
conditions générales d’achat et le délai de livraison du matériel.

d) Le procès verbal de prise en charge :


Ce document doit être signé par le fournisseur et le locataire à la
livraison du matériel.
Il précise que le locataire accepte ou refuse le matériel, le quel a été
livré ; que le matériel livré est conforme ou non à la commande. Par la
signature de ce document le locataire autorise le bailleur a régler le
fournisseur.

e) Avis de règlement :
Il indique le mode de règlement du fournisseur (chèque, virement etc.
…).

f) Ordre de virement :
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

C’est un document sur le quel, le client donne l’ordre à sa banque de


virer tous les mois sur le compte du bailleur, le loyer dû. Cet ordre est
permanent sur la durée du crédit-bail

g) Le contrat de crédit-bail :
Il s’agit d’un document qui précise les conditions, particulières et
générales de la location.
L’objet de la location :
Le crédit-bail a pour objet la location par la société EQUIPBAIL
dénommée ci-après le « bailleur », de matériel dont le locataire assurera
la conduite et l’entretien et dont il aura la garde juridique et la
responsabilité, conformément aux dispositions de l’article 1384, du
code civil.
Choix du matériel et garanties techniques :
Le locataire ayant librement choisi, le fournisseur, le matériel avec ses
spécifications techniques qui doivent répondre aux normes en vigueur
ainsi que les modalités de paiement du prix les délais, lieu et conditions
de livraison, le bailleur en donnant son agrément au moyen d’un
document intitulé « bon de commande », ne tait que ratifier et confirmer
la commande du locataire.
En conséquence, en cas de contestation dans l’exécution du contrat de
vente du matériel, les obligations du locataire sont, par convention
expresse, de résultat et non de moyens et ce dernier engage sa
responsabilité par application des articles 1991 et 1992 du code civil.
Cependant, disposant de la jouissance du matériel le locataire bénéficie
des garanties données par le fournisseur. Pour que ces garanties
s’exercent dans les meilleures conditions, le bailleur subroge le
locataire dans ses droits et actions afin que ce dernier puisse agir
directement contre le fournisseur.
Bénéficiant de cette subrogation, le locataire renonce en conséquence à
toute action contre le bailleur en cas de défaillance du fournisseur.

Durée de la location – loyer –modalités de règlement :


La durée de location, irrévocable, est mentionnée aux conditions
particulières. Elle prend effet à la date de signature du procès verbal de
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

prise en charge, ou à titre exceptionnel de l’acceptation du matériel par


le locataire sans ce document.
Pendant cette période, la location ne peut être résiliée sauf dans les cas
prévus par les articles 7,8 et 9.
La location donne lieu au paiement de loyers mensuels, réglables par
avance le 30 du mois par prélèvement automatique sur le compte
bancaire désigné par le locataire, conformément à l’autorisation signée
par ce dernier en même temps que la présente convention. Le compte
doit être maintenu et alimenté, sauf autorisation préalable du bailleur,
pendant toute la durée de la location.
Afin de garantir le paiement régulier des loyers convenus, le locataire
par ailleurs à souscrire à l’ordre du bailleur une chaîne d’effets
échelonnés sur la période indiquée aux conditions particulières.
Les loyers figurant aux conditions particulières sont exprimés, soit en
francs, soit en pourcentage de la base locative constituée par le prix
hors taxe du matériel. Cette base peut subir des variations entre la date
de signature de la présente convention et la date de règlement du prix
du matériel par le bailleur, dans les cas, notamment, de modification du
tarif du fournisseur accepté par le locataire, de changement de taxes
fiscales ou parafiscales. Les loyers seront modifiés en conséquence. Le
bailleur se réserve par ailleurs, la faculté de tenir compte dans les loyers
des variations du taux de base de la banque centrale pouvant intervenir
jusqu’à la date de règlement du matériel au fournisseur.
Les loyers ainsi déterminés seront majorés de la TVA en vigueur à la
date d’échéance.
Le montant définitif des loyers et les dates d’échéances seront
communiqués au locataire par l’envoi d’un échéancier.
Le montant des loyers et de la valeur résiduelle étant fonction du
régime fiscal en vigueur lors de la signature de la présente convention,
le bailleur est en droit de les réviser pour faire face aux charges
nouvelles qu’il aurait à supporter du fait de toute modification du
régime fiscal ou du taux des impôts et taxes applicables aux loyers.
En cas de retard dans les paiements, le bailleur percevra des intérêts de
retards calculés sur les sommes dues au taux effectif global maximum
des conditions applicables par les banques installées au Mali sans que
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

cette perception puisse porter préjudice de son droit d’invoquer la


résiliation telle que prévue à l’article 8 ci-après.
Tous frais entraînés par la mise en œuvre d’une procédure de
recouvrement, judiciaire ou non seront à la charge du locataire.

Propriété du matériel- Réserve de propriété- Vent du matériel :


Le matériel loué est la propriété du bailleur. Le locataire doit en toute
occasion, à ses frais respecter ce droit.
En conséquence, la cession à titre onéreux ou gratuit, l’affectation en
garantie directe ou indirecte du matériel loué, lui est interdite, il ne
pourra ni le prêter, ni le sous-louer.
Le locataire s’interdit d’effectuer sans accord préalable du bailleur des
transformations affectant les caractéristiques essentielles du matériel.
Seul le bailleur peut vendre le matériel ; il s’en réserve alors la propriété
jusqu’au paiement intégral du prix, les risques passant à la charge de
l’acquéreur dès l’accord des parties sur la vente.
Utilisation et entretien du matériel :
Conformément aux articles 1728 et 1729 du code civil, le locataire doit
se servir du matériel pour l’usage auquel il est normalement destiné et
selon les indications techniques du constructeur.
Pendant toute la durée du présent contrat, le locataire doit maintenir le
matériel en bon état d’entretien, de manière à le restituer en fin de
location s’il ne lève pas l’option d’achat, en bon état de conservation,
compte ténu néanmoins d’une usure normale. Si cela n’était pas le cas,
les frais de remise en état seront à la charge du locataire.
Par dérogation à l’article 1729 et du code civil, tous les frais nécessités
par l’emploi, l’entretien et les réparations du matériel sont à la charge
du locataire.
Par dérogation à l’article 1724 du code civil, le locataire renonce
expressément à toute indemnité et droit de résiliation, ou à toute
diminution ou suspension du loyer en cas en cas d’indisponibilité du
matériel, même si celle-ci dure plus de 40 jours pour quelque cause que
ce soit.
Le bailleur se réserve le droit de vérifier à tout moment l’état du
matériel. Le locataire doit communiquer au bailleur tout changement
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

d’adresse et domicile ou toute modification relative à son état civil ou


situation matrimoniale.

- Résiliation :
Sans qu’il y ait besoin d’aucune formalité judiciaire et huit jours après
le mise en demeure faite au locataire, notamment par lettre
recommandée, non suivie d’une pleine exécution, le bailleur peut
résilier de plein droit le présent contrat dans le cas de non respect d’une
des clause quelconques et notamment en cas de non paiement à son
terme d’un seul loyer.
Le contrat sera également résilié dans les mêmes conditions par le
bailleur en cas de diminution des garanties et sûretés ou de décès du
locataire sauf au bailleur a consentir aux héritiers, sur leur demande, le
bénéfice de la présente convention.
Le contrat pourra être résilié de plein droit par le bailleur malgré
l’exécution par le locataire de ses obligations dans l’un des cas
suivants : perte d’emploi datant de plus de trois mois, diminution des
garanties ou sûretés consentie au bailleur, confiscation, saisie ou vente
du matériel.

En cas de résiliation du contrat, le locataire doit immédiatement :


restituer le matériel au bailleur dans les conditions prévues à l’article 9,
le transport du matériel au lieu fixer étant effectué aux frais et risques
du locataire qui devra aviser de cette restitution dans les 48 heures. En
cas de refus de restitution du matériel, le bailleur peut le faire enlever
aux frais et risques du locataire soit amiablement, soit sur ordonnance
de référé ou sur requête rendue par le tribunal du Bamako.
Verser au bailleur :
1-Tous les loyer échus TTC non payé en principal plus les intérêts de
retard et accessoires.
2- à titre de réparation du préjudice à l’exclusion de tout autre somme,
une indemnité majorée des frais taxables, égale à la différence entre
d’une part la somme des loyers TTC non encore échus majorée de
l’option d’achat en fin de location et, d’autre part, la valeur vénale du
matériel restitué à la date du défaillance du locataire.
PROMOTION 2008-2010 36
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

La valeur vénale est celle pouvant être obtenue par le bailleur s’il vend
le matériel qui lui a été restitué. A défaut de vente ou en toute
hypothèse, sur la demande du locataire et à ses frais, il peut y avoir
évaluation de la valeur vénale à dire d’expert.
Ces sommes et indemnités porteront intérêts au taux conventionnel visé
à l’article 4 compter de leur date d’exigibilité et seront majorées des
frais d’exposés pour leur recouvrement.
Si le matériel n’est pas restitué au bailleur, le locataire devra lui régler
jusqu’à restitution effective, à titre de pénalité pour utilisation abusive,
des indemnités égales au montant des loyers toutes taxes et primes
d’assurances comprises correspondant aux échéances prévues au
contrat.
La résiliation du présent contrat entraînera, s’il plait au bailleur, la
résiliation de tous les autres contrats passés entre le bailleur et le
locataire, étant entendu dans la commune intention des parties que les
différents engagements contractés par le locataire envers le bailleur
constituent une obligation indivisible.
-Fin du contrat et restitution du matériel :
Le bailleur consent au locataire une promesse de vente du matériel à
chaque date anniversaire ou à l’expiration de la présente convention.
Le locataire doit indiquer au bailleur, deux mois avant l’échéance
retenue, sa décision de lever ladite option, la valeur de rachat
mentionnée aux conditions particulières et dont le locataire reconnaît
avoir parfaite connaissance donnant alors lieu à prélèvement sur son
compte à la date d’échéance prévue par la convention.

A l’issue de la location, le locataire a la faculté :


* soit de restituer le matériel au lieu que lui indiquera le
bailleur. Le matériel devra être muni de toutes ses pièces, en bon état
d’entretien et de fonctionnement, compte tenu d’une usure normale.
* Soit de racheter comptant le matériel pour le prix fixé dans la
mesure où toutes les obligations mises à la charge du locataire dans la
présente convention auront été respectées.

PROMOTION 2008-2010 37
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

Le transfert de propriété n’aura lieu qu’après parfait paiement du prix,


le locataire restant responsable vis-à-vis du bailleur des risques,
inhérents à la détention du matériel.
En cas de restitution tardive, le locataire versera au bailleur une
indemnité correspondant à un mois de loyer par mois de retard. Tout
mois commencé sera du. A défaut de restitution amiable, le bailleur
sollicitera une ordonnance de référé l’autorisation à la prise du matériel.
- Dépôt de garantie :
En vue de garantir au bailleur la bonne exécution de toutes les
obligations contractuelles, le locataire s’engage à verser, à la signature
de la présente convention, le dépôt de garantie dont le montant est
indiqué aux conditions particulières.
Tout ou partie du dépôt de garantie ne pourra en aucun cas être affecté
par le locataire au paiement des loyers et frais éventuel que ce dernier
devra régler aux dates convenues.
En cas de résiliation, notamment en application de l’article 8 le dépôt de
garantie sera affecté par le bailleur au paiement partiel ou total des
sommes dues : loyers impayés, intérêt de retard, frais, accessoire,
indemnité de résiliation…

Sous réserve du respect des obligations contractuelles, le dépôt de


garantie est restitué au locataire lors de la levée de l’option d’achat ou à
défaut, à l’échéance de la location.
- Impôts–Taxes – Frais :
Tous impôts, taxes et frais, présent ou futurs, qui seraient dus en raison
de la détention, la location, l’utilisation ou l’assurance du matériel sont
à la charge exclusive et entière du locataire. Celui-ci mandaté par le
bailleur, doit effectuer toutes déclarations auprès des administrations et
services compétents.
En cas de variation des impôts et taxes applicables à la location, à
l’utilisation ou à la propriété du matériel, notamment de la TVA, il est
expressément convenu que le bailleur apportera au loyer les
modifications nécessaires.
- Contestation- Election de domicile :

PROMOTION 2008-2010 38
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

Pour l’exécution de la présente convention, les parties font élection de


domicile à l’adresse de leur siège social et leur domicile principal.
Tous litiges auxquels pourrait donné l’exécution de la présente
convention seront de la compétence exclusive des tribunaux de
Bamako.
Tous frais, vacations ou honoraires exposés par le bailleur à cette
occasion, seront à la charge du locataire.

PROMOTION 2008-2010 39
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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

CONCLUSION GENERALE

Il est évident que le crédit-bail procure de réels avantages financiers aux


deux parties le bailleur et le preneur.
Pour le bailleur, le leasing représente un produit attractif. Grâce au
crédit-bail, les banques peuvent affecter de maigres ressources
financières à de nouveaux investissements en actifs, processus rapide
qui contribuent directement à générer des revenus.
Le leasing offre aux banques la possibilité de toucher de nouveaux
emprunteurs et de s’étendre sur des marchés existants. La rapide
croissance du crédit-bail dans nombre de pays en développement
indique que cette formule répond à une importante demande insatisfaite
de financement. Le leasing a le potentiel nécessaire pour se développer
et devenir une technique de financement efficace, utilisable par les
banques.
Je ne pourrai terminer cette conclusion sans souligner l’importance de
ce stage inestimable (qu’il me soit fructueux) que je viens d’effectuer à
la BOA qui m’a permis de lier la théorie à la pratique et de prendre
connaissance avec le fonctionnement d’une structure privée, dans ses
rapports avec ses différents partenaires.

L’étude du thème choisi « La pratique de Crédit bail » fut pour moi
une occasion de révision générale sur les cours que j’ai eu à effectuer et
de connaître son importance dans l’évolution de toute banque.

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LA PRATIQUE DE CREDIT BAIL : CAS DE LA BOA

BIBLIOGRAPHIE :

 Ancien mémoire de yacouba TRAORE


 Cite Internet www.plancomptable.com

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