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Plan

 Introduction

 Concepts

 Les origines de la peur du dentiste 

 Les signes de la peur et du stress 

 Gestion de la peur et du stress chez le dentiste 

 Quelques conseils pour surmonter la peur dentaire 

 conclusion
Introduction

Au cabinet dentaire, la peur, voire le stress sont régulièrement présentes et ont une
influence non négligeable sur le comportement du patient. Elles jouent également un
rôle sur la pratique du chirurgien dentiste et sur la réalisation de la thérapeutique
bucco-dentaire.

Le stress et l’anxiété sont encore plus vifs quand il faut procéder à une opération
dentaire. La vue de l’aiguille et des appareils de soin utilisés par le chirurgien-
dentiste, l’odeur des produits, l’appréhension de l’anesthésie et des douleurs… tout
cela n’est guère rassurant. On parle même de stomatophobie quand ces peurs sont
paralysantes et empêchent carrément une personne de se rendre chez le dentiste
malgré l’état de ses dents. 
Concepts :
La peur : est une réaction émotionnelle et physique, définie dans le dictionnaire
Larousse comme « un sentiment de forte inquiétude, d’alarme, en présence ou à la
pensée d’un danger, d’une menace »

Le stress : Agression de l'organisme par un agent physique, psychique, émotionnel


entraînant un déséquilibre qui doit être compensé par un travail d'adaptation.

L’anxiété : Trouble émotionnelle se traduisant par un sentiment indéfinissable


d'insécurité.

Les origines de la peur du dentiste :

Très souvent, des expériences mal vécues appartenant au passé et notamment à


l'enfance, l'inconscient collectif négatif à l'égard des soins dentaires (répulsion
caricaturale vis-à-vis du dentiste), les images véhiculées par l'entourage proche ou
par les médias, contribuent à la naissance et au développement de la dérive
phobique.

Ce sont les sentiments de détresse et d'angoisse qui raniment, de manière


incontrôlée, les symptômes phobiques. Bien que la peur d'avoir mal durant le soin
soit la principale cause aux comportements phobiques, de simples stimulations
comme le bruit de la roulette, l'odeur caractéristique de certains produits, la vue de
la piqûre, une ambiance pesante, une fatigue chronique, peuvent renforcer les
symptômes liés à cette peur.

Les signes de la peur et du stress :

Les signes les plus couramment observés sont les suivants :

Anxiété aiguë par rapport aux soins dentaires, dont la personne est parfaitement
consciente (ex : état d'angoisse à l'approche d'une visite chez le dentiste, avec le
sentiment de ne plus contrôler ses émotions.).

Altération anormale de l'état bucco-dentaire.


Perturbations physiques pouvant être déclenchées par la simple pensée ou après
une stimulation sensorielle quelconque (ex : simple vue des équipements du cabinet
dentaire), comme par exemple :

 accélération du rythme cardiaque et de la respiration.


 bouche sèche.
 nausées.
 vomissements.
 sensation de crampes au niveau du ventre.
 pleurs.
 perte de connaissance.

Gestion de la peur et du stress chez le dentiste :


L’écoute du patient : Une première étape consiste ainsi en laissant s’exprimer le
patient, sur sa plainte, son histoire, mais surtout ses peurs, et angoisses. Outre
l’écoute proprement dite, ce sera le moment opportun à encourager le patient à se
livrer, et confier son anxiété pour les soins dentaires.

L’encourager : ces encouragements inciteront le patient à se livrer, dévoiler le


maximum d’informations, à la fois médicales, et personnelles, qui seront utiles à sa
prise en charge, mais avant tout, ses appréhensions, et ses peurs.

Etre empathique : Il est important de montrer au patient qu’il est compris dans ses
peurs et angoisses, et cela l’aidera à exprimer ses sentiments plus directement,
puisque ses craintes sont comprises. C’est une qualité importante dans la
communication.

Etre altruiste : Faire preuve l’altruisme, c’est aider le patient à se sentir réellement
compris, et non jugé dans sa peur, et qu’il peut faire part de ses problèmes à
quelqu’un qui les comprendra.

Reprendre : Le soignant cherche alors à montrer au patient qu’il est avec lui, qu’il
essaie de comprendre ce qu’il dit, de clarifier ses propos, comme ses craintes, et
enfin de vérifier s’il a compris. Cette technique permet aussi de vérifier le fond de la
pensée du patient avant d’aller plus loin dans la communication, et de choisir les
termes adaptés au patient.
Relaxation : le praticien demandera donc au patient de contracter et de relâcher
successivement différents muscles, successivement de la tête jusqu’aux pieds, et en
les relâchant, de l’amener à un état de relaxation inconscient.

La confiance : La relation entre le soignant et le patient est basée sur la confiance et


le professionnalisme, dans un contexte médical, primordiale à instaurer. En
s’intéressant plus attentivement aux demandes et attentes du patient, le praticien
pourra par le simple dialogue, déceler les signes d’une hypothétique peur ou phobie.
Par une bonne communication, il pourra ainsi la définir, adapter sa prise en charge,
et éviter cette anxiété de se développer.

Quelques conseils pour surmonter la peur dentaire :


Il est notamment conseillé :

D'éviter les excitants.

De se coucher tôt la veille de la consultation.

Une fois dans la salle d'attente, de respirer plus amplement, d'orienter ses pensées
sur des sujets agréables, d'écouter de la musique.

D'éviter de focaliser son attention sur l'ambiance du cabinet (bruits, odeurs...) et sur


les soins potentiels.
Conclusion

Afin de fédérer le patient à sa prise en charge thérapeutique, il est d’une nécessité


absolue que ses visites au cabinet et ses relations avec son Chirurgien-dentiste ne
soient pas perçus comme contraignantes. Au contraire, la visite au cabinet doit
devenir l’occasion de l’établissement d’un colloque de confiance et d’empathie entre
praticien et patient. Cette mise en confiance est enfin nécessaire à la prise en
charge du patient anxieux afin de détendre ce dernier lors de son passage sur le
fauteuil, et de contenir au mieux ses peurs et angoisses.