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30/04/2020

Définitions
Le confort visuel peut se définir comme étant une application de la lumière aux objets ou obstacles et à leur entourage,
Pour qu’ils puissent être vus:
-correctement
-rapidement
-sans fatigue visuelle et avec un confort adapté

Notions de Bases
Introduction
L’éclairage intérieur des bâtiments publics est en pleine mutation
depuis quelques années, et sa fonction de base permettant aux
utilisateurs de travailler dans de bonnes conditions de confort est
complétée par des considérations d’ordre esthétique, symbolique,
environnementale et de bonne gestion.
Le meilleur éclairage intérieur est la lumière naturelle
L’arrivée de nouvelles sources lumineuses permet par ailleurs d’ouvrir
le jeu en matière de performance, de diversité de lumières.
La problématique de l’éclairage des bâtiments est assez complexe. En
effet il n’existe actuellement aucune norme quant aux niveaux
d’éclairement à atteindre dans les habitations (en Mauritanie). De plus,
les préférences des usagers varient fortement en fonction de conditions
tant objectives et quantifiables que socioculturelles

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Définition: Nature de la lumière


La lumière est constituée de particules élémentaire (photons) projetées à très grande vitesse à partir d’une source
commune. Dans un milieu homogène et isotrope, la lumière se propage en ligne droite. Les rayons lumineux sont
considérés comme des Trajectoire de corpuscules (très petite matière).

2- Mesure de la lumière
Les grandeurs photométriques et leurs unités candela, lumen et lux sont dites « subjectives » car elles dépendent
de la vision humaine. Elles sont définies par rapport à la vision d’un « observateur de référence ». La
Commission Internationale de l’Éclairage (CIE) a modélisé la sensibilité de l’œil pour définir une courbe
d’efficacité lumineuse spectrale

Le maximum de sensibilité de l’œil, est obtenu à la


gamme de couleur vert/jaune de longueur d’onde 555
nm, 1 lumen est égal à 1,5 10-3 Watt.

2- Grandeurs photométriques 2-2 L’intensité lumineuse (I): est une


grandeur qui caractérise l’éclat d’une source
2-1 Flux lumineux (Φ) la quantité totale de lumière ponctuelle de lumière. Elle correspond au
émise par une source lumineuse dans toutes les flux lumineux émis par unité d’angle solide
directions de l’espace. Il s’exprime en lumens dans une direction donnée et s’exprime en
(symbole : lm). candela (symbole : cd)
C’est équivalent approximatif de l’intensité émise par
une chandelle dans une direction donnée et dont
l’intensité énergétique dans cette direction est 1/683
watt par stéradian

1 cd = 1 lumen/stéradian
1 cd = 1 lm/sr

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2-3 Eclairement (illumination) (E) : est le rapport entre le


flux lumineux reçu par élément de la surface et l’aire de
cet élément. Il est exprimé en lux (symbole : lx) ou
lumen/m (lm/m )

2-4 La luminance (L): Flux lumineux se dirigeant vers


l’œil d’un observateur « sensation visuelle de la lumière ».
La luminance s’exprime en candela par mètre carré
(cd/m )

2-5 La source lumineuse : (la lampe) est l’élément de base d’un appareil d’éclairage. Les
sources de lumière artificielle peuvent être classées en trois catégories selon la technologie
utilisée pour produire la lumière :

l’incandescence : phénomène physique qui se manifeste par une émission


de lumière due à la température d'un corps chauffé

la décharge dans un gaz : un tube ou ampoule remplie de gaz inerte


(néon, mercure, sodium, xénon…)

l’électroluminescence: qui utilise des diodes électroluminescentes

3-relation entre grandeurs photométriques


Relation entre l’éclairement
E et intensité lumineuse I :

Relation entre l’éclairement Relation entre luminance


E le flux lumineux Φ : L et intensité lumineuse I :

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3.1 Proportionnalité entre l’éclairement et la luminance


Cas d’une paroi opaque Cas d’une paroi transparente

ρ est le coefficient d’absorption de la paroi


τ est le coefficient de transmission de la paroi

3.2 Efficacité lumineuse (lm/w) d’une source:


Efficacité appelé aussi rendement lumineux est le rapport du flux lumineux par le flux énergétique (puissance
instantanée de la source). Elle caractérise le rapport entre le service rendu et l’énergie consommée.

Cet indice est le meilleur pour comparer deux ampoules entre elles.

4-Appareil de mesure

L’éclairement se mesure avec un luxmètre ou


photomètre (qui transforme l’énergie de
rayonnement en énergie électrique

La luminance se mesure avec un luminancemètre


(qui mesure en continue la valeur de luminance
en tout point)

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5- Confort visuel
5-l’eclairage naturel

Le facteur lumière du jour nécessaires dans les pièces de vie, à occupation prolongée, d’un logement
(chambre, salon, cuisine, bureau), doit être supérieur à 2%. La qualité de l’éclairage sera considérée
comme satisfaisante pour un FLJ (facteur lumière du jour) supérieur à 1%. En deçà de 0,5 % il est
considéré que la zone n’est pas correctement éclairée naturellement.

5-2 Les paramètres du confort visuel

L’absence
d’éblouissement

Le niveau d’éclaire
de la tache visible
L’absence
d’ombre
gênante

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5-3 Niveau d’éclairement recommandé

6-le lieu à éclairer


Les couleurs des parois
Suivant la couleur des différentes parois la réflexion de la
lumière sera plus ou moins importante , ce qui se traduit
pour les calculs par un coefficient de réflexion donné par
un tableau.

Plafond 8 7 5 3 0
Murs 7 5 3 1 0
Plan utile 3 3 1 1 0

Coefficients de réflexion
Ces facteurs de réflexions pourront être utilisés soit sous forme de pourcentages, (7 =
70%...), soit sous forme de chiffres composés : (731 = plafond clair; mur moyen; plan utile
moyen sombre) suivant ce que les tableaux d’utilance dont on dispose ont besoin.

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Types d’ampoules
Ampoules à incandescence : Comment ça marche ? Enveloppée dans une ampoule en verre sous vide, un filament de tungstène est porté à
incandescence par le passage d’un courant électrique.
Les ampoules à incandescence ne transforment que 5 à 8 % de leur consommation électrique en lumière; le reste est converti en chaleur. 95 % de
l’énergie qu’elle consomme est transformée en chaleur. Depuis le 1erjanvier 2013, celles-ci sont interdites à la commercialisation, notamment du
fait de leur faible rendement énergétique.
Ampoules halogènes: Comment ça marche ? Un gaz de la famille des halogènes (fluor, brome ou iode) présent dans l’ampoule se combine
avec le tungstène "vaporisé" et se dépose sur le filament.
les ampoules halogènes font un peu mieux que les ampoules à incandescence, En terme de luminosité, l’ampoule halogène est 20 à 30 % plus
efficace qu’une ampoule à incandescence et permet des économies d’énergie de 30 à 50 %. Sa luminosité (proche de celle du soleil) de 20 lm/W
est bien adaptée pour la lecture ou les travaux minutieux. Mais pour cette technologie aussi, 93 % de l’énergie consommée est transformée en
chaleur et, à l’usage, son coût est très élevé. Celles-ci seront interdite à la commercialisation à compter de septembre 2018.

Ampoules fluocompactes : Comment ça marche ? Il contient du mercure à l'état gazeux, dont les atomes sont ionisés sous l'effet d'un courant
électrique appliqué entre les électrodes placées à chaque extrémité ; les atomes de mercure émettent alors un rayonnement
essentiellement ultraviolet qui est converti en lumière visible par la poudre déposée sur les parois du tube. La couleur de la lumière émise dépend
de la nature de la poudre fluorescente utilisée.
Les ampoules fluocompactes dérivent de la technologie des tubes fluorescents ou tubes néons. Elles sont également appelées « ampoules
économique» ou et éclairent bien plus efficacement : de 60 à 100 lm/W. Ainsi, une ampoule fluocompacte peut consommer jusqu'à cinq fois moins
d'électricité qu'une ampoule à incandescence.
Diodes électroluminescentes, ou LED Comment ça marche ? le mouvement des électrons dans un semi-conducteur provoque une émission de
lumière suivant le principe de l'électroluminescence,
Les premières ampoules LED (pour Light-emitting diode, en anglais) ne datent pas d'hier, mais il aura fallu attendre quelques évolutions
technologiques et une baisse des prix pour que celles-ci prennent progressivement une place sur le marché de l'éclairage. Aujourd'hui, leur
efficacité énergétique (plus de 100 lm/W), leur durée de vie, leur résistance aux chocs et leur facilité d'intégration les rendent incontournables. La
durée de vie de ce type d'ampoule peut atteindre 100 000 heures

Le rendu des couleurs


L'IRC est l'Indice de Rendu des Couleurs. Il sert à quantifier la
capacité d'une lampe à bien reproduire les couleurs d'un objet qu'elle
éclaire par rapport à une source standard. Le résultat s'échelonne de
0 à 100. Plus il est élevé, meilleur c'est.
IRC max = 100 correspond à une lumière blanche ayant le même
spectre qu’une lumière du jour

Température de couleur

Température de couleur élevée (5000 à


6000 °K)

Température de couleur basse (2700 à


3500 °K)

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7- Le choix de luminaire
Conçu pour accueillir la source lumineuse, il répondra aux
critères de classe électrique, d ’indice de protection, mais aussi
de coût. De plus il pourra être choisi suivant différents modes
de poses: encastré; semi encastré; suspendu...

La directivité de l’éclairage est un des premiers éléments de


Classe Catégorie de luminaire
choix. Depuis direct intensif jusqu’à indirect on retrouve les
luminaires classés avec des lettres allant de A à T A, B, C, D, E F1 Direct intensif

F, G, H, I, J F2 Direct extensif

K, L, M, N
On retrouvera cette classe d ’éclairage ainsi que le rendement F 3 semi-direct

du luminaire dans ce que l ’on appelle le symbole O, P, Q, R, S F4 mixte


photométrique ( Ph). T F5 indirect

PH = 0.60 X + 0.30 X Rendement: η = 60 % du flux en direct et 30 % en indirect

7.1 Distribution lumineuse du luminaire


Les luminaires ont pour principale fonction de distribue dans
l’espace la lumière émise par la source.

Direct : La lumière est projetée directement sur l’élément à éclairer


L’éclairage mixte ou semi-direct: l’éclairage direct assure l’éclairement de base, génère
le contraste et crée le relief dans le local. L’éclairage indirect améliore l’uniformité de
l’éclairement.
Indirect: Cet éclairage consiste à utiliser une surface vers laquelle la lumière est envoyée
(le plus souvent le plafond) et qui va réfléchir cette dernière dans le local.

Critères de choix d’une source lumineuse


•l’effcacité lumineuse ;
•la température de couleur ;
•l’indice de rendu des couleurs ;
•la durée de vie.

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8. Local à éclairer
Ses dimensions : • Hauteur suspension de la
• Longueur: « L» source lumineuse: « h1 »

• Hauteur plan de travail /source


• Hauteur plan utile: « h2 » lumineuse: « h »

8.1 Les calculs

• L ’indice du local K L x l
A partir des dimensions du local l’indice K est : K=
(L + l) x h

• L ’indice de suspension J
h1
En prenant h1= hauteur de la suspension du point lumineux J=
h + h1

Dans la pratique on retiendra J = 0 ou J = 1/3

- Détermination du facteur de réflexion


La lumière émise par le luminaire est réfléchie en partie sur les parois du local éclairé, Selon
la couleur des surfaces, le coefficient de réflexion peut prendre les valeur suivantes:

- Détermination du facteur dépréciation D

Le facteur de dépréciation permet de tenir compte de la diminution du flux des lampes en


fonction du temps. Il est fonction du local, il est donné par la formule

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Détermination du facteur de l ’utilance


L’utilance (u) correspondant au quotient du flux
lumineux atteignant effectivement la surface étudiée
(plan de travail, paroi) par le flux total émis par les
luminaires.

Exemple :
Pour un rapport de suspension J = 0
Indice de local K = 0.60
Coefficient de réflexion du plafond 70%
Coefficient de réflexion des murs 10%
Luminaire direct intensif de classe E

Calcul du flux total à produire Calcul du nombre de luminaires

E: Niveau d’éclairement (lux)


S: Surface du local à éclairer
D: facteur de dépréciation
u : Facteur d’utilance

9. Température de couleur
La température de couleur peut se définir comme la couleur apparente d’une source lumineuse. Elle varie du rouge orangé
pour la flamme d’une bougie ou le soleil couchant à une teinte bleutée. Cette température se mesure en Kelvin, sur une
échelle allant du bleu froid (10000 K) au rouge chaud (1000).
La température de couleur ne correspond pas à la température réelle de la source lumineuse. Elle est liée au modèle
théorique du corps noir qui, lorsqu’il est chauffé, émet une certaine qualité de lumière.
Depuis 2010, la température de couleur est indiquée en Kelvins sur l’emballage des ampoules fluocompactes ou lampes
économie d’énergie. Cela permet aux consommateurs de choisir entre différentes températures de couleur selon
l’ambiance lumineuse recherchée.

Teinte chaude Teinte chaude Teinte Froide

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