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Chimie 1 : Structure de la matière Chapitre 5 : Modèle semi classiques Chimie 1 : Structure de la matière Chapitre 5 : Modèle semi classiques

Chapitre 5 1– MODÈLE CLASSIQUE : PERRIN ET RUTHERFORD

MODELE SEMI CLASSIQUE L’atome a été défini comme un ensemble, formé par un noyau entouré d’électrons.
Ces derniers sont liés au noyau par l’influence de l’énergie potentielle et de
l’énergie cinétique. La discussion va être portée sur l’atome le plus simple,
Modèle classique : Ermest RUTHERFORD (physicien Anglais) l’atome d’hydrogène.
Modèle semi-classique : Niels BOHR (physicien Danois)
Zeeman, Pieter (physicien Allemand)
E1 = Ep + Ec ou E1 : énergie de liaison de l’électron au noyau
Ep : énergie potentielle
Ec : énergie cinétique

Le potentiel crée par une charge +e à une distance r est

e
V 
4 , r

L’énergie potentielle existante entre une charge +e et une charge –e a pour


expression.
e e2
E p  eV =  e = 
4 , r 4 , r
1 e2
Ep   (1)
4 o r

D’une autre manière, l’énergie potentielle de position de l’électron, situé à une


distance r par rapport au noyau, sous l’effet de la force d’attraction de coulomb, est
déduite par la relation :
Pieter Zeeman Niels Bohr
r r kq1q2 kq q
Ep   f dr   dr   1 2 , (q = e)
  r2 r
Bohr, Niels (1885-1962), physicien Danois, reçoit le prix Nobel en 1 e 2
e2
1922 pour la théorie de la structure atomique. Ep   ou E p   K
4 o r r
Zeeman, Pieter (1865-1943), physicien Néerlandais, prix Nobel Lorsque l’électron tourne autour du noyau de charge positive, il adopte un
pour sa découverte de l'effet Zeeman qui traduit la propriété mouvement circulaire selon Rutherford. Les forces qui s’impliquent dans le
électromagnétique de la lumière. système sont de genre électrostatique et dynamique.
Par application de la 1ere loi de Newton au système qui est soumis à l’accélération
normale,

 F  m

fe  m N

   N i avec i  o

Ramdane BENAZOUZ Janvier 2011 70 Ramdane BENAZOUZ Janvier 2011 71


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Alors  1 1 
E  hcRH  2  2   hc(Tn  Tp )
1 e2 v2  n p 
2
m
4 , r r
E = hcTn – hcTp = - (En – Ep) (Tn < Tp)
2 1 e2
 mv 
4 r h (n, p)= hc (Tn – Tp) = - ( En – Ep) (6)

1 2 1 1 e2 Bohr en posant E = 0 quand n = , conclut que l’énergie emmagasinée est une


mv   Ec
2 2 4 r suite discontinue.
La nouvelle approche de Bohr va être basée sur trois postulats :
1 e2  Il y a un niveau d’énergie où l’électron ne peut plus rayonner de l’énergie.
Ec  (2)
8 , r  L’électron gravite autour du noyau tout en changeant de niveau en saut, sous
l’effet d’une absorption ou une perte d’énergie.
L’énergie de liaison El, dite aussi énergie mécanique ou énergie totale est exprimée  Le moment cinétique orbital est une grandeur quantique.
par la relation :

1 e2 1 e2
mvr n  (7)
E1  E p  Ec   
4 r 8 , r
A partir du moment cinétique on peut déduire une expression du rayon qui est à
1 e 2 son tour une valeur quantique.
E1   (3)
8 , r
nh  h 
Dans le cas général où la charge du noyau est donnée par Ze : mv    
2 r  2
1 Ze 2
E1   (4) En élevant au carré les deux membres, on aboutit à une expression de la forme,
8 , r

1 n2 h 2 1 n2 h2
E1  E p (5) mv 2  2 2
 mv 2  2 2  Ec (8)
2 4 r m 2 8 r m

Insuffisance du modèle Par égalisation des expressions (2) et (8) de l’énergie cinétique, le rayon prend une
Le raisonnement de Rutherford conduit l’atome à sa disparition. L’électron perd de valeur quantique (dépendant de n),
l’énergie au cours du mouvement, s’approche au fur et à mesure du noyau. Pour
une valeur (r  0), celui-ci finit par tomber sur le noyau. 1 e2 n 2h 2 1 e2 n2h2 n 2 h 2 ,
 ═>  d’où r  (9)
C’est pourquoi, Bohr est venu améliorer le modèle de l’atome d’hydrogène en 8 , r 8 2 r 2 m 8 , 1 8 2 rm m e 2
tenant compte de certains postulats.
Ainsi par substitution de l’expression (9) dans l’expression (3), l’énergie de liaison
2 – MODÈLE SEMI CLASSIQUE (BOHR) dans la mécanique classique, cette énergie se transforme en valeur quantique
également notée par En.
En 1913, Bohr faisa la corrélation entre l’énergie et le nombre d’onde. 1 e 2 ( m e 2 )
E1  
8 , ( n 2 h 2 , )
hc R R  m.e 4 1
E  h   hc H2  H2  ═> En   . (10)
 n p  8 2 , h 2 n 2

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Par ailleurs, la mécanique classique n’a aucun lien avec le spectre discret de
l’hydrogène. Ce qui a laissé Bohr penser que l’électron change de niveau par saut. RH (cal.) = 1,097373197.107 m-1
RH (exp.) = 1,09677.107 m-1
- Cas simple :
En attribuant un terme spectral à chaque niveau, d’énergie égale à En. Les valeurs de l’énergie et celle du rayon dans le cas de l’orbite de Bohr prise
comme circulaire, de l’état fondamental (n = 1) sont égales à :
RH   h2
En   hcTn   hc r1  .1  0,529.1010 m  0,53   a0
n2 me 2
Cette grandeur repose sur l’hypothèse posée toujours par Bohr, que l’énergie est
nulle à l’infini. me 4
E1    2,17.1018 J  13,6eV
8 , 2 h 2
E = 0, n  
- Cas générale (ions hydrogénoïdes).
De la même manière en mécanique classique, l’énergie de liaison est nulle quand L’application du modèle aux cas semblables à l’atome d’hydrogène, obtenus par
le rayon tend vers l’infini. ionisation des atomes à plusieurs électrons est montrée satisfaisante pour les
particules à 1 seul électron. Soit par exemple :
E = 0, r  

Confirmation du modèle 3 Li  3 Li+ + 1e

Si on considère l’énergie nécessaire à un changement de niveaux, soit de n à p, 3 Li  3Li


2+
+ 1e

 hc.RH hc.RH 
E p  En    
 hc.RH hc.RH
 ; E p  En   

 ; 2 He  2He+ + 1e
 p2 n 2   p
2
n2 
 hc.RH hc.RH 
 ( E p  En )    
 p
2
n 2  Elément Z (nombre Nombre Ion hydrogénoïde
de protons) d’électron
RH hc me 4 1 me 4 He 2 1 He+
En   2
 ═> RH 
Li 3 1 Li2+
n 8 .h 2 n 2 8 .2.h 3 c
Autrement dit, l’énergie d’excitation du niveau n à p, sous forme de lumière, est H 1 1
E= hc/λ
m.e 4 1 m.e 4 1 m.e 4 1 1 Tableau 5: ions hydrogénoïdes
E p  En   2 2
. 2  2 2. 2 ═> (.  )  ( En  E p ) ,ainsi ΔE>0
8 , h p 8 , h n 8 2 , h 2 n 2 p 2
m.e 4 1 1 h.c Les ions hydrogénoïdes sont des particules ionisées ressemblant à l’hydrogène par
(.  )  le nombre d’électrons. C’est un ion qu’on obtient par ionisation à l’avant dernier
8 2 , h 2 n 2 p 2 
stade. Dans ce cas, il ne lui reste qu’un seul électron. D’où la ressemblance à
m.e 4 1 1 1
ou encore (.  )  ,une fois qu’on a divisé par hc l’atome d’hydrogène. La liaison de l’électron au noyau soumis à la masse réduite
8 , h 2 .h.c n 2 p 2
2

µ est caractérisé par la distance et l’énergie.
1  1 1 
d’où, par comparaison à la relation de Balmer :  RH  2  2  , on déduit que
 n p   ,h2 2 me M
4
rn   n ,  me : masse de l’électron
me µZe 2 me  M
RH 
8 .2.h 3 c M : masse du noyau
Après avoir remplacé les valeurs de m, e, h, c, et . la valeur calculée de RH est µZ 2 e 4
trouvée proche à la valeur expérimentale (donnée par Balmer). En   µ : masse du noyau en mouvement
8 , 2 h 2 n 2
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Si l’effet de masse est négligé, à ce moment là µ représente la masse réelle de


l’électron (µ = m). Alors l’énergie et le rayon de l’hydrogénoïde sont calculés à 5-2. On veut arriver à l’ion hydrogénoïde de Be (Z = 4).
partir des résultats de l’atome d’hydrogène. Définir l’ion hydrogénoïde et montrer les étapes physiques qui mènent à son
13,6 2
E n   E n ( H ).Z 2   Z (eV )
aboutissement.
h2 Calculer l’énergie de liaison de l’ion hydrogénoïde par deux méthodes.
1 n2 Exprimer cette énergie en fonction de celle de l’atome d’hydrogène dans chaque
rn  rn ( H )  0,529 ( A)
Z Z cas. On réalise l’ionisation complète par irradiation aux rayons X. La valeur de
plus courte longueur d’onde absorbée est de 1,87 nm. A quoi peut il correspondre.
Identifier l’élément après avoir calculer le nombre de charge.
Insuffisance du modèle On donne : K= 1/40 =9.109 SI ; a0=0,53 A° ; e=1,6.10-19 C

 Le modèle ne peut pas expliquer le dédoublement des raies dans le spectre 5-3. L’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène, à partir de son état
de l’atome d’hydrogène obtenu en présence du champ magnétique (effet fondamental, est de 13,6 eV,
Zeeman). 1) En partant de l’énergie du niveau, quelle est la radiation de plus courte longueur
 Pour les atomes polyélectroniques, ce modèle ne peut pas rendre compte de d’onde que peut émettre l’atome d’hydrogène ?
position exacte des raies dans les spectres atomiques. 2) Donner l’expression de l’énergie caractérisant les différents états énergétiques
de l’atome d’hydrogène en fonction du nombre quantique principal n. Calculer
3 – MODÈLE DE SOMMERFELD (1868-1951) l’énergie du niveau caractérisé par n = 4.
Depuis que l’effet Zeeman est apparu, Sommerfeld, présentait des réticences au 3) Quelle est la longueur d’onde des radiations qui peuvent être émises lorsque
modèle de Bohr qui considérait les orbites comme circulaires définies par le l’atome se désexcite à partir de ce niveau ?
nombre n. En 1896 Piéter Zeeman, physicien néerlandais, présenta la modification
du spectre d'émission d'une substance sous l'effet d'un champ magnétique. Ce 5-4. Dans l'atome d'hydrogène, l'énergie de l'électron dans son état fondamental est
phénomène a été également observé en spectroscopie par Stark sous l’action d’un égale à -13,6 eV.
champ électrique intense. Le modèle de Bohr ne pouvait pas expliquer le 1) Quelle est en eV, la plus petite quantité d'énergie qu'il doit absorber pour
dédoublement de raies. C’est pourquoi Sommerfeld Arnold, présenta des - passer au 1 er état excité ?
trajectoires électroniques plutôt en forme elliptiques (annexe 5) dont les axes sont - passer du premier état excité à l'état ionisé ?
déterminés en tenant compte des nombres quantiques m et l. 2) Quelles sont les longueurs d'onde des raies du spectre d'émission correspondant
au retour :
Insuffisance du modèle - de l'état ionisé au 1er état excité ?
- du premier état excité à l'état fondamental ?
Le modèle ne parvient pas à définir et à calculer l’énergie et la position de
l’électron. 5-5. On envoie une radiation monochromatique de longueur d’onde =23,7nm sur
un hydrogénoïde de telle façon que l’électron atteigne le niveau n=5.
EXERCICES CORRIGES
1) Définir cet hydrogénoïde.
5-1 1) calculer les différents niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène pour n 2) Retrouver des relations simples permettant de calculer l’énergie, le rayon de
allant de 1 à l’infini, les représenter sur un schéma. l’orbite et la vitesse de l’électron sur ce niveau en partant de la théorie de
2) Déterminer la longueur d’onde pouvant provoquer la transition d’un électron du Bohr. Calculer ces grandeurs.
niveau fondamental au niveau n =3 3) Si on considère différent hydrogénoïdes: He+, Li2+ et Ne9+, que peut avoir
3) L’atome d’hydrogène dans son état fondamental absorbe un photon de longueur l’effet du noyau sur la vitesse de l’e pris à l’état fondamental ? élargir au cas
d’onde 8,5 m. L’électron est-il arraché ? général.
4) On considère l’atome d’hydrogène au niveau excité n = 4. Calculer la longueur 4) On donne RH =1,09677.107m-1
d’onde des photons qu’il peut émettre lors de sa désexcitation. Dans quelle région
du spectre sont elles situées?
5) Calculer l’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène dans cet état excité.

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