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La cognition incarnée

Un autre paradigme de la psycho « Le corps qui pense »

Dernier paradigme né en psychologie , paradigme minoritaire

Ce paradigme accorde une forte importance à la pensée, à comment elle nait. Le corps devient
l’objet central de la cognition : c’est le corps qui pense ou c’est à travers le corps que nous pensons.

Apparait à partir des années 90

La place du corps dans la cognition

1. Précurseurs
- Spinoza : s’oppose à la conception de Descartes (deux substance distinctes et indép : corps et
âme) tandis que il pense qu’il n’y qu’une substance indissociable corps = esprit = substance
pensante ; image des 2 facettes pièce ; être heureux a/ Spinoza (plan philo)
- William James XIXè-XXè : père fondateur de la psycho actuelle ; continuum entre les états du
corps = physio et les continuum corporels (plan psycho) : Continuum entre les états
physiologiques et les états mentaux
« un état mental n’est pas immédiatement amené par l’autre, des manifestations corporelles
doivent d’abord s’interposer entre eux » W. James
 Théorie de James-Lang des émotions

Réprimander par le patron que se passe-t-il : manif physio et par la suite émergence du
sentiment de la tristesse ou le contraire ? (cognition incarnée)

Etats mentaux puis réactions physio (cognitiviste)

 Réactions physio puis état mentaux (WJ)


2. Concepts principaux

Il existe plusieurs concepts de la cognition incarnée ; on s’intéresse à ces 2 là

a. Mémoire unitaire = Profondeur de traitement (cognitivisme : mémoire fragmentée,


de registres) une seule est unique mémoire = mémoire du corps ; cette conception a
mis du temps à s’imposer. Il en existe plusieurs modèles :
- Illustration et non pas un modèle Craik et Lockart (1972) : Profondeur de traitement
N’est pas exactement un modèle de la CI mais une illustration de celle-ci
Registre unique pour la mémoire, mémoire unitaire , continuum de traitements

Craik et Lockhart (1972) : La mémoire est unitaire, c’est un continuum de traitements


allant des traitements superficiels aux traitements profonds

o
Traitements superficiels = traitement des caractéristiques physiques tq
forme , couleur
o Traitements profonds = sémantique (sémantique des objet) : traitements de
caractéristiques sémantiques cas dans le quel la mémorisation est meilleure
→ La mémorisation est favorisée par des traitements profonds
Importance du coût
et de profondeur le

Expérience de Craik et Lockhart : Les différents types de questions :

▪ Typographique = superficielle (visuel)


▪ Phonétique
traitement

▪ Structurale
▪ Catégorielle
▪ Sémantique = (définition)

Apprentissage implicite lorsque l’on ne sait pas qu’il s’agit d’une tâche de mémoire.

NOTES (LICENCE STAPS) : L’apprentissage n’est pas la mémoire, il faut favoriser des apprentissages
implicites car permet de mieux performer dans le cas d’une situation de stress ou de surcharge
attentionnelle (ex compétition = déstabilisant)

Type de Superficiel=Typographique Phonétique Sémantique


traitement=Associations
% de souvenir des mots 20% 30% 40%
correctement rappelés

Il y a une amélioration de la performance en fonction de la profondeur de traitement. Plus le


traitement est profond plus il est efficace mais est plus couteux sur plan cognitif et énergétique et
temps mais bénéfique car enracine profondément la connaissance. Ainsi une démarche active dans
l’apprentissage de la connaissance est coûteuse mais a un effet positif dans l’enracinement profond
de la connaissance et donc amélioration de la performance.

Critique de l’expérience : cela est causée sur quoi on dirige notre attention, effet de l’attention =
effet attentionnel et non pas un effet de profondeur de traitement
Expérience de Strnad et Muller

- 2 VI à 2 modalités
- VD = ce que m’on mesure soit ici le nb de visage correctement reconnus

Observations et conclusions de cette expérience : Différence des résultats en fonction de l’attention


et avertissement des sujets

→il y a un effet de l’attention

→effet du niveau de traitement sur les perf su sujet (profond superficiel)

Bilan de cette partie : il existe 1 seul registre de mémoire (mémoire unique) avec 2 processus

1. Attentionnel (être informé qu’il faille retenir l’info ou non et qui entraine des traitements)
2. Profondeur de traitement

Question de l’oubli, a quoi il est lité ? → traitement superficiel et attention faible ; il faut se mettre
dans des conditions d’apprentissage pour pouvoir apprendre sur le long terme

b. Damasio (1994)La simulation/mémoire sensori-motrice (modèle de ref)

Mémoire unitaire = ?

Perception objet →activation auto détecteurs de traits multiples.

chaque détecteur correspond à des structures neuro = modalités particulières :

- Auditives : hauteur, fréquence du son


- visuelles : couleurs, taille, forme, clarté ,brillance
- Motrices : comment je fais avec mon corps

Modal =
correspondant à
une modalité
sensorielle
particulière

Connaissance =

Les aires sont des topologies de neurones = populat° de neurones qui va coder l’état d’activation des
détecteurs de traits
1. Perception du téléphone
2. Activation des systèmes sensoriels : détecteurs de traits
3. Les détecteurs de traits vont coder une info=activation
4. Qui va être à un état sup = état modal = cartographie de l’activation neuro particulière
5. Formation d’une connaissance modale = état modal et stocker l’état d’activation
6. Etat multimodal : Zone de convergence : 3eme couche de neurone = étage neuronal qui
enregistre les captures d’activation

Damasio propose une connaissance tq une représentation sensorielle et motrice de ce que l’on
peut faire et ce que fait l’objet de nous. Il n’y a donc pas différents types de mémoires.

Par conséquent il y a un stimulus sui va être représenté à un niveau neuronal pour savoir ce que
me fait et ce que je peux faire de l’objet. On se représente le monde de manière sensorimotrice
3. La simulation sensori-motrice = un des concepts
➔Notre cerveau stocke un répertoire de réponse sensori-motrice il existe alors une
mémoire sensori-motrice

C’est le fait de réactiver des réponses sensori-motrices associées à une notion, à la connaissance
d’une chose. Le stimulus est stocké spis forme de réponse s-m (sensori-motrice)

Similation s-m = processus de récupération de l’info ; simulation au niveau des potentiels s-m ce que
l’on peut potentiellement ce que l’on peut me faire ou ce que je peux faire avec l’objet en question.

Exemple : téléphone

Lire le mot téléphone -> réactiver la connaisance stockée dans les zones de convergences-> simuler
l’ensemble des connaissance s-m dans état modal au niveau des aires associatiaives et des capteurs
de traits. téléphone stocker dans les zones de pcnvergences elsoit l’ensemble de
→ La simulation s-m

Processus de récupération et qui réactive nos expériences passées

Contrairement à l’approche cognitiviste , il n’y a plus de différence de processus entre stockage et


récupération. Ainsi parfois ces deux processus peuvent s’emmêler

Exemple de la Madeleine de Proust , souvenir sui nous replonge dans une situation particulière et
donc réactive l’ensemble des connaissances que l’on a

C’est un processus qui nous replonge dans des expériences passées. Parfois il peut replonger dans
des expériences passées ou bien parfois il s’agit d’une illusion et pas d’une réalité objective.

YTB : illusion auditive : effet McGurk

- Il est facile de séparer, dissocier ce que l’on voit de ce que l’on entend mais ce n’est pas
toujours le cas.
- Le fait de voir influence ce que l’on entend , selon la modalité sur laquelle on se concentre le
son change.
- Le cerveau mélange, combine les 2 modalités provenant des détecteurs de traits de chacun
des sens.
Expérience : Rubber hand illusion = Illusion de la main en caoutchouc

William James : « le courant de la conscience ne cesse de se creuser un lit à travers la multitude de


nos impressions sensorielles, comme le ferait un petit ruisseau à travers une large prairie émaillée de
fleurs » = Notre esprit, pensée traverse les impressions sensorielles que lui transmet le corps

→ Prolongement de notre corps au travers des objets

Partie 4 et Partie 5 à faire.

4. Les simulations = expériences illustrant que la pensée est régie par des stimulations
sensorimotrices.
a. Visuelle

Expérience de Zwann et ses collaborateurs (Stanfield & Yaxley) en 2002

Lorsque l’on pense, lit des objets = simulation d’aspects perceptifs

Lecture de phrases :

« Un œuf est dans le frigo » phrase de référence

« Un œuf est dans la poêle »

Dans un cas compatibilité avec phrase de référence dans l’autre non.

Variation du temps de réponses selon ce à quoi le sujet est habitué , Plus court en cas de
compatibilité. Lorsque l’on lit une phrase il y a une simulation de la situation visuelle et sensorielle en
vue de construire une image visuelle.

« Il plante un clou au mur »

→ Ainsi possibilité de simulation visuelle sur le plan de la forme, de la couleur, orientation des
objets.
b. Motrice

Expérience de Tucker et Ellis en 1998

Catégorisation des objets avec réponse pleine main ou 2 doigts

Artificiel (construit par l’Homme) ou naturel

Même expérience en présentant des mots et pas des objets et l’on retrouve les même résultats.

Mots = codes symboliques

Spivey, Tyler, Richardson & Young (2000) :

Lorsque l’on traite de l’info linguistique on continue à traiter l’info en activant les aspects s-m décrits
par la situation.

Expérience sac à dos de Profitt et al. (= ses collaborateurs) (2003)

Expérience hall super marché de Bargh et al. (2003)

c. Emotionnelle

Expérience de Chen & Bargh (1999)

Présentation de mots à valence positive(flexion = ramener vers soi) ou négative(extension = mise à


distance)

→ Lorsque l’on perçoit il y a des réponses d’approche et d’évitement et ses comportements vont
venir affecter la façon de percevoir son environnement

Expérience de Cacioppo (1993)

→ Le fait d’avoir un comportement moteur particulier influence sur la perception des objets

Expérience de Strack, Martin & Stepper (1996)

Expérience de Casasanto (L2)

Nos expériences motrices affectent notre façon de nous représenter affectivement notre
environnement

En bref : la cognition incarnée c’est la perception d’un stimulus qui va venir activer un ensemble
de rféponses s-m qui vont être capturées et former la connaissance que l’on a de ce stimulus et le
simple fait de penser va réactiver cette connaissance va permettre de reconnaitre et comprendre
et ainsi agir de façon adaptée à son environnement

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