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ENP\GI Module : PL

1ère année Enseignant : Mme Ait bouazza

Chapitre3 : Notions fondamentales de la PL


Notion de base et solution de base
Soient
𝐴 : 𝑢𝑛𝑒 𝑚𝑎𝑡𝑟𝑖𝑐𝑒 𝑛 ∗ 𝑚 𝑚𝑎𝑡𝑟𝑖𝑐𝑒
𝐶 : 𝑛 𝑣𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒
𝐵 : 𝑚 𝑣𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑙𝑜𝑛𝑛𝑒
Considérons le PL écrit sous la forme standard
𝑍(max ) = 𝐶 ∗ 𝑋
{ 𝑆/𝐶 tel que rgA=rg(A,B)=n
𝐴∗𝑋 =𝐵

Définition
On appelle base de (P) du système 𝐴 ∗ 𝑋 = 𝐵 un ensemble 𝐽 ⊆ {1 … . 𝑚} d’indices de
colonnes tel que 𝐴 𝐽 soit carré régulière.
Remarque :
Si J est une base alors :
i. 𝐴 𝐽 est dite matrices de base associe à J.
ii. Les indices j (respectivement les colonnes, respectivement les variables 𝑥𝑗 ) sont de
base si 𝑗 ⊂ 𝐽 𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑟𝑠 𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑠𝑖 𝑗 ⊂ 𝐽 ̅ .
iii. Le système 𝐴 ∗ 𝑋 = 𝐵 peut s’écrire 𝐴 𝐽 ∗ 𝑋𝐽 + 𝐴 𝐽 ̅ ∗ 𝑋𝐽 ̅ = 𝐵
iv. A la base J on peut associe la solution
𝑥𝐽 = (𝐴 𝐽 )−1 ∗ 𝑏
{
𝑥𝑗̅ = 0

Définition
Soit J une base de P
 Le solution 𝑥𝑗 = (𝐴 𝐽 )−1 ∗ 𝑏 est appelée solution de base associe à J.
 La solution 𝑥𝑗 associée à J est dite dégénérée si 𝑥𝑗 contient des composantes nulles.

Notion de pivotage :
Définition
Un PL (P) est dit écrit sous forme canonique par rapport à une base J si les deux conditions
suivantes sont vérifiées
i. 𝐴 𝐽 est à une permutation près de colonne
ii. 𝐶𝐽 = 0
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Exemple1
𝒁(𝒎𝒂𝒙) = 𝟐 ∗ 𝒙𝟏 + 𝟐 ∗ 𝒙𝟐
𝑷𝟏 { 𝒙𝟏 + 𝒙𝟐 + 𝒙𝟑 = 𝟐
𝒙𝟏 − 𝒙𝟐 + 𝒙𝟒 = 𝟏
1 0
Soit 𝐽 = {3,4} , 𝐴 𝐽 = ( ) 𝑒𝑡 𝐶 𝐽 = (0,0)
0 1
D’où P1 est écrit sous forme canonique par rapport à la base 𝐽 = {3,4}.
Exemple2
𝒁(𝒎𝒂𝒙) = 𝟐 ∗ 𝒙𝟏 + 𝟐 ∗ 𝒙𝟒
𝑷𝟐 { 𝟐 ∗ 𝒙𝟏 + 𝒙𝟑 + 𝒙𝟒 = 𝟐
𝒙𝟐 − 𝒙𝟒 = 𝟒
1 0
Soit 𝐽 = {3,2} , 𝐴 𝐽 = ( ) 𝑒𝑡 𝐶 𝐽 = (0,0)
0 1
D’où P2 est écrit sous forme canonique par rapport à la base 𝐽 = {3,2}.
Méthode de gauss Jordan
Soit 𝐴 ∗ 𝑋 = 𝐵
𝑎11 ∗ 𝑥1 + 𝑎12 ∗ 𝑥2 + ⋯ . . . +𝑎1𝑘 ∗ 𝑥𝑘 + ⋯ . . +𝑎1𝑛 ∗ 𝑥𝑛 = 𝑏1
𝑎21 ∗ 𝑥1 + 𝑎21 ∗ 𝑥2 + ⋯ … + 𝑎2𝑘 ∗ 𝑥𝑘 + ⋯ . . +𝑎2𝑛 ∗ 𝑥𝑛 = 𝑏2

𝑎𝑖1 ∗ 𝑥1 + 𝑎𝑖1 ∗ 𝑥2 + ⋯ … + 𝑎𝑖𝑘 ∗ 𝑥𝑘 + ⋯ . . +𝑎𝑖𝑛 ∗ 𝑥𝑛 = 𝑏𝑖

𝑎𝑙1 ∗ 𝑥1 + 𝑎𝑙2 ∗ 𝑥2 + ⋯ … + 𝑎𝑙𝑘 ∗ 𝑥𝑘 + ⋯ . . +𝑎𝑙𝑛 ∗ 𝑥𝑛 = 𝑏𝑙 (∗)

{ 𝑎𝑚1 ∗ 𝑥1 + 𝑎𝑚2 ∗ 𝑥2 + ⋯ . . . +𝑎𝑚𝑘 ∗ 𝑥𝑘 + ⋯ . . +𝑎𝑚𝑛 ∗ 𝑥𝑛 = 𝑏𝑚


Soit 𝑎𝑙𝑘 ≠ 0
 Pour éliminer la variable 𝑥𝑘 de la ieme équation, il suffit de multiplier l’équation (*)
par (−𝑎𝑖𝑘 ) et de l’ajouter à l’équation i.
 On refait la même équation jusqu’à élimination de la variable 𝑥𝑘 de toutes les
équations 𝑖 = 1 … … 𝑙 − 1, 𝑙 + 1, … … 𝑚.
 En poursuivant de la même manière, nous allons résoudre le système par rapport au m
inconnus et en supposant que ces m inconnus soient les premières inconnues, nous
obtenons le système explicité suivant :
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𝑥1 + 0 + ⋯ … … … … … + 0 + 𝛼1𝑚+1 ∗ 𝑥𝑚+1 + ⋯ . . . … . . +𝛼1𝑛 ∗ 𝑥𝑛 = 𝑏1
𝑥2 + 0 + … … … . … + 0 + 𝑎2𝑚+1 ∗ 𝑥𝑚+1 + ⋯ … … . +𝛼2𝑛 ∗ 𝑥𝑛 = 𝑏2

+𝑥𝑚 +𝛼𝑚𝑚+1 ∗ 𝑥𝑚+1 + ⋯ . . +𝛼𝑚𝑛 ∗ 𝑥𝑛 = 𝑏𝑚


{

En annulant les variables hors base nous obtenons une solution 𝑋̅ = (𝑏1 . … . . 𝑏𝑚 , 0 … 0)
Solution de base réalisable :
 Nous considérons que 𝑏𝑖 ≥ 0
 On choisit comme colonne pivot une colonne dans laquelle au moins un coefficient est
positif, et supposons que la colonne k possède plus d’un coefficient strictement positif
et que ce soit une colonne pivot.
𝑏𝑖
 Pour déterminer une ligne pivot, on calcule le min , 𝑎𝑖𝑘 > 0 dans ce cas-là la lième
𝑎𝑖𝑘
ligne sera la ligne pivot.. et par les formules de gauss, on élimine l’inconnue 𝑥𝑘 des
autres équations.
Si le système est résolu par rapport à m inconnue par cette règle, nous obtenons alors une
solution de gauss réalisable.
Exemple

𝒙𝟏 + 𝒙𝟐 + 𝟐 ∗ 𝒙𝟑 + 𝒙𝟒 = 𝟒
{𝟐 ∗ 𝒙𝟏 + 𝟑 ∗ 𝒙𝟐 + 𝒙𝟑 + 𝒙𝟒 = 𝟏𝟎
𝟑 ∗ 𝒙𝟏 + 𝟒 ∗ 𝒙𝟐 + 𝟒 ∗ 𝒙𝟒 = 𝟏𝟓
1 0 8 0 1
1 1 2 1 4 1 1 2 1 4 1 0 5 2 2 9
(2 3 1 1|10) ̃ ( 0 1 − 3 − 1|2) ̃ ( 0 1 − 3 − 1|2) ̃ ( 0 1 − ⁄2 0|5⁄2)
3 4 0 4 15 0 1 −6 1 3 0 0 −3 21 0 0 −3⁄ 1 1⁄2
2

D’où 𝑋̅ = (1, 5⁄2 , 0, 1⁄2 ) est une solution de base réalisable.

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