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HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES

COURS DE M. DÉMAREST
1° semestre 2020 - 2021
Corrigé de l’examen blanc – 19/11/2020

La note sur 30 points sera ramenée sur 20.


PARTIE 1 - Séries à choix unique (1 point par série)

* RÈGLES :
- Dans chaque série de trois affirmations, soit une affirmation est vraie et
les deux autres sont inexactes, soit toutes les affirmations soient vraies
mais une seule correspond au début de phrase donné.
- Lorsqu'une affirmation est fausse, elle ne comporte qu'une seule erreur.
- Les éventuelles précisions données entre parenthèses sont exactes (pas
de pièges).
- Dans chaque série vous ne devez cocher qu'une seule case, celle de la
réponse exacte.

1. La loi de Wagner (1872) stipule que … VRAI


a) l’État remplit trois fonctions principales : allocation,
redistribution, régulation (politique macroéconomique).
b) le progrès économique et social s’accompagne d’une hausse X
des dépenses publiques en % du PIB.
c) l’État doit défendre les industries naissantes, avant d’ouvrir
l’économie nationale au libre-échange.

2. Sur la longue période, dans les pays riches, la part du PIB VRAI
prélevée sous forme de prélèvements obligatoires ...
a) est une fonction continue croissante du niveau de PIB.
b) a augmenté jusqu’aux années 1980 avant de décliner.
c) a augmenté au début du XXe siècle puis s’est stabilisée à des X
niveaux différents selon les économies.
3. L’effet boule de neige désigne ... VRAI
a) le fait qu’une dette publique trop élevée « gèle » la croissance
économique, la paralyse.
b) le fait que le taux d’intérêt accroît le montant du capital à
rembourser.
c) le fait que le taux d’intérêt rend la dette de plus en plus grosse, X
surtout s’il s’élève significativement.

4. L’effet d’éviction désigne le fait que la hausse de la dette VRAI


publique ...
a) évince les emprunteurs privés (entreprises, ménages) en X
provoquant une hausse générale des taux d’intérêt.
b) décourage de nouveaux prêteurs sur le marché des capitaux.
c) encourage de nouveaux prêteurs sur le marché des capitaux.

5. Une politique de relance budgétaire risque d’accroître les VRAI


importations et donc le déficit commercial. Ce risque peut être
compensé ...
a) par une relance concertée du pays et de ses principaux X
partenaires commerciaux.
b) par le financement du déficit budgétaire par émission de dette
(publique) perpétuelle.
c) par le financement du déficit budgétaire par la banque
centrale.
PARTIE 2 - Séries à choix multiples (2 points par série)

* RÈGLES :
- Chaque affirmation proposée peut être vraie ou fausse.
- Chaque réponse exacte rapporte un demi-point.
- Deux erreurs ramènent la note à 0,5/2, trois erreurs à 0/2.

11. Sur la longue période, dans les pays (aujourd’hui) VRAI FAUX
riches, l’évolution du niveau général des prix est
caractérisée...
a) par des hausses continues, à des rythmes variables selon X
les périodes, sans aucune baisse.
b) par une alternance de hausses et de baisses, selon les X
découvertes de métaux précieux.
c) par une baisse continue, à des rythmes différents selon
l’ampleur des gains de productivité réalisés dans X
l’agriculture et l’industrie.
d) par une longue stabilité, puis par des hausses
importantes depuis la révolution industrielle, puis par un X
retour à des hausses faibles aujourd’hui.
PARTIE 3 - Questions à réponses rédigées

* CONSIGNES :
– Répondez sur la feuille d'examen.
– Ne faîtes pas d'introduction.
– Organisez vos idées en plusieurs paragraphes séparés.

13. Indiquez deux menaces que peut faire peser la dette publique sur
l’économie et deux raisons de les nuancer. (3 points)
Cf le cours. Deux menaces parmi :
- (1) Le déficit commercial si le pays relance mais pas ses partenaires
commerciaux, car les importations du pays vont alors s’élever et
provoquer un déficit commercial.
- (2) L’effet boule de neige si les taux d’intérêt s’élèvent rapidement.
C’est ce qui est arrivé à la Grèce en 2010, lorsque ses créanciers ont
perdu confiance dans sa capacité à rembourser.
- (3) L’effet d’éviction : lorsqu’un Etat emprunte massivement sur le
marché des capitaux, il provoque une montée générale des taux
d’intérêt qui pénalise les emprunteurs privés, à savoir entreprises et
ménages, voire il les prive de capitaux empruntables. Ceux-ci sont
écartés, évincés, des bonnes conditions d’emprunt.
- (4) Si les ménages font des anticipations rationnelles (R. Lucas), dès
qu’ils assistent à une relance budgétaire ils anticipent une future
hausse des impôts, qui sera nécessaire pour rembourser la dette. De
ce fait, la relance est stérilisée, car le recul de dépense des ménages
compense le surcroît de dépenses de l’Etat. Résultat : pas de relance
et une dette publique accrue.
Deux nuances, qui y répondent, parmi :
- (1’) Si les gouvernements des pays proches s’entendent pour faire
des relances concertées, les importations des uns et des autres se
compensent et les déficits commerciaux n’apparaissent pas (ou
son limités).
- (2’) Aujourd’hui les taux d’intérêt sont très bas et devraient les
rester durablement : les banques centrales ont inondé les marchés
de liquidités (càd qu’elles ont prêté presque sans limite aux
banques commerciales à des taux très bas ou nuls). En 2010, la
Grèce a été sauvée par la BCE, qui a racheté leurs créances sur la
Grèce aux banques commerciales (principalement allemandes et
françaises). Ce faisant, elle a aussi sauvé lesdites banques et l’euro,
qui aurait pu éclater sinon (la sortie de la Grèce pouvant en
provoquer d’autres, en cascade : Italie, Espagne voire France).
- (3’) L’effet d’éviction est principalement théorique. Aujourd’hui, il
y a abondance de liquidités (de fonds prêtables) sur les marchés
financiers, qui sont aujourd’hui mondiaux. Pour preuve, les
gouvernements français et allemand empruntent depuis mi-2019
à des taux négatifs ( !) pour leurs emprunts à 10 ans.
- (4’) L’effet Ricardo-Barro est lui aussi principalement théorique :
pour accroître leur épargne, encore faudrait-il que les ménages
sachent quand le (futur) gouvernement augmentera les impôts, et
si leur catégorie de revenu sera ou non concernée (TVA =/= impôt
sur les revenus des classes moyennes =/= impôt sur les hauts
revenus ou les transactions financières =/= taxe carbone, etc). Cet
effet est toujours l’objet de débats entre économistes.

14. Expliquez quelles sont les causes possibles de l’inflation ? (4 points)


Cf le cours : inflation par la demande (supérieure à l’offre), par les coûts
(ex : choc pétrolier, hausse brutale du smic), par la course salaires-profits
via les prix (ex : inflation « rampante » de la fin des années 1960), inflation
par la création monétaire excessive (qui accompagne en fait l’inflation par
la demande).