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PLAN

Introduction

I. Généralité sur l’investissement


A. Notion comptable
B. Notion économique
C. Notion financière
D. Classification des projets d’investissement et les types d’investissements
1. Classement par nature
2. Classement par objectif
3. Classement par risque et secteur
II. Processus décisionnel de l’investissement
A. L’acte de l’investissement
B. Le financement de l’investissement
C. Le processus décisionnel
III. Les choix de l’investissement des entreprises
A. Le choix de l’investissement en avenir certain
1. Critère sans actualisation
2. Critère fondé sur l’actualisation
B. Le choix de l’investissement en avenir incertain non probabiliste
C. Le choix de l’investissement en avenir aléatoire
IV. Le choix des modes des financements

Conclusion

Bibliographie
Introduction
Dans son processus de développement, l’entreprise cherche à maximiser son profit quel que soit la

nature de l’activité à laquelle elle appartient (agriculture, industrie o u service), e l l e investit

dans d e s i d é e s nouvelles et des n o u v e l l e s installations qui vont renforcer la croissance

économique du pays et la prospérité du peuple d’où l’importance de la décision d’investissement.

Cette décision est la plus important dans la vie de l’entreprise par ce qu’elle est quasi-irréversible et

mette en jeu des capitaux énormes ainsi qu’elle nécessite une stratégie bien adaptée aux besoins et aux

exigences environnementales de l’entreprise.

Alors pour vous faire comprendre le processus de prise de la décision d’investir dans une telle idée

ou telle machine ou de ne pas investir; nous sommes engagés dans ce developpement pour vous

présenter dans un premier temps l’ensemble des concepts concernant l’investissement avant de

passer dans chaque situation de choix de l’investissement (avenir certain, avenir incertain et

avenir aléatoire), en terminant avec un chapitre dans lequel nous expliquerons les modes de

financement qui sont des facteurs déterminants de choix d’investissement.

Donc ce travail vise à répondre à la problématique suivante : quels sont les critères de choix

d’investissement ainsi que les modes de financement

I.Généralité sur l’investissement


Dans sa conception générale, un investissement est considéré comme une transformation des ressources
financières en biens et des services.
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Cependant, cette conception générale de l’investissement se définit en tenant compte du contexte
dans lequel on est placé : comptable, économique ou financier.
On distingue trois visions de l’investissement :

A. Notion comptable de l’investissement


Pour un comptable, l’investissement se confond toujours avec immobilisation durable, ce qui donne lieu à la
notion de la durée de vie de ce dernier. À ce niveau on distingue :

 Des immobilisations liées à l’exploitation groupant l’investissement productif : les machines par exemple.
 Des immobilisations hors exploitation telles que :
- Des achats de terrains à des fins spéculatives.
- Des achats de titres de participation à des fins stratégiques.
- Diverses réalisations à caractères sociales.
Donc le comptable considère l’investissement comme une affaire de bilan.

B. Notion économique d’investissement


La notion du dirigeant est la dominante dans cette vision. Pour lui, tout investissement e s t un
sacrifice de ressources financières aujourd’hui dans l’espoir d’obtenir des recettes é t a l é e s dans le
futur et dont le montant e s t supérieur a u x dépenses occasionnées par la réalisation de cet
investissement.
Selon les termes de cette conception, on relève que l’accent est mis sur :
- L a durée de vie de l’investissement
- L e caractère productif de cet investissement (rentabilité, efficacité de l’utilisation des ressources)
- L ’ i n t r o d u c t i o n du risque

Donc, il est évident que la vision du dirigeant de l’investissement est plus large que celle du
comptable ; le premier considère comme investissement ensemble des ressources financières
mobilisées pour l’achat des biens d’équipement que celle relevant des compagnes de publicité,
de formation, de marketing…ces éléments sont conçues par le deuxième comme des charges
d’exploitation alors que le manager elles constituent des dépenses dont les effets se prolongent sur
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plusieurs année visant aussi bien le renforcement de la capacité de production que l’efficacité
des moyens de production.

D. La notion financière de l’investissement


L’objectif final de financier est le maintien, durant la vie de l’investissement, de l’équilibre entre ressources et
emplois. « Pour le financier, un investissement est u n emploi l o n g nécessitant u n financement long par des
capitaux permanents (capitaux propres et dettes à moyen et à long terme) et doit générer des revenus (recettes) afin
de se rembourser (objectif minime) sur sa durée de vie ».
Comme celle du comptable, cette définition est centrée sur le temps mais elle est plus générale et englobe :
- L e s immobilisations au sens comptable liées ou non à la production ;
- L e s dépenses classées par le comptable comme charge d’exploitation et qui correspondent au sens
économique du terme à des investissements ;
- L e s immobilisations c o r r e s p o n d a n t aux besoins de fonds de roulement (BFR).7

On constate donc que la notion de l’investissement est plus large et s’attache à saisir ce dernier dans une conception
plus globale

E.Classification des projets

d’investissement et les types

d’investissement
Après cet aperçu rapide sur les différentes notions de l’investissement, une présentation brève sur les différents
types d’investissements ainsi leur classement ne fait que préciser d’avantage ces derniers.
En matière d’investissement, on distingue trois types de classement :
1. Classement par nature
Ce type de classement comprend trois types d’investissement
- L e s investissements corporels qui de matérialisent par les investissements industriels ou de nature
commerciale e t qui se dégage d a n s d e s actifs physiques.
- L e s investissements incorporels représentés par exemple par des droits de Bail, brevet, licence ou des
charges ayant un impact dans le futur telles que les d é p e n s e s de la formation et du perfectionnement
du personnel, marketing …etc.
- Les investissements financiers constitués p a r l e s pl ac em en ts e t éventuellement par la prise
du pouvoir financier dans d’autres entreprises.

2. Classement par objectif


2
L’entreprise pourrait engager cinq types d’actions donnant lieu à des investissements :
 Maintenir les c a p a c i t é s de p r o d u c t i o n existantes en p r o c é d a n t à d e s investissements de
remplacement
 Obtenir un accroissement de la capacité de production et d’expansion pour faire face à une demande élevée.
 Améliorer sa productivité et pousser à la modernisation
 Diversifier sa production et améliorer la fonction de l’innovation.
 Créer les conditions réglementaires en matière de sécurité, d’hygiène… etc.
 Améliorer l’ambiance de travail et le climat social.
 Investissement et recherche de développement.

Selon l’objectif recherché, trois types d’investissements se dégagent donc :


 Investissement directement productif correspondant aux trois premières actions.
 Investissement obligatoire.
 Investissement stratégique.

3. Classement par risque et par secteur


Classement par risque : en générale, les investissements à haut risque sont des investissements de capacité ou
d’innovation e u égard à leur liaison au marché qui est en avenir incertain.
Par c o n t r e , ceux à f a i b l e risque sont l e s investissements relevant de l a modernisation ou de
l’amélioration de la productivité.
Classement par secteur : on distingue, généralement, deux type d’investissement :
- Investissements publics : sont liées à l’État.
- Investissements privés : investissements relevant au secteur privé

 Processus décisionnelle de l’investissement


Il es t important , après cette b rè ve d é f i n i t i o n de l ’i n v est i ss em en t et sur sa classification, de savoir
c o m m e n t se déroule le processus d é c i s i o n n e l en matière d’investissement.

A. L’acte de l’investissement
La décision d’investissement engendre plusieurs intérêts qu’une simple étude d’opportunité ou technique peut les
mettre en évidence. Ainsi, les études technico- économiques démontrent la possibilité de réalisation de
l’investissement et jugent la rentabilité de celui-ci.
À ces études technico-économiques s ’ a j o u t e n t d’autres composantes sociales
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(Emploi, formation, reconversion) ; fiscales et écologiques.
Ces éléments-là sont nécessaires avant la prise de la décision d’investissement pour vérifier :
 L a comptabilité et la cohérence des projets d’investissements entre eux.
 L ’ a n a l y s e d e la comptabilité des projets d ’ i n v e s t i s s e m e n t avec l a stratégie de
développement de l’entreprise.
 L e s priorités arrêtées en fonction des contraintes financières de l’entreprise.

B. Le financement de l’investissement
Comme on l’a dit au pare avant, l’investi ss ement constitue un emploi long nécessitant des capitaux permanents.
Les sources de financement sont donc :
 L ’ a u t o f i n a n c e m e n t composé des diverses réserves constituées a u cours de l’exercice a p r è s impôts et
distribution d e s dividendes, des dotations en compte d’amortissement et des provisions.
 Le désinvestissement c o n s i d é r é c o m m e la transformation e n b i e n s Matériels ou immatériels des
capacités oisives.
 Les capitaux extérieurs : emprunts bancaire ou obligatoires, accroissement de capital ou subvention
des équipements.
Le montant de l’investissement doit être déterminé d’une manière précise du fait que les capitaux sont limités.
Alors qu’en matière des affaires, les capitaux investis doivent être rémunérés d’où la nécessité des calculs de
rentabilité prévisionnelle d e s projets d’investissement. En général, les investissements do n t la rentabilité e s t
inférieure o u coût du capital financier sont à évite

C. Le processus décisionnel
Chaque processus décisionnel en matière d’investissement comporte cinq étapes essentielles quel que soit l’horizon :
1) Détecter e t poser clairement l e problème, afin de t r o u v e r la bonne décision qui justifiera l’investissement.
2) Inventorier les solutions possibles.
3) Quantifier c h a cu n e des solutions possibles.
4) Prendre en considération des éléments non quantitatifs.
5) Choisir la solution optimale.

V. Choix de l’investissement des entreprises

A. Choix d’investissement en avenir certain


2
Les critères d’évaluation de la rentabilité d e s projets sont des indicateurs d e rentabilité g l o b a u x et
synthétiques qui ne peuvent garantir à l ’ i n v e s t i s s e u r l a réalisation des prévisions réalisées. La
validité du résultat dépend avant tout de la qualité des prévisions d’activité et des charges d’exploitation, de
l’estimation des cash- flows, ainsi que des hypothèses adoptées (durée de vie, valeur résiduelle, etc…).
L’évaluation de projets n’a pas pour but de prédéterminer avec certitude l a rentabilité attendue de l’investissement
mais permet simplement de situer le niveau de rentabilité attendue, et de classer l e s projets entre e u x , s a c h a n t
que les m ê me s hypothèses de travail ont été retenues pour tous les projets concurrents.
Parmi les critères d’évaluation retenus on distingue généralement :
 L e s critères dits techniques, industriels ou traditionnels qui ne font pas appel à L’actualisation des flux
financiers.
 L e s critères financiers fondés sur l’actualisation des flux de trésorerie o u cash-flows.

1. Critère sans actualisation

a. Le taux de rendement comptable :

Il rapporte la moyenne de la série des bénéfices comptables nets sécrétés par l’investissement pendant sa
durée de vie au capital investi, ce capital investi peut être :

 L e coût initial d’acquisition noté I ;

 L e capital moyen engagé pendant la durée de vie.

R = Résultat net comptable / I

Entre deux variantes de projets, sera choisie celle qui présentera le taux r le plus élevé. Toute variante ne sera acceptée
que si r est supérieur à une norme préfixée, c’est-à-dire un taux de rendement minimum exigé qualifié généralement
de taux de rejet noté (rj).

 C e critère présente l’avantage d’être facile et rapide car faisant référence à des données comptables
disponibles. Il permet des comparaisons hâtives et grossières, mais peu pertinentes.
 C ’ e s t un critère c e p e n d a n t ambigu e t très discutable. Il prend un résultat
2
Comptable biaisé par les principes d’enregistrement c o m p t a b l e s et fiscaux, peu représentatifs de la
rentabilité effective de l’investissement.

Le R.N.C n’est pas adapté pour l’appréciation correcte des flux de rendements dégagés par le projet
d’investissement.

b. Le critère du taux de rendement limité :

Il s’appuie sur la notion d’économie de coûts procurée par le projet. Ce critère considère que le rendement
de l’investissement correspond à l’économie de coût qu’il procure par rapport à l’exploitation de l’ancien
équipement.

2. Critère fondé sur l’actualisation

a. Le critère du délai de récupération actualisé (DRA)


Ce critère a pour objet de déterminer la période au terme de laquelle les flux de trésorerie produits par
l’investissement et actualisés au taux (a) pourront couvrir le capital investi. Ce critère s’appuie donc sur le
cumul des flux de trésorerie actualisés au taux (a) (coût du capital).

Exemple :
Années Dépenses Flux de (1+a)-t Val. actual. V.A
d’investi. trésorerie a =0,10 flux nets cumulée
0 100 0 1 -100 -100,00
1 5 40 0,909 -9,09 -109 ,09
2 70 0,826 +57,82 -51,27
3 70 0,751 +52,57 +1,30
4 50 0,683 +34,15 +35,45
5 60* 0,621 +37,26 +72,71
*y compris la V.R.

En assurant une rémunération d e 10 % les cash-flows dégagés couvrent l a dépense initiale au bout de 3 ans. Le délai
de récupération actualisé est de 3 ans.

a. Le critère de la valeur actuelle nette (V.A.N.)


Le critère de la V.A.N. consiste à rapprocher l e s cash-flows actualisés engendrés par le projet avec la dépense
d’investissement également actualisée, le cas échéant.
2
Un investissement est acceptable si sa valeur actuelle nette est positive, c’est-à- dire s’il contribue à accroître la valeur
actuelle totale de l’entreprise.
Pour calculer le critère de la VAN, il suffit de calculer la valeur actuelle des flux de liquidités futurs sécrétés par
l’investissement puis de soustraire le montant de l’investissement initial.
Désignons p a r C1 le flux de liquidités attendu de l’investissement pour la période t. Le montant de
l’investissement initial est de I0. Le taux d’actualisation considéré est de R1 pour un flux se produisant à la fin de la
période t.
 La VAN est de :

- I0
VAN =  C1 - I0

(1 + R)
1 t

La durée de vie de l’investissement étant de n périodes. L’investissement est accepté s’il permet d’accroître la
valeur de l’entreprise, c'est-à-dire si la valeur actuelle des flux de liquidités est supérieure au coût de l’investissement
I0.

a. Le taux interne de rentabilité

Le taux interne de rentabilité (TIR) correspond a u taux d’actualisation pour lequel la somme d e s flux
financiers dégagés par le projet est égale à la dépense
D’investissement.

En d’autres termes, le TIR désigne le taux d’actualisation qui rend nulle la

VAN.
2
Il s’agit alors de rechercher le taux d’actualisation i tel que :

Les règles de décision fondées sur le TIR sont simples :


 Dans le cas d’un projet unique, ce projet sera accepté si son TIR est supérieur au taux de rentabilité d e s
opportunités d e placement présentant des caractéristiques proches en terme de risque ;
 Dans le cas de sélection de projets, le projet à retenir sera le projet dont Le TIR sera le plus élevé.

a. Annuité équivalente
La technique de l’annuité équivalente consiste à déterminer l e montant des flux constants sur la durée de vie du projet
et perçus annuellement, dont la valeur actualisée au taux de rendement requis pour le projet est égale à la valeur actuelle
nette de celui- ci.

a. L’indice de profitabilité
L’indice de profitabilité (IP) répond au principe d e compensation s o u s forme d’un ratio proche de 1. Lorsque
l’entreprise est rationnée e n capital, elle a intérêt à choisir les investissements les plus rentables par unité de capital
investi.
Le critère retenu dans ce cas est l’indice de profitabilité q u i est le rapport entre la valeur actuelle des flux financiers
d’exploitation générés par le projet et le montant de l’investissement initial.
IP =Somme actualisée d e s flux financiers liés à l’exploitation / Somme actualisée des flux financiers associés à
l’investissement
Pour un investissement ponctuel réalisé l’année 0 (sans renouvellement ni valeur de liquidation)

 L ’ I P est un critère d’éligibilité, il est comparé à 1.


 Si IP est inférieur à 1, le projet n’est pas rentable,
 Si IP = 1, il y a indifférence entre l’investissement et un placement financier au taux égal au taux d’actualisation.

 Si IP est supérieur à 1, le projet est rentable.


 I P est un critère de comparaison : entre deux projets, on choisira celui qui a l’indice de profitabilité le
plus élevé.

Parfois, les critères VAN et IP ne conduisent p as à la même conclusion. Lorsque cela se produit, I P amène à choisir
l’investissement dont le montant initial est moins élevé que celui qui aurait été retenu avec la VAN.
B. Choix d ’ i n v e s t i s s e m e n t en avenir incertain non probabiliste

En avenir incertain, p o u r chaque p r o j e t , il e x i s t e a u t a n t de conséquences possibles que de situations


pouvant survenir. À chaque situation éventuelle correspond un flux monétaire déterminé.

Sur le diagramme suivant, on constate qu’a la date 1 il y a 3 éventualités (ou événements) c ’ e s t -à-dire
qu’il y 3 flux monétaires différents qui pouvant s e réaliser. Et ainsi de suite.

Si nous utilisons le critère de la VAN, nous aurons alors autant de valeurs actuelles nettes pour un même
projet qu’il y a de combinaison p o s s i b l e des différents événements.

0 1 3 n

CF
C CF

F CF CF

Io CCF CF

CF
I CF
0 CF
CF CF

CF
CF
Si les différents événements sont probabilisables, nous aurons une distribution de probabilités des cash-flows possibles
sur chaque période et nous dirons qu’on est en avenir incertain probabiliste (ou avenir incertain relatif). Si non,
on est d an s l a situation d e l’avenir incertain non probabiliste (ou d’incertitude absolue) o ù
l’investisseur ne peut plus probabilisé l e s différentes éventualités, il a dans ce cas recours à des critères subjectifs qui
sont baser sur son expérience et sur son intuition. Ainsi, l’investisseur attribue aux différentes situations et à leurs
conséquences une probabilité s u b j e c t i v e et son choix dépendra ensuite de son attitude face au risque perçu.
Ainsi on peut parler de l’incertitude absolue dans le cas où :
 Il est possible de recenser tous les événement (Ei) susceptibles d’affecter les cash-flows. Ces événements sont
connus dans la l i t t é r a t u r e économique sous le nom des « état de la nature ou état du monde ».
 Il est possible d’évaluer l e s projets d’investissement considérés dans le Cadre de chacun d e s événements
r e c e n s é s par le calcule d’un critère quelconque, comme par exemple le critère de la VAN (qui est le plus
utiliser).
 Il est impossible de déterminer la probabilité de chaque événement.
Ainsi, dans le cas de l’univers d’incertitude a b s o l u e , le problème c o n s i s t e à déterminer parmi un ensemble de
projets d’investissement celui qui doit être retenu ou simplement d’établir un classement de ces projets.
1. Critères extrêmes
a) Critère optimiste : MAXIMAX (maximum des maximums)
Pour ce critère, o n maximise la plus grande performance c’est-à-dire qu’on choisit pour chaque stratégie le résultat
le plus favorable et choisir le projet associé au meilleur de ces résultats.

b) Critère pessimiste de Wald : MAXIMIN (maximum des minimums)


Avec ce critère on cherche à maximiser les performances les plus faibles c'est-à- dire qu’on maximise le résultat
minimum obtenu pour chaque projet. D’un autre côté, ce critère nous permet de juger chaque projet sur la base de
l’état qui lui est le plus défavorable.

C. Autre Critères
 Critère de PASCAL.

L’utilisation de ce critère s u p p o s e que l’investisseur est neutre vis-à-vis du risque et nécessite le calcul de
l’espérance mathématique des résultats d e chaque projet. Pour ce calcule, il est nécessaire d’associé chaque état de
nature avec une probabilité de r é a l i s a t i o n . PASCAL choisie l e projet qu i maximise l ’ e s p é r a n c e
mathématique

 Critère de MARKOWITZ.
Ce critère vient compléter le critère de pascale, pour MARKOWITZ l’utilisation de l’espérance
mathématique ne peut seule permettre d’effectué le choix entre projets, il faut chercher le couple vcomposé par
l’espérance mathématique du projet et sa variance vis-à-vis au meilleur résultat de l’état de nature qui a la plus
grande chance de réalisation.

 Critère de BERNOULLI.

Ce critère cherche a maximisé la m o y e du l o g a r i t h m e népérien des performances. Donc pour


ce critère il faut calculer pour chaque projet la moyenne de l’utilité des performances conditionnelles. Pour
BERNOULLI, l’utilité est définie par la fonction logarithmique népérienne.

Pour l’utilisation de ce critère i l faut calculé « Bi = ∑ Pi ln Ri » avec « ln » fonction logarithmique, « Pi »


probabilité de réalisation associé à chaque é t a t d e nature, « Ri » résultat du projet selon l’état de nature. Ensuite
on choisit le projet qui maximise Bi.

C. Choix d’investissement en avenir aléatoire

En matière d ’ i n v e s t i s s e m e n t et d a n s u n univers i n c e r t a i n , contrairement à l’avenir non


probabiliste, l'avenir probabilisable e s t une situation dans laquelle il est possible de déterminer t o u t e s les valeurs
que peut prendre le cash-flow relatif à un exercice donné et d'affecter une probabilité d é t e r m i n é e à chacune
de ces valeurs. En d'autres termes, en avenir p r o b a b i l i s a b l e , chaque cash-flow d'un projet d'investissement est
une variable aléatoire dont on connaît la loi de probabilité.

Dans une telle situation plusieurs critères d'évaluation et de choix peuvent être utilisés.

. Le critère « espérance-variace »

En avenir probabilisable, il est possible de calculer l'espérance mathématique de

La VAN, E (VAN), ainsi que sa variance, V (VAN), et son écart-type, … ơVAN


E(VAN) permet d’évaluer la rentabilité, tandis que V(VAN) ou … ƠVAN

Donnent une mesure du risque.

L’évaluation et le choix des projets s'effectuent sur la base de ces deux critères et sont fonction de l'attitude du
décideur face au risque.

Dans la réalité, on simplifie le problème e n ramenant tous les événements possibles à 3 hypothèses
seulement :

 une hypothèse optimiste,


 Une hypothèse moyenne,

 Une hypothèse pessimiste,

Auxquelles on affecte une probabilité (plus ou moins subjective).

IV. Choix d e s modes de financement :

La d é c i s i o n de financement acquiert u n e importance p r i m o r d i a l e . Cette importance tient


sa place d u fait que le choix d’une politique de financement est étroitement lié à la rentabilité et au risque, et
permet au détenteur de l’entreprise (actionnaire) de d’augmenter au maximum la valeur de leur fonds.

Il existe une multitude de source de financement, dont le choix dépend de l’entreprise elle-même ainsi
que de sa p o l i t i q u e d’exploitation interne et externe, comment évaluer ces sources et comment en choisir la plus
rentable compte tenu de la situation de l’entreprise, c’est ce qui fera l’objet de ce chapitre.

Les différentes sources de financement


Il exis te fondamentalement trois familles de mode d e financement il s’agit notamment du
financement par :

 Fonds propres

 La capacité d’autofinancement

 Cession d’élément d’actif

 Augmentation de capital

 Quasi-fonds propres

 Titres participatifs

 Subventions

 Titres subordonnés

 Endettement.

 Prêts bancaires

 Emprunts obligataires
 Crédit-bail
Conclusion

Tous les investissements susceptibles d’être r é a l i s é s par une entreprise n e peuvent faire l’objet
d’une évaluation quantitative, les calculs de rentabilité financière ne concernent donc que l’investissement dit
productifs (techniques et financiers) pour lesquels il est possible d’estimer les gains attendus. Les autres
investissements sociaux (cantines, crèches, dispositifs anti-pollution…) ou intellectuels (recherche, formation
…) Sont d é c i d é s s u r l a base d’autres considérations comme la satisfaction du personnel, le respect de la
législation ou la préoccupation stratégique…

La m i s e e n œuvre d’une politique efficace d’investissement s u p p o s e que l’entreprise soit en


mesure de traiter correctement un certain nombre de problèmes communément r e n c o n t r é s comme à titre
d’exemple, la comparaison des projets ayant des durées de vie différentes (alternative, incomplète…) pour laquelle
les solutions habituellement préconisées sont les suivantes :

 renouvellement à l’identique des projets jusqu’à ce que leur durée de vie concorde (ppmc).

 réduction de la durée du projet le plus long au niveau de la durée de plus court avec estimation de sa
valeur résiduelle.

 utilisation d’un critère global (Vang, trig’ ipg), basé sur l’hypothèse de réinvestissement des
cash-flows à un taux du marché en raisonnant sur la base la plus longue.
Bibliographie

 Guide d e s choix d e d’investissement, Nathalie taverdet-popiolek, éditions d’organisation


2006 paris.

 Gestion f in an cièr e jan barreau et jacqueline Delahaye 8 eme édition decf


1999 paris.

 Décisions financières e t création d e valeur, Michel Albouy el economica 1ere


édition.

 Eléments de gestion financière, Youssef Jamal, édition 2008 almaarifa


marrakech.

 Décision de financement décision d’investissement elkbir el akri gesha 2008 Oujda.

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