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enspm Risques et précautions liés au matériel

FORMATION
INOUSTRIE MATÉRIEL THERMIQUE
Ingénieurs RÔLE, DESCRIPTION ET PRINCIPAUX TYPES DE FOURS
en sécurité
Industrielle

I - RÔLES DES FOURS . . . . .. . .. . . . . . . . .. . . . . .. . .. . .. . . .. . ... . .. . . .. .. . .. . . . . . . . . . . .. . .. . . . . .. . .. . . . . . . . .. .. . .. . . . . . . . .. ... . .. . .. .. . . . . . 1

II - PRINCIPAUX TYPES DE FOURS .. .. . ... . .. .. . . .. . .. . . .. . . . .. . . . .. . .. . .. . . . . . . . .. ... .. . . .. .. . .. . . .. .. . .. . .. . .. . .. . .. . .. . . . .. 2

Fours cylindriques verticaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2


Fours cabines à brûleurs sur la sole . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Fours cabines à brûleurs sur les parois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

III - RENDEMENT DES FOURS . .. . .. . . . . .. . ... . .. .. . ... . . .. . .. . . .. . . . . . .. .. . . . . . . . .. . .. . . .. . . . . . . .. ... . . . . .. .. . . . . . . . . .. . . . . . ... .. . . 5

Définition . .... .... . .... ..... .... . .... .... . .... ... . .... .: .. ..... ... .... .... ..... ..... ... . .... .... . .... ..... ..... .... . . ... ........ ..... ..... .... ... . . ..... ..... . 5
Paramètres dont dépend le rendement d'un four . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Possibilités et limites à l'amélioration du rendement d'un four . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .- S

IV - RÉPARTITION DE L'APPORT DE CHALEUR DANS LES DIFFÉRENTES ZONES


D'ÉCHANGE .. . .. . .. . .. . .. . .. . .. . .. . .. ... .. . . . . .. ... ... ... . .. . .. . .. . . .. . . . .. . . .. . . . . .. . .. . . . ... . .. .. . .. . . .. .. . .. . .. . .. . . . .... .. . .. .. . ..13

Apport de chaleur dans la zone de radiation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13


Apport de chaleur dans la zone de convection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Répartition de la chaleur dans la zone de convection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

V - CONSTRUCTION DES FOURS . . .. . . .. . .. .. . . .. . . . . ... .. . .. . . .. . . .. . ... . . . .. . .. . ... .. . . . . .. . . . . .. . .. . .. . .. . .. . .. . . . . .. ... . .. 14

Charpente et casing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Isolements réfractaires . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Zones d'échange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

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I - RÔLES DES FOURS
Dans la plupart des unités de raffinage ou de pétrochimie l'apport de l'énergie thermique requise par le
procédé se fait par l'intermédiaire de fours à chauffage direct dans lesquels l'énergie produite par la
combustion est transmise directement au fluide à réchauffer qui circule dans un serpentin tubulaire ou un
faisceau de tubes . Cela justifie l'appellation four tubulaire généralement donnée à ce type d'appareil .

Selon l'effet de l'apport de chaleur au fluide de procédé, on peut distinguer :

les fours de réchauffage de fluide sans changement d'état physique dans lesquels la
charge liquide ou vapeur ne reçoit que de la chaleur sensible .

C'est le cas par exemple

des fours des unités de reformage catalytique ou d'hydrotraitement de coupe de tète


de distillation du pétrole brut dans lesquels la charge déjà vaporisée à l'entrée du
four est portée à la température nécessaire au déroulement des réactions chimiques
sur les lits de catalyseur .

des fours "à huile chaude" (encore appelés chaudières) où un liquide caloporteur
reçoit l'énergie thermique qu'il cède ensuite dans des réchauffeurs

des surchauffeurs de vapeur indépendants des fours de vapocraquage quand la


vapeur produite dans les échangeurs de ligne de transfert n'est pas surchauffée
dans la zone de convection.

les fours de réchauffage de liquide avec vaporisation partielle que l'on rencontre en
particulier dans les unités de distillation : four de distillation atmosphérique ou sous-vide de
pétrole brut, four de rebouillage .
Dans ces fours, la charge reçoit de la chaleur latente pour atteindre le degré de vaporisation
requis .

les fours de réchauffage de fluide avec réaction chimique. Le faisceau tubulaire du four
peut alors être assimilé à un véritable réacteur chimique .

On rencontre ce type de four dans les unités de craquage thermique :

craquage thermique de distillats


viscoréduction de résidus
vapocraquage (fabrication d'éthylène)
reformage à la vapeur (fabrication d'hydrogène). Dans ce dernier cas un catalyseur
est déposé à l'intérieur même des tubes du faisceau .
II - PRINCIPAUX TYPES DE FOURS
II existe une grande variété de fours tubulaires qui diffèrent notamment par leur géométrie .

1 - FOURS CYLINDRIQUES VERTICAUX

La figure ci-dessous présente une vue écorchée d'un four cylindrique vertical.

Les brûleurs situes sur la sole du four réalisent le mélange air-combustible et la combustion .

Les flammes se développent dans la zone de radiation dans laquelle les tubes sont chauffés par
rayonnement . Au sommet de la zone de radiation, la température des gaz de combustion est de l'ordre
de 700 à 800 °C et de ce fait le rayonnement est plus faible.

Qc 2000 ENSPM Formation Industrie


La récupération de chaleur sur les fumées est poursuivie dans la zone de convection fonctionnant
comme un échangeur tubulaire . Les fumées refroidies sont rejetées à l'atmosphère par l'intermédiaire
de la cheminée.

Au cours de son trajet dans le faisceau tubulaire, le fluide de procédé parcourt successivement les
zones de convection et de radiation .

La charpente métallique et l'enveloppe métallique du four (le casing) sont protégées de la chaleur par
une isolation interne réalisée en briques ou béton réfractaires ou encore en fibres céramiques .

Les fours cylindriques verticaux sont caractérisés d'un point de vue géométrique par un axe de
symétrie vertical. Pour un four équipé d'un seul brûleur, celui-ci est situé au centre de la sole . Si pour
obtenir une puissance thermique élevée plusieurs brûleurs sont nécessaires, ceux-ci sont disposés sur
un cercle centré sur l'axe du four.

Selon la puissance thermique du four les dimensions des zones de radiation varient entre 1,5 m et 13
m de diamètre avec des hauteurs allant de 2,5 m à 25 m.

Les puissances thermiques les plus élevées de ces fours sont de l'ordre de 70 000 th/h ce qui
correspond à la combustion d'environ 7 tlh de combustible,
t'

2- FOURS CABINES À BRÛLEURS SUR LA SOLE


La vue ci-dessous présente un exemple de four cabine à tubes horizontaux .

ZONE DE
CONVECTION

ZONE DE
RADIATION

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II se distingue essentiellement du four cylindrique par l'existence d'un plan de symétrie ce qui
conduit à
disposer un grand nombre de brûleurs sur la sole pour réaliser un véritable rideau de flammes
dans le
plan médian de la zone de radiation .

La largeur de la zone de radiation est d'environ 6 m et


la hauteur de 10 à 15 m . La longueur du four dépend
de la puissance thermique par le nombre de brûleurs
qu'il est nécessaire d'installer . Elle peut atteindre 40 4
m
m. ô
w
0
Dans certains cas, pour limiter la longueur du four on
découpe la zone de radiation en deux cellules
disposées parallèlement et surmontées d'une zone de
convection commune (schéma ci-contre) .

Dans le cas de fours de faible longueur, les brûleurs peuvent être disposés sur les pignons

3- FOURS CABINES À BRÛLEURS SUR LES PAROIS


Certains procédés comme le vapocraquage exigent un apport de chaleur intense au faisceau tubulaire
et à un niveau de température élevé . Pour atteindre cet objectif il est nécessaire de répartir l'apport de
chaleur sur toute la hauteur du four ce qui conduit à disposer des brûleurs sur toute la surface de la
paroi.

Le faisceau tubulaire est alors situé dans le plan médian du four.

La zone de convection est utilisée pour préchauffer la charge et la vapeur de dilution et éventuellement
pour surchauffer la vapeur produite dans [es chaudières de trempe.

Chaudières
de trempe
Arrivées en zone
de radiation
charge + vapeur
A

ô
w
0

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III - RENDEMENT DES FOURS

1 - DÉFINITION

La notion de rendement d'un four apparaît par le fait que le débit de chaleur libérée aux brûleurs par la
combustion n'est pas intégralement transmis au fluide procédé . On constate en effet des pertes
thermiques qui ont essentiellement deux origines

les pertes par les parois du four (Q parois) sont dues aux imperfections de l'isolation
thermique par les matériaux réfractaires . Dans le cas des fours récents de grande
puissance thermique elles représentent 1 à 2 % de chaleur libérée aux brûleurs (Q entrée) .

Elles peuvent être beaucoup plus importantes dans le cas de fours anciens dont le
réfractaire est défectueux .

les pertes par les fumées (Q fumées) qui évacuent à l'atmosphère un débit de chaleur
relativement important représentant en général entre 5 et 20 % de celui qui est libéré aux
brûleurs .

Le bilan thermique du four s'exprime


Q entrée = Q absorbée + Q fumées + Q parois

Le diagramme ci-dessous donne une représentation graphique du bilan thermique

1à2%

Q entrée

Le rendement d'un four ïl (eta) est défini comme le rapport du débit de chaleur absorbé par le fluide
procédé au débit de chaleur fourni au four par la combustion (Q entrée) .

Q absorbée
Rendement ,
100
( D~0 ) Q entrée

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En utilisant le bilan thermique du four, le débit de chaleur absorbée peut encore s'exprimer

_- Q - Q pertes
Q absorbée entrée Q fumées -

L'expression du rendement devient

entrée - Q fumées - pertes


Rendement X 100
Q entrée

Soit encore

Rendement rl (%) =100 % - % pertes fumées - % pertes parois

2 - PARAMÈTRES DONT DÉPEND LE RENDEMENT D'UN FOUR

Le pourcentage de pertes par les fumées dépend de deux paramètres

l'excès d'air de combustion qui accroît le débit de fumées et diminue le rendement du


four. En effet, le débit d'air excédentaire consomme de l'énergie libérée aux brûleurs pour
s'échauffer de la température ambiante à celle de rejet des fumées .

La combustion en excès d'air se traduit par la présence d'oxygène dans les fumées en
teneur d'autant plus élevée que ('excès d'air est grand . Ainsi, le pourcentage de pertes aux
fumées dû à l'excès d'air peut être estimé par la relation approchée

Pourcentage de pertes aux


fumées dû à l'excès d'air

la température de rejet des fumées qui est d'autant plus élevée que la récupération
d'énergie est moins bonne et donc le rendement du four plus faible.

Le pourcentage de pertes aux fumées dû à leur température de rejet s'obtient


approximativement par

Pourcentage de pertes aux fumées dû à Température des fumées (°C)


leur température de rejet - 20

Les pertes par les parois quant à elles peuvent être estimées à 2 %.

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D

~2 -~ ,

Appliquées aux conditions de fonctionnement du four présentées ci-dessous, ces règles d'estimation
1
permettent d'évaluer son rendement.

133
F,,

e~9
21

ALIMENTATION
FUELOIL

VAPEUR
ASSISTANCE
g

ALMENTATION 0
FUEL GAS

Pertes par les fumées

- dues à l'excès d'air

- dues à la température de rejet

Pertes par les parois

pertes totales =

J
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3- POSSIBILITÉS ET LIMITES À L'AMÉLIORATION DU RENDEMENT D'UN FOUR

L'expression indirecte du rendement d'un four montre que celui-ci est affecté par des pertes de deux
natures

- pertes aux parois


pertes aux fumées

L'amélioration du rendement repose sur la réduction de ces pertes .

a - Réduction des pertes aux parois

Ces pertes peuvent être réduites par l'accroissement de l'isolation thermique . Cependant, leur niveau
actuel étant faible (1 à 3 %,) l'intérêt économique de cette solution est relativement limité .

L'utilisation de panneaux isolants installés derrière les réfractaires permet d'améliorer l'étanchéité
thermique .

b - Réduction des pertes aux fumées

Réduction de l'excès d'air

Cette réduction permet l'économie de combustible utilisé pour réchauffer l'air en excès de la
température ambiante à la température des fumées .

Elle rencontre cependant comme limite l'apparition d'imbrûlés dans les fumées auxquels
correspondent

une perte de chaleur de combustion (donc un nouveau type de dégradation du rendement)


un encrassement de la zone de convection réduisant son efficacité
un risque de post-combustion des imbrûlés présentant un danger pour le personnel et le
matériel

Les équipements de contrôles permettant d'apprécier l'apparition d'imbrûlés aux fumées sont
(planches pages suivantes)

- l'opacimètre, dans le cas de combustibles liquides


- l'analyseur de CO dans le cas de combustible gazeux

La réduction de l'excès d'air peut toutefois être obtenue

en utilisant des brûleurs soignés réalisant un bon mélange de l'air et du combustible, en


particulier, par la turbulence de l'écoulement imposé à l'air, celui-ci étant nécessairement
admis sous pression

en utilisant de l'air chaud préchauffé qui favorise la combustion .

Enfin, si la température de rejet des fumées est basse, la recherche de la combustion à bas excès d'air
présente un intérêt limité .

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OPACIMÈTRE À RÉFLEXION DE LUMIÈRE

Fibre optique émettrice .c


depuis boîtier électronique

Capteur amovible
acier inoxydable

Ciéflecteur

Gaine protectrice
vers boîtier
électronique

Fibre optique réceptrice


vers boîtier électronique

m
âW
0

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10

PRINCIPE DE L'ANALYSE INFRAROUGE


DE CO ET C02 DANS LES FUMÉES

100
e
C02 TRANSMISSION CO TRANSMISSION
I il I e _

20

0
Microns

Émetteur
infra-rouge

Miroir
tournant

® 8 0,=0co --~ Échantillon


o~r
00 , C9
Cellule Cellule
de Co+& F de
référence b®'
c
mesure
ca. 8

CIO e.
A-
Membrane

Détecteur ---

" Molécules gaz analysé

W
0 0
o Autres molécules a

D'après documentadon BECKMAN

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Dans le cas de brûleurs à air pulsé, l'air étant admis par un ventilateur, son débit peut être réglé par
action sur les ventelles à l'aspiration du ventilateur ou dans les gaines d'air au refoulement et être
asservi au débit de combustible . Toutefois l'asservissement doit être conçu pour éviter la formation
d'imbrülés pendant les phases de changement rapide du débit de combustible .

" Abaissement de la température des fumées

C'est le moyen le plus efficace d'amélioration du rendement du four : un abaissement de 20°C de la


température aux fumées correspond à un gain de rendement de l'ordre de 1 %.

L'obtention de plus basses températures aux fumées peut être réalisée par

l'extension de la surface de convection sur le fluide process .

Cette solution rencontre comme limite de température de rejet celle d'entrée du fluide à
réchauffer. En outre, il convient de ne pas oublier que l'augmentation de la quantité de
chaleur récupérée n'est pas proportionnelle à l'accroissement de surface d'échange .

la mise en place d'un service supplémentaire en zone de convection, par exemple une
génération de vapeur.

Cette solution ne présente d'intérêt que si le débit de vapeur produite n'est pas trop faible
(au moins 4 tih) et que le besoin de vapeur existe dans l'usine .

le préchauffage de l'air de combustion .

Cette solution présente l'avantage de disposer d'un fluide vraiment froid et utile au procédé
de combustion mis en ceuvre dans le four lui-même .

a
S
w
0

Ventilateur
de tirage

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Dans le cas où le combustible contient du soufre, l'abaissement de la température de rejet des fumées
rencontre comme limite le point de rosée acide à partir duquel apparaissent les problèmes de
corrosion sulfurique des surfaces métalliques d'échange .

Cette limite peut être repoussée si la corrosion est consentie ou si l'on a recours à des surfaces
résistantes à la corrosion (verre, tôle émaillée) .

Le diagramme ci-dessous indique l'évolution de la température de rosée acide des fumées en fonction
de la teneur en soufre du combustible et de la teneur en oxygène des fumées .

160
Teneur
Point
en soufre
de rosée
du combustible% '
des fumées 0
°C
2.42
140

120

100

80

60

FAM

Teneur en oxygène des fumées

La température de rosée acide des fumées ne constitue pas la limite inférieure de température
de rejet des fumées mais la température minimale à laquelle peuvent être portées les surfaces
d'échange sans problème de corrosion .

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IV - RÉPARTITION DE L'APPORT DE CHALEUR DANS LES DIFFÉRENTES ZONES


D'ÉCHANGE I

1 - APPORT DE CHALEUR DANS LA ZONE DE RADIATION


La part de la récupération en zone de radiation de la chaleur libérée aux brûleurs peut être estimée en
déterminant le rendement de la zone de radiation

pertes par les fumées

En négligeant les entrées d'air parasite dans la zone de convection, la teneur en oxygène des
fumées sortie radiation est égale à celle en pied de la cheminée . Cela conduit dans les
conditions de fonctionnement du four déjà présentées à un pourcentage de pertes dû à l'excès
d'air de
pertes dû à l'excès d'air =

Les fumées quittant la zone de radiation à la température mesurée à la voûte (ou bridge-wall) il
correspond un pourcentage de pertes dû à la température des fumées égal à

pertes dû à la température des fumées = 2~ =

pertes par les parois

En admettant qu'elles sont localisées dans la zone de radiation, zone la plus chaude du four, le
pourcentage de pertes par les parois est donc de
pertes par les parois =

Les pertes totales de la zone de radiation sont donc de : + - °ô

Le rendement de la zone de radiation est donc égal à

Cela signifie que l'énergie transmise en radiation représente % de l'énergie libérée aux brûleurs.

2- APPORT DE CHALEUR DANS LA ZONE DE CONVECTION

On sait déjà que le rendement du four est de %, ce qui signifie que % de la chaleur libérée aux
brûleurs est transmis dans les différentes zones d'échange .

Puisque % sont transmis en zone de radiation, le reste, soit % est transmis en zone de
convection .

3- RÉPARTITION DE LA CHALEUR LIBÉRÉE AUX BRÛLEURS

La répartition de la chaleur libérée aux brûleurs s'établit aussi

- zone de radiation

- zone de convection

- pertes

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14

V- CONSTRUCTION DES FOURS

1 - CHARPENTE ET CASING

La charpente , véritable ossature du four, est réalisée en profils sur lesquels des tôles de 5 à 6 mm
d'épaisseur sont fixées par boulonnerie ou soudage pour constituer la paroi du four (casing) . Elle
supporte le faisceau tubulaire indépendamment des isolements réfractaires et permet une libre
dilatation des différentes parties du four.

La charpente supporte les efforts dus au poids des éléments constitutifs (faisceaux, réfractaires,
carnaux ou cheminée, passerelles, . . .) et ceux liés aux effets du vent.

Dans l'exemple d'un four de puissance thermique élevée (200 000 th/h) la répartition des poids des
principaux éléments constitutifs se répartit ainsi

charpente et tôlerie : 500 tonnes


réfractaires isolants : 550 tonnes
faisceau tubulaire : 750 tonnes (dont 150 de picots ou studs)

2- ISOLEMENTS RÉFRACTAIRES

L'enveloppe métallique du four est protégée de la chaleur par un revêtement interne isolant constitué
de briques ou béton réfractaires ou encore de fibres céramiques.

" Briques réfractaires


Les briques réfractaires doivent leurs propriétés isolantes à la porosité obtenue par addition de sciure
de bois ou d'un produit chimique provoquant un dégagement gazeux lors de la cuisson . Le tableau de
la page suivante (extrait d'une documentation de fournisseur) met bien en évidence les évolutions
inverses de la densité des briques et de leur conductibilité thermique et, par ailleurs, les évolutions
parallèles de la température maximum d'utilisation de la teneur en alumine AI203 des briques.

Classiquement, les briques sont ancrées sur la casing par des crochets métalliques soudés sur la
paroi . Pour éviter des charges excessives sur les briques inférieures, des fers plats soudés au casing
ou des rondins passant au travers de trous prévus dans les briques renvoient sur le casing les efforts
verticaux . Dans le cas de fours cylindriques verticaux, l'effet de la clé de voûte apporté par les parois
incurvées évite la nécessité d'ancrages.

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15

EXEMPLES DE PROPRIÉTÉS DE BRIQUES RÉFRACTAIRES


d < -
Propriétés physiques

Type JM 20 JM 23 JM 26 JM 28 JM 30

I
Température maximum d'utilisation (en atmosphère oxydante)

1100 1260 1430 1540 1650


En première et deuxième couche °C
I i
0,48 0,50 0,81 0,90 1,04
Densité moyenne kg/dm3

0,76 0,82 1,34 1,49 1,73


Poids moyen d'une brique de
230 . 114 .64 mm en kg
i

8,5 9,5 14 18 18
Module de rupture kglcm2

8,5 11,5 16 21 23
Résistance à la compression à froid kg/cm2

Retrait linéaire permanent en % à

1065°C 0,0 - - - -
0,2 - - -
1230°C -
1375°C - - - - -
1400°C - - 0,25 - -

1510 1 0 - - - 0,2 -
1620°C - - - - 0,8

1730°C - - - - -
v I

0,6 max. 0,7 max.


Dilatation linéaire réversible en °lo à 1090°C I

Résistance à la compression à chaud (% de déformation après 1


h 1/2 sous charge de 0,7 kglcm2 DIN) à

1100°C 0,15 - - - -
1210°C - 0,15 0,1 - -
1260°C - - 0,2 0,1 0,0
1320°C - - - 0,2 0,1
1370°C - - - - 0,5

Conductivité thermique (ASTM C-182-71) en kcal/m .h .°C aux


températures moyennes de

200,C 0,11 0,11 0,24 0,30 0,39


400"C 0,12 0,12 0,25 0,31 0,40
13001C 0,14 0,14 0,28 0,33 0,41

8001 C 0,15 0,15 0,30 0,34 0,41


1000 1C 0,17 0,17 0,32 0,35 0,42

1200°C - - 0,34 0,37 0,45

Pour convertir des kcai/m .h . °C en W1mK, multiplier par 1,162

Analyse chimique en

44,0 44,4 38,5 31,2 25,3


36,7 37,0 59,2 67,1 73,4
A1 20 3 i
I- 82 03 0,7 0,7 0,7 0,6 0,5

1102 1,2 1,3 0,1 0,1 0,1


Cao 16,1 15,4 - 0,1 -

1Mg0 0,3 0,3 0,2 Q1 -


1,1 1,1 1,8 1,0 0,9
Na20etK20

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Les schémas ci-dessous montrent des exemples d'ancrage au casing de béton et briques réfractaires .

L'amélioration de l'isolation peut être obtenue en disposant entre les briques et le casing une épaisseur
de laine minérale dont le tableau ci-dessous présente des exemples de propriétés physiques .

Laine de verre imprégnée


Nature de résine Silicate de calcium
thermodurcissable
i
Température limite 650°C 1000°C
d'emploi

Masse volumique (kg/m3) 144 240

Chaleur massique 0,20 0,17


kcal/kg .°C

Conductivité thermique
kcal/h .m .°C

100 0 C 0,038 0,060


300 0 C 0,062 0,082
500°C 0,120 0,112

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" Bétons isolants

Les bétons isolants sont constitués d'un liant hydraulique comme le ciment fondu LAFARGE et
d'agrégats isolants tels que la vermiculite . Ils sont coulés ou projetés sur les surfaces à protéger et
maintenus en place par des goujons en forme de V ou de Y soudés sur le casing (schéma page
précédente) .

Plus la température de service des bétons est élevée, plus ceux-ci doivent être denses aux dépends
de leurs propriétés isolantes . Cela peut conduire à la mise en place de double-couches de béton,
béton de haute densité pour la face exposée à la flamme, et béton moins dense et plus isolant en
sous-couche .

Les épaisseurs usuelles sont de 5 pouces (environ 13 cm) pour l'isolement des zones de convection
et de 6 à 8 pouces (15 à 20 cm) pour les zones de radiation .

Des exemples de propriétés de bétons réfractaires isolants sont présentés dans le tableau ci-dessous .

Propriétés

l r"irelite 14 14-G 'I 14 HS 1230 LW 2500

l Mise en ouvre Coulé Projeté Coulé Coulé Projeté Coulé Projeté coulé Projeté

Température imite 'C 1100 1230 1320 1370

Classe ASTM-0-401 P P. Q Q

Matière de base Agrégats poreux Agrégats isolants Agrégats isolants Agrégats isolants

Densité (kgldm 3)
En place 1,48 1,57 1,49 1,62 1,70 1,72 1,75 1,83 1,90
Après séchage à 105'0 1,19 1,20 1,30 1,12 1,20 1,20 1,29 1,38 1,46
Après cuisson 5 h à 815'0 1,06 1,16 1,19 1,08 1,12 1,15 1,20 1,32 1,41
(kg/C,2)
Résistance à la compression à frcid I

Après séchage à 105'0 89 80 160 43 65 48 65 85 1 110


Après 5 heures à 650'0 60 70 - 40 51 38 63 49 85
81510 50 60 90 38 53 23 60 41 80
1000'0 - - 75 30 60 29 55 37 55
1100'0 35 40 - 28 46 - 50 - -
1200'C - - 29 45 40 45 42 60
~ 1300'0 55 65

Retrait linéaire permanent (%)après 5 heures 650'0 -0,1 -0,1 -0,1 -0,1 -0,1 -0,1 -0,1 -0,1 -0,1
815'0 -0,1 -0,2 -0,1 -0,2 -0,2 -0,2 -0,2 -0,2 -0,2
-0,4 -0,3 -0,3 -0,3 -0,3 -0,3 l
1000'0 - - -0,2
1100'0 -0,2 -0,4 - -0,4 -0,4 - - - -0,5
1200'0 - - - -0,6 -0,5 -0,6 -0,5 - -0,7
1300'0 - - - - - -1,0 -0,8 -0,9 -0,9

Conductivité thermique (W/m .K)' ASTM-C-17-60 aux


températures moyennes de
200'0 0,21 0,23 0,27 0,22 0,23 0,28 0,29 0,34 0,36
400'0 0,24 0,27 0,29 0,24 0,26 0,30 0,31 0,37 0,40
600'0 0,27 0,29 0,31 0,26 0,28 0,33 0,34 0,40 0,43
800'0 - - - 0,28 0,30 0,35 0,36 0,41 0,44

Poids de matériau sec nécessaire par unité de volume de 1060 1160 1200 1090 1160 1160 1220 1300 1400
construction (sans tenir compte des pertes) kg/m 3

Quantité d'eau à ajouter par 100 kg de produit sec (litres) 45 36 26 58 50 50 44 41 36

Analyse chimique
AI203 31,4 30,9 28,1 36,8 46,2 44,4
Si02 36,0 36,6 39,9 33,1 34,3 34,6
Fe203 7,2 7,3 7,9 5,8 4,7 5,4
Ti02 1,4 1,3 1,3 1,3 1,4 1,5
Cao 19,8 19,4 17,0 20,3 10,1 11,7
Mg0+K20+Na20 3,7 3,9 5,3 1,5 1,5 1,1
Perte au feu 0,3 0,5 0,3 1,1 1,7 1,1

Emballage en sacs de (kg) 50 50 50 40 50 50

' Pour convertir Wlm.KankcaUm.h.'C,multiplier par0,86

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18

Fibres céramiques

Les revêtements isolants en fibres céramiques se présentent sous la forme de nappes que l'on empale
sur des goujons soudés au casing et fixées par des rondelles de blocage . Elles offrent les avantages
d'une grande légèreté et d'une faible conductibilité thermique mais n'ont pas l'étanchéité des
réfractaires classiques . Cela conduit à éviter leur emploi dans le cas de combustibles soufrés dont les
fumées trouvent dans l'épaisseur de l'isolation la température de rosée acide .

Le tableau ci-dessous présente des propriétés des fibres céramiques .

Fibres A Fibres B

Couleur blanche blanche

Masse spécifique moyenne 0,13 0,17

Chaleur spécifique en m th/kg.°C à 20°C 0,84 0,92

Température limite d'emploi conseillée en atmosphère 1200°C 1420°C


oxydante

Température de fusion 1760°C 1800°C

Composition chimique moyenne

A1203 47 60
SiC2 52 38
Fe203 0,2 0,1
K20 + Na20 0,3 0,4

Stabilité chimique excellente excellente

Conductibilité thermique (W/m.K)

à 500 0C 0,08 0,13


à 700°C 0,12 0,17
à 900 0C 0,18 0,23
à 1100°C 0,25 0,32

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19

3 - ZONES D'ÉCHANGE

a - Faisceau tubulaire

Le faisceau est constitué de tubes en acier parallèles reliés entre eux soit par des coudes à 180°
soudés, soit par des boîtes de retour soudées ou mandrinées aux tubes.

Boîte de retour Coude à 180°C

L'intérêt des boîtes de retour est de permettre l'accès aux tubes pour réaliser un décokage mécanique
après avoir enlevé le bouchon dont elles sont munies .

Elles sont installées dans des caissons à l'extérieur de la chambre de combustion pour les protéger de
la chaleur et les rendre facilement accessibles .

Avec la technique du décokage thermique (brûlage du coke), l'usage des coudes est le plus répandu.

En zone radiation les tubes peuvent être disposés

verticalement, les épingles supportées par leur extrémité supérieure sont simplement
guidées pour conserver une libre dilatation
horizontalement, reposant sur des supports peu espacés du fait de leur déformation
sous l'effet du fluage à haute température

© 200o ENSPM Formation Industrie 11


Les schémas ci-dessous présentent des exemples de supports ou de guides de tubes en zone de
radiation .

G
m

Support de tube horizontal Support de tube horizontal Guide de tube


en voûte sur parois latérales vertical

En zone de convection, les tubes sont disposés horizontalement et en quinconce . Leur supportage
est assuré par des plaques tubulaires (schéma ci-dessous).

© 2000 ENSPM Formation Industrie


21
4
~11A

Ces tubes de la zone de conversion sont en général studdés ou ailetés ce qui augmente leur surface
extérieure et améliore le transfert de chaleur . Usuellement la surface extérieure est multipliée par un
facteur allant de 2,5 à 4 par rapport à celle du tube nu . Dans le cas de tubes studdés, cela
s'accompagne d'une multiplication de la masse des tubes par un facteur allant de 2 à 2,6 .

Tubes studd6s Tube ailetd

L'utilisation d'ailettes est réservée aux fours brûlant un combustible gazeux, les dépôts de suie produits
par le brûlage d'un combustible liquide étant moins facilement éliminables qu'avec les studs.

Les matériaux métalliques utilisés pour réaliser le faisceau tubulaire doivent résister à la corrosion tant
sur la surface extérieure (agression des fumées, des cendres) que sur la surface intérieure (fluide de
procédé) et présenter à chaud des propriétés mécaniques suffisantes . Or les propriétés mécaniques
des aciers diminuent quand leur température s'élève et ceux-ci sont soumis au phénomène de fluage
(allongement non élastique sous charge) .

La planche de la page suivante montre l'évolution en fonction de la température, de la contrainte


admissible selon la nuance d'acier .

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22

TUBES DE FOURS
- Contraintes admissibles -

fl 20 -
== _
=_ =_ r===_ - --__= - - Différents aciers
__-- -~~ - _ _-- -_ _-- d' aprés API RP 530 =-_ --_

400

so
L7 -7-

-__--

t-
,7

aim
60

40 7=1
M

20
HER

500 600 700 Soo


400

© 2000 ENSPM Formation Indusfe


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23

La composition chimique des aciers présentés sur les courbes précédentes est indiquée ci-dessous.

re
Phosphore Soufre Molybdène
Masse Carbone Manganèse silicium Chrome Nickel
~
i

A 161 Low 0,1 à 0,2 0,3 à 0,8 0,048 0,058 0,25 max
Carbone

A 106 Grade B 0,3 max 0,29 à 1,06 0,048 ~ 0,058 0,10 min

0,15 max 0,a0 à 0,60 0,0a0 0,0a0 0,50 max 4,00 à 6,00 0,45 à 0,65
A 3a5 P 5

0,15 max 0,a0 à 0,60 0,0a0 0,0a0 0,50 à 1,00 1,00 à 1,50 0,44 à 0,65
A 3a5 P 11

0,15 max 0,a0 à 0,60 0,030 0,0a0 0,50 max 1,90 à 2,60 0,87 à 1,1a
A 3a5 P 22

A 312 TP 304 0,08 max 2,00 max 0,040 0,0a0 ~ 0,75 max 18,0 à 20,2 - 8,00 à 11,00

800 H 0,05 à 0,10 1,5 max 0,015 1,0 max 19,0 à 2a,0 30,0 à 35,0

0,a5 à 0,45 1,75 max 1,50 max 23 à 27 19 à 22


HK 40

b - Échangeurs air - fumées

Les échangeurs air-fumées peuvent être classés en deux principales catégories

Échangeurs statiques

Ils peuvent être constitués de faisceaux tubulaires analogues à ceux des échangeurs à faisceau et
calandre comme le schéma ci-après en représente un exemple .

'ÛMÉES FUMÉES
VERS SORTIE
CHEMINÉE FOUR

Fa MMMM
< ~
* M
.0
.,M M .,
AIR
VERS
BRÛLEURS
Ventilateur
Préchauffeur

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24

Ils peuvent être réalisés avec des éléments ailetés en fonte avec, dans les zones
les plus froides, des
tubes en verre au borosilicate (schéma ci-dessous) . Les éléments juxtaposés
et superposés
définissent un circuit côté "tubes" pour l'air de combustion .

Les fumées circulent entre les éléments dans la calandre parallélépipédique .

ÉLÉMENT
TUBULAIRE
MONOBLOC

âw
a

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25

Échangeurs régénératifs

Le transport de la chaleur est assuré par les masses métalliques d'un rotor successivement
présentées sur le trajet des fumées et sur celui de l'air.

Le schéma suivant en présente un exemple .

d - Ramoneurs

Pour conserver le rendement de la récupération de chaleur sur les fumées, il est nécessaire
d'entretenir l'état de propreté des surfaces d'échange. La mise en place de surfaces étendues (ailettes
ou picots) rend possible l'accumulation de suies lors de brûlage de combustibles liquides .

La méthode classique utilisée pour éliminer ces dépôts repose sur le soufflage des suies par un jet de
vapeur .

1
© 2000 ENSPM Formation Industrie
26

Cela peut être réalisé par des lances équipées de nombreux orifices, placées à demeure dans la zone
de convection et par lesquelles est injecté périodiquement de la vapeur moyenne pression.

Ces lances peuvent encore être rétractiles et ne pénétrer dans la zone de convection que lors des
injections de vapeur. Elles ne comportent alors que deux orifices d'injection et pénètrent en tournant
dans la zone de convection entraînées par un mécanisme extérieur, un contact de fin de course
inversant le déplacement de la lance en fin de trajet.

Ce dernier type évite de laisser en place dans les fumées chaudes les lances en dehors des cycles de
ramonage et ont une efficacité plutôt supérieure dans la mesure où le nombre d'orifice d'injection étant
limité, le jet de vapeur est plus concentré sur les surfaces à nettoyer.

Le schéma ci-dessous en montre un exemple .

L'efficacité des souffleurs de suie est malgré tout limitée puisque les tubes concernés protègent leurs
voisins de l'impact du jet de vapeur (on ne peut guère espérer atteindre plus de 3 rangées de tubes au-
dessus et au-dessous de la lance) . Cela conduit à la mise ne place d'un grand nombre de ramoneurs
et par suite à une consommation de vapeur relativement importante (environ 300 kg de vapeur par
ramoneur et par cycle) .

Les cycles de ramonage sont de une fais par quart à une fois par jour.

Une technique plus récente fait appel à l'émission d'infrasons par un tube de résonance . Cette
technique plus efficace (puisque les sons se propagent dans toute la zone de convection) dans la
mesure où les zones ne sont pas trop amortis par la géométrie du four et peu onéreuse (absence de
consommation de vapeur) est mise en oeuvre avec une très grande fréquence (un cycle de 2 minutes
tous les quarts d'heure, par exemple) .

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Le schéma ci-dessous présente un exemple d'installation de ramoneur sonore .

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D

FOUR CYLINDRIQUE

Registre des fumées


D

DG

- e® IÎ~-TC~~~A
"
z
Sortie F 1 B 0
v
~z?
oz
^o 0
c.~

D
T12
115

T12
113
ZONE DE
RADIATION Porte
d'explosion
,~12
C 2~0
7 6 7 8 9 10
5
0
T12 J
4
0
r3
_213 V 2
r-
~~
3 J
14'1
------ 33.690
.690 ------- N
15
a-- 16

2ti2 7

T12 V za '
Tr2
27
,26 2 ?rr
z 22 2 7 4 regards

Position des prises de T sur les peaux de tubes Réfractaire


r
DG : Prise de pression DG
S .S : Vap. d'étouffement Z
TW : Point thermométrique - 2 regards
4 brûl etou eurent de sole

- Planche 1 -
© 2000 ENSPM Formation Industrie J
D

FOUR CABINE
l

f Iü1R .1411414 :Î19 I FIFILA-eOlI;G17fIq:In44.CL1u1111L11k/IIIIKtII

bl" tI.C~ I'fF1 :17+.,I IIY"I r nnllnunl l ! :+F .'Iwf. :fi 14~r+'I::"0C4p J,~.

-J
- Planche 2 -
© 2000 ENSPM Formation Industrie -
~pm
L2 Risques et précautions liés au matériel
FORMATION
INDUSTRIE MATÉRIEL THERMIQUE
Ingénieurs DESCRIPTION DES CHAUDIÈRES
en sécurité
Industrielle

I- ROLE DES CHAUDIERES ET PRINCIPALES CATEGORIES .... .... . .... . .... . .... . ... . .... . ... . . .. 1

II - CHAUDIERES A TUBES D'EAU .. . ... ... . ... . ... . .... .... . ... . .... . ... . ..... ... . . ... . .. .. . .... .... . ... . . . .. .... . . .. . . 2

1 - Eléments constitutifs .. ....... .... ........... ... .... ...... ... ... . ... ... ... ... ...... .... ... ... ... ... ... ... ... . ... ... ... ......... ........ 2

2 - Circulation de l'eau dans la chaudière ... ... ................... ... ... ... . ... ... ... . . ... ... ......... ... ... , ... ... .... ..... 4

III- CHAUDIERES A TUBES DE FUMEES ... . ... . . ... . ... . ... . .... . . ... . .... . .. . . .. . . . .. . . .... .... . . .. . . ... . ... . ... . . 6

IV - CHAUDIERES DE RECUPERATION .. . ... .... . . .. . . .. .. ... . . ... . . ... . .. . . .... . ... . .... .... . .... . . .. . . .. . . . .. . . ... 7

V- CONDITIONNEMENT DE L'EAU DE CHAUDIERE .. .. . .... . . .. . . .. . . ... . . ... . .... .... . .. .... . . . . . . . . 9
En annexe

Planche 1 : Conditions de fonctionnement des chaudières


Planche 2 : Chaudière à tube d'eau - Vue éclatée
Planche 3 : Chaudière à tube d'eau - Plan d'ensemble
Planche 4 : Schéma de principe du conditionnement de l'eau alimentaire d'une chaudière

Ce document comporte 14 pages

30/1/1995 I Révision
0J

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


1- ROLE DES CHAUDIERES ET PRINCIPALES CATEGORIES

Outre son rôle particulier dans la distribution d'énergie (vapeur de réchauffage, entraînement de
turbines), la vapeur d'eau intervient dans les procédés (réactif chimique, vapeur de dilution, de
strippage, etc .) et constitue un élément de sécurité (vapeur d'étouffement) . Les chaudières ou
générateurs de vapeur sont donc indispensables dans une usine pour assurer de manière fiable le
fonctionnement des unités de production .

Les chaudières industrielles peuvent être classées en deux catégories principales

les chaudières conventionnelles dans lesquelles la chaleur nécessaire à la


vaporisation de l'eau est fournie par combustion de liquides ou de gaz,

Selon que l'eau ou les fumées circulent à l'intérieur d'un faisceau tubulaire dans
les chaudières conventionnelles, on distingue les chaudières à tubes d'eau.et
les chaudières à tubes de fumées .

les chaudières de récupération utilisant la chaleur disponible dans des fluides


de procédés à haute température ou dans les fumées de fours ou de turbines à
gaz.

En fonction de la nature des fluides et de leurs conditions de disponibilité, les


chaudières de récupération peuvent être construites comme les chaudières
conventionnelles, n'en utiliser que des éléments ou encore faire l'objet d'une
technologie spéciale.

II - CHAUDIERES A TUBES D'EAU

1 - ELEMENTS CONSTITUTIFS

Les parois d'une chaudière à tubes d'eau sont constituées de panneaux de tubes munis
d'ailettes longitudinales opposées permettant de les souder entre eux et de réaliser ainsi une
construction étanche.

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


Ces parois délimitent le volume dans lequel les gaz de combustion
circulent le long des
surfaces d'échanges .

Les schémas ci-contre montrent une vue de face et une vue


de dessus d'une chaudière
monobloc .

On distingue

- la chambre de combustion (B)


dans laquelle se développent les
flammes produites par les brûleurs
(A). Les tubes jointifs qui constituent
les parois de la chambre sont
soumis au rayonnement des
flammes .

A l'extrémité de la chambre de
combustion des tubes sont
déformés en sorte que, disposés en
quinconce, ils permettent l'accès
des fumées à la zone de
convection .

- le circuit d'échange par


convection comprenant deux
parcours pour les fumées .

Dans le premier parcours (C) se


trouvent placés les surchauffeurs E
et F. Le deuxième parcours D
achève la récupération de chaleur
sur les fumées .

Les tubes constituant les parois de


la chaudière et les zones d'échange
C et D aboutissent à deux ballons

- le ballon supérieur G réalise la


séparation des deux phases liquide
et vapeur . La vapeur saturée sort
par H avant d'alimenter les
surchauffeurs .

- le ballon inférieur I alimente en


eau liquide tous les tubes dans
lesquels l'eau soumise à l'apport de
chaleur se vaporise partiellement
avant de retourner au ballon
supérieur.

Les planches 1, 2 et 3 en annexe montrent le principe et les conditions de fonctionnement


d'une chaudière à tubes d'eau ainsi que les vues éclatée et d'ensemble .

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


VUE D'UNE CHAUDIÈRE - ÉCLATÉ

© 1999 ENSPM Formation Industrie


Le schéma suivant montre un autre exemple de chaudière à tubes d'eau dans lequel le
trajet des fumées dans la zone d'échange par convection s'effectue du haut vers le bas .

Sur ce schéma on observe la présence de zones d'échanges complémentaires sur les


fumées. Elles peuvent permettre la préchauffe de l'eau alimentaire avant son admission au
ballon supérieur (économiseur) ou le réchauffage de l'air de combustion.

© 1995 ENSPM-Formation Industrie - J


2- CIRCULATION DE L'EAU DANS LA CHAUDIERE

Après son préchauffage éventuel dans l'économiseur, l'eau débitée par la pompe
alimentaire
est admise dans le ballon supérieur.

La circulation de l'eau dans la zone de vaporisation est le plus souvent


naturelle dans le cas
des chaudières industrielles dont la pression est inférieure à 190 bar.
Pour des pressions
supérieures, la circulation est assurée par une pompe qui en impose le débit .

Dans le cas de la circulation naturelle, le ballon supérieur constitue


le point de départ de la
circulation de l'eau .

L'eau liquide du ballon supérieur est dirigée vers le ballon inférieur dans
des canalisation
non chauffées (colonnes d'alimentation extérieures) ou les moins chauffées
de la chaudière
(tubes de descente localisés en fin de trajet des fumées) . Du ballon
inférieur, l'eau liquide
est distribuée dans les différents faisceaux de vaporisation lui permettant
de remonter vers
le ballon supérieur. Sous l'effet de l'apport de chaleur, l'eau se vaporise
partiellement dans
ces faisceaux et remonte sous la forme d'une émulsion eau-vapeur de plus
en plus chargée
en vapeur au fur et à mesure de l'absorption de chaleur .

La différence des masses volumiques entre l'eau liquide et l'émulsion


conduit sur l'ensemble
de la hauteur de la chaudière à la création d'une charge motrice
permettant la circulation de
l'eau . Cette charge motrice est consommée en pertes de charge par le
débit d'eau en
circulation .

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


La séparation des phases liquide et vapeur est réalisée dans le ballon supérieur, ce qui se
traduit par un interface dans ce ballon . La séparation naturelle sous l'effet de la différence de
masse volumique des deux phases est favorisée par l'emploi de dispositifs comme les
cyclones et sécheurs .

La vapeur saturée sèche est ensuite admise au surchauffeur placé dans le circuit des
fumées à la sortie de la chambre de combustion. Selon l'allure de chauffe, la nature du
combustible ou l'excès d'air de combustion, les conditions de l'échange de chaleur entre les
fumées et la vapeur conduisent, en l'absence de réglage, à une température variable de la
vapeur surchauffée .

Le contrôle de la température de vapeur surchauffée s'effectue dans les chaudières


industrielles par désurchauffe par injection d'eau ou par surface d'échange .

Dans le cas de la désurchauffe par injection d'eau, celle-ci est réalisée dans le
désurchauffeur qui se trouve de ce fait diviser en deux parties : surchauffeur primaire en
amont de la désurchauffe et surchauffeur secondaire en aval . L'intérêt de cette disposition
est de garantir que la vaporisation de l'eau injectée est complète avant la mise sur le réseau
de la vapeur .

La désurchauffe par surface consiste à refroidir la vapeur dans un échangeur auxiliaire qui
peut être indépendant ou intégré dans la chaudière. Le plus souvent, les tubes dans
lesquels circule la vapeur baignent dans l'eau du ballon inférieur.

9 1995 ENSPM-Formation Industrie


III - CHAUDIERES A TUBES DE FUMÉES

Les chaudières à tubes de fumées sont le plus généralement des petites chaudières
(production inférieure à 25 tlh) générant de la vapeur saturée à une pression inférieure
à
une vingtaine de bars .

Le schéma ci-dessous présente la vue éclatée d'une chaudière à tubes de fumées


sur
laquelle on peut distinguer

- le brûleur avec son ventilateur d'air,

- le tube-foyer en tôle d'acier ondulée dans lequel se développe la flamme,

- la boite arrière de fumées permettant de distribuer celles-ci dans le faisceau


tubulaire .

Une boite de fumées avant (côté brûleur) permet aux fumées de traverser en
deux passes le faisceau tubulaire avant leur rejet à une cheminée.

la sortie de vapeur saturée équipée d'un déflecteur situé au-dessus du plan


d'eau pour limiter l'entraînement de gouttelettes de liquide.

L'alimentation en eau est effectuée à la partie inférieure de la calandre, le faisceau tubulaire


étant entièrement noyé dans l'eau liquide .

Certaines chaudières comportent dans une boite de fumées un échangeur permettant de


surchauffer d'une dizaine de degrés la température de la vapeur produite, ceci afin d'éviter
l'apparition de condensats lors du transport de la vapeur de la chaudière à son utilisation .

C 1995 ENSPM-Formation Industrie


~g ô

muo
12
IV - CHAUDIERES DE RECUPERATION

La technologie est spécifique et plus ou moins éloignée de celle des chaudières conventionnelles
comme le montrent les exemples suivants

chaudières de récupération sur les fumées d'un four de reformage primaire d'une
usine d'ammoniac

réchauffeur d'air de procédé surchauffeur HP vaporiseur de naphta

réchauffeur d'air

La chaleur sensible des fumées


à 980°C ne suffisant pas à
produire le débit de vapeur
nécessaire à l'atelier, la
chaudière est équipée de
brûleurs additionnels.

chaudières de récupération sur les gaz de procédé d'un atelier d'acide nitrique

Le gaz nitreux N02 servant à


la fabrication d'acide nitrique
est obtenu par oxydation
catalyti-que de l'ammoniac.

réacteur La chaudière a pour but de


refroidir les effluents procédé
catalyseur en produisant de la vapeur
surchauffée .
surchauffeur

vaporiseur

aisson

pompes de
circulation

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


chaudière de récupération sur les gaz d'échappement d'une turbine à gaz

Les gaz d'échappement des turbines à gaz sont à une température voisine de
500°C et contiennent environ 16 % volume d'oxygène . lis transportent donc une
grande quantité d'énergie qui peut être utilisée pour produire de la vapeur.

La post-combustion d'un combustible liquide ou gazeux en utilisant l'oxygène


résiduel permet de régler la production de vapeur indépendamment du débit de gaz
d'échappement .

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


D Dlà0 .

Chaudière de récupération sur îles effluents d'un four de vapocraquage

Les effluents chauds (environ 800 °C) d'un four


de vapocraquage doivent être refroidis
rapidement pour interrompre les réactions de
pyrolyse . Cette opération est réalisée dans une
chaudière de trempe qui produit de la vapeur à
des pressions de l'ordre de 80 à 120 bars .

La chaudière consiste en un faisceau


d'échangeurs double-tube, les gaz craqués
circulant dans les tubes centraux et l'émulsion
eau-vapeur dans les espaces annulaires.

V- CONDITIONNEMENT DE L'EAU DE CHAUDIERE

L'eau de chaudière doit présenter certaines qualités pour éviter entre autres

la corrosion caustique
la corrosion par gaz dissous
l'entartrage
l'entrainement par la vapeur de composés minéraux volatils

La planche 4 en annexe présente le schéma de principe du conditionnement de l'eau alimentaire


d'une chaudière.

(C 1995 ENSRM-Formation Industrie


10
D
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CONDITIONS DE FONCTIONNEMENT DES


CHAUDIERES

-Planche 1 -

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n 1995 ENSPM-Formatinn indllctrica


CHAUDIERE A TUBE D'EAU
- Vue éclatée -

- Planche 2 -

II

1995 ENSPM-Formation Industrie


12

CHAUDIERE A TUBE D'EAU


- Plan d'ensemble -

SORTIE VERS
ECONOMISEUR
ECRAN LATERAL

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TUBES JOINTIFS

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ECRAN LATERAL

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-- Planche 3 -

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


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CHAUDIERE

DECARBONATION - Planche 4 -
à. PoL O-auz x

SCHEMA DE PRINCIPE DU CONDITIONNEMENT DE L'EAU


ALIMENTAIRE D'UNE CHAUDIERE
enspm Risques et précautions liés au matériel
FORMATION
INDUSTRIE
MATÉRIEL THERMIQUE
Ingénieurs
FOURS ET CHAUDIERES
en sécurité
Application A
Industrielle

L'exercice aura lieu à la raffinerie ESSO de Fos/mer le mercredi 31 05 2000 de 14h3O à


16h?,0 .

Déroulement :
Constitution de deux groupes de travail ; le premier sera chargé d'étudier le four de la
distillation atmosphérique F2101 ( 12 stagiaires accompagnés de R.Amoratti ), l'autre
groupe ( 8 stagiaires accompagné par D .Boust) étudiera les générateurs de vapeur
SG1-431/32/33/34 .

Groupe de travail "Foui" :


Le F2101 est un four cabine à brûleurs sur la sole ( 16 ) d'une puissance thermique totale
de 140 MW. Il est équipé d'un réchauffeur d'air statique dont les tubes les plus froids
sont en cours de remplacement par des tubes en verre pour limiter la corrosion
sulfurique. Le gain en rendement du préchauffeur est de l'ordre de 10%.
Les brûleurs sont bi-combustibles : FG + FO constitué par le fond de la distillation sous
vide (produit très visqueux qui nécessite une température de préchauffe importante
pour obtenir la viscosité désirée au brûleur).
Vous relèverez par binôme :
Le circuit FG ( combustible gazeux) jusqu'au brûleurs; description du brûleur
incluse.
Le circuit FO jusqu'au brûleur.
Le circuit air-fumées .
Le circuit de procédé ( décokage air/vapeur inclus ) .
L''intégralité des capteurs et systèmes de sécurité attachés au four.
Le système de ramonage de la convection.

Groupe de travail ." CHAUDIERES":


Les générateurs sont des chaudières à tube de fumées ( 4), capables de fournir, chacune,
25 t/h de vapeur moyenne pression ( 10 bar ). Cette vapeur est légèrement surchauffée .
Vous relèverez par binôme et sur deux chaudières différentes
Les circuits FG, air de combustion, . fumées et leurs équipements de régulation et de
sécurité .
Les circuits eau/vapeur et leurs équipements de régulation et de sécurité. .

Le but étant d'obtenir la description la plus complète des équipements en mettant les
informations bout à bout.

Chaque groupe de travail consacrera # 1h40 de travail à sa recherche et Oh20 à la


découverte de l'équipement étudié par l'autre groupe.

© 2000 ENSPM Formation Industrie


enspm Risques et précautions liés au matériel
FORMATION
INDUSTRIE MATÉRIEL THERMIQUE
Ingénieurs MISE EN CEUVRE DE LA COMBUSTION DANS LES FOURS
en sécurité ET CHAUDIÈRES
Industrielle

I- CIRCUITS COMBUSTIBLES - CIRCUITS GENERAUX . . .. . . ... . ... . . .. . . ... . .... . ... . .... . ... . .. .. . . ... . .... . .. .1
1 - Circuit général fuel-oil ... ... ... ... . ... .. . ... .... . . . . .. . . .... ... .... . ..... . .. ... . . . . ... ... . ... ... ... ... . ... ... ... ... . .. . . . .. . ... ... ... . ... ... ... ... ... ... .... ..1
2 - Circuit général fuel-gaz ... ... ... .... . .. . .......... .... ... . ... ... ... .... ... ..... . . .. . ... ... . . . ... . .. . ... . . . . .. . . .. ... ... ... ... ... ... ... ... ... . ... ... ... ... . ...2

II - CIRCUIT COMBUSTIBLE . .... .... . ... ... .... . . . . . .. . . . .. . .. . . .... . . . . .... . . .. . .. . . ... . . ... .... . .... . .... . .... . ... . .... . ... . . .. . . 2

1 - Circuit combustible liquide .. .......... .... .... .. . . . . .. ... ... ... . ... ... ....... ... ... ....... ... ...... .... ... ... ... ... . ... ... ...... . . ... . ... ... . .. ... . ... ... .. 2
2 - Circuit combustible gaz ............. .......... .... .... .... ... ... ..... . . ...... .... .. . ... ... ... ... . ... ... ....... ... ... ... ... ......... ...... .... ... ... ... .... ... 3
3 - Circuit d'incondensables à basse pression ...... ... ... . ... ... ... ... . ... ... . . . . ... ... .......... ... ... ...... . ... ... ... ......... . ..... ...... . ... ... .. 3

III - CIRCUIT DE L'AIR DE COMBUSTION . . .. . . ... . ... . ... . .... .... . .. . . ... . . .. . . . .. . .... . .... . ... . .... .... . .... . ... . . ... . . . . . 4
1 - Four à air atmosphérique . . . ... ... ... .... ... .... .... .... . . . .......... ............. ....... ... ... .... ... ... ... ... ... ... ...... ... . ... ... ... ... ...... .. . .... ....5
2 - Four à air admis ous pression .. ... ... . ... .. ...... ... .... ....................... ... ....... ... .... ... . .. ... ...... ... ... ... ... . ...... . ....... .... ... ... ..... 5
5
3 - Chaudières . ... . . ... . .... . . .... . .. . . . . .. . . ....... . ... . . .... . ... . . . .... . ... . . . ... . .... .. . . .. . . .... . . .... . . .... . . . ... . . . ... . .. ... . . .. .

IV - CIRCULATION DES FUMEES .. . ... ... . . .. ... . . .. . . ... .... . ... . .... .... . ... . .... ... . . ... . .... .... . ... . . . . . . . ... . . ... . .... .... . . 6
... . . ... . . . .... . . .... . .. .6
1 - Four à tirage naturel. . . . ... . . ... . . .... .... . . . . . .. . . .... . . . .. . . .... . . ... . . ... . ... .. . .... . . . ... . . . .. .. ..
2- Profil des pressions dans l'air et dans les fumées du four ... . . ... . . ... . . . .... .. ... . . . ... . . . ..- .- .... .- .. . . 6
3- Rôle du registre - Contrôle du tirage naturel . ... . . . .... . ... . . . ... . .... . . .... . . . ... . . ... . . . ... . . . ... ."'... ..' .- . .. 9
.11
4- Four à tirage forcé ... . . . ... . .... . ... . . ... .. .. . ... . .... . . .... . ... . . . ... . . ... . . . ... . .... . . .... . . .... . . ... . . .... . . . ... . . . .... . ..
5- Circulation des fumées dans une chaudière . . . ... . . ... . . .... . .... . . .... . . .. . . . ... . . . .- .. . . ....- . .--' . .." ."" . 14

V- BRULEURS ... . ... . .... . ... . .... ... . .. . . ... . ... . ...... ... . .... . ... . .. . .... . . .. . . .. . . ... . .... . ... .... . .... . ... .. . .... . .... . ... . . .. . .... . . 17
.. ... ...... ... .......17
1 - Brûleurs mixtes .. .... ......... . ... .. . .... ... .... ... ............ .. . . ... ... ...... ... ... . ... ... ... .... ............. ... . . . ... ... . ... ... ... ... ..
2 - Brûleurs radiants à gaz . ... .... ....... ............... ... .... .. ........................... ... ...... . ... ........ .. ... ... ... ... . ......... ... . . ................18
3 - Atomisation du fuel-oil . .... ... .. . ... . ... ... ........ .... .... ... .. . .... ... ... ... . ... ... ... ... . ... ... ... .... ... ... ... ... ............ ....... ... ... ... ... .... ... .18

VI - ANALYSEURS SUR LES FUMEES ... . ... . .. . . . .. . ... . ... . . .. . . .. . . . .. . . .. . . . .. . ... . . ... . . ... . . .. . .... . ... . ... . . ... . .... ..18

30/1/1995 Révision 0

91f

- eC 1995 ENSPM-Formation Industrie


1- CIRCUITS DE COMBUSTIBLES - CIRCUITS GENERAUX

Les circuits généraux de combustibles sont communs à plusieurs fours ou


à plusieurs unités ou même à l'ensemble de l'usine . Leur rôle est de chaudières d'une unité,
délivrer aux différents
appareils un combustible conforme aux exigences des brûleurs .

CIRCUIT GÉNÉRAL FUEL-OIL

Le bon fonctionnement des brûleurs exige de la part du fuel-oil qu'il soit disponible

à pression et température suffisantes pour en permettre une bonne pulvérisation


débarrassé des particules solides qu'il pouvait contenir pour éviter l'érosion des
dispositifs utilisés pour le pulvériser

Pour répondre à ces exigences, le circuit général fuel-oil comporte, comme schématisé ci-
dessous, des filtres, une pompe, un réchauffeur.

Pornpe

FiZtre FiZtre
Station de
froid Réchauffeur chaud
distribution

BoucZe de retour

Circuit fuel-oil

La planche n', 1 représente de manière plus précise un circuit général fuel-oil sur lequel on
distingue

- le bac de fuel-oil

la station de distribution de fuel-oil comporte au moins deux bacs : l'un en remplissage,


l'autre en vidange.

Lorsque le bac en remplissage est plein, un échantillon de fuel-oil est prélevé et analysé
pour déterminer les caractéristiques de ce dernier, en particulier sa viscosité qui permet de
fixer la température de réchauffage du combustible .

- les pompes alimentaires

sur le schéma, les deux pompes en service sont entrainées par turbine, la pompe de
secours est entrainée par moteur électrique . La mise en service de la pompe de secours se
produit par pression basse en aval des filtres (PEAL) .

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


- les réchauffeurs à vapeur qui peuvent être utilisés séparément ou en parallèle .

L'admission de vapeur est contrôlée par la température du combustible mesurée après les
filtres et dont la consigne permet d'assurer une viscosité correcte du fuel-oil aux brûleurs
(environ 20 cSt).

- les filtres dont le rôle est de maintenir les particules de taille supérieure à 200 microns
pour éviter l'encrassement du système de pulvérisation du fuel aux brûleurs.

Ce circuit général de fuel-oil alimente deux réseaux de consommateurs

l'un à 30 bar (boucle HP) dont la pression est maintenue par retour de fuel à
l'aspiration des pompes alimentaires

l'autre à 15 bar par admission de combustible dans cette boucle BP sous contrôle
de pression

Un robinet de réglage permet d'assurer une circulation minimum dans cette boucle (par
retour aux pompes) pour maintenir la température du combustible .

2 - CIRCUIT GÉNÉRAL FUEL-GAZ

La planche n° 2 montre que ce circuit comporte un ballon accumulateur dans lequel sont
rassemblées les productions de gaz combustible des différentes unités productrices .

Ce ballon a un rôle de séparateur de condensats et est équipé d'une alarme de niveau haut.

La ligne de gaz (exempt de condensats) partant vers les consommateurs est calorifugée et
tracée . Elle est équipée d'un indicateur de température, d'un enregistreur de débit et d'un
analyseur (densité du gaz).

La pression du réseau de gaz combustible est maintenue au niveau du ballon : par


dégazage vers torche ou par appoint de gaz provenant de l'évaporateur de LPG .

II - CIRCUITS COMBUSTIBLES

1 - CIRCUIT COMBUSTIBLE LIQUIDE

L'équipement type que comporte un circuit d'alimentation fuel-oil au niveau d'un brûleur, est
représenté sur la planche n° 3.

On y distingue

une vanne de sécurité (SSOV) qui coupe l'admission de combustible au four et


permet la mise en sécurité d'un four lorsqu'il y a

intervention manuelle de l'opérateur (HS)


basse pression du combustible ou de la vapeur d'atomisation (PEAL)
apparition d'un autre défaut pré-programmé (par exemple : bas débit de
charge, défaut d'air, . . .)

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


une vanne de régulation qui permet d'adapter le débit de combustible au besoin
thermique du procédé en maintenant la température requise à la sortie du four
(TRC)

Cette vanne est équipée d'un dispositif limitant sa fermeture afin d'assurer un débit
minimum de combustible au brûleur correspondant à une flamme stable (MINI
STOP)

une alimentation de vapeur d'atomisation dont la pression au brûleur est reliée à


celle du combustible par l'intermédiaire d'un dPIC

des équipements auxiliaires ; lignes de rinçage et de lessivage ; instrumentation


complémentaire

2- CIRCUIT COMBUSTIBLE GAZ

On retrouve sur ce circuit (planche n° 4) les principaux éléments du circuit fuel-oil

vanne de sécurité
vanne de régulation (avec mini stop)
équipements auxiliaires

Ce circuit comporte en outre, un ballon séparateur de condensats permettant d'éviter


l'entrainement de liquide aux brûleurs gaz.

3 - CIRCUIT D'INCONDENSABLES Â BASSE PRESSION

Les gaz combustibles à trop basse pression pour être admis au réseau fuel gaz sont
rassemblés et constituent les "incondensables" . Ils sont brûlés directement dans les fours
des unités qui les produisent. Un exemple de circuit est présenté sur la planche n° 5 .

Les sécurités et équipements de ce circuit sont similaires à ceux rencontrés sur le circuit
fuel-gaz. La différence essentielle réside dan l'absence de régulation du débit .

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III - CIRCUIT DE L'AIR DE COMBUSTION

Le débit de combustible admissible sur un brûleur est conditionné par le débit d'air disponible .
Celui-ci dépend

- du diamètre de l'ouvreau,
- de la différence de pression entre l'air en amont du brûleur (caissons d'air) et
les gaz dans la chambre de combustion.

Cela conduit les constructeurs de brûleurs à présenter les courbes de capacité de leurs
équipements par des diagrammes comme le suivant

100 iJ0 S00 i00 700 000 2000 I000 14/à .


fiC i09 090 i000

L'échelle horizontale indique le débit de combustible et l'échelle verticale, la différence de


pression de part et d'autre de l'ouvreau . Les différentes courbes concernent des diamètres
d'ouvreau de 18,19, 20, 22 et 24 pouces .
bv w eem-",
Selon le matériel sur lequel est monté le brûleur on peut distinguer les situations suivantes

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


1 - FOUR A AIR ATMOSPHERIQUE

La pression de l'air en amont du


brûleur est la pression atmos-
phérique . Dans la chambre de
combustion, au niveau de la sole, la
pression est inférieure à la pression
atmosphérique de la valeur de la
dépression à la sole.

C'est cette dépression qui constitue


l'élément moteur de l'entrée d'air au
brûleur . Pour une valeur de 15 mm
CE de cette dépression, le débit d'air
au travers d'un ouvreau de 20"
permet de brûler environ 300 kg/h de
combustible . AIR
AC1irentcrior ncture=Ze

2 - FOUR A AIR ADMIS SOUS PRESSION (OU AIR SOUFFLE OU ENCORE


AIR PULSE)

A l'aide d'un ventilateur de soufflage,


l'air est admis sous pression dans un
caisson contenant les brûleurs,
comme le montre le schéma suivant

La pression dans la chambre de


combustion est toujours inférieure à
la pression atmosphérique d'une
valeur de 15 mm CE par exemple .

Si l'air dans le caisson est sous une


pression de 300 mm CE supérieure à
la pression atmosphérique, la
différence de pression de part et
d'autre de l'ouvreau est égale à
300 - (- 15) = 315 mm CE

Dans ces conditions le débit d'air au travers d'un ouvreau de 20" permet de brûler environ
1 400 kg/h de combustible .

L'utilisation sur un four d'air admis sous pression permet pour un débit de combustible
donné de réduire le nombre de brûleurs .

3- CHAUDIERES

Dans la mesure où la pression dans la chambre de combustion est supérieure à la pression


atmosphérique  le recours à un ventilateur de soufflage est obligatoire pour permettre à l'air
de traverser l'ouvreau .

Le débit d'air, et par la suite, le débit de combustible, dépendent de la différence de pression


entre l'air dans le caisson et les gaz de combustion dans la chambre .

© 1995 ENSPIVI-Formation Industrie


IV - CIRCULATION DES FUMÉES

1 - FOUR A TIRAGE NATUREL

Le tirage naturel repose sur les différences d'évolution de la pression avec l'altitude dans l'air
ambiant d'une part et dans les fumées d'autre part.

L'évolution de pression en fonction de l'altitude est exprimée par la loi de l'hydrostatique et s'écrit
dans; les unités usuelles de la fumisterie

AP= Ahxp
mm CE m kg/m3

Un exemple de silhouette d'une four à tirage naturel est présenté sur la planche de la page 2.

L'échelle verticale permet de repérer les principales cotes du four : zone de radiation, zone de
convection, cheminée .

Les pressions des gaz sont repérées sur l'échelle horizontale par rapport à la pression
atmosphérique au sol .

2- PROFIL DES PRESSIONS DANS L'AIR ET DANS LES FUMÉES DU FOUR

L'évolution de pression dans l'air pour une variation d'altitude de 55 m correspondant à la


hauteur de la cheminée et pour une masse volumique de l'air de 1,226 kg/m3 (température
de l'air égale à 15 °C) vaut

Pair = ~~' ' mm CE

Les fumées à la sortie de la cheminée sont à la pression atmosphérique "locale",

L'évolution de pression dans la cheminée s'obtient à partir de leur masse volumique . Pour
une température de 320 °C, celle-ci est de 0,595 kg/m3.

Entre le sommet de la cheminée et le registre, soit une variation d'altitude de 25 m, la


pression des fumées s'accroît de

mm CE
APcheminee

La différence de pression entre l'air et les fumées au niveau du registre mesure le tirage de
la cheminée .

Le tirage d'une cheminée est d'autant plus grand que celle-ci est plus haute et que la
différence de température entre l'air et les fumées (et par conséquent) la différence de leurs
masses volumiques) est plus grande .

Le registre constitue un obstacle sur le trajet des fumées. Il en résulte que la pression des
fumées est plus élevée sous le registre qu'au-dessus. La différence entre ces pressions
mesure la perte de charge causée par le registre .

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


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9 1995 ENSPM-Formation Industrie


Dans la zone de convection, la pression des fumées
évolue sous l'effet de la variation
d'altitude (avec une masse volumique variable, résultat
de l'échange de chaleur) et surtout à
cause des pertes de charge provoquées par les différentes nappes
de tubes.
II en résulte une pression des fumées à la voûte inférieure
de seulement 3 mm CE à la
pression atmosphérique au même niveau .

En-zone de radiation, l'évolution de pression des fumées n'est


due qu'à la variation d'altitude
(20 m). Pour une température moyenne de 90o °C, la
masse volumique des fumées est de
0,296 kg/m3. II en résulte un accroissement de la pression
des fumées de

AP radiation mm CE

L'examen des évolutions de pression conduit à constater que dans l'ensemble du


four, la
pression des fumées est inférieure à la pression atmosphérique à la même altitude. On dit
que le four est en dépression .

La dépression, que l'on mesure à l'aide d'un tube en U ou d'un déprimomètre, est la
différence locale de pression entre l'air et les fumées . Dans la pratique on s'intéresse aux
valeurs de la dépression aux points suivants:

à la sole : c'est la dépression qui permet l'entrée d'air aux brûleurs


Dépression à la sole = mm CE

à la voûte : c'est la dépression la plus faible du four


Dépression à la voûte = mm CE

en amont du registre : elle mesure le tirage disponible sous le registre


Dépression en amont du registre = mm CE

La différence entre les dépressions en amont du registre et à la voûte constitue une


indication sur les pertes de charge des fumées en zone de convection . Ces dernières
augmentent quand le débit des fumées s'accroît (débit de combustible plus important, excès
d'air plus grand) . Il peut en résulter une "mise en pression du four" .

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3- ROLE DU REGISTRE - CONTROLE DU TIRAGE NATUREL

Une modification de l'ouverture du registre se traduit par une variation des pertes de charge
qu'il provoque et une modification des pressions des fumées dans les zones de convection
et de radiation .

Ces évolutions de pressions peuvent être représentées sur les schémas de la page 10.

Les conséquences d'une fermeture excessive du registre sont les suivantes

les dépressions en zone de convection et de radiation sont plus faibles et


certains points de four peuvent même être en surpression . C'est l'entrée de la
zone de convection - la voûte de la zone de radiation - qui est le premier lieu
de la mise en pression du four. Ce point est à cet égard le point sensible du
four,

- les fumées chaudes peuvent alors sortir par différents orifices

les regards, ce qui présente un danger de brûlure grave du personnel,


les défauts d'étanchéité.

Lors de leur circulation vers l'extérieur les fumées cheminent vers des zones de plus en plus
froides . Dans le cas de fumées acides, correspondant à la combustion de combustibles à
teneur en soufre élevée, la condensation de l'acide sulfurique conduit à des corrosions du
casing .

L'examen des conséquences d'une fermeture excessive du registre conduit à affirmer qu'un
four doit toujours être en dépression.

Une ouverture excessive du registre conduit aux conséquences opposées

dépressions plus importantes en zones de convection et de radiation,

entrée de l'air facilitée en particulier aux brûleurs (d'où un accroissement de


l'excès d'air de combustion si l'ouverture des ventelles aux brûleurs n'est pas
modifiée) mais aussi par tout orifice résultant des défauts d'étanchéité (regards,
portes d'explosions, passages de tubes) .

L'air introduit dans ce dernier cas, contribue à fausser l'interprétation de l'analyse des
fumées. II est appelé air parasite dans la mesure où il ne contribue pas à la combustion, et
où il consomme de l'énergie pour être réchauffé de l'ambiante à la température de rejet des
fumées .

En conclusion, un four doit être en dépression, mais sans excès . Dans la pratique on
cherche à maintenir, par action sur le registre, une légère dépression (3 à 5 mm de colonne
d'eau) dans la zone où elle est la plus faible (à la voûte), ce qui garantit que les autres zones
du four sont bien en dépression .

© 1995 ENSPM-Formation Industrie


Application : Représenter sur les schémas ci-dessous l'évolution
des pressions des fumées en fonction de
l'ouverture au registre.

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© 1995 ENSPM-Formation Industrie


4- FOUR A TIRAGE FORCE

La circulation des fumées de la chambre de


par un ventilateur lorsque le tirage naturel estcombustion vers la cheminée doit être assurée
insuffisant ou que les pertes de charge surie
circuit des fumées sont trop importantes . On parle alors
de tirage forcé .
C'est particulièrement le cas avec (es fours
dont le
diminution importante de la .température des fumées. haut rendement est obtenu par une
Dans ce cas

la différence de masse volumique entre l'air ambiant


et les fumées dans la
cheminée est faible et l'on a peu de tirage naturel,

les surfaces d'échange importantes (convection étendue,


préchauffeur d'air)
introduisent de grandes pertes de charge sur les fumées (un préchauffeur d'air
peut introduire une perte de charge de l'ordre de 100 mm CE) .

Le ventilateur d'extraction de fumées a pour rôle de compenser la baisse de tirage


vaincre les pertes de charge supplémentaires afin de maintenir le four en dépression et de
.

Un exemple de four équipé d'un préchauffeur d'air est présenté sur le schéma suivant .

brasse
cir~.~i~ fumées
FU'=S

~^écF~--z ~Tfeur d'air,


Venti%ateur de
souff"cace entiiateur de
t~ra ce

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Le profil de pression des fumées a alors l'allure indiquée sur le graphique de la page 13.

Les évolutions de pression des fumées dans les zones de radiation et de convection sont
conformes aux impératifs de sécurité mis en évidence lors de l'étude du tirage naturel : ces
zones sont en dépression.

La pression des fumées diminue lors de leur traversée du registre puis de l'échangeur air-
fumées. Le ventilateur d'extraction des fumées (ou ventilateur de tirage) permet de remonter
leur pression au niveau de celle qui s'applique en pied de cheminée .

L'examen du profil des pressions dans les fumées conduit encore à constater que sur
l'ensemble du circuit, tant en amont qu'en aval du ventilateur, la pression des fumées est
inférieure à la pression atmosphérique à la même altitude.

En cas de défaillance du ventilateur de tirage (détectée par une sécurité de basse différence
de pression entre refoulement et aspiration), l'ouverture du bipasse placé sur les canaux
permet d'admettre directement à la cheminée des fumées plus chaudes . Le tirage naturel
suffit alors à maintenir le four en dépression .

Le constat d'absence d'ouverture du bipasse (détecteur de fin de course ZSH) conduit à la


coupure des combustibles si le ventilateur d'extraction est défaillant.

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" " " plt ess ion fumées
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ISO 160 140 120 100 80 60 40 20 0

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5- CIRCULATION DES FUMÉES DANS UNE CHAUDIERE
Les conditions de circulation des fumées de la
chambre
peuvent être analysées en suivant la pression des gaz de de combustion à la cheminée
Les évolutions de pression peuvent être représentées sur combustion le long de leur trajet.
le diagramme de la page suivante .
a - Tirage de la cheminée

Evolution de la pression atmosphérique dans l'air autour de la


cheminée
Pour une hauteur de cheminée de 80 mètres et une masse
volumique de l'air de
1,226 kg/m3 (correspondant à une température de l'air de 15 °C), la
variation de pression
atmosphérique entre le sol et le sommet de la cheminée est

Pair = mm CE

La pression atmosphérique au sommet de la cheminée est donc inférieure de mm CE à


celle s'exerçant au niveau du sol.

" Evolution de la pression des fumées dans la cheminée

Au sommet de la cheminée les fumées entrent dans l'atmosphère et sont soumises à la


pression atmosphérique locale .

La température des fumées étant de 160 °C, leur masse volumique est égale à 0,815 kg/m3.
Sur la hauteur de 80 m de la cheminée la pression des fumées varie de

Au pied de la cheminée, la pression des fumées est de mm CE inférieure à la pression


atmosphérique au sol. Cette différence de pression mesure le tirage de la cheminée .

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b - Évolution de la pression des
fumées dans le registre et les surfaces
d'échanges
" Registre

Le registre est un obstacle sur le trajet des


fumées . II en résulte que les fumées doivent
disposer avant de le franchir d'une pression
supérieure à celle qui règne en pied de
cheminée .

La différence entre ces pressions mesure


la perte de charge causée par le registre.
L'importance de cette perte de charge dépend du
débit de fumées qui le traverse ainsi que
de son inclinaison . Les valeurs usuelles sont
de l'ordre d'une trentaine de millimètres de
colonne d'eau .

La pression des fumées avant le registre est donc,


par rapport à la pression atmosphérique,
de mm CE.

" Surfaces d'échange

Les différentes surfaces d'échange de chaleur parcourues


par les fumées provoquent
également des pertes de charge dont les valeurs usuelles sont les
suivantes
échangeur air-fumées 50 mm CE
économiseur 40 à 50 mm CE
surchauffeur 30 mm CE
Ces différentes ; pertes de charge dépendent évidemment de la taille des surfaces
d'échange, de l'importance des dépôts de suie qui les recouvrent et obstruent la circulation,
des débit de fumées qui les traversent liés à l'allure de production de la chaudière .

Le cumul des pertes de charge conduit à une valeur de la pression des fumées dans la
chambre de combustion égale à : mm CE.

c - Réglage de la pression dans la chambre de combustion

Pour maintenir constante la pression dans la chambre de combustion il faut accompagner


les variations des pertes de charge dans les zones d'échange par une variation opposée de
la perte de charge provoquée par le registre.

Ainsi par exemple, à une augmentation de l'allure de chauffe conduisant à un débit de fumée
plus grand et à des pertes de charges plus élevées dans le surchauffeur, l'économiseur et
l'échangeur air-fumées doit être opposée une ouverture du registre réduisant la perte de
charge qu'il provoque .

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V - BRULEURS
Les brûleurs ont pour rôles d'assurer le mélange intime du combustible (fuel-oil ou
fuel-gaz) et de
l'air, d'entretenir la combustion et d'assurer une forme de flamme correcte.

1 - BRULEURS MIXTES
Les brûleurs mixtes peuvent brûler séparément ou simultanément des combustibles liquides
et gazeux

a - Description d'un brûleur simple

Les planches 6 et 7 en montrent des exemples .

On distingue

l'injection des combustibles

La canne à fuel-oil située dans l'axe du brûleur et dans laquelle le fuel est dévidé
en fines gouttelettes (atomisation)

Les lances de gaz (au nombre de 6 ou 8) réparties à la périphérie du brûleur et


alimentée par une couronne de distribution

On trouve en outre, sur ce schéma, une torche pilote à gaz.

les
- admissions d'air

La première au niveau de la canne à fuel permettant à la combustion du fuel-oil de


commencer dès l'injection de celui-ci

L'air admis à ce niveau ne présente qu'une faible partie de la quantité totale d'air
nécessaire à la combustion .

La seconde est réalisée autour de l'ouvreau secondaire et permet l'admission de


l'air secondaire dont le débit assure la combustion complète des combustibles .

Le débit d'air est réglable par recouvrement plus ou moins grand des lumières
pratiquées dans les couronnes cylindriques qui équipent ces admissions d'air.

les ouvreaux en réfractaire

Porté au rouge par la combustion, ils assurent l'allumage du mélange air-


combustible par la chaleur qu'ils rayonnent .

En outre, de par leur géométrie, ils modèlent la forme de la flamme.

Ib - Autres exemples

La planche 8 montre un brûleur Pillard à forte capacité permise par l'admission d'air sous
pression (400 mm CE) .

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II se distingue essentiellement,
par
rosace centrale" dont les aubages la présence au nez de la canne du fuel-oil, d'une "grande
assurent une mise en rotation de
favorisant le mélange air-combustible l'air qui les traverse,
. Ce dispositif permet une
un faible excès d'air . combustion complète avec

2 - BRÛLEURS RADIANTS À GAZ


Ce type de brûleur est utilisé en
particulier sur les fours de vapocraquage
brûleurs décrits précédemment par la . II se distingue des
réalisation du mélange
introduction dans le four. air-combustible avant son

La planche n° 10 en montre un exemple


sont admis le fuel-gaz au travers de la . II se compose d'un tube mélangeur dans lequel
termine par une tête de distribution (en buse d'injection - et l'air primaire . Ce tube se
cas) conduisant le mélange combustible àcéramique sur l'exemple ; en acier dans d'autres
lécher l'ouvreau (ou gueulard) .
Le mélange air-combustible étant déjà
réalisé, la combustion est immédiate et
ne se développent pas dans le four. C'est les flammes
le réfractaire chaud qui transmet la chaleur
tubes du four. aux

3 - ATOMISATION DU FUEL-OIL
Différents systèmes d'atomisation du fuel-oil sont
présentés sur les planches 7 et 10

VI - ANALYSEURS SUR LES FUMÉES

L'oxygénemètre mesure la teneur en oxygène des fumées et


informe sur l'excès d'air avec
lequel est conduite la combustion.

L'opacimètre indique la présence d'imbrûlés solides dans les fumées.

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20

- Planche n° 1 -
bis

Viscosité
Engler cst
1 000

100_ '750

Etude expérimentale réalisée t I I I I


ar le Bureau de Norrnalisation . du Pétrole
(1978)
500

400
50-

40 300

30- " mécanique


200 " mécanique et 15 et 20 cSt
24 air BP
" mécanique et
assistance 20 et 25 csi
20~ vapeur
-coupelle
60 et 70 r-St
rotative

~~a
15 t70!,

Ï7
100 @ 11,
v
EXEMPLE DE DETERMINATION
90 DE LA TEMPERATURE
DE PULVERISATION

ma
80L
10~ Fuel lourd no 2 35 cSt à 1000 C
70 1, i
Viscosité
recommandée
60 61 17 cSt
au nez
7,51 du brilleur
Température
50L-

LNU
de pulvérisation 1240 C
45 1 - donnée par
le diagramme
40 +-- Ces valeurs sont purement v indicatives. II est 3î
5- recommandé à l'utilisateur de se référer aux
valeurs précises fournies par les constructeurs
u~ea~w~ >_ et de déterminer la viscosité du fuel utilisé .
~weasa~o~~,
4 30 t-

25

3^
20 a~~~lea~ r

2,5-

15
1a

13

12

mum m

Umm

1 ,5-
s
40 60 70 80 120' 130 140 150 160 170 180
90
TEMPE RATURE EN OC

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21

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w - Planche n° 2 -
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- Planche n° 3 -

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- Planche n° 4 -

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CIRCUIT INCONDENSABLES
- Faible pression -

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- Planche n° 6 -
BRULEUR SIMPLE

FUEL-OIL /ter
VAPEUR !m-*

1 0uv'Le.o u, ph,ilruiihe 6 5uppo`û cLe, -LxalLor-


2 Ouv~i.eau, s, uotLcLcLLV, â, c1 .Pym.on,Ett~e, ~ttpi.d,2

3 Côn2 clz. ~,éoiln~e auL, p~ixn.a,iJt2 7 Couhonn,e Ie disthilbu,l i-rox.


4 R -q is tn e a.)L s e.eorwlnùhe 8 Loir-p- â, g a.2

5 Canx'z. ci, cm trbus tale 9 ToVhz pUDte

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BRULEUR JOHN ZINK - Planche n° 7 -

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- Planche n° 8 -
BRULEUR PILLARD G .R.C. TYPE F .R.

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- Planche n° 9 -
SRULEUR RADIANT

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29

- Planche n° 10 -

CANNE A FUEL PILLARD TYPE ZV2

1 Ecrou de blocage
2 Multibuse
3 Emulseur
4 Pastille
5 Atomiseur
6 Ecrou â souder
8 Tube extérieur
9 Tube intérieur

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