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médecins», Liber ~micorumE. Krings,Story- Scientia,pp. 501 à 502); Il. -Faits et antécédents. RESPONSABll.ITE.
médecins», Liber ~micorumE. Krings,Story-
Scientia,pp. 501 à 502);
Il.
-Faits
et
antécédents.
RESPONSABll.ITE. -CAMP
SCOUT. -Accueillant,
à raisond'un
Attendu
que
le
demandeur,
le
20
juin
1971,
Que le médecinnedisposequede la « déten-
tion fiduciaire »du dossiermédicaldansl'inté-
rêt du malade(voy. : Corbisier, « Pouvoir et
transparencedansla relation thérapeutique»,
R.G.A.R., 1990,n" 11682,p. 9);
tiers,desenfantshandicapés.-
a
participé
à
un
camp
scout
du
17
au
29
juillet
Handicapémentalà plus de 66 l1Jo
ayantblesséinvolontairement,d'un
coupde hachette,l'un de ses
1984,
sous
la
conduite
de
la
troupe
Sep-
tantième
éclaireurs
de
la
Fédération
des
scouts
catholiques;-
compagnons.-PARENTS
DE
que
cette
troupe
a
la
particularité
d'être
com-
Attendu que le secret professionnel auquel
l'article 458duCod,:pénalobligelesmédecins,
vise la protection du patient (Cass:, 9 févr.
1988,Pas., 1988,l, 662);
Que le dépôt par le médecin,au greffe, des
documents qu'il dc:tient ne détourne pas le
secretdu but danslequelil estinstitué(comp. :
L'ENFANT HANDICAPE. -1
posée
pour
un
tiers
d'enfants
handicapés
et
pour
deux
tiers
d'enfants
«
normaux
»;
ARTICLE 1384,ALINEA 2, DU
CODECIVll
-EDUCATION.
-
Attendu
que
le
samedi
28
juillet
1984,
le
Faute. -Participation
au campscout.
demandeur
démontait
une
clôture
constituée
:- Initiative positivesurle plan
de
piquets
de
bois;
que
Xavier
Brunet,
le
25
aoftt
1968,
flls
mineur
et
handicapé
men-
éducatif. -Geste involontaire du
tal
à
plus
de
66
Ofo
des
deuxième
et
troisième
handicapé.-Ne
révèlepasune
Cass.,20 mars 19851,Pas., 1989,1,749);
défendeurs,
voulant
l'aider,
manipulait
une
Attendu par aillews que le patient qui veut
produire un dossiermédical doit en accepter
les conséquencesp~Icequ'une partie ne peut
jamais cacher l'exi:;tencede piècesqui sont
pertinentespour la solution du procès(voy. :
mauvaiseéducation.-ARTICLE
1386bisDU CODECIVll
Conditionsd'application. -
FEDERATION DESSCOUTS.-
Articles 1382et 1384,alinéa3, du
Code civil et article 14dela loi du 27
juin 1921surlesa.s.b.l. -DEFAUT
DE SURVEll.LANCE. -Notion.
hachette;
qu'à
la
suite
d'un
coup
de
hachette,
-
le
demandeur
encourut
une
lésion
de
l'index
gauche,
entraînant
notamment
un
raccourcis-
sement
d'environ
0,5
cm
de
l'index
gauche
et
une
perte
partielle
de
l'ongle
avec
déviation
de
la
partie
restante;
R.O. Dalcq, ibidem, p. 505);
Attend~
qu'il
y
a
lieu
de
préciser
que
Xavier
Attendu qu'ainsi la demande.deproductionde
documentsforméepar la demande!"esseet par
le premier défendeurestbienfondée;
Brunet,
compte
tenu
de
son
handicap,
est
placé
au
home
«
Les
Weigelias
»;
que
durant
la
journée,
il
va
à
l'école
à
l'institution
connexe
«
La
Clairière
»;
que
cette
institution
a
fait
« La Clairière »; que cette institution a fait adhérer Xavier Brunet à la troupe spéciale
adhérer Xavier Brunet à la troupe spéciale Sep- tantième éclaireurs, que Xavier Brunet a parti-
adhérer
Xavier
Brunet
à
la
troupe
spéciale
Sep-
tantième
éclaireurs,
que
Xavier
Brunet
a
parti-
Siég.: Mme De Poortere,jugeun.
cipé
aux
camps
organisés
par
cette
troupe
Plaid. : MM"
Beer, Foulon, Vanhuffelloco
depuis
1980;
Rousselle.
III.
-Discussion.
1
9
9
;
199
(De Baets c. a.s.b.l. Fédération des scouts
catholiquesetcrts).
A.
-En
ce
qui
concerne
la
matérialité
des
-
faits.
Attendu
que
contrairement
à
ce
que
soutient
la
,
A
11!'
Il
A
(
1
1. -Responsables sur la base de l'article
première
défenderesse,
il
paraît
établi
que
l'ac-
U~
JljU~
J
1384,alinéa2, du Codecivil desfaits domma-
geablescommispar leur enfant,alors mineur,
lesparentsle demeurentaprèsquel'enfant ait
cident
litigieux
est
imputable
à
une
maladresse
i
fautive
de
Xavier
Brunet;
--
atteint l'âge dela majorité.
qu'il
résulte
de
la
correspondance
établie
in
tempore
non
suspecto
qu'il
n'a
jamais
été
II. -L'initiative
consistantà faire participer
sérieusement
contesté
que
c'est
en
manipulant
un enfant handicapémentalà plus de 66 0/0à
des camps scouts en compagnie d'enfants
« normaux », peut être considéréecomme
positive sur le plan éducatif;' le gest~involon-
taire du handicapéqui a blessél'un desescom-
pagnons, constitue une maladressequi n'est
pas révélatriced'une mauvaiseéducation.
une
hachette
que
Xavier
Brunet
blessa
malen-
contreusement
le
demandeur;
qu'il
n'a
jamais
été
soutenu
que
le
demandeur
aurait
lui-même
\
commis
une
maladresse
à
l'origine
de
l'acci-
dent;
B.
-En
ce
qui
concerne
la
responsabilité
des
III. -S'il
paraît normal de laisserdesado-
deuxième
et
troisième
défendeurs.
lescentsâgésde 16 ans manipuler des objets
potentiellementdangereux,telsqu'une hache,
lorsqu'ils sont en pleine possessionde leurs
facultésphysiqueset mentales,il ne sejustifie
pàr contre nullement de laisserdes enfants,
atteints d'un handicapmentalgrave,manipu-
ler seulset sanssurveillancede tels objets.
Attendu
que
les
deuxième
et
troisième
défen-
deurs
ont
été
assignés
«
en
leur
qualité
de
civi-
lement
responsables
de
leur
flls
Xavier
Brunet,
le
25
août
1968
»;
que
l'action
se
fonde
donc
sur
la
responsabilité
civile
des
parents
du
fait
des
actes
dommagea-
bles
commis
par
leurs
enfants
mineurs
telle
qu'elle
découle
de
l'article
1384,
alinéa
2,
du
Code
civil;
1
1
que
même
après
que
l'enfant
ait
atteint
l'âge
de
~
1. -Objet
de l'action.
la
majorité,
les
parents
demeurent
responsa-
1
Attendu quel'action tendà obtenir l'indemrii-
sation des conséquencesdommageablesd'un
accidentdont fut victimele demandeurlors de
sa participation à un camp scout le 28 juillet
bles,
sur
base
de
cette
disposition,
des
faits
i
dommageables
commis
alors
que
leur
enfant
était
encore
mineur;
1
Attendu
que
la
responsabilité
fondée
sur
l'arti-
i
1984;
cIe
1384,
alinéa
2,
du
Code
civil
repose
sur
une
1
qu'elle tend à entendrecondamnerles défen-
deurs solidairement,in solidum, ou l'un à
défaut de l'autre, à payer au demandeurla
somme de 100.000F, augmentéedes intérêts
compensatoiresdepuis le 28 juillet 1984,des
intérêtsjudiciaires et desdépens;
double
présomption
de
faute,
dans
l'éducation
;
et la surveillance,
par
les parents,
de leurs
1
enfants
mineurs;
\
qu'il
s'agit
d'une
présomption
iuris
tantum,
qui
peut
être
renversée
par
la
double
preuve
Il
que
les
parents
ont
assuré
à
leur
enfant
mineur
:1
une bonne éducation et exercé une surveillance adéquate; Attendu qu'en l'espèce, aucune faute dans la
une bonne éducation et exercé une surveillance
adéquate;
Attendu qu'en l'espèce, aucune faute dans la
surveillance ne peut être reprochée aux deu-
xième et troisième défendeurs, puisqu'au mo-
ment des faits litigeux, l'enfant se trouvait
acceptépar lesparents qui saventqu'il est la
contrepartiedu bénéficedu systèmeéducatif
développéau seindela troupescoute;
Attendu que l'argumentation de la première
défenderessene peut êtresuivie;
scoute,les parents accepteraientle risque de
voir ceux-ciblessésou mutiléspar desscouts
handicapés manipulant des objets qui ne
devraientpasleur êtreconfiés;
que les responsablesde la troupe scoutesont
restésendéfautd'exercerla surveillanceaccrue
que s'il paraîtnormal delaisserdesadolescents
sous la surveillance des chefs de la troupe
scoute, et que de Dlanière générale, l'enfant
était sous la surveillance de l'institution spécia-
quel'on
pouvait attendrede leur part compte
âgésde16ansmanipulerdesobjetspotentielle-
ment dangereux,tels qu'une hache,lorsqu'ils
sontenpleinepossessiondeleursfacultésphy-
lisée dans
laquelle il :ivait été placé en raison de
tenu de la composition particulière de cette
troupe;que cedéfautdesurveillanceestàl'ori-
gine de l'accidentlitigieux;
son handicap mental;
Attendu qu'il reSSOr1,d'autre part, des attesta-
tions produites par les deuxième et troisième
défendeurs qu'ils ont assuré au mieux l'éduca-
tion de leur enfant gravement handicapé, en
l'inscrivant à un en:.eignement spécial où il a
bénéficié des conditions éducatives favorables
adaptées à chacun dE:Sstadesde son développe-
ment, et ce en fonction de son état; que l'initia-
tive consistant à faire participer l'enfant à des
camps scouts en compagnie d'enfants « nor-
maux » peut également être considérée comme
positive sur le plan I,ducatif; que le geste invo-
lontaire de Xavier Brunet n'est pas révélateur
d'u~e mauvaise é4\lcation; qu'il s'agit d'une
maladresse commis! alors qu'il tentait d'aider
le demandeur;
siqueset mentales,il ne sejustifie par contre
nullementde laisserdesenfantsatteints d'un
handicapmental gravemanipulerseulset sans
surveillancede telsobjets;
Attendu que la responsabilitéde la première
défenderesseestdoncengagéetant sur basede
l'article 1384,alinéa3, du Code civil que sur
basede l'article 14dela loi du 27 juin 1921;
que l'accidentqui s'estproduit enestla preuve
la plus évidente;
que l'on ne peut raisonnablementprétendre
qu'en confiant leurs enfants à une troupe
que la demande apparaît fondée à l'égard de la
première défenderesse seulement;
MaisonLARCIER, s.a.
Rue desMinimes,39 -1000 Bruxelles-Tél.
(02)512.47.12-Fax (02)513.90.09
SOUSLA DIRECTION JURIDIQUE DE
ClaudeLAMBERTS
Attendu qu'il résulte de ce qui précède que
l'action basée sur l' article
1384, alinéa 2, du
Présidentà lacou, d'appeldeLiège
Directeu'ju,idiquedu« Bulletinlégislatifbelge»
Code civil est nOEl fondée à l'égard des
Jean-JacquesWILLEMS
deuxième et troisièDlè défendeurs;
Conseille,à la cou,d'appeldeLiège
Directeu,juridiquedu« Bulletinlégislatifbelge»
9 9 2
'que
l'article
1386bis du Code civil
ne peut
Paul SCHETfER
-davantage
être invoqué
à l'égard
des parents
Auditeu,militaireémérite
assignés en qualité de civilement responsables
1 de leur enfant;
JeanVIATOUR
Prisidentémériteà la cou,d'appeldeLiège
~
qu'à
supposer
quI:
l'on
considère
que
le
FernandDEMET
mineur,
atteint
de
démence
au
moment
des
Premie,présidentde10cou, du t'availdeLiège
.faits,
ait commis un acte objectivement illicite,
ses parents
ne
pellvent
en
être considérés
Michel MELCmOR
comme civilement :responsables que dans les
conditions fIXéespa: l'article 1384, alinéa 2, du
Code civil qui n'est pas applicable en l'espèce
Jugeà laCou,d'.,bitroge
Prof,.
à l'UnivemtédeLiège
Uandre DRION
Prisidentà la courd'appeldeliège
comme il l'a été démontré plus haut;
EmmanuelCAPRASSE
qu'il y a lieu de débouter le demandeur de son
action dirigée contre les deuxième et troisième
défendeurs et, par1ant, contre l'intervenante
volontaire, assurellr «responsabilité civile
familiale » de ces derniers;
Conseille,à lacou, d'appeldeLiège
Marc-Albert JAMIN
Jugeautribunaldepremièreinstancede Venien
C. -En
ce qui co,'Icerne la responsabilité de
la première défendl~resse.
F
19.300
Collection
complète
(5
tomes)
(plus
de
7.000
pages)
,
Attendu
que le deIIlandeur invoque
la respon-
F
4.380
sabilité de la première défenderesse sur base de
l'article 1382 du Code civil et de l'article 14 de
TOME
1
-DROIT
CIVIL,
JUDICIAIRE
ET
COMMERCIAL
F
4.590
TOMETOMETOME
IIIIV11- -DROIT-DROITDROIT
ÉCONOMIQUEPÉNALSOCIAL
,
ET
FISCAL
,
,
'.'
'.'
'
"'"
F
5.990
la loi du 27 juin 1921 accordant la personnalité
civile aux a.s.b.l., qui dispose que « l'associa-
tion est responsab!!: des fautes imputables soit
F
4.790
F
5.340
TOME
V
-DROIT
PUBLIC
ET
ADMINISTRATIF
à ses préposés, soit aux organes par .lesquels
s'exerce sa volonté »;
que le demandeur estime qu'il appartient au
personnel d'encadrement d'exercer une sur-
veillance particulière compte tenu de la pré-
sence dans la troupe d'enfants handicapés, et
notamment de prelldre les mesures adéquates
pour empêcher ces enfants d'utiliser des objets
dangereux, tels qu'une hache;
Collectioncomplète(5tomes)(1.984pages)
F
8.540.
TOME 1 -DROIT CIVIL, JUDICIAIREET COMMERCIAL
F
2.035.
TOMEIl -DROITPÉNAL
TOMEIII -DR.OITSOCIAL
F
2.080.
F
2.960.
TOMEIV -DROIT ÉCONOMIQUEETFISCAL
:
F
2.490.
TOME V
-DROIT
PUBLICET ADMINISTRATIF
F
2.640'
.Ces
prix tiennent compte de la rMuction
de 30 '"
réservéeaux abonnés. Aux non-abonnés, les prix
sont
Attendu
que la première défenderesse soutient
respectivementde : 12.200,2.910,2.975. 4.230, 3.570, 3.775F.
quant ,à elle que l'usage d'une hache par un
garçon âgé de 16 aElSn'a rien d'extraordinaire
ni de fautif;
qu'il
!'agit
là d'une activité jour-
ÉTUDIANTS:
conditionsspéciales.
nalière faisant partie du système éducatif déve-
loppé par les troupes scoutes; que si pareille
activité entraîne UD certain risque, ce risque est
JE~
JURISTES (diplôme depuismoins de 3 ans): mêmesconditions que lesétudiants.
--
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