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Les Aveyronnais de Paris : du bougnat aux frères Costes

Le tout-Paris aveyronnais était convié par le cuisinier Michel Bras pour la dédicace de
son luxueux livre de recettes (éditions du Rouergue), jeudi 19 décembre, à la Maison de
l'Aveyron. Estimés à quelque 300 000, les membres de cette communauté, qui, de cafés
de quartier en grandes brasseries, constituent la "bistrocratie aveyronnaise" ne manquent pas
d'occasion de se retrouver. Leur légendaire solidarité perdure, ²²²notamment dans les amicales,
qui sont d'efficaces réseaux de relations.

C'est dans les années 1830-1840 que des paysans pauvres, qui parcouraient souvent à pied les
700 kilomètres entre l'Aveyron et Paris, commencent à s'y installer. Ils s'y font porteurs d'eau,
hissant dans les étages des immeubles des seaux de 10 à 15 litres. Plus tard, ils vendent le
charbon ; l'épouse sert à boire aux clients. Dès lors, la vocation de cafetier est née. A mesure
que leur installation se fait plus confortable, les Aveyronnais hébergent un jeune frère, un
cousin, qui, plus tard, prendra à son tour une gérance.

Avant la première guerre mondiale, le système se consolide avec la création, par des
Aveyronnais, des entreprises qui assurent le commerce de gros des boissons. Tout en livrant
le café, la bière et le vin, les familles Tafanel, Richard et Bertrand jouent les rôles de banquier
et d'agent immobilier. Grâce à leurs visites régulières dans les cafés, ils repèrent les garçons
efficaces et peuvent jouer les intermédiaires en cas de cession.

Michel Bras

A. 1-A invité à diner la communauté aveyronnaise chez lui.


B. 2-A écrit un livre sur l’histoire des Aveyronnais de Paris.
C. 3-A signé un ouvrage consacré à la cuisine aveyronnaise.
D. 4-Est chef au restaurant parisien «  la maison de l’Aveyron ».

Les Aveyronnais sont connus pour

A. Leur côté dépensier.


B. 2-Leur goût pour l’alcool.
C. 3-Leur sens de l’entraide.
D. 4-Leur mauvais caractère.

La particularité des Aveyronnais qui s’installaient à Paris à la fin du XIXe siècle est

A. 1-Qu’ils ont tous gardé des petits commerces.


B. 2-Que leurs femmes faisaient des travaux de couture.
C. 3-Qu’ils sont entrés dans le même secteur professionnel.
D. 4-Qu’avant d’arriver, ils travaillaient dans les mines de charbon.
Les Aveyronnais apparaissent ici comme

A. 1-Une communauté peu intégrée.


B. 2-Des artisans relativement doués.
C. 3-Un réseau extrêmement organisé.
D. 4-De bons vivants assez paresseux.

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Les fruits et légumes frais au secours de l'obésité infantile

Le Sommet mondial des fruits et légumes, organisé du 27 au 30 mai à l'Unesco, et les 28 000
dégustations-animations de la semaine "Fraîch'attitude", qui se dérouleront jusqu'au dimanche
8 juin, propulsent carottes, tomates, fraises et autres courgettes comme armes absolues dans la
lutte contre l'obésité.

Depuis deux ans, les initiatives se multiplient pour faire consommer aux Français les 400
grammes quotidiens minimum de fruits et légumes recommandés par l'Organisation mondiale
de la santé (OMS). Ces aliments, essentiels pour un régime équilibré, sont scientifiquement
reconnus comme bénéfiques pour la santé. Ils limitent la survenue de certaines maladies
cardio-vasculaires et les risques de cancer.

En France, le Plan national nutrition santé (PNNS) recommande depuis plusieurs années d'en
manger cinq portions par jour. Des messages à vocation sanitaire figurent désormais sur les
publicités alimentaires. Et les distributeurs automatiques de snacks et confiseries sont censés
avoir quitté les établissements scolaires. Malheureusement, tout cela semble insuffisant pour
modifier les habitudes alimentaires des 22 millions d'enfants européens en surpoids.

D'autant que les experts s'alarment : 1,3 million d'autres nouveaux petits Européens seront en
surpoids d'ici à deux ans. "On peut faire évoluer les choses à condition de ne pas se reposer
sur le concept du libre marché, il faut une intervention publique", répète Philip James, qui
préside l'International ObesityTask Force de l'OMS.

Bon nombre de pays passent donc à la vitesse supérieure. Soutenus par des filières de
production, qui voient d'un oeil gourmand ces nouveaux débouchés, ils considèrent qu'il est
prioritaire de développer des actions pédagogiques actives. Partout, il s'agit de cibler les
enfants "victimes de la fracture nutritionnelle". Autrement dit, ceux qui n'ont pas accès, pour
des raisons culturelles et financières, aux fruits et légumes frais. L'idée la plus partagée ?
Commencer par distribuer gratuitement ces produits sur les lieux d'activité des enfants.
En Nouvelle-Zélande, une étude sur un groupe de 3 000 enfants a permis de valider le fait que
la distribution gratuite d'un fruit par jour à l'école (coût : 17 centimes d'euro par enfant et par
jour), permettait de développer une prise de conscience et l'appétence pour ce type d'aliment.

Cet article a pour sujet

A. 1-Les problèmes liés à l’excédent de poids chez les jeunes.


B. 2-Les aliments qui provoquent des cancers chez les jeunes.
C. 3-Les politiques sanitaires européennes pour lutter contre le cancer.
D. 4-Les opérations publicitaires pour développer la vente de produits frais.

Les actions successives ont

A. 1-Renforcé les pratiques alimentaires existantes.


B. 2-Créé de nouvelles habitudes alimentaires chez les jeunes.
C. 3-Insisté sur l’importance de la consommation de produits frais.
D. 4-Fait connaitre les préférences alimentaires des jeunes Européens.

La dernière action consiste à

A. 1-Multiplier les campagnes publicitaires dans les écoles.


B. 2-Donner une aide aux parents pour l’achat de produits frais.
C. 3-Analyse les gouts alimentaires des jeunes selon les cultures.
D. 4- Faire déguster gratuitement les fruits et légumes aux écoliers.
Le Royaume-Uni songe à exporter... ses hôpitaux

Dans le cadre d’un ambitieux projet qui sera lancé à l’automne, une sorte de “service de
rencontres”, composé de fonctionnaires du ministère de la Santé et de
membres de UK Trade and Investment (l’agence officielle chargée de la promotion
du commerce et des investissements au Royaume-Uni), sera chargé de mettre en
rapport les hôpitaux qui souhaitent se développer à l’étranger et les Etats
étrangers intéressés par les services médicaux britanniques.

La mesure permettrait à des institutions réputées comme Great Ormond Street, Royal
Marsden et Guy’s and St Thomas’ de s’implanter aux quatre coins du monde. Ces hôpitaux
publics autonomes seraient tenus de rapatrier au Royaume-Uni tous les
bénéfices réalisés à l’étranger. Les contrées de la planète jugées essentielles à la réussite du
projet comprennent le Golfe persique, où la qualité des marques médicales britanniques est
bien reconnue, ainsi que la Chine, le Brésil, la Libye et l’Inde. L’hôpital londonien
MoorfieldsEye a d’ores et déjà établi une tête de pont à Dubaï, tandis qu’Imperial gère deux
prospères centres spécialisés dans le traitement du
diabète à Abou Dhabi.Un risque de dispersion Mais dans le
secteur de la santé, d’aucuns estiment qu’en ces temps de sévères restrictions
financières, le hôpitaux publics ne devraient pas se laisser distraire de leurs
tâches domestique par la recherche d’investissements à
l’étranger, qui pourraient se révéler aussi complexes que risqués. “Le NHS devrait avant tout
s’assurer que les soins aux patients priment sur les profits”,
soutient Katherine Murphy, directrice de la Patients Association. “Alors que le système de
santé subit de profonds bouleversements, que les délais d’attente pour un rendez-vous ne
cessent de s’allonger et que les hôpitaux se voient demander de faire 20 milliards de livres
d’économies, on va encore se disperser dangereusement avec ce projet.Il est à espérer que le
recrutement, pour le nouveau projet, des médecins formés au Royaume-Uni ne détournent pas
des ressources nécessaires dans le pays.

Un nouvel organisme intergouvernemental, Healthcare UK, servira d’intermédiaire entre les


hôpitaux britanniques visant une croissance à l’international et les
gouvernements étrangers dont les besoins sont décelés par les diplomates
britanniques chargés du commerce, en poste dans ces pays. Le projet est
né de la conviction qu’à l’avenir, les habitants du Golfe persique et les
riches citoyens des pays en développement préfèreront se faire soigner sur
place plutôt qu’à l’étranger. De crainte de perdre les précieux revenus
procurés par ces patients privés, les hôpitaux publics sont décidés d’agir avant que
d’autres groupes privés n’entrent en scène pour combler le vide.

Cet article a pour thème

A. 1-L’implantation d’hôpitaux britanniques à l’étranger.


B. 2-L’exportation du système de santé britannique à l’étranger.
C. 3-Le rachat d’hôpitaux britanniques par des groupes étrangers.
D. 4-Le recrutement par les hôpitaux britanniques de médecins étrangers.

Ce projet anticipe la demande

A. 1-De pays étrangers de rendre leur système de santé plus performant.


B. 2-D’étrangers d’avoir dans leur pays des hôpitaux de qualité britannique.
C. 3-D’étrangers vivant au Royaume-Uni d’être soignés par des compatriotes.
D. 4-De britanniques expatriés d’avoir la même qualité de soins qu’à domicile.

Il aurait l’avantage

A. 1-De répondre aux problèmes de recrutement dans les hôpitaux britanniques.


B. 2-De permettre l’ouverture de nouveaux hôpitaux publics en Grande-Bretagne.
C. 3-De promouvoir le modèle de santé britannique dans certains pays étrangers.
D. 4-D’améliorer la qualité des hôpitaux britanniques grâce à de nouveaux revenus.
Carousel

« Carousel », dont l’histoire se situe sur la côte Est des Etats-Unis en 1873, raconte l’histoire
d’amour de Billy, aboyeur sur le manège d'une fête foraine, et Julie, une jeune ouvrière naïve.
Licencié, le jeune homme va se mettre à la battre. Julie est enceinte, alors Billy se met à voler pour
survivre. Arrêté par la police, il se suicide. Quinze ans plus tard, il quitte le purgatoire où il expiait
ses pêchés et revient sur terre le temps d’une journée pour réparer ses erreurs, rencontrer sa fille
Louise et obtenir le pardon de Julie. Un pardon qui lui permettra de rejoindre enfin le Paradis.

Contrairement aux spectacles produits à l’époque à Broadway, « Carousel » est tout sauf une
amourette. Jusqu’à sa création en 1945, les comédies musicales évoquaient essentiellement la
vie d’une société aisée ou de célébrités. Rodgers et Hammerstein vont mettre la vie des exclus
et des plus pauvres au cœur de leurs histoires. Cette vision sombre de l’Amérique ne remit pas
en cause l’immense succès de « Carousel » qui resta à l'affiche à Broadway durant 890
représentations (dans sa première version).

Ce spectacle

A. 1-Met en lumière les inégalités sociales.


B. 2- Choque la bourgeoisie lors de sa sortie.
C. 3-Révèle le quotidien des exclus de la société.
D. 4-Dénonce la violence des forces de police.

Cette œuvre raconte une histoire d’amour

A. 1-Illégale aux yeux des autorités.


B. 2-impossible entre deux êtres opposés.
C. 3-Contrariée par des problèmes sociaux.
D. 4-Condamnée par la société du XIXe siècle.

Cet article présente une œuvre qui

A. 1-Symbolise la fin du rêve américain.


B. 2-S’insoire d’un célèbre conte populaire.
C. 3-Prend sa source dans un fait divers.
D. -Bouscule les codes de la comédie classique
Université au-delà des querelles

Saborder sa langue au nom de la compétition universitaire internationale ?Nombreux sont les


pays qui ont dû se poser la question. En France, l’idée d’introduire des cursus entièrement en
anglais à l’université n’en finit plus de faire des vagues. Elle a beau être la destination des
jeunes gens étudiant à l’étranger, la France voudrait attirer encore, notamment les étudiants
des puissances montantes, prendre toute sa part dans la formation des futures élites mondiales
et assurer le rayonnement du pays quoi que l’objectif final soit commun à tous, on se déchire
sur les moyens à mettre en œuvre pour l’atteindre face à une réalité que personne ne conteste-
la suprématie de l’anglais dans les échanges internationaux et dans le monde de la recherche
en particulier. Deux visions s’affrontent. S’ouvrir car la connaissance n’est pas une denrée
périssable qui se flétrirait au contact de l’extérieur ou qui s’éteindrait une fois traduite en
anglais, ou résister pour éviter que d’ici qq décennies l’anglais n’ait envahit le quotidien,
reléguant ainsi le français au statut de la langue folklorique parlée par une poignée de
ringards. Si d’aucuns pensent que s’isoler de l’anglais reviendrait à empêcher la jeunes se
d’entrer aisément sur la scène économique internationale ;d’autres inquiètent de la probable
dégradation de la qualité des contenus des cours à cause du niveau en langues parfois
insuffisant des enseignants et étudiants français. Le corollaire, réserver ses cursus en anglais à
une poignée de locuteurs bilingues ,reviendrait à crée rune nouvelle élite. Peut être ya t-il
d’autres leviers à actionner avant d’imposer à l’étudiant français lambda un enseignant au
rabais ?Citons parmi d’autres, une meilleure promotion des formations ,un accueil plus
structuré, ou encore des coûts moins élevés ,autant de pistes qui restent à explorer.

Le texte traite de

A. 1-L’instauration d’une filière d’élite pour les étudiants étrangers.


B. 2-La création de cours spécifiques pour les étudiants anglophones.
C. 3-L’introduction de l’anglais dans l’ensemble des cursus francophones.
D. 4-La mise en place de cours en anglais dans les universités françaises.

Les enjeux pour la France sont

A. 1-D’encourager la mobilité des étudiants français.


B. 2-De moderniser son image dans les pays émergents.
C. 3-D’accroitre son attractivité dans un secteur concurrentiel.
D. 4-De stimuler les échanges commerciaux avec les pays concernés.

L’auteur redoute

A. 1-La stratégie élitiste sous-jacente à cette future décision.


B. 2-La réaction négative de l’élite universitaire traditionnelle.
C. 3- La mainmise des élites anglophones sur les programmes français.
D. 4-La perte de repères des jeunes au sein d’une université mondialisée.
Il déplore également le fait que

A. 1-La qualité globale des cours soit en chute libre.


B. 2-D’autres voies ne soient toujours pas à l’étude.
C. 3-Les anglophones soient l’objet d’un traitement de faveur.
D. 4-Trop d’étudiants français rechignent à se mettre à l’anglais.

Anatomie d’un plat

Avez-vous remarqué que votre tranche de saumon en super promo est souvent plus coloré qu’une
tranche de saumon sauvage qui, elle, tend plutôt vers le rose pâle du fait des crustacés chargés
naturellement decaroténoïdes que notre poisson mangeait auparavant ?Car les saumons d’élevage ont
changé de régime et sont aujourd’hui gavés de protéines végétales de soja. Résultat : les saumons
domestiques sont tout gris. Pour attirer les consommateurs il fallait donc ajouter un cocktail d’additifs
chimiques comme l'astaxanthine, également utilisée dans les autobronzants ou l’alimentation des
poules pour redonner le jaune d’œuf. Pire, le saumon norvégien, qui constitue 80% de notre
consommation, est également plein de pesticides. Agglomérés dans leurs fermes piscicoles, ils sont
envahis par les poux de mer, d’où la nécessité de les épouiller avec ces produits phytosanitaires
intégrés dans leurs nourriture, mais susceptibles d’augmenter les risques de cancer s’ils sont ingérés
par l’homme.

D’après le Nouvel observateur


Cet article traite

A- Des pratiques en vigueur dans l’élevage de saumons


B- Des exigences alimentaires des consommateurs de saumons
C- De l’absence de contrôle sanitaire dans l’élevage des saumons
D- Des nouvelles contraintes alimentaires des saumons sauvages

Les industriels

A. Alignent leurs prix sur ceux du marché norvégien


B. Vendent un poisson sans saveur mais sans toxines
C. Colorent le poisson pour le rendre plus apetissant
D. Nourrissent les poissons avec des protéines animales

Les traitements administrés aux poissons servent à

A- Les faire grossir plus rapidement


B- Améliorer la qualité de leur chair
C- Les débarrasser de leurs parasites
D- Augmenter leur taux de reproduction
Lutter contre l’obésité de l’enfant

De plus en plus d’enfants sont touchés par l’obésité. Pour prévenir les risques, les parents ne doivent
pas interdire certains aliments, mais réapprendre aux enfants les bons gestes. Il faut les habituer aux
goûts neutres. Les aliments solides sont, eux, à privilégier. Enfin, l’ambiance du repas est primordiale.
Une étude américaine a démontré que les enfants qui mangent devant la télé ont besoin de plus de
simulation pour recevoir les saveurs.Résultats : ils s’orientent vers des aliments gras et sucrés. De plus,
ils sont moins à l’écoute du sentiment de satiété et ingurgitent donc de plus grandes quantités. Autre
piège, au-delà de quatre heures passées devant le poste, la corpulence augmenteindépendamment de ce
qui est mangé. Les nutritionnistes conseillent de ne pas dépasser deux heures de télé par jour et
pratiquer un sport d’endurance. Si l’effort est trop violent, ce sont les glucides qui sont brulés au lieu
des lipides. L’idéal serait de la natation, de la marche ou du vélo.

Pour écarter les risques d’obésité chez les enfants, les parents doivent

A. exclure tous les aliments gras.


B. leur interdire tous les aliments sucrés.
C. privilégier des plats légers et liquides.
D. leur faire apprécier les saveurs simples.

la télé favorise l’obésité des enfants parce qu’ils

A. mangent trop vite, assis devant le poste.


B. distinguent mieux les saveurs des aliments.
C. ne se rendent pas compte qu’ils n’ont plus faim.
D. ne respectent pas les horaires de repas habituels.

les risques d’obésité baissent sensiblement si les enfants

A. pratiquent une activité sportive très intense.


B. font des efforts physiques réguliers et prolongés.
C. font des activités qui brulent d’abord les glucides.
D. mangent léger quand ils regardent longtemps la télé
Texte à trou : médicament

Selon l'Agence de santé américaine, un médicament sur dix vendu dans le monde serait un
faux. Et selon l'Organisation mondiale de la santé, ce commerce ferait 100 000 morts par an
en Afrique. Sur la toile, 96% des pharmacies virtuelles sont illégales... Pour mieux
comprendre l'ampleur du trafic de médicaments contrefaits à l'échelle internationale, et surtout
pour analyser les stratégies mises en place par les réseaux criminels, l'Institut international de
recherche anticontrefaçon de médicaments (IRACM) vient de rendre un rapport circonstancié.

La première surprise de cette étude, c'est qu'il y a de plus en plus d'individus isolés, cyniques
et sans scrupule, qui se lancent sur ce marché lucratif... Ces « opportunistes en col blanc » se
mettent tout simplement à importer des médicaments contrefaits en provenance d'Inde ou de
Chine pour les revendre à bas coût sur Internet.

C'est un moyen de gagner très vite beaucoup d'argent sans prendre trop de risques. La
marchandise transite par voie postale et les peines encourues sont ridicules, par rapport à
celles attribuées aux trafiquants de drogue par exemple. Sept ans grands maximum en France.
Du coup, on voit des braqueurs se reconvertir dans ce nouveau métier, beaucoup moins
exposé.

Partie 1 :

A. 1-Commander des médicaments en ligne réduirait les risques sanitaires.


B. 2-Les pharmacies en ligne subissent des contrôles très fréquents.
C. 3- Ce commerce causerait chaque année la mort de milliers de personnes.
D. 4-La vente de médicaments est donc en forte baisse cette année.

Partie 2 :

A. 1-Pour tester de nouveaux produits.


B. 2-Pour fluidifier le commerce sur internet.
C. 3-Pour accroitre à long terme ce phénomène.
D. 4-Pour mieux comprendre l’ampleur du problème

Partie 3 :

A. 1-Leur mode opératoire est encore inconnu.


B. 2-Ces derniers sont nouveaux sur ce marché lucratif.
C. 3-Ils dénoncent avec insistance le trafic de médicaments.
D. 4-Ces réseaux internationaux sont parfaitement organisés.
Partie 4 :

A. 1-La marchandise transite par voie postale, loin des contrôles.


B. 2-Les faux médicaments sont vendus en pharmacie dans plusieurs pays.
C. 3-Les produits sont écoulés par des trafiquants expérimentés.
D. 4-Ils fabriquent en effet eux-mêmes leur propre marchandise.

Partie 5 :

A. 1-Les recettes sont par ailleurs bien inférieures.


B. 2-Les vendeurs sont en effet plus nombreux.
C. 3-Les peines encourues sont en effet dérisoires.
D. 4-Les clients sont par contre plus regardants.
En sortir

Il faut lire le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Il faut le lire
non pas tant pour en découvrir les dispositions puisque celles-ci ont déjà fait l’objet
d’abondantes présentations, mais pour être frappé par sa langue. Terrible novlangue où les
grands principes des considérants, supposés apporter à un texte le souffle d’une vision
historique, ne sont plus qu’une écœurante bouillie, où l’idéologie à peine travestie et présentée
comme force d’évidence – « les parties contractantes tenant compte du fait de la nécessité de
maintenir des finances publiques saines et soutenables » (le fait de la nécessité dont nous
sommes bien obligés de tenir compte…) – le dispute au contentement répugnant – « se
félicitant des propositions législatives formulées le 23 novembre 2011 » –, à l’imposition sans
fard – « rappelant la nécessité d’inciter et au besoin de contraindre les Etats membres en
déficit excessif » –, ou au mensonge pur et simple, presque rigolard – « désireuses de
favoriser les conditions d’une croissance économique » –, il faut lire ce texte, donc, pour se
faire une idée assez exacte d’où en est la politique en Europe et de ce qu’elle n’hésite pas à
faire prétendument en notre nom.

Il faut le lire aussi pour y trouver quelques perles encore mal aperçues comme ces délicieux
articles 7 et 8, le premier forçant les « parties contractantes » au soutien obligatoire de la
Commission quand elle met un pays à l’index et lui impose la purge (« les parties
contractantes s’engagent à appuyer les propositions ou recommandations soumises par la
Commission européenne lorsque celle-ci estime qu’un Etat membre de l’Union ne respecte
pas le critère du déficit ») (1), le second, encore meilleur, instituant la délation entre les Etats-
membres : « Lorsqu’une partie contractante estime indépendamment du rapport de la
Commission qu’une autre partie contractante n’a pas respecté [le critère de déficit structurel],
elle peut saisir la Cour de justice de cette question » (Art.8.1) ; « lorsque sur la base de sa
propre évaluation ou de celle de la Commission une partie contractante considère qu’une autre
partie contractante n’a pas pris les mesures nécessaires pour se conformer à l’arrêt de la Cour
de justice visé au paragraphe 1 (précédent), elle peut saisir la Cour de justice et demander que
des sanctions financières soient infligées ». Et l’on voit d’ici l’excellente ambiance que ces
petites lignes vont répandre dans la chose qui se dit encore « Union » européenne : de sa seule
initiative et d’après ses seules évaluations, un Etat-membre pourra en balancer un autre auprès
de la Cour de justice (CJUE) s’il estime que cet autre, insuffisamment orthodoxe, ne s’est pas
assez « structurellement ajusté », puis demander à cette même Cour de le pénaliser
financièrement s’il continue de regimber. Le pire est que dans l’atmosphère particulièrement
amicale qui règne ces temps-ci dans la Désunion européenne, on n’aura aucun mal à trouver
une balance pour faire le sale boulot de saisine de la CJUE dont, soit dit en passant, la
Commission se lave courageusement les mains.
Cet article est

A. 1-Un pamphlet contre les dérives de la justice européenne.


B. 2-Une analyse subjective de pourparlers des européens.
C. 3-un réquisitoire contre les dispositions d’un pacte européen.
D. 4-Un plaidoyer pour des institutions européennes plus transparentes.

L’auteur souligne avec insistance

A. 1-La précision du protocole et ses applications concrètes.


B. 2-La complexité extrême des articles et leurs incohérences.
C. 3- Le caractère artificiel de la langue et son vide idéologique.
D. 4-L’hypocrisie du langage utilisé et son caractère dogmatique.

Selon l’article, les institutions européennes appellent à

A. 1-Recourir à un tiers pour auditer les Etats membres.


B. 2-Résoudre les contentieux sans recourir à la commission.
C. 3-Dénoncer un contrevenant par la saisie du tribunal européen.
D. 4-Soutenir les Etats membres par la médiation de la commission.

L’auteur ironise sur

A. 1-Le consensus apparent des diverses institutions.


B. 2-Les orientations européistes et technocrates du traité.
C. 3-La prétendue liberté de décision des Etats signataires.
D. -L’objetcif de stabilité économique de l’Union européenne
L’accordéon de la philanthropie globale

AVEC la prolifération des initiatives dites «humanitaires», généreuses, solidaires, s’installe


une certaine confusion. Solidarité, aide, charité, urgence humanitaire : de quoi parle-t-on?
Derrière un chantage permanent à l’indifférence à l’égard du malheur d’autrui, ne voit-on pas
se dessiner et se développer une vaste entreprise de formatage moral et global? Parce que ces
débats se présentent comme éthiques, la critique est suspecte. Pourtant, le contenu du devoir
de solidarité mérite d’être interrogé.

Au XXe siècle, l’Etat dit «providence» met en œuvre des politiques visant à améliorer la vie

des citoyens. La pauvreté est alors vue comme un obstacle à l’accès à ce bien-être destiné à

être partagé solidairement dans une République sociale. A l’inverse, l’action humanitaire se

penche relativement peu sur la condition sociale des victimes. Elle s’intéresse au risque vital

qui les guette, au danger absolu : la mort, en particulier celle provoquée par la famine, risque

emblématique qui déclenche les alertes — fondées ou erronées. En France, la visibilité

médiatique des Restos du cœur est supérieure à celle des aides publiques alimentaires, qu’on

pourrait croire disparues tant l’emphase est mise sur la générosité individuelle. Cette

privatisation de l’aide sociale comme complément nécessaire de l’action publique ne poserait

pas question si elle n’apparaissait pas dans l’opinion comme une solution de rechange ou une

substitution qui ne dit pas son nom à l’Etat.

Un tel phénomène s’interprète dans un cadre idéologique global. Au-delà de la


marginalisation de la figure socialisante de l’Etat, qui résulte de l’implosion du communisme
soviétique autant que des assauts du néolibéralisme, apparaît l’objectif central des politiques
d’aujourd’hui : une gestion des risques de plus en plus confiée à la responsabilité individuelle.

A- Promeut une nouvelle politique sociale au niveau de l’Etat.


B- Rend compte des aides humanitaires effectives en France.
C- Retrace l’évolution de l’altruisme et des pratiques humanitaires.
D- Traite de la socialisation et de la générosité de l’homme aujourd’hui.
L’auteur déplore

A- L’excès d’individualisme freinant le progrès social global.


B- La polémique à caractère moral sur l’utilité de l’aide sociale.
C- La difficulté d’aborder objectivement la question de la solidarité.
D- L’inefficacité des systèmes régissant les plans d’action humanitaires.

Aujourd’hui, les médias se donnent comme objectif de

A- Mettre en avant les alternatives à l’aide publique.


B- Renforcer l’engagement citoyen à grande échelle.
C- Donner davantage la parole aux personnes en détresse.
D- Révéler les causes économiques des disparités sociales.

Selon l’article,

A- Les obligations publiques sont assurées par la sphère privée.


B- L’échec de l’Etat providence modifie les valeurs de solidarité.
C- L’Etat finance des associations idéologiquement proches de lui.
D- La distribution des aides publiques nécessite des opérateurs privés.
Les hauts et les bas de la recherche

L'année 2012 a été contrastée. D'un côté, les sciences ont défrayé la chronique. La découverte
du boson de Higgs, l'envoi de la sonde Curiosity sur Mars, la mesure du dernier angle de
mélange des neutrinos ont eu un grand espace médiatique et ont même fait la "une" des JT.
Cela a fait entrer la science dans beaucoup de foyers, souvent avec une excellente qualité de
vulgarisation.

Hélas, après l'été nous attendait le revers de la médaille. L'automne a été maussade pour les
budgets et pour l'avenir de la recherche, en France et surtout en Europe. Certes, le budget
2013 de la recherche est loin d'être mauvais, l'emploi sera préservé et la création de mille
postes - en verra-t-on jamais la couleur ? - dans les universités a été annoncée. Mais les
budgets des organismes sont à la peine et une dizaine d'universités sont à la limite du dépôt de
bilan. Pour mon laboratoire, c'est une année très mauvaise pour le budget et même pour
l'emploi, qui s'ajoute aux deux précédentes, qui ne l'étaient pas moins. Je discutais récemment
avec un collègue qui, face à cette situation déprimante, me confiait son envie de fuir très loin
pour... pouvoir continuer ses travaux.

Quand on regarde au-delà des frontières, le tableau est désolant. Les salaires des chercheurs
en Grèce et en Espagne ont été fortement réduits, parfois jusqu'à 30 %. Le budget de la
recherche en Espagne a été diminué en quatre ans de 40 %. Partout en Europe, la recherche
publique est maltraitée, un peu comme tous les services publics.

Toutefois, la santé, la préservation de l'environnement, l'éducation et la recherche ne sont pas


de simples gadgets que notre société peut réduire impunément. Il en va de la qualité de la vie
de tous aujourd'hui et demain. Il est facile de prédire que prochainement le monde aura besoin
d'encore plus de chercheurs, d'ingénieurs et de personnels techniques qualifiés. Pourquoi
s'étonner du fait qu'une carrière scientifique ne soit pas plus prisée par les jeunes ? Ils savent
qu'après la thèse les attendent des années d'emploi précaire. Les bac + 8 qui gagnent le gros
lot d'une embauche au CNRS se retrouveront avec un salaire (1 750 euros par mois) qui est
largement inférieur à celui d'un ingénieur dans le secteur privé.

Le choix de l'austérité pour ces secteurs est suicidaire : le cupio dissolvi ("désir de mourir")
d'une civilisation ? Alors que la science européenne atteint des niveaux mondialement
reconnus, on choisit de la pénaliser. Derrière ces décisions, il doit y avoir un bug dans le
logiciel...

Une des raisons pour lesquelles l'information scientifique a la cote, c'est qu'elle permet de
s'extraire de la grisaille du quotidien. Ainsi la découverte du boson de Higgs, c'est un peu
l'équivalent européen du premier homme sur la Lune. Personne ne s'était aventuré jusque-là,
et maintenant nous l'avons fait. A juste titre, nous pouvons avoir un petit sentiment de
satisfaction.

Quelles seront alors les découvertes en 2013 ? Le satellite Planck, qui étudie le rayonnement
fossile de l'Univers, dévoilera ses résultats très attendus. J'entends parler d'une possible
mesure de la masse des neutrinos. Sans doute cette moisson de mesures nous révélera la
nature de l'Univers avec une précision inégalée. On peut aussi imaginer des résultats
inattendus dans les expériences LHC : les analyses continueront en effet pendant le long arrêt
jusqu'à la fin 2014. La sagesse est comme la chouette, elle prend son envol à la tombée de la
nuit.

Cet article souligne

A- La situation précaire dans laquelle évolue la science


B- Les contradictions qui animent les débats scientifiques.
C- Le détournement des résultats scientifiques par les médias.
D- La mainmise de la finance sur les programmes de recherche.

Pour l’auteur, la science est

A- Médiatisée de façon anarchique.


B- Popularisée de manière médiocre.
C- Perçue comme un vulgaire divertissement.
D- vue comme une échappatoire à la morosité.

L’auteur met en regard

A- Les prouesses de la science et la défiance des citoyens à son égard.


B- Les sommes consacrées à la recherche et l’intérêt du public pour celle-ci
C- La renommée des universités françaises et l’employabilité des scientifiques.
D- La qualité de la recherche scientifique et son éloignement des besoins réels.

Selon l’auteur, l’avenir de la recherche est pénalisé par

A- Des coupes budgétaires inconséquentes.


B- Un manque flagrant de moyens technologiques.
C- Une course aux investissements peu structurée.
D- Une politique d’attribution des fonds inégalitaire.
Résurrection par la génétique

La résurrection d’espèces éteintes est une prospective intrigante à la fois pour le monde de la
science et le public général, explorée jusqu’au monde du cinéma avec Jurassic Park par
exemple. Cependant, même s’il est peut-être déjà possible d’accomplir un tel exploit grâce
aux techniques avancées de la génétique actuelle, la dé-extinction d’une espèce pourrait avoir
des répercussions dangereuses. De la morale à l’impact écologique, de nombreuses
considérations devront être prises en dépit de la curiosité scientifique.

Depuis 4,5 milliards d’années, la Terre a vu des milliards d’espèces apparaître et s’éteindre ;
en effet, on estime que les espèces actuelles ne représentent qu’un millième de la biodiversité
ayant existé. Ceci étant dit, les scientifiques se posent la question de résurrection d’espèces
disparues. Mais de nombreux impacts à la fois éthiques, moraux et environnementaux
découlent de cette idée.

En théorie, il y a deux manières d’accomplir cet exploit scientifique. La première, de cloner,


est la plus courante : on implante des cellules préservées de l’espèce disparue dans l’embryon
de l’animal vivant le plus similaire à cet être éteint . La deuxième consiste à modifier le
génome d’un animal, afin qu’il conçoive une progéniture de l’espèce disparue en question.

Cependant, il faut prendre en compte les nombreux impacts que cette résurrection aurait sur le
monde de la science, sur le public et l’environnement. En premier lieu, nous pouvons affirmer
que cet exploit représenterait une source infinie de savoir : le monde scientifique aurait accès
à des aperçus de l’évolution d’une certaine espèce, comme les êtres avec lesquels ils
interagissent, leur habitat ou leur nutrition, quelque chose d’actuellement impossible dans de
nombreux cas. De plus, réaliser cet exploit à l’aide de la deuxième méthode, la modification
du génome d’un animal vivant, représenterait un pas en avant immense dans le domaine de la
modification génétique. Malheureusement, cette méthode présente plus de difficultés que la
première, et n’a jamais été réalisée.

Mis à part les impacts sur la science que cet acte aurait, nous pouvons aussi considérer les
avantages pour l’environnement. Avec l’aide de certaines espèces disparues à ce jour, des
écosystèmes menacé ou endommagé pourraient être restaurés. Certains écosystèmes ne
peuvent pas survivre sans une certaine espèce ; en faire réapparaître une pourrait sauvés des
habitats. En dernier lieu, une dimension éthique s’impose : si l’Homme a été celui à avoir un
rôle dans la disparition d’une espèce, c’est peut-être sa responsabilité de tenter de les faire
revivre.
Malgré les avantages de cette résurrection, nous devons aussi réfléchir aux aspects néfastes
qu’elle aurait sur la planète. Premièrement, nous devons nous demander comment les
animaux ressuscités seraient traités ; s’ils sont exploités ou en captivité, est-ce que nous
devons quand même tenter l’expérience ? Beaucoup de personnes pensent que si les animaux
sont maltraités, le mal l’emporte sur le bien : les découvertes scientifiques ne valent pas
l’inhumanité auxquels ils feront face.

Cette expérience pourrait aussi représenter un danger pour les humains : lorsqu’ils sont
ressuscités, les espèces pourraient transporter des pathogènes ou des virus, disparues de la
surface de la Terre depuis des millions d’années. Cela voudrait dire que cette découverte, qui
paraît fascinante, peut avoir un impact réellement dangereux sur l’homme. De plus, si elles
ont disparu depuis une longue durée, les habitats et sources de nourriture de ces animaux
auront sans doute beaucoup changé, ainsi que leur rôle dans des écosystèmes excessivement
fragiles. Nous pouvons nous demander si ces espèces impacteraient négativement
l’environnement.

En dernier lieu, de ressusciter une espèce disparue depuis des milliers d’années peut nous
pousser à poser la question suivante : Est-ce que de faire revivre un animal n’est pas quelque
chose d’anormal, qui pourrait porter atteinte à l’équilibre du monde ? Est-ce que c’est à
l’Homme de prendre cette décision qui pourrait avoir des conséquences dont nous ne sommes
même pas conscients ?

L’idée d’un jour pouvoir voire en personne un animal d’une espèce disparue à toujours
fasciné l’Homme. La littérature et le cinéma sont les preuves de cet émerveillement, comme
Jurassic Parc par exemple. Mais c’est à nous de réfléchir aux impacts que cette découverte
pourrait avoir à la fois sur le monde scientifique, le public et l’environnement. Une fois que
nous connaîtrons toutes les conséquences de cette expérience nous pourrons décider si cette
fiction devrait devenir réalité.

Selon l’article, la recherche scientifique

A- a gagné en efficience ces dernières années.


B- subit l’influence croissante de la science –fiction.
C- est vulgarisée à moindre frais par les spécialistes.
D- se démocratise grâce aux nouvelles technologies.

Selon l’article

A- Sauvegarder les espèces reste trop onéreux.


B- Recréer des espèces est un projet dénué de sens.
C- La lutte contre des espèces est vouée à l’échec
D- Ressusciter des espèces est la vocation première de la science.
Selon l’auteur

A- La recréation d’espèces favorise la protection des milieux naturels.


B- La protection des milieux de vie est primordiale pour recréer des espèces.
C- La recherche d’espèces disparus nuit à la protection de l’environnement.
D- La préservation de l’environnement prime sur la restauration des espèces.

L’auteur de l’article

A- Craint une utilisation commerciale de la nature.


B- Regrette l’absence de débat public sur la bioéthique.
C- Déplore le détournement de la recherche à des fins politiques.
D- Met en garde contre la recherche axée sur les objectifs récréatifs.
La campagne française se peuple de « rurbains »

Foule, transports bondés, pollution, pour certains, grande ville rime avec cauchemar. Chaque
année, 100 000 Français quittent les métropoles pour la campagne. L'Eure est un département
particulièrement attractif pour ces citadins. Au cœur de la verdure normande, Pascale est en
quête de tranquillité. Elle a fait le choix d'acheter une maison et de quitter son appartement de
banlieue parisienne. "J'ai besoin d'espace. Ici, au moins il n'y a pas de voisinage", explique
Pascale Adélaïde. 

Acheter ici est une aubaine pour cette chef d'entreprise. À Paris, pour un appartement de 150
mètres carrés, il faut débourser en moyenne deux millions d'euros. Dans l'Eure, la même
surface avec un grand terrain coûte 150 000 euros, soit 13 fois moins cher. Mais l'argent n'est
pas toujours le seul moteur. Dans les Côtes-d'Armor, Pauline et Gabriel n'ont pas seulement
changé leur cadre de vie, ils ont quitté leur emploi salarié dans un bureau pour devenir
maraîchers. À l'heure du bilan, Pauline assure qu'elle "se sent beaucoup mieux ici, moins
stressée". Un changement

Les deux dernières décennies ont été caractérisées par

A- Un exode rural fortement marqué.


B- La désertification massive des villes.
C- Une explosion des activités agricoles.
D- La migration des urbains vers la campagne.

La tribu des «  rurbains » se compose pour la plupart

A- De retraités qui s’installent à la compagne.


B- De nouveaux convertis aux métiers agricoles.
C- De ménages aisés voulant profiter de la nature.
D- De jeunes actifs à la recherche de leurs racines.

Les maisons que les néo ruraux font construire provoquent

A- La pollution des espaces verts.


B- Le recul constant de l’agriculture.
C- L’enlaidissement des sites nature.
D- La dégradation de la situation sociale.

Le gouvernement prévoit d’importantes subventions pour

A- Développer des techniques agricoles.


B- Préserver le paysage et les sites naturels.
C- Défendre les intérêts des nouveaux ruraux.
D- Atténuer les disparités dans les zones rurales.
TWEETER

La sociologue Monique Dagnaud a récemment publié sur le site de la plate-forme de débats


Telos une intéressante analyse du phénomène Twitter. Elle y donne d'abord quelques
indications statistiques sur les adeptes du gazouillis en 140 signes. Un internaute sur cinq
aurait un compte Twitter. Il faut cependant pondérer ce chiffre par le fait qu'un part
importante de ces abonnés sont passifs : ils se contentent de suivre les messages des autres
mais ne participent quasiment pas aux échanges. Dans le même sens, elle indique que plus de
la moitié des tweets sont solitaires c'est-à-dire ne suscitent aucun écho, ce qui confirme
l'impression que les réseaux sociaux forment une « foule solitaire », selon l'expression que
David Riesman avait forgée dès 1950 dans son maître ouvrage dépeignant l'avenir des
sociétés modernes. « Les twittos soliloquent plus qu'ils ne dialoguent », souligne Monique
Dagnaud comme pour enfoncer le clou d'une illusoire communauté. Un aspect plus surprenant
du phénomène est sa connotation plutôt professionnelle. Le profil type est un internaute de la
région parisienne, assez jeune, travaillant dans les médias et maîtrisant donc bien les codes de
ce nouveau monde. Mais la partie la plus forte de l'analyse, et aussi la plus préoccupante,
concerne le contenu des messages. La tonalité y est souvent sarcastique voire franchement
polémique et les propos généralement dirigés contre l'establishment. On peut, bien sûr,
estimer banal que, en période de crise, de chômage et de dérive comportementale de certains
membres de l'élite, une telle tonalité soit prédominante. Mais est-ce la seule cause ? Il faut
sans doute aller chercher aussi du côté d'une explication chère à Régis Debray : la forme du
message influence le fond. Ses ouvrages en ont fait une démonstration éclatante à propos du
passage de l'écrit vers l'image, du livre vers la télévision. L'émotion suscitée par l'image se
substitue nécessairement à la réflexion portée par le livre. Il est probable qu'un phénomène de
même nature se produit avec le tweet : en 140 signes, on est naturellement porté au simplisme
et le simplisme porte à son tour vers la polémique voire l'invective. Ce ne serait donc pas le
fond de l'époque qui serait coupable, mais aussi la forme par laquelle elle s'exprime.

Partie1 :

A- La plupart en font toutefois un usage passif


B- Et beaucoup d’entre eux en sont très satisfaites
C- Mais très peu d’utilisateurs peuvent s’en passer
D- Certains répondent même sur leur lieu de travail.

Partie 2 :
A- Les utilisateurs sont de plus en plus nombreux.
B- Les internautes y réagissent systématiquement.
C- Une majorité des tweets ne déclenchent aucune réaction.
D- Les tweets entrainement en outre de nombreuses interactions.

Partie 3 :

A- Ces derniers sont mal écrits et truffés d’approximations.


B- Ceux-ci ne sont absolument pas sérieux ni convaincants.
C- Les propos tenus y sont sarcastiques, polémiques voire antisystème.
D- Leur contenu s’avère inquiétant et laisse l’opinion publique perplexe.

Partie 4 :

A- Et les abonnés sont les premiers à en pâtir.


B- le fait de tweeter ne change rien à l’affaire.
C- D’où l’usage démesuré qu’en font les internautes.
D- Un phénomène de même nature existe avec le tweet.

Partie 5 :

A- Le principe du tweet n’est déjà plus à remettre en cause.


B- Chacun n’es reste pas moins l’unique responsable de ses propos.
C- On peut étendre ce reproche au monde dans lequel nous vivions.
D- L’époque à laquelle nous vivons n’est donc pas l’unique coupable.