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Inflammabilité - Lutte contre l'Incendie


PRÉVENTIONS ET PRÉCAUTIONS
CONTRE LES RISQUES D'INCENDIE ET D'EXPLOSION -2
Ingénieurs en ZONES CLASSÉES
Sécurité Industrielle

I - RÉGLEMENTATION ................................................................................................................. 1
1 - Le classement des hydrocarbures ...............................................................................................1
2 - Installations concernées ...............................................................................................................2

II - ZONES CLASSÉES .................................................................................................................. 3


1 - Différents types de zones .............................................................................................................3
2 - Sources possibles de gaz ............................................................................................................ 4
3 - Sources possibles d'inflammation ................................................................................................ 5

III - CONTRAINTES ENGENDRÉES PAR LES ZONES CLASSÉES ............................................. 6


1 - Prévention et limitation des atmosphères explosives ..................................................................6
2 - Définition des matériels ................................................................................................................ 7
3 - Organisation des travaux ...........................................................................................................11
4 - Circulation des véhicules et engins............................................................................................ 11

IV - RÈGLES D'IMPLANTATION ................................................................................................... 13


1 - Distances entre les différentes capacités de stockage .............................................................. 13
2 - Clôtures ...................................................................................................................................... 13

V- EXEMPLE DE PLAN DE CLASSEMENT DE ZONE ............................................................... 13

Ce document comporte 19 pages


PP CAC - 02262_B_F - Rév. 3 30/05/2005

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I- RÉGLEMENTATION

1- CLASSEMENT DES HYDROCARBURES


Selon leur état physique, les hydrocarbures liquéfiés ou liquides sont classés en quatre catégories :

• Catégorie A

Hydrocarbures dont la pression absolue de vapeur à 15°C est supérieure à 1 bar.

Ceux ci sont réparties en deux sous catégories :


– Catégorie A1
Hydrocarbures maintenues liquéfiés à une température inférieure à 0°C
Exemple : gaz naturel (méthane), éthylène
– Catégorie A2
Hydrocarbures liquéfiés dans d’autres conditions
Exemple : butane, propane, butadiène, isoprène

• Catégorie B

Hydrocarbures liquides dont le point éclair est inférieur à 55°C.

Exemple : pétrole brut, essence, kérosène

• Catégorie C

Hydrocarbures liquides dont le point éclair est supérieur ou égal à 55°C.

Ceux ci sont réparties en deux sous catégories :


– Catégorie C1
Hydrocarbures à une température égale ou supérieure à leur point d’éclair
– Catégorie A2
Hydrocarbures à une température inférieure à leur point d’éclair
Exemples : fuel-oil domestique, gazole moteur , fuel-oil lourd

• Catégorie D

Hydrocarbures liquides dont le point éclair est supérieur à 100°C.

Ceux-ci sont réparties en deux sous catégories :


– Catégorie D1
Hydrocarbures à une température égale ou supérieure à leur point d’éclair
– Catégorie D2
Hydrocarbures à une température inférieure à leur point d’éclair
Exemples : huiles, graisses, bitumes

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2- INSTALLATIONS CONCERNÉES
La réglementation fixe l’aménagement et l’exploitation :

– des usines de traitement de pétrole brut

– des dépôts d’hydrocarbures liquéfiés

– des dépôts d’hydrocarbures liquides

Elle s’applique à tous les dépôts de plus de 1000 m3 et à toute modification les concernant .

Ces règles d’aménagement font appel à deux notions de base :

– les "emplacements" correspondant aux différents éléments constitutifs de l’établissement

– les “ zones dangereuses ” dites "zones classées" qui s’étendent autour des
emplacements contenant des hydrocarbures

Les emplacements regroupent les installations :

– de stockage : réservoirs fixes, cuvettes, réservoirs mobiles…

– de transfert : pompes, postes de chargement…

– les installations annexes nécessaires à l’exploitation

Les zones classées sont des espaces tridimensionnels délimités en fonction de la fréquence et de la
durée d’apparition d’une atmosphère explosive ou ATEX.

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II - ZONES CLASSÉES

1- DIFFÉRENTS TYPES DE ZONES


La réglementation rend obligatoire la définition des zones classées selon la possibilité de présence
de gaz ou de vapeurs combustibles dans l’atmosphère.

L’exploitant, sous la responsabilité du chef d’établissement détermine les zones selon les
définitions suivantes :

Probabilité de
présence d’une Haute Moyenne à faible Très faible Improbable
ATEX

Durée de > 1000 heures 10 < nombre 1 < nombre


présence* par an d’heures par an d’heures par an < 1 heure
< 1000 < 10

Emplacement où Emplacement où Emplacement où Emplacement non


une atmosphère une atmosphère une atmosphère dangereux
explosive est explosive est explosive n’est pas
présente en susceptible de se susceptible de se
permanence ou présenter présenter en
Définitions pendant de occasionnellement fonctionnement
longues périodes en fonctionnement normal ou si elle se
ou fréquemment normal présente
néanmoins, n’est
que de courte
durée
(fonctionnement
anormal prévisible)

Zone ZONE 0 ZONE 1 ZONE 2 Hors ZONES


“zones
non classées”

* D’après le “ guide de bonnes pratiques en vue de la mise en œuvre de la directive 1999/ 92/ CE ” de l’INERIS

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2- SOURCES POSSIBLES DE GAZ


a - Sources possibles de gaz en ZONE 0

– intérieur de récipients ou d’appareils : réacteurs, évaporateurs ou à proximité d’évents ou


d’ouvertures

– installation génératrice de vapeurs explosives (filtre presse, chargement de camion,


embouteillage, …) confinée dans un local

b - Sources possibles de gaz en ZONE 1

– échappements à l’atmosphère des soupapes d’enceintes contenant des gaz liquéfiés ou de


catégories A ou B : stabilisation du bruit, dégazolinage de gaz naturel, unités de raffinage,
stockage de GPL

– orifices de respiration, évents sur bacs de stockages, postes de chargement, égouts

– presses étoupes de vannes

– extrémités des lignes de purges ou de prises d’échantillon

– bassins de déshuilage des eaux

c - Sources possibles de gaz en ZONE 2

– détérioration d’une garniture de pompe

– rupture d’un joint défectueux ou mal monté

– fausse manœuvre

– utilisation d’un équipement temporaire : flexible

– débordement accidentel : réservoir, camion, wagon

L’ensemble des zones 0,1, 2 constitue la zone dangereuse liée à un équipement ou à un ensemble
d’équipements. Les zones dangereuses sont repérées par un panneau de signalisation :
D SEC 1431 A

Le schéma de la page suivante donne un exemple de définition de zones pour un stockage de gaz de
pétrole liquéfié.

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R.
Zone type1

Variable
7,5 m
Zone type 2

Source

7,5 m
Sol
∅ 15 m

0,6 m

D MEQ 313 B
∅ 30 m
∅ 60 m

Zones de types 1 et 2 engendrées par les orifices des soupapes

3- SOURCES POSSIBLES D’INFLAMMATION


On distingue treize types de source d’inflammation (selon la norme EN 1127-1) :

– surface chaude
– flamme et gaz chaud
– étincelles produites mécaniquement
– installations électriques
– courant transitoire, protection cathodique contre la corrosion
– électricité statique
– foudre
– ondes électromagnétiques dans les gammes de fréquence

• 9 à 300 kHz
• 300 à 3 × 106 GHz ou de longueur d’onde de 1000 à 0,1 µm
– rayonnement ionisant
– ultrasons
– compression adiabatique, onde de choc, écoulement de gaz
– réaction chimique

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III - CONTRAINTES ENGENDRÉES PAR LES ZONES CLASSÉES


La réglementation définit un certain nombre de contraintes liées aux zones classées pour éviter les risques
d’explosion liés aux atmosphères explosives dans les zones classées. Quelques exemples sont cités ci-après
visant à :
– prévenir et limiter les atmosphères explosives
– éviter les sources d’inflammation

1- PRÉVENTION ET LIMITATION DES ATMOSPHÈRES EXPLOSIVES


a - Dans les capacités

La formation d'une atmosphère explosive dangereuse dans une capacité (zone 0) peut être évitée en
diluant l'oxygène de l'air à l'intérieur des installations ou la substance inflammable avec des
substances chimiques non réactives (matières inertes). Cette mesure de protection est appelée mise à
l'état inerte.

Les matières inertes gazeuses généralement utilisées peuvent être l'azote ou la vapeur d'eau.

Cependant, la mise à l'état inerte par gaz est pratiquée uniquement dans les installations fermées, où
l'échange de volumes de gaz par unité de temps est relativement faible.

Les gaz inertes issus des ouvertures fonctionnelles ou des défauts d'étanchéité de l'installation
peuvent mettre en danger les travailleurs du fait d'un appauvrissement d'oxygène (risque d'arrêt
respiratoire).

À titre d’exemple, les postes de chargement manuel constituent des ouvertures fonctionnelles pour les
quelles il convient de tenir compte des émissions de gaz inerte à l'extérieur de l'installation et de
l'entrée d'oxygène de l'air à l'intérieur de celle-ci.

b - Installations confinées dans des bâtiments

La formation d'atmosphères explosives dangereuses à l'extérieur des installations doit être évitée
autant que possible. A cet effet, des installations confinées dans des bâtiments peuvent être utilisées.
Les parties de l'installation doivent être étanches aux substances susceptibles d'être libérées. Les
installations doivent être conçues de telle sorte qu'elles ne présentent aucune fuite notable dans les
conditions d'exploitation prévisibles. Une maintenance régulière, entre autres, garantit la prévention
des fuites.

Lorsque les émissions de substances inflammables ne peuvent pas être évitées, un système de
ventilation adéquat permet d'empêcher la formation d'atmosphères explosives dangereuses. Afin
d'évaluer l’efficacité de cette ventilation, il est nécessaire d'évaluer la quantité maximale de gaz, de
vapeur et de brouillard susceptible d'être dégagée (intensité de la source) et de connaître
l'emplacement de la source et les conditions de dispersion.

Il est par ailleurs recommandé d'effectuer des contrôles sur des échantillons de concentrations qui se
forment localement et en fonction du temps dans des conditions de fonctionnement défavorables. Des
mesures d’atmosphère sont réalisées en continues avec déclenchement d’alarmes et d’automatismes
de sécurité.

c - Cas des bâtiments situés en zones classées

Les bâtiments fermés situés en zone 1 et 2 ou communiquant avec une telle zone sont considérés
comme “hors zone” si les conditions suivantes sont réunies :

– ils sont en surpression par rapport à l’atmosphère extérieure


– ils ne contiennent pas d’équipements pétroliers (pompe, réacteur, stockage, …)

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– l’air permettant la ventilation du bâtiment est prélevé en zone non classée et à deux mètres
au moins au delà des limites d’une zone classée
– tout arrêt de ventilation est détecté par un pressostat différentiel actionnant
automatiquement un dispositif d’alarme situé en un endroit où se tient en permanence du
personnel.

Le schéma ci-après donne un exemple de bâtiment fermé sur une aire de déchargement de wagons
citernes constituant une zone 1.

Solution 3

x = 2 m minimum Zone type 2


à l'extérieur de la
zone type 2

Solution 2

Zone type 1

Solution 1
D MEQ 1782 A

Bâtiment
x surpressé

Lorsque les conditions précisées sont remplies, l’intérieur du bâtiment est “ hors zone ”, et par
conséquent, les matériels électriques et non électriques sont de type courant.

2- DÉFINITION DES MATÉRIELS


a - Le matériel électrique

Le matériel électrique utilisé doit obligatoirement être de sûreté.

Il peut être construit pour satisfaire l’un des 3 objectifs suivant :

– la suppression de l’atmosphère explosive


– la suppression de la source d’inflammation
– la non propagation de l’inflammation

Le tableau suivant résume les modes de protection existants pour éviter les risques liés à une
production d'étincelles.

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Modes de protection Principe Symbole

Surpression interne La pénétration d’une atmosphère


environnante à l’intérieur de l’enveloppe du
matériel électrique est empêchée par le
maintien, à l’intérieur de la dite enveloppe, p
d’un gaz de protection à une pression
supérieure à celle de l’atmosphère
environnante.
Immersion dans l’huile Le matériel électrique est immergé dans
l’huile de telle sorte qu’une atmosphère
explosive se trouvant au-dessus du niveau o
Suppression de de l’huile ou à l’extérieur de l’enveloppe ne
l’atmosphère puisse pénétrer et donc s’enflammer.
explosive

Encapsulage Les pièces qui pourraient enflammer une


atmosphère explosive par des étincelles ou
par des échauffements sont enfermées dans
une résine de telle manière que cette m
atmosphère explosive ne puisse pénétrer et
donc s’enflammer.

Sécurité augmentée Mode protection consistant à appliquer des


mesures afin d’éviter, avec un coefficient de
sécurité élevé, la possibilité de températures
excessives et l’apparition d’arcs ou e
d’étincelles à l’intérieur et sur les parties
Suppression de la externes du matériel électrique qui ne
source produit pas en service normal.
d’inflammation
Sécurité intrinsèque Un circuit de sécurité intrinsèque est un
circuit dans lequel aucune étincelle ni aucun
effet thermique, produit dans les conditions
d’épreuve prescrites par la norme, n’est i
capable de provoquer l’inflammation d’une
atmosphère explosive.

Enveloppe antidéflagrante Les matériels, qui peuvent enflammer une


ATEX, sont enfermés dans une enveloppe
non étanche qui résiste à la pression
développée lors d’une explosion interne d’un d
mélange explosif et qui empêche la
transmission de l’explosion à l’atmosphère
Non propagation environnante de l’enveloppe.
de l’inflammation Remplissage pulvérulent Les parties susceptibles d'enflammer une
atmosphère explosive sont en position fixe
et sont complètement noyées dans un
matériau de remplissage de telle sorte que q
l'inflammation d'une atmosphère explosive
environnante soit évitée .

Modes de protection des matériels électriques


(d'après l'INERIS - Guide des bonnes pratiques en vue de l'application de la directive 1999/92/CE)

Cas particulier du mode protection (n) : ce mode de protection ne peut être utilisé que pour du
matériel situé dans un emplacement où une atex n’est pas susceptible de se produire en
fonctionnement normal, ou, si elle se présente , elle n’est que de courte durée.

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b - le matériel non électrique

Pour les matériels non électriques, les modes de protections à utiliser sont résumés dans le tableau ci-
après :

Modes de Principe Symbole


protection

Protection par Protection par restriction de débit. Le principe est la réduction


enveloppe à de l'entrée de l'atmosphère explosive à l'intérieure des
circulation limitée enveloppes (concentration < LIE). fr

Elle peut s'appliquer à des appareils comportant des sources


d'inflammation.

Protection par Ce mode de protection est identique au mode (d) pour matériel d
enveloppe électrique
antidéflagrante

Protection par Ce mode de protection a pour principe de définir les critères


sécurité intégrée maximaux sur les vitesses des parties en mouvement, sur la
nature des matériaux et les énergies mises en œuvre afin qu'il
n'y ait pas de sources d'inflammation actives.

Protection par Ce mode de protection a pour principe de base de sélectionner


sécurité à la des équipements ne contenant pas, en régime normal, de c
construction source d’inflammation.

Protection par Ce mode de protection consiste à équiper l'appareil de


contrôle de la systèmes de contrôle et de surveillance avec capteurs mettant
source hors énergie l'appareil en cas de dépassement des ses b
d’inflammation paramètres de sécurité

Protection par S'inspire fortement du mode de protection (p) pour les matériels
surpression interne électriques.

Protection par Norme qui a repris le principe du mode de protection (o) pour
immersion dans un les matériels électriques avec des aménagements pour prendre
liquide en compte une immersion partielle et l'utilisation de liquide k
autres que l'huile (eau par exemple).

Modes de protection des matériels non électriques


(d'après l'INERIS - Guide des bonnes pratiques en vue de l'application de la directive 1999/92/CE)

Exemple :

Protection par contrôle de la source d’inflammation (b) d’un compresseur utilisée en zone 1 :
en fonctionnement normal, la température des paliers se situe de façon sure en dessous de la
température d’inflammation du mélange air-gaz. En cas de défaillance (par exemple perte du circuit de
lubrification), la température des paliers peut atteindre des températures d’inflammation. La mise en
place d’un contrôle de la température des paliers asservie à l’arrêt du compresseur en cas de
dépassement de la température de surface maximale admissible, assure un niveau de sécurité
suffisant.

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c - Définition du matériel dans les zones classées

Selon le risque d’exposition à une atmosphère explosive, le matériel à utiliser est classé en trois
catégories, dépendantes de la zones à laquelle il est destiné.

Le tableau ci-après résume pour ces trois catégories, la manière d’assurer la protection et le mode de
protection à utiliser selon les zones considérées :

Niveau de
Catégorie de Zone Protection Protection
protection Manière d’assurer la protection
protection d’utilisa- équipement équipement non
de la de l’équipement
du matériel tion électrique électrique
catégorie

2 moyens indépendants Zone 0 Sécurité intégrée


d’assurer la protection ou la ou surpression
1G Très haut sécurité, même lorsque 2 Zone 1 Sécurité interne ou de type
défaillances se produisent intrinsèque (ia) (b) ou (c)
indépendamment l’une de l’autre Zone 2

Adaptée à une exploitation Zone 1 Mode de protection Mode de protection


normale et à des perturbations pour 1G ou mode pour 1G ou de type
2G Haut survenant fréquemment ou aux Zone 2 de protection de (d)
équipements pour lesquels les type (o) ou (p) ou
défauts de fonctionnement sont (q) ou (d) ou (e) ou
normalement pris en compte (m) ou (d)

3G Normal Adaptée à une exploitation Zone 2 Mode de protection Mode de protection


normale pour 2G ou mode pour 2G ou de type
de protection (n) (fr)

De plus, les gaz sont classés en différents groupes dépendantes de l’énergie minimale d’inflammation
(EMI), qui influent sur le choix des matériels :

Groupe de gaz
(et subdivision)

Méthane I

Propane IIA

Éthylène IIB

Hydrogène IIC

Par exemple un matériel adapté au groupe de gaz IIB, peut être utilisé en présence de propane IIA
mais pas en présence d’hydrogène.

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Enfin, il appartient à l’utilisateur de vérifier que les niveaux de température d’auto-inflammation de


l’atmosphère sont supérieurs à la température maximale de surface des appareils.

Les classes de températures mentionnées sur les appareils sont définies comme suit :

Classe de température Valeur maximale (°C)

T1 450°C

T2 300°C

T3 200°C

T4 135°C

T5 100°C

T6 85°C

La température peut aussi être indiquée en clair (par exemple 140°C).

3- ORGANISATION DES TRAVAUX


Les travaux réalisés en zones classées peuvent générer des sources d’inflammation (soudure,
meulage, chocs d’outils, …).
Ils sont subordonnés à l’obtention d’un permis (ou autorisation) de travail formel, mettant en
évidence les risques et les moyens de prévention associés (utilisation d’outils en bronze, intervention
sous atmosphère inerte, …).

4- CIRCULATION DES VÉHICULES ET ENGINS


a - Voies de circulation intérieures

Les voies de circulation intérieures à l’usine sont définies comme :

– à libre circulation si leur bord est au moins à 10 m de la limite d’une zone de type 1

– à circulation réglementée si elles sont à moins de 10 m de la limite d’une zone de type 1

La circulation sur ces routes est subordonnées aux règles applicables sur le site
(autorisation de circuler associée à un permis de travail). Elles doivent être barrées et
signalées.

Les parties de voies, aires ou passages en dehors des zones classées sont considérées “ à libre
circulation”.

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b - Voies de communication extérieures

Les voies de circulations extérieures sont classées en plusieurs catégories :

– voies de circulation peu importantes dont le trafic est inférieur à 2000 véhicules/jour
– voies ferrées autres que les portions de voies utiles à la desserte locale dont le trafic
voyageurs est essentiellement local
– voies de circulation importantes : autoroutes ou routes à grande circulation dont le débit
dépasse 2000 véhicules/jour
– voies ferrées importantes ouvertes au transport des voyageurs grandes lignes

c - Circulation des véhicules et/ou engins


Dans les installations présentant des zones de type 0 et dans les zones de type 1, les moteurs diesels
des véhicules et/ou engins doivent être de sûreté.
Pour cela, des règles de construction doivent être observées pour éviter, lors du démarrage ou du
fonctionnement du moteur, dans une atmosphère explosive :

– l’inflammation de cet atmosphère par un point chaud, par les flammes provenant d’un retour
de flammes, par une explosion susceptible de se produire entre les dispositifs d’admission
ou par les gaz d’échappement

– l’emballement du moteur qui entraînerait sa détérioration

Ces règles de construction se trouvent l’annexe 1 des “Règles d’aménagement et d’exploitation”.

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IV - RÈGLES D’IMPLANTATION
Les règles d’implantation sont définies dans les arrêtés des 4 septembre 1967, 9 novembre 1972 et 15
novembre 1975, complétés par les arrêtés du 9 novembre 1989 et du 10 mai 1993. La circulaire du 5 juin
2003 complète et modifie l’arrêté du 9 novembre 1989 relatif aux conditions d’éloignement aux quelles est
subordonnée l’autorisation d’exploité des nouveaux réservoirs de gaz de pétrole liquéfiés.

1- DISTANCES ENTRE LES DIFFÉRENTES CAPACITÉS DE STOCKAGE


Lorsqu’un établissement comprend à la fois des emplacements d’hydrocarbures liquéfiés et des
emplacements d’hydrocarbures liquides, la distance minimale entre un emplacement
d’hydrocarbures liquéfiés et un emplacement d’un hydrocarbure liquide à l’exception des canalisation
est de 20 mètres et varie selon les catégories d’hydrocarbure.

Plus précisément :

– entre un réservoir de gaz de pétrole liquéfié et un réservoir d’hydrocarbures de catégorie B :


4m
– entre un réservoir de gaz de pétrole liquéfié et un réservoir d’hydrocarbures de catégorie C
ou D : 25 m

La distance entre deux réservoirs de gaz liquéfiés dépend :

– du diamètre du plus grand réservoir


– du type de stockage : aérien, sous talus, sous terrain

Les cuvettes de rétention ne peuvent être affectées à la fois à des réservoirs d’hydrocarbures de
catégorie A et à des réservoirs d’hydrocarbures de catégorie B, C, D.

La capacité utile d’une cuvette de rétention doit être capable de contenir 20 % de la capacité totale des
réservoirs contenus.

2- CLÔTURES
La clôture doit être située à l’extérieure des zones de type 1 ou 2 et doit être placée à 10 mètres
au moins des zones de type 1.

Les portes d’un dépôt ouvrant sur une voie publique doivent présenter une ouverture d’une longueur
minimale de 4 mètres et une accessibilité telle que l’entrée et la sortie des citernes routières ou des
véhicules d’intervention contre l’incendie puissent s’effectuer facilement.

V- EXEMPLE DE PLAN DE CLASSEMENT DE ZONE


Un exemple de PCZ est donné en fin de document.

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EXEMPLES DE ZONES CLASSÉES : BACS DE STOCKAGE

Zones de type 1 et 2 engendrées par un réservoir à toit flottant contenant des hydrocarbures de
catégorie B, C1 ou D1.

5,00 m

5,00 m 5,00 m

D MEQ 3023 A
Les zones de types 1 et 2 engendrées par les différents accessoires (joints, orifices de respiration, purges,
etc.) ne sont pas représentées.

Zones de types 1 et 2 engendrées par un réservoir à toit fixe ou une autre enceinte contenant des
hydrocarbures de catégorie A, B, C1 ou D1.

X X
D MEQ 3024 A

 A : X = 7,50 m
Catégorie des hydrocarbures 
 B, C1 ou D1 : X = 5 m

Les zones de types 1 et 2 engendrées par les différents accessoires (joints, soupapes, etc.) ne sont pas
représentées.

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EXEMPLES DE ZONES CLASSÉES : POSTE DE CHARGEMENT

Camions-citernes - Hydrocarbures de catégorie B, C1, D1

Zone de type 1 Art. 110-211 (b)

Zone engendrée par :

- les positions extrêmes des centres des orifices de chargement utilisés des moyens de
transport en position de chargement

- le centre de l’orifice du bras ou du flexible de chargement en position de repos

3m
3m

Sol
R=5m R=5m

R=5m

R=5m
D MEQ 312 B

Nota : zones identiques pour un poste de chargement de wagons-citernes.

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EXEMPLES DE ZONES CLASSÉES : POSTE DE CHARGEMENT

Camions-citernes - Hydrocarbures de catégorie B, C1, D1

Zone de type 2 Art. 110-211

7,5 m
7,5 m

7,5 m

D MEQ 312 C
Sol

Zone engendrée par les orifices d’émission possibles aux postes de chargement d’hydrocarbures de
catégorie B, C1, D1 pendant la durée des opérations.

Volumes limités par :

- le sol
- deux cylindres de révolution ayant pour axe commun une verticale passant par la source et
pour rayon 7,50 m et 15 m
- deux plans horizontaux situés respectivement à 7,50 m au-dessus de la source et 7,50 m
au-dessus du sol

Cylindres Rayon des cylindres (m) Cotes des plans (m)

1 7,5 7,5 au-dessus de la source


2 15 7,5 au-dessus du sol

R = 15 m

R = 7,5 m R = 7,5 m

R = 15 m

R = 7,5 m

R = 15 m
R = 7,5 m
D MEQ 312 D

R = 15 m

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EXEMPLES DE ZONES CLASSÉES

Zone de
type 1 Zone de
type 2

D MEQ 3025 A

ZONE DE TYPE 1
ZONE DE TYPE 2

Source possible de gaz en exploitation normale


Limite de zone 1
Limite de zone 2
Limite des zones à prendre réellement
en compte (enveloppe)

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