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~ Responsabilité des père et mère - F.

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At~NSPRAKELlJKHEID VAN VADER EN RESPONSABiliTÉ CIVilE DES


MOEDER -BURGERLlJKE AANSPRA- PARENTS -PREUVE À RAPPORTER
KE~LIJKHEID VAN DE OUDERS - PAR lA VICTIME -PRÉSOMPTIO~I DE
BE~WIJS TE LEVER EN DOOR HET FAUTE DANS lA SURVEillANCE: ET
SL.ACHTOFFER -VERMOEDEN VAN DANS l'ÉDUCATION.
FOUT lN HET TOEZICHT EN DE OPVOE-
DII'JG.

He1 behoort niet aan het slachtoffer van Il n'incombe pas à la victime d'un acte
een door een minderjarig kind begane fout fautif commis par l'enfant mineur de
om het bewijs te leveren van een fout in het fournir la preuve d'un défaut de sur-
tol~zicht of de opvoeding in hoofde van de veillance ou d'éducation dans le Ichef
ouders. Het behoort aan deze laatsten, ten des parents. C'est à ceux-ci qu'il aj:lpar-
eirlde aan hun wettelijke vermoedde aan- tient, pour échapper à leur respon!»abi-
sprakelijkheid te ontsnappen, om het dub- lité légalement présumée, de rapporter la
bel tegenbewijs te leveren van een gepaste double preuve contraire d'une sur-
tol~zicht en een goede opvoeding t.O.V. de veillance adéquate et d'une bonne édu-
auteur van de schadelijke feiten. cation à l'égard de l'auteur des 1faits
De~weerlegging van slechts één van deze dommageables.
twee vermoedens volstaat niet om de Le renversement d'une seule des (jeux
oLJderste ontlasten van hun aansprakelijk- présomptions ne suffit pas à déchalrger
heid. les parents de leur responsabilité.

COUR D'APPEL DE LIÈGE -28 FÉVRIER 2002


16e ch. protectionnelle. -Siég. : Mmes Fumai (prés.) et Robesco (subst. proc. gén.);
Plaid. : MMes Goujon, Schurmans, Philippart, Tinant Jaco Simar (tous avocats à Liège),
En cause: P... et B... c. D... R... et crts et la s.a. Patriotique Assurances.

Attendu que l'éducation en vue d'une adap-


tation psychologique et morale au re!;pect
Q,~ant à la responsabilité civile des parents. des règles élémentaires de la vie en société
doit s'apprécier indépendamment des spé-
Attendu qu'il n'tncombe pas à la victime
d'IJn acte fautif commis par l'enfant de four- cificités du milieu familial.
ni'r la preuve d'un défaut de surveillance ou Attendu que si le fait commis par la mineure
d'éducation dans le chef des parents, mais ne peut suffire à réfuter l'allégation (j'une
qu'il appartient à ceux-ci, pour échapper à bonne éducation, la nature et la gravité de
leur responsabilité légalement présumée de ce fait peuvent être révélatrices d'une
rapporter la double preuve contraire d'une carence éducative, et ce même s'il est isolé
surveillance adéquate et d'une bonne édu- et ponctuel.
cation à l'égard de l'auteur des faits dom- Attendu qu'en l'espèce, non seulement la
mageables. nature (préméditée) et la gravité des. faits
Attendu que le renversement d'une seule de violence contre la victime (brûlures de
dl3S deux présomptions de faute dans la cigarettes au visage, tentative d'écra:ser le
surveillance et dans l'éducation ne suffit pas corps de la victime couchée au sol avec un
à décharger les parents de leur responsabi- cyclomoteur), mais surtout l'interprétation
lité, l'existence concomitante des deux fau- qu'en donnent les parents aux termes de
tes n'étant pas nécessaire (Cass., 5 mai leurs conclusions d'appel infirment leurs
1 ~95, Pas., 1995, p. 390). prétentions de « bonne éducation ».

Attendu que la cour adopte les judicieux Attendu en effet que, tout en minimisant la
motifs retenus par le premier juge pour gravité des faits -tels que ci-dessus rappe-
écarter les attestations produites unilatéra- lés -en les qualifiant de simple « cri3page
de chignon », ils concluent à la « nécessité,
lement par les appelants.
pout' l'honneur » dans laquelle leur fille s'est maintien de la personne du mineur dans
trouvée d'agir de la sorte pour se venger de son milieu familial, sous surveillance et
l'infidélité de son petit ami, argumentant en sous condition.
outre des « règles des traditions familiales et
de la culture sicilienne ». Attendu que les appelants restent en défaut
de renverser la présomption de défaut
Attendu qu'ils n'hésitent pas à rechercher d'éducation qui pèse sur eux.
quelque justification de la « vendetta » ainsi
pratiquée par un sentiment de culpabilité Attendu que la présomption légale de res-
éprouvé, selon eux, par la victime elle-même. ponsabilité édictée par l'article 1384,
alinéa 2, du Code civil porte également sur
Attendu que ces appréciations indiquent chez l'existence d'un lien de causalité entre la
les parents, à tout le moins une distorsion faute présumée dans l'éducation et le dom-
fautive dans l'échelle des valeurs éducatives mage causé (Cass., 20 oct. 1999, Bull.,
par rapport au respect de l'intégrité physique n° 549).
d'autrui, valeurs éducatives que la mineure
avait apparemment bien assimilées... Attendu, aux motifs ci-dessus, que les
parents restent en défaut de renverser cette
Attendu qu'il résulte des déclarations de la
présomption de causalité.
mineure et de ses civilement responsables
à l'audience du 14 décembre 2001 que leur
degré de sensibilisation face aux domma- Par ces motifs:
ges provoqués par R... repose davantage
sur une stratégie de non-indemnisation et La Cour,
d'assurance que sur une prise de cons- Statuant contradictoirement,
cience réelle de la situation de la victime.
Reçoit les appels dans les limites ci-dessus
Attendu que cette constatation infirme précisées,
encore la valeur de leur système éducatif.
Réformant la décision entreprise,
Attendu qu'il ne peut y avoir de contradic-
tion intrinsèque entre une présomption Dit n'y avoir lieu à prononcer de mesure à
légale de défaut d'éducation édictée dans le l'égard de R.. O...
contexte de l'action civile dirigée contre les Confirme la décision entreprise pour le sur-
parents et une mesure protectionnelle de plus.