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Dr ASMAA MORJAN

ISPITIS
 La prise de sang est un acte de soins infirmiers,
consistant à prélever du sang en introduisant une
aiguille dans une veine périphérique, le plus souvent au
pli du coude. Les échantillons de sang sont analysés
dans un laboratoire d’analyses biologiques .

 Les éléments sanguins permettent de poser ou


confirmer un diagnostic ou tout simplement informer
sur l’état de santé (grossesse, carences),

 Vérifier l’efficacité ou l’observance du


traitement diabète, de troubles de la thyroïde.
I-Préparation du soin :
 Confirmer l’identité du patient : son nom, son prénom
et sa date de naissance.

 Préparer le matériel sur le chariot, préalablement


nettoyé et désinfecté.

 Poser un sac de poubelle neuf.


II-Techniques de prise
1-Prélèvement du sang veineux :
 Installez le patient à l’endroit où il pourra poser le bras
confortablement.
 Installez-vous confortablement à proximité du patient.
 Mettez le garrot au-dessus du site de ponction que vous envisagez,
pour faire gonfler les veines.
 Désinfecter le site où la ponction sera réalisée,
 Demander au patient de serrer le point.
 On peut taper la veine avec la main, pour mieux la faire gonfler,
 Il ne faut pas utiliser le garrot longtemps, ça empêche le sang de
couler.
 Tendre la peau au niveau de la veine pour la maintenir,
 Piquer la veine, inutile de faire pénétrer toute l’aiguille.
 Dès que le retour sanguin est visible, disposez le tube
de prise de sang dans le corps de pompe et le remplir
jusqu’au trait indiqué.

 Enlevez le tube et retourner le 5 à 10 fois pour


empêcher le coagulation du sang.

 Demander au patient d’ouvrir la main.

 Enlever le garrot.

 Dépiquer avec un coton pour colmater la brèche et


compresser ou demander au patient de le faire.
 Certains risques sont envisageables lors de la prise du sang
veineux :
 Hématome (bleu se formant sur le site de ponction) : éviter de
 Trop bouger l’aiguille dans la veine,
 Trop enfoncer l’aiguille
 Introduire l’aiguille trop brusquement,
 Compresser aussitôt la fin du soin, avec une boule de
coton.
 Hémolyse (destruction des hématies) : pour éviter cela, bien
retourner les tubes aussitôt prélevés.
 Douleur : piquer doucement et prévenir le patient pour qu’il ne
soit pas surpris par la douleur.
2-Prélèvement artériel pour dosage des gaz du sang

Le sang est prélevé par ponction de l’artère radiale, qui


consiste à comprimer les deux artères, radiale et cubitale,
afin de vider la main de son sang.

Le prélèvement se fait en anaérobiose stricte (à l’abri de


l’air), sans garrot, dans une seringue jetable spéciale
héparinée et bouchée, dont le piston remonte
spontanément sous l’influence de la pression artérielle.
 Il faut ponctionner obliquement (45°), et mettre la pointe de
l’aiguille face au courant artériel jusqu’à l’apparition de sang dans
la seringue.
 Un volume de 3 mL de sang est suffisant.
 Après la ponction, l’artère doit être comprimé pendant 5 min avec
une compresse imbibée d’antiseptique.
 Il faut signaler que les éventuelles bulles d’air doivent être
chassées immédiatement pour éviter toute altération de la pression
partielle en oxygène.
 Le dosage des gaz du sang doit de faire dans les 15 min qui
suivent le prélèvement.
3-Prélèvement sanguin pour hémoculture :
 Après asepsie du site de prélèvement par de l’alcool (70 %)
associé à un produit iodé pendant 1 à 2 min, on prélève par
ponction veineuse à l’aide d’un dispositif à usage unique un
volume de sang de 5 à 10 mLchez l’adulte et 1 à 2 mLchez
l’enfant.

 Il est impératif d’éviter le prélèvement du sang à partir d’un


cathéter, en vue de risques importants de contamination.

 Si le patient suit un traitementd’antibiotiques, il faut utiliser des


flacons contenant de la résine ou du charbon actif, qui possèdent
un effet neutralisant sur les antibiotiques.
 Il faut envoyer le prélèvement (à température
ambiante) au laboratoire le plus rapidement possible,
où il doit être immédiatement placé dans une étuve à
37 °C.

 Cet envoie doit être associé d’une fiche d’information


au laboratoire portant d’éventuelles prises
d’antibiotiques, la date, l’heure, le site du prélèvement
et la température du patient.
4-Recueil des urines de 24H :
 Le patient vide sa vessie aux toilettes à une heure précise
(ex. 8 h du matin), les urines correspondantes sont jetées.
Par la suite, toutes les urines provenant de toutes les
mictions sont recueillies jusqu’au lendemain à la même
heure, dans un récipient propre et stérile.
 Finalement, on agite le bocal pour homogénéiser les urines,
avant de prélever un échantillon pour le dosage.
 Les erreurs les plus habituelles sont la conservation de la
première miction, l’oubli d’une miction et l’absence de
recueil lors d’une miction associée à une défécation.
1-Vitesse de sédimentation (VS) :
-Mesure in vitro de la vitesse de chute des globules
rouges en suspension dans le plasma

- Examen fréquemment demandé MAIS non


spécifique

- facteurs influençants la VS :
Facteurs globulaires :nombre et forme des
hématies
Facteurs plasmatiques :surtout la teneur en
protéines plasmatiques
TECHNIQUE
La technique de référence la technique de WESTERGREEN

1- PRELEVEMENT:
-Prélèvement à jeun ou non
-anticoagulant : le citrate de sodium à 3,8%
Concentration à respecter: 1 volume d’anticoagulant pour 4 volumes de sang

2- MATERIEL
 Tubes de Westergreen :
 pipettes rectilignes en verre ou en plastique transparent graduées en mm de
0 à 200 mm de haut en bas avec des dimensions standardisées :
 Longueur totale : 300 mm
 Diamètre intérieur : 2,5 mm

- Le support à sédimentation :
tenant les tubes dans une position strictement verticale

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TECHNIQUE:
 Le test doit être réalisé dans les 2 heures qui suivent le
prélèvement
 Homogénéiser le prélèvement par des retournements lents
 Aspirer le sang dans le tube de Westergreen jusqu’à la
graduation 0 en évitant la formation de bulles d’air
 Placer le tube verticalement sur le support en position
verticale

LECTURE :
Se fait après une heure et correspond à la hauteur de la
colonne de plasma surnageant en mm lue directement sur
les graduations du tube de Westergreen
Les mesures à 2 heures et à 24 heures n’ont aucun intérêt

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AUTRES TECHNIQUES :

- Techniques en tube avec portoir adapté


gradué

- Techniques automatisées

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Sont responsables de fausses augmentations ou au contraire de
faux ralentissements de la vitesse de sédimentation :

- Test réalisé au-delà de 2 heures du prélèvement donne une VS


ralentie
- Concentration anticoagulant / sang non respecté : trop
d’anticoagulant donne une VS faussement accélérée
- Tube incliné donne une VS faussement accélérée
- Les vibrations
- Température basse ralentie la VS et une température élevée
l’accélère : Température de réalisation 20 -25°c

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- Avant 50 ans :
inférieure à 10 mm à la 1ère heure chez l’homme
inférieure à 20 mm à la 1ère heure chez la femme

- Aprés 50 ans :
20 mm à la 1ère heure chez l’homme
30 mm à la 1ère heure chez la femme

- chez le vieillard :
40 à 50 mm à la 1ère heure

- chez la femme enceinte :


40 à 50 mm à la 1ère heure au cours du 3ème trimestre et se normalise à la
fin du 1er mois après l'accouchement. Cette augmentation est expliquée par
une élévation du taux plasmatique du fibrinogène

- Chez l’enfant :
0 - 10 mm à la 1ère heure
( G. Sébahoun, Hématologie clinique et biologique)
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VITESSE DE SEDIMENTATION ACCELEREE ++++
- les gammapathies monoclonales : - Anémie/Hémodilution
myélome multiple ou maladie de kahler +++, - Perfusion de
maladie de waldenstrom ,…. macromolécules
 VS accélérée par production - Macrocytose
d'immunoglobulines qui augmentent la viscosité - Hypercholestérolémie
plasmatique - Traitement par
 diagnostic : héparine
- Myélogramme: plasmocytose , - Prise d’oestro-
lymphoplasmocytose progestatifs
- Etude des protéines sériques et urinaires:
éléctrophorèse et immunofixation
- l’inflammation :
 La VS accélérée par production de protéines
de l’inflammation
 causes : Maladies rhumatismales, les
infections, les cancers, les nécroses, les infarctus
myocardiques,les thrombo-embolies , les
collagénoses et vascularites
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VITESSE DE SEDIMENTATION RALENTIE
Plusieurs causes peuvent masquer ou minimiser une augmentation de la
VS :

- Polyglobulie
- Hémoconcentration
- Anomalies morphologiques du globule rouge (microcytose,
drépanocytose…..)

- Hyperleucocytose
- Hypofibrinémies
- Hypoalbuminémie
- Cachexie
- Cholestase(sels biliaires)
- Corticoïdes à forte dose

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- CONCLUSION
- Test simple ,pas de réactifs et peu de matériel

- La vitesse de sédimentation accélérée peut être le


signe de découverte d’une pathologie maligne telle
la maladie de kahler

- Plusieurs facteurs physiologiques ou des situations


non inflammatoires peuvent accélérer ou au
contraire faussement ralentir la vitesse de
sédimentation

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2Hémogramme et Numération de la Formule
Sanguine (NFS) :
 L'hémogramme est le premier examen biologique utilisé pour
dépister, explorer et suivre laplupart des hémopathies.

 Ses indications sont très nombreuses et dépassent largement le


cadre des pathologies hématologiques.

 C'est l'examen le plus prescrit en France.

 Il est réalisé à partir d'un échantillon de sang prélevé par ponction


veineuse et recueilli dans un tube contenant un anticoagulant sec
de type EDTA.
On peut pratiquer un prélèvement par microméthode au talon chez le
nouveau-né, au boutdu doigt chez les patients dont il convient de
protéger le capital veineux (chimiothérapie,
insuffisance rénale…).

L'hémogramme est un examen automatisé. Il a pour but d'apporter des


informations quantitatives sur les cellules sanguines mais également des
informations qualitatives.
Un frottis sanguin sera réalisé à partir du tube, ou mieux à partir de
sang qui n'a pas été mis
en contact avec l'anticoagulant. L'identification précise des cellules et
de leurs anomalies
éventuelles nécessite un frottis sanguin de bonne qualité.
LES INDICATIONS DE L'HÉMOGRAMME
Un hémogramme doit être pratiqué devant :
 Des signes évoquant une diminution d'une ou plusieurs lignées sanguines :
-Syndrome anémique : pâleur et/ou signes d'anoxie (palpitations, dyspnée…)
-Syndrome hémorragique aigu, purpura, ecchymoses ou hématomes anormaux…
-Syndrome infectieux inexpliqué, persistant, récidivant ou grave.
- Atteinte de l'état général : asthénie, anorexie, amaigrissement, fièvre au long
cours, douleurs osseuses…

 Des signes évoquant une augmentation d'une ou plusieurs lignées sanguines :


○ Érythrose cutanée ou prurit à l'eau,
○ Thromboses artérielles ou veineuses,
○ Syndrome tumoral : adénopathies, splénomégalie.
 Certaines situations systématiques ou bilans :
 Grossesse
 Médecine du travail
 Médecine de dépistage
 Bilans pré-opératoires
 Bilans pré-thérapeutiques
 Suivis thérapeutiques
 LES VALEURS NORMALES DE L'HÉMOGRAMME
 Elles varient en fonction de l'âge, du sexe et de l'origine ethnique.

 Les laboratoires donnent les résultats du patient, les valeurs


normales en fonction de l'âge et du sexe et au moins une
antériorité quand elle existe.

 Les valeurs normales données ci-dessous sont des valeurs


simplifiées au-delà desquelles une investigation complémentaire
doit être entreprise.
 Quelques principes généraux d'interprétation de
l'hémogramme peuvent être dégagés :

● Chaque lignée doit être interprétée quantitativement


(nombre de cellules en valeur absolue, volumes,
indices…) et qualitativement (anomalies
morphologiques,cellules anormales).

● Les données de l'hémogramme sont des mesures de


concentration : la numération cellulaire tient compte à
la fois des cellules et du contenant (plasma) (Figures 3
et 4).
Figure 3 : Hémogramme et volumes sanguins : valeurs relatives
Figure 4 : Hémoglobine : valeur en concentration
 Une anémie est définie par la diminution de la valeur de
l'hémoglobine au-dessous de la normale en fonction de l'âge et du
sexe (Figure 5).

Figure 5 : Hémogramme et hématies :


priorité en fonction de l'âge et du sexe
 Les anémies sont classées en fonction du VGM
(Volume Globulaire Moyen) (Figure6).

Figure 6 : Classification des anémies en


fonction du volume moyen
a- hémoglobine
 La limite inférieure de l'hémoglobine (anémie) est la
suivante :
● Nouveau-né : 140 g/L
● Homme adulte : 130 g/L
● Femme adulte : 120 g/L
● Femme enceinte (à partir du second trimestre de
grossesse) : 105 g/L
 N'interviennent donc pas dans la définition d'une
anémie, ni le nombre d'hématies nil'hématocrite.
 Cette mesure d'hémoglobine s'exprimant en
concentration, il faut se méfier des « fausses
anémies » par hémodilution :
● physiologique chez la femme enceinte,
● pathologique lors des hyperprotidémies
importantes (par exemple les gammapathies
monoclonales), l'insuffisance cardiaque et
l'hypersplénisme.
 La limite supérieure normale de l'hémoglobine est
la suivante :
● Nouveau-né : 230 g/L
● Homme adulte : 170 g/L
● Femme adulte : 160 g/L
 Il existe une polyglobulie physiologique chez le
nouveau-né avec une hémoglobine variant entre
170 et 180 g/L.
 Une hémoconcentration peut augmenter
l'hémoglobine (déshydratation, diurétiques).
 III.2VOLUME GLOBULAIRE MOYEN (VGM)
 Mesuré par les automates, il peut être
calculé par le rapport entre l'hématocrite et
le nombre
 d'hématies.
 La valeur normale est de 82 à 98 fl.
 En pratique on retient généralement les
définitions suivantes :
 ● Microcytose = VGM < 80 fl
 ● Macrocytose = VGM > 100 fl
 ● Normocytose = 100 < VGM > 80
 III.3 CONCENTRATION CORPUSCULAIRE MOYENNE EN
HÉMOGLOBINE
 (CCMH)
 La Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine (CCMH)
correspond à la
 concentration moyenne en hémoglobine par hématie
(hémoglobine divisée par
 hématocrite).
 Les valeurs normales sont comprises entre 32 et 36 g/dL et
permettent de définir :
 ● CCMH < 32 : Hypochromie
 ● 36 < CCMH > 32 : Normochromie
 Une CCMH > 36 évoque en premier lieu un artifice d'hémogramme
lié le plus souvent à la
 présence d'une agglutinine froide.
 III.4TENEUR GLOBULAIRE MOYENNE EN
HÉMOGLOBINE (TGMH)
 La Teneur Globulaire Moyenne en
Hémoglobine (TGMH) correspond au poids
moyen
 d'hémoglobine contenu dans une hématie (Hb
divisé par le nombre d'hématies).
 Les valeurs normales sont de 27 à 32 pg par
cellule.
 III.5LA NUMÉRATION DES LEUCOCYTES
SANGUINS
 Elle varie en fonction de l'âge :
 ● Naissance : 10 à 26 G/L
 ● 3 mois : 6 à 12 G/L
 ● 1 an : 6 à 15 G/L
 ● 3 à 6 ans : 10 à 15 G/L
 ● 10 à 12 ans : 4,5 à 13,5 G/L
 ● Adulte : 4 à 10 G/L
 Leucocytes (chez l'adulte) :
 > 10 G/L = hyperleucocytose
 < 4 G/L = leucopénie
 III.6 LA FORMULE LEUCOCYTAIRE
 La formule leucocytaire, exprimée en %,
n'a aucun intérêt prise isolément.
 Il faut privilégier les valeurs absolues.
 Les normes de la numération-formule
leucocytaire sont les suivantes chez
l'adulte
 LEUCOCYTES NOMBRE ABSOLU (G/L)
 Poly. neutrophiles 1,5 - 7
 Poly. éosinophiles 0,05 - 0,5
 Poly. basophiles 0,01 - 0,05
 Lymphocytes 1,5 - 4
 Monocytes 0,1 - 1
 La numération-formule leucocytaire du nouveau-né donne
de façon physiologique des
 résultats plus élevés pour chaque type de leucocytes :
 ● Polynucléaires neutrophiles : 6 à 26 G/L
 ● Lymphocytes : 2 à 11 G/L
 ● Monocytes : 0,4 à 3,1 G/L
 Au cours du premier mois de la vie il y a une diminution
des polynucléaires neutrophiles et
 des monocytes. Il s'installe une formule à prédominance
lymphocytaire dans le contexte
 d'une leucocytose totale plus élevée que chez l'adulte
(jusqu'à 15 G/L).
 LA NUMÉRATION DES PLAQUETTES SANGUINES
 Elle est maintenant incluse dans la demande standard d'un
hémogramme et n'a pas besoin
 d'une demande spécifique.
 Plaquettes (quel que soit l'âge et le sexe) :
 ● 150 – 400 G/L = Normale
 ● < 150 G/L = Thrombopénie
 ● > 400 G/L = Hyperplaquettose (Thrombocytose)
 TouteToute thrombopénie sans signe hémorragique doit
faire rechercher une fausse
 thrombopénie à l'EDTA par agglutination des plaquettes.
 IV.2 LES ANÉMIES
 En pratique, l'anémie est définie par une diminution de
l'hémoglobine à l'hémogramme,
 après avoir éliminé une fausse anémie par hémodilution.
 Les anémies sont classées en fonction du VGM.
 Les anémies microcytaires (VGM < 80 fl) traduisent un trouble
de la synthèse de
 l'hémoglobine.
 Les plus fréquentes sont les anémies hyposidérémiques par
carence martiale ou
 inflammation. Elles nécessitent une exploration du métabolisme
du fer et une recherche
 étiologique.
 Les
 Les anémies macrocytaires (VGM > 100 fl)
évoquent en premier lieu 3 grandes
étiologies :
 ● Éthylisme
 ● Déficit en vitamine B12 ou en acide folique
 ● Les syndromes myélodysplasiques
 D'autres étiologies seront systématiquement
recherchées et faciles à éliminer :
regénération
 médullaire (réticulocytes augmentés),
hypothyroïdie (clinique, TSH), hépatopathies
autres
 Les anémies normocytaires (VGM entre 80
et 100 fl) seront séparées en fonction de la
 numération des réticulocytes :
 - Support de Cours (Version PDF) -
 ● Anémie régénérative avec réticulocytes >
150 G/L : Elles traduisent une
 régénération médullaire après hémorragie
aiguë, hémolyse ou chimiothérapie.
 ● Anémie régénérative avec réticulocytes <
150 G/L : Elles traduisent une atteinte
 centrale et seront explorées par le
myélogramme après avoir éliminé
2-Groupage sanguin :
 Vise la recherche de la présence ou l’absence
des antigènes A et B à la surface des
hématies (épreuve globulaire) et des
anticorps correspondants aux antigènes
absents dans le sérum (épreuve
plasmatique). Ce test est primordial dans le
respect des règles de compatibilité avant
toute transfusion, afin d’éviter tout accident
transfusionnel.
 La détermination du groupe Rhésus, permet
de classer le sujet Rhésus D positif ou
 Prélèvement :
 Du sang veineux (au pli du coude). Il faut
prélever deux tubes qui contiennent un
anticoagulant.
 Le jeun n’est pas obligatoire,
 La totalité des informations sur le donneur et
le patient doivent être prises.
 Le groupage ABO s'effectue obligatoirement
par deux épreuves complémentaires:

 Epreuve Globulaire (BETH-VINCENT):
 Des sérums test connus Anti-A, Anti-B, Anti-
AB, sont mis en contact avec les globules
rouges à tester.
 Les antigènes identifiés définissent le groupe
sanguin A, B, AB et O.

 Epreuve Sérique (SIMONIN):
 Des globules rouges test A et B, sont mis en
contact avec le sérum à tester. Les anticorps
présents ou non dans le sérum reconnaîtront
les antigènes A et B des globules tests.
 Ces deux épreuves constituent une
détermination.
 Elles doivent être réalisées par deux
operateurs différents avec deux lots de
réactifs différents.


 1- temps de saignement
 2-temps de qink
 3-TP
 4-TCA
 5-TEMPS DE PROTHROMBINE
- Le seul test in vivo qui explore l’H. primaire
dans son ensemble (vaisseau + PLT + protéines).
- Temps nécessaire à l’arrêt saignement
provoqué par une petite coupure cutanée au
niveau des vaisseaux superficiels.
- Méthode d’Ivy-incision
- Méthode d’Ivy 3 points
- Méthode de Duke, moins reproductible, moins
sensible. Incision horizontale de 5 à 6 cm au
niveau lobe de l’oreille. VN : 2 à 4 min.
Se fait après interrogatoire : recherche
de syndrome hémorragique, prise
d’aspirine,
AINS, anti-agrégant plaquettaire, chimio-
thérapie, ATCD personnels ou familiaux de
troubles plaquettaires, insuffisance
hépatorénale, maladie de système,
pathologie médullaire, …

Aucun intérêt si PLT < 50 G/L


 Méthode de référence, standardisée par rapport à la méthode
d’Ivy 3 points.

 Matériel :
Tensiomètre à brassard
Chronomètre
Dispositif commercial d’incision, stérile, à usage unique
(Surgicutt®, Simplate®) => standardisation
Papier buvard
Éther : évite la vasodilatation des veine superficielles
Coton
Pansements
Gants
 Déroulement :

- placer le bras sur un support ferme en exposant sa


face antérieure,
- repérer une zone non oedémateuse, sans
cicatrice,
sans poil, sans contusion ni veine superficielle
- placer le brassard du tensiomètre sur le haut du
bras, le gonfler à 40 mm Hg,
- nettoyer la région à l’éther, laisser sécher
- réaliser l’incision avec le dispositif en le posant
sans pression sur la zone à inciser (incision parallèle
au pli du coude,1cm de longueur sur
1 mm de profondeur),
- absorber toutes les 30 secondes grâce à un
papier buvard sans gêner la formation du
clou plaquettaire.
- Le TS est déterminé par l’intervalle de 30
secondes le plus proche.
- Enlever le brassard, nettoyer la région de
l’incision +/- pansement adhésif
anallergisant sur la coupure.

 Valeursnormales : 4 à 8 min
3 à 5 min pour variante avec incision
verticale
Temps plus allongé chez la femme enceinte
et plus court chez l’enfant et le sujet âgé.
 Limites de la méthode d’Ivy:

 Peu reproductible (opérateur dépendant)


 Peu sensible
 Non prédictive du risque hémorragique
 Rarement : cicatrice ( Ivy incision)
 Temps Quick :
 Correspond au temps qu’un plasma sans plaquettes, auquel
on a ajouté certains réactifs (un extrait tissulaire appelé
thromboplastine, du calcium), met pour coaguler. Le
temps de Quick est exprimé en secondes ou en
pourcentage par rapport à une droite de calibration.
 Ce dosage est fréquemment employé pour la surveillance
thérapeutique des patients traités par une anti-vitamine K.
Une diminution du taux de prothrombine indique que le
sang est hypo-globulable, alors que si le temps Quick est
élevé, on a un risque de formation de caillots et dons un
risque de thromboses.
 Prélèvement :
 Du sang veineux (au pli du coude). Il faut
prélever deux tubes qui doivent contenir un
anticoagulant 3,8 %.
 Il est impératif de signaler la prise de
médicaments anticoagulants.
 Temps de céphaline activée (TCA) :
 Il représente le temps de coagulation d’un plasma traité
dans des conditions particulières. Il permet d’explorer
globalement l’ensemble des facteurs de la coagulation
intrinsèques. Un allongement du TCA peut révéler un
déficit en un facteur de la coagulation (en particulier les
facteurs anti-hémophiliques A et B, respectivement les
facteurs VIII et IX), potentiellement responsable d'un
risque hémorragique.
 Prélèvement :
 Du sang veineux (au pli du coude). Il faut prélever deux
tubes qui doivent contenir un anticoagulant.
 Temps de thrombine :
 Ce test mesure la vitesse de coagulation du sang
sous certaines conditions. Il évalue la formation
de la fibrine (caillot sanguin). Ce test est utile
pour le diagnostic de certaines anomalies de
coagulation, comme dans les cas des
hémorragies importantes et mal contrôlées. Un
temps prolongé pour la coagulation signifie la
présence d’anomalies de fibrinogène ou la
présence dans le sang d’un anticoagulant.
 Prélèvement :
 Sang veineux (au pli du coude).
 Objectif:
Recueil de l’urine vésicale (normalement stérile) en
évitant la
contamination par la flore uréthrale et périnéale

 Classiquement : recueil « du milieu de jet »


1. Urines du matin, ou à distance de la précédente
miction (3h) (permet un temps de stase suffisant)
2. Lavage hygiénique des mains, toilette au savon de la
région vulvaire ou méat uréthral chez l’homme ,
puis rinçage à l’eau.
3. Éliminer le 1° jet (20 ml)
4. Recueil des 20-30 ml suivants en évitant de toucher
le bord supérieur du récipient
 Patient sondé
 NE PAS prélever dans le sac collecteur (pullulation microbienne!), ni rompre le
système clos de drainage
 Clamper le tuyau d’évacuation 10 min
 Désinfection puis ponction sur opercule spécifique
 Limite: Reflet des espèces bactériennes colonisant la sonde et non des espèces
présentent dans la vessie
 Si changement de sonde : préférer le recueil à partir de la nouvelle sonde.

 Ponction sus pubienne (PSP) / cathétérisme urétéral


 PSP rarement pratiqué (RAU surtout)
 « Gold standard »

 Urétérostomie
 Collecteur stérile après nettoyage de la stomie

 Patient incontinent ou handicapé


 Femme: le plus souvent prélèvement après toilette génitale soigneuse,
sinon sondage « aller/retour »
 Homme: collecteur pénien, voire PSP si rétention d’urine
Désinfecter
Clamper 10 min puis prélever
1. Chez les enfants ayant une miction volontaire
o Privilégier le prélèvement « milieu de jet » après désinfection
soigneuse de la région périnéale

2. Nourrissons ou enfants trop jeunes pour uriner sur


demande
o Enfant allongé sur le dos, couche ouverte, sur les genoux d’un
adulte prêt à recueillir en milieu de jet
o Nourrissons urinent toutes les 20 à 30 min

3. Collecteur d’urines
o Technique la plus utilisée chez les enfants < 3 ans MAIS
controversée!
o Posé au LABM après désinfection du périnée
o Laissé en place 30 min maximum
o Après miction, transvaser les urines dans un flacon stérile
4. La ponction sus-pubienne (sous échographie)
o Technique la plus fiable.
o Expose à peu de risques, mais il est invasif, douloureux.

5. Le prélèvement par cathétérisme « aller-retour » ( sonde


souple, prélubrifiée)
o Technique fiable mais partage en partie les mêmes inconvénients.
o Pas de problème technique chez les filles, plus difficile à réaliser chez
le garçon.
o Risques d’IU iatrogène et de lésions urétrales chez le garçon ne sont
pas chiffrés mais semblent faibles. (RBP AFSSAPS février 2007)

En conclusion, chez les enfants hospitalisés ou examinés au SAU


oPrivilégier le prélèvement urinaire per-mictionnel.
oEn cas de difficulté diagnostique et si l’antibiothérapie est urgente,
envisager le cathétérisme, voire la ponction sus-pubienne (Grade B).
 Recueil des urines du 1° jet
 Dans le cadre d’une suspicion d’urétrite ou prostatite
 Prostatite aiguë : ECBU 2° jet souvent positive (86% Auzanneau C.
2005)
 Prostatite chronique: ECBU 2° jet souvent négative
 Manœuvre de Meares et Stamey (3 échantillons)
 Version allégée de Nickel (ECBU 2° jet / ECBU post TR)
 Recherche de mycoplasmes urogénitaux ou de C. trachomatis

 Recherche de mycobactéries
 Sur la totalité de la 1° miction du matin
 3 jours de suite
 Transport rapide au laboratoire < 2h
 A défaut:
 Conservation à + 4°C, 24h maximum
 Après 12h à + 4°C,
 les leucocytes peuvent s’altérer et se regrouper en amas
 La bactériurie n’est pas modifiée
 Utilisation de milieu de conservation (tampon
borate par exemple)
 Bloque la multiplication bactérienne, réduit la cytolyse
 Conservation des urines 48h à température ambiante
 Plus cher, volume d’urine minimal (5 à 10 ml) pour que
l’agent bactériostatique ne soit pas trop concentré
(effet bactéricide)
 Le LCR représente, avec la lymphe et le
plasma, le 3ème milieu intérieur de
l’organisme baignant le SNC
 Rôle importants : biochimique, mécanique,
immunologique et nutritionnel
 Prélèvement précieux : résultat doit être
rapidement communiqué au clinicien
 Son analyse est une double urgence :
diagnostique et analytique
 LCR: liquide élaboré en majeure partie par les plexus choroïdiens.
 Mécanisme de production inconnu: ultrafiltrat du plasma modifié
par sécrétion et absorption de solutés par les cellules des plexus
choroïdiens.
 Production quotidienne continue d’environ 500ml/24h : liqd
précieux, vulnérable  urgence
 Nécessité de bonnes conditions d analyse rôle du labo+++
 Dans les conditions normales, le LCR est résorbé au même rythme
qu’il est produit, le long des sinus veineux et des villosités
arachnoidiennes.
Fonctions du LCR:
Mécanique :
 Amortissement des chocs
 Lubrification médullaire
 Maintient la PIC cte

Métabolique
Rôle nutritif faible
Elimination de produits du catabolisme cérébral
 Prélèvement du LCR : acte médical,
 Conditions d’asepsie rigoureuse
 Indications

– Recherche d’une infection méningée


– Étude des constituants du LCR
- Avant injection de produits opaques ou TTT
 Contre indications
- HTIC sur processus expansif avec œdème papillaire
(oedème, tumeur, abcès)  risque d’engagement.
- Infection au point de ponction
- Trouble de l’hémostase

FO - TDM
 Voies d’abord

Ponction lombaire entre L4-L5 ou L5-S1


+++
 Ponction sous occipitale ou cisternale

 Ponction ventriculaire directe

 Transfontanellaire (nourrisson)
 Mode opératoire
- Désinfection
- Introduction progressive de l’aiguille
- Aiguille à Mandrin de 3 à 7 cm
- Trois tubes stériles:
chimie, bactériologie, cytologie et immunochimie
- Total :
Adulte : 10 à 15 ml
Enfant : 5 à 10 ml
 Identification des tubes

 Acheminement rapide au laboratoire dans


du coton cardé (préserver vitalité des
germes éventuels)

 En biochimie: centrifugation
 Examiner le tube le plus clair et le plus rempli.
 Noter l’aspect macroscopique (même au lit du mde):
 Limpide, clair, eau de roche = normal (?)
 Hémorragique dans tous les tubes = Hgie récente
 Hémorragique dans le premier tube = Hgie due à la ponction
 Xanthochromique = bilirubine due à Hgie vieille > 10j
bilirubine due à un ictère cholestatique
bilirubine liée à protéinorachie >1.5g/l
 Légèrement trouble à eau de riz
 Purulent = méningite bactérienne franche
 L’analyse bactériologique des sécrétions
génitales permet la recherche et
l’identification de bactéries pouvant être
responsables d’infections génitales et de
maladies sexuellement transmissibles (à
l’exception des maladies virales). Ex.
Vaginose bactérienne, vulvo-vaginites,
cervicites, ulcérations génitales (syphilis,
herpès génital…).
 Prélèvement :
 Préférablement effectué avant un traitement
médical.
 Chez la femme : après l’installation d’un
spéculum, on prélève sur un ou plusieurs
écouvillons au niveau de l’endocol et les
leucorrhées.
 Chez l’homme : prélèvement urétraux
réalisé sur écouvillon ou grattage avec une
curette.
. Nature du pvt:
 Sang: HC, bio mol, sérologie, bilan inflammatoire
 Autres bactériologiques: PE..

2. Moment du prélèvement:
 Avant toute antibiothérapie

 Au cours d’une fenêtre thérapeutique

 Le plus loin d’une injection

 En pratique : Au moment de frissons, pic fébrile >38°5 ou hypothermie


< 36°5
3. Modalités du prélèvement: Asepsie:
 Éviter agitation et courant d’air et avoir à la portée le
matériel nécessaire:
2 flacons, tubulure, antiseptique, compresses, garrot, pinces à
clamper
 Lavage et désinfection des mains
 Détersion de la peau au savon puis
 Désinfection du point du prélèvement avec alcool 70% puis
un AS iodé pdt 3min; mvt centrifuges.
 Ne plus toucher la peau à l’endroit de la ponction
 Désinfection des bouchons des flacons avec l’alcool iodé

87
88
89
3. Modalités du prélèvement:
 Sites: chez adulte, Nné, patients en
réa, patients porteurs de cathéter:
associer pvt veineux périphérique + KT.
 Volume:
 Adulte: 10 ml par flacon
 Nourrisson: 1 à 2 ml
 Respecter les conditions de sécurité
professionnelles pour le manipulateur.
 Identification du prélèvement+++
90
 Nombre du prélèvements:
• 2 ou 3 prélèvements /24 h .

• Attendre 15 à 60 minutes entre 2


prélèvements.

91
b. Les conditions:
 Anticoagulant: Polyanéthol sulfonate de sodium
(0.025 à 0.05%)
 Inhibe l’activité bactéricide du sérum, la
phagocytose; inactive le complément,
neutralise le lysozyme et les antibiotiques de la
famille des aminosides,
 mais peut inhiber croissance bact (Neisseria,
Peptostreptococcus) à concentration
importante.

 Résines adsorbantes de cation ou charbon


activé pour un effet neutralisant des
antibiotiques

92
 Transport:
 Identification
du pvt
 Acheminement rapide au labo en précisant:
heure mode de prélèvement et T° patient au
moment de l’hémoculture

93
 EPS : permet la mise en évidence et
l’identification des parasites ayant une
élimination fécale

 Outil
biologique important du diagnostic des
parasitoses intestinales

Examen coprologique de qualité


 Etape cruciale qui conditionne la validité du
résultat
 Nombreux faux négatifs par insuffisance de
préparation du patient
 Un examen n’a aucune valeur significative
 Trois examens coprologiques à quelques jours
d’intervalles : existence de période muettes
où il n’y a pas d’émission de parasites
 Préparation du malade : 3 jours avant l’EPS
- Ne pas ingérer des aliments laissant
beaucoup de résidus (fruits, légumes)
- Ne pas prendre d’antiseptique intestinal ou
de suppositoire
- Ne pas utiliser de médicaments à base de
charbon, d’huile de vaseline
- Ne pas absorber de médicaments radio-
opaques
 Recueil de la selle :

- Idéalement au laboratoire dans


un récipient propre et stérile à
large ouverture, identifié à
l’avance

- Accompagné d’un bon contenant


les renseignements épidémio-
clinico-biologiques (origine
géographique, sd dysentérique)
 Si le prélèvement est fait en dehors du
laboratoire :

- de préférence acheminement immédiat

- sinon fixer une partie des selles par une


solution de Merthiolate Iode Formol (MIF) ou
l’alcool polyvinylique
 C’est une méthode d’analyse employée pour déterminer la
concentration minimale d’inhibition (CMI) chez une
bactérie face aux antibiotiques.
 Cette technique est réalisée en parallèle avec d’autres
tests microbiologiques. En effet, lorsqu’une bactérie
pathogène est identifiée dans un prélèvement
bactériologique, un antibiogramme peut être réalisé, où
on peut définir pour chaque antibiotique, si la bactérie y
est sensible, intermédiairement sensible ou résistante. Il
faut noter que cette technique permet de choisir
l’antibiotique le plus efficace pour le traitement.
 Bilharziose :
 Une maladie causée par un groupe de
parasites, les bilharzies, qui colonisent les
eaux polluées et les eaux usées. Cette
infection peut être vésicale (vessie) ou
urinaire ou intestinale ou artério-
veineuse.Son diagnostic est basé sur la
recherche d’œufs dans les selles ou dans les
urines.
 Prélèvement :
 Du sang veineux dans un tube sec, et de
préférable le sujet à jeun.
 Amibiase :
 L’amibiase est une parasitose intestinale, qui lorsqu’elle
diffuse à d’autres organes que l’intestin (foie, poumon,
etc.), des anticorps anti-amibiens sont présents dans le
sérum.
 Amibiase hépatique : Le diagnostic sérologique de
l’amibiase est de grande valeur dans l’amibiase hépatique,
soupçonnée suite à un gros foie douloureux et fébrile avec
distinction d’abcès. La sérologie est essentielle car
Entamoebahistolytica n’est ici retrouvée dans les selles
qu’une fois sur dix. Les anticorps apparaissent
précocement, et dont la diminution est gage de guérison,
alors que la remontée est signe de rechute.
 Amibiase intestinale : la sérologie est peu
fiable en cas d’amibiase intestinale, vu que
le titre des anticorps demeure réduit lorsque
l’amibiase est cantonnée à la muqueuse
intestinale. Le diagnostic se fonde sur la
mise en évidence de formes végétatives
mobiles d’Entamoebahistolyticaà l’examen
de selles fraîches.
 Valeurs usuelles :
 En immunofluorescence : positif si > 1/100,
 En hémagglutination : positif si > 1/128.
 Prélèvement :
 Du sang veineux dans un tube sec.
 Hépatite A:
 L’hépatite A est rarement symptomatique.
Son diagnostic est sérologique est porte sur
la présence dans le sérum d’anticorps anti-
HAV de classe IgM par la méthode d’ELISA.
Ces anticorps sont détectables dès les
premiers signes cliniques et persistent deux à
trois mois.
 Prélèvement :
 Du sang veineux dans un tube sec.
 Hépatite B:
 Une hépatite B aiguë se reconnaît à la
présence dans le sérum de l’antigène HBs et
d’anticorps anti-HBc de classe IgM. La
guérison d’une infection aiguë est affirmée
par la négativation de l’antigène HBs et
l’apparition des anticorps anti-HBs de classe
IgM puis de classe IgG qui persistent des
années après la guérison.
 Le diagnostic repose sur la détection par la
technique d’ELISA d’antigènes du virus de
l’hépatite B (VHB) ou de leurs anticorps.
 L’hépatite est dite chronique lorsque
l’antigénémieHBs persiste au-delà de six
mois. Le diagnostic d’hépatite chronique est
affirmé par la présence de l’antigène HBs
associé à des anticorps anti-HBc de classe IgG
ou totaux.
 Prélèvement :
 Du sang veineux dans un tube sec.
 Hépatite C :
 L’hépatite C se transmet habituellement par le sang, et
exceptionnellement par voie sexuelle.
 Prélèvement :
 Du sang veineux dans un tube sec.
 Il est indispensable d’observer les précautions standards
recommandées en cas de contact possible avec du sang
infecté :
 Mettre des gants,
 Ne jamais recapuchonner une aiguille ni la séparer de sa
seringue ou de son tube,
 Garder à proximité le conteneur où sera jeté le matériel.
 VIH (virus de l’immunodéficience humaine) :
 Le VIH est un rétrovirus (un virus à ARN qui pour se multiplier doit
s’intégrer dans l’ADN de la cellule hôte), ayant un tropisme pour les
lymphocytes T4 (CD4).
 L’isolement du virus à partir des lymphocytes T du patient n’est pas
possible, or on cible autres composants :
 L’antigène p 24 (protéine de la capside virale) apparaît avant les
anticorps dans le sérum (16 jours après l’infestation). Il disparaît après la
première invasion pour ne réapparaître qu’au stade du SIDA. Il est
détecté par la technique d’ELISA, où sa concentration est exprimée en
picogrammes par millilitre (100 pg/mL, correspondant
approximativement à 106 particules virales) : la valeur seuil est de
l’ordre de 20 pg/mL.
 Les anticorps anti-VIH1 et anti-VIH2 sont détectés par la technique
d’ELISA après 21 jours de la contamination. Une sérologie doit
obligatoirement faire l’objet d’une confirmation qu’elle soit positive ou
négative.
 Prélèvement :
 Prélèvement dans un tube sec pour et la
sérologie, et sur l’EDTA pour la charge virale.
 Il est indispensable d’assurer les précautions
standards recommandées en cas de contact
possible avec du sang infectant :
 Mettre des gants,
 Ne jamais recapuchonner une aiguille ni la
séparer de sa seringue ou de son tube,
 Garder à proximité le conteneur où sera jeté
le matériel.
 Rubéole :
 La rubéole est une infection virale éruptive, bénigne, transmise par voie
respiratoire. Elle provoque une éruption cutanée (boutons, rougeurs dans
la peau), accompagnée d’une fièvre.
 Le virus est susceptible d’infecter l’embryon ou le fœtus pendant la
grossesse. Chez la femme enceinte, avant la 11ème semaine, la fréquence
de l’infection fœtale est de 90 %, et qui décroit progressivement pour
atteindre 25 % vers la 25ème semaine. Les atteintes fœtales peuvent se
manifestées par un retard de croissance et des malformations de
plusieurs organes.

 Prélèvement :
 Prélèvement du sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot
enlevé le plus rapidement possible. Il est préférable que le sujet soit à
jeun.
 Toxoplasmose :
 La toxoplasmose est une parasitose
provoquée par Toxoplasmagondii, qui est
habituellement asymptomatique. Elle peut
être très grave chez la femme enceinte en
raison du risque de transmission au fœtus,
dont elle provoque la mort in utero et des
malformations cérébrales compromettant la
vision. Elle peut se manifester en abcès
toxoplasmiques chez les personnes
immunodéprimées.
 Le test consiste à un dosage des anticorps spécifiques anti-
toxoplasme :
 IgM : sont identifiables dès la 6ème semaine, et restent
détectables de 3 mois à un an.
 IgG : apparaissent dès la 2ème semaine et passent par un
maximum vers 3 à 6 mois, et décroissent et finalement
persistent indéfiniment à un titre faible.
 Chez les femmes enceintes, le diagnostic sérologique est
réalisé au début de la grossesse afin de vérifié la
protection contre la toxoplasmose.
 Prélèvement :
 Du sang veineux dans un tube sec.
 Syphilis :
 Le diagnostic de la syphilis repose sur la
sérologie (sauf dans les premiers jours),
surtout que le tréponème (bactérie causant
la maladie) n’étant pas cultivable. Le
diagnostic sérologique fait appel à deux
sortes de techniques :
 Non spécifiques : utilisant des antigènes
lipidiques,
 Spécifiques : utilisant des antigènes extraits
de tréponèmes.
 Syphilis primaire (avant le 8ème jour) : c’est un stade
présérologique où la sérologie reste muette, toutefois on peut
utiliser un microscope à fond noir pour mettre en évidence des
tréponèmes dans le chancre et de faire le diagnostic de syphilis.
Ce n’est que vers le 8ème jour que les anticorps IgM apparaissent.
 Syphilis secondaire : tous les tests sérologiques, tréponémiques
et non tréponémiques sont positifs avec des titres d’anticorps
élevés.
 Syphilis tertiaire : en cas de neuro-syphilis les anticorps sont
recherchés dans le LCR (liquide céphalo-rachidien).
 Prélèvement :
 Du sang veineux dans un tube sec.
9-Widal et Félix :
 Un test qui permet de diagnostiquer les fièvres typhoïde et
paratyphoïde causées par les salmonelles, en détectant
dans le sang la présence d’anticorps dirigés contre
Salmonella.
 Il n’est pratiquement plus utilisé, sauf dans certains pays
africains. En effet, ce test n’est utile que pour faire le
diagnostic de ces maladies de façon tardive. Il est très peu
sensible (10 à 30%) et entraîne aussi de nombreux faux
négatifs ou positifs.
 Prélèvement :

 Du sang veineux dans un tube sec.


10-A.S.L.O. (Antistreptolysines O) :
 Les Streptococcus du groupe A secrètent la
streptolysine O (une toxine cytolytique) ou
une hémolysine qui provoquent la production
d’anticorps anti-streptococciques (ASLO). Le
dosage de ces anticorps permet d’affirmer
l’origine streptococcique des infections
causées par ces bactéries (rhumatisme
articulaire, endocardite bactérienne).
 Prélèvement :
 Du sang veineux dans un tube sec.
11-Réaction de Waaler-Rose :
 Nommée aussi réaction d’hém-agglutination, un examen
de laboratoire qui a pour but de mettre en évidence et de
doser les facteurs rhumatoïdes qui sont des auto-anticorps
(anticorps élaborés par le corps dirigé contre les propres
cellules du corps).
 La présence de ces anticorps dans le sang se caractérise
par l’apparition de pathologies rhumatismales :
polyarthrite rhumatoïde, lupus, dermatomyosite…
 Prélèvement :

 Du sang veineux dans un tube sec, et de préférable le sujet


à jeun.

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