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Rapport de stage

201 2017 2018

Maxime Libre
Société Dream Act
Remerciements
Je tenais à remercier Claire Chouraqui, ma tutrice, de s’être occupée de moi pendant ces 2
mois de stage. Elle a toujours été là pour m’aider et me conseiller quand j’en avais besoin.
Elle m’a également accordé sa confiance pour les différentes missions que j’ai dû réaliser.
Je remercie également Diane Scemama qui, avec Claire, ont accepté de m’accueillir 2 mois
au sein de leur Start Up.
Je salue aussi la bienveillance de l’ensemble de l’équipe Dream Act, qui a tout fait pour me
mettre en confiance et m’intégrer au plus vite au sein de l’équipe.
Je tenais également à remercier les autres stagiaires Dream Act, avec qui j’ai pu échanger
tout au long de ces 2 mois sur nos différentes expériences scolaires etc.
Enfin, je remercie l’IUT de Créteil-Vitry de m’avoir permis de réaliser mon stage au sein de
cette Start Up mais également au sein du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire, qui m’a
toujours attiré.

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Introduction
Depuis la terminale, j’envisage sérieusement de devenir entrepreneur social. A partir de ce
projet professionnel, j’ai décidé de réaliser mes études post-bac au sein d’un DUT techniques
de commercialisation dans l’optique de me rapprocher de ce dernier.
Tout au long de mes 2 années au sein du DUT, j’ai suivi une formation professionnalisante
avec des cours qui me serviront tout au long de ma future vie d’entrepreneur. Le stage de
deuxième année est alors la conclusion de ces deux années d’enseignement, et est pour moi
l’occasion de peaufiner mon projet professionnel.
Pour ce faire, j’ai cherché des Start Up évoluant sur le marché de l’économie sociale et
solidaire, pour découvrir à la fois « l’esprit Start Up » mais aussi ce marché auquel je porte
un intérêt certain depuis plus de 3 ans maintenant.
J’ai donc découvert Dream Act, la plateforme web de la consommation responsable.
A travers ce stage, j’ai été chargé de plusieurs missions, notamment éditoriales. J’ai pu alors
découvrir un univers professionnel qui m’était jusqu’alors inconnu, mais j’ai pu également
éclaircir certaines zones d’ombre par rapport au métier d’entrepreneur.
Ainsi, je vais vous présenter en détail Dream Act, mes missions et enfin tout ce que j’ai pu
retirer de cette expérience professionnelle.

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Présentation de l’entreprise
Dream Act, une Start Up engagée
- Le concept Dream Act.
A l’origine de cette Start Up, on retrouve Claire et Diane, deux étudiantes en école de
commerce. Ces dernières ne supportaient plus de ne pas trouver d’alternatives aux produits
peu respectueux qui entouraient leur quotidien (cosmétiques, prêt-à-porter…). Elles ont
alors eu l’idée commune de créer un site Internet pour aider les personnes ayant pour
ambition de consommer « responsable » à trouver ce dont elles avaient besoin. L’objectif de
ce site, comme elles le disent si bien, est de faire de la consommation responsable une
norme et non plus une exception.
Lancées dans leur mission, elles fondent Dream Act en 2015. Elles proposent alors des
adresses engagées de façons très diverses. En effet, le site recense 10 impacts, dont voici la
liste exhaustive :
Environnement, lien social, santé, éducation, made in local, réinsertion, commerce équitable,
vegan, circuit court, zéro déchet
C’est à la fin de l’année 2016, soit un an après le lancement de la société, qu’elles mettent en
place en place une marketplace. Cette décision a été prise car il existait une demande
importante des petits producteurs recensés sur le cityguide. En effet, ces derniers estimaient
qu’ils ne trouvaient pas de plateformes web adaptées à la vente de leurs produits éthiques,
et ne pouvaient se contenter de vendre à partir de leur propre site Internet.
Cette Start Up évolue alors sur le marché de l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce terme
est aujourd’hui de plus en plus connu, mais sa définition reste floue pour bon nombre
d’entre nous. Pour résumer, l’ESS est une économie qui se veut être une alternative au
modèle dominant actuel. Ce sont des entreprises qui, à l’instar des associations, ont pour
ambition d’avoir une utilité sociale avant la recherche du profit. Alors bien sûr, cela ne veut
pas pour autant dire que les entreprises sur le marché de l’ESS ne cherchent pas à être
rentables, mais que leur objectif prioritaire est de remplir leur mission d’utilité sociale et/ou
environnementale.
Dream Act, c’est aujourd’hui deux sites Internet, un destiné aux consommateurs comme
vous et moi, et un autre destiné aux entreprises. Plus précisément, voici comment se
décompose l’activité de Dream Act :
- Le site Internet pour le BtoC, est découpé en deux parties : D’un côté, on peut
retrouver le cityguide. Ce dernier permet aux utilisateurs du site de repérer dans la
ville de leur choix les adresses et entreprises engagées. Ce dernier référence plus de
550 adresses éthiques. Autre composante du site BtoC, la marketplace permet de
référencer les produits de marques éthiques. Sur cette dernière, on peut retrouver
plus de 8 000 références pour consommer responsable. Sur ce site, Dream Act

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enregistre près de 50 000 visiteurs chaque mois. Ce chiffre a quasi doublé en l’espace
d’un an. En 2018, le taux de transformation, soit le pourcentage de visiteurs qui
achètent des produits sur l’ensemble des visiteurs, est de 3%. Ce qui représente une
clientèle d’environ 1500 personnes.
- Dream Act, c’est aussi un site BtoB. En plus des entreprises engagées, ce site vise les
entreprises « non engagées » ayant la volonté d’améliorer leur politique RSE. On y
retrouve donc une marketplace sur laquelle Dream Act propose aux entreprises des
produits engagés. Ces produits peuvent être des cadeaux à offrir à des prospects lors
de salons, ou bien encore des cadeaux pour récompenser leurs employés.
Au total, Dream Act a réalisé un chiffre d’affaires de 90 000€ en 2017.

- L’équipe Dream Act


Etant donné que c’est une Start Up dont la majorité de son activité se déroule sur Internet,
Dream Act ne possède qu’un local. Ce dernier se situe dans la pépinière d’entreprises de
Montreuil, plus connue sous le nom d’Atrium. Ainsi, tout au long de mon stage, j’ai pu suivre
l’ensemble des employés de Dream Act. Ces derniers sont 7.
Les deux fondatrices, dont j’ai pu parler précédemment, se partagent la direction. Ainsi,
Claire s’occupe de l’activité BtoC tandis que Diane se charge du BtoB.
L’équipe BtoC est complétée par Cécile, qui est la community manageuse. Elle se charge
donc d’animer les pages Dream Act sur les différents réseaux sociaux. Elle rédige également
des articles, s’occupe des campagnes e-mailing et de la promotion des produits (shooting
photos…).
Pour accompagner Diane au BtoB, on retrouve Laurence et une autre Cécile, toutes deux
commerciales. Elles se chargent de la prospection et de la vente de produits commerciaux
pour entreprises. En plus de ce travail de commercial, elles sont chargées d’animer le site
BtoB, en réalisant des fiches produits notamment.
Enfin, Yohan et Simon évoluent tous les deux à la fois au BtoB et au BtoC. Le premier est
graphiste. C’est lui qui a la charge de designer les actions promotionnelles de Dream Act.
Simon quant à lui occupe des fonctions de commercial.
- Dream Act et les réseaux sociaux
Dream Act, comme toute entreprise aujourd’hui, est présente sur les réseaux sociaux. C’est
même son principal canal de communication avec son site Internet. A la fois présente sur
Facebook, Instagram et Pinterest, Dream Act publie aussi bien des articles que des photos de
ses produits présents sur la marketplace. Cependant, Dream Act est une entreprise engagée,
qui vise à promouvoir un mode de consommation plus respectueux de l’homme et de la
planète. Ainsi, elle dédie une page Facebook, appelée « Humans of Dream Act », où elle met
en avant les créateurs des marques engagées que l’on peut retrouver sur Dream Act. A
travers chaque publication, le ou les créateurs donnent la raison pour laquelle ils se sont
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lancés dans la création de leur entreprise, dans quel objectif, et enfin leurs perspectives. Ici,
Dream Act confirme qu’elle est plus qu’un simple cityguide, mais bien le chantre d’une
consommation plus responsable.
Si le site internet enregistre de plus en plus de visiteurs chaque mois, les réseaux sociaux
enregistrent eux aussi une dynamique positive. Sur Facebook et Instagram, Dream Act
enregistre respectivement chaque semaine une hausse de 2 et de 3% de followers. Le
nombre de personnes atteintes par les publications est aussi en hausse. Ainsi, une
publication Dream Act touchera 7 000 personnes en moyenne et 1 300 sur Instagram, des
chiffres à la hausse. Comment expliquer ce succès ? La community manageuse Cécile est très
active sur les réseaux, à raison de 5 publications par semaine en moyenne sur Instagram et
10 sur Facebook. Enfin, dernier chiffre révélateur, le taux d’engagement des personnes
atteintes est de 7,30% sur Instagram et de 5% sur Facebook. Ces données illustrent
l’importance des réseaux sociaux pour Dream Act, et expliquent donc pourquoi cette
dernière a recruté Cécile en Mars 2018.
- Le modèle de revenus de Dream Act
Dream Act réalise son chiffre d’affaires à la fois par le biais de ses activités BtoC et BtoB. Tout
d’abord, en ce qui concerne le BtoC, Dream Act dégage des profits grâce à sa marketplace.
Les produits qu’elle référence sur cette dernière ont des prix identiques que sur les sites des
marques, seulement Dream Act touche une commission de 20% sur chaque vente.
En ce qui concerne le modèle logistique, Dream Act a mis en place un système de
dropshipping. Pour rappel, ce système est utilisé par certains sites de e-commerce où le site
vendeur (ici Dream Act) ne possède pas de stocks et ne se charge pas de la livraison des
produits. Cela permet donc à Dream Act de limiter au maximum ses coûts. Pour autant, ce
modèle connaît quelques exceptions au sein de la Start Up. Dream Act propose en plus des
produits des coffrets, appelés « boxs », au sein desquels on peut retrouver différents
produits basés sur une thématique particulière. Ainsi, dans le cas d’une commande de boxs,
Dream Act possède des stocks, pour assurer la disponibilité de ces dernières, et s’occupe de
la livraison.
Le modèle de revenus du BtoB est lui différent de celui exposé ci-dessus. En effet, Dream Act
achète des produits aux marques « responsables » pour par la suite les revendre à des
entreprises. Ce système permet alors à Dream Act de soutenir financièrement les fabricants
engagés avec lesquels elle collabore. C’est sur ce secteur que Dream Act dégage le plus de
bénéfices. Ceci peut s’expliquer par deux raisons. Tout d’abord, parce que le panier moyen
est beaucoup plus important pour les entreprises que pour les ménages. Aussi, parce que
Dream Act réalise un taux de marge moyen de 40%, tandis que ce dernier n’est que de 20%
sur le BtoC.

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Le marché de la consommation responsable et ses enjeux
Le marché de l’économie sociale et solidaire est en plein essor. Il est poussé par une
tendance de fond, celle d’une prise de conscience. En effet, selon une étude Dream Act, 84%
des français souhaitent consommer autrement. Si cette volonté n’aboutit pas
nécessairement à des actes, elle témoigne d’une envie générale de consommer autrement
et de s’affranchir du mode de consommation traditionnel.
Dream Act surfe donc sur cette tendance, qui grandit de jour en jour. Cependant, qui dit
tendance dit concurrence. Effectivement, Dream Act n’est pas le seul guide pour consommer
mieux. Pour autant, elle possède une longueur d’avance sur ses concurrents. Tout d’abord,
ce qui distingue Dream Act des autres guides de la consommation responsable, c’est le
comité ESS. Ce dernier permet de certifier que tous les produits et enseignes référencés sur
le site sont réellement engagés. Indépendant, il apporte une réelle garantie quant à la
qualité et l’engagement des références. Cette certification, seul Dream Act l’impose à tous
ses produits et autres références.
Outre ce comité, Dream Act est un guide qui évoque l’ensemble des impacts auxquels
s’intéresse l’économie sociale et solidaire. A l’inverse, on observe que les autres guides ont
tendance à se spécialiser sur un impact en particulier, comme l’agriculture biologique ou le
commerce équitable par exemple.
Enfin, ce qui fait la force de Dream Act, c’est qu’elle n’est pas qu’un cityguide, mais
également une marketplace. Ainsi, les personnes cherchant des adresses responsables ont la
possibilité d’acheter responsable grâce à la marketplace Dream Act.
Dream Act, c’est le premier cityguide de la consommation responsable en France. Le site
commence à être reconnu et de plus en plus d’articles en parlent sur la toile, à l’instar de
Clique. Ce média alternatif, suivi par plus de 600 000 personnes sur Facebook, a dédié un
article sur son site ainsi que sur sa page Facebook.
Pour mieux comprendre où se situe Dream Act par rapport à ses concurrents, voici un
mapping concurrentiel :

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- La clientèle Dream Act
J’ai pu évoquer, pour le marché de la consommation responsable, une prise de conscience
des français vis-à-vis de la protection de l’environnement. Ainsi, cette dernière permet à
Dream Act de toucher un public large, et qui grossit de jour en jour.
Comme souligné précédemment, Dream Act propose des adresses éthiques partout en
France, et touche donc un public issu de l’ensemble du territoire français. Même si la mode
de la consommation responsable concerne davantage les habitants des grandes villes (55%
des visiteurs Dream Act), 45% des visiteurs vivent en milieu périurbain ou rural. Cette
donnée peut s’expliquer par le fait qu’il est aujourd’hui beaucoup plus facile d’avoir accès à
des adresses éthiques dans une grande ville.
Deuxième grande donnée sociodémographique, la clientèle Dream Act est en grande
majorité féminine (68%). Cette donnée s’explique par un phénomène qui va au-delà du
marché de l’ESS : les femmes ont tendance à plus acheter que les hommes sur Internet. On
peut aussi rajouter, dans le cas de Dream Act que l’offre en produits féminins est plus
importante sur le site.
Dernière donnée sociodémographique, et non négligeable, l’âge des visiteurs. Les jeunes
auraient une conscience environnementale plus développée que leurs aînés. Ceci se vérifie
effectivement sur les données Dream Act. La génération des millénials, allant de 18 à 35 ans,
représente chez Dream Act 51% des visiteurs. Il faut aussi souligner que les 35-44 ans sont
très touchés par cet enjeu, puisqu’ils représentent aujourd’hui 28% des visiteurs. Les plus de
44 ans ne représentent donc que 21% des visiteurs. On peut expliquer cette tendance par
deux facteurs : la littératie numérique, bien moins développée chez les seniors ; Et comme je
le disais précédemment la conscience environnementale. Les millénials sont pour une partie

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d’entre eux nés avec cet enjeu, qu’ils ont pu étudier à l’école notamment, ce qui n’est pas le
cas des plus âgés d’entre nous.
Les données illustrées par ces graphiques :

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L’analyse des missions
L’enjeu, ou devrais-je dire la mission Dream Act, est de changer les habitudes de
consommation, et ce en proposant aux visiteurs des produits et adresses éthiques. Cette
mission s’inscrit parfaitement dans l’ESS. Cependant, cantonner Dream Act à cette mission
est réducteur. Comme toute entreprise, la Start Up reste une entreprise à but lucratif. Ainsi,
les missions que je vais vous présenter concordent toutes vers le même objectif : Attirer un
maximum de personnes vers le site Internet, et tout particulièrement vers la marketplace. En
attirant les visiteurs vers cette marketplace, Dream Act remplit alors sa double mission :
rentabiliser son business, et inciter les visiteurs à consommer des produits éthiques.
- Rédaction d’articles
Les articles ont pour objectif d’alimenter et d’attirer le plus de personnes possibles sur le site
Internet. Pourquoi attirer ces personnes ? Pour les inciter à acheter des produits mis en
vente sur la marketplace. Comment procède alors Dream Act ? Cette dernière a mis en place
un système sophistiqué où des bandeaux publicitaires, à droite des articles, promeuvent des
produits de la marketplace en lien avec l’article. Par exemple, lorsque qu’un client lit un
article sur des bières, le bandeau à droite mettra en avant à la fois un spot (bar à bières…) et
des produits pour réaliser sa propre bière. La rédaction d’articles est donc essentielle chez
Dream Act, car ces derniers ont un pouvoir d’attraction très important.
Mon exemple en image :

Concernant la rédaction des articles, il faut d’abord choisir les thèmes à évoquer. Ainsi,
chaque lundi matin, l’équipe BtoC procède à un brainstorming concernant l’alimentation du
site Internet. Chaque personne soumet alors des idées d’articles, basées notamment sur les
évènements à venir. Ainsi, par exemple, Claire a soumis l’idée de réaliser des articles sur le
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sport en vue de la coupe du monde de football ayant lieu en Juin et Juillet prochain. De cette
idée, le brainstorming a permis de déboucher sur 3 articles :
- Top des choses dans lesquelles les français sont les meilleurs.
- Top des bars engagés où regarder la coupe du monde cet été.
- Top des bières artisanales françaises.
Etant donné que je n’ai jamais eu à rédiger d’articles tout au long de mes études, j’ai pu
m’aider de la charte éditoriale Dream Act 1, qui n’est autre qu’un guide ayant pour objectif
d’aider les rédacteurs à écrire leurs articles. Ainsi, lorsqu’un ambassadeur rédige un article
pour Dream Act, il doit obligatoirement utiliser la deuxième personne du singulier pour
s’adresser au lecteur. Cet élément de rédaction est inscrit dans la charte éditoriale Dream
Act.
Une difficulté dans la rédaction des articles est de faire écho à un maximum de personnes.
Etant donné que Dream Act est un guide de la consommation responsable partout en
France, il faut que les articles évoquent eux aussi plusieurs lieux français, et non seulement
Paris et Lyon, où la plupart des évènements et boutiques engagés se trouvent. Ainsi, pour
l’article sur les courses solidaires, j’ai dû réaliser des recherches très approfondies afin de
proposer des courses ayant lieu partout en France. Même si beaucoup d’entre elles ont lieu
à Paris et à Lyon, j’ai réussi à promouvoir des courses ayant lieu à Rennes, en Alsace ou
encore à Nice.
Concernant les outils de mesure, le back-office permet de comptabiliser le nombre de vues
des articles. Il est alors possible d’observer les articles populaires, d’organiser des
modifications sur les articles peu visités… La popularité des articles dépend du thème
abordé, mais aussi de sa publication sur les réseaux sociaux. Certains articles paraissent sur
le site Dream Act plusieurs jours voire semaines avant leur mise en avant sur les réseaux.
Cette dernière dépend en fait des évènements. Par exemple, j’ai rédigé et publié sur le site
un article sur les spots de running courant Mai. Pourtant, il n’a été mis en avant sur les
réseaux sociaux que mi-Juin…
Concernant la popularité de mes articles, voici les chiffres :
- 441 vues pour le top 8 des courses solidaires de l’été
- 281 vues pour la définition et les labels du commerce équitable

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Voir annexe 1
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- Prospection
Certains articles consistent en des tops recessant un certain nombre d’adresses. Ces tops
sont donc l’occasion de parler d’adresses déjà intégrées dans le cityguide Dream Act, mais
aussi de découvrir de nouvelles adresses et d’enrichir alors ce cityguide. Dans le deuxième
cas, j’ai donc été amené à prendre contact avec les créateurs des nouvelles adresses que je
dénichais. Aussi bien par téléphone qu’en physique, j’ai dû réaliser des entretiens d’une
dizaine de minutes. L’objectif à travers ces derniers était de s’assurer, à travers ces
entretiens, que les adresses étaient bel et bien engagées. Pour cela, je suivais toujours le
même schéma, celui de l’entonnoir :
- Je demandais dans un premier temps à mon interlocuteur du me présenter son
projet.  
- En me présentant son projet, je détectais sur quels impacts ce dernier se situait
(environnement, réinsertion…), puis je lui posais des questions relatives à l’impact en
question. Par exemple, lorsqu’un interlocuteur m’annonçait qu’il proposait des plats
bios, je lui demandais quel organisme l’avait certifié comme tel, comment assurait-il
la traçabilité des produits…
- Après avoir évoqué le concept de l’enseigne, je me penchais sur le profil du créateur.
Je lui demandais tout d’abord quelles avaient été ses motivations pour se lancer dans
ce projet, ce pourquoi il se levait chaque matin, sa conviction derrière ce projet. A
travers ces questions vagues et personnelles, il était facile de comprendre si le
créateur était réellement engagé ou non.
- Afin de poursuivre sur le profil du créateur, je lui demandais quels étaient le ou les
projets de son enseigne, sa vision à court-moyen terme. Cela débouchait
fréquemment sur l’ouverture de prochaines enseignes.
- Pour finir, je demandais à ce dernier s’il souhaitait ajouter autre chose, me raconter
une anecdote sur son projet, afin de rendre l’article plus attractif.

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Une fois l’entretien terminé et mes notes mises au propre, je faisais un compte-rendu oral à
Claire. Nous décidions si oui ou non nous devions parler de cette enseigne dans l’article. Si la
réponse était favorable, j’envoyais un mail à l’enseigne afin qu’elle remplisse la charte
éthique Dream Act, qui sera par la suite étudiée par le comité ESS. Une fois validée, je
pouvais publier les articles dans lesquels figuraient l’enseigne.

En plus de l’article, je devais préparer un article totalement dédié à l’enseigne, afin qu’elle
figure sur le cityguide. Cet article a pour objectif de délivrer les informations nécessaires
pour se faire une idée du concept, mais aussi d’inciter les visiteurs à se rendre sur place.
Concernant les informations, il était obligatoire de faire figurer une fourchette de prix, des
photos pour imager l’article, une description du créateur, puis le « bonus » de l’enseigne,
l’élément qui rend l’enseigne unique.
La difficulté de cette prospection est de savoir si l’entreprise est réellement engagée ou non.
En effet, certaines entreprises exercent dans leur processus de production du recyclage, sans
pour autant avoir une démarche réellement durable sur l’ensemble du processus. L’idée est
d’alors sélectionner les entreprises dont l’objectif principal est d’assurer une mission d’utilité
sociale et/ou environnementale.
- Réalisation de Fiches produits
Si ma première grande mission était d’alimenter le site pour attirer les visiteurs vers la
marketplace, ma seconde mission consistait à référencer sur cette fameuse marketplace de
nouveaux produits. Véritable magasinier du web, je me chargeais de référencer les produits
de plusieurs marques, à l’instar de Faguo ou Kuma par exemple.
La réalisation de ces fiches se décompose en plusieurs étapes :
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Avant de pouvoir référencer des produits responsables, Dream Act s’est abonnée à une
plate-forme de rencontre entre marketplaces et producteurs. Appelée The French Talents,
elle permet à Dream Act de trouver des produits responsables à référencer sur son site.
Une fois abonnée, Dream Act peut alors référencer les produits présents sur la plateforme. Il
faut alors effectuer le transfert des produits depuis The French Talents jusqu’au backoffice
Dream Act.
La plateforme The French Talents :

Après avoir transféré le produit dans le backoffice, je dois me charger de créer la fiche
produit. C’est le gros du travail. A partir du site du fabricant, je trouve les éléments
nécessaires à la rédaction de la fiche. Photos et caractéristiques du produit, conseils
d’entretien (s’il y en a), impacts sur la société et l’environnement, voilà les éléments qui
doivent apparaître. Cela permet au client de pouvoir se faire une idée précise du produit et
aussi, le plus important pour Dream Act, son impact.
Fiche produit d’un coffret d’en-cas fruités :

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Lorsque la fiche produit est réalisée, il suffit de la publier pour la faire apparaître sur le site.
- Optimisation du référencement naturel (SEO)
L’optimisation du référencement accompagne la rédaction des articles et les fiches produits,
dans le sens où sa mission est de donner davantage de visibilité à ces derniers. Comment
procède-t-on pour optimiser ce référencement ? Dream Act a recours au logiciel Smart
Keyword qui indique, en fonction des thèmes abordés dans les articles et fiches produits, les
mots-clés à utiliser afin que l’algorithme de Google détecte plus facilement l’article ou la
fiche produit en question. Ainsi, j’ai par exemple dû optimiser le référencement d’une fiche-
produit portant sur un dentifrice au charbon naturel. J’ai dû modifier la fiche en y insérant de
nouveaux mots-clés. La difficulté de cet exercice réside dans la rédaction, puisque le texte
doit être concis tout en étant « performant ».
Grâce aux modifications que j’ai apportées, l’article sur le dentifrice au charbon naturel est
passé d’un référencement en vingtième page à un référencement en troisième page Google,
et ce en l’espace de deux semaines.

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Liens avec l’IUT
Ce que le stage m’a apporté
- Comprendre une Start Up
Les outils d’aide pour les Start Up : L’incubateur
Dream Act est soutenue par un incubateur appelé Le comptoir, spécialisé dans l’économie
sociale et solidaire. En discutant avec Claire, j’ai pu comprendre ce que lui avait apporté ou
non l’incubateur.
Le comptoir lui a permis tout d’abord d’obtenir des locaux à des loyers très modérés (ce qui
n’est pas le cas de tous les incubateurs). Il lui a aussi permis de rencontrer d’autres Start Up,
et ainsi de développer une synergie de par l’expérience des autres entrepreneurs. Enfin,
d’un point de vue officieux, le fait d’avoir été retenu par l’incubateur permet à Dream Act
d’obtenir une garantie supplémentaire aux yeux des investisseurs notamment.
Malheureusement, cet incubateur n’a pas apporté à Claire autant de choses qu’elle ne
l’aurait souhaité. L’incubateur lui a permis de rencontrer d’autres entrepreneurs, mais pas
d’autres entrepreneurs sociaux. Aussi, l’incubateur lui a mis à sa disposition un parrain, un
conseiller, qui malheureusement n’a pas vraiment aidé Dream Act.
Les outils d’aide pour les Start Up : La levée de fonds
Ce qui caractérise une Start Up, c’est sa petite structure. Du fait de sa petitesse, elle ne
possède pas d’importants moyens financiers pour faire croître son activité. C’est donc pour
cela que Dream Act a mené en 2017 une campagne de levée de fonds. Cette dernière lui a
été bénéfique puisqu’elle lui a permis de de s’acheter les services d’un web designer. Il a pu
alors développer un site plus attractif. Preuve à l’appui, le nombre de visiteurs sur le site a
doublé en 1 an.
Fonctionnement d’une Start Up
Comprendre ce qu’est l’esprit Start Up, c’est vivre dans un cadre de travail bien différent
d’une grande entreprise. De par mon vécu, j’ai pu travailler un mois chez une filiale de BNP
Paribas. Les conditions de travail entre les deux sont bien différentes. En effet, au sein d’une
Start Up, aucun outil de travail n’est mis à notre disposition. C’est à nous d’amener notre
propre ordinateur. Les relations hiérarchiques sont aussi très différentes. Au sein d’une Start
Up, la relation avec son supérieur est directe. Aussi, Le management opéré par le supérieur
est au sein d’une Start Up dit participatif. De par ce terme, les employés sont beaucoup plus
consultés, occupent donc une fonction plus importante dans les prises de décision
stratégiques.
Fonctionnement du back office d’un site Internet
Avec Dream Act, comme pour beaucoup de Start Up, l’ensemble de l’activité tourne autour
du site Internet. J’ai alors pu découvrir pour la première fois comment un site Internet était
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amené à évoluer tous les jours. En effet, un site Internet est tout sauf un outil fixe. Il est en
perpétuel évolution. Le backoffice est l’outil qui permet au site de vivre, d’être modelé et
remodelé en permanence. A partir de celui-ci, on a accès à tout le contenu du site, qu’on
peut alors modifier. L’effet est immédiat puisque le backoffice est toujours relié au site. C’est
également à partir de ce backoffice que l’on entre les nouveaux articles, spots et produits à
référencer. C’est l’outil essentiel à la vie du site, et par conséquent à celle de Dream Act..
Le Back Office Dream Act vu de l’intérieur :

- Accroître mes compétences et mes connaissances


Le marché de l’ESS
Ayant plus tard la volonté de devenir entrepreneur social, Dream Act était pour moi la
possibilité de découvrir une Start Up de l’intérieur, mais aussi de découvrir en détail le
marché de l’ESS. Vaste et parfois flou, ce marché regroupe de nombreux domaines
d’activités dont je connaissais que très vaguement les enjeux. Pour prendre l’exemple du
commerce équitable, c’est en rédigeant un article dessus que j’ai pu comprendre en quoi ce
dernier consistait, quels étaient ses enjeux et ses acteurs.
Capacité de rédaction
Rédiger des articles, ce n’est pas simple la première fois. On ne sait pas comment s’y prendre
ni même par où commencer. Grâce à la charte éditoriale Dream Act, puis par habitude, j’ai
réussi à améliorer ma capacité de rédaction. Par capacité de rédaction, j’entends à la fois ma
productivité mais aussi mon style, qui doit être à la fois concis et plaisant à lire.

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Fonctionnement du référencement naturel
Le référencement naturel est aujourd’hui le nerf de la guerre pour les entreprises. Plus ces
dernières maîtrisent le référencement naturel, plus elles s’accordent de chances d’attirer des
visiteurs sur leur site. Cependant, je ne savais pas comment fonctionnait l’algorithme de
Google et comment il opérait pour référencer les sites. C’est alors grâce à un outil que j’ai
compris que le moteur de recherche fonctionnait par mots-clés. Durant ces deux mois, j’ai
donc compris et su comment optimiser ce référencement naturel. L’optimisation, appelée
SEO, a pour objectif de faire remonter les articles en le plus haut possible dans le
référencement. Pour ce faire, il faut insérer un maximum de mots-clés au sein du contenu du
texte.

Ce que l’IUT m’a apporté


Compréhension de concepts 
A l’IUT, nous avons vu que les entreprises procédaient à des veilles de plusieurs sortes
(juridique, financière…) dans l’optique de toujours évoluer. Cette préparation au
changement, elle s’effectue aussi par rapport à la concurrence. Avec la veille commerciale,
une entreprise peut s’inspirer d’un concurrent afin de toujours plus attirer de visiteurs, mais
aussi pour ne pas prendre de retard sur cette dernière. Mais comment s’opère cette veille ?
J’ai pu le découvrir chez Dream Act. La veille est permanente et s’effectue sur les réseaux
sociaux. En fonction de ce que poste ses concurrents, elle peut observer de nouvelles
boutiques ou lieux éco-responsables… Cette quête n’est pas réellement poussée puisqu’elle
ne récolte que des informations secondaires. En effet, Dream Act n’est pas en capacité
d’aller chercher des informations primaires que ses concurrents ne souhaiteraient pas
divulguer.
Dans le cadre de ma deuxième année de DUT, j’ai été amené à me pencher sur le concept de
RSE. Cet enjeu aujourd’hui majeur pour les entreprises est au cœur de l’activité de Dream
Act. En effet, les entreprises avec lesquelles Dream Act travaille sont des entreprises qui
souhaitent améliorer leur RSE. A travers les clients Dream Act, on comprend quels enjeux
représentent des produits éco-responsables.
Pour se plonger dans une entreprise, il faut comprendre le marché sur lequel elle évolue,
quelle typologie de clients l’entreprise a affaire. Pour ce faire, les mapping concurrentiels et
les données socio-démographiques, que j’ai pu vous présenter précédemment, m’ont permis
de comprendre le marché de Dream Act. Cependant, cela aurait été impossible sans l’IUT. En
cours, nous avons vu, étudié et même réalisé ces outils d’analyse, ce qui m’a donc permis de
maîtriser leur compréhension. Alors, j’ai pu me servir de ces outils en arrivant chez Dream
Act pour me plonger au plus vite dans l’esprit de la Start Up. Pour revenir sur le cas du
tableau, ce dernier m’a grandement aidé puisqu’il soulignait que la moitié des clients BtoC
de Dream Act avaient entre 18 et 35 ans. Cela m’a donc permis de savoir quel niveau de
communication adapté, ou bien encore de savoir sur quels insights me reposer.

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Mise en application 
Etant donné que j’ai été amené à rédiger de nombreux articles, les cours d’expression m’ont
grandement aidé, que ce soit au niveau orthographique qu’au niveau de la forme. En effet,
j’avais pour objectif de rédiger des articles attrayants. Grâce aux cours d’expression, j’ai
réussi à produire des textes sans redondance et « allant à l’essentiel ».
Outre au niveau technique, L’IUT m’a aussi permis de savoir m’exprimer de manière claire et
professionnelle face à des clients. Lorsque je faisais de la prospection, j’ai utilisé les
méthodes vues en cours de négociation afin de mettre en avant certaines caractéristiques de
Dream Act en fonction du profil de mon interlocuteur. Ces cours m’ont également permis de
savoir me préparer face à des objections.
L’IUT en général m’a aussi permis de prendre confiance en moi, d’adopter une attitude
crédible et professionnelle. J’ai réussi à développer cette attitude grâce aux différents oraux,
de groupe ou individuels.

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Conclusion
Grâce à ce stage de deux mois, j’ai acquis ma première expérience professionnelle à grande
échelle.
Elle m’a permis de vivre la vie d’un salarié, avec ses obligations et responsabilités. A travers
mes différentes missions, j’ai tenu un rôle vitrine et donc important dans la vie de la Start
Up. J’ai donc dû effectuer un travail sérieux tout au long de ces deux mois.
J’ai pu à travers ces deux mois mettre en exergue mes connaissances acquises en DUT pour
accomplir mes missions. De plus, réaliser ces dernières m’a permis de progresser, aussi bien
au niveau de ma productivité, de mon esprit de synthèse que de ma capacité rédactionnelle.
Enfin, à travers ce stage au sein de Dream Act, j’ai pu faire mûrir mon projet professionnel.
J’ai également pu côtoyer tout au long de cette période des acteurs de l’Economie Sociale et
Solidaire, domaine qui me tient tout particulièrement à cœur. Ainsi, j’envisage toujours de
me lancer dans l’entrepreneuriat social à la fin de mes études.

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Annexe 1 : La ligne éditoriale Dream Act

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