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UNIVERSITÉ DE THIES

UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHES


SCIENCES DE L’INGENIEUR
_____________________

Département de Géotechnique

Année : 2018/2019
N° d’ordre : 0091GT2019

PROJET DE FIN D’ETUDES


D’INGENIEUR DE CONCEPTION
Spécialité : Géotechnique
(Grade Master)

Présenté par :

Mohamadane DIOP & Mouhamed GNING

Litho stabilisation au calcaire de Bandia et


amélioration au ciment de la latérite de Sindia en
vue de son utilisation en construction routière

Soutenu le / ??/Jun/2019 devant le jury composé de :

Président Pr. Mapathé NDIAYE Université de Thiès, UFR SI


Encadreur Dr. Adama DIONE Université de Thiès, UFR SI
Encadreur M. EL Hadj Ndiaye Diouf NDIAYE AGEROUTE, Sénégal
Examinateur Pr. Makhaly BA Université de Thiès, UFR SI
Examinateur Dr. Fatou Samb CISSE Université de Thiès, UFR SI
Dédicaces
Mouhamed GNING
Le long de ma vie, j’ai été entouré de personnes qui m’ont donné le meilleur d’eux même, je crois
qu’aujourd’hui il est temps de leur dédier du fond du cœur ce modeste travail. À toute ma famille
pour l'éducation qu'elle m'a prodiguée avec tous les moyens et au prix de tous les sacrifices qu'ils
ont consentis à mon égard, pour le sens du devoir qu'ils m’ont enseigné depuis mon enfance je
vous dis merci infiniment.
Je dédie ce mémoire essentiellement à :
 Mon très cher papa Baboucar GNING, pour son dévouement à la réussite de mes études
pour le courage et le savoir-faire qu’il m’a inculqué. Puisse Dieu faire en sorte que ce
travail porte son fruit, merci papa pour les valeurs nobles, l'éducation et le soutient
permanent.
 A celle qui m’a transmis la vie, l’amour, le courage, la patience, à toi chère Maman Khady
avec toutes mes joies, mon amour et ma reconnaissance.
 Mes adorables frères et sœurs : Khadidiatou, Sophiatou, Soukaye, Mame Souadou,
Ndeye Aminata, Adama, Rokéya, Ibrahima, Mohammed et Moustapha. Les mots ne
suffisent guère pour exprimer l’attachement, l’amour et l’affection que je porte pour vous.
 Mon oncle Dr Issa LABOU que j’exprime ma gratitude et ma reconnaissance. Veuillez
trouver dans ce modeste travail l’expression de mon affection Tons. Mention spéciale à
vous.
 A tonton Abdoulaye LABOU, Khamad Faye, Bassirou DIOUF, Waly DIOUF, Doudou
DIOUF, Moustapha SARR, ma tante Seynabou DIOUF pour leurs conseils, leurs soutiens
sans réserve.
 A mes fidèle compagnons depuis tout petit Doudou, Waly Bandia, à ma chérie et à tous
ceux qui m’ont aidé, que j’ai croisés et qui m’ont permis d’avancer que Dieu vous garde et
vous procure santé, bonheur et longue vie.

Mohamadane DIOP
Je dédie ce travail à :
A mes parents pour le sacrifice énorme consenti à mon éducation et à ma formation, que je cite au
passage :
 Mon très cher papa Serigne DIOP pour son dévouement à la réussite de mes études, pour
ses innombrables et importantes aides ;
 A la mémoire de ma mère Fary DIOP qui ne verra pas le résultat de ses sacrifices, puissent
qu’Allah l’accorde sa miséricorde et son pardon ;
 La grande famille de Golby, de Thiès, pour leurs souhaits à la réussite de leur fils ;
 Mes promotionnaires de l’ESP Dakar, mes amis et camarades de classe, pour leurs
conseils ;
 Ma famille professionnelle de STC, KSMD Diourbel, ARD Thiès, CRBC, B.E.T PLUS ;
 Tous ceux qui m’ont soutenu de diverses manières durant mon cursus scolaire et
universitaire.
Qu’ALLAH nous unisse toujours et qu’il montre à chacun de nous le chemin de la vérité et de
l’amour.

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i
Remerciements
Alhamdoulilah ! Louange à Allah, le tout miséricordieux, le tout puissant qui nous a gratifié force
et courage pour l’accomplissement de ce travail.
Qu’il nous soit permis d’exprimer notre gratitude ici à nos très chères familles qui nous ont offert
l’opportunité, mais aussi le soutien tout au long de nos études, tout le mérite vous revient. Ce
travail est le fruit des efforts de plusieurs personnes, dont on trouve le devoir agréable d’adresser
nos vifs, et sincères, remerciements. Notre profonde gratitude va en premier lieu à :
M. EL Hadj Ndiaye Diouf NDIAYE, ancien directeur technique d’AGEROUTE, notre encadreur
externe qui a proposé ce thème de mémoire très important à travers son programme de recherche
et pour n’avoir ménagé aucun effort au bon déroulement de ce projet. On se permet une mention
particulière à M. NDIAYE car son encadrement nous a été très précieux pour. Merci
Dr. Adama DIONE, enseignant au sein de l’UFR SI, et notre encadreur interne pour ses conseils
judicieux, son savoir, ses commentaires, ses corrections et sa disponibilité tout au long de la
réalisation de ce mémoire. Merci infiniment pour la grande patience dont il a fait preuve ;
Pr. Séni TAMBA, enseignant à l’école polytechnique de Thiès (EPT), pour son apport précieux
dans la réalisation de ce document. Il nous a très tôt mis sur les bonnes railles.
Nos vifs remercîments vont également à l’endroit de :
Dr. Fatou Samb CISSE, notre chef de département notre professeur pour ses conseils, ses
encouragements et sa considération à notre égard en plus de toute sa sympathie. Sa personne nous
aspire fierté et ambition. Mention spéciale à vous madame ;
Pr Mapathé NDIAYE, directeur de l’UFR Sciences de l’ingénieur, notre professeur, pour ses
conseils judicieux, son orientation et le sens de responsabilité qu’il nous a inculqué durant ces trois
ans de formation.
Pr. Makhaly BA, notre détecteur des études, vice-directeur de l’UFR Science de l’ingénieur, notre
professeur pour la rigueur qu’il nous a inculqué durant ces trois ans de formation, pour son
enseignement grâce lui nous portons la géotechnique dans nos cœurs merci Professeur ;
Dr. Ahmed FALL, enseignant au sein de l’UFR SI, notre professeur pour son soutien multiforme
: son estime, ses conseils et ses encouragements depuis que nous avons intégré l’UFR.
Dr. Papa Sanou FAYE, enseignant au sein de l’UFR SI, de nous avoir guidé tout au long de ce
travail. On le remercie vivement de sa disponibilité de son soutien inconditionnel.
M. Samsdine NIANG, laborantin à l’UFR SI pour son assistance, son aide durant cette longue
période passée au laboratoire de mécanique des sols de l’UFR pour effectuer les essais.
M. Amadou NIANE, laborantin, pour son orientation et ses remarques fructueuses, à Pape
Samba Alioune NDIAYE pour avoir mis à notre disposition un moyen de déplacement au
moment voulu. Merci.
Nos remerciements également à l’ensemble du corps enseignant de l’UFR SI en générale et plus
particulièrement à ceux du département Géotechnique pour avoir contribuer à notre formation sans
oublier tout le personnel administratif de l’UFR. Mention spéciale à vous.
Mention spéciale également à la promotion étoile (8ième promotion géotechnique) ainsi que tous
les étudiants de l’UFR SI pour la bonne ambiance et l’esprit de paix et d’harmonie qu’ils ont su
préserver au sein de l’UFR Sciences de l’ingénieur.
Nos vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à
notre recherche en acceptant d’examiner notre travail et de l’enrichir.

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ii
Résumé
La construction routière constitue aujourd'hui l'une des priorités de la politique d'ajustement
structurel du Sénégal.
La latérite a longtemps été utilisée dans la mise en œuvre des corps de chaussée car elle répondait
aux conditions techniques et était financièrement avantageuse. Cependant elle présente de nos
jours des limites dues à l’augmentation du trafic et à la rareté grandissante de matériaux répondant
aux exigences techniques ; d’où la nécessité de recourir à des techniques d’amélioration afin de
les utiliser. Parmi ces techniques d’amélioration nous étudierons dans ce document celles de la
lithostabilisation au calcaire de Bandia et de l’amélioration au ciment du graveleux latérite de
Sindia qui consistent respectivement à ajouter du concassé de calcaire au graveleux latéritique et
du ciment aux lithostabs afin d’accroître leurs performances. L’étude consiste à trouver un
matériau reconstitué et amélioré répondant aux spécification recommandées en technique de
construction routière. À cet effet, le graveleux latéritique utilisé a été soumis à différents essais
dont les résultats (CBR à 95 % de l’OPM est égale à 64.53 < 80) ont montré la nécessité
d’améliorer le matériau pour qu’il soit utilisable en couche de base. Des essais ont ensuite été
réalisés sur d’une part la latérite lithostabilisée au calcaire à des taux de 10 %, 15 %, 20% et d’autre
part les lithostabs améliorés au ciment au dosage de 1 %, 2 % et 2,5%.
Les résultats obtenus avec la lithostabilisation montrent qu’avec 10 %, 15 % et 20 % de calcaire
de la classe 5/20, les indice CBR augmentent, leurs indices de plasticité baissent, tout en respectant
les critères granulométriques. L’ajout de ciment sur les lithostabs à augmenter aussi
considérablement les caractéristiques de portance et mécanique. L’amélioration du lithostab
8020LC (80 % de latérite + 20 % de calcaire) à 2.5% de ciment donne les meilleures performances
(CBR > 160 ; Rc = 1,952 MPa, Rt = 0,368 et R’c = 1,350) pour une utilisation en couche d’assise
où les exigences de qualité sont plus sévères
Cependant l’évaluation économique appliquée à cette présente projet peut justifier l’utilisation de
ses formulations en construction routière

Mots clefs : Graveleux latéritique ; Calcaire ; Portance CBR ; Litho stabilisation ; Amélioration ;
Ciment ; Résistance.

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iii
Abstract

Road construction is now one of the priorities of Senegal’s structural ajustement policy.
Lateritic gravel is used since a long time in road building in Senegal. Indeed it had the technique
characteristics for be used and owned a financial advantages over others materials. However it
show nowadays some limits because of the increasing of traffics and the fact that the materials
which respond to technique characteristics become more and more difficult to find. This is why it
is necessary to resort to some methods for improve lateritic gravel in order to make it likely to be
used in the base layer. Among these methods we will study in this paper the improvement with
crushed calcareous and improvement with cement in order to increase thier performance. The
study consists in finding a reconstituted and improved material that meets the recommended
specifications in road construction technology.Thus, the laterite gravelly material used was
subjected to various laboratory tests whose resalts (CBR at 95 % of OPM is equal to 64.53 < 80)
showed the need to improve the material so that it can be used as a base layer. Tests were then
carried out on the one hand on lithostabilized limestone laterite at rates of 10 %, 15 %, 20 % and
on the other hand on cement-improved lithostabs at rates of 1 %, 2 % and 2.5 %.
The results obtained with lithostabilization show that with 10 %, 15 % and 20 % of limestone of
class 5/20, the CBR index increase, lowering thier plasticity index, while respecting the
granulometric criteria. The addition of cement on lithostabs increased so considerably the bearing
capacity and mechanical characteristics. The improvement of lithostabs 8020LC (80% laterite +
20 % limestone) to 2.5 % cement gives the best performance (CBR > 160 ; Rc = 1.952 MPa, Rt =
0.368 and R’c = 1.350 for use in base courses where quality requirements are more stringent.
However, the economic evaluation applied to this project may justify the use of its formulations
in road construction.

Keywords : Lateritic gravel; Limestone ; CBR bearing capacity ; Lithostabilization ;


Improvement ; Cement ; Resistance.

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iv
Table des matières
Dédicaces .................................................................................................................................. i
Remerciements ........................................................................................................................ ii
Résumé.................................................................................................................................... iii
Abstract .................................................................................................................................. iv
Liste des abréviations et des sigles ........................................................................................ vii
Liste des figures ...................................................................................................................... ix
Liste des tableaux .................................................................................................................... x
Liste des Annexes ................................................................................................................... xi
Introduction générale .............................................................................................................. 1
1ère Partie : Synthèse bibliographique 3
Chapitre 1.- Généralités sur les structure des chaussées ....................................................... 4
Introduction ............................................................................................................................ 4
1.1. - Différentes familles de structures de chaussées .............................................................. 4
1.2. - Fonctionnement de la chaussée ...................................................................................... 4
1.3. - Couches et matériaux d’assises de chaussées .................................................................. 6
1.3.1. - Les couches de chaussées ........................................................................................ 6
1.3.1.1. - Plate-forme ....................................................................................................... 6
1.3.1.2. - Couche de fondation ......................................................................................... 7
1.3.1.3. - Couche de base ................................................................................................. 7
1.3.1.4. - Couche de surface ............................................................................................ 8
1.3.2. - Les matériaux utilisés en assises de chaussées ......................................................... 8
1.3.2.1. - Les graveleux latéritiques ................................................................................. 8
1.3.2.2. - Les sables naturels ............................................................................................ 9
1.3.2.3. - Les matériaux traités aux liants hydrauliques .................................................... 9
1.3.2.4. - Les granulats au Sénégal ................................................................................ 10
Conclusion ............................................................................................................................ 10
Chapitre 2.- Généralités sur la litho stabilisation et le traitement au ciment ..................... 11
Introduction .......................................................................................................................... 11
2.1. - Litho stabilisation ........................................................................................................ 11
2.1.1. - Historique de la litho stabilisation ......................................................................... 11
2.1.2. - Principe et mise en œuvre ...................................................................................... 11
2.1.3. - Synthèse sur quelques travaux de litho stabilisation réalisés .................................. 12
2.1.3.1. - Travaux de NASSIR, 2015 ............................................................................. 12
2.1.3.2. - Travaux d’Amadou Lamine DIACK, 1996 ..................................................... 14
2.2. - Traitement au ciment ................................................................................................... 15
2.2.1. - Le ciment .............................................................................................................. 15

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v
2.2.2. - Graveleux latéritique amélioré ou traité au ciment ................................................. 16
2.2.3. - Essais de comportement sur les graveleux latéritique de Sindia traité au ciment
(DIOP et al.2014).............................................................................................................. 16
Conclusion ............................................................................................................................ 17
2ème Partie : Etudes expérimentales 18
Chapitre 3.- Etude technique de la litho stabilisation .......................................................... 19
Introduction .......................................................................................................................... 19
3.1. - Caractérisation géotechnique de la grave latéritique de Sindia ...................................... 19
3.1.1. - Essais D’identification .......................................................................................... 19
3.1.2. - Essais de portance ................................................................................................. 23
3.2. - Caractérisation géotechnique du concassé de calcaire de Bandia .................................. 26
Conclusion ............................................................................................................................ 28
Chapitre 4.- Application de la technique de la litho stabilisation ........................................ 29
Introduction .......................................................................................................................... 29
4.1. - Essai d’identification et de portance de la latérite amélioré au concasse de calcaire ...... 29
4.2. - Analyses et interprétations des résultats de la litho stabilisation.................................... 29
4.2.1. - Variations de la granulométrie après compactage en fonction des mélanges .......... 29
4.2.2. - Variation du Proctor en fonction des mélanges ...................................................... 30
4.2.3. - Variation de la Portance en fonction des mélanges ................................................ 31
4.2.4. - Variation des limites d’Atterberg en fonction des mélanges ................................... 32
Conclusion ............................................................................................................................ 33
Chapitre 5.- L’amélioration au ciment des lithostabs .......................................................... 34
Introduction .......................................................................................................................... 34
5.1. - Caractérisation des matériaux améliorés au ciment ....................................................... 34
5.1.1. - Caractéristiques de compactage et de portance ...................................................... 35
5.1.2. - Caractéristiques mécaniques .................................................................................. 37
Conclusion ............................................................................................................................ 38
Chapitre 6.- Analyse économique ......................................................................................... 39
Introduction .......................................................................................................................... 39
6.1. - Hypothèses de calcul.................................................................................................... 39
6.2. - Prix des matériaux sur le marché .................................................................................. 39
6.3. - Devis quantitatifs et financières ................................................................................... 39
Conclusion ............................................................................................................................ 42
Conclusion générale et perspectives ..................................................................................... 43
Références bibliographiques ................................................................................................. 44
Annexes .................................................................................................................................. 46

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vi
Liste des abréviations et des sigles
AGROUTE : Agence de travaux et de gestion des routes
CBR : Californian Bearing Ratio
CEBTP : Centre Expérimental de Recherches et d’Étude du Bâtiment et des Travaux Publics
CLAmoy : coefficient LA moyenne
CMDE : coefficient MDE moyenne
cm : centimètre
CPT : Cahier de Prescription Technique
Cu : coefficient d’uniformité
D : diamètre maximale de la classe granulaire
d : diamètre minimale de la classe granulaire
Dmax : dimension du plus gros élément lors de l’analyse granulométrique (mm)
DG : dégradabilité
Dopt : densité optimum
EN : Européen norm
f : pourcentage des fines
FR : fragmentabilité
G : gonflement
GNT : grave non traitée
GTR : Guide technique réalisation des remblais et de couche de forme
Ic : indice de consistance
ICBRmoy : indice CBR moyen
IDG : coefficient de dégradabilité
IFRmoy : coefficient de fragmentabilité moyen
IP : indice de plasticité
km : kilomètre
LA : coefficient Los Angeles
LCPC : Laboratoire Central des Ponts et Chaussées
MDE : Micro Deval
mm : millimètre
MO : Matière Organique
MPa : méga-pascal
MTLH : matériau traité aux liants hydrauliques
MVRg : masse volumique réelle des granulats
NF : Norme Française

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vii
OPM : optimum Proctor modifié
PAST : Programme d’Ajustement Sectoriel des Transports
Rc : résistance à la compression simple
Rt : résistance à la traction par fendage
SETRA : Service d’Étude Technique des Routes et Autoroutes
µm : micromètre
VBS : valeur de bleu de méthylène d'un sol
W : teneur en eau (%)
WL : limite de liquidité (%)
WOPM : teneur en eau Optimum Proctor Modifié
Wopt : teneur en eau optimum Proctor
Wp : limite de plasticité (%)
% : Pourcentage
𝝆𝒅𝒎𝒂𝒙 : masse volumique sèche maximale (g/cm3)

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viii
Liste des figures
Figure 1. - Fonctionnement d'une chaussée sous sollicitations liées au trafic (matériau lié et
matériau non lié). (Allou, 2006) .................................................................................................. 5
Figure 2. - Différentes couches de chaussée (AUXONNE, 2014) ............................................... 6
Figure 3. - Distribution des valeurs du CBR des échantillons de Sindia (NDIAYE.2013) ........... 9
Figure 4. - Evolution du CBR et de la densité sèche γd max en fonction de la dose en ciment de
l’échantillon (DIOP et al.2014). ................................................................................................ 17
Figure 5. - Latérite de Sindia .................................................................................................... 19
Figure 6. - Courbe granulométrique de la latérite crue de Sindia dans le fuseau du CEBTP ...... 20
Figure 7. - Evolution des teneurs en eau en fonction du nombre de coups de la latérite crue ..... 21
Figure 8. - Evolution des teneurs en eau en fonction du nombre de coups de la latérite crue ..... 22
Figure 9. - Diagramme de Casagrande ..................................................................................... 22
Figure 10. - Courbe Proctor modifié de la latérite crue ............................................................. 23
Figure 11. - Immersion des moules CBR .................................................................................. 24
Figure 12. - Carrière de Bandia ................................................................................................ 26
Figure 13. - Courbe granulométrique du concassé de calcaire (5/20) ........................................ 27
Figure 14. - Mélange de la latérite et du calcaire (lithostab)...................................................... 29
Figure 15. - Courbes de variation de la granulométrie après CBR dans le fuseau CEBTP ......... 30
Figure 16. - Histogramme des variations de Proctor ................................................................. 30
Figure 17. - Histogramme de variation du CBR des différents mélanges .................................. 31
Figure 18. - Histogramme de variation des limites d’Atterberg après compactage .................... 32
Figure 19. - Mélange du lithostab et du ciment ......................................................................... 34
Figure 20. - Courbe Proctor modifié des lithostabs en fonction des différents dosages .............. 35
Figure 21. - Evolution de l’indice portant CBR et de la compacité à 95 % OPM des lithostabs
améliorés à 1 et 2 % de ciment .................................................................................................. 36
Figure 22. - Eprouvettes pour la caractérisation mécanique ...................................................... 37
Figure 23. - Coût de réalisation d’une couche de base d’un km de chaussée réaliser avec les
variantes ................................................................................................................................... 41

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ix
Liste des tableaux
Tableau 1. - Classification des différentes familles de chaussées (SETRA - LCPC, 1994) .......... 4
Tableau 2. - Classes de trafic (BCEOM-CEBTP, 1984) ............................................................. 6
Tableau 3. - Résultats des essais de dureté des nodules (NDIAYE.2013) ................................... 9
Tableau 4. - Résultats des essais sur l’emprunt de Klessoum (NASSIR, 2015) ......................... 12
Tableau 5. - Résultats des essais sur la grave concassée de DANDI (NASSIR, 2015) .............. 13
Tableau 6. - Résultats des essais avec les différents mélanges (NASSIR, 2015) ....................... 13
Tableau 7. - Résultats des essais effectués sur le matériau (0/31.5 + 15/25), (DIACK, 1996) ... 14
Tableau 8. - Résultats d’essais effectués sur la latérite de Sindia (DIACK, 1996) ..................... 14
Tableau 9. - Résultats d’essais effectués des différents mélanges (DIACK, 1996) .................... 15
Tableau 10. - Principaux résultats des essais Proctor et CBR sur les échantillons de matériau
amélioré (DIOP et al.2014). ...................................................................................................... 17
Tableau 11. - Résultats de l’essai granulométrique sur la grave latéritique .............................. 20
Tableau 12. - Résultats de l’essai teneur en eau naturelle et en matière organique de la grave
latéritique ................................................................................................................................. 20
Tableau 13. - Résultats de l’essai limites Atterberg sur la grave latéritique ............................... 21
Tableau 14. - Résultats de l’essai Proctor modifié sur la grave latéritique................................. 24
Tableau 15. - Résultats de l’essai CBR sur la grave latéritique ................................................. 25
Tableau 16. - Synthèses des résultats obtenus sur la grave latéritique par rapport aux
spécifications CEBTP (1984) .................................................................................................... 25
Tableau 17. - Classification du matériau crue étudié (GTR,2000) ............................................ 26
Tableau 18. - Synthèse des résultats de la litho avec différentes proportions de mélange .......... 33
Tableau 19. - Résultats des essais Proctor et CBR sur les lithostabs améliorés au ciment ......... 36
Tableau 20. - Résultats des essais mécaniques (Rc, R’c et Rt) .................................................. 38
Tableau 21. - Prix des matériaux .............................................................................................. 39
Tableau 22. - Propositions de solutions .................................................................................... 42

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x
Liste des Annexes
Annexe 1. - Caractéristique géotechnique du graveleux latéritique cru de Sindia et du
concassé calcaire de Bandia. ................................................................................................... 46
Annexe 1. 1. - Fuseau recommandé par le CEBTP 1984………………………………………..46
Annexe 1. 2. - Essai granulométrique par tamisage……………………………………………..47
Annexe 1. 3. - Limites d'Atterberg - Méthode à la coupelle avant CBR………………………...48
Annexe 1. 4. - Limites d'Atterberg - Méthode à la coupelle après CBR………………………...49
Annexe 1. 5. - Valeur au bleu de méthylène…………………………………………………….50
Annexe 1. 6. - Poids spécifique (Kg/m3) de la latérite crue…………………………………….50
Annexe 1. 7. - Teneur en eau et Teneur en matière organique de la latérite crue……………….50
Annexe 1. 8. - Essai Proctor modifié…………………………………………………………….51
Annexe 1. 9. - Essai CBR et mesure de gonflement…………………………………………….52
Annexe 1. 10. - Mesure du coefficient d’aplatissement sur le concassé calcaire………………53
Annexe 2. - Application de la technique de lithostabilisation……………………………….54
Annexe 2.1. -Essai granulométrique par tamisage à 10 % de calcaire…………………………..54
Annexe 2.2. - Essai granulométrique par tamisage à 15 % de calcaire ....................................... 55
Annexe 2.3. - Essai granulométrique par tamisage à 20 % de calcaire ....................................... 56
Annexe 2.4. - Limites d'Atterberg - méthode à la coupelle à 10 % de calcaire ........................... 57
Annexe 2.5. - Limites d'Atterberg - méthode à la coupelle à 15 % de calcaire ........................... 58
Annexe 2.6. - Limites d'Atterberg - méthode à la coupelle à 20 % de calcaire ........................... 59
Annexe 2.7. - Essai Proctor modifié à 10 % de calcaire ............................................................ 60
Annexe 2.8. - Essai Proctor modifié à 15 % de calcaire ............................................................ 61
Annexe 2.9. - Essai Proctor modifié à 20 % de calcaire ............................................................ 62
Annexe 2.10. - Essai CBR et mesure de gonflement à 10 % calcaire ......................................... 63
Annexe 2.11. - Essai CBR et mesure de gonflement à 15 % calcaire ......................................... 64
Annexe 2.12. - Essai CBR et mesure de gonflement à 20 % calcaire ......................................... 65
Annexe 3. 1. - L’amélioration au ciment des lithostabs………………………………………66
Annexe 3. 1. - Essai Proctor Modifié à 10 % calcaire + 1 % ciment……………………………66
Annexe 3.2. - Essai Proctor Modifié à 10 % calcaire + 2 % ciment ........................................... 67
Annexe 3.3. - Essai Proctor Modifié à 15 % de calcaire + 1 % ciment ...................................... 68
Annexe 3.4. - Essai Proctor Modifié à 15 % de calcaire + 2 % ciment ...................................... 69
Annexe 3.5. - Essai Proctor Modifié à 20 % de calcaire + 1 % ciment ...................................... 70
Annexe 3.6. - Essai Proctor Modifié à 20 % de calcaire + 2 % ciment ...................................... 71
Annexe 3.7. - Essai CBR à 10 % de calcaire + 1 % ciment ....................................................... 72
Annexe 3.8. - Essai CBR à 10 % de calcaire + 2 % ciment ....................................................... 73
Annexe 3.9. - Essai CBR à 15 % de calcaire + 1 % ciment ....................................................... 74
Annexe 3.10. - Essai CBR à 15 % de calcaire + 2 % ciment ..................................................... 75
Annexe 3.11. - Essai CBR à 20 % de calcaire + 1 % ciment ..................................................... 76
Annexe 3.12. - Essai CBR à 20 % de calcaire + 2 % ciment ..................................................... 77

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Introduction générale
La route est un facteur de communication, de transport, de développement socio-économique et
d’intégration sous régionale et régionale. L’insuffisance de réseaux est souvent à l’origine des
projets d’infrastructure routière. C’est ainsi que le gouvernement Sénégalais a entamé depuis ces
dernières années un vaste programme de construction et de renforcement des infrastructures de
transport dénommé Programme d'Ajustement Structurel des Transports (PAST). Beaucoup de
fonds sont aujourd'hui mobilisés afin d'accroître et de renforcer le réseau existant. Cependant la
question de disponibilité de matériaux de viabilité est celle qui se pose de plus en plus avec acuité
dans les projets routiers soit à cause de leur qualité, soit à cause de la distance d’exploitation.
Au Sénégal, la latérite est le matériau de référence en construction routière. Elle a l'avantage d’une
part d'être en gisement d'extension importante affleurant dans toute la zone tropicale et d'autre part
d'être d'une exploitabilité facile. Mais aujourd’hui, avec la croissance exponentielle des poids
lourds induite par le volume des échanges économiques, que connaissent les grands axes routiers,
de nouvelles contraintes apparaissent :
 Les graveleux latéritiques naturels présentent des limites objectives en tant que matériaux
de chaussées autrement dit leur qualité ne cesse de décroitre ;
 Ces matériaux de viabilité se font de plus en plus rares.
Cette situation amène une interrogation sur les techniques à adopter pour résoudre ce problème.
C’est ainsi qu’il a été abordé dans ce projet de fin d’étude : « Litho stabilisation au calcaire de
Bandia et traitement au ciment de la latérite de Sindia en vue de son utilisation en construction
routière »
En effet les graveleux latéritiques sont utilisés en assise de chaussée. Selon les cas, ils doivent
répondre à des spécifications techniques. Le constat a été fait qu’il a toujours été possible de
sélectionner des graveleux latéritiques pour être utilisés en couche de fondation. Par contre, des
graveleux satisfaisant aux critères d’une couche de base, en particulier en ce qui concerne l’indice
portant CBR, deviennent de plus en plus rares et sont difficiles à localiser.
Cet état de fait a conduit à la nécessité d’améliorer les graveleux latéritiques devant être utilisés
en couche de base dans bon nombre de cas.
La solution la plus immédiate face à cette situation serai celle des graveleux latéritiques traités au
ciment car elle a longtemps prévalu au Sénégal. Mais le cout élevé du ciment fait qu’on a des
difficultés d’approvisionnement mais aussi de mise en œuvre. D’où le recours à une amélioration
des graveleux latéritiques avec des concassés de calcaire (litho stabilisation). Mais vu
l’accroissement du trafic lourd dans nos pays, une chaussée dont la couche d’assise est
lithostabilisée et améliorée au ciment serait la plus adéquate en terme de performance.
Ce mémoire a pour objectif général de trouver un matériau reconstitué et amélioré répondant aux
caractéristiques des routes sous trafic lourd exigées dans les spécifications du CEBTP mais aussi
dans les cahiers des prescriptions techniques (CPT). Il s’agira de façon spécifique de :
 Analyser les caractéristiques des graveleux latéritiques naturels utilisés en assise de
chaussée
 Analyser les caractéristiques des graveleux latéritiques amélioré par la technique de la litho
stabilisation ;
 Analyser les caractéristiques des graveleux latéritiques reconstitués et améliorés au ciment,
 Déterminer le pourcentage de concassé et de ciment qui donnerait une meilleure
performance aux couches d’assises routières où les exigences de qualité sont plus sévères.

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Cette étude devra voir, l’évolution de la portance CBR de la latérite litho stabilisée en fonction du
pourcentage de concassé incorporé, l’évolution des performances du lithostab amélioré en fonction
du pourcentage de ciment incorporé pour pouvoir définir des pourcentages optimums.
Pour mener à bien cette étude, il sera tout d’abord question de faire :
 Une recherche documentaire des travaux antérieurs en rapport avec la technique de la litho
stabilisation et l’amélioration au ciment ;
 Une descente sur le terrain pour le prélèvement des matériaux (graveleux latéritique de Sindia
et concassé de calcaire de Bandia) ;
 Une étude au laboratoire du graveleux latéritique naturel et du concassé de calcaire ;
 Une étude du graveleux latéritique améliorée au concassé ;
 Une étude du lithostab amélioré au ciment
 Une analyse et interprétations des résultats obtenus.
Ce travail se donne la vocation d’approfondir une technique nouvelle qui pourra être utiliser dans
nos pays mais aussi de servir de documentation aux générations futures. C’est ainsi que le présent
document se propose :
 De retracer les généralités sur les structures de chaussée, la technique de la litho
stabilisation et de l’amélioration au ciment ;
 D’exposer une étude expérimentale, portant sur la litho stabilisation, l’amélioration au
ciment et leurs applications, sanctionnée par une interprétation des résultats et une analyse
économique.
Une conclusion générale synthétise les différents résultats obtenus. Des recommandations et
perspectives dans le but de l’amélioration de notre étude terminent ce mémoire.

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1ère Partie :
Synthèse bibliographique

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Chapitre 1.- Généralités sur les structure des chaussées
Introduction
La chaussée est la surface aménagée de la route sur laquelle circulent les véhicules. Elle est conçue
et dimensionnée pour garantir l’écoulement du trafic dans de bonnes conditions de visibilité, de
sécurité et de confort pour les usagers. Au sens structurel, c’est l’ensemble des couches des
matériaux superposés qui permettent la reprise des charges.
Ce chapitre expose le processus de fonctionnement après avoir définie les différentes familles de
structures de la chaussée. Ensuite, il s’en suit une revue spécifique sur les couches et matériaux
d’assises de chaussées.
1.1. - Différentes familles de structures de chaussées
La composition de la chaussée et le mode d’association de ses diverses couches permettent de
distinguer les différentes structures. Selon la nomenclature française (SETRA-LCPC, 1994), il
existe six catégories de chaussées suivant la constitution de l’assise (Tableau 1) :
 Les chaussées souples dont les matériaux ne sont pas traités ;
 Les chaussées bitumineuses épaisses dont les matériaux sont traités aux liants
hydrocarbonés
 Les chaussées semi-rigides dont les matériaux sont traités aux liants hydrauliques ;
 Les chaussées à structure mixte alliant une couche traitée aux liants hydrauliques et une
autre traitée aux liants hydrocarbonés ;
 Les chaussées à structure inverse comportant une couche de fondation traitée aux liants
hydrauliques, surmontée d'une couche non traitée et une couche de base traitée aux liants
hydrocarbonés ;
 Les chaussées rigides réalisées en béton de ciment.
Tableau 1. - Classification des différentes familles de chaussées (SETRA - LCPC, 1994)
Types de Nature des couches
structures Surface Base Fondation
Souples Bitumineuse <15 cm Graves Non Traitées (GNT) 20 à 50 cm
Bitumineuses
Matériaux bitumineux 15 à 40 cm
épaisses
Semi-rigides Bitumineuse 6 à 14 cm MTLH 20 à 50 cm
Mixtes Matériaux bitumineux 10 à 20 cm MTLH 20 à 40 cm
GNT de
Inverses Bitumineuse 20 à 40 cm l'ordre de 1 2 MTLH 15 à 50 cm
cm
MTLH, GNT, Bitumineux 15
Rigides Béton de ciment 20 à 28 cm
à 20 cm
1.2. - Fonctionnement de la chaussée
La chaussée fait généralement partie des structures d’ingénierie les plus complexe. Elle doit
assurer une fonction pour une période de service minimale fixée au stade de l’élaboration du projet.
Le rôle (Guy,2008) de la chaussée est de :
 Distribuer la charge et transmettre au sol support une contrainte qui n’entraînera pas de
déformation excessive ;
 Atténuer les mouvements différentiels qui proviennent du sol et limiter les déformations
résultantes en surface ;
 Maintenir ses qualités structurales (portance) et fonctionnelles (adhérence et uni) à long
terme.
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La principale agression de la chaussée est celle du trafic. L’action répétée d’une charge roulante
sur la chaussée (Figure 1) fait apparaitre quatre types de dommages d’après (Allou 2006) :
 Une usure superficielle de la couche de roulement due aux efforts tangentiels ;
 La formation d’ornières par fluage des couches liées, sous l’effet des contraintes verticales
et des efforts tangentiels ;
 Une fatigue des couches traitées, provoquée par leur flexion sous l’action des charges ;
 Une accumulation des déformations permanentes au niveau du support ou des couches non
liées.

Figure 1. - Fonctionnement d'une chaussée sous sollicitations liées au trafic (matériau lié et
matériau non lié). (Allou, 2006)
En effet la dégradation des chaussées est due à l’effet du trafic et de l’environnement. Les charges
du trafic (généralement les poids lourds) entrainent des contraints et des déformations dans la
structure. Les effets s’accumulent au fur et à mesure du temps entrainant des dégradations telles
que les déformations permanentes (chaussées souples) ou les fissurations de fatigue (chaussées en
béton). Le trafic est quantifié en terme de :
 Nombre d’essieux,
 Configuration des essieux,
 Charge des essieux.
Pour pallier au phénomène de dégradation prématurée des chaussées, une attention particulière
doit être portée au dimensionnement de la chaussée qui consiste à déterminer la nature et
l’épaisseur des différentes couches de la chaussée afin de réduire les contraintes et déformations à
des valeurs admissibles pour un trafic donné. Ces épaisseurs varient en fonction de la nature des
matériaux d’apport, l’état du sol naturel, la profondeur de la nappe, l’évapotranspiration et les
phénomènes climatiques. Le CEBTP définit cinq (5) classes de trafic en se basant sur le nombre
cumulé de passages de véhicules par jour et/ou sur le nombre d’essieux équivalents (Tableau 2).

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Tableau 2. - Classes de trafic (BCEOM-CEBTP, 1984)
Nombre équivalent de Poids Lourd Classes de trafic Nombre de véh/jour
< 5 105 T1 < 300
5 105 à 1, 5 106 T2 300 à 1 000
1, 5 106 à 4 106 T3 1 000 à 3 000
4 106 à 107 T4 3 000 à 6 000
107 à 2 107 T5 6 000 à 12 000
1.3. - Couches et matériaux d’assises de chaussées
Les chaussées se présentent comme des structures multicouches mises en œuvre sur un ensemble
appelé plate-forme de chaussée, constituée du sol terrassé, dit sol support (Figure 2). Les
matériaux utilisés pour la mise en œuvre de ces couches sont souvent de nature différente.

Figure 2. - Différentes couches de chaussée (AUXONNE, 2014)


1.3.1. - Les couches de chaussées
1.3.1.1. - Plate-forme
La plateforme correspond à la surface de la couche de forme supportant les couches de chaussée.
Son rôle est de servir une bonne assise au corps de chaussée afin que celle-ci soit peu déformable.
Le CBR supérieur à 5 est exigé, la valeur exacte à prendre en compte pour le dimensionnement
dépend de l’épaisseur et de la qualité du matériau de substitution. Selon CEBTP (1984), les
caractéristiques des sols à éliminer ou à traiter sont les suivantes :
 CBR < 5,
 Indice de plasticité : Ip > 40,
 Limite de liquidité : WL > 70,
 Gonflement linéaire dans le moule CBR > 2 %,
 Teneur en matières organiques : > 3 %.
La plate-forme, est composée d’un sol support pouvant être en remblai ou en déblai, désigné dans
sa partie supérieure (1 m d'épaisseur) par le terme de « partie supérieure des terrassements » (PST)
et dont la surface constitue l'arase de terrassement notée AR.

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A ce jour, la réalisation de la couche de forme est assez rare au Sénégal ; en l’absence de couche
de forme, l’arase des terrassements et la plateforme sont alors confondues. La couche de forme
est surmontée si nécessaire d’une couche de réglage en grave non traitée, d’une dizaine de
centimètre d’épaisseur dans la plupart des cas.
La plateforme doit présenter (AGEROUTE, 2015) :
À court terme, pour la construction, un niveau de traficabilité qui permette la circulation des
engins de chantier, un nivellement qui assure la régularité des épaisseurs prescrites pour les
couches d’assise, un niveau de déformabilité qui autorise le compactage de celles-ci et une
protection du sol support contre les intempéries.
À long terme, une portance minimale homogène pour assurer le bon fonctionnement de la
chaussée en service.
1.3.1.2. - Couche de fondation
C’est la couche immédiatement au-dessus de la plateforme, ou couche de forme, elle joue comme
rôle la répartition de façon homogène les contraintes sur le sol support. Cette couche doit être bien
compactée pour éviter les tassements ultérieurs.
Selon le guide (CEBTP, 1984), les matériaux pour la couche de fondation doivent avoir :
 Un CBR au moins égal à 30 pour une densité sèche correspondant à 95 % de l’OPM. Pour
les trafics faibles, on peut descendre jusqu’à 20 et par contre on exigera 35 pour les trafics
lourds et plus élevés.
 Une dimension maximale des grains de 60 mm,
 Pourcentage en matières organiques : 0,5 %,
 Pourcentage de fines : 10 % ≤ % f ≥ 35 %,
 Indice de gonflement linéaire : G < 1 %,
 Indice de plasticité : Ip < 25,
 Indice de liquidité : WL < 40.
1.3.1.3. - Couche de base
Elle constitue avec la couche de fondation, l'assise de la chaussée. Elle est soumise à des
contraintes verticales, à l'effet de poinçonnement dû à la pression des pneumatiques et des
contraintes de cisaillement. Elle doit être constituée de matériaux suffisamment durs et avoir une
bonne résistance à la fragmentation. Elle doit avoir un CBR supérieure ou égale à 80 pour une
densité sèche correspondant à 98 % de l'OPM. Si le matériau n'atteint pas cette portance, il devra
être traité. Et pour cela il faut au moins que le matériau à l’état naturel présente un CBR supérieur
à 60 afin de satisfaire aux spécifications requises en matière de résistance et de portance. La nature
des matériaux et les caractéristiques de mise en œuvre souhaitables (CEBTP, 1984) sont les
suivantes :
 Limite de liquidité : WL < 30,
 Indice de plasticité : Ip < 15,
 Cu > 10,
 % fines < 25,
 Gonflement linéaire : G < 0.3 %,
 Pourcentage des matières organiques < 0.1%,
 CBR à 4 jours d’imbibition > 80 (60 pour le trafic < 300 véhicules/jour),
 Diamètre maximal des grains : 40-50 mm.

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1.3.1.4. - Couche de surface
Elle est aussi généralement une structure bicouche (SETRA - LCPC, 1998), avec :
 La couche de roulement, qui est la partie supérieure, sur laquelle s’exercent directement
les actions du trafic et du climat ;
 La couche de liaison qui a un apport structurel secondaire. Elle est plutôt tributaire de la
pérennité de la chaussée et si elle existe, elle doit assurer la liaison entre la couche de
roulement et l’assise.
Le revêtement doit pouvoir résister aux efforts normaux et aux efforts tangentiels imposés par les
pneumatiques. Il doit aussi avoir des propriétés antidérapantes et être suffisamment étanche pour
protéger le corps de la chaussée contre les infiltrations d’eau de pluie.
1.3.2. - Les matériaux utilisés en assises de chaussées
La chaussée est avant tout une succession de couches de matériaux devant supporter et répartir les
charges des automobiles. La réussite d'un projet de construction routière est donc tributaire de la
disponibilité qualitative et quantitative de zones d'emprunts (Fall, 1993). Qualitative parce que les
matériaux doivent satisfaire à des spécifications techniques (bonne portance, bonne tenue à l'eau,
résistance à l'attrition, bonnes propriétés de surface...). Quantitative parce que les projets routiers
mobilisent des cubatures importantes de matériaux.
Cependant, les propriétés des couches de base, de fondation et des sols de plate-forme jouent un
rôle important dans l’intégrité structurale et la performance des chaussées.
1.3.2.1. - Les graveleux latéritiques
Les latérites constituent, dans bon nombre de pays africains, le matériau routier le plus disponible
et le plus utilisé.
Elles peuvent être considérées comme des roches sédimentaires par le fait qu'elles résultent d'une
accumulation et d'une cimentation de roches transportées ou existant sur place et qui sont des
concrétions ou des grains de quartz (Sène, 2013). On peut aussi les considérer comme des roches
métamorphiques en ce sens qu'elles résultent d'un processus d'altération de roches mères silico-
alumineuses en climat tropical qui favorise le départ de la silice et bases solubles et
l'enrichissement relatif en oxydes et hydrates non solubles tels que les hydroxydes de fer et
d'alumine (Dramé, 2013).
Selon le guide (CEBTP, 1984), pour leur utilisation comme matériaux d'assise, les latérites doivent
avoir :
 Un CBR > 30 pour la couche de fondation ;
 Un CBR > 80 pour la couche de base.
Lorsqu'elles ne répondent pas aux exigences du trafic, les latérites crues peuvent subir un
traitement soit par adjonction d'une frange granulaire O/D ou d/D (grave latéritique améliorée au
concassé) ou par ajout d'un liant hydraulique (chaux ou ciment).
 Caractéristique de la latérite de Sindia par rapport à la latérite de Lam-Lam
(NDIAYE,2013).
Les essaies de comportement effectués sur les échantillons montre que l’indice CBR de la latérite
de Sindia dépasse légèrement la valeur limite de 60 (Figure 3) pour son utilisation en couche de
base à trafic faible (N < 5.105). Par ailleurs, l’indice CBR de la latérite de Sindia est supérieur à la
valeur limite de 30 imposée pour l’utilisation en couche de fondation à trafic faible.

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Figure 3. - Distribution des valeurs du CBR des échantillons de Sindia (NDIAYE.2013)
Des essais de dureté ont été réalisés sur la fraction 10/14 mm des matériaux pour les essais Los
Angeles (LA) et Micro Deval (MDE) et sur la fraction 10/20 mm et des essais de dégradabilité
(DG) et de fragmentabilité (FR).
Cependant les résultats des essais de dégradabilité montrent que les latérites prélevées sont peu
dégradables (Tableau 3). Mais le coefficient de dégradabilité (IDG) ne permet pas de distinguer le
comportement des sols latéritiques étudiés.
Par contre, les essais de résistance comme l’essai Los Angeles (LA) et l’essai de fragmentabilité
(FR) montrent que les concrétions de la latérite de Lam-Lam sont plus résistantes (CLAmoy= 45,5 ;
IFRmoy= 3,6) que celles de la latérite de Sindia (CLAmoy= 56,8 ; IFRmoy= 6,7). Ces observations sont
confirmées par les résultats des essais Micro Deval (MDE). De même, les latérites de Sindia sont
plus fragmentables (IFRmoy= 6,7) et présentent un indice CBR moyen (ICBRmoy= 60,7) supérieur aux
valeurs des latérites de Lam-Lam (IFRmoy= 3,6 et ICBRmoy= 51).
Tableau 3. - Résultats des essais de dureté des nodules (NDIAYE.2013)
Coefficient de Coefficient de Los Angeles
Micro Deval
Carrière dégradabilité fragmentabilité (CLA)
(CMDE)
(IDG) (IFR)
Sindia 1.09 6.71 56.78 67.82
Lam-Lam 1.10 3.57 45.52 66.72
1.3.2.2. - Les sables naturels
Les sables sont des sols dont la dimension maximale exprimée en passoire est inférieure ou égale
à 6.3 mm, ayant un pourcentage de fines (passant au tamis de 80 µm) inférieur à 35 % (Diouf,
2007).
Les sables naturels, s'ils présentent une bonne cohésion, sont généralement utilisés en couche de
fondation pour des trafics Tl, T2 et exceptionnellement pour un trafic T3 lorsque la couche de base
est granulaire. Une valeur minimale de CBR égale 30 est généralement requise pour l'utilisation
des matériaux fins en couche de fondation (CEBTP, 1984).
1.3.2.3. - Les matériaux traités aux liants hydrauliques
Lorsque le trafic devient important, les graves non traitées, les latérites crues et les sables naturels
ne peuvent du fait de leur faible rigidité, répartir convenablement les charges au sol de plateforme.
Le traitement par un liant hydraulique, selon sa proportion dans le mélange, permet d'élever la
valeur du module d'Young E et de modifier du coup le comportement mécanique de ces matériaux
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qui auront tendance à développer des efforts de traction en flexion à leur base (Szymkiewicz,
2011).
Pour les latérites, on parlera généralement d'amélioration pour des dosages en liants inférieurs à 3
% et de stabilisation lorsqu'ils sont supérieurs à 3 %.
1.3.2.4. - Les granulats au Sénégal
La construction routière nécessite des granulats en grande quantité et de très bonne qualité afin de
supporter les charges appliquées au niveau de la chaussée.
Un granulat est un ensemble de grains de diamètre compris entre 0 et 125 mm. Cependant les
ressources minérales disponibles au Sénégal et utilisables en matériaux de chaussée sont
essentiellement exploités dans les régions de Dakar et de Thiès.
 Calcaire
Deux formations carbonatées sont largement exploitées dans de nombreuses carrières : les marno-
calcaires de Bargny de l’Eocène moyen et les calcaires crayeux du Paléocène dans la région de
Bandia.
Calcaires de Bargny : compacts, durs à grain fin et renferment des cherts brunâtres. Ils se débitent
en dalles et ont été utilisés comme pierre ornementale, granulats, fabrication de chaux et de ciment,
structure « hérisson » des chaussées.
Calcaires de Bandia : se présentent sous forme de blocs fortement karstifiés. Ces calcaires ont
eux aussi été exploités pour les usages de ciment, chaux et granulats. La formation a deux horizons
distincts :
Au sommet, des calcaires francs coquilliers avec toute une gamme de faciès allant jusqu’au
calcaire crayeux à grain fin et peu fossilifère et une haute teneur en CaCO3 ;
À la base, des calcaires gréseux avec des niveaux détritiques et siliceux, où la teneur en CaCO3
est plus basse mais où la teneur en SiO2 peut atteindre 35%.
Les caractéristiques moyennes de ces calcaires sont : MVRg = 2,7 Mg/m3 environ MDE = 22 à 58,
LA = 25 à 50, dsOPM = 2,17 à 2,25, wOPM = 7 à 8 % etc. (AGEROUTE, 2015).
 Autres granulats
Comme autres granulats nous pouvons citer les basaltes exploités au niveau du gisement de Diack,
à 30 km de Thiès, les grès exploités dans les carrières de Paki et Toglou, à 50 km de Dakar, le
silexite un résidu de l’exploitation minière du phosphate, située à Taïba dans la région de Thiès.
Il y’a aussi les banco-coquillages de Saint Louis, les sables de dune, les matériaux alluvionnaires…
(AGEROUTE, 2015).
Conclusion
Les structures de chaussée sont diverses, complexes et variées. Pour cela il faudra non seulement
assurer à la route de bonne caractéristique géométrique mais aussi de bonne caractéristique
mécanique en utilisant des matériaux de bonne qualité lui permettant de résister à toutes les charges
pendant sa durée de vie.

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Chapitre 2.- Généralités sur la litho stabilisation et le traitement au
ciment
Introduction
De nos jours, la qualité des matériaux trouvés en place fait défaut. Du fait d'une surexploitation
des carrières les matériaux routiers de bonne performance sont de plus en plus rares. C'est le cas
par exemple des graveleux latéritiques qui ont été largement utilisés pour l’exécution des assises
de chaussées au Sénégal. En effet le domaine de la construction routière exige des matériaux de
meilleures caractéristiques géotechniques car la durabilité des routes dépend en partie de la qualité
des matériaux utilisés.
Dans les lignes qui suives, il sera question de parler de la technique de la litho stabilisation, de
traitement ou d’amélioration au ciment ainsi que de quelques travaux déjà réalisés.
2.1. - Litho stabilisation
La litho stabilisation est une technique qui consiste à améliorer la portance des graveleux
latéritiques utilisés en assise des chaussées par adjonction d’une quantité de concassé (ou d’autre
matériau structuré) à déterminer.
2.1.1. - Historique de la litho stabilisation
La paternité de cette technique, utilisée de nos jours dans nombre de pays en Afrique subsaharienne
est reconnue au Burkina-Faso. La technique a pour la première fois fait l’objet d’une étude au
Laboratoire National de Bâtiment et de Travaux Publics (LNBTP) à l’occasion du projet
d’aménagement de la route Ouagadougou/Yako (selon le livre Les matériaux utilisés en
construction routière en Haute-Volta – Un matériau non traditionnel « le Lithostab » de Pierre
LOMPO, Paris 1980). Les essais avaient été réalisés sur un graveleux latéritique présentant les
caractéristiques suivantes :
 % de fines (< 0.08 mm) : 25,
 Indice de Plasticité IP : 20,
 CBR à 95 % de la densité sèche maximale et après 4 jours d’imbibition est égal à 58.
Ce matériau a été amélioré à 10, 15, 20, 25 % de concassé 5/15 puis soumis pour chacun des cas
à l’essai CBR. Ces résultats ont montré que l’indice portant CBR égal à 80 à 95 % OPM n’est
atteint que pour 30 % de concassé. Cependant cette étude n’a pas connu de suite immédiate. C’est
lors de l’appel d’offres pour l’exécution des travaux d’aménagement de la route
Ouagadougou/Koudougou que l’entreprise « Bourdin et chaussée » adjudicataire par la suite du
marché, a proposé une variante dans la réalisation de la couche de base en graveleux latéritique
amélioré au concassé de granite 12/40, en lieu et place des graveleux amélioré au ciment, proposé
initialement dans le dossier d’appel d’offres. Deux facteurs ont été à la base du choix de cette
granularité du concassé :
 Le souci d’améliorer les graveleux latéritiques ;
 Le souci de rester dans les limites du coût qu’aurait entrainé la solution amélioration au
ciment.
2.1.2. - Principe et mise en œuvre
Son principe consiste à corriger une granulométrie non adéquate, de diminuer le pourcentage de
fine par apport à une frange grossière ou de procéder à un ajout de sable fillérisé sur un matériau
dont les éléments grossiers sont dominants (JIKOLUM, 2011).
Le rôle du concassé dans le mélange (ILBOUDO, 2016) est de renforcer d’une part les nodules
latéritiques compris entre 10 et 20 mm qui sont les plus sensibles en général et les plus exposés
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aux effets nocifs des différentes étapes de traitement du matériau : gerbage, brassage, régalage et
compactage, par adjonction d’éléments de diamètres similaires ; d’autre part, de renforcer le «
squelette » des graveleux dans son ensemble par adjonction de gros éléments.
Les objectifs recherchés par une amélioration sont les suivants :
 Amélioration de l'aptitude au compactage ;
 Diminution de la sensibilité à l’eau ;
 Augmentation de la résistance mécanique et de la portance (augmentation du frottement
interne et de la cohésion).
La méthode de mise en œuvre in situ adoptée est la suivante (KANAZOE, 2011) :
 Approvisionnement et épandage du graveleux naturel, réglage sans compactage ;
 Humidification partielle du graveleux répandue par passage d’une citerne à eau munie
d’une rampe de distribution ;
 Approvisionnement et épandage du graveleux sur le graveleux précédemment répandue à
l’état naturel ;
 Scarification de l’ensemble graveleux naturel et concassé à l’aide du scarificateur de
niveleuse ;
 Humidification par passage de la citerne à eau ;
 Mise en cordon à la lame de niveleuse ;
 Malaxe et humidification du mélange par déplacements latéraux du cordon, toujours à la
lame et passages alternés de la citerne à eau ;
 Lorsque le mélange est jugé homogène et la teneur en eau suffisante, épandage du cordon,
réglage et compactage ; compactage réalisé en grande partie au compacteur à pneus et
parachevé en compacteur vibrant.
2.1.3. - Synthèse sur quelques travaux de litho stabilisation réalisés
2.1.3.1. - Travaux de NASSIR, 2015
Dans son travail Nasssir avance que les sables limoneux ont été longtemps utilisés comme
matériaux de réalisation en couche de fondation dans des réseaux routiers du Tchad plus
particulièrement ceux du N’Djaména. Mais de nos jours, en tenant compte de l’explosion
démographique et de l’extension de la ville, les infrastructures routières sont fortement sollicitées
à cause de l’accroissement du trafic. Ainsi, le sable limoneux qui était un matériau de viabilité a
montré ses limites par sa faible portance entrainant une forte dégradation du réseau routier. Ceci
explique son choix de la technique de litho stabilisation pour améliorer les performances du sable
limoneux.
Il a utilisé le sable limoneux de l’emprunt de Klessoum situé à environ 20 km de la zone du
projet, cet emprunt a été utilisé plusieurs fois pour exécuter la couche de fondation de routes
situées dans la ville de N’Djamena. Le Tableau 4 résume les résultats des essais d’identification
effectués sur un échantillon prélevé dans ce site.
Tableau 4. - Résultats des essais sur l’emprunt de Klessoum (NASSIR, 2015)
CBR
Limites
Granulométrie = % Passant aux tamis de Proctor 95%
Nature d’Atterberg OPM
Dmax
0,08 0,5 1 2 5 10 20 WL WP IP Dopt WOPM
(31,5)
Emprunt 19,3
de 26,4 98,3 98,8 99,7 100 100 100 100 26,6 16,2 10,4 1,75 10,1
Klessoum

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Partant de l’analyse des résultats obtenus, NASSIR constate que :
 L’indice de Plasticité (I p) = 10,4 : ce qui signifie que ce matériau est moins plastique,
pouvant donc être classé dans la famille de matériaux drainants ;
 La densité sèche de l’optimum Proctor (Dopt) = 1,75 : ce facteur de compactage est bon,
mais il ne peut être autorisé en couche de fondation où l’on demande Dopt = 1,90 ;
 Le CBR = 19,3 : ce facteur de portance ne satisfait pas aux exigences définie dans les
spécifications techniques, car pour une couche de fondation le CBR exigé doit être ≥ 30 ;
 La granulométrie est presque vide à partir du tamis de 2,0 mm.
Ce matériau ne présente pas une bonne ossature granulaire. C’est pourquoi il juge que son
l’exploitation peut s’avérer satisfaisante si toutefois il parvient à améliorer ces caractéristiques
initiales à travers l’application de la technique de litho stabilisation.
Le grave concassé utilisé au niveau de son projet est de type 0/31.5, provenant de la carrière de
concassage de DANDI située à environ 100 Km de N’DJAMENA. C’est un tout venant de
concassage dont la roche mère est la rhyolite voisine du basalte qui est par ailleurs incrusté par
endroits dans le massif rocheux. Des essais d’identification (Tableau 5) ont été effectués sur ses
échantillons.
Tableau 5. - Résultats des essais sur la grave concassée de DANDI (NASSIR, 2015)
Los
Micro
Granulométrie = % Passant aux tamis de Angele
Nature Deval
s
0,08 0,5 1 4 8 16 31,5 40
Grave concassée 19,6 19
7 12 21 29 38 63 97,5 98
0/31,5
Cette proximité avec le basalte confère au rhyolite une forte résistance à l’abrasion (LA = 19,6) et
à l’usure (MDE = 19,0). Dans sa granulométrie, les éléments sont répartis de façon continue,
depuis les fines au tamis de 0,08 mm (7 %) jusqu’aux cailloux au tamis de 40 mm (98 %). Il va
jouer un rôle déterminant dans le renforcement de la structure des sables limoneux.
Après des essais sur les tests de dosages, il a arrêté son choix sur quatre valeurs qui sont : 10 %,
15 %, 20 % et 30 % Tableau 6
Tableau 6. - Résultats des essais avec les différents mélanges (NASSIR, 2015)
CBR
Granulométrie = % Passant aux Limites
Proctor 95%
tamis de d’Atterberg OPM
Nature 𝝆𝒅𝒎𝒂𝒙
Dmax
0,08 1 2 5 10 20 WL WP IP g/cm WOPM
(31,5) 3

Emprunt
19,3
de
26,4 98,8 99,7 100 100 100 100 26,6 16,2 10,4 1,75 10,1
Klessoum
Mélange à
18,8 89,9 90,7 94 95 97,1 100 25,2 11,8 13,4 1,9 10,5 24,15
10%
Mélange à
14,4 86,5 87,5 91 94 98,2 100 25,1 15,6 9,5 1,91 9,8 58,75
15%
Mélange à
15,8 82,4 84 88 92 96,9 100 25 16,7 8,3 1,97 8,8 44,06
20%
Mélange à
12,6 72,4 74,8 82 88 97,1 100 24,6 18,4 6,2 2,04 8,4 79,69
30%

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Dans son dosage, il remarque :
 Moins de 10 %, la litho stabilisation du concassé avec le sable n’a plus de fondement parce
que les résultats obtenus se rapprochent plutôt des sables ;
 Plus de 30 %, la litho stabilisation perd sa raison d’être parce que les valeurs obtenues sont
celles du grave concassé.
2.1.3.2. - Travaux d’Amadou Lamine DIACK, 1996
Diack (1996) a travaillé sur l’amélioration de la latérite de Sindia avec le calcaire de Bandia. Au
début de ses travaux, il a étudié le concassé 0/40 de calcaire en y ajoutant un pourcentage de fine
(0/2 de calcaire) et il remarque que le mélange optimal est de 80 % de 0/40 + 20 % de 0/2 qui se
présente bien du point de vue de sa compacité. Il donne une valeur de CBR de 126 à 95 % de
l'OPM. Cette formulation est donc selon les spécifications du CEBTP directement utilisable en
couche de base. Ainsi, il envisage de continuer ses études avec le matériau 0/31,5.
Le matériau 0/31,5 obtenu après écrêtement du 0/40 de calcaire a été soumis à une analyse
granulométrique. La courbe correspondante de ce matériau 0/31,5 montre un non-respect du 0/31,
5 de calcaire par rapport aux exigences granulométriques recommandées par le CEBTP car les
fines sont largement prédominantes.
Il convenait dès lors de trouver un matériau d'apport permettant de corriger ce défaut
granulométrique. En appliquant la méthode de reconstitution itérative, il a été trouvé qu'avec 30
% de 15/25 calcaire ; l'exigence granulométrique serait satisfaite. Ainsi, la formulation 70 % de
0/31,5 + 30 % de 15/25 a été soumis aux essais d'identification suivants (Tableau 7) :
Tableau 7. - Résultats des essais effectués sur le matériau (0/31.5 + 15/25), (DIACK, 1996)
Nature Poids spécifique Proctor Pourcentage CBR ( 96H )
de vide
Calcaire Wopt 𝜌𝑑𝑚𝑎𝑥 E1 E2
2,646 9,1 2,258 14,66 158 115
Dans l’étude de la litho stabilisation, la latérite de Sindia utilisée a été soumise aux essais
(Tableaux 8) d’identification suivants : Analyse granulométrique, limites d'Atterberg, Proctor
Modifié et Essai CBR.
Tableau 8. - Résultats d’essais effectués sur la latérite de Sindia (DIACK, 1996)
Nature Poids Indice de plasticité Proctor CBR (96H)
Latérite de Sindia spécifique WL WP IP Wopt 𝜌𝑑𝑜𝑝𝑡 E1 E2
(g/cm3)
2,7 30,7 14,4 16,3 9,1 2,04 57
L'analyse de ces résultats montre que la latérite de Sindia présente des insuffisances au niveau de
la plasticité et de la portance. Selon le CEBTP, l'IP doit rester inférieur à 15 et le CBR supérieur à
80 à 95 % de l'OPM. A Sindia, ils sont respectivement à 16,3 et à 57. L'étude sera donc orientée
au niveau de ces deux propriétés tout en contrôlant aussi l'évolution granulométrique face à l'ajout
du 0/31,5 calcaire.
Dans l’optique d’aboutir à de meilleures performances, il a choisi de travaillé avec les mélanges
suivants :
 90 % de latérite + 10 % de 0/31,5 calcaire (9010 LC)
 80 % de latérite + 20 % de 0/31,5 calcaire (8020LC)
 70 % de latérite + 30 % de 0/31,5 calcaire (7030LC)

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Tableau 9. - Résultats d’essais effectués des différents mélanges (DIACK, 1996)

Nature
Poids Indice de plasticité Proctor CBR ( 96H )
Lat+ Calcaire
spécifique
% de 0/31,5 cal WL WP IP Wopt 𝝆𝒅𝐨𝐩𝐭 E1 E2
0 2,7 30,7 14,4 16,3 9,1 2,04 NC 57
10 2,663 38,1 22,5 15,6 7,8 2,4 106
107,
20 2,633 35,4 20,7 14,7 9,2 2,33 118,75
5
30 2,647 33,8 19,9 13,9 9,8 2,33 120 113
Les 𝛒𝒅 hormis la latérite crue sont corrigés.
Dans l’analyse de ses résultats, DIACK remarque que les mélanges latérite-calcaire présentent
des courbes granulométriques de forme étalée correspondant à des matériaux de bonnes
performances. Le pourcentage de fine (< 80 µm) est une fonction décroissante de la proportion de
calcaire. Ce qui va contribuer à obtenir la compacité optimale. Sur la plasticité, il constate que
l’indice de plasticité est une fonction décroissante du pourcentage de calcaire. De 16,30 à a%, elle
passe à 13,9 % à 30 %. L'ajout du 0/31,5 calcaire permet donc de doper la latérite et de diminuer
sa plasticité pour donner des valeurs respectant les recommandations.
Il trouve aussi que les densités sèches maximales OPM croissent lorsque la proportion de calcaire
augmente. Ce phénomène résulte des différences de poids spécifique entre les deux composants.
Les indices portants CBR (après 4 jours d'immersion) sont une fonction croissante de la proportion
de calcaire concassé 0/31,5. La plage de variation (57 à 0 % à 116,5 à 30 %) est relativement
importante. Tous les 3 mélanges répondent aux spécifications du CEBTP (CBR > 80) pour être
utilisé en couche de base. En fonction de la compacité, il conclut que le mélange 7030 a un meilleur
comportement par rapport aux autres car à 98 % de l'OPM il atteint une valeur supérieure à 190
donc proposable même pour des trafics élevés.
2.2. - Traitement au ciment
En construction routière, le traitement ou l’amélioration au ciment des matériaux est une forme de
stabilisation chimique. Il consiste à apporter une stabilité à un sol dont les caractéristiques ne
répondent plus à l’exigence demandé. Cependant un matériau est dit stable lorsqu’il caractérise
une résistance à l’écoulement latéral sous l’effet d’une charge (TUYISHIME, 2015).
2.2.1. - Le ciment
Le ciment est un liant hydraulique constitué de poudres fines de clinker, de laitier, de pouzzolane,
et de fillers qui si on leur ajoute de l’eau forme une pate capable de faire prise et de durcir
progressivement au bout d’un temps plus ou moins long (Nganansou, (2012). Il est composé
essentiellement de clinker.
Les ciments sont classés en 05 grandes familles et régissent aux normes NF P15-301 et EN 197-
1. Ils sont notés CEM et numérotés de 1 à 5 en chiffres romains dans la notation européenne, la
notation française est entre parenthèse
 CEM I : Ciment Portland (CPA) contient au moins 97 % de clinker plus fillers ;
 CEM II : Ciment Portland Composé (CPJ) contient au moins 65 % de clinker et un ou
plusieurs autres composants ;
 CEM III : Ciment de Haut Fourneau (CHF) contient de 40 à 75 % de laitier, au plus 25
% de clinker et au plus 3 % de fillers ;

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 CEM IV : Ciment Pouzzolanique (CPZ) contient au moins 80 % de laitier, au plus 20
% de clinkers et au plus 3 % de fillers ;
 CEM V : Ciment au laitier et aux cendres (CLC) contient 20 à 60 % de clinker, 20 à 45
% de laitier, 20 à 45 % de cendres et au plus 3 % de fillers.
Trois classes sont définies en fonction de la résistance mécanique à la compression mesurée à 28
jours à savoir : 32,5- 42,5- 52,5. Des sous classes R sont associés à ces trois classes principales
pour désigner des ciments dont la résistance au jeune âge est élevée
2.2.2. - Graveleux latéritique amélioré ou traité au ciment
L’ajout du ciment au graveleux latéritique (AHLOUMESSOU, (2010), transforme celui-ci en un
matériau plus raide en mettant en profit l’affinité chimique de ses fines avec le liant. Les critères
communément retenus sur les sols graveleux latéritiques traités ou améliorés au ciment varient en
fonction des couches de chaussée. Le centre expérimental de recherche et d’étude des travaux
publics (CEBTP ,1984) recommande les spécifications suivantes :
Couche de fondation
Une couche de fondation en graveleux latéritique est améliorée au ciment (2 ou 3 %) lorsque son
CBR est un peu faible ou lorsque l’on souhaite atténuer l’écart de module avec la couche de base
rigidifiée. Le CBR du matériau traité ou amélioré, pour une densité sèche correspondant à 95 %
de l’optimum Proctor modifié, après 3 jours de cure à l’air et 4 jours d’immersion dans l’eau doit
être supérieur à 100.
Couche de base
Le traitement au ciment des sols graveleux latéritiques pour couche de base est maintenant très
classique et plusieurs études lui ont été consacrées.
Les graveleux latéritiques qu’on envisage placer en couche de base après traitement au ciment
doivent avoir des caractéristiques suffisantes pour que les performances que l’on attend du
mélange ne soient pas obtenues au prix d’un pourcentage de ciment trop élevé. Ces graveleux
latéritiques doivent avoir un CBR voisin de 60. Le matériau amélioré sera considéré comme
satisfaisant si le CBR à 95 % OPM, après 3 jours de cure à l’air et 4 jours d’immersion, est
supérieur à 160.
2.2.3. - Essais de comportement sur les graveleux latéritique de Sindia traité au ciment
(DIOP et al.2014)
Les résultats des essais Proctor et CBR réalisés sur les échantillons de matériau traité au ciment
(aux doses de 0, 2, 4 et 6 %) sont récapitulés dans le Tableau 10, et une comparaison graphique
des valeurs apparaît sur la Figure 4. On note une évolution irrégulière (en dents de scie) assez
proche de la masse volumique sèche γd max et du CBR immédiat, contrairement à celle du CBR
après imbibition qui montre une croissance en fonction de la dose de ciment. Nous observons
également que la condition généralement requise pour une utilisation en couche de base (indice
CBR > 160 après 7 jours d’imbibition) est réalisée pour un traitement au-delà de 4 % de ciment.

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Tableau 10. - Principaux résultats des essais Proctor et CBR sur les échantillons de matériau
amélioré (DIOP et al.2014).
Essai Proctor modifié Essais CBR
Dose de ciment
W OPM 𝜌𝑑𝑚𝑎𝑥 𝜌𝑑𝑚𝑎𝑥 (95%OPM) CBR CBR après
(%)
(%) (g/cm3) (g/cm3) immédiat imbibition
0 9.4 2.03 1.93 64 72
2 6.0 2.14 2.03 186 82
4 8.9 2.04 1.94 110 173
6 8.2 2.09 1.99 192 255

Figure 4. - Evolution du CBR et de la densité sèche γd max en fonction de la dose en ciment de


l’échantillon (DIOP et al.2014).
Conclusion
L'étude de la technique de la lithostabilisation et du traitement au ciment ont permis de montrer
que l'utilisation de la latérite naturelle en assise de chaussée donne des résultats moins satisfaisants
que celle de la latérite litho stabilisée ou traitée au ciment. En effet la grande majorité des assises
de chaussées était constituée de matériaux grenus stabilisés mécaniquement ; mais l’agressivité
croissante du trafic lourd et la néfaste pénétration de l’eau ont délibérément orienté la technique
de construction des chaussées vers les assises traitées. D’ailleurs, c’est dans cette optique, que la
partie qui suit traite l’utilisation de la litho stabilisation au calcaire de Bandia et traitement au
ciment de la latérite de Sindia en vue de son utilisation en construction routière.

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2ème Partie :
Etudes expérimentales

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Chapitre 3.- Etude technique de la litho stabilisation
Introduction
La Litho Stabilisation vise l’amélioration de la granularité du graveleux latéritique naturel par
adjonction d’un certain pourcentage de concassé de calcaire. Pour y parvenir la caractérisation
géotechnique des matériaux dont nous disposons est une étape cruciale.
Ce chapitre traite la caractérisation des matériaux crus utilisés à savoir le graveleux latéritique de
Sindia ainsi que le calcaire provenant de la carrière de Bandia.
3.1. - Caractérisation géotechnique de la grave latéritique de Sindia
La reconnaissance des caractéristiques géotechniques d’une grave latéritique passe par un certain
nombre d’essais au laboratoire. Ces essais ont pour but d’identifier, pour un sol, les trois
paramètres essentiels : nature, comportement mécanique et état hydrique. La latérite utilisée, sujet
de la présente recherche, est un graveleux naturel provenant de la carrière de Sindia. La Figure 5
montre son apparence physique.

Figure 5. - Latérite de Sindia


3.1.1. - Essais D’identification
 Echantillonnage - NF P 18-553
L’échantillonnage est l’opération qui permet de prélever une fraction d’un matériau telle que la
partie prélevée soit représentative de l’ensemble de la masse ou si l’on veut, que la partie prélevée
soit identique à la partie restante. Tous les essais à réaliser dépendent du soin apporté à la
réalisation de l’échantillonnage. Il peut s’effectuer de deux manières différentes :
Par quartage lorsque la quantité de matériau est importante.
Au moyen d’échantillonneurs lorsque la quantité du matériau est moins importante.
 L’analyse granulométrique par tamisage - NF P 94-056
Cet essai consiste à déterminer la répartition en poids des grains du sol suivant leur dimension. Le
principe consiste à tamiser au moyen d’une série de tamis normalisés à mailles carrées, un
échantillon représentatif d’un matériau donné. Les masses des différents refus ou celles des
différents tamisât sont rapportées à la masse initiale du matériau, les pourcentages ainsi obtenus
sont exploités, soit sous leur forme numérique, soit sous une forme graphique (courbe
granulométrique), (Figure 6).

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Avant CBR Borne inférieure Borne supérieure Après C.B.R

100,00 Cailloux Gravier Gros Sable Sable Fin Silt


Pourcentage des passants cumulés (%)

90,00

80,00

70,00

60,00

50,00

40,00

30,00

20,00

10,00

0,00
100 10 1 0,1 0,01
Diamètre des tamis et passoires (mm)

Figure 6. - Courbe granulométrique de la latérite crue de Sindia dans le fuseau du CEBTP


Au regard de ces courbes, il ressort que la latérite naturelle a une répartition granulométrique qui
est globalement comprise dans le fuseau granulométrique des matériaux retenus pour une couche
de base dicté par le guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux.
Une analyse axée sur le pourcentage des passants aux tamis 0.08mm, 2mm et 10mm montre que
le compactage modifie la granularité de la grave latéritique de Sindia. En effet, après le compactage
le passant au tamis 0.08 mm augmente de 2.48 %, de 14.7 % au tamis 2 mm et de 20.8 % au tamis
10 mm (Tableau 11). Ce matériau doit donc être améliorer, (litho stabiliser) en vue de son
utilisation en couche de base d’une chaussée à trafic élevé.
Tableau 11. - Résultats de l’essai granulométrique sur la grave latéritique
Pourcentage de passants aux tamis
Tamis (mm) 0,08 2 10
Avant CBR 14,37 25,48 64,5
Après CBR 16,85 40,18 85,3
Passants générés par le compactage 2,48 14,7 20,8

 Essai teneur en eau naturel - NF P 94-050 et teneur en matière organique


La détermination de la teneur en matière organique d’un sol passe par deux étapes : la
détermination de la teneur en eau suivi de la détermination de la teneur en matière organique. On
prélève une masse quelconque qu’on met dans l’étuve pendant 24h à 105 °C, puis la masse sèche
obtenue est brulée pour éliminer tout ce qui est matière organique. La détermination de la teneur
en matière organique a été faite sur 3 échantillons et les résultats des teneurs moyennes sont
présentées dans le Tableau 12.
Tableau 12. - Résultats de l’essai teneur en eau naturelle et en matière organique de la grave
latéritique
Latérite crue
Teneur en eau naturelle moy (%) 3,00
Teneur en matière organique moy (%) 3,1
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La teneur en matière organique du sol étant de 3.1 % (3 % < MO < 10 %), selon la classification
des sols organiques (LCPC, 1974), le sol est faiblement organique.
 Limites d’Atterberg avant et après CBR - N FP 94-051
L’essai a pour objet de déterminer les états de consistance d’un sol. La consistance d’un sol varie
de façon continue selon la teneur en eau ; lorsque celle-ci augmente, le sol passe successivement
de l’état solide à l’état plastique puis à l’état liquide. L’essai définit conventionnellement les
limites entre ces états. Les limites à déterminer sont respectivement la limite de liquidité, la limite
de plasticité. L’indice de plasticité est déterminé à partir de ces deux limites suscitées.
La limite de liquidité : l’échantillon de sol est mis en place dans la coupelle et on trace un sillon
avec l’outil à rainurer ; on mesure la teneur en eau w au moment de la fermeture conventionnelle.
Par convention, a limite de liquidité est la teneur en eau du matériau qui correspond à une fermeture
de 1 cm des lèvres de la rainure après 25 chocs.
La limite de plasticité : à partir d’une boulette d’échantillon que l’on roule sur un marbre à la
main ou avec une plaque, on forme un rouleau aminci progressivement jusqu’à 3 mm de diamètre
sur une longueur de 10 à 15 cm ; on mesure alors la teneur en eau qui est la limite de plasticité.
Par convention, la limite de plasticité est atteinte lorsque le rouleau, soulevé par le milieu de 1 à 2
cm se fissure.
-Indice de plasticité : il se déduit des limites par la différence.
Le Tableau 13 montre les résultats de la latérite crue obtenus dans le cadre de cette étude.
Tableau 13. - Résultats de l’essai limites Atterberg sur la grave latéritique

Limite de Limite de
Indice de
Limites Atterberg liquidité plasticité
plasticité IP (%)
𝒘𝑳 (%) 𝒘𝑷 (%)
Avant CBR 33,8 19,6 14,2
Après CBR 35,69 20,16 15,53
Augmentations dues au compactage 1,89 0,56 1,33
Les résultats obtenus, a permis de remarquer que la limite de liquidité (WL), (Figure 7) a augmenté
de 1,89 % (Figure 8), la limite de plasticité (Wp) de 0,56 % après le compactage. Ce qui fait que
l’indice de plasticité (Ip) a connu une hausse de 1,33 %. Cela peut être expliquer par le caractère
évolutif de la grave latéritique de Sindia.

35,5
35
34,5 y = -0,1528x + 37,645
Teneur en eau (%)

34
33,5
33
32,5
32
10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34
Nombre de coups N AVANT CBR

Figure 7. - Evolution des teneurs en eau en fonction du nombre de coups de la latérite crue

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36,10
36,00
35,90 y = -0,0395x + 36,668
Teneur en eau (%)

35,80
35,70
35,60
35,50
35,40
35,30
10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34
Nombre de coups N APRES CBR

Figure 8. - Evolution des teneurs en eau en fonction du nombre de coups de la latérite crue

Figure 9. - Diagramme de Casagrande


On constate que la valeur de l’indice de plasticité obtenue avant compactage est comprise entre 5
et 15 % caractérise les matériaux peu plastiques (Ap). Par contre celle obtenue après compactage
rentre dans la fourchette (15-40) caractérisée par les matériaux plastiques (Figure 9). D’où la
nécessité d’améliorer la latérite crue pour diminuer sa plasticité.
 Essai au bleu de méthylène - NF P 94-068
La valeur de bleu de méthylène (VBS) caractérise l’argilosité. Elle représente la quantité de bleu
de méthylène pouvant s’adsorber sur les surfaces externes et internes des particules du sol, qui est
directement liée à la surface spécifique du sol. La valeur de bleu de méthylène (VBS) est
déterminée à partir de l’essai à la tache sur la fraction 0/5 mm. Pour les applications routières, la
valeur trouvée est rapportée à la fraction 0/50 par une règle de proportionnalité. C’est cette dernière
valeur qui est appelée valeur de bleu de méthylène du sol. La valeur du bleu (VBS) s’exprime en
grammes (de bleu) pour 100g de sol. L’essai a été effectué à partir d’un échantillon de 50 g du
passant 5mm, la masse du bleu introduite était de 25 cm3.

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La VBS obtenue est de 0.2, comprise dans l’intervalle [0.2, 2.5]. Cela veut dire que le sol est
limoneux (peu plastique et sensible à l’eau).
 Essai poids spécifique - NF P 18-558
Le poids spécifique d’un granulat ou d’un échantillon de sol est déterminé à l’aide d’un
Pycnomètre à eau. La masse volumique des particules solides d’un sol (𝜌𝑠 ) est le quotient de la
masse de ses particules solides (𝑚𝑠 )par leur volume(𝑉𝑠 ).
s  ms Vs [Eq. 3. 1]
La masse de particules solides est obtenue par pesage. Le volume est mesuré au pycnomètre.
La masse volumique de des particules solides est déterminée à partir de la formule suivante.
s  w m2  m1m4  m2  m1  m3 [Eq. 3. 2]
 
Avec : 𝑚2 masse du pycnomètre vide, 𝑚2 masse du pycnomètre contenant la prise d’essai, 𝑚3
masse du pycnomètre ,du sol et de l’eau, 𝑚4 masse du pycnomètre plein d’eau, 𝜌𝑤 masse
volumique de l’eau utilisée dans l’essai. Pour ce projet, la masse volumique des particules solides
trouvée est égale à 2,75 g/𝒄𝒎𝟑
3.1.2. - Essais de portance
 Essai Proctor modifié -N FP 94 -093
L’essai consiste à déterminer pour des teneurs en eau croissantes ω, les densités sèches obtenues
en compactant chaque fois le matériau dans les mêmes conditions. Le compactage de l’échantillon
ne doit pas contenir d’éléments supérieurs à 20 mm se fait par couches d’épaisseurs déterminée
sous un nombre donné de coups (55) d’une dame de caractéristiques normalisées. Les résultats des
valeurs sont dans le tableau 1 de l’annexe. Les résultats se présentent sous la forme d’une courbe
dont en abscisse la teneur en eau optimale et en ordonnée la densité sèche maximale. Cette courbe
(Figure 10) à un maximum dit Optimum Proctor Modifié (OPM). Ce maximum définit la teneur
en eau optimale 𝑤𝑂𝑃𝑀 et la masse volumique sèche maximale 𝜌𝑑𝑚𝑎𝑥 .

2,08
Masse volumique sèche (g/cm3)

2,07
𝐰𝐎𝐏𝐌 = 𝟏𝟏, 𝟒 %
2,06 𝜌𝒅𝒎𝒂𝒙 = 𝟐, 𝟎𝟕𝟔g/cm3
2,05

2,04

2,03

2,02

2,01
6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00

Teneur en eau (%)


PROCTOR Lat crue

Figure 10. - Courbe Proctor modifié de la latérite crue

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23
Pour chacune des valeurs de la teneur en eau considérée se détermine la masse volumique sèche
du sol. Il a pour but de trouver la teneur en eau particulière optimale (WOPM) pour laquelle le
compactage conduit à une masse volumique sèche maximale.
L’analyse de la courbe Proctor obtenu lors des essais sur le graveleux latéritique a donné les
valeurs de teneur en eau optimale et de masse volumique sèche maximale présentées dans le
Tableau 14.
Tableau 14. - Résultats de l’essai Proctor modifié sur la grave latéritique

Proctor Modifié de la latérite crue

Teneur en eau Optimum (%) 11,40

Masse volumique sèche maximale (𝒈/𝒄𝒎𝟑 ) 2,076

Le graveleux latéritique ici étudié possède une densité sèche optimum assez élevé qui est de 2,076
; Cette valeur est supérieure à la valeur minimale prescrite par le CEBTP 1984.

 Essai CBR – N FP 94-078


L’essai CBR est un essai de portance qui a pour but de voir comment le matériau se comporte au
passage des charges, et permet de déterminer l’épaisseur des couches de chaussées. Il est obtenu
en mesurant les forces à appliquer sur un poinçon cylindrique de section 19.35 cm² pour le faire
pénétrer dans un échantillon de sol à la vitesse constante de 1.27 mm/mn. Les valeurs particulières
des deux sols ayant provoqué les enfoncements de 2.5 et 5mm sont alors aux valeurs de référence
de 13.35 et 19.93 KN correspondant aux forces observées sur un matériau de référence aux
enfoncements.
L’indice CBR est défini conventionnellement comme étant le plus fort du rapport :
 F  F 
CBR  Max 2,5 100;  5 100 [Eq. 3. 3]
 13,35   19,93 
Après le calcul des densités sèches des matériaux compactés à 55, 25 et 10 coups et le
poinçonnement des trois moules imbibés pendant quatre jours (Figure 11), il a été déterminé les
indices portants après immersion (CBR immersion), (Tableau 15).

Figure 11. - Immersion des moules CBR


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24
Tableau 15. - Résultats de l’essai CBR sur la grave latéritique

Essai de portance CBR


Nombre de CBR obtenus Compacité Teneur en Gonflement
Densité sèche
coups (%) (%) eau (%) (%)
55 2,04 43,5 98,58 14 0,031
25 2,01 64,53 97,13 14 0,008
10 1,84 36,73 89,02 14 0

Les portances trouvées vérifient les conditions du CEBTP pour une couche de fondation (CBR à
95 % OPM > 30). Il présente cependant un indice portant CBR assez faible qui est de 64,53 à 95%
de l’OPM, valeur inférieur à la valeur minimale prescrite par le CEBTP 1984 qui est de 80. Le
graveleux latéritique a un taux de gonflement inférieur à 1%. A compacité maximale le taux de
gonflement a une influence sur la valeur du CBR. Plus le taux de gonflement est élevé moins le
matériau est résistant au poinçonnement. Le Tableau 16 synthétise les résultats obtenus sur le
graveleux latéritique comparé aux valeurs recommandées par le CEBTP 1984.
Tableau 16. - Synthèses des résultats obtenus sur la grave latéritique par rapport aux
spécifications CEBTP (1984)

Analyse Granulométrique
Limites Proctor
Identifica pourcentage des passants
d’Atterberg modifié Gonfle
tion du (%)
prélèvem 𝐼𝐶𝐵𝑅 à 95%ment
Dma 𝑂𝑃𝑀 (%)
ent 0,08 10 𝑊𝑂𝑃𝑀 𝜌𝑑𝑚𝑎𝑥
2mm x WL WP IP
mm mm (40) (%) g/cm3
Latérite 63, 11,
14,37 25,35 100 33,8 19,6 14.2 2,076 64,53 0,008
crue 5 4
Spécifica Couche de fondation ≤ 25 ≥ 1,9 ≥ 30 ≤ 1%
tion
CEBTP Couche de base ≤ 15 ≥2 ≥ 80 ≤ 0,3%
(1984)
Le graveleux latéritique de la carrière de Sindia étudié ici, présente une granulométrie étalée et un
indice de plasticité inferieur à la limite avant compactage (14,2). Cette dernière après compactage
a augmenté de 1,33 % (15,53 %) dépassant ainsi la valeur recommandée. Il a été remarqué que sa
portance ne permet pas son utilisation en couche de base (son CBR à 95% de l’OPM est égal à
64,53 donc inférieur à la valeur de 80 prescrit par le CEBTP 1984). Il y a donc nécessité
d’améliorer ce matériau.
L’exploitation des paramètres obtenus à l’issu de la caractérisation de la latérite naturelle a permis
de faire la classification du matériau selon le guide technique GTR, 2000 (Tableau 17). Ainsi le
matériau étudié est de classe B6 ts (ts = très sec).

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Tableau 17. - Classification du matériau crue étudié (GTR,2000)

Classement selon
Classement selon le comportement
Classement selon la nature
l'état hydrique mécanique
Param
Paramètre ètres
paramètre de Sous
de nature Paramètres et
nature classe
Premier et valeurs Sous valeur sous
Classe Deuxième fonction
GTR niveau de de seuils classe s de classe
niveau de de la
classificati retenus seuils
classification nature
on retenu
s
Les
Dmax=40
caractéristique
s
mm et wn = 3%
tamisât à B6 𝑒𝑡
géotechnique
80 μm =
𝐼𝑐 = 2,16 𝐁𝟔 𝐭𝐬
B Ip = 14,2% _ _
du sol naturel
14,2%
et sa classe
B B6
non
Dmax ≤ sols tamisât à 80 wn < 0,7 w𝑂𝑃𝑁
Position Sable et spécif non
50mm et sableux μm comprise
identifiée du graves 𝑜𝑢 ié spécifié
tamisât à et entre 12 et B6 ts
sol naturel argileux dans dans la
80 μm ≤ graveleu 35% ou VBS
dans le GTR à très 𝐼𝑐 > 1,3 la norme
35% x avec > 1,5 ou Ip >
argileux norme
fines 12

3.2. - Caractérisation géotechnique du concassé de calcaire de Bandia


Le concassé de calcaire de Bandia (Figure 12) qui est destiné à être utilisé pour l’amélioration a été
aussi soumis à plusieurs essais afin de connaitre ses différentes caractéristiques. L’analyse
granulométrique par tamisage de la classe 5/20 a été réalisé ainsi que le coefficient d’aplatissement,
l’essai Los Angeles et l’essai Micro Deval.

Figure 12. - Carrière de Bandia

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 L’analyse granulométrique par tamisage - NF P 94-056
L’analyse granulométrique du calcaire concassé se fait selon le même principe que pour la grave
latéritique. La différence réside dans la préparation de l’échantillon. La classe granulaire utilisée
est le 5/20. La Figure 13 représente la répartition des proportions des grains en fonction des
ouvertures de tamis.

Calcaire 5/20
Pourcentage de passants cumulés (%)

100,00 Cailloux Gravier Sable Silt


90,00
80,00
70,00
60,00
50,00
40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
100 10 1 0,1 0,01

Diamètre des tamis et passoires (mm)

Figure 13. - Courbe granulométrique du concassé de calcaire (5/20)


L’analyse de ce graphe montre une répartition granulométrique quasi-régulière du concassé de
calcaire 5/20. Mais les particules de dimensions 10/20 sont majoritaire.

 Mesure du coefficient d’aplatissement - NF P 18-561


Le coefficient d’aplatissement caractérise la forme du granulat à partir de sa plus grande dimension
et de son épaisseur. L’essai consiste à effectuer un double tamisage effectué selon la norme
française de la manière suivante :
- tamisage par voie sèche sur tamis à mailles carrées pour la détermination des classes
granulaires du matériau à travers l’échantillon représentatif ;
- tamisage des différentes classes granulaires sur grilles à fentes parallèles normalisées.
Le coefficient d’aplatissement est calculé pour chaque classe granulaire selon la formule :
Me
Aclasse 100 [Eq. 3. 4]
Mg
Avec Mg la masse de chaque classe granulaire et Me la masse du passant au tamis en fente pour
chaque classe granulaire.
Le coefficient d’aplatissement global A est calculé à partir de la formule

A  100 
Me
[Eq. 3. 5]
 Mg
Avec ƩMe la masse totale du passant au tamis en fente et ƩMg la masse totale des classes
granulaires.
Les coefficients d’aplatissement dont les valeurs sont de 20,17 ; 17,10 et 20,27 respectivement
pour la classe 16/20 ; 12,5/16 et 5/6.3 montrent que les matériaux contiennent moins de 30 %
d’éléments plats.
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D’où le coefficient d’aplatissement global obtenu est égal à 15,77 % (Annexe 1. 10). Les
matériaux sont donc constitués d’éléments à forme assez favorable, c’est- à- dire cubique ou
sphérique.
 Los Angeles - NF EN 1097-2
Le but de cet essai est de mesurer la résistance à la fragmentation par chocs du concassé de calcaire
qui servira à notre amélioration. L’essai a consisté à mesurer la quantité d’éléments inférieurs à
1.6 mm produite par fragmentation, en soumettant le matériau à des chocs de boulets à l’intérieur
d’un cylindre en rotation.
Le coefficient de Los Angles se calcul de la manière suivante :
P
LA  100 , avec P  M  m [Eq. 3. 6]
M
Avec P : masse de passants au tamis 1.6 mm (g)
M : masse de matériau prélevé (g)
m : masse de refus sec (g)
L’essai a donné un coefficient Los Angeles LA = 43,5.
 Micro Deval MDE - NF EN 1097-1
L’essai Micro Deval permet de mesurer la résistance à l’usure par attrition d’un granulat. Une prise
d’essai de 500g, lavée et séchée, de fraction 10/14 mm, est soumise à un cycle d’usure, en présence
d’eau, par contact avec 5 kg de billes d’acier à l’intérieur d’un cylindre en rotation. Le degré
d’usure est apprécié par détermination de la proportion d’éléments fins, inférieurs à 1.6 mm
générés au cours de l’essai.
500  M
MDE  [Eq. 3. 7]
5
Avec M = masse de refus au tamis 1,6 mm
L’essai a donné un coefficient Micro Deval : MDE = 47,9.
Les résultats obtenus au cours de nos essais nous permettent d’utiliser le calcaire comme concassé
dans notre étude. Les valeurs trouvées rentrent dans l’intervalle de valeur définie par
(AGEROUTE, 2015) qui donne les caractéristiques moyennes des calcaires de Bandia :
MDE = 22 à 58, LA = 25 à 50.

Conclusion
Les résultats obtenus au cours de la caractérisation montrent que le graveleux latéritique de la
carrière de Sindia sont sensibles à l’énergie de compactage qui leur est appliquée. Pour qu’ils
soient utilisés en couche de base il leur faut à 95% de l’optimum Proctor modifié, au moins un
indice portant CBR de 80. Au regard des résultats (64,53 à 95 % de l’OPM), cette exigence du
CEBTP 1984 n’est pas satisfait.
Cependant l’emploi de ce matériau en couche de base nécessite qu’on l’améliore en leur
incorporant un ajout tels que du concassé de calcaire et/ou du ciment qui respectera les
spécifications et à coût prenable.

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Chapitre 4.- Application de la technique de la litho stabilisation
Introduction
Dans ce chapitre l’application de la technique de la litho stabilisation des graveleux latéritiques au
concassé de calcaire sera étudié. Son objectif principal est d’obtenir un mélange, un matériau
présentant de meilleures performances géotechniques. Chaque cas de mélange sera soumis aux
différentes caractérisations géotechniques, ce qui permettra d’évaluer alors les propriétés
physiques et mécaniques du mélange. Chaque mélange fera l’objet des essais suivants :
 Analyse granulométrique ;
 Limite d’Atterberg ;
 Proctor modifié ;
 Essai CBR.
4.1. - Essai d’identification et de portance de la latérite amélioré au concasse de calcaire
La litho stabilisation dans le cadre de notre projet étant un mélange d’un graveleux latéritique avec
du concassé, il se pose le problème des dosages de chacun des deux matériaux.
En effet, le principe de base des mélanges (Figure 14) de matériaux est le facteur de DREUX-
GORISSE, basé sur les lignes de partage ; mais ce facteur n’est efficace que si le plus petit matériau
arrive au tamis de 5,0 mm, or le graveleux latéritique dépasse le tamis 80 µm. Alors il a été
question de procéder en laboratoire à un choix des pourcentages.
Cependant après des essais sur les tests de dosages, le choix est porté sur trois valeurs que sont 10
%, 15 % et 20 % de calcaire de la classe 5/20 réparti comme suit pour chaque pourcentage : 30
% de 5/10 et 70 % de 10/20.
 Moins de 10 %, la lithostabilisation du concassé de la latérite n’a plus de fondement parce
que les résultats obtenus se rapprochent plutôt de la latérite à l’état naturel ;
 Plus de 20 %, tout en sachant que le lithostab sera amélioré au ciment cette option peut être
économiquement reprochable par rapport à notre objectif.

Figure 14. - Mélange de la latérite et du calcaire (lithostab)


4.2. - Analyses et interprétations des résultats de la litho stabilisation
4.2.1. - Variations de la granulométrie après compactage en fonction des mélanges
La réalisation de cet essai nous a permis de tracer les courbes granulométriques après CBR (Figure
15) des différents mélanges respectifs de la latérite avec des dosages de 10 %, 15 % et 20 % de
calcaire de la classe 5/20. La remarque est que les courbes granulométriques des mélanges restent
dans le fuseau du CEBTP (1984).

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Les mélanges latérite-calcaire présentent des courbes granulométriques de forme étalée
correspondant à des matériaux de bonnes performances. Le pourcentage de fine (passants au tamis
de 0,08 mm) est une fonction décroissante de la proportion de calcaire incorporée. Il passe de 16,85
% de la latérite crue après CBR à 11, 02 % du mélange de 20 % de calcaire après CBR.

100,00 Cailloux Gravier Gros Sable Sable Fin Silt


Granulo à
Pourcentage des passants cumulés (%)

90,00 0% cal
80,00 Granulo à
70,00 10% cal
60,00 Granulo à
50,00
15% cal
Granulo à
40,00
20% cal
30,00
Borne
20,00 inférieure
10,00 Borne
0,00 supérieure
100 10 1 0,1 0,01
Diamètre des tamis et passoires (mm)

Figure 15. - Courbes de variation de la granulométrie après CBR dans le fuseau CEBTP
Cette diminution des pourcentages de fines constatée s’explique par l’ajout de matériau calcaire
qui n’a pas de fines. En effet les éléments fins, dans le cas où ils n'augmentent pas dangereusement
la plasticité, nuisent à l'obtention d'une compacité optimale en formant des nids affligés d'une
grande capacité de gonflement. De plus, les courbes granulométriques des mélanges sont beaucoup
plus régulières, en comparaison avec celle de la latérite crue. Donc l’ajout du calcaire de la classe
5/20 diminue le caractère évolutif de la latérite crue de Sindia.
4.2.2. - Variation du Proctor en fonction des mélanges
L’essai Proctor modifié a été réalisé sur la latérite améliorée à plusieurs pourcentages 10 %,15 %
et 20 % de concassé de calcaire. Pour chaque mélange, la masse volumique sèche à l’OPM ainsi
que la teneur en eau optimale ont été déterminée. La Figure 16 montre l’évolution de la masse
volumique sèche et de la teneur en eau en fonction du taux d’amélioration.

12 2,14
11,4 2,13 2,13
Teneur en eau (%)

11,5 2,12
Densité sèche

11 2,11 2,11
2,1 2,1
10,5 10,26 2,09
10,06 9,98 2,08
10 2,076
2,07
9,5 2,06
2,05
9 2,04
Mélange à 0% cal Mélange à 10% cal Mélange à 15% cal Mélange à 20% cal

Teneur en eau (%) Densité sèche

Figure 16. - Histogramme des variations de Proctor

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30
Au regard de cette Figure 16, une augmentation de la masse volumique sèche du matériau
latéritique à chaque proportion de mélange est constée. Elle varie de 2,076 g/cm3 pour la latérite
crue, de 2,10 g/cm3 pour le mélange de 10 % de concassé, de 2,11 g/cm3 pour le mélange de 15%
et de 2,13 g/cm3 pour le mélange de 20 %. Par contre, la teneur en eau optimum Proctor (Wopt)
ne suit pas cet ordre de variation. Elle évolue de manière décroissante ; de 11,40 % de la latérite
naturelle elle passe à 9,98 % de la latérite améliorée à 20 % de calcaire. Cette augmentation et
diminution respectives des masses volumiques sèches et des teneurs en eau sont dues au
renforcement du « squelette » du matériau naturel et à la diminution de la proportion de fines par
l’apport du calcaire concassé.
Par ailleurs la masse volumique sèche du lithostab est en général fonction du pourcentage de
calcaire concassé utilisé pour l’amélioration du graveleux latéritique. En effet, la masse volumique
sèche est plus élevée pour les mélanges à 20 %.
4.2.3. - Variation de la Portance en fonction des mélanges
La Figure 17 donne l’évolution de la portance CBR à 90 %, 95 % et à 100 % de l’OPM de la
latérite crue et de la latérite améliorée à 10 %, 15 % et 20 % de calcaire.

180
169,54

160
148,62

140 130,71
Mélange à
0% cal
120

99,85
100 Mélange à
87,56
10% cal
CBR (%)

81,03
80
64,53

60
57,2 Mélange à
51,78
15% cal
43,5
40,64
36,73
40
Mélange à
20 20% cal

0
90% 95% 100%
% à l'optimum Proctor modifié

Figure 17. - Histogramme de variation du CBR des différents mélanges


Les indices portants CBR (après 4 jours d'immersion) sont une fonction croissante de la proportion
de calcaire concassé. La plage de variation à 95 % de l’OPM (64,53 de 0 % à 99,85 à 20 % de
calcaire) est relativement importante. Le renforcement du « squelette » a permis l’amélioration des
indices portant CBR et tous les 3 mélanges répondent aux spécifications du CEBTP (CBR > 80)
pour être utilisé en couche de base. La valeur du CBR obtenue à 20 % par rapport aux autres,
s’explique par le fait que les densités sèches des mélanges à 0%, 10 % et 15 % sont inférieures à
celles des mélanges à 20 %.

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31
La relation entre la densité sèche à l’Optimum Proctor Modifié et l’indice portant CBR est due au
fait que plus le matériau est dense, moins il contient des vides. Cela entraîne que le matériau est
très consolidé. Le poinçonnement nécessite alors une force de plus en plus importante et cela s’en
ressent au niveau de l’indice portant CBR.
Ce phénomène résulte des différences de poids spécifique entre les deux composants ; la compacité
devient de plus en plus importante avec l'ajout du calcaire. Ceci peut être dû à la cimentation
provenant de la chaux présente dans le calcaire. Cet effet de cimentation va augmenter le
frottement interne et conférer de la cohésion entre les grains du matériau latéritique le rendant ainsi
plus compacte.
4.2.4. - Variation des limites d’Atterberg en fonction des mélanges

La Figure 18 montre l’évolution des limites de consistance après compactage des différents
mélanges.

45

40 38,5

35,69 36
35,15
35
Teneur en eau (%)

30

24,75
25
22,05
20,81
20,16
20
15,53
14,34 13,95
15 13,75

10

0
Limites de liquidité (%) Limites de plasticité (%) Indices de plasticité (%)
Mélange à 0% cal Mélange à 10% cal Mélange à 15% cal Mélange à 20% cal

Figure 18. - Histogramme de variation des limites d’Atterberg après compactage


Pour le cas des limites d’Atterberg, la remarque est qu’à l’exception du mélange à 10 % de calcaire,
la limite de liquidité (WL), de même que la limite de plasticité (WP) augmentent progressivement.
Ainsi, la limite de liquidité varie de 35,69 % dans la grave latéritique naturelle à 38,5 % dans le
mélange de 20 % de concassé et pour la limite de plasticité, elle connait globalement une hausse
de 20,16 % dans la grave latéritique à 24,75 % pour un taux de 20 % de concassé. Malgré cette
augmentation, l’indice de plasticité quant à lui connait une diminution. En effet, il passe de 15,53
% dans la grave latéritique crue à 13,75 % après ajout de 20 % de concassé de calcaire.
L’augmentation des teneurs en eau aux frontières pourrait s’expliquer par l’effet du compactage
qui génère des fines. Le calcaire, la nature de ses fines, réagisse avec la fraction argileuse de la
latérite jusqu’à une diminution de sa plasticité. Le calcaire dope la latérite et diminue sa plasticité.

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32
Le Tableau 18 donne le contenu des essais et les résultats obtenus sur les différents mélanges.
Tableau 18. - Synthèse des résultats de la litho avec différentes proportions de mélange
Analyse Granulométrique
Proctor
pourcentage des passants Limites Atterberg Gonfl
modifié
Nature de (%) emen
l'échantillon
𝐼 𝐶𝐵𝑅 t
0,08 10 Dmax 𝜌𝑑𝑚𝑎𝑥 à 95% (%)
2mm WL Wp IP 𝑊𝑂𝑃𝑀
mm mm (40) g/cm3 𝑂𝑃𝑀
(%)

Latérite crue
14,37 25,35 63,5 100 33,8 19,6 14,2
avant CBR

Latérite crue 11,4 2,07 64,53 0,008


16,85 40,18 85,3 100 35,69 20,16 15,53
après CBR

Mélange à 10%
13,03 24,03 64,5 100 _ _ _
cal avant CBR

Mélange à 10% 10,26 2,1 81,03 0,004


14,13 32,78 78 100 35,15 20,81 14,34
cal après CBR

Mélange à 15%
10,62 26,65 64 100 _ _ _
cal avant CBR

Mélange à 15% 10,06 2,11 87,56 0,004


12,00 32,13 77 100 36 22,05 13,95
cal après CBR

Mélange à 20%
10,85 24,93 62,5 100 _ _ _
cal avant CBR

Mélange à 20% 9,98 2,13 99,85 0,004


11,02 29,62 75 100 38,5 24,75 13,75
cal après CBR

Conclusion
Les résultats obtenus dans ce chapitre montrent que l'application de la technique la litho
stabilisation au calcaire de Bandia est une solution pour l'utilisation des graveleux latéritique de
Sindia en couche de base. La litho stabilisation modifie les propriétés géotechniques des sols traités
et les rend aptes à certaines utilisations routières. A 10 % de calcaire la valeur recommandée par
le CEBTP est vérifiée (81,03 à 95 % de l’OPM supérieur à 80), d’où la possibilité de son utilisation
en coche de base. Néanmoins, on juge cette valeur très limite, de ce fait on recommande
l’utilisation de la latérite améliorée à 15 % de concassé de calcaire et pour plus de sécurité en terme
de performance la latérite litho stabilisée à 20 % de calcaire de la classe 5/20.
Cependant pour rendre accroitre les performances des lithostabs l’application de l’amélioration au
ciment sera étudiée dans le chapitre qui suit.

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Chapitre 5.- L’amélioration au ciment des lithostabs
Introduction
Le ciment incorporé à un sol développe un réseau de liaisons entre les grains qui les composent.
La réaction d’hydratation du ciment présente l’avantage d’une évolution rapide, ce qui permet
d’obtenir les résistances mécaniques nécessaires dans un délai court. Au regard de ses possibilités
d’emplois et de performances, il y a donc un grand intérêt à considérer l’amélioration du lithostab
au ciment comme une technique remarquablement efficace. L’objectif de ce chapitre est de voir le
ciment amélioré les caractéristiques initiales des graveleux latéritique litho stabilisés en lui
conférer des propriétés mécaniques de qualité supérieure. Cela permettra l’utilisation du lithostab
amélioré au ciment en construction routière sous trafic lourd.
5.1. - Caractérisation des matériaux améliorés au ciment
Dans ce présent travail, une amélioration au ciment CEM II/B-LL 42,5R (NORME NS 02-006,
EN 197-1 2011) sera appliqué sur les trois mélanges étudiés dans le chapitre 4 (latérite + 10%,
15% et 20% de calcaire). Les dosages d’expérimentation (Figure 19) seront de 1 %, 2 % pour
chaque mélange et de 2.5 % pour le mélange latérite + 20 % de calcaire. L’hydratation du ciment
(KIKONE, 2016) crée un feutrage qui immobilise les éléments des matériaux les uns par rapport
aux autres et leur confère une cohésion. Les propriétés mécaniques des lithostab seront en effet
bouleversées et on notera un accroissement de leur résistance.

Figure 19. - Mélange du lithostab et du ciment

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5.1.1. - Caractéristiques de compactage et de portance
 Evolution des densités sèches des mélanges améliorés à plusieurs pourcentages de
ciment
L’évolution de la densité sèche des lithostabs améliorés au ciment aux différents dosages est
représentée par la Figure 20.

2,15

2,10
Masse volumique séche (g/cm3)

2,05

2,00

1,95

1,90

1,85

1,80
8,91 9,72 11,72 12,64
Teneur en eau (%)
Mélange à 20% cal +2% cim Mélange 20%+2.5%cim Mélange 20% cal +1% cim
Mélange à 10% cal +2% cim Mélange à 10% cal+1% cim Mélange à 15% cal +1% cim
Mélange à 15% cal +2% cim

Figure 20. - Courbe Proctor modifié des lithostabs en fonction des différents dosages
L’amélioration au ciment fait varier la valeur de la densité sèche optimale. Une évolution
irrégulière (en dents de scie) est notée. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il n’y a pas de
modifications majeures sur la granulométrie. Nous retenons aussi que la teneur en eau varie
beaucoup en fonction du pourcentage d’amélioration. Le graphe nous montre également que la
masse volumique sèche maximale est atteinte (ρdmax = 2,13 (g/cm3) et w =11,11 %) lorsqu’on
améliore à 2 % de ciment le mélange latérite + 20 % de calcaire. La diminution de la densité sèche
optimale par la suite est due au faible poids volumique du ciment.
A partir de ces courbes, il a été déterminé la teneur en eau optimale et la densité sèche maximale
correspondantes pour chaque dosage, qui permettraient de procéder à l’essai CBR.
 Evolution de la portance CBR avec l’amélioration au ciment
Les lithostabs qui ont servi à l’essai CBR ont été pesés au préalable tout en respectant le taux
d’amélioration du ciment. Après trois jours de cure et quatre jours d’immersion, nous avons
procédé au poinçonnement des moules. Les indices CBR et de compacité, à 95 % de l’Optimum
Proctor Modifié (Figure 21), ont été tracées pour les différents échantillons améliorés à 1 et 2 %
de ciment.

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Figure 21. - Evolution de l’indice portant CBR et de la compacité à 95 % OPM des lithostabs
améliorés à 1 et 2 % de ciment
Les résultats obtenus montrent que la portance du CBR et la compacité croient en fonction du taux
d’amélioration au ciment. L’amélioration à 2 % est celle qui apporte la meilleure résistance.
L’allure croissante de l’évolution de la portance CBR en fonction du taux d’amélioration confirme
les résultats des recherches antérieures sur la litho stabilisation (Chapitre 4). Cependant la relation
entre la portance des lithostabs améliorés et leurs densité sèche maximale n’est pas établie. Le
dosage en ciment grâce à sa propriété de prise hydraulique fait que le mélange sol-ciment soit très
cohérent et dur. L’indice portant CBR satisfait les spécifications exigées (supérieur à 160 à 95 %
OPM) pour les couches de base avec les lithostabs suivants :
 Latérite + 15 % de calcaire amélioré à 2 % de ciment
 Latérite + 20 % de calcaire amélioré à 1 et 2 % de ciment
Le Tableau 19 résume les résultats de compactage et de portance obtenus sur les différents
lithostabs améliorés au ciment.
Tableau 19. - Résultats des essais Proctor et CBR sur les lithostabs améliorés au ciment
Proctor et CBR
% Calcaire 10 15 20 20

% ciment 1 2 1 2 1 2 2,5

Teneur en eau optimale (%) 11,35 11,04 11,89 10,47 11,54 11,11 11,56

Densité sèche 2,07 2,08 2,09 2,1 2,08 2,13 2,12

Compacité à 95% OPM (%) 95,65 96,12 96,01 97,32 96,87 98,11 _

CBR après imbibition à 95% OPM 108,03 136,88 124,96 173,61 162,52 215,15 _

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5.1.2. - Caractéristiques mécaniques
Le CBR devient imprécis dès que les valeurs de poinçonnement dépassent 200 à 300%. L’essai de
résistance à la compression et à la traction sont alors vivement recommandé pour apprécier les
performances des matériaux. Cependant le matériau amélioré doit satisfaire aux exigences de
résistance suivantes (CEBTP, 1984) :
La résistance à la compression simple (Rc), après 7 jours de cure à l’air des éprouvettes
paraffinées (Figure 22), doit être supérieure à 18 bars (1,8 MPa) et inférieure à 30 bars (3 MPa).
Dans les mêmes conditions, la résistance à la traction (Rt) mesurée par compression diamétrale
(essai Brésilien) doit être supérieure à 3 bars (0,3 MPa).
La résistance à la compression simple (R’c) sur éprouvette ayant subi 3 jours de cure à l’air et 4
jours d’immersion dans l’eau doit être supérieure à 5 bars (0,3 MPa).
Dans le cas de l’amélioration comme de la stabilisation, les éprouvettes seront réalisées
conformément aux modes opératoires du CEBTP (détermination de la densité sèche maximale et
de la teneur en eau optimale dans les moules Proctor ou CBR - poinçonnement sur moulages CBR
- écrasements sur moulages Proctor (0/20) ou sur moulages CBR (O/D si D > 20 mm).

Figure 22. - Eprouvettes pour la caractérisation mécanique


 Essai de compression simple - NF EN 13286-41
Pour la réalisation de l’essai, des éprouvettes de dimension 15,2/12,7 sont confectionnées avec le
lithostab 8020LC (80 % de latérite + 20 % de calcaire) amélioré à 2 % et 2,5 % suivant la même
procédure que celle du Proctor modifié mais avec une énergie de compactage de 35 coups. Après
le compactage l’éprouvette est ensuite démoulée, paraffinée et soumise à une cure de 7 jours à
l’air. La résistance à la compression (Rc) est donnée par l’équation :
F
RC  [Eq. 5. 1]
AC
Où : Rc est la résistance à la compression de l’éprouvette en newtons par millimètre carré (N/mm2)
F est l’effort maximal supporté par l’éprouvette en newtons (N) ;
Ac est la surface de section transversale de l’éprouvette en millimètres carrés (mm2).

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 Essai de traction par fendage - NF EN 12390-6
Le but de l’essai est de connaitre la résistance à la traction de l’éprouvette (Ep 15,2/12,7) du
lithostab-ciment (8020LC). On procède généralement par essai de fendage sur éprouvette
cylindrique. Dans cet essai, on applique à l’éprouvette un effort de compression le long de deux
génératrices opposées. Cet effort de compression induit des contraintes de traction dans le plan
passant par ces deux génératrices. La rupture, due à ces contraintes de traction, se produit dans ce
plan.
La résistance en traction par fendage est donnée par l’équation suivante :
2F
Rt  [Eq. 5. 2]
 d L
Où : Rt est la résistance en traction par fendage en newtons par millimètre carré (N/mm2) ;
F est la charge maximale, en newtons ;
L est la longueur de la ligne de contact de l’éprouvette, en millimètres (mm) ;
d est le diamètre nominal de l’éprouvette, en millimètres (mm).
Dans le Tableau 20 sont regroupés les résultats expérimentaux des essais d’écrasement réalisés
sur les éprouvettes de lithostab 8020LC, après 7 jours de cure (Rc et Rt) et ceux ayant subi 3 jours
de cure à l’air et 4 jours d’immersion dans l’eau (R’c). On constate globalement une augmentation
des résistances à la compression simple (Rc, R’c) et à la traction indirecte (Rt) proportionnellement
à la dose de ciment.
Tableau 20. - Résultats des essais mécaniques (Rc, R’c et Rt)
Rc MPa Rt MPa Rc’ MPa
Ciment 2% 2,5 % 2% 2,5 % 2% 2,5 %
Force à la rupture (N) 30161 35403 8759 10207 19043 24484
Résultats à 7 jours 1,663 1,952 0,289 0,368 1,05 1,350
Spécification CEBTP
(1984)
1,8 < RC < 3,0 > 0,3 > 0,5
Le critère géomécanique d’un « amélioration efficace » au ciment (condition : 1,8 MPa < Rc < 3
MPa, Rt > 0,3 MPa et R’c > 0,5 MPa à 7 jours d’âge) est rempli pour le dosage de 2,5 % de ciment.
Conclusion
Un matériau amélioré au ciment, pour être utilisé en couche de base d’une structure de chaussée
sous trafic lourd doit avoir de bonnes performances mécaniques et de portance. L’application de
l’amélioration des lithostabs avec du ciment dans ce chapitre a influencé considérablement les
caractéristiques de portance et mécaniques des lithostabs. Ces derniers améliorés au ciment sont
plus résistants que les lithostabs sans ciment. Le ciment a créé un réseau de liaisons entre les grains
des lithostabs permettant ainsi d’améliorer ses propriétés.
Apres étude il est noté que l’amélioration des lithostabs à un taux de 2 % a offert de très bonnes
portances CBR. Par contre après le contrôle des résistances à la compression et à la traction le taux
d’amélioration optimale retenu pour le concassé et le liant est de 20 % de calcaire et 2,5 % de
ciment.

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Chapitre 6.- Analyse économique
Introduction
L'analyse économique revêt une importance capitale dans la prise de décision sur l'utilisation d'une
technique de construction routière. Pour cela il est tout à fait nécessaire de faire des études
financières pour une bonne comparaison des différentes variantes proposées.
L'étude économique portera sur des formulations suivantes :
 8020LC (80 % de latérite + 20 % de calcaire) ;
 8515LC + 2 % Cim (85 % de latérite + 15 % de calcaire amélioré à 2 %de ciment) ;
 8020LC + 2 % Cim (80 % de latérite + 20 % de calcaire amélioré à 2 % de ciment) ;
 8020LC + 2,5 % Cim (80 % de latérite + 20 % de calcaire amélioré à 2,5 %de ciment).
6.1. - Hypothèses de calcul
Nous posons un certain nombre d'hypothèses pour mener à bien cette évaluation financière que
nous tentons de faire. Elles sont les suivantes :
 Le coût sera évalué pour un kilomètre (1 km) de route pour chaque variante (lithostab non
amélioré, et lithostab amélioré à 2 et 2,5 % de ciment).
 La couche de base de la route aura les caractéristiques suivantes : largeur 7 m comprenant
2 voies de 3, 5 m et une épaisseur de 20 cm ;
 Un coefficient de foisonnement (Cf) de 25 % sera considéré pour le calcul du volume de
matériau.
 Les différents prix employés sont ceux utilisés de façon générale au niveau du marché par
les entreprises.
 Les prix de transports ne sont pas tenus en compte de l’analyse.
6.2. - Prix des matériaux sur le marché
Les prix fixés par les entreprises SODVIT SA, DANGOTE et sont de l’année 2019 (Tableau 21).
Tableau 21. - Prix des matériaux
Matériaux Prix francs CFA
Latérite (m3) 1250
Calcaire (m3) Classe

5/10 8000
10/20 8000
Ciment (t) 55560
6.3. - Devis quantitatifs et financières
Vc : Volume compacté
Vf : Volume foisonné
Cf : Coefficient de foisonnement
Mm : Masse des matériaux
P : Prix

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 8020LC (Latérite + 20 % de calcaire)
Les masses volumiques maximales des matériaux sont respectivement pour la latérite et le calcaire
: ρlat =2076 kg/m3 et ρcal =2250 kg/m3.
Vc  7  0,20 1000  1400 m3
Vf  VC  Cf  14001,25  1750 m3
0.80  Mm 0.20  Mm
Vlat  et VCal 
 Lat Cal

Mm  Vf   0.8  lat  0.20  Cal 


 

 
Mm  1750  0.8  2076  0.20  2250  3693900Kg

0.80  3693900 0.20  3693900


Vlat   1423.46  1424 m3 et VCal   328.3 m3
2076 2250
Plat  14241250  1780000FCFA et Pcal  328.3  8000  2626400FCFA
PTotal  1780000 2626400  4406400FCFA
 8015LC + 2 % Cim (Latérite + 15 % calcaire + 2 % ciment)
Les masses volumiques maximales des matériaux sont respectivement pour la latérite, le calcaire
et le ciment : ρlat =2076 kg/m3 ; ρcal =2250 kg/m3 et ρCim =3100 kg/m3.
0.80  Mm 0.15  Mm 0.02  Mm
Vlat  ; VCal  et VCim 
 Lat Cal Cim

 
Mm  1750  0.83  2076  0.15  2250  0.02  3100  3714515 Kg

0.83 3714515 0.02  3714515


Vlat   1485.06  1486 m3 ; VCim   23.96  24 t
2076 3100
0.15  3715515
VCal   247.6 m3
2250
Plat  14861250  1857500FCFA ; Pcal  247.6  8000  1980800FCFA
Pcim  24 55560  1333440FCFA
PTotal  1857500 1980800 1333440  5171740FCFA
 8020LC + 2 % Cim (Latérite + 20 % calcaire + 2 % ciment)
0.80  Mm
Vlat  ; VCim  0.02  Mm
 Lat  Cim

 
Mm  1750   0.78  2076  0.20  2250  0.02  3100

Mm  3729740Kg

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40
0.78  3729740 0.20  3693900
Vlat   1401.34  1402 m3; VCal   328.3 m3
2076 2250
0.02  3729740
VCim   24.06  24 t
3100
Plat  14021250  1752500FCFA ; Pcal  328.3  8000  2626400FCFA ;
Pcim  24 55560  1333440FCFA
PTotal  1752500 2626400 1333440  5712340FCFA
 8020LC + 2,5 % Cim (Latérite +20 % calcaire +2,5 % ciment)
Mm  1750 0.775 2076 0.2  2250 0.025 3100  3738700Kg
0.775 3738700 0.025 3738700
Vlat   1395.71  1396 m3 ; VCim   30.15t
2076 3100
0.20  3665900
VCal   337.8 m3
2170
Plat  13961250  1745000FCFA ; Pcal  328.3  8000  2626400FCFA
PCim  30 55560 3  2778  1675134FCFA
PTotal  1745000 2626400 1675134  6046534FCFA

Le coût; 6 046 534

Le coût; 5 712 340

7 000 000
Le coût; 5 171 740
6 000 000
COût (Fcfa)

5 000 000 Le coût; 4 406 400

4 000 000

3 000 000 8020LC +2,5% Ciment

8020LC +2% Ciment


2 000 000
8515LC +2% Ciment
1 000 000
8020LC
0
Le coût Les variantes

Figure 23. - Coût de réalisation d’une couche de base d’un km de chaussée réaliser avec les
variantes

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Conclusion
L’estimation financière nous a permis de voir qu’une chaussée dont la couche de base est effectuée
avec la technique de la litho stabilisation pour la formulation 8020LC coûterai 4406400 francs CFA.
Le coût passe de ce dernier à 6046534 francs FCFA pour une chaussée dont la couche de base est
réalisée avec la même variante mais améliorée à 2,5 % de ciment. Aujourd’hui pour nos pays en voie
de développement, il serait plus rentable dans le but d'optimiser les investissements d'utiliser la
technique de la litho stabilisation qui donne de bon résultat en terme de performance et à des couts
modérés.
Cependant compte tenu du niveau de trafic de plus en plus sévère la formulation 8020LC + 2,5 %
ciment offre les meilleures performances mécaniques et elle est techniquement plus judicieuse car
pouvant supporter tous les trafics.
En se basant sur les prescriptions techniques les propositions suivantes pourraient être faites :
Tableau 22. - Propositions de solutions
Lithostabilisation Lithostab amélioré
Trafic 8515LC 8020LC 8515LC+2 % 8020LC+2 % 8020LC+2,5
Ciment Ciment % Ciment
T1 xx x xx x xxx
T2 xx x xx x xxx
T3 xx x xx x xxx
T4 xx x xxx
T5 xxx

x : Techniquement acceptable
xx : Techniquement acceptable et plus économique que l'autre solution.
xxx : Formulation qui offre les meilleures caractéristiques en terme de performance pour les
assises de chaussée sous trafic lourd. Elle est techniquement acceptable mais moins économique
que les autres solutions.

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42
Conclusion générale et perspectives
Devant la raréfaction des matériaux de bonne qualité, nombreuses furent les recherches pour
trouver des méthodes palliatives afin de répondre à la demande sans cesse croissante rencontrée
lors de l’élaboration des couches de chaussée. De là, est sorti l’idée ce présent projet de fin d’étude
qui a porté sur la technique de la litho stabilisation au calcaire de Bandia et l’amélioration au
ciment de la latérite de Sindia. L’étude a eu dès le départ comme ambitions d’aboutir à des résultats
qui permettraient l’utilisation de ces matériaux reconstitués et améliorés en construction routière
pour tous types de trafic en général et pour les trafics lourds en particulier.
La recherche documentaire a permis d’avoir les caractéristiques requises pour les matériaux de
chaussées et de parcourir les techniques de la litho stabilisation et l’amélioration au ciment
actuellement utilisés en construction routière. Les essais au laboratoire ont montré que les
graveleux latéritiques de Sindia ont de faible portance (Indice CBR après 4 jours d’immersion égal
à 64,53 à 95% de l’OPM) pour être utiliser en couche de base, d’où la nécessité d’une étude
d’amélioration de ses performances. L’étude de l’évolution de la granulométrie de la latérite crue
sous compactage CBR a montré aussi que les graveleux latéritiques étudiés sont sensibles à
l’énergie de compactage qui leur est appliquée. L’augmentation de la proportion des particules
plus fines qui accompagne le compactage a été mis en évidence par l’analyse de l’ensemble des
fractions granulaires.
L’application de la litho stabilisation à 10 %, 15 % et 20 % de calcaire de la classe 5/20 a permis
d’augmenter significativement la capacité portante de la latérite crue. Le CBR de la latérite crue
passe de 64,53 à 99,95 à 20 % de calcaire. Du point de vue compactage, cette technique à améliorer
la densité sèche d’où un gain en compacité. Les résultats des limites d’Atterberg montrent que des
ajouts respectifs de 10 %, 15 % et de 20 % de calcaire permettent d’abaisser l’indice de plasticité
(IP) de ces graveleux latéritiques en dessous de 15, seuil pour leur utilisation en couche de base.
L’étude réalisée a permis de définir un pourcentage optimum de 20 de la classe 5/20 qui donne les
meilleures performances.
L’application de l’amélioration au ciment des lithostabs aux pourcentages de 1 %, 2 % et 2,5 %
dans le but de leurs conférés des propriétés mécaniques de qualité supérieure pour être utiliser sous
trafic lourd a été acquis. L’hydratation du ciment crée un feutrage qui immobilise les éléments des
matériaux les uns par rapport aux autres et leur confère une cohésion. Les propriétés mécaniques
des matériaux sont en effet bouleversées et il est noté un accroissement de leur résistance.
Les résultats obtenus ont montré que l’amélioration à 20 % pour le concassé de calcaire et 2.5%
pour le ciment est celle qui offre les meilleures caractéristiques de portance (CBR > 160) et de
résistances (Rc = 1,952 MPa, Rt = 0,368 et R’c = 1,350). Cependant l’évaluation financières ainsi
que les caractéristiques de performance obtenus peuvent justifier l’utilisation de la latérite
lithostabilisée et des lithostabs améliorés au ciment en construction routière.
A la lumière de cette étude, ne serait-il pas pertinent de le compléter en déterminant les modules
d’élasticités et de le sanctionné par un dimensionnement ? D’étendre cette étude à d’autres
carrières et à différents dosages (concassé ou autre types de matériaux locaux et ciment) afin de
confirmer et de mettre les résultats sous forme de base de données ce qui permettrait une utilisation
plus aisée des résultats obtenus ? Ou tout simplement encourager les étudiants à faire des travaux
de recherche autour de ce thème afin d’arriver un jour à mettre sur pieds une formule empirique
ou un abaque qui permettent à base des caractéristiques intrinsèques de la latérite et du concassé
de déterminer le taux d’amélioration.

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44
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KANE, A. (1999). - La litho stabilisation du silexite par de la latérite en couche de base - Projet
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et ouvrages d’art, Institut International d’Ingénierie - 122 pages.

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45
Annexes
Annexe 1. - Caractéristique géotechnique du graveleux latéritique cru de Sindia et du concassé
calcaire de Bandia.

Annexe 1. 1. - Fuseau recommandé par le CEBTP 1984

% Passants
Diamètres (mm) Borne Borne supérieure
inférieure
50 100 100
40 95 100
31,5 85 100
20 60 90
10 35 75
5 20 50
2 12 40
1 10 35
0,5 7 20
0,08 4 20

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46
UFR-SI Annexe 1. 2. - Essai granulométrique par tamisage

Client: Mémoire M2 GGT Echantillon: Latérite crue avant et après CBR


Opérateur : Mouhamed & Mohamadane Norme opératoire: NFP 94-056
Date et heure: 08/04/2019 à 11h
Poids initial sec (g): 6000
Schémas/Remarques A NOTER :
Le refus maximum admissible sur chaque
tamis doit être inférieur à :
- 100 g si d < 1 mm

(𝐷30 )² 𝐷60
𝐶𝑐 ⇒ 𝐶𝑢 =
𝐷60 × 𝐷10 𝐷10
%
Passants
% Refus % Passants cumulés
Modules AFNOR φ Tamis en mm Refus cumulés cumulés
cumulés après C.B.R
avant
CBR
48 40 0 0,00 100,00 100,00
46 31,5 59 0,98 99,02 100,00
44 20 763 12,72 87,28 100,00
42 12,5 1708 28,47 71,53 92,57
40 8 2763 46,05 53,95 77,88
38 5 3598 59,97 40,03 62,77
36 3,15 4189 69,82 30,18 48,87
34 2 4479 74,65 25,35 40,18
32 1,25 4645 77,42 22,58 34,27
30 0,8 4736 78,93 21,07 30,72
28 0,5 4795 79,92 20,08 27,88
26 0,315 4859 80,98 19,02 25,33
24 0,2 4930 82,17 17,83 22,58
22 0,125 5070 84,50 15,50 19,13
20 0,08 5138 85,63 14,37 16,85

Lat crue Avant CBR Borne inférieure


Borne supérieure Lat crue Après C.B.R
Pourcentage des passants cumulés (%)

100,00 Cailloux Gravier Gros Sable Sable Fin Silt


90,00
80,00
70,00
60,00
50,00
40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
100 10 1 0,1 0,01
Diamètre des tamis et passoires (mm)

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UFR-SI Annexe 1. 3. - Limites d'Atterberg - Méthode à la coupelle avant CBR
Echantillon: Latérite crue avant C.B.R
Norme opératoire : NF P 94 -051
Client: Mémoire M2 GGT
Opérateur Mouhamed & Mohamadane Echantillon: Sol naturel
Poids initial sec (g) : 1500
Date et heure:
Schémas/Remarques
Echantillonnage Broya
Préparation : * Echantillonneur Prélèvement compact ge
Tamisage: à sec *Par lavage
Séchage A faire (au moins 8h à 50 NFP 94-
: NFP 94-050 +/- 5°C 049-1
(Micro-
* Etuve (au moins 4h à 105 +/- 5°C) onde)
Paramètres d'état initiaux
Teneur en eau naturelle ωn
Proportion pondérale C de la fraction 0/ 0,04mm

Mode opératoire Détermination des teneurs en eau: Micro-onde (NFP 94-049-1)


* Etuve (NF XP 94-060-
1, 24h à 105 +/- 5°C)

Limite de plasticité Wp
Limite de liquidité WL

N° tare I4 C6 D8 I6 A5 C11
Poids total humide (g) 37,4 33,9 41,4 34,1 16,9 18,7
Poids total sec (g) 28,39 25,9 31,7 26,4 14,6 16,1
Poids tare (g) 2,8 2,8 2,7 2,8 2,9 2,8
Poids de l'eau (g) 9,01 8 9,7 7,7 2,3 2,6
Poids sec (g) 25,59 23,1 29 23,6 11,7 13,3
34,63 33,4482 19,5
Teneur en eau (%) 35,209 2 8 32,627 19,66 5
Nombre de coups N 15 21 28 32 19,60

RESULTATS
35,5

35 𝜔𝐿 = 33,8
y = -0,1528x + 37,645
34,5 𝜔𝑃 =19,6
Teneur en eau (%)

34
Indice de plasticité
33,5
𝐼𝑃 = 𝜔𝐿 − 𝜔𝑃
33
𝐼𝑃 =14,2
32,5
Indice de consistance du sol
32 naturel
10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 𝐼𝐶 = (𝜔𝐿 − 𝜔𝑛 )/𝐼𝑝
Nombre de coups N
𝐼𝑐 =2,16

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Annexe 1. 4. - Limites d'Atterberg - Méthode à la coupelle après
UFR-SI CBR
Echantillon: Latérite crue après C.B.R
Client: Mémoire M2 GGT Norme opératoire: NF P 94 -051
Opérateur Mouhamed & Mohamadane Echantillon: Sol naturel
Date et heure: Poids initial sec(g) : 1500

Schémas/Remarques

Echantillonnage Broyage
Préparation : * Echantillonneur Prélèvement compact
Tamisage: à sec *Par lavage
Séchage A faire (au moins 8h à 50 +/-
: NFP 94-050 5°C NFP 94-049-1
* Etuve (au moins 4h à 105 +/- 5°C) (Micro-onde)
Paramètres d'état initiaux
Teneur en eau naturelle
ωn
Proportion pondérale C de la fraction 0/ 0,04mm
Mode opératoire Détermination des teneurs en eau: Micro-onde (NFP 94-049-1)
* Etuve (NF XP 94-060-1,
24h à 105 +/- 5°C)
Limite de liquidité Wl Limite de plasticité Wp
N° tare A1 B1 I2 C5 I5 I8
Poids total
humide (g) 28,4 27,9 37,6 31,1 11,2 10,5
Poids total sec (g) 21,6 21,3 28,5 23,7 9,8 9,2
Poids tare (g) 2,7 2,8 2,9 2,8 2,8 2,8
Poids de l'eau (g) 6,8 6,6 9,1 7,4 1,4 1,3
Poids sec (g) 18,9 18,5 25,6 20,9 7 6,4
Teneur en eau
(%) 35,98 35,68 35,55 35,41 20 20,31
Nombre de coups
N 18 24 29 32 20,16

36,10 RESULTATS
36,00

35,90 y = -0,0395x + 36,668 𝜔𝐿 = 35,69


Teneur en eau (%)

35,80 𝜔𝑃
35,70
= 20,16
Indice de plasticité
35,60 𝜔𝐿 = 35,69 𝐼𝑃 = 𝜔𝐿 −
à 25 𝑐𝑜𝑢𝑝𝑠 𝜔𝑃
35,50
𝐼𝑃 =15,53
35,40
Indice de consistance du
35,30 sol naturel
10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 𝐼𝐶 = (𝜔𝐿 −
Nombre de coups N 𝜔𝑛 )/𝐼𝑝
𝐼𝑐 =2,10

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49
Annexe 1. 5. - Valeur au bleu de méthylène
N° ESSAI 1 2
Détermination du
coefficient (C) Masse initiale sur le 0/40 (g) 2000 2000
Masse de refus sur le 0/40 (g) 1220 1267
Pourcentage de passant au tamis 5mm 39,00 36,65
Contenant A8 I2
Teneur en eau (en Poids tare (g) 2,8 2,9
%) Poids total humide (g) 70,6 76,8
Poids total sec (g) 69,2 75,2
Poids de l'eau (g) 1,4 1,6
Teneur en eau (%) 2,11 2,21
Poids du prise d'essai (g) 50 50
Masse sèche 48,97 48,92
Volume de bleu injecté 25 25
Valeur au bleu de
Méthylène Masse de Bleu 0,25 0,25
0,51 0,51
Valeur de Bleu de Méthylène 0,20 0,19
Moyenne VBS 0,2

Annexe 1. 6. - Poids spécifique (Kg/m3) de la Annexe 1. 7. - Teneur en eau et Teneur en


latérite crue matière organique de la latérite crue

N° Tare B D P2
Poids tare (g) 77 68 67
Essai n° 1 2 Poids du sol humide + tare
(g) 772 677 864
Pycnomètre (P1) 122,6 122,6
Poids du sol sec + tare (g) 751 660 841
Pycnomètre+ Eau (P2) 370,2 370,5 Poids de l'eau (g) 21 17 23
Pycnomètre + Prise d'essai Poids du sol sec (g) 674 592 774
(P3) 172,6 172,8 Teneur en eau (%) 3,1 2,9 3,0
Pycnomètre + Prise d'Essai+ Teneur en eau moy (%) 3,0
Eau (P4) 402 402,6 Poids du sol calciné + tare
(g) 730 641 821
Température (°c) 25 Poids de la matière
Densité de l'eau utilisée organique (g) 21 19 20
(g/cm3) 0,99708 Poids du sol calciné (g) 653 573 754
Poids spécifique ((P3-
2,739 2,76
P1)*d/(P3+P2-P4-P1)) (en
g/cm3) Teneur en matière organique
(%) 3,2 3,3 2,7
Moyenne (γS (kg/m ) 3
2,752
Teneur en matière organique
moy (%) 3,1

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50
Annexe 1. 8. - Essai Proctor modifié
UFR-SI
Echantillon: Latérite crue
Client: Mémoire M2 GGT Norme opératoire: NFP 94-093
Opérateur : Mohamadane Mouhamed
6000 par
Date et heure: 12/04/2019 Poids initial sec (g) :
point

(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
Formules/Remarques 𝛾𝑑 ⇒ 𝑤𝑒𝑎𝑢 (%) = ×100
(𝑃𝑠 )
(1 + 𝜔)
Teneur en eau de
4 6 8 10 12
mouillage (%)
Eau de mouillage (cm3) 240 360 480 600 720
Poids du sol humide +
8664 9070 9319 9355 9337
moule (g)
Poids du moule (g) 3997 3997 3997 3997 3997
Densité
Poids du sol humide (g) 4667 5073 5322 5358 5340
Volume du moule
2304 2304 2304 2304 2304
(cm3)
N° Récipient A1 A2 X Y I5
Poids du Récipient (g) 80 77 63 68 79
Poids du sol humide +
785 637 582 542 660
Récip (g)
Teneur en eau
Poids du sol sec +
739 591 529 488 589
Récip (g)
Poids du sol sec (g) 659 514 466 420 510
Poids de l'eau (g) 46 46 53 54 71
Teneur en eau (%) 6,98 8,95 11,37 12,86 13,92
Masse volumique
2,03 2,20 2,310 2,326 2,32
humide (g/cm3)
Masse volumique sèche (𝑔/𝑐𝑚3 ) 1,89 2,02 2,07 2,06 2,03

2,08
2,07
Densité sèche

2,06 𝑤𝑶𝑷𝑴 = 11,4%


2,05 𝝆𝒅𝒎𝒂𝒙 = 𝟐, 𝟎𝟕𝟔 𝒈/𝒄𝒎𝟑 Résultats
2,04
2,03
2,02 Teneur en eau
2,01 11,4
optimum (%)
6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00
Densité sèche à
Teneur en eau (%) 2,076
PROCTOR Lat crue l'OPM

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51
Annexe 1. 9. - Essai CBR et mesure de gonflement
UFR-SI
Echantillon: Latérite crue
Norme opératoire : NFP 94-078
Client: Mémoire M2 GGT

Opérateur Mohamadane Mouhamed

Poids initial sec (g) : 3 × 6000


Date et heure:
𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN) 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)
C.B.R=Max{ ×100; ×100}
𝟏𝟑,𝟑𝟓 𝟏𝟗,𝟗𝟑

Résultats Proctor sur Lat crue


Teneur en eau optimum (%) 11,4
Densité sèche à l'OPM 2,076
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° B H6 J
Poids total humide (g) 9076 8912 8691
Tare du moule 3716 3631 3851
Poids matériaux humide (g) 5360 5281 4840
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,33 2,29 2,10
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,04 2,01 1,84
Compacité (%) 98,58 97,13 89,02
C.B.R 43,5 64,53 36,73
20
Charge appliquée (kN)

15

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

55 Coups 25 Coups 10 Coups

Lat crue

70
60
50
C.B.R

40
30
20
10
0
85 90 95 100
Compacité (%)

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52
Annexe 1. 10. - Mesure du coefficient d’aplatissement sur le concassé calcaire

Masse de l'échantillon soumis à l'essai Mo(g) 6000

Tamisage sur tamis à mailles carrées Tamisage sur tamis à fentes (NF P 18-561)

Ecartement Masse du Coefficient


Classes granulaires Masse de la classe
des grilles E passant Me d'aplatissement
(mm) granulaire Mg (g)
(mm) (g) 100*(Me/Mg)

16/20 3238 10 653 20,17


12,5/16 310 8 53 17,10

10/12,5 801 6,3 67 8,36

8/10 694 5 43 6,20

6,3/8 423 4 36 8,51

5/6,3 222 3,15 45 20,27

M=ƩMg 5688 M=ƩMe 897


15,77
Coefficient d'aplatissement global A= 100*(ƩMe/M)

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53
Annexe 2 1. - Application de la technique de lithostabilisation

UFR-SI Annexe 2.1. -Essai granulométrique par tamisage à 10 % de calcaire


Client: Mémoire M2 GGT Echantillon: Lat crue + 10 % cal avant et après CBR
Norme opératoire: NFP 94-056
Opérateur Mohamadane & Mouhamed
Date et heure: Poids initial sec (g): 6000
Schémas/Remarques
A NOTER :
Le refus
maximum
admissible sur
chaque
tamis doit être
inférieur à :
- 100 g si d <
1 mm

% Passants % Passants
% Refus cumulés avant cumulés après
Modules AFNOR φ Tamis en mm Refus cumulés cumulés CBR C.B.R
48 40 0 0,00 100,00 100,00
46 31,5 0 0,00 100,00 100,00
44 20 0 0,00 100,00 100,00
42 12,5 1406 23,43 76,57 86,35
40 8 2712 45,20 54,80 69,58
38 5 3636 60,60 39,40 54,25
36 3,15 4249 70,82 29,18 40,82
34 2 4558 75,97 24,03 32,78
32 1,25 4732 78,87 21,13 27,20
30 0,8 4819 80,32 19,68 23,60
28 0,5 4854 80,90 19,10 22,22
26 0,315 4946 82,43 17,57 18,77
24 0,2 5021 83,68 16,32 16,70
22 0,125 5147 85,78 14,22 15,07
20 0,08 5218 86,97 13,03 14,13

Lat +10% cal Avant CBR Borne inférieure Borne supérieure Lat +10% cal Après C.B.R
Cailloux Gravier Gros Sable Sable Fin Silt
Pourcentage des passants cumulés

100,00
90,00
80,00
70,00
60,00
(%)

50,00
40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
100 10 1 0,1 0,01
Diamètre des tamis et passoires (mm)

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54
UFR-SI Annexe 2.2. - Essai granulométrique par tamisage à 15 % de calcaire
Client: Mémoire M2 GGT Echantillon: Lat crue + 15 % cal avant et après CBR
Norme opératoire: NFP 94-056
Opérateur Mohamadane & Mouhamed
Date et heure: Poids initial sec (g): 6000
Schémas/Remarques
A NOTER :
Le refus
maximum
admissible sur
chaque
tamis doit être
inférieur à :
- 100 g si d <
1 mm

% Passants
% Refus % Passants cumulés cumulés après
Modules AFNOR φ Tamis en mm Refus cumulés cumulés avant CBR C.B.R
48 40 0 0,00 100,00 100,00
46 31,5 0 0,00 100,00 100,00
44 20 0 0,00 100,00 100,00
42 12,5 1439 23,98 76,02 83,32
40 8 2746 45,77 54,23 68,20
38 5 3676 61,27 38,73 53,17
36 3,15 4138 68,97 31,03 40,00
34 2 4401 73,35 26,65 32,13
32 1,25 4630 77,17 22,83 26,05
30 0,8 4732 78,87 21,13 21,48
28 0,5 4837 80,62 19,38 20,37
26 0,315 5024 83,73 16,27 17,42
24 0,2 5125 85,42 14,58 15,23
22 0,125 5260 87,67 12,33 13,48
20 0, 08 5363 89,38 10,62 12,00

Lat +15% cal Avant CBR Borne inférieure Borne supérieure Lat +15% cal Après C.B.R

100,00 Cailloux Gravier Gros Sable Sable Fin Silt


Pourcentage des passants cumulés (%)

90,00
80,00
70,00
60,00
50,00
40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
100 10 1 0,1 0,01
Diamètre des tamis et passoires (mm)

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UFR SI Mohamadane DIOP
55
UFR-SI Annexe 2.3. - Essai granulométrique par tamisage à 20 % de calcaire
Echantillon: Lat crue + 20 % cal avant et
Client: Mémoire M2 GGT après CBR
Norme opératoire : NFP 94-056
Opérateur Mohamadane & Mouhamed
Date et heure: Poids initial sec (g): 6000
Schémas/Remarques
A NOTER :
Le refus
maximum
admissible sur
chaque
tamis doit être
inférieur à :
- 100 g si d < 1
mm

% Passants % Passants
% Refus cumulés avant cumulés après
Modules AFNOR φ Tamis en mm Refus cumulés cumulés CBR C.B.R
48 40 0 0,00 100,00 100,00
46 31,5 0 0,00 100,00 100,00
44 20 0 0,00 100,00 100,00
42 12,5 1617 26,95 73,05 82,23
40 8 2772 46,20 53,80 66,48
38 5 3614 60,23 39,77 50,98
36 3,15 4210 70,17 29,83 37,72
34 2 4504 75,07 24,93 29,62
32 1,25 4758 79,30 20,70 24,15
30 0,8 4911 81,85 18,15 19,22
28 0,5 4946 82,43 17,57 17,97
26 0,315 5053 84,22 15,78 15,10
24 0,2 5131 85,52 14,48 13,02
22 0,125 5270 87,83 12,17 12,18
20 0,08 5349 89,15 10,85 11,02

Lat +20% cal Avant CBR Borne inférieure Borne supérieure Lat +20% cal Après C.B.R

100,00 Cailloux Gravier Gros Sable Sable Fin Silt


Pourcentage des passants cumulés (%)

90,00
80,00
70,00
60,00
50,00
40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
100 10 1 0,1 0,01
Diamètre des tamis et passoires (mm)

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56
Annexe 2.4. - Limites d'Atterberg - méthode à la coupelle à 10 % de calcaire
UFR-SI Echantillon: Latérite crue + 1 0% cal après C.B.R
Client: Mémoire M2 GGT Norme opératoire: NF P 94 -051
Opérateur Mouhamed & Mohamadane
Date et heure: Poids initial sec (g) : 2000
Schémas/Remarque
s
Broya
Préparation Echantillonnage: * Echantillonneur Prélèvement compact ge
Tamisage: à sec *Par lavage
Séchage: NFP 94-050 A faire (au moins 8h à 50 +/- 5°C NFP 94-049-1
(Micro
* Etuve (au moins 4h à 105 +/- 5°C) -onde)
Paramètres d'état initiaux
Teneur en eau naturelle ωn 3%
Proportion pondérale C de la fraction 0/ 0,04mm 16,5%
Mode opératoire Détermination des teneurs en eau: Micro-onde (NFP 94-049-1)
* Etuve (NF XP 94-060-1, 24h à 105 +/-
5°C)

Limite de liquidité Wl Limite de plasticité Wp

N° tare B4 A9 A8 B5 S2 C2
Poids total humide
(g) 34,4 39,1 34,4 41,4 10,2 10,5
Poids total sec (g) 26 29,5 26,2 31,7 8,9 9,2
Poids tare (g) 2,8 2,8 2,8 2,8 2,8 2,8
Poids de l'eau (g) 8,4 9,6 8,2 9,7 1,3 1,3
Poids sec (g) 23,2 26,7 23,4 28,9 6,1 6,4
Teneur en eau (%) 36,21 35,96 35,04 33,56 21,31 20,31
Nombre de coups N 16 20 27 34 20,81

37,00 RESULTATS

36,50
𝜔𝐿 = 35,15
y = -0,1478x + 38,777
36,00 𝜔𝑃 = 20,81
Indice de plasticité
Teneur en eau (%)

35,50
𝐼𝑃 = 𝜔𝐿 − 𝜔𝑃
35,00
𝐼𝑃 =14,34
34,50
Indice de consistance du sol
34,00 naturel

33,50 𝐼𝐶 = (𝜔𝐿 − 𝜔𝑛 )/𝐼𝑝


33,00
15 17 19 21 23 25 27 29 31 33 35
Nombre de coups N 𝐼𝑐 =2,24

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57
Annexe 2.5. - Limites d'Atterberg - méthode à la coupelle à 15 % de calcaire
UFR-SI Echantillon: Latérite crue + 15 % cal après C.B.R
Client: Mémoire M2 GGT Norme opératoire: NF P 94 -051
Opérateur Mouhamed & Mohamadane
Date et heure: Poids initial sec (g) : 2000
Schémas/Remarques
Prélèvement
Préparation Echantillonnage: * Echantillonneur compact Broyage
Tamisage: à sec *Par lavage
A faire (au moins 8h à 50 +/- NFP 94-
Séchage: NFP 94-050 5°C 049-1
(Micro-
* Etuve (au moins 4h à 105 +/- 5°C) onde)
Param7tres d'état initiaux
Teneur en eau naturelle ωn 3%
Proportion pondérale C de la fraction 0/ 0,04mm %
Mode opératoire Détermination des teneurs en eau: Micro-onde (NFP 94-049-1)
* Etuve (NF XP 94-060-1, 24h à
105 +/- 5°C)
Limite de liquidité Wl Limite de plasticité Wp

N° tare B8 A1 I7 C11 B7 C6

Poids total humide (g) 30,1 28 29,1 33,8 10,7 11,6


Poids total sec (g) 22,6 21,2 22,2 25,8 9,3 10
Poids tare (g) 2,7 2,7 2,8 2,9 2,9 2,8
Poids de l'eau (g) 7,5 6,8 6,9 8 1,4 1,6
Poids sec (g) 19,9 18,5 19,4 22,9 6,4 7,2
Teneur en eau (%) 37,69 36,76 35,57 34,93 21,88 22,22
Nombre de coups N 18 22 27 29 22.05
RESULTATS
38,00 𝜔𝐿 = 36,00

37,50 𝜔𝑃 = 22,05
y = -0,2469x + 42,162 Indice de plasticité
37,00
𝐼𝑃 = 𝜔𝐿 − 𝜔𝑃
Teneur en eau (%)

36,50 𝐼𝑃 =13,95
Indice de consistance du sol
36,00 naturel

35,50
𝐼𝐶 = (𝜔𝐿 − 𝜔𝑛 )/𝐼𝑝
35,00

34,50 𝐼𝑐 =2,36
15 17 19 21 23 25 27 29 31 33 35
Nombre de coups N

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58
Annexe 2.6. - Limites d'Atterberg - méthode à la coupelle à 20 % de calcaire
UFR-SI Echantillon: Latérite crue + 20% cal après C.B.R

Norme opératoire: NF P 94 -051


Client: Mémoire M2 GGT

Opérateur Mouhamed & Mohamadane

Date et heure: Poids initial sec (g) : 2000

Prélèvement compact
Broyage
Préparation Echantillonnage: * Echantillonneur
Tamisage: à sec *Par lavage
A faire (au moins 8h à NFP 94-049-1
Séchage: NFP 94-050 50 +/- 5°C
(Micro-onde)
* Etuve (au moins 4h à 105 +/- 5°C)
Param7tres d'état initiaux
Teneur en eau naturelle ωn 3%
%
Proportion pondérale C de la fraction 0/ 0,04mm
Micro-onde (NFP 94-049-1)

Mode opératoire Détermination des teneurs en eau:

* Etuve (NF XP 94-060-1, 24h à 105 +/- 5°C)


Limite de liquidité Wl
Limite de plasticité Wp

N° tare I7 C6 A1 B8 B7 C11

Poids total humide (g) 23,8 19,6 24,4 24,4 4 4,3

Poids total sec (g) 17,7 14,8 18,4 18,5 3,8 4

Poids tare (g) 2,8 2,8 2,8 2,7 2,9 2,9

Poids de l'eau (g) 6,1 4,8 6 5,9 0,2 0,3

Poids sec (g) 14,9 12 15,6 15,8 0,9 1,1

Teneur en eau (%) 40,94 40,00 38,46 37,34 22,22 27,27

Nombre de coups N 16 19 26 29 24,75


RESULTATS
41,50 𝜔𝐿 = 38,50
41,00 𝜔𝑃 = 24,75
Indice de plasticité
40,50
y = -0,2639x + 45,125
40,00
𝐼𝑃 = 𝜔𝐿 − 𝜔𝑃
Teneur en eau (%)

39,50 𝐼𝑃 =13,75
39,00 Indice de consistance du sol naturel

38,50 𝐼𝐶 = (𝜔𝐿 − 𝜔𝑛 )/𝐼𝑝


38,00

37,50
𝐼𝑐 =2,58
37,00
15 17 19 21 23 25 27 29 31 33 35
Nombre de coups N

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59
UFR-SI Annexe 2.7. - Essai Proctor modifié à 10 % de calcaire

Client: Mémoire M2 GGT Echantillon: Latérite crue + 10% calcaire (5/20)

Opérateur : Mouhamed & Mohamadane Norme opératoire : NFP 94-093

Date et heure: 12/04/2019 Poids initial sec (g):: 6000


Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝑤𝑒𝑎𝑢 (%) = ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )
Teneur en eau de
mouillage (%) 6 8 10 12
Eau de mouillage (cm3) 360 480 600 720
Poids du sol humide + moule (g) 9085 9540 9521 9490
Poids du moule (g) 4221 4221 4221 4221
Densité
Poids du sol humide (g) 4864 5319 5300 5269
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304 2304
N° Récipient BC TH TG1 X
Poids du Récipient (g) 67 85 79 63
Poids du sol humide + Récip (g) 691 656 664 673
Teneur en eau Poids du sol sec + Récip (g) 643 603 609 602
Poids du sol sec (g) 576 518 530 539
Poids de l'eau (g) 48 53 55 71
Teneur en eau (%)
8,33 10,23 10,38 13,17
Masse volumique humide
(g/cm3) 2,11 2,309 2,300 2,29
Masse volumique sèche
(g/cm3) 1,95 2,09 2,08 2,02
2,15 Résultats
2,10 2,09 Teneur en eau optimum
2,08 10,26
(%)
Densité sèche

2,05
2,02 Masse volumique sèche à
2,00 2,10
𝒘𝑶𝑷𝑴 = 𝟏𝟎, 𝟐𝟔% l'OPM (g/cm3)
3
1,95 1,95 𝝆𝒅𝒎𝒂𝒙 = 𝟐, 𝟏𝟎 (𝑔/𝑐𝑚 )
1,90
1,85
8,33 10,23 10,38 13,17
Teneur en eau (%)

PROCTOR Lat crue +10% Cal

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
60
Annexe 2.8. - Essai Proctor modifié à 15 % de calcaire
UFR-SI
Client : Mémoire M2 GGT Echantillon: Latérite crue +15 %
calcaire (5/20)
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed
Date et heure : 12/04/2019 Norme opératoire : NFP 94-093
Poids initial sec (g):: 6000
Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝜔= ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )
Teneur en eau de
mouillage (%) 6 8 10 12
Eau de mouillage
(cm3) 360 480 600 720
Poids du sol humide + moule
(g) 9205 9534 9580 9520
Densité Poids du moule (g) 4221 4221 4221 4221
Poids du sol humide (g) 4984 5313 5359 5299
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304 2304
N° Récipient BC TG1 TH X
Poids du Récipient (g) 66 78 84 64
Poids du sol humide + Récip (g) 606 505 540 525
Teneur en eau
Poids du sol sec + Récip (g) 559 467 495 478
Poids du sol sec (g) 493 389 411 414
Poids de l'eau (g) 47 38 45 47
Teneur en eau (%) 9,53 9,77 10,95 11,35
Masse volumique humide (g/cm3) 2,16 2,31 2,33 2,30
Masse volumique sèche (g/cm3) 1,97 2,10 2,10 2,07
2,15
9,77; 2,10 10,95; 2,10
2,10 11,35; 2,07
Densité sèche

2,05
Résultats
2,00 9,53; 1,97
Teneur en eau optimum (%) 10,06
Masse volumique
1,95 2,11
sèche à l'OPM (g/cm3)
1,90
9,53 9,77 10,95 11,35
Teneur en eau (%)

PROCTOR Lat cru+15% Cal

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
61
UFR-SI Annexe 2.9. - Essai Proctor modifié à 20 % de calcaire

Client : Mémoire M2 GGT Echantillon: Latérite crue + 20 %


calcaire (5/20)
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed
Date et heure : 12/04/2019 Norme opératoire : NFP 94-093
Poids initial sec (g):: 6000
Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝜔= ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )

Teneur en eau de
mouillage (%) 6 8 10 12
Eau de mouillage
(cm3) 360 480 600 720
Poids du sol humide + moule (g) 8874 9338 9340 9318
Poids du moule (g) 3960 3960 3960 3960
Densité
Poids du sol humide (g) 4914 5378 5380 5358
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304 2304
N° Récipient A2 C E25 I5
Poids du Récipient (g) 78 74 82 78
Poids du sol humide + Récip (g) 562 524 517 538
Teneur en eau
Poids du sol sec + Récip (g) 526 484 475 489
Poids du sol sec (g) 448 410 393 411
Poids de l'eau (g) 36 40 42 49
Teneur en eau (%) 8,04 9,76 10,69 11,92
Masse volumique humide (g/cm3) 2,13 2,33 2,34 2,33
Masse volumique sèche (g/cm3) 1,97 2,13 2,11 2,08

2,15 9,76; 2,13


10,69; 2,11
2,10 11,92; 2,08
Densité sèche

2,05 Résultats
2,00 8,04; 1,97 Teneur en eau optimum
9,98
(%)
1,95
Masse volumique
1,90 sèche à l'OPM 2,13
(g/cm3)
1,85
8,04 9,76 10,69 11,92
Teneur en eau (%)

proctor lat crue + 20% cal

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
62
Annexe 2.10. - Essai CBR et mesure de gonflement à 10 % calcaire
UFR-SI
Echantillon: Latérite crue + 10 % calcaire (5/20)
Client : Mémoire M2 GGT
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed Norme opératoire : NFP 94-078

Date et heure : Poids initial sec (g) : 3 × 6000

Formules /Remarques C.B.R=Max{𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN)×100; 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)×100}
𝟏𝟑,𝟑𝟓 𝟏𝟗,𝟗𝟑

Résultats Proctor
Teneur en eau optimum (%) 10,25
Densité sèche à l'OPM 2,12
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° K Z B
Poids total humide (g) 9097 8761 8470
Tare du moule 3734 3725 3737
Poids matériaux humide (g) 5363 5036 4733
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,33 2,19 2,05
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,11 1,98 1,86
88,4
Compacité (%)
100,27 94,16 9
50,6
C.B.R 153,24 85,8 8
40
Charge appliquée (kN)

30

20

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

55 Coups 25 Coups 10 Coups

Mesure de gonflement Lat +10% cal 100,27;


140,00 130,71
120,00 96,03;
100,00 81,03
C.B.R

80,00 89,8;
60,00 40,64
40,00
20,00
0,00
85 90 95 100 105
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
63
Annexe 2.11. - Essai CBR et mesure de gonflement à 15 % calcaire
UFR-SI
Echantillon: Latérite crue + 15 % calcaire (5/20)
Client : Mémoire M2 GGT
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed Norme opératoire : NFP 94-078

Date et heure : Poids initial sec (g) : 3 × 6000

Formules /Remarques 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN) 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)
C.B.R=Max{ 𝟏𝟑,𝟑𝟓
×100; 𝟏𝟗,𝟗𝟑
×100}
Résultats Proctor
Teneur en eau optimum (%) 10,06
Densité sèche à l'OPM 2,11
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° M1 I X
Poids total humide (g) 9197 8897 8688
Tare du moule 3739 3720 3845
Poids matériaux humide (g) 5458 5177 4843
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,37 2,25 2,10
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,16 2,05 1,91
Compacité (%) 102,26 96,08 89,89
C.B.R 148,62 87,56 51,78

40
Charge appliquée (kN)

30

20

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)
55 Coups 25 Coups 10 Coups

Mesure de gonflement Lat +15% cal


102,26;
148,62
160,00 96,08;
140,00 89,89; 87,56
120,00
C.B.R

100,00 51,78
80,00
60,00
40,00
20,00
0,00
85,00 90,00 95,00 100,00 105,00
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
64
Annexe 2.12. - Essai CBR et mesure de gonflement à 20 % calcaire
UFR-SI
Echantillon: Latérite crue + 20 % calcaire (5/20)
Client : Mémoire M2 GGT
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed Norme opératoire : NFP 94-078

Date et heure : Poids initial sec (g) : 3 × 6000

Formules /Remarques 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN) 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)
C.B.R=Max{ 𝟏𝟑,𝟑𝟓
×100; 𝟏𝟗,𝟗𝟑
×100}
Résultats Proctor
Teneur en eau optimum (%) 9,98
Densité sèche à l'OPM 2,13
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° M1 I X
Poids total humide (g) 9303 9018 8811
Tare du moule 3739 3720 3845
Poids matériaux humide (g) 5564 5298 4966
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,41 2,30 2,16
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,17 2,07 1,94
Compacité (%) 102,97 97,13 91,04
C.B.R 169,54 99,85 57,20

50
Charge appliquée (kN)

40
30
20
10
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

55 Coups 25 Coups 10 Coups

MESURE DE GONFLEMENT
Lat +20% cal
102,97;
169,54
200,00 97,13;
150,00 91,04; 99,85
C.B.R

100,00 57,20
50,00
0,00
90,00 95,00 100,00 105,00
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
65
Annexe 3. 1. - L’amélioration au ciment des lithostabs
Annexe 3. 1. - Essai Proctor Modifié à 10 % calcaire + 1 % ciment
UFR-SI
Client : Mémoire M2 GGT Echantillon : Latérite + 10 % calcaire (5/20) + 1% ciment
Opérateur : Mouhamed & Mohamadane Norme opératoire : NFP 94-093
Date et heure : 12/04/2019 Poids initial sec (g) : 6000 par point

Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝜔= ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )

8
Teneur en eau de mouillage (%) 6 10 12 14
Eau de mouillage (cm3) 360 480 600 720 840
Poids du sol humide +
moule (g) 8843 9080 9283 9290 9372
Poids du moule (g) 3961 3961 3961 3961 3995
Densité Poids du sol humide
(g) 4882 5119 5322 5329 5377
Volume du moule
(cm3) 2304 2304 2304 2304 2304
N° Récipient SL C R A1 T
Poids du Récipient (g) 81 73 82 81 64
Poids du sol humide +
Récip (g) 602 615 641 671 716
Teneur en eau
Poids du sol sec +
Récip (g) 561 571 584 604 635
Poids du sol sec (g) 480 498 502 523 571
Poids de l'eau (g) 41 44 57 67 81
Teneur en eau (%) 8,54 8,84 11,35 12,81 14,19
Masse volumique humide (g/cm3) 2,12 2,22 2,31 2,31 2,33
Masse volumique sèche (g/cm3)
1,95 2,04 2,07 2,05 2,04

2,10
2,08
2,06
Densité sèche

2,04 2,07
Résultats
2,02 2,04 2,05 2,04
2,00
1,98 Teneur en eau optimum
1,96 2,07
1,94 (%)
1,92 1,95 Masse volumique
1,90 sèche à l’OPM
1,88 11,35
8,54 8,84 11,35 12,81 14,19 (g/cm3)
Teneu en Eau %

proctor lat crue + 20% cal+1%CIMENT

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66
Annexe 3.2. - Essai Proctor Modifié à 10 % calcaire + 2 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite + 10 % calcaire (5/20) + 2 %
Client : Mémoire M2 GGT ciment
Opérateur : Mouhamed & Mohamadane Norme opératoire : NFP 94-093
Date et heure : 12/04/2019 Poids initial sec (g) : 6000 par point

Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝜔= ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )

Teneur en eau de mouillage (%) 8 10 12 14


Eau de mouillage (cm3) 480 600 720 840
Poids du sol humide +
moule (g) 8967 9271 9282 9191
Densité Poids du moule (g) 3961 3961 3961 3961
Poids du sol humide (g) 5006 5310 5321 5230
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304 2304
N° Récipient I3 TH I7 Y
Poids du Récipient (g) 62 84 72 68
Poids du sol humide +
Récip (g) 612 617 642 688
Teneur en eau
Poids du sol sec + Récip
(g) 566 564 574 610
Poids du sol sec (g) 504 480 502 542
Poids de l'eau (g) 46 53 68 78
Teneur en eau (%) 9,13 9,13 11,04 13,55
Masse volumique humide (g/cm3) 2,17 2,30 2,31 2,27
Masse volumique sèche (g/cm3)
1,99 2,08 2,03 1,98

2,10 11,04; 2,08


2,08
2,06 13,55; 2,03
Densité Sèche

2,04 Résultats
2,02
9,13; 1,99 14,39; 1,98
2,00 Teneur en eau
2,08
1,98 optimum (%)
1,96 Masse volumique
1,94 sèche à l’OPM
11,04
1,92 (g/cm3)
9,13 11,04 13,55 14,39
Teneu en Eau %

proctor lat crue + 10% cal+2% ciment

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67
UFR-SI Annexe 3.3. - Essai Proctor Modifié à 15 % de calcaire + 1 % ciment
Echantillon : Latérite + 15 % calcaire (5/20) + 1 %
Client : Mémoire M2 GGT ciment
Opérateur : Mouhamed & Mohamadane Norme opératoire : NFP 94-093
Date et heure : 12/04/2019 Poids initial sec (g) : 6000 par point

Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝜔= ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )

Teneur en eau de mouillage


(%) 8 10 12 14
Eau de mouillage (cm3) 480 600 720 840
Poids du sol humide
+ moule (g) 9113 9325 9370 9360
Poids du moule (g) 3961 3961 3961 3961
Densité Poids du sol humide
(g) 5152 5364 5409 5399
Volume du moule
(cm3) 2304 2304 2304 2304
N° Récipient SL C R A1
Poids du Récipient
(g) 81 74 83 80
Poids du sol humide
Teneur en eau + Récip (g) 615 583 651 681
Poids du sol sec +
Récip (g) 564 530 587 608
Poids du sol sec (g) 483 456 504 528
Poids de l'eau (g) 51 53 64 73
Teneur en eau (%) 10,56 10,56 11,62 12,70
Masse volumique humide (g/cm3) 2,24 2,33 2,35 2,34
Masse volumique sèche (g/cm3)
2,02 2,09 2,08 2,06
2,10 11,62; 2,09 12,70; 2,08
2,08
13,83; 2,06 Résultats
2,06
Densité Sèche

2,04 Teneur en eau


10,56; 2,02 2,09
optimum (%)
2,02 Masse volumique
2,00 sèche à l’OPM
11,89
(g/cm3)
1,98
10,56 11,62 12,70 13,83
Teneur en Eau %

proctor lat crue + 15% cal+1%CIMENT

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68
Annexe 3.4. - Essai Proctor Modifié à 15 % de calcaire + 2 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite + 15 % calcaire (5/20) + 2 %
Client : Mémoire M2 GGT ciment
Opérateur : Mouhamed & Mohamadane Norme opératoire : NFP 94-093
Date et heure : 12/04/2019 Poids initial sec (g) : 6000 par point

Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝜔= ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )

Teneur en eau de mouillage (%) 6 8 10 12


Eau de mouillage (cm3) 360 480 600 720
Poids du sol humide +
moule (g) 8770 9270 9270 9245
Densité Poids du moule (g) 3961 3961 3961 3961
Poids du sol humide (g) 4809 5309 5309 5284
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304 2304
N° Récipient Y I3 TH I7
Poids du Récipient (g) 69 62 84 72
Poids du sol humide +
Récip (g) 680 615 675 660
Teneur en eau
Poids du sol sec + Récip
(g) 630 566 613 594
Poids du sol sec (g) 561 504 529 522
Poids de l'eau (g) 50 49 62 66
Teneur en eau (%) 8,91 8,91 11,72 12,64
Masse volumique humide (g/cm3) 2,09 2,30 2,09 2,29
Masse volumique sèche (g/cm3)
1,92 2,10 1,92 2,04
2,15

2,10 2,10

2,05 2,06 Résultats


2,04
DENSITÉ SÈCHE

2,00 Teneur en eau


10.47
1,95 optimum (%)
1,92 Masse volumique
1,90 sèche à l’OPM
2,10
1,85 (g/cm3)

1,80
8,91 9,72 11,72 12,64
Teneur en Eau (%)

proctor lat crue + 15% cal+2%CIMENT

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UFR SI Mohamadane DIOP
69
Annexe 3.5. - Essai Proctor Modifié à 20 % de calcaire + 1 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite + 20 % calcaire (5/20) + 1 %
Client : Mémoire M2 GGT ciment
Opérateur : Mouhamed & Mohamadane Norme opératoire : NFP 94-093
Date et heure : 12/04/2019 Poids initial sec (g) : 6000 par point

Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝜔= ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )

Teneur en eau de mouillage (%) 6 8 10 12 14


Eau de mouillage (cm3) 360 480 600 720 840
Poids du sol humide +
moule (g) 9043 9228 9340 9317 9300
Poids du moule (g) 3995 3961 3961 3961 3961
Densité Poids du sol humide
(g) 5048 5267 5379 5356 5339
Volume du moule
(cm3) 2304 2304 2304 2304 2304
N° Récipient B I8 I5 E25 T
Poids du Récipient (g) 77 70 80 80 65
Poids du sol humide +
Récip (g) 610 636 649 652 681
Teneur en eau
Poids du sol sec +
Récip (g) 571 584 588 588 609
Poids du sol sec (g) 494 514 508 508 544
Poids de l'eau (g) 39 52 61 64 72
Teneur en eau (%) 7,89 10,12 12,01 12,60 13,24
Masse volumique humide (g/cm3) 2,19 2,29 2,33 2,32 2,32
Masse volumique sèche (g/cm3)
2,03 2,08 2,08 2,06 2,05
2,09
2,08
2,08
2,08
2,07
2,06 Résultats
Densité Sèche

2,06
2,05
2,05 Teneur en eau optimum
2,04 2,08
(%)
2,03 2,03 Masse volumique
2,02 sèche à l’OPM (g/cm3) 11,54
2,01
2,00
7,89 10,12 12,01 12,60 13,24

Teneur en Eau

proctor lat crue + 20% cal+1%CIMENT

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
70
Annexe 3.6. - Essai Proctor Modifié à 20 % de calcaire + 2 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite + 20 % calcaire (5/20) + 2 %
Client : Mémoire M2 GGT ciment
Opérateur : Mouhamed & Mohamadane Norme opératoire : NFP 94-093
Date et heure : 12/04/2019 Poids initial sec (g) : 6000 par point

Formules /Remarques
(𝛾ℎ ) (𝑃𝑒𝑎𝑢 )
𝛾𝑑 ⇒ 𝜔= ×100
(1 + 𝜔) (𝑃𝑠 )

Teneur en eau de mouillage (%) 8 10 12 14


Eau de mouillage (cm3) 480 600 720 840
Poids du sol humide + moule
(g) 9215 9413 9367 9331
Densité Poids du moule (g) 3961 3961 3961 3961
Poids du sol humide (g) 5254 5452 5406 5370
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304 2304
N° Récipient I3 TH Y A1
Poids du Récipient (g) 60 85 68 80
Poids du sol humide + Récip
Teneur en (g) 562 585 508 546
eau
Poids du sol sec + Récip (g) 521 535 460 496
Poids du sol sec (g) 461 450 392 416
Poids de l'eau (g) 41 50 48 50
Teneur en eau (%) 8,89 11,11 12,24 12,02
Masse volumique humide (g/cm3) 2,28 2,37 2,35 2,33
Masse volumique sèche (g/cm3)
2,09 2,13 2,09 2,08

2,14
2,13 2,13
2,12 Résultats
Densité Sèche

2,11
2,10 Teneur en eau
2,09 11,11
2,09 2,09 optimum (%)
2,08 2,08 Masse volumique
2,07 sèche à l’OPM
2,13
2,06 (g/cm3)
2,05
8,89 11,11 12,24 12,02

Teneur en Eau
proctor lat crue + 20% cal+2%CIMENT

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
71
Annexe 3.7. - Essai CBR à 10 % de calcaire + 1 % ciment
UFR-SI
Client : Mémoire M2 GGT Echantillon : Latérite crue + 10 % calcaire (5/20) + 1
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed % ciment
Date et heure : Norme opératoire : NFP 94-078
Poids initial sec (g) : 3 × 6000

Formules /Remarques C.B.R=Max{𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN)×100; 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)×100}
𝟏𝟑,𝟑𝟓 𝟏𝟗,𝟗𝟑

Résultats Proctor sur le mélange


Teneur en eau optimum (%) 11,35
Densité sèche à l'OPM 2,07
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° K R Z
Poids total humide (g) 9075 8845 8555
Tare du moule 3733 3739 3727
Poids matériaux humide (g) 5342 5106 4828
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,32 2,22 2,10
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,07 1,98 1,87
Compacité (%) 100,07 95,65 90,44
C.B.R 135,98 108,03 70,80

35
Charge appliquée (kN)

30
25
20
15
10
5
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

55 Coups 25 Coups 10 Coups

Lat +10% cal+1% ciment

135,98
150,00 108,03
70,80
C.B.R

100,00
50,00
0,00
88 90 92 94 96 98 100 102
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
72
Annexe 3.8. - Essai CBR à 10 % de calcaire + 2 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite crue + 10 % calcaire (5/20) + 2
Client : Mémoire M2 GGT % ciment
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed Norme opératoire : NFP 94-078
Date et heure : Poids initial sec (g) : 3 × 6000

Formules /Remarques
C.B.R=Max{
𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN)
×100;
𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)
×100}
𝟏𝟑,𝟑𝟓 𝟏𝟗,𝟗𝟑

Résultats Proctor sur le mélange


Teneur en eau optimum (%) 11,04
Densité sèche à l'OPM 2,08
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° J B H
Poids total humide (g) 9205 8810 8490
Tare du moule 3847 3712 3629
Poids matériaux humide (g) 5358 5098 4861
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,33 2,21 2,11
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,09 1,99 1,90
Compacité (%) 100,53 96,12 91,65
C.B.R 186,00 136,88 95,08

45
Charge appliquée (kN)

40
35
30
25
20
15
10
5
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

100% 95% 90%

Lat +10% cal+2%cal

100,53; 186,00
200,00 96,12; 136,88
150,00 91,65; 95,08
C.B.R

100,00
50,00
0,00
90,00 92,00 94,00 96,00 98,00 100,00 102,00
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
73
Annexe 3.9. - Essai CBR à 15 % de calcaire + 1 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite crue + 15 % calcaire (5/20) + 1
Client : Mémoire M2 GGT % ciment
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed Norme opératoire : NFP 94-078
Date et heure : Poids initial sec (g) : 3 × 6000

Formules /Remarques C.B.R=Max{𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN)×100; 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)×100}
𝟏𝟑,𝟑𝟓 𝟏𝟗,𝟗𝟑

Résultats Proctor sur le mélange


Teneur en eau optimum (%) 11,89
Densité sèche à l'OPM 2,09
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° X M1 I
Poids total humide (g) 9283 8886 8624
Tare du moule 3848 3740 3722
Poids matériaux humide (g) 5435 5146 4902
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,36 2,23 2,13
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,12 2,01 1,91
Compacité (%) 101,40 96,01 91,46
C.B.R 150,48 124,94 74,31

40
Charge appliquée (kN)

35
30
25
20
15
10
5
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

55 Coups 25 Coups 10 Coups

Lat +15% cal+1% Cim,

101,40; 150,48
160,00 96,01; 124,94
140,00
120,00
91,46; 74,31
C.B.R

100,00
80,00
60,00
40,00
20,00
0,00
90,00 92,00 94,00 96,00 98,00 100,00 102,00
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
74
Annexe 3.10. - Essai CBR à 15 % de calcaire + 2 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite crue + 15 % calcaire (5/20) + 2 %
Client : Mémoire M2 GGT ciment
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed Norme opératoire : NFP 94-078
Date et heure : Poids initial sec (g) : 3 × 6000

Formules /Remarques
C.B.R=Max{
𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN)
×100;
𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)
×100}
𝟏𝟑,𝟑𝟓 𝟏𝟗,𝟗𝟑

Résultats Proctor sur le mélange


Teneur en eau optimum (%) 10,47
Densité sèche à l'OPM 2,10
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° J B H
Poids total humide (g) 9228 8970 8693
Tare du moule 3739 3720 3845
Poids matériaux humide (g) 5489 5250 4848
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,38 2,28 2,10
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,14 2,04 1,89
Compacité (%) 101,75 97,32 89,87
C.B.R 214,70 173,61 123,63

60
Charge appliquée (kN)

50
40
30
20
10
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

100% 95% 90%

Lat +15% cal+ 2%ciment

250,00 101,75; 214,70


97,32; 173,61
200,00 89,87; 123,63
C.B.R

150,00
100,00
50,00
0,00
88,00 90,00 92,00 94,00 96,00 98,00 100,00 102,00 104,00
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
75
Annexe 3.11. - Essai CBR à 20 % de calcaire + 1 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite crue + 20 % calcaire (5/20) +
Client : Mémoire M2 GGT 1 % ciment
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed Norme opératoire : NFP 94-078
Date et heure : Poids initial sec (g) : 3 × 6000

Formules /Remarques 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN) 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)
C.B.R=Max{ ×100; ×100}
𝟏𝟑,𝟑𝟓 𝟏𝟗,𝟗𝟑

Résultats Proctor sur le mélange


Teneur en eau optimum (%) 11,35
Densité sèche à l'OPM 2,07
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° K R Z
Poids total humide (g) 9163 8920 8615
Tare du moule 3733 3739 3727
Poids matériaux humide (g) 5430 5181 4888
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,36 2,25 2,12
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,11 2,01 1,90
Compacité (%) 101,53 96,87 91,39
C.B.R 201,66 162,52 104,37

50
Charge appliquée (kN)

40

30

20

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

100% 95% 90%

Lat +20% cal+1% cim

250,00 101,53; 201,66


200,00 96,87; 162,52
C.B.R

150,00 91,39; 104,37


100,00
50,00
0,00
90,00 92,00 94,00 96,00 98,00 100,00 102,00 104,00
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
76
Annexe 3.12. - Essai CBR à 20 % de calcaire + 2 % ciment
UFR-SI
Echantillon : Latérite crue + 20 % calcaire (5/20) + 2
Client : Mémoire M2 GGT % ciment
Opérateur : Mohamadane & Mouhamed Norme opératoire : NFP 94-078
Date et heure : Poids initial sec (g) : 3 × 6000
𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 2,5mm (en KN) 𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒅𝒆 𝒑é𝒏é𝒕𝒓𝒂tion à 5mm (en KN)
Formules /Remarques C.B.R=Max{ ×100; ×100}
𝟏𝟑,𝟑𝟓 𝟏𝟗,𝟗𝟑

Résultats Proctor sur le mélange


Teneur en eau optimum (%) 11,35
Densité sèche à l'OPM 2,07
Nombre de coups 55 25 10
Moule N° X M1 I
Poids total humide (g) 9272 9067 8898
Tare du moule 3739 3720 3845
Poids matériaux humide (g) 5533 5347 5053
Volume du moule (cm3) 2304 2304 2304
Masse volumique humide (g/cm3) 2,40 2,32 2,19
Masse volumique sèche (g/cm3) 2,16 2,09 1,97
Compacité (%) 101,53 98,11 92,72
C.B.R 295,28 215,15 140,04

70
Charge appliquée (kN)

60
50
40
30
20
10
0
0 1 2 3 4 5 6 7
Enfoncement (mm)

55 COUPS 25 COUPS 10 COUPS

Lat +20% cal+2% Ciment

295,28; 101,53
102,00
100,00 215,15; 98,11
C.B.R

98,00
96,00 140,04; 92,72
94,00
92,00
0,00 50,00 100,00 150,00 200,00 250,00 300,00 350,00
Compacité (%)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Mouhamed GNING


UFR SI Mohamadane DIOP
77

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