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LES 5 ÉLÉMENTS INDISPENSABLES À LA VIE

Le sol: support sur lequel


poussent les plantes et à
partir duquel elles fabriquent
de la matière vivante
LES 5 ÉLÉMENTS INDISPENSABLES À LA VIE

◼ L'eau
La vie ne peut se développer
sans eau quelque soit sa
forme.
LES 5 ÉLÉMENTS INDISPENSABLES À LA VIE

La lumière:
permet la photosynthèse, (énergie
lumineuse en E chimique, matière
minérale en M organique) sans elle la
plante ne peut pas réaliser la
photosynthèse et donc ne peut pas
produire la matière vivante nécessaire à
son développement.

L'air: est la ressource en


oxygène et en gaz carbonique La température:
des espèces vivantes, occupe joue un rôle considérable dans
principalement l’atmosphère. le développement des plantes
(permet ou pas la présence de
l’espèce)
L’ECOLOGIE MODERNE SE STRUCTURE AUTOUR DE 2 CHAMPS :

1- L’études de la dynamique des populations et des


peuplements

Les objets étudiés sont:


✓ des populations (animales ou végétales)

On s’intéresse à leur dynamique et leurs interactions :


➢ Taux de mortalité
➢ Taux de fécondité
➢ Densité
➢ Structure sociale
➢ Ethnologie (relation systématique entre groupes qui
constituent milieu)
➢ Relation de compétition ou de prédation
➢ etc.
2-L’ étude du fonctionnement et dynamique des écosystèmes et des
paysages

On s’intéresse à l’écologie systémique

Les objets de recherches sont des écosystèmes


(biotope+biocénose) et paysages et ne sont plus
exclusivement biologique

Principalement on s’intéresse à l’étude:

➢ des cycles de la matière


➢ aux flux d’énergie
➢ aux processus et mécanismes de décomposition, de
production, de transferts, de recyclage, de cycles
biogéochimiques
L’ECOLOGIE EST NECESSAIRE A LA RATIONALISATION DE LA
SOLUTION DES PROBLEMES POSES PAR L’ACTIVITE HUMAINE DANS
LA BIOSPHERE

L’Écologie développe les connaissances


théoriques et pratiques nécessaires à la
résolution des problèmes liés aux
écosystèmes notamment:
leur sauvegarde,
leur aménagement,
leur exploitation
Sociétés dépendent et affectent ces cycles
et processus écologie est appelée à
communiquer avec les sciences de l’homme
Les niveaux d’organisation du vivant

Macromolécule
Cellule
Tissu
Organe
Système
Individu
Population
Communauté
Ecosystème
Biosphère
Domaines d’intervention de l’Ecologie

Les études écologiques portent conventionnellement sur trois niveaux :


L’individu, la population et la communauté.

Un individu est un spécimen d’une espèce donnée.

Une population est un groupe d’individus de la même espèce occupant


un territoire particulier à une période donnée.

Une communauté ou biocénose est l’ensemble des populations d’un


même milieu, peuplement animal (zoocénose) et peuplement végétal
(phytocénose) qui vivent dans les mêmes conditions de milieu et au
voisinage les uns des autres.
Applications de l'écologie

❑ Evaluer les conséquences des activités de l'homme sur son milieu


(les pluies acides, les famines nées de la perturbation des équilibres
biogéographiques à l'échelle du globe, l'aménagement anarchique du
territoire, les déchets toxiques, la disparition des espèces ...).

❑ Gérer les populations d'organismes et fournir les connaissances


et les méthodes permettant de lutter contre des prédateurs ou des
parasites.

❑ Limiter ou réparer les dégradations causées par l'homme à son


milieu.

❑ Gérer des populations sauvages d'espèces menacées


d'extinction, aménager l'espace en conciliant développement
humain et le maintien de la biodiversité sont également des
préoccupations qui requiert le savoir-faire des écologistes . (Bonsai)
Définition de l’écologie et de l’environnement

• L’écologie: est l’étude des interactions entre les organisms


vivants et le milieu,et des organismes vivants entre eux dans les
conditions naturelles.

• l’Environnement: est l’ensemble de caractères physiques,


chimiques et biologiques susceptibles d’avoir une action directe
ou indirecte, immédiat ou à terme,sur les êtres vivants et sur les
activités humaines.
Ecosystème
La notion d'écosystème est multiscalaire (multi-échelle),
c'est à dire qu'elle peut s'appliquer à des portions de
dimensions variables de la biosphère; un lac, une prairie,
ou un arbre mort…

Suivant l’échelle de l’écosystème nous avons :


- un micro-écosystème : exemple un arbre ;
- un méso-écosystème : exemple une forêt ;
- un macro-écosystème : exemple une région.
Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On
parlera de :

• Ecosystèmes continentaux (ou terrestres) tels que : les écosystèmes forestiers


(forêts), les écosystèmes prairiaux (prairies), les agro-écosystèmes (systèmes
agricoles);

• Ecosystèmes des eaux continentales, pour les écosystèmes lentiques des eaux
calmes à renouvellement lent (lacs, marécages, étangs) ou écosystèmes
lotiques des eaux courantes (rivières, fleuves) ;

• Ecosystèmes océaniques (les mers, les océans).


II- LA BIOSPHÈRE :
STRUCTURE ET
ORGANISATION
Dans cette frange se
developpe la vie

Comprend:
l’atmósphère,
l’Hydrosphere et la
litosphere.
La biosphère (sensu stricto) est l’ensemble
des organismes vivants qui
peuplent la surface de la Terre.

Néanmoins on définit aussi la biosphère


(sensu lato) comme la pellicule superficielle
de la planète qui renferme
les êtres vivants, et dans laquelle la vie est
possible en permanence.

Cet espace comprend ainsi la lithosphère


(écorce terrestre), l’hydrosphère
(ensemble des océans et des eaux
continentales), et l’atmosphère
(enveloppe gazeuse de la Terre).
Biosphere: Structure et organisation
• Grâce à leur moyen de multiplication et de dissémination, les espèces ont un pouvoir
d’expansion qui leur permettrait de s’étendre uniformément à la Terre entière si les
conditions du milieu- et aussi celles de cohabitation entre espèces- n’apportaient des
barrières à cette extension. D’où une répartition différenciée des espèces sur la planète.
• structure et les mouvements de la Planète Terre: la rotation de la Terre autour de son
axe et autour du soleil induit deux rythmes : le rythme nycthéméral et le rythme
saisonnier. Ces deux rythmes agissent sur les organismes vivants :
• 1º) de façon directe en déterminant leur structure, leur organisation et leur
fonctionnement ;
• 2º) de façon indirecte au travers des climats, conséquences de ces rythmes. Le
climat influe énormément la répartition et le fonctionnement des êtres vivants.
STRUCTURE D’UNE POPULATION
L’existence, la vie, des individus dépend de l’environnement ; c’est–à–dire de
facteurs abiotiques (comme l’eau) et des relations biotiques inter– et intra–
spécifiques.

Ces relations biotiques peuvent être de différents types : la relation pacifique ou


l’exploitation (comme la prédation).

Une population englobe l’ensemble des individus d’une même espèce occupant
une aire géographique commune ; c’est–à–dire des individus pouvant se
reproduire entre–eux d’un point de vue biologique et d’un point de vue
géographique.
STRUCTURE D’UNE POPULATION
Les individus peuvent être distribués en groupes plus ou moins isolés
géographiquement et peuvent constituer autant de populations.
Les populations ouvertes sont des populations qui restent génétiquement liées
grâce aux phénomènes de migration. On parle de métapopulation.
Contrairement, les populations fermées ne présentent pas d’échanges
génétiques à cause d’un isolement dû à des bouleversements climatiques ou
géologiques.
Ces populations fermées peuvent évoluer différemment et donner
naissance à des nouveaux taxons (il s’agit de l’unité de classement : espèce
– genre – famille – etc.)
On parle alors de spéciation allopathique.
CARACTERISTIQUES D’UNE POPULATION

Le suivi d’une population donnée nécessite d’abord une parfaite


connaissance de ses caractéristiques propres : effectifs, exprimés par
la densité ou par une abondance relative ; dynamique ; répartition
dans l’espace ; structure en pyramide ; réactivité spécifique aux
facteurs écologiques ; fluctuation au rythme des saisons… Ainsi
peut-on déterminer, pour chaque population d’espèces animales ou
végétales, une manière “personnelle” de croître dans l’espace et
dans le temps. Car la population est assimilable à une seule entité,
une personne en quelque sorte.
FACTEURS ECOLOGIQUES
Facteurs Ecologiques
Tout paramètre physico-chimique ou biologique susceptible
d'agir directement sur les êtres vivants durant au moins une phase de leur
cycle de vie.

Les facteurs écologiques agissent différemment sur les êtres vivants :

- Ils interviennent dans la répartition géographique des êtres vivants


en éliminant certaines espèces des territoires dont les
caractéristiques ne leur sont pas favorables.

- Ils influencent la densité des populations dans leur milieu en


modifiant le taux de fécondité et de mortalité de diverses espèces
(action sur le cycle de développement et sur les migrations
animales).

- Ils favorisent l'apparition des modifications adaptatives chez certains


êtres vivants.
Classification des facteurs ecologiques
Les facteurs écologiques terrestres peuvent être classés suivant deux approches:

A- Classification selon les milieux où s’exercent leurs actions. On distingue :


1 º - les facteurs climatiques et atmosphériques ; lumière, température, air, humidité, précipitations,
vent, les gaz atmosphériques ;

2 º - les facteurs édaphiques : température, eau, air, caractères physiques et chimiques du sol ;

3 º - les facteurs topographiques : relief du terrain. Ces facteurs s’exercent indirectement par leur
action sur le climat et le sol ;

4 º - les facteurs biotiques : interactions entre organismes.


Classification des facteurs écologiques
Les facteurs écologiques terrestres peuvent être classés suivant deux approches:

B- Classification basée sur la nature et les modalités d’action physiologique des facteurs
indépendamment de leur localisation. On distingue :

1º -les facteurs énergétiques : les rayonnements (lumière et chaleur) ;

2º -les facteurs hydriques : eau atmosphérique et eau du sol

3º -les facteurs chimiques : gaz de l’atmosphère libre et du sol, gaz et substances dissous dans l’eau,
substances minérales et organiques du sol

4º -les facteurs mécaniques : vent, érosion, neige, feux

5º -les facteurs biotiques : actions entre organismes


2.1. Les facteurs abiotiques

Ce sont des facteurs physico-chimiques du milieu, tels


que les éléments du climat, du sol, etc. qui exercent
une influence sur les êtres vivants .Ils ne dépendent
pas des organismes vivants. Ils sont de nature
chimique ou physique, climatique, hydrologique et
édaphique.
FACTEURS ABIOTIQUES

ORGANIQUES
SUBSTANCES
CHIMIQUES INORGANIQUES

FACTEURS Precipitation, temperature,


CLIMATIQUES humidite, chaleur, energie,
luminosite, etc.
2.2. Les facteurs biotiques

Il s'agit des facteurs écologiques qui se manifestent au sein


des populations et qui influencent leur démographie : effets
de groupe et de masse, compétitions intra-ou
interspécifiques, prédation, parasitisme. Ils dépendent donc
des organismes vivants. Ce sont toutes les interactions qui
existent entre les êtres vivants présents dans un écosystème
donné.

Une autre classification distingue les facteurs indépendant de


la densité (facteurs qui exercent leurs effets sur individus pris
isolement, de façon indépendante de la densité) et
les facteurs dépendant de la densité.
Facteur limitant
Un facteur écologique est limitant lorsqu'il est absent,
réduit au-dessous d'un minimum critique ou s'il
excède le niveau maximum tolérable. C'est le cas de la
température. Lorsqu'elle est très basse ou très forte,
elle agit négativement sur les êtres vivants.
Loi du minimum ou loi de liebig

Elle stipule que le rendement d'une récolte dépend uniquement de


l'élément nutritif qui est présent dans le milieu en moindre quantité.
En d'autres termes ce sont les éléments déficitaires dans le sol qui
conditionnent la production des cultures.

Par exemple, pour la photosynthèse: elle commence si et seulement si le récepteur


photonique reçoit un rayonnement d'un flux suffisant. En deçà de ce flux minimum, la
photosynthèse ne démarre pas.
Loi de tolérance ou loi de Shelford (intervalle de tolérance)

Enoncée par Shelford en 1911, cette loi stipule que pour tout facteur écologique, il existe un intervalle de
tolérance à l'intérieur du quel tout processus écologique dépendant de ce facteur s'exprime normalement. Au
sein de l'intervalle de tolérance existe une valeur intermédiaire optimale « optimum écologique » encore
appelée préférendum pour laquelle la réponse aux facteurs écologiques est maximale.
Notion de niche écologique
la niche, qui est la position que l’organisme occupe dans son
environnement, comprenant les conditions dans lesquelles il est trouvé, les
ressources qu’il utilise et le temps qu’il y passe.
Les organismes peuvent changer de niches quand ils se développent.

G.E. Hutchinson (1957) définit une niche écologique comme


un hypervolume où chaque dimension de l'espace est une ressource
(alimentaire, spatiale : cachette, etc.) de l'environnement.
Pour bien comprendre cette notion de la niche, il faut
distinguer les trois axes suivants :

- un axe spatial qui prend en compte l'habitat de


l'espèce

- un axe trophique qui caractérise le régime alimentaire

- un axe temporel qui montre comment l'espèce utilise


l'espace et la nourriture en fonction du temps (rythme
d'activités)
Notion d’habitat
Contrairement à la niche, l’habitat d’un organisme est
l’environnement physique dans lequel un organisme est
trouvé.

Les habitats contiennent beaucoup de niches et


maintiennent de nombreuses espèces différentes.

Exemple : Une forêt comporte un vaste nombre de niches


pour un choix de oiseaux (sitelles, bécasses), de mammifères
(souris de bois, renards), d’insectes (papillons, coléoptères,
pucerons) et de plantes (anémones de bois, mousses, lichen).
Valence écologique

On appelle valence écologique, la possibilité qu'a une espèce de se


développer dans les milieux différents caractérisés par des variations plus
ou moins grandes des facteurs écologiques.

Elle représente la capacité à coloniser ou à peupler un biotope donné. Une


espèce à faible valence écologique ne supporte que des variations limitées
des facteurs écologiques.
Une espèce est dite stenoèce si elle tolère un intervalle reduit par
rapport à un facteur donné.

Par Contre si elle est capable de se développer normalement dans les


milieux aux conditions très différentes ou très variables elle est euryèce.

Une espèce euryécique s'accommode à des faibles et fortes variations


du facteur écologique considéré mais réagit toujours de façon optimale
à son préférendum.

On constate que les espèces qui ont des grandes valences écologiques
ont une large distribution géographique.
Les espèces à faible valence écologique sont très localisées ou liées
à un milieu très spécial. Selon les facteurs considérés, des termes
spécifiques qui montrent la largeur de la valence écologique sont
utilisés.

A titre d'exemples les termes eurytherme et sténotherme pour la


température, euryhygre et sténohygre pour l'humidité de
l'air, euryhalin et sténohalin pour la salinité de l'eau sont utilisés.

N.B. Une espèce à valence écologique moyenne, est dite mesoèce.


ACTION DES PRINCIPAUX FACTEURS
ECOLOGIQUES
A- Facteurs climatiques
1. Définition du climat

Le climat est l'ensemble des conditions atmosphériques et météorologiques


propres à une région du globe. Le climat d'une région est déterminé à partir
de l'étude des paramètres météorologiques (température, taux d'humidité,
précipitations, force et direction du vent, durée d'insolation, etc.) évalués sur
plusieurs dizaines d'années.
Actions des grands facteurs abiotiques sur le
fonctionnement et la répartition des êtres
vivants

• Le fonctionnement et la
distribution des organismes
vivants à la Surface de la Terre et
de leurs communautés à un
moment donné sont les
résultantes de l’action simultanée
des facteurs écologiques
Action de l’humidité
•L’eau, constituant pondéralement le plus important de la matière, environ
70 %.

• la disponibilité de l’eau du milieu

• l’hygrométrie atmosphérique

• Les espèces aquatiques (limiter l’entree excessive ou empecher la fuite)


Selon le comportement vis-à-vis du facteur
hydrique, on classe les organismes vivants en :

a. organismes aquatiques : ils vivent entièrement et constamment dans


l’eau ;

b. organismes amphibiens : ils vivent partiellement ou alternativement dans


l’eau et dans l’air. Ex : les roseaux, les amphibiens ;

c. les organismes hygrophiles : ils vivent sur ou dans les sols


exceptionnellement inondés, mais saturés ou proche de la saturation en
eau (marais) ou dans un air constamment humide (interstices des sols
humides, fourrés près des rives d’eau) (reptiles, vers de terre) ;
Selon le comportement vis-à-vis du facteur
hydrique, on classe les organismes vivants en :
d. organismes mésophiles : à besoins modérés en eau et en
humidité atmosphérique. La majorité des espèces, spécialement
de nos plantes cultivées.

e. Organismes xérophiles : vivant dans les habitats secs (au


niveau du substrat et/ou de l’atmosphère). Ex : Cactées, les
Lépidoptères : la plupart sont xérophiles.
Humidité et pluviosité
• Organismes xérophiles
(Les plantes xérophiles: cactées, les lichens, les plantes
épiphytes et certaines espèces des fougères)

(Animaux xérophiles: Des insectes, les rongeurs


déserticoles)

•Organismes mésophiles
A cette catégorie appartiennent la plupart des végétaux
des milieux tempérés, les plantes cultivées et la
majorité des animaux terrestres qui se contentent
d'une hygrométrie moyenne.
• Les organismes hygrophiles

On le retrouve dans des milieux dont les sols


sont rarement inondés mais dont l'hygrométrie
de l'air est élevée et proche de la saturation. Il
s'agit des plantes épiphytes des forêts
tropicales, des Invertébrés du sol, des
nombreux Gastéropodes et Amphibiens.
• Les organismes amphibies
Ils se retrouvent près des cours d'eau ; il s'agit de certains Insectes, les
Mollusques et la plupart des Amphibiens (crapauds, grenouilles).
• Les organismes hydrophiles

Ce sont des organismes


aquatiques comme les plantes
des mangroves, la jacinthe d'eau
(Eichornia crassipes), la salade
du Nil (Pistia stratiotes), les
poissons, etc.
Action de la lumière

❑ La lumière a une action énergétique sur la Biosphère.

❑ un stimulus essentiel qui déclenche ou règle de nombreux comportements


ou niveaux d’activité chez les animaux et les plantes.

❑ Elle y intervient par son intensité, sa longueur d’onde, sa période.

❑ La photopériode ou longueur du jour est le facteur saisonnier de


l’environnement le plus régulier, c’est-à-dire le plus prévisible dans une
localité donnée ;
Action de la lumière
Le rayonnement solaire exerce sur les organismes des influences multiples en
rapport avec les différences de longueur d’onde :
❑l’ultraviolet a une action germicide. En altitude, la grande richesse de ces
radiations semble l’une des causes du nanisme de certaines plantes par photolyse
des auxines. Sur les animaux et à dose modérée, l’ultraviolet stimule la synthèse
de substances vitaminiques
❑l’infrarouge, il contrôle pour une grande part les conditions thermiques ;

❑le rayonnement visible, à la base de la vie, du fonctionnement des plantes


photosynthétiques.
La lumière agit sur les végétaux à la fois par la durée et par l’intensité
d’éclairement. Elle agit :

• - sur la germination : en conditions de températures optimales, la


lumière peut stimuler, inhiber la germination sinon n’a aucun effet ;
• - sur la croissance des végétaux verts qui est fonction de la quantité
d’énergie lumineuse reçue, par action de celle-ci sur la photosynthèse et sur
la morphologie ;
• - sur la floraison : pour de nombreuses plantes, la floraison est liée au
photopériodisme (qui contrôle la différenciation des ébauches foliaires) ;
• - sur la localisation géographique et stationnelle des organismes. Les
plantes à fleurs photopériodiques se retrouvent dans les hautes latitudes.
Ex., les espèces bisannuelles.
La lumière agit sur les animaux au niveau de leur :

- activité (animaux diurnes, animaux nocturnes)


- orientation ; les déplacements des animaux sont, entre autres, régis
par les inégalités dans l’intensité d’éclairement (phototactisme positif et
négatif)
- migrations ; les migrations des oiseaux sont généralement
considérées comme de nature photopériodique ; les départs seraient
déclenchés par l’allongement ou le raccourcissement des jours,
indépendamment de la température du moment
- reproduction ; la période d’accouplement chez les oiseaux et les
mammifères est en relation avec la durée du jour.
La photopériode

• Le terme photopériode est utilisé en physiologie végétale pour désigner la


durée de la phase d'éclairement au cours d'un cycle de 24 heures.

• La photopériode joue un rôle dans l'écologie des êtres vivants. On distingue


la photopériode courte caractérisée par la prédominance de la phase
obscure (ou scotophase) et la photopériode longue pour la quelle
la photophase ou phase d'éclairement est plus longue que la scotophase.
LA PHOTOPÉRIODE ET LES VÉGÉTAUX

Si on considère l'influence de la photopériode sur les


végétaux on peut distinguer :

- les plantes des jours courts (plantes nyctipériodiques)

- les plantes aux jours longs (plantes héméropériodiques)

- les plantes photopériodiques


La Photopériode et les animaux
Chez les animaux, le rôle essentiel de la photopériode réside dans l’entretien des
rythmes biologiques saisonniers, quotidiens (circadiens) ou lunaires.
• Rythmes biologiques saisonniers : ils sont de deux types :
1. Rythme de reproduction chez les vertébrés : ils ont pour résultat de faire
coïncider la période de reproduction avec la saison favorable.
*****Diapause : la photopériode est le facteur essentiel qui déclenche chez l’animal
l’entrée en diapause avant que ne survienne la saison défavorable.
*****Un exemple est celui de l'émigration verticale du zooplancton.
2. Rythmes quotidiens ou circadiens
• Il s’agit de rythmes dont la période est égale à 24h. Ils sont entretenus par un
mécanisme interne mal connu appelé « horloge biologique », dont le réglage est
conditionné par l’éclairement et la température.

Action de la température
• Les limites de la température à la vie : > 60 ºC et <0 ºC
• > 60 ºC : seuil critiques d’altération de la structure des protéines. Bien avant
d’altérer les protéines la température peut provoquer une dessiccation fatale des
organismes, donc l’action de la température sur les organismes dépendent de
l’humidité ambiante ;
• <0 ºC : détérioration par gel des structures cellulaires.
• Mais la plupart des organismes ont des tolérances à la température bien plus
réduites comme les plantes et animaux poïkilothermes (animaux n’ayant pas de
capacité de réguler leur température interne contrairement aux vertébrés
homéothermes (oiseaux et mammifères)).
Les plantes et la température
La température : un facteur limitant de toute première importance, car elle contrôle
l'ensemble des phénomènes métaboliques et conditionne la répartition des espèces
dans la biosphère.
Sans chaleur, le développement des plantes est impossible.
A très basse température, les échanges entre le sol et les plantes sont impossibles et
les fonctions physiologiques principales sont bloquées ou fortement ralenties.
L'assimilation chlorophyllienne ou photosynthèse et la respiration sont très réduites
ou annulées.
Les eurythermes (Hevea brasiliensis), les sténothermes
Action des températures extrêmes sur les végétaux

• Dans les régions tempérées, le froid est nécessaire aux plantes pour que les
fonctions vitales s'accomplissent, en particulier lors du passage de l'état végétatif
à l'état de reproduction.

• Le froid supprime la dormance des bourgeons formés en automne. Il induit


la vernalisation (processus préparatoire de la mise en fleur). Le pêcher exige pour
fleurir au printemps des froids intenses pendant l'hiver allant jusqu’à - 7degré
Celsius.

• Les températures extrêmes peuvent être létales pour les plantes, mais avant que
ces températures ne soient atteintes, les végétaux réagissent ou s'adaptent pour
en limiter les dégâts.
• Les plantes les plus résistantes aux hautes températures sont celles des déserts
subtropicaux. La résistance maximale des plantes à la chaleur est le fait de Cactées
et les autres végétaux xérophiles (de milieux secs) qui peuvent supporter jusqu'à
65°C.

• Les Procaryotes (bactéries) supportent aussi les hautes températures à cause de


l'absence dans leurs cellules de la membrane nucléaire et du fuseau mitotique qui
sont de parties thermolabiles.
Les animaux et les
températures extrêmes

• Chez les Mammifères des


régions froides, on
observe une réduction
importante des
appendices (oreilles, cou,
pattes, queue) au fur et à
mesure qu'on approche
les pôles.
Les animaux et les
températures extrêmes

on observe au sein
d'un ensemble des
vertébrés
homéothermes
appartenant à un
groupe systématique
proche, un
accroissement de la
taille et de la masse
corporelle des espèces en
fonction de la latitude.
Les animaux et les températures extrêmes

La modification de la fourrure

• Chez les mammifères des régions froides, la fourrure est plus épaisse qu'en climat
chaud. Son épaisseur augmente avec la taille de l'animal.

• Les espèces des régions tempérées pour éviter la forte perte de la chaleur ont
aussi pour la plupart des robes sombres.
Les animaux et les températures extrêmes

Le développement d'une couche épaisse de graisse


C'est le cas de la Baleine bleue qui vit dans les eaux froides et dont l'épaisseur de la couche de
graisse peut atteindre 1 mètre.

Adaptations éthologiques
Les températures extrêmes conduisent certains animaux à prendre l'habitude de se cacher
sous l'ombre ou dans des terriers pendant les heures chaudes ou encore d'adopter des moeurs
nocturnes.

Adaptations physiologiques
Les animaux luttent souvent contre les hautes températures par la réduction du métabolisme et
par l'augmentation des pertes de chaleurs grâce à la vasodilatation périphérique et à la
transpiration cutanée.
Le Vent
Le vent résulte du mouvement de l'atmosphère entre les hautes et basses pressions.
L’impact de ce facteur sur les êtres vivants peut se résumer comme suit :
❑ Il a un pouvoir desséchant car il augmente l’évaporation.
❑ Il a aussi un pouvoir de refroidissement considérable.
❑ Le vent est un agent de dispersion des animaux et des végétaux.
❑ L’activité des insectes est ralentie par le vent.
❑ Les coups de vent, en abattant des arbres en forêt, créent des clairières dans
lesquelles des jeunes arbres peuvent se développer.
❑ Le vent a un effet mécanique sur les végétaux qui sont couchés au sol et prennent
des formes particulières appelées anémomorphose.
FACTEURS ÉDAPHIQUES
La texture du sol est définie par la grosseur des particules qui
le composent : graviers, sables, limons, argiles (granulométrie :
mesure de la forme, de la dimension et de la répartition en
différentes classes des grains et des particules de la matière
divisée) :

Particule Diamètre
Graviers >2 mm
Sables grossiers 2 mm à 0,2 mm
Sables fins 0,2 mm à 20 µm
Limons 20 µm à 2µm
Argiles < 2µm
LA STRUCTURE DU SOL

La structure est l'organisation du sol. Elle se


définit également comme étant l’arrangement
spatial des particules de sables, de limons et
d’argiles.
LA POROSITÉ DU SOL
La porosité : Pourcentage d'espaces libres dans un volume
donné de sol.
Un sol compact et peu poreux empêche la migration des
animaux édaphiques voire leur existence. La porosité décroît
lorsqu'on passe de la structure en agrégats avec beaucoup de
lacunes et cavités vers des structures de plus en plus
particulaires
▪ On distingue la macroporosité (diamètre supérieur
à 8u) et dont dépend la circulation des gaz et de
l'eau dans le sol et la microporosité (petites
dimensions) et qui retient l'eau par capillarité.
LE PH DU SOL

Le pH du sol est la résultante de l’ensemble de divers


facteurs pédologiques. En effet, la solution du sol
contient des ions H+ provenant de :
❑ L’altération de la roche mère
❑ L’humification de la matière organique (synthèse
d’acide humique)
❑ L’activité biologique
❑ L’effet des engrais acidifiants
FACTEURS BIOTIQUES

• Homotypiques ou intraspécifiques, lorsqu’elles se produisent


entre individus de la même espèce.

• Hétérotypiques ou interspécifiques, lorsqu’elles ont lieu entre


individus d’espèces différentes.
• Les interactionshomotypiques sont les relations qu'ont
les individus au sein d'une même espèce; ou Relations
intraspécifiques:
-effet de masse,
-effet de groupe et
-compétition intraspécifique
HOMOTYPIQUES OU INTRASPÉCIFIQUES,
LORSQU’ELLES SE PRODUISENT ENTRE
INDIVIDUS DE LA MÊME ESPÈCE.

Les interactions homotypiques sont les


relations qu'ont les individus au sein d'une
même espèce; ou Relations intraspécifiques:
❑ effet de masse,
❑ effet de groupe et
❑ compétition intraspécifique
COACTIONS HOMOTYPIQUES
L’effet de groupe
COACTIONS HOMOTYPIQUES
L’effet de masse
La compétition intraspécifique
Ce type de compétition peut intervenir pour de très faibles densités de population, et se
manifeste de façons très diverses :

•Apparaît dans les comportements territoriaux

•Le maintien d’une hiérarchie sociale avec des individus dominants et des individus dominés.

•La compétition alimentaire entre individus de la même espèce est intense quand la densité
de la population devient élevée. (Sa conséquence la plus fréquente est la baisse du taux de
croissance des populations).

Chez les végétaux, la compétition intraspécifique, liée aux fortes densités se fait surtout pour
l’eau et la lumière. (Elle a pour conséquence une diminution du nombre de graines formées
et/ou une mortalité importante qui réduit fortement les effectifs).
Coactions Hétérotypiques ou interspécifiques,
CE SONT LES RELATIONS QU'ONT LES INDIVIDUS
ENTRE DEUX (OU PLUSIEURS) ESPÈCES
DIFFÉRENTES.

On distingue plusieurs types de relations interspécifiques :

-mutualisme,
-Neutralisme,
-commensalisme, -compétition,
-parasitisme. -prédation,
Espèces A Espèces B

Mutualisme + +

Commensalisme + 0

Compétition - -

Herbivorie + -

Prédation + -

Parasitisme + -

Amensalisme
une espèce inhibe le développement de
- 0
l'autre juste par sa présense.
Le neutralisme: lorsque les deux espèces sont
indépendantes : elles cohabitent sans avoir aucune
influence l’une sur l’autre.
La compétition interspécifique
S
La prédation
❑La prédation est l’une des pressions de
sélection les plus importantes de l’évolution
❑La prédation représente un coût important
pour les proies en terme de fitness (survie +
reproduction)
- Transfert d'énergie
- Les prédateurs sont des agents de la mortalité et
s’alimentent sur la matière organique plutôt que des
extracteurs ou des décomposeurs
- Structure et l'évolution de la communauté
Le fonctionnement d’un écosystème est fortement contraint par
la prédation exercée par les niveaux supérieurs sur les niveaux
trophiques inférieurs.

C’est le contrôle top - down

Dans les réseaux trophiques, on parle de Cascade trophique et


donc Organisation des peuplements :
S
Le parasitisme
EFFETS NÉGATIFS DES
PARASITES SUR LEURS HÔTES
● Perte de masse
● Diminution de survie, de la reproduction
● Modification du comportement
● Augmentation de la susceptibilité à la prédation,
maladies, effets du climat
● Défenses des hôtes : Système immunitaire
● Comportement: évite les sites contaminés
Un parasitoïde est un organisme qui se développe sur ou à
l'intérieur d'un autre organisme dit « hôte », et qui tue ce dernier
au cours de ce développement. Les proies des parasitoïdes sont
presque exclusivement des Insectes

Lutte biologique
S
Le mutualisme
Association bénéfique pour les deux
partenaires(+/+)
S
Le commensalisme
Interaction entre une espèce, dite commensale, qui en
tire profit de l’association et une espèce hôte qui n’en
tire ni avantage ni nuisance.
S
L’amensalisme
C’est une interaction dans laquelle une espèce
est éliminée par une autre espèce qui secrète
une substance toxique. Dans les interactions
entre végétaux, l’amensalisme est souvent
appelé allélopathie
Conséquences de la compétition
interspécifique
◘ Diminution de la croissance corporelle et de la
survie (surtout les juvéniles)
◘ Augmentation de l’âge de première reproduction
et parfois de l’émigration
◘ Affaiblissement du système immunitaire
◘ Influence sur la répartition géographique
◘ Influence sur la localisation dans les divers
biotopes d’une même localité
◘ La divergence des caractères
STRUCTURE ET
FONCTIONNEMENT DES
ECOSYSTEMES

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