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Leçon1 : LES DROITS FONDAMENTAUX DE L’HOMME

Exemple de situation : L’ignorance de ses droits ou de ses libertés


Exemple d’action : Se former aux droits de l’Homme
Justification : Cette leçon va permettre aux élèves de mobiliser les ressources afin de promouvoir les
valeurs universelles telles que les droits de l’Homme
INTRODUCTION
Les droits fondamentaux de l’homme sont des droits accordés à chaque individu et assurés dans un
état de droit et de démocratie. Les droits fondamentaux sont constitués, au sens large, des droits de
l'homme et du citoyen et des libertés publiques. Les droits fondamentaux sont avant tout des libertés
que le législateur doit garantir. Les droits fondamentaux sont des droits qui ne peuvent pas être transmis
ou vendus à une autre personne.

I- LES INSTRUMENTS JURIDIQUES

Un instrument juridique est une pièce ou un titre authentique autorisant à faire valoir un droit. Les
instruments juridiques des droits fondamentaux sont : la Déclaration Universelle des Droits de
l’Homme (DUDH), la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), la
Constitution, les Conventions sur les droits spécifiques (enfants, femmes, réfugiés)…

a- la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)

La Déclaration universelle des droits de l'Homme a été adoptée par une résolution de l'assemblée
générale des Nations unies le 10 décembre 1948. Elle comporte un Préambule et trente articles.
Dans les trente articles de la DUDH, on a :

 Tout individu a droit à la vie et à la liberté (art 3) ;


 Nul ne doit être soumis à la torture, non plus qu'à des traitements inhumains ou dégradants.
 Nul ne doit être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé (art 4-5-9) ;
 Tous les individus sont égaux devant la loi (art 7).
 Toute personne a le droit de circuler librement et de quitter son pays puis d'y revenir (art 13) ;
 Toute personne a droit à la liberté de penser, la liberté de conscience et de religion, la liberté
d'opinion et d'expression (17-18-19)

b- la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)

La charte africaine des droits de l'homme et des peuples a été adoptée le 27 juin 1981 à Nairobi
(Kenya) lors de la 18e Conférence de l'Organisation de l'Unité Africaine. Elle est entrée en vigueur
le 21 octobre 1986, après sa ratification par 25 États. Elle comporte un préambule et 29 articles.

Elle s’appuie sur la Charte de l'Organisation de l'Unité Africaine et la Charte des Nations unies ainsi
que sur la Déclaration universelle des droits de l'homme tout en « tenant compte des vertus de leurs
traditions historiques et des valeurs de civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser leurs
réflexions sur la conception des droits de l'homme et des peuples » (préambule de la Charte).
c- la Constitution

La Constitution ou loi fondamentale est un ensemble de textes juridiques qui définit les différentes
institutions composant l’État et qui organise leurs relations. Quelle que soit sa présentation et son
contenu, la Constitution est considérée comme la règle la plus élevée de l’ordre juridique de chaque
pays.

La Constitution est nécessaire pour garantir les droits fondamentaux des citoyens. Exemple : le
principe de l’égalité des citoyens devant la loi. Elle organise les pouvoirs publics composant l’État
en séparant le pouvoir législatif du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire afin de permettre
l’équilibre des différents pouvoirs.

d- La convention relative aux droits de l’enfant (CIDE)

La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ou Convention relative aux droits
de l’enfant, est un traité international adopté par l’Assemblée générale de l'Organisation des
Nations unies, le 20 novembre 1989 dans le but de reconnaître et protéger les droits spécifiques
des enfants.

e- La convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des


femmes (CEDEF en français ou CEDAW en anglais)

La Convention a été adoptée le 18 décembre 1979. Elle est entrée en vigueur le 3 septembre 1981.
La convention impose aux Etats qui ont ratifié (185 états) d’éliminer toute forme de discrimination à
l’égard des femmes. La Convention définit comme discriminatoire envers les femmes toute
différenciation, exclusion ou restriction en raison du genre.

f- La convention relative au statut des réfugiés

Adoptée le 28 juillet 1951, cette convention dite Convention de Genève, définit les modalités selon
lesquelles un État doit accorder le statut de réfugié aux personnes qui en font la demande, ainsi que
les droits et les devoirs de ces personnes. Cette convention fut complétée en 1967 par le Protocole
relatif au statut des réfugiés. Le terme "réfugié" s'applique à toute personne qui, par suite
d'événements survenus et craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion,
de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se
trouve hors du pays dont elle a la nationalité.

II- LES DROITS FONDAMENTAUX

Les droits sont l’ensemble des privilèges ou avantages que le citoyen peut exiger de l’Etat. On peut citer
les droits politiques, sociaux et économiques.
 Les droits politiques: Ils comprennent entre autre le droit de vote, le droit à la défense, le droit
d’expression et d’opinion, le droit de réunion et d’association, le droit de se faire rendre justice
 Les droits sociaux : C’est l’ensemble des droits dont bénéficie un citoyen dans ses relations avec
les autres individus, avec des groupes ou avec l’Etat. Ils recouvrent différents droits tels que : le
droit à la vie et à la santé, le droit à la liberté d’expression et à l’éducation, le droit à la protection
sociale, le droit de choisir sa religion, le droit de se mouvoir, le droit de participer à la vie
culturelle…
 les droits économiques : Tout citoyen d’une nation a le droit à la propriété, le droit au travail et à
la formation professionnelle, le droit à la protection contre l’exploitation économique et sociale, le
droit à un revenu minimal …

III- LE DROIT HUMANITAIRE

Le droit international humanitaire (DIH) est un ensemble de règles qui, pour des raisons humanitaires,
cherchent à limiter les effets des conflits armés. Il est également appelé «droit de la guerre» ou «droit
des conflits armés».

Le DIH s'applique uniquement aux conflits armés et ne couvre pas les situations de tensions
internes ou de troubles intérieurs, comme les actes de violence isolés. Le DIH différencie les conflits
armés internationaux et les conflits armés internes. Les conflits armés internationaux sont ceux qui
opposent au moins deux États alors que les conflits armés internes opposent, sur le territoire d'un seul
État, les forces armées régulières à des groupes armés dissidents, ou des groupes armés entre eux.

Le DIH a interdit l'emploi de nombreuses armes, dont les balles explosives, les armes biologiques et
chimiques, les armes à laser aveuglantes et les mines antipersonnel.

CONCLUSION

Le citoyen responsable doit faire valoir ses droits et assumer ses devoirs afin de ne pas être un obstacle
pour le progrès de son pays. Que ce soit dans le cadre de gouvernements ou d'organisations, ou en
tant qu'individus, nous pouvons tous apporter une contribution importante à l'application des droits
fondamentaux de l’homme.

Devoir :

1. qu’est-ce qu’un droit ?


2. donne une limite pour chaque instrument juridique.
3. Les droits fondamentaux sont-ils respectés au Cameroun ? justifie ta réponse
4. Certaines organisations non gouvernementales brandissent Le droit international
humanitaire pour intervenir dans le conflit du NOSO. L’Etat est-il obligé de leur donner son
accord ?
Piques, faisceaux et bonnet phrygien s’inscrivent
dans la symbolique révolutionnaire, qui multiplie les
références à l’Antiquité. Au sommet du tableau, la
figure de la France brisant les chaînes de
l’oppression répond à la Liberté ailée dont le sceptre
est pointé vers le triangle rayonnant de l’Égalité, au
centre duquel l’œil incarne la Vigilance.Jean-
Jacques François Le Barbier (attribué à), Déclaration
des droits de l’homme et du citoyen [1789], « La
Monarchie, tenant les chaînes brisées de la Tyrannie,
et le génie de la Nation, tenant le spectre du pouvoir,
entourent le préambule de la déclaration », fin du
xviii e siècle. Huile sur bois, 71 × 56 cm. Musée
Carnavalet, Paris.
Erich Lessing/Art Resource, NY
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Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

droits de l'homme, ensemble des droits fondamentaux inhérents à la nature humaine.

Issus des conceptions du droit naturel, qui fondent leur statut philosophique, les droits de l’homme ont fait l’objet
d’une reconnaissance progressive en droit positif depuis la proclamation de la Déclaration des droits de l’homme
et du citoyen par les révolutionnaires français en 1789. Cette reconnaissance se traduit aujourd’hui par une
protection juridictionnelle accrue tant au niveau européen qu’au niveau national. En effet, de nombreux États,
dont la France, se sont dotés de mécanismes favorisant le recours devant le juge en cas d’atteinte aux droits de
l’homme tels qu’ils sont garantis par les textes de portée internationale.

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PROTECTION JURIDICTIONNELLE DANS LE CADRE INTERNATIONAL

Au niveau européen, il a été institué dans le cadre du Conseil de l’Europe, un organe chargé directement et
exclusivement d’examiner et de juger les violations par des États en matière de droits de l’homme et de libertés
publiques, la Cour européenne des droits de l’homme.

Le texte de référence qui fonde les recours devant la Cour est la Convention européenne des droits de l’homme et
des libertés fondamentales, adoptée en 1950. La Convention consacre de nombreux droits, qu’ils soient
individuels ou collectifs, comme le droit à la liberté d’expression, à la liberté de conscience, au respect de la vie
privée, ou encore le droit à la liberté de réunion et d’association. La Convention établit une procédure
juridictionnelle complexe permettant soit aux États soit aux individus, si leur État d’origine a accepté le recours
individuel, de porter à la connaissance de la Cour les violations de la Convention. À l’issue de la procédure,
l’État peut être condamné à verser des dommages-intérêts à la victime, mais, le plus souvent, une telle
condamnation incite l’État condamné à adopter une nouvelle législation en conformité avec la Convention
européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Au sein de l’Organisation des États américains (OEA), regroupant trente-trois États de la zone Amérique, il
existe également un tribunal, appelé Cour interaméricaine des droits de l’homme, dont le rôle et les missions sont
semblables à ceux de la Cour européenne des droits de l’homme. De même, l’Organisation de l’unité africaine a
consacré son attachement aux droits de l’homme en 1981 en adoptant une Charte africaine des droits de l’homme
et des Peuples et en instaurant une commission chargée également de faire appliquer les dispositions de la
Charte, qui toutefois ne prévoit pas la création d’un organe purement juridictionnel.

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