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RAMPES & ESCALIERS

A- RAMPES

 Les rampes sont des éléments de structure plats (droits) ou gauches (courbes) reliant deux planchers de niveaux
différents :

Rampe droite Rampe gauche

 Les rampes droites se calculent comme des dalles inclinées dont la charge permanente de poids mort est
exprimée en unité de longueur de rampe et la charge d'exploitation par unité de longueur horizontale.

 Les rampes gauches se calculent comme des poutres gauches

 Ne pas oublier de prévoir des zones de raccordement courbes entre plans inclinés pour éviter aux véhicules
un changement brusque de direction dans le sens vertical.

1. MOMENTS DE FLEXION ET EFFORTS TRANCHANTS DUS AUX CHARGES PERMANENTES

 Pour un poids volumique  b et une épaisseur e ; la charge par unité de longueur comptée suivant la pente
vaut  b .e . Pour un élément de longueur ds, la charge gravitaire est égale à dG= b .e.ds .

Charges de poids propre d'une rampe de pente .


D'où :
- la réaction d'appui
𝐿1 2
𝜌𝑏 . 𝑒. 𝐿
𝑅𝑔 = 𝑑𝐺 =
0 2. 𝑐𝑜𝑠 𝛼
(force verticale)
- l'effort tranchant
𝜌𝑏 . 𝑒. 𝐿
𝑉𝑔 = 𝑅𝑔 . 𝑐𝑜𝑠𝛼 =
2
(perpendiculairement à la rampe) ;
- le moment de flexion
𝐿 𝐿 𝜌𝑏 . 𝑒. 𝐿2
𝑀𝑔 = 𝑅𝑔 − =
2 4 8. 𝑐𝑜𝑠 𝛼
𝒆
Si l’on considère l'épaisseur suivant la verticale, on a 𝒆𝟏 = et le moment isostatique dû au poids propre se calcule
𝒄𝒐𝒔 𝜶
comme pour une dalle d'épaisseur e1, soit :
𝜌𝑏 . 𝑒1 . 𝐿2
𝑀𝑔 =
8

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2. MOMENTS DE FLEXION ET EFFORTS TRANCHANTS DUS AUX CHARGES VARIABLES

La charge verticale dQ vaut 𝑑𝑄 = 𝑞. 𝑑𝑥 , d’où :

- la réaction d'appui
𝑞. 𝐿
𝑅𝑞 =
2
-l'effort tranchant
𝑞. 𝐿. 𝑐𝑜𝑠𝛼
𝑉𝑞 =
2
perpendiculairement à la rampe
- le moment isostatique
𝐿 𝐿 𝑞. 𝐿2
𝑀𝑞 = 𝑅𝑞 . − =
2 4 8

Charges variables.
Le calcul des moments d'une rampe est identique à celui d'une dalle horizontale dont l'épaisseur est comptée suivant la
verticale.
L’épaisseur de la rampe est donnée par la relation :
𝑒 = 0,018. 𝐿. 3 25. 𝑒 + 𝑞 𝑒, 𝐿 𝑒𝑛 𝑚 𝑞 𝑒𝑛 𝐾𝑁/𝑚2

B. ESCALIERS
1. DÉFINITIONS
 Cage d'escalier : murs ou voiles entourant l'escalier
 Crémaillère : poutre inclinée servant de supports au milieu des marches
 Emmarchement : largeur des marches perpendiculairement à la pente
 Giron (marche) : distance entre deux nez de marche = D
 Hauteur de marche (contremarche) = H
 Ligne de foulée : trajet perpendiculaire aux nez de marche
 Limon : poutre inclinée servant de supports aux extrémités des marches
 Mur d'échiffre : limon remplacé par un mur ou voile
 Paillasse : partie inclinée servant de support aux marches sur toute leur largeur
 Palier : partie horizontale d'accès ou d'arrivée d'une volée
 Pente = H/D,
 Profondeur de marche = giron + débord du nez de marche
 Volée : ensemble de marches (3 au minimum) entre deux parties horizontales

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Coupe d’une volée d’escalier Escalier circulaire normal et balancé

Escaliers à 2 et 3 unités de passage : dimensions minimales. Escalier à 4 paillasses

1. DIMENSIONNEMENT DES ESCALIERS

1.1. Hauteur et largeur des marches : H et D


Valeurs courantes Valeurs extrêmes
H 0,16 à 0,17 m 0,13 à 0,17 m
D 0,26 à 0;29 m 0,26 à 0,36 m

Relation entre H et D (formule de B l o n d e l ) : D + 2 H = 0,60 m à 0,64 m

EXEMPLE
Hauteur d'étage: 2,98 m avec deux volées.
Nombre de contremarches :
0,5 𝑥 2.98
𝑛= = 8,76 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑛 = 9
0,17
D'où :
1,49
𝐻= = 0,165𝑚 𝑒𝑡 𝐷 = 0,62 − 2. 𝐻 = 0,29 𝑚
9

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1.2. L a r g e u r d e s escaliers
Pour des raisons de circulations des personnes : minimum de 0,60 m:
Pour des établissements recevant du public (ERP) :
Nombre d'unités de Nombre de personnes
Largeur minimale
passage (UP) à évacuer
1  100 0,80 m
2  200 1,40 m
3  300 1,80 m
4  400 2,40 m

1.3. Charges d'exploitation


 Marches solidaires les unes des autres par une paillasse ou par les contremarches
La charge d'exploitation est celle qui figure dans la norme NF P 06-001, pour les circulations, à savoir au moins la même
que celle des locaux desservis :
o 2,5 kN/m2 pour les bâtiments d'habitation ;
o 4 kN/m2 pour les locaux recevant du public ;
o 5 kNlm2 pour les salles de spectacle; certaines salles d'exposition.

 Marches indépendantes
Pour les marches indépendantes d'escaliers en béton armé, appuyées à leur deux extrémités ou en porte-à-faux; la charge
à prendre est :
o pour les escaliers ayant une largeur au plus égale à 1,10 m : 5,5 kN concentrée par marche dans la position la
plus défavorable, sur une longueur de 0,10 m dans le sens de la portée (en extrémité de porte-à-faux pour une
console) ;
o pour les escaliers de plus de 1,10 m de largeur : 10 kN par mètre de portée de la marche pour les escaliers non
accessibles au public et 15 kN par mètre de portée pour lés escaliers recevant du public.

2. CALCUL DES ESCALIERS


Suivant le type d’escalier, le calcul est effectué en flexion ou torsion.
comme Type de sollicitations Les marches sont calculées comme
Paillasse une dalle à la flexion simplement posées
Limon une poutre à la flexion une dalle appuyée sur les deux
limons
crémaillère une poutre à la flexion et à la une dalle en porte-à-faux des deux
torsion côtés de la crémaillère
Console dalle ou poutre à la flexion comme une dalle en: porte-à-faux

Types de fonctionnement des escaliers:

4. ESCALIER EN BETON ARME

Les escaliers droits se calculent comme une rampe en prenant en compte le


poids des marches et contremarche.

Pour le dimensionnement; on peut utiliser la règle 2 H + D = 0;60 à 0,64 m.

𝐻
Soient: 𝛼 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑔
𝐷
g1 = le poids propre :
𝑒 𝐻
𝑔1 = 𝜌𝑏 . +
𝑐𝑜𝑠𝛼 2

g2 = le revêtement sur marche (p1 kN par m 2 horizontal); contremarche (p2 KN Par m 2 vertical) et en sous-face de la
paillasse (p3 kN par m 2 suivant la pente)
𝐻 𝑝3
𝑔2 = 𝑝1 + 𝑝2 . + 𝑝𝑎𝑟 𝑚2 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙
𝐷 𝑐𝑜𝑠𝛼
2
et q la charge d'exploitation par m horizontal.

L’épaisseur de la paillasse est donnée par la relation :


𝑒 = 0,018. 𝐿. 3 25. 𝑒 + 𝑞 𝑒, 𝐿 𝑒𝑛 𝑚 𝑞 𝑒𝑛 𝐾𝑁/𝑚2

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