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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

NOUVELLE-CALÉDONIE
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GOUVERNEMENT
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N° 04 - 3061 /GNC
Du 23 DÉCEMBRE 2004

ARRÊTÉ
portant création et organisation du fonctionnement du système de dédouanement automatisé
du fret international

LE GOUVERNEMENT DE LA NOUVELLE-CALEDONIE

Vu la loi organique modifiée n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie ;


Vu la loi modifiée n° 99-210 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie ;
Vu la délibération du congrès de la Nouvelle-Calédonie n° 4 du 17 juin 2004 fixant le nombre de
membres du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ;
Vu le procès-verbal de la séance du congrès de la Nouvelle Calédonie en date du 24 juin 2004 relatif
à l'élection des membres du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ;
Vu la délibération du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie n° 04-17 D/GNC du 02 juillet 2004,
chargeant les membres du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie d'une mission d'animation et de
contrôle d'un secteur de l'administration ;
Vu l’arrêté n° 04-4112/GNC-Pr du 29 juin 2004 constatant la prise de fonctions des membres du
gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ;
Vu l’arrêté n° 04-4114/GNC-Pr du 29 juin 2004 constatant la prise de fonctions de la présidente et de
la vice-présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ;
Vu le code des douanes ;

ARRÊTE

Article 1 : Un système automatisé de traitement des opérations de dédouanement du fret


international à l’entrée et à la sortie du territoire douanier de la Nouvelle-Calédonie est institué.
Il offre les services suivants :

 la prise en charge des marchandises et l’apurement des manifestes maritimes ou aériens ;


 l’établissement, le stockage et la validation des déclarations en douane ;
 la délivrance du bon à enlever des marchandises, soit directement soit après affectation d’un
circuit de contrôle ;
 l’édition des états de gestion, des états comptables et statistiques nécessaires aux opérations
de dédouanement.

Le système n’assure pas le traitement automatisé des opérations dispensées de l’obligation de dépôt
d’une déclaration en détail, telles que prévues par le code des douanes et les textes pris pour son
application.

Article 2 : La date et les modalités de mise en fonctionnement du système seront déterminées par
un arrêté du gouvernement. A cette date et sous réserve des exceptions prévues à l’article 1, toutes
les formalités douanières désignées dans l’arrêté seront effectuées par l’intermédiaire du système.

Article 3 : L’emploi du système est ouvert aux personnes habilitées à déclarer des marchandises en
détail, telles que désignées à l’article 64 du code des douanes, pour autant qu’elles disposent d’un
crédit d’enlèvement.

Article 4 : L’accès au système peut s’effectuer à partir :

 d’un équipement privatif,


 d’une unité banalisée de dédouanement (UBD), installation à partir de laquelle un prestataire
qui n’a pas la qualité de commissionnaire en douane agréé, fournit un accès au système de
dédouanement à toute personne visée à l’article 3 qui lui en fait la demande.

Article 5 : Le gestionnaire d’une UBD offre un service qui comprend au moins la mise à disposition
d’un poste de travail et du tarif des douanes sur une plage horaire publiée et garantie.

Il peut offrir en outre, dans les conditions qu’il détermine et dans le respect des dispositions de
l’article 4, un ensemble de prestations d’assistance dont il détermine librement le contenu.

Dans ce cadre il fixe librement la rémunération de ses prestations.

Article 6 : Toute personne visée à l’article 3 ou tout gestionnaire d’UBD, doit, pour accéder au
système, en faire préalablement la demande au service des douanes et souscrire l’engagement de
respecter les règles d’utilisation du système.

Les spécifications techniques de connexion et de sécurité associées sont fournies aux utilisateurs par
le service des méthodes administratives et de l’informatique. Ce service peut soumettre un utilisateur
à des tests de connexion préalablement à son raccordement au système.

Article 7 : L’agrément de l’utilisateur est prononcé par le service des douanes au regard du respect
des dispositions des articles 5 et 6.

Article 8 : La connexion au système est possible tous les jours ouvrés de 7h00 à 17h00.

Article 9 : L’administration assure le bon fonctionnement du système. En cas d’interruption du


service du à l’indisponibilité du système central ou de tout ou partie du réseau géré par l’opérateur
public de télécommunication, le directeur des douanes met en œuvre les mesures nécessaires au
dédouanement des marchandises pendant la période d’arrêt du système .

Article 10 : La partie du logiciel, dite " cliente ", installée sur chaque poste de travail connecté au
système est fournie gratuitement à tout utilisateur du système.

Les éléments logiciels de sécurité installés, lorsqu’ils sont nécessaires, sur les postes de travail, sont
fournis gratuitement aux utilisateurs qui déclaraient en douane pour leur compte ou pour le compte
d’autrui, le 1er janvier 2004, et qui auront fait leur demande de raccordement au système avant le 31
décembre 2004.

Cette affectation s’effectue dans la limite globale de 100 licences. Chaque utilisateur ne peut se voir
affecter moins d’une licence. Au delà, la gratuité est accordée pour le nombre de licences sollicitées
par chaque entreprise, éventuellement ramenée à sa part de trafic, constituée par le rapport entre le
nombre de déclarations qu’il a déposée et le nombre total des déclarations déposées en Nouvelle-
Calédonie en 2004.

Les licences sollicitées par des déclarants autres que ceux visés au deuxième alinéa ou au delà du
nombre qui peut leur être affecté, conformément aux dispositions de l’alinéa précédent sont facturées
directement par le fournisseur retenu par l’administration.
Le raccordement de l’utilisateur au système central à travers le réseau public de télécommunication
est à sa charge.

Article 11 : Une redevance dénommée redevance informatique (RI) est instituée au profit de la
Nouvelle-Calédonie. Elle a pour but de permettre le financement des opérations d’investissement et
de maintenance nécessaires au fonctionnement régulier du système de dédouanement informatisé.

Article 12 : La participation informatique douanière est due par tout usager du système pour les
déclarations en détail qu’il y effectue.

Article 13 : La participation informatique douanière est perçue sur chaque déclaration en douane
validée dans le système. Son montant révisable annuellement est fixé à 55F CFP pour chaque article
de déclaration.

Article 14 : La participation informatique douanière est liquidée et recouvrée comme en matière de


douane. Imputation budgétaire 934-14 : service des méthodes administratives et de l’informatique,
7379, autres participations.

Article 15 :Les mesures nécessaires au fonctionnement régulier du système et à son évolution sont
examinées par un comité consultatif. réuni, à l’initiative de son président, au moins une fois par an.

Il est composé

 du membre du gouvernement chargé du secteur, président,


 du directeur des douanes,
 du chef du service des méthodes administratives et de l’informatique,
 du directeur du budget et des affaires financières,
 du payeur de la Nouvelle-Calédonie,
 de quatre représentants des utilisateurs désignés par arrêté du gouvernement.

Le membre du gouvernement chargé d’animer La présidente du gouvernement


et de contrôler le secteur de l’économie, de la de la Nouvelle-Calédonie,
fiscalité,
du développement durable, des mines, des
transports aériens
et des communications

Marie-Noëlle THEMEREAU

Didier LEROUX

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