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Dpt.

ELT/ M1 RE USTHB 2018-2019

Modélisation dynamique de la machine à courant continu

Hypothèses de travail

- les relations entre les flux et les courants sont linéaires, on suppose donc que l’état de
saturation de la machine est fixé durant le régime transitoire.
- Les sections des conducteurs ainsi que l’épaisseur des tôles de construction sont
supposées assez faibles pour que l’on puisse les assimiler à des circuits à constantes
(de temps) localisées (répartition uniforme des densités de courants).
- Le circuit magnétique est parfaitement feuilleté ce sui permet de considérer que seuls
les enroulements sont parcourus par les courants.
- On suppose que les inductances mutuelles entre deux enroulements sont fonction
sinusoïdale de l’angle que font leurs axes magnétiques.

Conventions de signe
a. un courant positif crée à travers son propre enroulement un flux positif
b. une fém positive fait circuler un courant positif de a à b découle :

e = - dψ / dt

c. les inducteurs sont considérés comme récepteurs


vf = Rf if + dψf /dt

Dans le cas d’un récepteur :


v = Ri - e
v = Ri + dψ / dt

Dans le cas d’un générateur


v = e - Ri
v = - Ri - dψ / dt

Modélisation de la machine à courant continu

L’examen du fonctionnement de la machine à courant continu nous permet de remarquer


que :
- le flux engendré par les inducteurs est toujours immobile
- à cause du collecteur et des balais, le flux engendré par les enroulements d’induit es
lui aussi immobile, bien que crée par des enroulements mobiles. L’induit peut être le
siège de fém de transformation et de rotation.

Pour la modélisation de la machine à courant continu, on se limitera uniquement au


fonctionnement générateur, le fonctionnement moteur sera déduit de ce dernier moyennant le
changement de variables :
τ’e = - τe
i’q = - i q
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Machine à courant continu à excitation séparée

Méthodologie de travail
- Etablissement de la matrice flux
- Etablissement des équations des tensions
- Etablissement de l’équation mécanique

a. Matrice flux

 f   Lf M fd sin    if 
    


 i


   M fd sin  L   f 

d di
f
 Lf f
 M fd sin 
dt dt

d di f di q
M fd sin   rM fd cos  i f  L
dt dt dt

Pour des balais placés sur la ligne neutre théorique : ( θ = 0 )

di f di f
 Lf
dt dt

d diq
  r M fd i f  L
dt dt

b. Equations des tensions

d f
vf  Rf if 
dt

d
v   Riq 
dt

Finalement :

vf  Rf if  Lf
di f
dt

v   R iq  L   r M fd i f
diq
dt
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c. Expression du couple électromagnétique :

 e  1
2
i  t  L  i 
o M fd   if 
 e  1
2
i
 i q  
f
M o



 i 

 fd   q 

  M fd i q 
 e  12 i f  i q   

 M fd i f 

 e   M fd i f i q

2. Machine à courant continu compensée avec deux enroulements séparés

Fonctionnement générateur

Fig.
Tensions :

d f
vf  Rf if 
dt
d g
v g  Rg i g 
dt
d c
vc   Rc ic 
dt
d
v q   R iq  : v  v q  vc : ic   iq   i
dt

Matrice flux :

 f  Lf M fg 0 M fd sin    if 
     
 g   M fg Lg 0 M gd sin    ig 
    
M cq cos    i 
 c 0 0 Lc
 c
   M sin    i 
   fd M gd sin  M cq cos  L   q
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d f di f di g diq
 Lf  M fg  M fd sin 
dt dt dt dt
d g di f di g diq
 M fg  Lg  M gd sin 
dt dt dt dt
d c di diq
  Lc c  M cq cos 
dt dt dt
d di f di g
 M fd sin    r M fd cos  i f  M gd sin  
dt dt dt
di
 r M gd cos  i g  M cq cos  c   r M cq sin  ic  Ldiq
dtdt

Les balais étant placés sur la position θ = 0

d f di f di g
 Lf  M fg
dt dt dt
d g di f di g
 M fg  Lg
dt dt dt
d c di di
 Lc  M cq
dt dt dt
d di di
  r M fd i f  M cq L
dt dt dt

Finalement :

di f di g
vf  Rf if  Lf  M fg
dt dt
di g di f
v g  Rg i g  Lg  M fg
dt dt
di di
vc  Rc i  Lc  M cq
dt dt
di di
v q   Ri  L  M cq   r M fd i f   r M gd i g
dt dt

v  v q  vc
di
v   ( R  Ri ) i  ( L  Lc  2 M cq )   r M fd i f   r M gd i g
dt

Expression du couple :
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1 T  dL 
e  i    i 
2  d 

 o o o M fd 
   if 
 o o o M gd   
1  ig 
 e  (i f i g  i ) o o o o   i 
2  
 M fd M gd o o   
 i
   
 

  M fd i 
 
1   M gd i 
 e  (i f i g i  i ) 
2 
o

M i  M i 
 fd f gd g 
 e   ( M fd i f  M gd i g   M fd i g i  M gd i g i

Le signe (-) indique qu’il s’agit d’un couple résistant

Fonctionnement transformateur
En se limitant à un seul enroulement inducteur (f) et en éliminant l’enroulement de
compensation, on retrouve les équations d’un transformateur en posant   2 dans la
matrice   :
 f  Lfif  M fd i
  M fd i f  Li

d di di
  Lf  M
f f
fd
dt dt dt
d di di
 M  L
f
fd
dt dt dt
soit
di di
vf  R fif  Lf  M
f
fd
dt dt
di di
v   Ri  L  M fd
dt dt

que l ' on réecrit :


di f di
vf  R fif  Lf  M fd
dt dt
di di
 v  Ri  L  M fd
dt dt
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Remarque importante : (signe des mutuelles)


Si ψ1 crée par un enroulement 1 et ψ2 crée par un second enroulement s’ajoutent les uns
aux autres, les signes des tensions mutuelles induites sont identiques à ceux des tensions
induites dans les auto-inducteurs.

Bibligraphie.
1. A. Fouillé, Électrotechnique à l’usage des ingénieurs.
2. P. Barret, Régimes transitoires des machines tournantes électriques.
3. G. Seguier, Électrotechnique Approfondie. Ed Tec&Doc.

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