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ISET de Rades, Département de Génie Mécanique TD Caractérisation des

matériaux

TD N°2 : Essais mécaniques


Exercice N°2:
1. Module d’Young E de l’inox 304.
Sous la force F1, l’éprouvette est en régime de déformation élastique.
Allongement élastique : εél = ΔL/L0 = (0,141/150) = 9,4x10-4
Contrainte : σél = 4F1/πD02 = 178,3 MPa
Module d’Young : E = σél / εél = 189,6 GPa == 190 GPa
2. Coefficient de Poisson ν de l’inox 304
-4
Contraction relative élastique radiale : εr = ΔD/D0 = - (2,81x10-3/10) = - 2,81x10
Coefficient de Poisson : ν = - εr /εél = - (2,81/9,4) = 0, 2989 ≅ 0,30
3. Module de Coulomb G de l’inox 304.
Relation entre E, G et ν : G = E/[2(1 + ν)]
G = 190/[2(1 + 0,3)] = 73,08 ≅ 73 GPa
4. Limite conventionnelle d’élasticité Re0,2 de l’inox 304.
La limite conventionnelle d’élasticité Re0,2 correspond à la force F2, puisque l’éprouvette se
retrouve déformée plastiquement de 0,2 % quand F2 est supprimée.
2
Re0,2 = 4F2/πD0 = 260 MPa
5. Résistance à la traction Rm de l’inox 304.
Par définition, la résistance à la traction Rm correspond à la force maximale Fmax puisque
atteinte durant l’essai de traction
2
Rm = 4Fmax/πD0 = 585 MPa
6. Allongement permanent A après rupture de l’inox 304.
L’allongement permanent A après rupture est donné par la relation suivante :
A = (εt – εélu)
où : εt = allongement total juste avant la rupture = (223,5 -150)/150 = 0,49 = 49 %
εélu = retour élastique après la rupture = σu/E
2 -3
εél = σu/E = (4Fu/πD0 )/E = 2,107x10 = 0,21 %
Donc: A = (εt – εél) = 49 – 0,21 = 48,79 %

7. Énergie élastique wél emmagasinée dans le volume de référence de l’éprouvette


juste avant sa rupture.
L’énergie élastique Wél, emmagasinée par unité de volume du matériau à l’instant de la
2
rupture, est donnée par la relation : Wél = ½ σuεélu = ½ σu /E
L’énergie élastique wél, emmagasinée dans le volume de référence Vde l’éprouvette est égale
2 2
à : wél = (½σuεélu)V = (½σu /E)(L0πD0 /4)
Avec les valeurs trouvées ci-dessus pour E, εélu et σu, on obtient ainsi: wél = 4,96 J

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Exercice N°3:
1. E=208 GPa
2. Re= 354 MPa
3. Re0.2 = 442 MPa
4. Rm= 778 MPa
5. A= 23,6 %
6.

Exercice N°7:
1. L’acier qui requiert le plus d’énergie pour être rompu au cours d’un essai de résilience
Charpy est celui qui est le plus tenace : B
2. Si l’on estime semi-quantitativement la ténacité en utilisant l’aire sous la courbe de
traction, on en déduit que l’acier B aura un allongement final à la rupture plus élevé
que l’acier A, car il présente une limite conventionnelle d’élasticité et une résistance à
la traction légèrement plus faible que celles de l’acier A. Par conséquent, sa ductilité,
caractérisée par l’allongement final à la rupture A (%), sera plus élevée. B

Exercice N°8 :
Données : d = 2,5 mm ; L = 3 m ; M = 500 Kg ; E = 210 GPa.
F 4.M .g
On a F = M.g et  = E. or   donc  
S0 d 2 .E
4  500  9,81
A-N :    0.0047  = 0,47 %
  (2,5) 2  2,1.10 5
l
  l    l 0 A-N : l  0,0047  3.103  14,1mm l  14,1mm
l0
Exercice N°9 :
Données : Rm = 300 MPa ; Z (%) = 77.
F F
On a :  r  et  Rm 
S S0

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F
Rm S 0 S S0  S S S R R
  Or Z  1   1 Z  m  1 Z   r  m
r F S0 S0 S0 S0 r 1 Z
S
300
A-N  r   1304 N r  1304 N
Exercice N°10 : 1  0,77
1- Données : Éprouvette en alliage Cuivre-Nickel avec d = 12,5 mm et l0= 50 mm.
a) Courbe  = f (), voir (fig.1).
Contrainte conventionnelle [MPa] Déformation  (%)
40,74 0,03
122,23 0,009
211,86 1
285,20 2,6
396,66 14
321,87 37,4

b)
 Module d’Young E.
La courbe représente une zone élastique ou on à  = E. (Loi de Hooke).
Or E : pente de (OA)
211,86
E=  210 GPa .
0,01
 Limite élastique conventionnelle R0,2
R0,2 = 220 MPa.
 La résistance à la rupture Rm.
Rm = 396,66 MPa.
 La déformation à la rupture R.
R = 36 %
F
2- La courbe conventionnelle représente la variation de  = (F : charge ; S0 : section
S0
l
initiale) en fonction de la déformation conventionnelle   .
l0
La courbe rationnelle de traction représente l'évolution de la contrainte réelle (vrai)
F
r  (F : charge ; S : section instantanée) en fonction de la déformation rationnelle
S
r = ln (1 + ).
3- La courbe rationnelle r = f(r), avec r = (1 +) et r = ln (1 +). Voir (Fig.1).

TLILI A. 18
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Contrainte réelle r[MPa] Déformation r (%)


40,75 0,029
122,34 0,089
213,97 0,99
292,61 2,56
452,19 13,1
442,25 31,77

La déformation rationnelle est utile pour montrer la différence avec la déformation


conventionnelle. En effet les courbes montrent que cette différence devient notable au
niveau du domaine plastique.

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