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Cultura e civiltà Dibattito Argomentazione: Il Natale

TÉMOIGNAGES
Pourquoi je n’aime pas Noël (et croyez-moi, socialement c’est dur)

Noël approche, et Océane se questionne sur cette fête si populaire...


Publié le 5 décembre 2018

Legenda : x = modi di dire, costruzioni grammaticali particolari


X = parole del linguaggio colloquiale/familiare/argot
X = espressioni figurate

Je veux bien jouer le jeu quelques temps, écrire des articles pour participer à la bonne humeur
de la préparation de Noël… Mais au bout d’un moment ça me lasse, voire me crispe. Parce que
j’avoue avoir du mal à comprendre pourquoi déployer toute cette énergie chaque année en
l’honneur de Noël, une fête qui personnellement me paraît si insignifiante !

Pourquoi je n’aime pas Noël


Bon, j’exagère peut-être un peu.

Ça me fait plaisir que les gens soient heureux de se retrouver, de se faire tout plein de
cadeaux, et de préparer de la bonne bouffe pour l’occasion.
Ce qui m’embête c’est la démesure, et surtout cette espèce d’injonction à fêter Noël que je
ressens.
Tous les ans c’est pareil, je me retrouve, à la même période, à commencer à angoisser parce
que je n’ai pas un rond et que je vais devoir acheter des cadeaux à tous mes proches d’un
coup…

Non pas que ma famille m’en voudrait si j’arrivais les mains vides, mais j’ai l’impression de
sentir cette pression sociale sans cesse renouvelée de Noël, dont les cadeaux font partie.
Les cadeaux, mais aussi le rituel : vêtir nos plus belles tenues de soirée avant de nous ruiner
pour un repas avec des gens qu’on aime, et d’autres dont on se fout, mais qu’on voit tous les
ans parce que, quand même, c’est la famille…

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Cultura e civiltà Dibattito Argomentazione: Il Natale

Pourquoi fêter Noël ?


Mais comme en réfléchissant à cet article j’avais vraiment l’impression d’être une rabat-joie
aigrie, j’ai sondé quelques personnes en leur posant la question : pourquoi fêtez-vous Noël ?
Parmi les 15 réponses que j’ai eu, en voici quelques-unes.

— Parce que c’est obligé.


— À la base pour se retrouver en famille, mais aujourd’hui je ne sais plus.
— Parce que c’est la tradition, c’est dans la culture. Ça semble difficilement concevable de ne pas
le fêter.
— Pour être avec ma famille que je vois rarement, les bons repas, la chaleur humaine, les rires…
— Parce que ça ma rappelle mon enfance, et que j’aime cette période de l’année.

Noël, LA fête familiale par excellence


L’année dernière, le 24 décembre au soir, j’ai passé le réveillon avec ma sœur et mon père
dans la famille de la compagne de mon père.

Je l’aime beaucoup, j’aime beaucoup ses fils, et j’ai rencontré tout le reste de la famille.

J’ai passé tout le repas en face d’un macho de première qui faisait des remarques
dégueulasses à sa femme enceinte assise à côté de lui, à essayer de me contenir pour ne pas
mettre une « mauvaise ambiance » à table.
Au même moment, dans une conversation que j’ai avec trois amies sur Messenger, l’une d’elle
racontait le merveilleux moment qu’elle passait à s’engueuler avec sa mère…

Pendant qu’une autre nous expliquait comment elle faisait face à sa tradition familiale qui
veut que les femmes soient à la cuisine et fassent le service pendant que les hommes font
des blagues, un verre à la main.
Et à cet instant précis je me suis vraiment demandé : pourquoi s’infliger ça ?

La pression familiale autour de Noël


Cette année une de mes amies s’est teint les cheveux en rose, et sa préoccupation du
moment est de savoir quel genre de repas de Noël elle va passer à cause de cette coloration
qui risque de faire péter les plombs à ses proches…
Bien sûr, la famille c’est important. C’est chouette de garder contact avec des personnes
qu’on ne voit parfois que rarement, de prendre le temps d’être ensemble.
Mais je ne suis pas pour voir la famille avec pour seul prétexte que « c’est la famille », alors
que personne ne peut se saquer.

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Pourquoi s’obstiner à se réunir avec des gens quand on sait pertinemment quel genre de
réflexions on va se prendre, quelles remarques désobligeantes on va subir, et avec quel oncle
ou quelle tante on va s’écharper ?

Et surtout, les gens qu’on a vraiment envie de voir, on s’applique à les voir tout au long de
l’année, sans attendre Noël, non ?
Personnellement ma famille est éclatée aux quatre coins du globe, donc Noël a souvent été
fêté en très petit comité, ce qui m’allait très bien : pas de tensions ni d’inconnus avec lesquels
feindre des relations profondes.

Mais chaque année j’ai l’impression d’entendre mon entourage se plaindre des
engueulades des repas de Noël… est-ce que ça aussi ça fait partie de la tradition ?

Noël c’est une tradition, c’est dans notre culture


Si personne n’avait questionné les traditions au fur et à mesure du temps, je ne serais peut-
être pas en train de taper ces mots sur mon clavier à l’heure qu’il est.

Pour moi « traditions » et « culture » sont parfois des mots plus néfastes que positifs, même si
je conçois qu’ils soient rassurants et forment le socle de construction de notre société.
Mais, c’est dans « notre » culture, c’est à dire ? La culture de qui ?

Je suis gênée que dans un pays laïque, la moitié des jours fériés soient des fêtes chrétiennes.
Et je ne fais pas d’exception pour Noël, qui à mes yeux d’athée n’a aucun sens et n’a pas lieu
d’être.
Qui fête l’Assomption ou l’Ascension ? Pas moi. Alors pourquoi devrais-je inclure Noël dans
mes traditions ?

Je ne nie pas que les traditions chrétiennes et catholiques font partie intégrante de l’Histoire,
et donc de comment le monde et la France d’aujourd’hui sont façonnés, mais dois-je pour
autant inclure ce patrimoine dans ma vie ?

Noël, une fête chaleureuse tournée vers l’autre


Noël est tout en chaleur pour contrer le froid et la déprime de l’hiver. On prend le temps
d’être ensemble, de penser à l’autre, de s’offrir des cadeaux, voire de faire des actions
bénévoles pour aider son prochain.
Et pourtant je ne peux pas m’empêcher de trouver tout ça superficiel.

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Le week-end dernier, le 1er décembre, je suis allée au centre commercial près de chez moi
en quête d’un cadeau. Et j’ai été sidérée, comme tous les ans, de voir le MONDE qu’il y avait
dans les magasins.

Je me suis souvenues des rédactions de retour de vacances en primaire, quand on nous


demandait de dire ce qu’on avait reçu comme jouets à Noël.

Déjà à cette époque-là je me disais que les enfants qui n’avaient pas eu grand-chose devaient
se sentir drôlement mal à l’aise…
Je sais, c’est cliché de dire qu’on peut se faire des cadeaux toute l’année sans avoir d’occasion
particulière. Ok, dans les faits il est rare que j’apporte un cadeau tout emballé à quelqu’un,
comme ça, pour le plaisir.

Mais inviter une amie au restaurant quand elle n’a pas les moyens mais que je veux passer du
temps avec elle, ramener quelque chose qui m’a fait penser à un ami dans un magasin quand
j’y passais, passer du temps le dimanche à fabriquer des pompons avec mes cousins, ou
donner tous les matins des pains au chocolat aux SDF que je croise à ma station de métro…
Est-ce que ce n’est pas ça la définition d’être ensemble et de prendre soin les uns des autres ?

Fêter Noël par choix… ou parce qu’on n’a pas le choix ?


Personne ne m’a enchaînée au pied d’un sapin en m’obligeant à manger du foie gras et à
chanter We wish you a merry Christmas.
Mais il y a quelques années, alors que je sortais à peine du lycée, un 24 décembre au soir, j’ai
décidé de rester seule chez mon père pendant que ma famille fêtait Noël.
Je ne sais plus quelle excuse bidon j’ai sortie pour ne pas dire que j’avais VRAIMENT la
flemme d’aller à ce repas, mais en tout cas j’ai passé une très bonne soirée, et je n’ai pas eu
l’impression de rater un moment particulier.

Sauf qu’après ça il a fallu que je me justifie sans cesse, que je réponde aux « Ah bon t’as passé
Noël toute seule ?! Ma pauvre c’est horrible… ».
La seule chose que j’ai envie de critiquer c’est le fait de partir du principe que tout le monde
fête Noël, et que ne pas le fêter ou ne pas y voir d’intérêt serait forcément dû à un
dysfonctionnement familial ou personnel…

L’enjeu de Noël : famille, traditions et obligations


Je ne pense pas que les gens qui s’offrent des cadeaux à Noël ne sont pas sincères ni aimants.
Je respecte même beaucoup les lutins joyeux et festifs qui rendent nos Noël à tous et toutes
plus doux, malgré les repas parfois houleux.

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Mais je me pose simplement la question : est-ce que tous les gens qui fêtent Noël savent
encore pourquoi ils le fêtent ?
Et si on posait la question dans nos familles le soir du réveillon, combien répondraient qu’en
vrai ils s’en fichent et que pour eux c’est comme le repas de dimanche dernier à la différence
que ça leur a coûté plus cher ?

Si on leur laissait le choix de participer au repas ou non, combien diraient que finalement, ils
préfèrent aller au cinéma en solo le 24 décembre au soir ?

Et surtout, le jour où j’aurais envie de construire mon propre foyer et ma propre famille, et
que je déciderai de faire une fête familiale le 7 décembre plutôt que le 24 et le 25… Est-ce
que mes potentiels enfants se sentiront étranges et rejetés ? (oui je me projette loin)

Passer Noël comme bon nous semble

Pour finir je voulais partager deux autres réponses que j’ai reçues sur Instagram suite à ma
question : pourquoi fêtez-vous Noël ?
— Parce qu’on a besoin d’idoles et de rêves. Parce que la facilité est de se laisser guider par le
conditionnement : on n’a rien à organiser la société le fait naturellement pour nous.

C’est aussi le sentiment d’appartenir à quelque chose. Le soir de Noël c’est tout le monde, partout
en Occident, qui se retrouve. C’est pour ça que dans nos pays même les musulmans se retrouvent.
Ça nous rassure.

Dans les temps difficiles, les fêtes religieuses et culturelles s’intensifient. Ce sont des fondations.
En temps de guerre, Noël était bien plus important.

Les soldats allemands et français arrêtaient de se tirer dessus et fêtaient Noël chacun de leur côté
à 50 mètres les uns des autres.

Et puis, maintenant que c’est posé et instauré, c’est maintenu par les lobbies et les grands
groupes qui chaque année grignotent de plus en plus tôt cette période de Noël. C’est
devenu un moyen de nous aliéner un peu plus.

On est piégés dans le système : on a besoin des bons côtés de Noël, et on se fait bouffer
par les mauvais. »
— On ne fête pas Noël, la fête religieuse, mais on se réunit avec la famille proche et on
s’offre des cadeaux. Ça nous est déjà arrivé de décaler la date un autre mois parce qu’un de
nous était de garde la semaine de Noël !

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Ce sont des réponses personnelles qui ne prétendent pas détenir une quelconque vérité
universelle, de la même façon que l’entièreté de cet article repose sur mon vécu et ma
réflexion personnelle.
Le principal, selon moi, c’est que chacun se sente libre de fêter ou non Noël, à sa façon, et de
vivre cette fête selon son cœur.

Sur ces mots je vous souhaite de passer un doux et chaleureux Noël, plein de belles surprises
et de belles déclarations d’amour, et surtout, le débat est ouvert en commentaires !
Suis-je la seule à ressentir toutes ces contradictions et cette injonction à fêter Noël ? Et toi,
pourquoi aimes-tu/n’aimes-tu pas Noël, pourquoi le fêtes-tu ?

Exercices
1) Écris l’ expression imagée correspondante et explique la signification sous le
deuxième dessin

1) __________________ ______________________________
2) __________________

1) ________________________ ____________________________

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2) Forme trois colonnes regroupant les mots qui ont à peu près le même sens

S’engueleur - péter le plomb – se foutre – se disputer – péter un câble

S’écharper – crisper – ne pas se soucier de – se saquer – s’en moquer de

___________ ___________ ____________


___________ ___________ ____________
___________ ___________ ____________

3) Relie les termes à leur explication

Lasser Personne d'humeur chagrine qui trouble la joie des autres

Au bout d’un moment. Contexte difficile

Jouer le jeu Familier. Indique une intensité forte


Une mauvaise ambiance Populaire: des mensonges, du bluff.

(Faire/dire) une blague. Abréviation de sans domicile fixe, désignation officielle des vagabonds, des
sans-abri.

Faire le service. Peu de temps après

Façonné respecter les règles, les conventions

Sidéré. Provoquer chez quelqu'un de l'ennui allant jusqu'au dégoût

Excuse bidon Histoire plaisante imaginée pour amuser ou pour tromper

Drôlement. Travail de quelqu'un chargé de servir des clients dans un restaurant, un magasin, un hôtel

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Sdf Manger de petites choses, de temps à autre

Enjeu Frappé de stupeur

Avoir la flemme consacrer son temps à quelqu’un/quelque chose

Grignoter argent, objet mis en jeu au début une partie et qui revient au gagnant, mise

Désobligeant Familier. Grande paresse ; envie de ne rien faire


Prendre le temps de modeler/bâtir

Rabat-joie contrariant, déplaisant