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Réalisé par : Encadré par 

:
 ALJIHAD YOUNES Pr, ABDELLAH BOUHAIMI
 AAROUDA NADIA
 ASLIMANI AHMED

Soutenu le 28/05/2018 devant la commission d’examen composée de:

Pr. ABDELHADI LAALAOUI : Professeur à la Faculté des Sciences, Agadir,


Examinateur
Année universitaire : 2017-2018

DÉPARTEMENT DE BIOLOGIE
Filière: Licence Fondamentale "Sciences de la Vie" 
Parcours: BIOLOGIE CELLULAIRE ET MOLECULAIRE (BCM)
Module : Projet de Fin d’Étude
LES PESTICIDES : GLYPHOSATE IMPACT SU
L’ENVIRENEMENT ET LA SANTÉ PUBLIQUE

DÉDICACES.
À

Nos très chers parents

En témoignage de notre amour et de notre reconnaissance envers tous

les sacrifices et tous les efforts qu’ils ont fait pour notre éducation et

notre formation.

Qu’ALLAH vous garde et vous bénisse.

Nos frères et sœurs

Que Dieu vous assiste et vous réserve une vie pleine de succès et de

bonheur.

Notre chère famille

Pour leur soutien durant tout notre parcours scolaire.

Tous nos amis, qu’ils savent que nous resterons toujours fidèles

envers

Leur amitié et leur soutien.


REMERCIEMENTS

Au terme de ce modeste travail, nos vifs remerciements et notre profonde


gratitude, s’adressent en premier lieu à notre encadrant Pr. ABDELLAH
BOUHAIMI pour ses qualités humaines et scientifiques, ses conseils, ses
explications et ses directives pertinentes qui nous ont permis de surmonter nos
difficultés et de progresser dans notre travail.

Nos vifs remerciements sont adressés également à Pr. MOUKRIM qui nous a
fait bénéficier de ses connaissances, et qui, sans son soutien et son réconfort, le
travail n’aurait pu être réalisé.

Nous exprimons également notre profonde gratitude à Pr. ZEKHNINI le chef de


département de la biologie qui nous a donné des informations et des conseils
importantes pour l’accomplissement de ce projet.

Nous remercions très chaleureusement Pr. ABDELHADI LAALAOUI pour


l’honneur qu’ils nous ont donné en acceptant d’évaluer ce travail.

Un très grand merci à tous nos professeurs et collègues de la faculté de science


Agadir, qu’ils trouvent ici l’expression de ma vive estime.

Enfin, nos remerciements à toutes les personnes ayant contribuées de près ou


de loin à la réalisation de ce travail.
Liste des Abréviations

ADN : L'acide désoxyribonucléique 


AMM : Autorisation de mise sur le marché.
AMPA : Acide AminoMéthylPhosphorique.
CIRC : Centre international de recherche sur le cancer.
CLP : Classification, Labeling and Packaging.
DAR : Dose Aiguë de Référence
DDD : Dichlorodiphenyltrichloroethane
DDT : Dichlorodiphenyltrichloroethane.
EFSA : l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments5
EPSPS : Enolpyruvoyl-shikimate-3-phosphate synthase.
FAO : Food and Agriculture Organization of the United Nations.
g/L : Gramme par millilitre.
mg/kg : Milligramme par kilogramme.
OGM : Organisme génétiquement modifié.
OMS : Organisation mondiale de la santé.
PH : Le potentiel hydrogène
q/ha : Quintaux métriques par hectare.
μg/L : Microgramme par litre.
% : Percentage.
2-4D : L'acide 2,4-dichlorophénoxyacétique.
°C : Degré Celsius.
Liste des figures
Figure 1  : La chronologie et histoire des pesticides.
Figure 2 : Équipement de Protection Individuelle.
Figure 3 : Herbicide systémique foliaire.
Figure 4  : Mécanisme d’action du glyphosate.
Figure 5  : La dégradation du glyphosate en AMPA.
Figure 6 : Ventes de produits phytosanitaires à travers le monde.
Figure 7 : : La quantité du glyphosate utilise dans le monde chaque année.
Figure 8 : Etiquette réglementaire du glyphosate.
Figure 9 : Mouvement et persistance du glyphosate dans l’environnement.

Liste des tableaux :

Tableau I  : Principales caractéristiques physico-chimiques du glyphosate.


SOMMAIRE

Dédicaces
Remerciements
Liste des abréviations
Liste des Tableaux
Liste des figures
SOMMAIRE
Introduction …………………………………………………………………………………………………………….……….………………1
Chapitre I: LES PESTICIDES......................................................................................................2
I -1. Historique.....................................................................................................................................2
I -2. Les catégories...............................................................................................................................2
I -3. Les avantages...............................................................................................................................2
I -4. Les inconvénients.........................................................................................................................3
a- Les voies de contamination .....................................................................................................3
b- Les équipements de protection individuelle ou EPI.................................................................3
Chapitre II: LE GLYPHOSATE ...................................................................................................4
II - 1 Historique ...................................................................................................................................4
II - 2 Définition ...................................................................................................................................4
II -3. Propriétés physicochimiques ......................................................................................................5
II -4 Mécanisme d’action....................................................................................................................5
II -5. La dégradation ............................................................................................................................6
II -6 La consommation et les ventes....................................................................................................6
II -7 Etiquetage...................................................................................................................................6
Chapitre III: LES EFFETS DU GLYPHOSATE...........................................................................7
III -1 Intérêt et utilisation.....................................................................................................................7
a- Le secteur agricole ..................................................................................................................7
b- Les espaces verts .....................................................................................................................7
III -2 IMPACT DU GLYPHOSATE SUR L ENVIRONNEMENT ....................................................7
a- Les effets sur les végétaux.......................................................................................................8
b- Les effets sur les sols et les eaux .............................................................................................8
III -3 IMPACT DU GLYPHOSATE SUR LE REGNE ANIMAL .....................................................8
a-Effets néphrotoxiques du glyphosate.........................................................................................9
b- Effets neurotoxiques du glyphosate……………………………………….................................9
c- Effets du glyphosate sur la reproduction……………………………………………….………9
d- Effet perturbateur endocrinien du glyphosate ……………………………………….………...9
e- Cancérogénicité du glyphosate  .........................................................................................…..9
Conclusion…………………………………………………………………………………………….10
Bibliographie et Webographie ............................................................................................................11
Résumé
INTRODUCTION

Depuis le début du temps, les humains ont eu quelques besoins fondamentaux (vivre et


manger…). L’un des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés est la bataille pour
maintenir cet approvisionnement alimentaire en abondance et atteindre en sécurité.

L'essor démographique galopant que connaît nôtre planète est inquiétant. Cette forte
croissance se traduira par une forte pression sur l'eau, la terre, la forêt et les ressources
naturelles afin de satisfaire les besoins alimentaires et industriels de la population mondiale.

D'un autre côté, les entrepreneurs cherchent à tirer des profits économiques, ainsi ils
ont développé des techniques de production alimentaire pour un gain de temps et pour la
résolution des problèmes de sécurité alimentaire, notamment au niveau du secteur animal,
l'élevage intensif qui connaît une augmentation de 10% à 15% en gains quotidiens, en plus de
la création des organismes vivants (OGM) et l'aquaculture qui représente l'ensemble des
activités de production animale ou végétale en milieu aquatique. Les pesticides sont
également apparus, ce sont des produits phytopharmaceutiques pour le but de détruire les
espèces nuisibles.

Dans le cadre de notre travail du projet de fin d'étude, on se base sur ces produits et
surtout le glyphosate qui inspire un grand débat à l'opinion publique à cause de ses propriétés
et sa toxicité.
Figure 1 : La chronologie et histoire des pesticides.
Chapitre I: LES PESTICIDES
Le terme pesticide dérivé de "Pest", mot anglais désigne tout organisme vivant (virus, bactéries,
champignons, herbes, vers, rongeurs, insectes...). Ce sont des produits phytopharmaceutiques
(chimiques naturelles ou synthétiques) utilisées en agriculture pour contrôler les différentes sortes des
espèces nuisibles.
Selon la définition de la FAO, un pesticide est une substance utilisée pour neutraliser ou détruire
un ravageur, un vecteur de maladie humaine, animale ou végétale (1).
Dans ce chapitre, nous aborderons les différentes caractéristiques des pesticides, commençant par
un bref aperçu de l'histoire et la chronologie de ces produits. Ensuite, nous entamerons les catégories
principales selon la classification biologique. Nous ferons également traiter les avantages et Les
inconvénients des pesticides, y compris les voies de contamination, sans oublier la mention des
équipements de la protection individuelle.

I-1Historique
Depuis les débuts de l’agriculture, l’Homme a lutté pour préserver ses cultures et ses récoltes des
espèces nuisibles.
Pendant longtemps, les moyens utilisés étaient de nature physique (ramassage des larves, des
insectes adultes, destruction des plantes malades par le feu, et le désherbage manuel), en chine au 16ᵉ
siècle, les agriculteurs travaillent sur l’Arsenic pour combattre les ravageurs, à partir du 19ᵉ siècle, la
lutte chimique s’est ensuite développée, en suivant les progrès de la chimie minérale. Les fongicides à
base de sels de cuivre ou de mercure se répandent, en particulier la fameuse bouillie de bordelaise
(mélange de sulfate de cuivre et de chaux) pour lutter contre les invasions fongiques de la vigne et de
la pomme de terre. Aux débuts du 20ᵉ siècle, les États-Unis connaissent le développement d’autres
catégories des pesticides ; les insecticides comme DDD et le DDT.
Actuellement, il existe une diversité très importante au niveau des catégories de pesticides
pour protéger les végétaux contre les ravageurs indésirables, et aussi pour améliorer la
croissance végétale comme pyréthrinoïde (2) (voir figure 1).

I-2 Les catégories


Il existe trois sortes de classification des pesticides (par leur usage, chimique, biologique).
Nous nous intéresserons dans le cadre de ce projet qu'à la classification biologique.
Les plus importants pesticides, qui sont largement utilisés:
 Les insecticides : dont le but est de lutter contre le parasitage d’insectes.
 Les fongicides : ils sont plus efficaces contre les maladies majeurs des plantes cultivées. La
propriété est de contrôler, repousser ou détruire les champignons, susceptibles de se développer sur les
cultures. aident à lutter contre les maladies cryptogamiques.
 Les herbicides : dont le but est d’éliminer un concurrent herbacé utilisé pour détruire les
plantes indésirables dans une culture nommé encore mauvaises herbes (3).

I-3 Les avantages.


Dans le domaine agricultural, les pesticides impliquent des avantages différents, notamment
l'augmentation des rendements, redoublement de quantités des céréales (ex : blé, en 1975 à 1985, le
rendement moyen 15 q /ha à 30 q/ha), aussi pour protéger les réserves alimentaires par la destruction
des espèces nuisibles et la protection de quelques espèces comme les ormes qui étaient des arbres du
paysage Européen, ils ont quasiment disparu en 1975 et 1980 à cause d’une maladie fongique (4).
I-4 Les inconvénients
Malgré ses avantages, ces produits impliquent des impacts négatifs au niveau écologique :

Figure 2 : Équipement de Protection Individuelle (7).


 Dans l'eau : des résidus de pesticides se retrouvent dans 96% des eaux superficielles (lac,
ruisseau, glacier, rivières).
 Dans l'air : les eaux de pluie, la concentration maximale en pesticides dans l’eau de distribution
est de 1 μg /L, or quasiment tous les échantillons prélevés dépassaient ce seuil.
Par l’infiltration des pesticides dans les sols et donc dans l'eau, l'Homme est menacé. Ces substances
dangereuses sont responsables de plusieurs maladies tels que :
 L’asthme : les poussières et les aliments allergisants ont participé au déclenchement des
crises qui sont responsable de cette maladie.
 Les perturbations hormonales : Certaines compositions des pesticides sont responsables de
dérèglement du système immunitaire, nerveux et reproducteur.
Ils peuvent aussi induire des troubles au cours de la fonction de reproduction chez l’Homme, des
maladies neurales ainsi que des cancers à différentes régions du corps (5).

a- Les voies de contamination 


Les produits phytosanitaires peuvent pénétrer dans l’organisme par différentes voies de
contamination(6) :
 La contamination par inhalation représente 52% des contaminations. Elle est due aux
particules fines qui se dispersent lors de la préparation de la bouillie ou lors de sa pulvérisation.
 La contamination par contact avec les yeux, le nez et la peau représente 41,5% des
contaminations. Elle se fait soit par un contact direct avec le produit ou la bouillie (projection
accidentelle ou contact avec le brouillard de pulvérisation) ; soit par un contact indirect avec des
vêtements ou des objets souillés.
 La contamination par ingestion représente 6,5% des contaminations. Elle peut être soit causée
par une ingestion accidentelle ou par un contact direct de la nourriture avec des mains ou des
vêtements souillés, soit par un débouchage d’une buse en soufflant avec la bouche (7).

b- Les équipements de la protection individuelle


Les voies respiratoires sont protégées des vapeurs du produit et du brouillard de pulvérisation par
le port d’un masque à cartouche filtrante. La cartouche filtrante doit être changée au bout de 20 à 30
heures d’utilisation et ne doit pas être conservée plus de 6 mois après la mise en service.
Les mains sont la première voie d’absorption des produits par la peau. Pour éliminer cette voie
d’absorption, il est préconisé de porter des gants en nitrile ou néoprène qui couvrent les mains et les
avant-bras.
La protection des yeux est importante au moment de la préparation de la bouillie. Les yeux
doivent être préservés par des lunettes avec une bonne protection latérale.
Il est aussi préconisé de porter des vêtements de protection imperméable et une paire de bottes
pour éviter toute contamination en cas de ruissellement accidentel de la bouillie (voir figure 2).

Dans tous les cas, il convient de lire attentivement le mode et les précautions d’emploi afin
d’adopter le système de protection adapté (masque, gants, lunettes de protection) (7).
Figure 3 : herbicide systémique foliaire(10).
Chapitre II: LE GLYPHOSATE 
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, un contrat social a été passé entre la société et le
monde paysan pour nourrir la population à bas prix, tout en fournissant des bras pour l'industrie et
permettre la reconstruction. Le monde paysan est devenu progressivement agricole, puis
agroalimentaire, grâce à la mécanisation et l'énergie très bon marché. Toutefois cette «révolution verte»
doit une grande partie à la chimie de synthèse.
Le glyphosate inventé par Monsanto, et à cause du battage médiatique provoqué par l'opinion
publique, nous a conduit à la volonté d'étudier l'histoire de ce désherbant, ainsi que son mode d’action,
ses propriétés physicochimiques et sa dégradation, avec la mention de la consommation et des ventes et
ainsi de suite son étiquetages.

III.1 Historique
Initialement le désherbage s'effectuait manuellement afin de limiter la concurrence des mauvaises
herbes, puis progressivement il s’est fait de manière mécanique. A partir des années 60, le désherbage
chimique à fait son apparition et s’est très vite imposé avec le développement de l’agriculture moderne.
D’ailleurs, l’usage des herbicides à des fins militaires contribua très largement à accélérer la recherche
dans ce domaine. De tout temps, la destruction des récoltes et des réserves alimentaires a contribué à
diminuer la résistance de l'adversaire.
C’est donc tout naturellement que la première génération d’herbicide, appelée les phytohormones de
synthèse, (principalement le 2,4-D et le di- et tri-chlorophénoxy acide acétique) doivent leurs
découvertes au budget militaire. Ils furent développés en 1937 et étaient actifs contre les mauvaises
herbes en agissant comme des hormones végétales, et ils furent utilisés dès 1940 en agriculture puis en
sylviculture. Dès lors en moins de vingt-cinq ans, une très grande variété d’herbicides apparurent
notamment, le glyphosate(7).
Le glyphosate a été mis sur le marché en 1974 pour la première fois par l’intermédiaire de la chimie
de synthèse dans un désherbant sous le nom commercial Roundup®, et a depuis lors été autorisé dans de
nombreux pays. Il est aujourd’hui commercialisé sous un grand nombre de marques.
Son utilisation a dépassé largement le cadre de l’agriculture et touche l’entretien d’espaces verts ou
jardins (publics ou privés). Sa consommation s’est ainsi accrue durant ces dernières années(8).

III.2 Définition 
Le glyphosate est un herbicide systémique foliaire non sélectif. Par définition, un herbicide est une
matière active ou un produit formulé ayant la propriété de tuer les végétaux (10).
Le glyphosate systémique, signifie qu’une fois pénétré, le principe actif circule dans la sève d'un
organe à un autre jusqu’aux extrémités des racines les plus profondes.
Cela permet de détruire en profondeur certaines mauvaises herbes. Donc il aura une action
généralisée et détruira la totalité de la plante désiré(9) (voir figure).
De plus, il est non sélectif, donc le principe actif détruit tout végétal traité, y compris les cultures.
Son application doit donc être précise et ciblée(10).
Le mode d’action foliaire permet de ne traiter que lorsque les mauvaises herbes sont présentes et
développées (désherbage « à vue »), ce qui permet de doser avec précision la quantité de substance
active à appliquer en fonction du type de flore.
Tableau I: Principales caractéristiques physico-chimiques du glyphosate(12).

Figure 4 : mécanisme d’action du glyphosate (13).


Pour remarque, il existe une seconde famille de défoliant qui est la famille des herbicides de
contact. Après pénétration dans les tissus des folioles, il n’y a pas de migration par la sève. Cette
seconde famille agit à l’endroit de l’impact du produit phytosanitaire et détruit uniquement la partie
aérienne touchée(11).

II-3 Propriétés physicochimiques


Le glyphosate ou N-(phosphonométhyl) glycine est un acide organique faible. Il appartient à la
famille des aminophosphonates.
Il est dit organique, car il agit sur les fonctions vitales du végétal, en bloquant son processus
enzymatique ; un processus biologique interne, indispensable à la croissance et la vie de tous les
végétaux.
Le tableau I donne les principales caractéristiques physicochimiques du glyphosate Sachant que la
réaction d’un acide faible avec l’eau n’est pas totale, le glyphosate est par conséquent modérément
soluble dans l’eau (autour de 10,5g/l à 20°C) et insoluble dans la plupart des solvants organiques.
L’industrie chimique accroît la solubilité et le passage du principe actif dans la plante en préparant
les spécialités sous forme de sel isopropylamine de N-(phosphonométhyl) glycine. Le sel
d’isopropylamine est très soluble dans l’eau (11,6 g/L à 25°C).
Le glyphosate et son sel d’isopropylamine sont des produits stables, néanmoins ils attaquent le fer et
l’acier galvanisé en libérant de l’hydrogène. Le stockage s’effectue donc dans des récipients en
plastique, en acier inoxydable ou en aluminium(12).
Le glyphosate est un produit combustible. Pendant sa combustion, le glyphosate et son sel dégagent
des fumées toxiques contenant notamment des oxydes de phosphore et des oxydes de carbone, car il
comporte une liaison carbone-phosphore (fonction acide phosphonique), liaison beaucoup plus stable
qu’une liaison oxygène-phosphore (fonction acide phosphorique).

II-4 Mécanisme d’action 


Le mécanisme d’action de cet herbicide est une inhibition d’une enzyme essentielle à la vie végétale
5-enolpyruvoyl-shikimate-3-phosphate synthase (EPSPS). Cette enzyme est située principalement dans
le chloroplaste et appartient à la voie de biosynthèse des acides aminés aromatiques qui sont
nécessaires à l’élaboration des cellules (voir figure).

Si la dilution préconisée par l'AMM est respectée, les résultats seront meilleurs. Le glyphosate
maintient les fonctions de transport interne pour être rapidement véhiculé par la sève jusqu’à l’extrémité
des racines.
Une fois que le glyphosate est arrivé dans l’ensemble des organes de la plante, il cause une
diminution de la synthèse des acides aminés aromatiques tels que la phénylalanine, la tyrosine et le
tryptophane.
Ces acides aminés, participent à la synthèse des protéines, des vitamines, de la chlorophylle, des
hormones végétales et de métabolites secondaires. Ces derniers étant indispensables pour la plante, on
obtient la nécrose de ses tissus puis sa mort(13).
À très forte concentration d’application, le glyphosate tue les cellules par simple contact. Le transport
interne à l’intérieur de la plante n’est pas maintenu, il n’y a donc pas d’action sur la dégradation des
parties souterraines. Ces parties souterraines intactes peuvent redonner une nouvelle plante.
Chez le règne animale (mammifères, poissons, reptiles, oiseaux), les acides aminés aromatiques
doivent être fournis par l’alimentation. Le site permettant la fixation du glyphosate n’existe donc pas
chez eux. , chez l’Homme l’activité enzymatique inhibée par le glyphosate est absente ; ainsi, tout
porte à croire qu’il est toxique pour l’humain(14).
Figure 5 : la dégradation du glyphosate en AMPA (16).

Figure 6 : ventes de produits phytosanitaires à travers le monde (17

Figure 7 : La quantité du glyphosate utilise dans le monde chaque année (19).

Figure 8 : Etiquette réglementaire du glyphosate (20).


II-5 La dégradation
Le glyphosate est essentiellement dégradé par les organismes présents dans les sols et dans l’eau,
ces bactéries produisent entre autres de l’acide aminomethylphosphonique (AMPA), un métabolite du
glyphosate, mais également le produit de dégradation de phosphonates, qui sont des composés
organiques entrant dans la composition des détergents liquides ou solides (15) (voir figure 5).
l’AMPA est quasiment systématiquement analysé en même temps que le glyphosate, alors que les
autorités sanitaires ne le considèrent pas comme un métabolite « pertinent » au sens réglementaire,
entre autres parce qu’il n’a pas d’activité herbicide.
Une autre famille de substances, celle des phosphonates contenues notamment dans les détergents
industriels ou domestiques, fournit également par dégradation, parfois plusieurs molécules d’AMPA.
Pour remarque, La biodégradation est un processus naturel qui peut exiger du temps. Les réactions
successives permettant de passer de la substance initiale aux composés intermédiaires (quand il y en a),
pour donner enfin les produits finaux de dégradation, prennent un certain temps, variable en fonction
des conditions du milieu.
L’expérience courante montre que de nombreuses substances organiques (déchets domestiques
végétaux ou animaux) ne se biodégradent dans le sol qu’après plusieurs semaines, plusieurs mois ou
plusieurs années selon les conditions. Une fois dans l’eau naturelle, le glyphosate se dissipe avec une
demi-vie (temps nécessaire à la disparition de 50% de la substance appliquée) courte, de 1 à 4 jours
seulement(16).

II-6 La consommation et les ventes


L’Europe est le premier marché mondial de vente de produits phytosanitaires suivi par l’Asie, puis
l’Amérique latine, l’Amérique du Nord et l’Afrique (17) (voir figure 6).
En 2011, le marché mondial des pesticides culminait à 40 milliards de dollars environ. La part de
l’Afrique est estimée à 4% (soit 1,5 milliard de dollars) du marché mondial. 30% des pesticides vendus
dans les pays en voie de développement tels que le Maroc, ne se conforment pas aux normes
mondiales, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) (18).
L’utilisation de ce désherbant au Maroc s’effectue aussi bien localement (vendu en droguerie pour
les particuliers, par exemple) qu’à plus vaste échelle (agriculture, parcs publics, services sanitaires).
Jusqu’à 2014 la quantité du glyphosate utilise dans le monde est arrivé à 826000 tonnes (voir figure
7).Environ 300 tonnes de sont importées chaque année au Maroc (ce qui équivaut au traitement d’une
surface de 50.000 hectares), écrit l’Economiste (18).

II-7 Etiquetage
Le glyphosate est étiqueté selon la CLP. La mention d’avertissement portée sur l’étiquette est
« Danger»
L’étiquetage possède les pictogrammes de dangers pour l’environnement et de danger de corrosion.
Les mentions de danger sont (voir figure 8) :
- H 308 car le glyphosate peut provoquer des lésions oculaires graves.
- H 411 du seul fait que le glyphosate est toxique pour la flore aquatique et peut entraîner des effets
néfastes à long terme sur cet écosystème par disparition des algues et des plantes aquatiques(19).
Chapitre III: LES EFFETS DU GLYPHOSATE
Le glyphosate est connu depuis le début des années 1970. Il a été adopté grâce a son efficacité, son
coût et la simplicité de son utilisation. Ses avantages, il lui permet à envahir les domaines
agriculturales, mais a partir des années 2000, plusieurs publications scientifiques ont montré effets
toxiques de ces produits sur l’environnement et sur la santé publique.
Ce chapitre est reposé sur l’étude de l’utilisation du glyphosate dans le secteur agriculturale et dans
les espaces verts, en suite les impacts du glyphosate sur l’environnement (les végétaux, les sols et les
eaux) et sur le règne animal.

IV-1 Intérêt et utilisation


Le glyphosate est parmi les substances les plus vendues dans le monde, il est souvent utilisé dans le
secteur agricole et le traitement des espaces verts.

a- Le secteur agriculturale
L’agriculture dans notre pays est une industrie exportatrice vitale pour la balance commerciale. Elle
comprend : l'élevage, les productions céréalières, l'arboriculture et le maraichage.
Le glyphosate facilite le travail des agriculteurs en réduisant de manière significative leurs coûts de
production et le temps requis pour préparer les sols avant l’implantation des cultures. En effet, le
contrôle chimique des mauvaises herbes s’avère la plupart du temps plus économique que le labour et
que le travail mécanique en général.
En fonction des types de mauvaises herbes et des conditions agro-pédoclimatiques, le glyphosate
permettent de maîtriser des mauvaises herbes dont les infestations pourraient s’intensifier et entrer en
concurrence sérieuse avec les cultures pour leurs besoins en eau, en lumière et en nutriments. Ainsi, la
maîtrise des adventices avant implantation d’une nouvelle culture, par l’application de ce désherbant
réalisée selon les bonnes pratiques agronomiques, permet d’accroître le potentiel des récoltes, pour de
nombreuses productions majeures(20).
b- Les espaces verts
De nombreux utilisateurs d'herbicides se comptent parmi les jardiniers professionnels et amateurs,
les sociétés d'entretien des espaces verts, les golfs, les pépiniéristes, les municipalités, les
administrations et collectivités locales.
L’utilisation du glyphosate dans les espaces verts est très importante, car elle permet de tuer la
totalité de la flore d’un espace avant l’introduction d’une pelouse ou l’implantation de nouvelles
plantes. De plus, il y a peu de risque pour les arbres adultes déjà présents car le peu de glyphosate
absorbé sera dilué dans l’ensemble des tissus et aura peu d’action.
Pour remarque, aujourd’hui dans les payes développées, les utilisations de produits phytosanitaires
dans les collectivités sont très encadrées. Chaque utilisateur doit passer une formation qui lui permet
d’avoir des connaissances suffisantes pour sécuriser l’utilisation des produits(21).

IV-2 IMPACT DU GLYPHOSATE SUR L ENVIRONNEMENT


L’apparition des pesticides a bouleversé le monde par ces effets résolutifs de plusieurs choses
concernant les problèmes économiques d’états agricoles à cette époque. Des années plus tard les
recherches scientifiques ont prévus que ces produits serait parmi les premiers causes de pollution
environnementale, en titre d’exemple, le glyphosate qui est utilisé fréquemment dans l’écosystème et
qui peuvent être écotoxiques.
Figure 9 : Mouvement et persistance du glyphosate dans l’environnement (25).
a- Les effets sur les végétaux
Aujourd’hui le désherbage se heurte à plusieurs limites. On peut observer une multiplication des
résistances face à certaines familles d’herbicides. Le glyphosate peut affecter la nutrition des plantes en
immobilisant certains nutriments dans le sol (effet chélateur), en limitant la fixation d’azote par les
racines, ou encore en limitant les associations entre les plantes et des champignons symbiotiques
bénéfiques (mycorhizes). Par ailleurs, on suspecte un lien indirect entre le glyphosate et certaines
maladies s’attaquant aux plantes, comme la fusariose chez le blé. A long terme, l’utilisation répétée du
glyphosate engendre une pression de sélection qui favorise le développement de la résistance chez les
plantes que l’on désire éliminer. Ce phénomène pousse toutefois les agriculteurs à augmenter les doses
ou à répéter les applications de glyphosate (22).
b- Les effets sur les sols et les eaux
Le fait de ne plus avoir recours au labour permet non seulement d’économiser du gas-oil et du
matériel, mais aussi de préserver la structure et la fertilité du sol en favorisant l’accumulation de
matière organique.
Le sol devient ainsi moins sensible à l’érosion, phénomène affectant aujourd’hui une grande partie
des terres cultivées, et accumule mieux l’eau et les nutriments mis à disposition de la culture (24)
Pourtant, lors de l’utilisation du glyphosate, une fraction de la dose appliquée peut être entrainée par
le vent (dérive atmosphérique), et une autre fraction rejoint directement les sols ou il s’adsorbe
fortement aux particules (voir figure 9).
Le glyphosate et son métabolite l’AMPA (acide amine-méthyle-phosphonique) figurent parmi les
pesticides les plus détectés dans les eaux souterraines et dans les eaux de surface (25).
Le sol constitue le réceptacle final des pesticides et autres micropolluants. Le comportement du
glyphosate dans les sols ainsi que les différents processus physico-chimiques et biologiques mis en jeu
vont conditionner la manifestation de son caractère polluant et de sa dégradation :
 Interactions glyphosate / matière organique : Ont fait l’objet de nombreuses études qui ont
montré une adsorption relativement importante de cet herbicide hydrophile malgré l’hydrophobicité de
la plupart des composants de la matière organique. Par ailleurs, l’adsorption est liée à la nature du
composant de la matière organique du sol.
 Influence du pH : Le pH du sol est une caractéristique importante qui peut affecter de manière
significative l’adsorption des pesticides. En effet, l’adsorption du glyphosate diminue avec
l’augmentation du pH du sol. L’adsorption du glyphosate sur les substances humiques est également
liée au pH : elle augmente d’un facteur 2 à 5 lorsque le pH passe de 2 – 3 à 7.
 Influence des ions métalliques : Le glyphosate peut chélate les ions métalliques par ses trois
groupements (amine, phosphonate et carboxylate) (26).
Avec le temps, les sites d’adsorption dans le sol pourraient devenir satures en glyphosate et alors,
une application de glyphosate induire la redissolution du glyphosate dans l’eau. Parce qu’il est
fortement soluble dans l’eau, une fraction du glyphosate peut éventuellement être lessivée des sols par
la pluie, et rejoindre les cours d’eau. Parallèlement, le glyphosate et grâce à sa capacité à se lier
fortement avec nombre de sols agricoles et à sa bonne biodégradabilité par les micro-organismes y
vivant, des traces de cet herbicide sont détectées dans les eaux souterraines partout dans le monde, ce
qui alimente les inquiétudes des chercheurs quant a d’éventuels effets adverses sur la sante humaine
(27).

IV-3 IMPACT DU GLYPHOSATE SUR LE REGNE ANIMAL


Chez l’humain, des chercheurs universitaires soupçonnent que le glyphosate perturbe le système
endocrinien, provoque le cancer et affecte le système nerveux. En se basant sur des preuves suffisantes
chez l’animal (cancer des reins, du pancréas et de la peau), et un mécanisme de cancérogenèse
possiblement lie a la génotoxicite et au stress oxydatif, le Centre international de recherche sur le
cancer (CIRC) a statue que le glyphosate était un cancérogène probable chez l’humain (28).
a- Effets néphrotoxiques du glyphosate
Les indicateurs souvent utilisés pour les lésions rénales humaines en cas d’intoxication au
glyphosate sont la créatinine et l’urée plasmatique. Lors d’une expérimentation chez une population de
rats, suite à un traitement par voie orale de glyphosate à une dose de 2500 mg/kg on observe des
cellules nécrotiques et apoptotiques au niveau de l’épithélium tubulaire et du cortex rénal (29).
b- Effets neurotoxiques du glyphosate
Plusieurs études suggèrent que l'exposition aux pesticides pourrait être un facteur de risque de
développement de maladies neurodégénératives, avec l’augmentation de l'incidence de la maladie de
Parkinson et de la maladie d’Alzheimer. Par exemple, il est rapporté le cas d’un homme qui
accidentellement s’est aspergé de glyphosate. Il a développé des lésions cutanées six heures après
l’accident. Un mois plus tard, il a développé un syndrome parkinsonien définitif symétrique (un
tremblement de repos de la main et du bras), accompagné de troubles de la mémoire à court terme
(30).
c- Effets du glyphosate sur la reproduction
De nombreuses études montrent que le glyphosate peut affecter la reproduction chez le modèle
animal. Les effets du glyphosate sur la qualité du sperme peuvent être dus à un effet cytotoxique direct
sur la spermatogenèse et/ou à un effet cytotoxique indirect par l'intermédiaire de l'axe hypothalamo-
hypophyso-testiculaire, qui contrôlent l'efficacité de la spermatogenèse.
Une publication démontre que les poissons femelles ont des modifications de leurs hormones
sexuelles suite à une exposition au glyphosate, ainsi qu’une réduction de la production d’œufs avec
une diminution de la viabilité des embryons. Une récente étude chez le poisson zèbre démontre pour la
première fois que le glyphosate peut endommager l'ADN des spermatozoïdes, avec une réduction de la
fonctionnalité et de l’intégrité de la membrane mitochondriale. On observe par conséquent une
diminution de la motilité des spermatozoïdes (31).

d- Effet perturbateur endocrinien du glyphosate


Curieusement, le Roundup® est toujours plus toxique que le glyphosate seul. L’effet toxique sur
l’aromatase du glyphosate seul et de la spécialité Roundup® a été étudié. L’aromatase est l’une des
enzymes responsables de la synthèse des œstrogènes et appartient à la superfamille des cytochromes
P450 (CYP19). Le glyphosate de façon générale perturbe le niveau d’activité de cette Enzyme.
Une première étude a exposé des cellules hépatiques humaines à quatre formulations différentes et au
glyphosate seul. Habituellement, uniquement le glyphosate seul est utilisé pour les études
réglementaires. Cette étude a mesuré la cytotoxicité, la génotoxicité, l’activité anti-ostrogénique, les
effets anti-androgènes ainsi que l’activité de l’aromatase qui est l’enzyme responsable de la
biosynthèse des œstrogènes à partir des androgènes. Tous les paramètres ont été perturbés par les
différentes formulations, néanmoins le glyphosate seul est moins toxique. Par conséquent le
glyphosate a une action probablement amplifiée par les agents tensioactifs qui facilite sa pénétration
cellulaire et sa stabilité.

e-Cancérogénicité du glyphosate
Premièrement, l’organisation mondiale de la Santé (OMS) classe le glyphosate comme substance
« probablement cancérogène pour l’homme » .En suite, l’Autorité européenne de Sécurité des
Aliments (EFSA) a mis à jour le profil toxicologique du glyphosate. Elle en conclut que le glyphosate
est peu susceptible de constituer une menace cancérogène pour l'homme. Par contre, l’EFSA introduit
pour la première fois une DAR (Dose Aiguë de Référence), qui est la quantité qui peut être ingérée
sur une brève période de temps sans être nocive pour la santé ; celle-ci a été fixée à 0,5 mg/kg de
poids corporel par jour (32).
Conclusion
A travers tout le monde l'utilisation des pesticides, et particulièrement le glyphosate est
de plus en plus répondus. Leurs emplois est courant notamment dans l’agriculture.

Aujourd’hui, les herbicides, notamment le glyphosate, est devenu un levier


incontournable dans l’itinéraire technique d’implantation d’une nouvelle culture, ainsi que
dans l’entretien des espaces verts.

A ce jour, le glyphosate dispose d’évaluations toxicologiques qui concluent à d’effet sur


la santé humaine.

Cependant, ces résultats sont de plus en plus controversés suite à plusieurs publications
issues du modèle animal qui lui attribuent des propriétés néphrotoxiques, neurotoxiques, ainsi
que des effets comme perturbateurs endocriniens.

En peut conclure que le glyphosate est aujourd’hui fortement décrié. Son utilisation
soulève des inquiétudes, notamment en ce qui concerne les risques de toxicité sur l’Homme.
Bibliographie et webographie

(1) Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Maîtrise de produits


phytosanitaires (pesticides). Disponible sur : http://www.agriculture.gouv.fr/maitrise-des-
produits-phytosanitaires (consulté le 12 janvier 2015).
(2) Marthe NDJERI-NDJOUHOU, 2012.
(3), (7), (11), (17), (20), (22),(27), (29), (30), (31), (32), Aymeric Picque. Évaluation des
impacts du glyphosate sur la santé humaine. Sciences pharmaceutiques. 2016
(4)  Pierre-Louis RAINAUD, 5Mars1986.
(5) J. Maherou. Les pesticides : quelles conséquences pour la santé ? Disponibles sur :
http://www.asef-asso.fr/mon-jardin/nos-syntheses/2124-l-usage-de-pesticides-quelles-
consequences-pour-la-sante. (Consulté le 6 décembre 2015).
(6)Guide des bonnes pratiques d'usage des produits phytopharmaceutiques dans le jardin.
Disponible sur http://mag.plantes-et-jardins.com/conseils-de-jardinage/fiches-conseils/guide-
des-bonnespratiquesd-usage-des-pesticides (consulté le 23 février 2015).
(8) Binimelis, Pengue et Monterroso, 2009.
(9), (16), (20) Document réalisé par la Plateforme Glyphosate France. www.glyphosateeu.fr.
(10) http://www.arpajonsurcere.com/environnement/article_choix_desherbant.pdf(consulté le
17 janvier 2015).
(12), (15), (26) Marthe NDJERI-NDJOUHOU, Thèse : synthèse et caractérisation de la
birnessite électro déposée : application à la dégradation du glyphosate (05 mars 2012).
(13) J. MARC. Effets toxiques d’herbicides à base de glyphosate sur la régulation du cycle
cellulaire et le développement précoce en utilisant l’embryon d’oursin. Thèse de Biologie.
Université de Rennes 1, 2004.
(14) S. Goscinny, V. Hanot. Le glyphosate dans tous ses états. Institut Scientifique de Santé
Publique Unité Pesticides.http://www.afsca.be/laboratoires/labinfo/_documents/2012-
01_labinfo7frp12_fr.pdf (consulté le 12 janvier 2012)
(18) https://www.huffpostmaghreb.com/2016/02/08/environnement-maroc-
pesticides_n_9186438.html
(21) Jacques, Jean-Claude, Lorraine, Gilles. Le glyphosate : menace écologique. Octobre
2012.
(23), (25), (27), (28) Association canadienne des médecins pour l’environnement. Document
d’information : le glyphosate, omniprésent et inquiétant.
(24) Le glyphosate est-il le 4e pilier de l’agriculture de conservation ? Mars/Avril/Mai 2011.
(19) http://www.leparisien.fr/societe/glyphosate-faucheurs-d-ogm-cherchent-donneurs-d-
urine-10-04-2018-7656396.php
Résumé

Ce projet s’intéresse à l’étude des pesticides, surtout le glyphosate et ses effets sur
l’environnement et sur la santé publique.
La première partie du sujet a été consacré à l’histoire des pesticides, ses caractéristiques et ses
principales catégories (insecticides, fongicides, herbicides….). Ces produits présentent des avantages
d’une part, et des effets indésirables au niveau écologique (sol, l’air, l’eau), aussi au niveau de santé,
d’autre part.
Au deuxième partie, on a évoquer le glyphosate ,qui connu essentiellement sous le nom
commercial de Roundup®, c’est l’herbicide le plus utilisé dans le monde pour le désherbage des
cultures, des espaces verts et des jardins, dû à son efficacité et à sa simplicité d’utilisation. Jusqu'à
présent, le glyphosate dispose d’une évaluation toxicologique pour l’homme.
En parallèle, on été fait une enquête sur ce produit qui est fréquemment utilisé (consommation,
vente et étiquetage).
La dernière partie se base sur l’étude des impacts du glyphosate sur l’environnement (les
végétaux, les sols et les eaux) et sur le règne animal, notamment l’Homme.

Abstract

This project focuses on the study of pesticides, especially glyphosate and its effects on the
environment and on public health.
The first part of the subject was devoted to the history of pesticides, its characteristics and its main
categories (insecticides, fungicides, herbicides, etc.). These products have advantages on the one hand,
and adverse effects on the ecological level (soil, air, water), also on the level of health, on the other
hand.
In the second part, glyphosate, known primarily under the trade name Roundup®, is the most
widely used herbicide in the world for the weeding of crops, green spaces and gardens, due to its
effectiveness. And its simplicity of use. Until now, glyphosate has a toxicological evaluation for
humans.
In parallel, an investigation has been done on this product which is frequently used (consumption,
sale and labeling).
The last part is based on the study of the impacts of glyphosate on the environment (plants, soil
and water) and on the animal kingdom, in particular Man.