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CHAPITRE I : LE BURKINA FASO

Leçon1 : milieu naturel et développement du Burkina Faso


OG1 : Analyser les atouts et les contraintes du milieu naturel sur le développement du B.F
OG2 : Analyser les problèmes de l’eau
OG3 : Evaluer les politiques de gestion des ressources en eau

Introduction

Pays enclavé au cœur du monde soudano-sahélien le Burkina Faso est pays


dont la vie socio-économique est fortement influencée par les caprices naturels. Les
éléments du climat, du milieu physique et environnemental déterminent en partie
l’essor du pays.

II) LES ATOUTS ET LES CONTRAINTES DU MILIEU NATUREL

1) les atouts du milieu naturel

Le Burkina Faso est un pays plat dont l’altitude moyenne est de 400 mètres.
Son point le plus haut culmine à 749 mètres au mont Tena Kourou. Cette platitude
facilite l’aménagement du réseau routier.

Le relief se compose d’une immense pénéplaine qui couvre ¾ du pays et, de


plateaux gréseux. La pénéplaine est composée de buttes, de collines, d’alignement
dunaire qui constitue des zones de tourismes. Les plateaux entrecoupés de vallées
sont des régions accidentées très hautes marquées par présence de falaises dont
celles de Banfora. On y note également la présence de plaines propices à
l’agriculture.

Ces ensemble sont parsemés de ressources minières notamment l’or, le zinc, le


manganèse, le cuivre, le nickel, le plomb…

Les sols sont très variés avec des potentialités importantes notamment pour
l’agriculture et l’élevage. Exemple : les sols minéraux, les vertisols (de couleur noir
riche en argile présent surtout dans la vallée du Sourou), Les sols hydro morphes
(qui renferment plus d’eau) et les sols bruns eutrophies (bien oxygénés) à l’est et au
sud. W (Gaoua) sont favorables à l’agriculture céréalière.

Le Burkina Faso est un pays soudano-sahélien marqué par une diversité climatique
qui influence la répartition agricole. Dans l’ensemble, le sud et l’ouest ont une
pluviométrie supérieure à 1000mm/ans les rendant propices l’agriculture et aux
activités agroforestières tandis que le nord du pays est une zone aride ou se
développe l’agriculture.

Le réseau hydrographique est quant à lui très varié.

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2) les contraintes

La platitude du relief burkinabè ne permet pas la construction de grandes


retenues d’eau qui pourrait servir à l’irrigation et la production d’énergie.

Les quantités pluviométriques sont importantes mais une partie de cette eau s’écoule
vers l’extérieur. Ces cours d’eau sont également intermittents (régime irrégulier) et ne
sont navigables qu’en partie.

Le sous-sol burkinabè est certes riche en ressources minières mais elles ont une
teneur faible. On également l’absence de ressources énergétiques.

Les sols sont dans leur ensemble pauvre et superficiel.

Le climat tropical soudano-sahélien que connait le Burkina Faso est marqué par une
saison humide très courte et une longue saison sèche. Il est aussi caractérisé par
une pluviométrie faible et irrégulière dans le temps ou dans l’espace. Cela entraine
des migrations vers les zones les plus humides ou vers les centres urbains. La durée
de l’isolation et les fortes températures accélèrent l’évapotranspiration.

La faiblesse du couvert végétal accélère l’érosion, la dégradation des sols, l’avancée


du désert, l’ensablement des cours d’eau et entraine le manque de pâturages.

II) LES PROBLEMES DE L’EAU AU BURKINA FASO

1) les ressources en eau

Le réseau hydrographique du Burkina Faso est dense surtout dans la partie


méridionale. Les cours d’eau se rattachent à trois(03) bassins principaux qui sont :

• Le bassin de volta : sa superficie est: 178000km2, 120000km2)

Il est drainé par quatre(04) fleuves qui sont :

- Le Mouhoun (ex volta noire) long de 2500km dont 950km au Burkina Faso. Il
prend sa source dans les falaises de Banfora. Ces affluents sont le Poni, le
bougouriba et le soubou.
- Le Nakambé (ex volta blanche). Sa longueur est de 1095km dont 575km au
Burkina Faso. Il prend sa source dans la région d’Ouahigouya. Le Massili est
sont principal affluent.
- Le Nazinon (volta rouge). Sa longueur est 350km dont 300km au Burkina
Faso. Il prend sa source à Boussé.
• Le bassin de la Comoé : sa superficie est de 18000km2. La Comoé est son
principal fleuve avec une longueur de 160km. Son principal affluent est la
Léraba (225km).
• Le bassin du Niger : large de 72000km2, il comprend les petites rivières
temporaires de la rives droite du fleuve Niger telles que le Faga, la Sirba, le
Beli…

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On y trouve également des lacs tels que le lac Dem, le lac Bam, le lac Tengrela, le
lac Bagré, le lac Kompienga… ; des à l’image de la mare aux hippopotames, de la
mare aux caïmans sacrés sabou, la mare d’oursi, de markoye et des retenues d’eau
artificielles comme le Kompienga (plus de deux milliard de m3), le sourou (300 million
de m3), Loumbela (36 million de m3), Ziga…

2) les problèmes d’eau au Burkina Faso

En dépit de la densité de notre réseau hydrographique notre pays connait de


sérieux problèmes en matière d’eau.

On peut retenir :

- Le problème d’alimentation en eau potable dans nos villes et campagnes


- L’insuffisance des ressources pour la mise en valeur jumelée des différents
secteurs de l’économie (pèche, agriculture irriguée, industrie, élevage)
- La pollution de l’eau due à l’insalubrité
- Les inondations liées en partie à la faiblesse du système de canalisation des
eaux.
- La mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace des ressources en eau
- Les conflits liés à la gestion de l’eau
- L’insuffisance de retenues d’eau en campagne

La faiblesse du réseau de distribution d’eau l’ONEA.

Face à cette crise hydraulique, le pays a mis en place une politique de gestion des
ressources en eau.

III) LES POLITIQUES DE GESTION DES RESSOURCES EN EAU

1) la politique de l’eau au Burkina Faso

Face à la crise hydraulique que connait le pays, les autorités ont mis en place en
1998 ‘’l’opération saaga’’. Ce programme initialement prévu pour Ouagadougou a été
étendu au centre et au nord du pays. C’est une opération d’ensemencement des
nuages pour augmenter les précipitations.

Cependant depuis 2003, la politique de l’eau et de l’assainissement se résume à


travers le Plan d’Action pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAGIRE)

Ce plan vise des objectifs suivants :

- Assurer l’alimentation de la population en eau potable suffisante


- Concilier les exigences en matière d’eau de l’agriculture, des industries, de
l’élevage, du transport, des mines, du tourisme et la production de l’énergie
- Multiplier les infrastructures de stockage et distribution de l’eau
- Préserver et restaurer la qualité des eaux et écosystèmes aquatiques
- Faire face aux problèmes d’inondations et la sécheresse

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La PAGIRE est prévue pour deux(02) phases :de 2003 à 2008 et de 2009 à 2015.

Ces différentes politiques ont des résultats assez probants.

2) les conséquences de la politique hydraulique

L’’opération saaga’’ a permis d’augmenter en 1998 la pluviométrie de 10%


par rapport à celle de 1997.

La PAGIRE a permis d’améliorer les capacités de stockage et de distribution de l’eau


au Burkina Faso. Ainsi le nombre de point d’eau est passé de 25409 en 1996 à
36933 en 2003 en milieu rural, permettant de mobiliser plus de 90 milliard de m3
d’eau/ans.

En milieu urbain on note surtout l’extension du réseau de distribution en eau de


l’ONEA et la construction de grands canaux d’évacuation des eaux usées et pluies.

Conclusion

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Leçon2 : Dynamique de population et développement du Burkina
Faso
OG1 : Analyser l'impact des mouvements de population sur le développement du B.F
OG2 : Analyser l'impact de la structure et de la répartition de la population sur le développement du Burkina
OG3 : Evaluer les politiques démographiques au Burkina Faso

Introduction

Estimée à plus de 14.017.262 habitants, la population burkinabè est en nette


augmentation depuis quelques décennies. Cette augmentation s’explique par de
nombreux …. Très jeune dans son ensemble elle reste dynamique et marquée par
les mouvements migratoires.

I) LES CONSEQUENCES DES MOUVEMENTS DE POPULATIONS SUR LE


DEVELOPPEMENT DU BURKINA FASO

1) Les mouvements naturels

La population burkinabè se caractérise par sa très forte natalité. Le taux de


natalité était de 16 %0 en 2006 et le taux de fécondité de 6,2 enfants par femme. Ce
taux varie selon le milieu de résidence. En milieu rural le taux de natalité s’élevait à
18,1 %0 contre 38,1 %0 en milieu urbain. La forte natalité en milieu rural s’explique
par le contexte socio-économique ou la demande d’enfants reste élevée lié pour
l’essentiel à la main d’œuvre qu’à "l’assurance vieillesse " qu’il procure.

Le taux de mortalité était de 12%0 en 2006. Ce taux est toujours élevé


comparativement aux pays développés. Mais le taux de mortalité a connu une baisse
sensible depuis 1960. De 32 %0 en 1960, il est tombé à 17,5 %0 en 1985 et à 14,8
%0 en 1996. Quoiqu’en baisse le taux de mortalité infantile demeure élevé (97,9%0
2006)

Le taux d’accroissement naturel du Burkina Faso était de 3,42 % en 2006.

2) Les migrations

Les migrations au Burkina Faso sont aussi bien internes qu’externes.

On distingue généralement deux types de migration interne : l’exode rural et les


migrations inter-rurales d’une campagne à une autre. Les principaux foyers d’accueil
des migrants internes sont la région du centre (16,6 %), la région des hauts bassins
(15,8%).

Les migrations externes ou internationales sont des déplacements de population


entre le Burkina Faso et le reste du Monde. Elles induisent une émigration et une
immigration. Historiquement le Burkina Faso est un pays d’émigration pourvoyeur de
main d’œuvre depuis l’époque coloniale. La tradition s’est perpétuée après les
indépendances. Les principales provinces de départ sont : le Yatenga, le Boulgou, le
Boulkiemdé, le Passoré etc. les principales destinations des émigrés sont : la Côte

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d’Ivoire ; le Mali ; le Togo ; le Gabon. De nos jours les jeunes émigrent de plus en
plus vers l’Europe et vers l’Amérique.

3) l’impact des mouvements de population sur le développement du Burkina


Faso (A revoir)

II) L'IMPACT DE LA STRUCTURE ET DE LA REPARTITION DE LA POPULATION


SUR LE DEVELOPPEMENT DU BURKINA

1) la structure de la population

La répartition numérique par sexe de la population du Burkina Faso révèle une


prédominance des femmes. Selon le recensement de la population de 2006, les
femmes représentent 51,71 % de la population totale. Ce qui donne un rapport de
masculinité de 93,1 hommes pour 100 femmes. Avec cette proportion il est donc
important de tenir compte des femmes chaque fois qu’il est question de projet de
développement.

La répartition par âge révèle une extrême jeunesse de la population du Burkina


Faso. En 2006, les jeunes de moins de 20 ans représentaient 57% de la population
totale. La population de plus de 65 ans ne représentait que 3,91 % de la population
totale.

L’extrême jeunesse de la population peut être source d’espoir car la jeunesse est le
moteur de développement.

2) La répartition de la population

La densité moyenne du Burkina Faso en 2006 était de 51,1 habitants au km2. Mais
cette densité cache des disparités importantes.

a) Les régions faiblement peuplées

Ce sont les régions qui ont une densité de moins de 30 habitants au km2. Ce sont le
Sahel, l’Est, les Cascades.

b) Les régions moyennement peuplées

Deux régions ont des densités comprises entre 30 et 50 habitants au km2. Ce sont la
Boucle du Mouhoun (42,2 habitants au km2) et le Sud-Ouest (38,4 habitants au km2)

c) Les régions fortement peuplées

Elles ont des densités supérieures à 50 habitants au km2. Les régions de la


pénéplaine centrale sont bien peuplées : le Centre-Est : 77,2 habitants au km2 ; le
Plateau Central : 81,5 habitants au km2 ; le Nord : 73,2 habitants au km2 ; le Centre-

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Nord : 60,6 habitants au km2 ; le Centre-Ouest : 54,6 habitants au km2 ; le Cente-
Sud : 56,7 habitants au km2.

La région du Centre est une exception avec une densité de 615,8 habitants au km2.
En effet, elle est la plus petite région de par sa superficie et l’essentiel de ces
habitants habite l’agglomération de Ouagadougou. La région des Hauts Bassins
quant à elle à une densité de 58 habitants au km2

3) L’impact de la structure et de répartition de la population du Burkina Faso


sur le développement du pays. (A revoir)

L’impact de la structure et de la répartition de la population sur le


développement du Burkina Faso sont entre autres :

- L’augmentation du chômage
- Développement de l’insécurité (cambriolage, vol à main armée)

En outre, la présence d’un grand nombre d’enfants au sein de la population entraîne


pour les familles des dépenses importantes pour assurer les charges (alimentation,
soins de santé, scolarisation etc.) alors que la situation économique actuelle est
marquée par la pauvreté.

Eu égard à la jeunesse de la population burkinabè, les investissements de l’Etat sont


plus destiné aux secteurs social (santé, éducation, eau potable) qu’aux secteurs
productifs (industrie, agriculture, élevage). Ce déséquilibre dans la répartition des
investissements de l’Etat explique en partie le faible niveau de développement
économique du Burkina Faso.

Il convient toutefois de souligner qu’une population jeune est aussi source d’un
certain nombre d’avantage tels que le renouvellement des générations, la stimulation
de la consommation et la disponibilité de la main d’œuvre.

III) LES POLITIQUES DEMOGRAPHIQUES ET LEUR IMPACT AU BURKINA


FASO

1) les politiques démographiques

Face à l’évolution sans cesse croissante que connaît la population du Burkina


Faso, l’Etat burkinabè a institué une série de mesures visant à freiner le boom
démographique afin d’offrir un meilleur cadre de vie au burkinabè. Ainsi a été
institué :

- Le planning familial visant à mieux contrôler les naissances.


- Le comité national de lutte contre le VIH SIDA et les IST.
- La création de micro-projets en faveur des populations
- La création d’emploi en faveur des jeunes et promotion de l’entreprenariat

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- Politique du genre notamment dans le domaine de l’éducation
- ….
2) l’impact des politiques démographiques (Incomplet)

Les différentes politiques ont permis d’améliorer l’Etat de santé des


populations. La mortalité infantile connaît une réduction. En outre on assiste
également à la multiplication des centres semi-urbains qui ont pour effet de freiner un
tant soit peu le surpeuplement des grandes villes.

On peut également noter une réduction de la séroprévalence qui est passé de 7,17%
en 1997 à 6,5% en 2003.

Conclusion

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Leçon3 : Le secteur primaire : agriculture, élevage, pêche
OG1 : Analyser les caractéristiques du secteur primaire
OG2 : Évaluer l'apport du secteur primaire dans l'économie nationale
OG3 : Evaluer les politiques de développement du secteur primaire

Introduction

Le secteur primaire regroupe l’ensemble des activités liées l’exploitation


directe des ressources naturelles. Au Burkina, ce secteur contribue à plus de 40% du
PIB, employant environ 86% de la population active.

I) LES CARACTERISTIQUES DU SECTEUR PRIMAIRE

1) L’agriculture

L’agriculture burkinabè bien qu’occupant plus de 80% de la population est


marquée par de nombreux problèmes qui minent son essor. Les principaux traits de
cette agriculture sont :

- Il s’agit d’une agriculture de subsistance dominée par les céréales occupant


plus de 88% des surfaces cultivées.
- Les rendements sont faibles et cela est lié à la faiblesse de la modernisation
du secteur et à l’impact des aléas climatiques (v7, problème pluviométrie…)
- Il s’agit d’une agriculture extensive
- Les sols sont dans leur ensemble pauvre

Toutes ces caractéristiques font que l’agriculture burkinabè n’est pas autosuffisante.
Elle a de nombreux problèmes techniques et humains :

- Insuffisance de l’encadrement technique des paysans


- Faible utilisation des nouvelles techniques agricoles liée à l’analphabétisme
des paysans
- Faiblesse du soutien économique à la population rurale qui vit déjà dans la
pauvreté

2) L’élevage

L’élevage burkinabè est dominé par deux(02) système :

- L’élevage extensif plus pratiqué. Il est marqué par la transhumance, se


concentre dans le nord du Burkina Faso et est dominé par les Peul. A côté de
ce système on note l’élevage agropastoral pratiqué par agriculteurs dans les
villages.
- L’élevage intensif en développement autour des centres urbains entraine
l’exportation

Notre élevage se caractérise également par :

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- La diversité des espèces (bovins, ovins, caprins…) et son abondance (plus de
27 millions de têtes en 2003)
- L’élevage se concentre au nord
- Le rendement du système varie selon les aléas climatiques (pluie, maladie)
- L’utilisation des services sanitaires adéquats est faible exposant le cheptel aux
différentes maladies
- L’insuffisance des ressources hydrauliques et fourragère entrainant un conflit
entre paysans et agriculteurs

3) La chasse, la pèche et la sylviculture

a) La pèche

- la production halieutique est insuffisance entrainant l’importation de la Cote d’Ivoire,


du Mali, de la Mauritanie, la Chine.

- peu de pêcheurs de tradition au Burkina expliquant pourquoi on fait souvent appel


aux pêcheurs nigériens et maliens.

- disponibilité des ressources hydrauliques poissonneuses

- faible modernisation du secteur

- diversité des ressources (silures, capitaines, tilapias, carpes…)

b) La chasse

- disponibilité d’aires de chasse (parc)

- diversité des ressources animales sauvages (350 espèces d’oiseaux, plus 35


espèces de mammifères

- variété des types de chasse (braconnage, le safari (chasse sportive), chasse pour
trophées, de grands et petits gibiers)

c) La sylviculture

- L’exploitation des ressources forestières se fait de façon artisanale

- il est constituée d’une variante d’espèces ligneuses

- protection progressive anthropique des végétaux sous la direction de M.E.C.V

- les activités (agropastorales) fragilisent les ressources forestières.

II) la contribution du secteur primaire dans le développement économique du Burkina


Faso

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II) L'APPORT DU SECTEUR PRIMAIRE DANS L'ECONOMIE NATIONALE

1) La contribution de l’agriculture

L’agriculture burkinabè occupe environ 80% de la population active et procure


75% des recettes à l’exportation. C’est aussi une activité qui procure de l’alitement
aux paysans, aux industries et à l’élevage. La production se repartie entre :

- Cultures vivrières dominées par les céréales dont la production augmente


mais reste insuffisante.
- Cultures de vente dominées par le coton qui occupe 20% de la population et
produit plus de 460 000 tonnes/ans destinés à la commercialisation. Sa
production concentrée dans le sud-ouest et l’ouest est dominée par la
SOFITEX, SOCOMA, FASO COTON.

On a également les oléagineux, la canne à sucre…

2) L’apport de l’élevage

L’élevage produit plus de 18% du PIB burkinabè et contribue à près de 19%


aux exportations. Les exportations se font en direction des pays côtiers.

Cette activité produit également des cuirs pour l’artisanat, du lait, de la viande. Elle
sert également à l’agriculture à travers la production de fumure et l’utilisation des
animaux dans les labours.

3) La contribution de la chasse, de la pèche et de la foresterie

En 2005, la pêche a produit environ cinq(05) millions de FCFA. Elle emploie


plus de 10 000 actifs. Elle produit plus de 12 500 tonnes de poissons/ans. Elle
procure des activités à de nombreuses familles.

La chasse constitue également une source de revenues directes pour les


populations. Elle contribue également à l’essor du tourisme.

La sylviculture connait un essor au Burkina Faso. Elle est marquée par des activités
de reboisement de différentes essences végétales. De plus en plus on assiste à la
de verger qui servent à la production de fruits pour la consommation locale et
étrangère (mangues, oranges, noix d’acajou…)

Les plantes servent également dans la médecine traditionnelle. Le sous-secteur


sylvicole contribue à près de 15,6% du PIB.

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III) LES POLITIQUES DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIMAIRE

1) Les différentes politiques agricoles

Pour faire de l’agriculture un secteur émergent, de nombreuses politiques


agricoles ont été adoptées :

- La PASA (I et II) de 92 et 98. Le but de ces plans étaient d’augmenter la


production afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et libéraliser le
commerce des céréales.
- En 1996 a été adopté la RAF afin de libéraliser l’acquisition des terres au
Burkina Faso.
- Le programme de pompe d’irrigation villageoise (PPIV) a été institué en 2002.
Son but est d’augmenter la production à travers l’irrigation.
- L’encouragement des recherches agronomiques et pédologiques à travers
l’INERA, BUNASOL…
- L’incitation à la consommation locale

2) Les politiques pastorales

Depuis le 04 octobre 2000 il a été adopté le Plan d’Action et Programme


d’Investissement du Secteur de l’Elevage (PAPISE). Ce plan vise à augmenter la
contribution de l’élevage dans la réduction de la pauvreté au Burkina Faso. Il
intervient à travers :

- L’amélioration du système sanitaire et (…) animale


- L’amélioration de l’élevage traditionnel et la valorisation des zones à vocation
pastorales
- L’appui aux éleveurs
- L’introduction de nouvelles espèces plus productives : zébus brésiliens,
- De développement de la filière lori
- L’organisation et l’encadrement des éleveurs
- Construction des abattoirs frigorifiques
- Marché à bétail pour la commercialisation

3) La politique de développement de la chasse, la pèche et la sylviculture

a) La pèche

- la création de retenues d’eau

- l’ensemencement des plans d’eau

- le développement de la pisciculture

- la gestion rationnelle des ressources en eau

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b) La chasse

- lutte contre le braconnage

- la surveillance des différentes espèces animales dans les parcs

- la règlementation de la chasse

c) La forêt

- mesure de protection contre la coupure abusive du bois

- reboisement annuel contre la déforestation

- protection des essences menacées

Conclusion

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Leçon4 : le secteur Secondaire : artisanat, mines et industries.

OG1 : Analyser les caractéristiques du secteur secondaire.


OG2 : Evaluer l'apport du secteur secondaire dans l'économie du Burkina-Faso
OG3 : Evaluer les politiques de développement du secteur secondaire

Introduction

Le secteur secondaire repose essentiellement sur les activités de


transformation des matières premières en produits de consommation. Au Burkina
Faso, quoi qu’encore modeste, ce secteur participe de façon considérable au
dynamisme économique. Il est dominé par l’artisanat, les mines et l’industrie.

I) LES CARACTERISTIQUES DU SECTEUR SECONDAIRE

1) L’artisanat

- c’est une activité embryonnaire au Burkina Faso

- c’est activité très diversifiée marquée par l’artisanat d’art qui regroupe les activités
traditionnelles (poterie, bijouterie, sculpture, vannerie, peinture) et l’artisanat utilitaire
(forge, soudure, mécanique, bâtiment, broderie)

- une activité saisonnière surtout

- une activité qui est marquée par la prépondérance de l’informel

- une activité consommatrice de main d’œuvre

Cette activité connait de nombreux problèmes :

• Manque d’encadrement des artistes


• Faiblesse du marché locale
• Problème financier des artisans
• La violation du respect de la propriété intellectuelle

En dépit de cela l’artisanat burkinabè possède cependant quelques atouts :

- Disponibilité d’espaces d’expression internationale : SIAO, FESPACO…


- Diversité des sources d’inspiration (fond culturel, naturel)
- Forte tradition artistiques
- Disponibilité des matières premières

2) L’industrie

Les principaux traits de notre industrie sont :

- Une industrie embryonnaire


- Une industrie géographiquement inégale repartie en se concentrant à
Ouagadougou et Bobo-Dioulasso

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- Une industrie à faible productivité
- Une industrie très diversifiée marquée par :
• L’industrie agro-alimentaire : brasseries, SN-SOSUCO, GMB, SN.CITEC,
Burkina Pattes
• L’industrie textile : SOFITEX, SOCOMA, FASOTEX…
• L’industrie mécanique : SIFA, MEGAMONDE, KAIZER
• L’industrie du bâtiment : Hage matériaux, Diamant ciment, CBTM
• L’industrie chimique : SAP dynamique, FASO PLAST, SAPHYTO, WINNER,
Faso pile
• L’industrie tannerie : TAN-AUZ…

L’industrie burkinabè connait de nos jours quelques problèmes :

- Cherté de l’énergie
- Faiblesse des capitaux des industries
- Main d’œuvre peu qualifiée
- Concurrence extérieure
- Faiblesse de l’infrastructure routière
- Le problème des matières premières
- Fraude
- Etroitesse du marché
- Cherté des produits locaux

En dépit de cela notre industrie connait un essor grâce à :

• La disponibilité des matières agricoles et pastorales


• La main d’œuvre abondante et moins chère
• La situation géographique du Burkina Faso

3) Les mines

- variété des ressources minières

- l’exploitation est dominée par : l’orpaillage et l’exploitation industrielle

- le nouveau code minier est très attractif

- la politique pacifique du pays qui est également attractif


Mais le secteur minier reste confronté à de nombreux problèmes liés entre autres à
la faiblesse des teneurs des mines, à la cherté sources d’énergie, la difficulté
d’approvisionnement en eau.

II) L'APPORT DU SECTEUR SECONDAIRE DANS L'ECONOMIE DU BURKINA-


FASO

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1) L’artisanat

 Avec plus de 960 000 artisans, l’artisanat est le troisième pourvoyeur d’emplois
après l’agriculture et l’élevage. Il occupe environ 30 % de la population active du
pays.
 Le secteur de l’artisanat contribue pour environ 30 % au PIB, il génère des
revenus à l’Etat aux familles et lutte contre la pauvreté. L’artisanat constitue pour
l’économie burkinabè un potentiel important.
 L’artisanat contribue également au développement de l’agriculture et du secteur
touristique.

L’artisanat participe en outre au rayonnement culturel du pays à travers les


différentes foires d’exposition.

2) L’industrie

L’industrie burkinabè contribue pour près de 20% à la formation du PIB. Le


secteur industriel emploi environ 11% de la population active du pays. En effet le
secteur industriel emploi environ 13 000 salariés. Le secteur génère des revenus
aux familles et des capitaux à l’Etat

L’industrie locale bien que encore modeste contribue à réduire l’importation de


certains biens manufacturés. La diversité des activités permet de valoriser la
production agro-pastorale locale.

3) Les mines

L’exploitation minière est en forte expansion de nos jours. Elle constitue de nos jours
l’une des principales sources de revenus à l’exportation du pays. En 2005, elle
participait à plus de 5% au PNB. Si l’exploitation moderne constitue la principale
source de devise minière pour l’Etat, l’orpaillage est celle qui occcupe une grande
partie de la population.

En 2010 la production d’or du pays était estimé à 35 tonnes soit 125 milliards de
FCFA générés pour environ 3 900 emplois crées.

III) LES POLITIQUES DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR SECONDAIRE

1) L’artisanat

Plusieurs politiques sont menées par l’Etat burkinabè en faveur du


développement du secteur de l’artisanat. En effet l’Etat a mis en place quelques
structures pour encadrer les artisans et organiser le secteur à l’image du Centre
National d’Artisanat et d’Art (CNAA) sis à Ouagadougou ; du Village Artisanal de
Ouagadougou ; du Centre de Formation Féminine et Artisanale de Gounghin
(Ouagadougou) ; du Centre National de Formation de Référence de Ziniaré.

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A ces structures s’ajoutent les grandes manifestations culturelles organisées
régulièrement pour la promotion et la commercialisation des produits artisanaux
telles que

- Le SIAO (Salon International l’Artisanat de Ouagadougou)


- Le FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de
Ouagadougou)
- Les NAK (Nuits Atypiques de Koudougou)
- La SNC (Semaine Nationale de la Culture).

2) L’Industrie

Plusieurs politiques sont menées en faveur du développement du secteur


industriel au Burkina Faso. Parmi ces politiques, on peut retenir :

- Le développement des PME (Petites et Moyennes Entreprises)


- L’encouragement de l’agro-business
- La sensibilisation des populations à la consommation des produits
manufacturés locaux.
- L’admission du Burkina Faso à l’AGOA (Programme d’éligibilité américain
d’exonération des taxes douanières pour les produits en exportation vers les
Etats Unis)
- Les interconnexions avec la Côte d’Ivoire et bientôt le Ghana pour accroitre
l’offre en énergie.

3) La politique minière

Le sous-sol burkinabè est très riche. Pour mettre en valeur cette richesse
naturelle, de nombreuses mesures ont été adoptées. Parmi ces mesures on peut
retenir :

- L’adoption du code minier de 2003 accorde aux investisseurs des avantages


fiscaux et douaniers. Il libéralise la recherche et l’exploitation minière. Cette
politique a permis d’attirer de nombreux investisseurs du Canada, des Etats
Unis, d’Afrique du Sud etc.
- La création de la Commission Nationale des Mines dans l’optique d’encadrer
les acteurs de cette activité. En outre, le Fond de Développement Minier a été
institué pour financer les différentes activités du secteur. On a également
l’apport technique du BUMIGEB et la création du Comptoir burkinabè des
métaux précieux (CBMP) qui se charge de l’achat et de la vente des métaux
précieux, permettent ainsi de donner un nouveau visage à cette activité.
- La préparation d’un code minier initié par l’UEMOA afin d’améliorer la
contribution des mines dans le développement socio-économique des régions
minières.

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 17


Leçon5 : Le secteur tertiaire : Transport, commerce et Tourisme
télécommunications

OG1 : Analyser les caractéristiques du secteur tertiaire


OG2 : Evaluer l'apport du secteur tertiaire à l'économie nationale
OG3 : Evaluer les politiques de développement du secteur tertiaire

Introduction

Le tertiaire regroupe l’ensemble des métiers de services. Au Burkina Faso ce


secteur repose sur le commerce, le transport, le tourisme et la télécommunication.
C’est un secteur très dynamique et en plein essor qui emploie près de 16 % des
actifs et produit 43,3 % du PIB (2004).

I) LES CARACTERISTIQUES DU SECTEUR TERTIAIRE

1) Le transport

Le Burkina Faso est un pays enclavé au cœur de l’Afrique occidentale. Pour


ce pays le transport joue donc un important rôle pour son essor. Le transport routier
est marqué par son faible niveau de développement et par la faiblesse du réseau
routier national. En effet, le réseau routier est estimé à environ 15 272 km de route
dont 2 527 bitumées, qui relient par ailleurs les grandes villes du pays mais servent
également de moyens de communication avec l’extérieur. Le reste du réseau routier
est constitué de routes non bitumées et pistes rurales en mauvais état pour la
plupart.

Le réseau ferroviaire du pays n’est constitué que d’une seule ligne de chemin
de fer qui relie Ouagadougou à Abidjan sur une longueur totale de 1 145 kilomètres
dont 617 km au Burkina Faso. Cette ligne est gérée par la compagnie privée
SITARAIL.

Le réseau aérien comprend deux (02) aéroports internationaux (Ouaga et


Bobo) et quelques aérodromes (petites pistes d’atterrissage secondaires). Les
aéroports de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso assurent l’essentiel du trafic aérien,
mais d’une manière générale le coût du transport aérien reste élevé et inaccessible à
la majorité des burkinabè.

Le transport fluvial n’est pas développé, la plupart des fleuves ne sont pas
navigables en plus ils ont un régime temporaire. Quant au transport maritime se fait à
travers les ports des pays voisins, notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Benin et
le Togo.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 18


2) Le commerce

Le commerce intérieur assure la commercialisation des produits agro-


pastoraux (céréales, produits vivriers, bétails), des produits manufacturés… à
l’intérieur du pays. Le commerce interne est dominé par le petit commerce de détail
du monde informel. Ce commerce est très vital pour les populations locales.

Le commerce extérieur assure l’importation et les exportations du Burkina


Faso. Le commerce extérieur est dominé par les importations. Parmi les produits
importés, on peut citer : les produits pétroliers, alimentaires, chimiques,
pharmaceutiques, les biens équipements, les appareils électroménagers, les
véhicules deux roues et automobiles. La plupart de ces produits viennent des pays
d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

Les exportations concernent les produits agro-pastoraux tels que le coton, les
amendes de karité, le bétail. Le pays exporte également les cuirs et peaux ainsi des
produits miniers notamment l’or. L’or est devenu le premier produit d’exportation du
pays. Les clients du Burkina Faso sont les pays d’Europe, d’Asie d’Afrique et
d’Amérique.

Notons toutefois que la balance commerciale du pays est déficitaire. En 2002, le


déficit était évalué à 210,9 milliards de FCFA.

3) Le tourisme

Le tourisme est une activité en forte expansion de nos jours. Le pays regorge
d’immenses potentialités touristiques. Parmi eux ont retenir :

- les Atouts naturels

Les paysages naturels du Burkina Faso attirent chaque année des milliers de
touristes. Les principaux sites touristiques naturels sont entre autres les cascades de
Banfora, les pics de Sindou, les Dômes de Fabedougou, le mont Tenankourou, les
cavernes de Douna, les paysages désertiques du Nord (dunes de sable), la mare
aux caïmans sacrés de Sabou, le lac aux hippopotames de Tingréla, les aires de
conservation de la faunes tels que le parc national W, le ranch de Nazinga, la
réserve de faune de Singou d’Arly et de Pama.

- les atouts humains et culturels

L’accueil et l’hospitalité légendaire des populations du Burkina Faso est un


atout capital pour le développement du tourisme au Burkina Faso. Par ailleurs le
pays dispose de plusieurs sites culturels d’intérêt touristiques : les veilles mosquées
de Dioulassoba, les Sculptures sur granite de Lango, la confrérie de chasseur Dozo
en pays Sénoufo, les masques de Pouni.

- les atouts historiques

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 19


Le pays dispose de plusieurs sites historiques d’intérêt touristique. Parmi ces
sites on peut citer les ruines de Loropéni, classées patrimoine mondiale de
l’UNESCO, les gravures rupestres de Toussiana et de Kawara.

Les manifestations économiques, culturelles organisées dans le pays attirent


également de nombreux touristes. Ce sont notamment le FESPACO ; le FITMO
(Festival International de théâtre et de marionnette de Ouagadoudou), le SIAO, le
SITHO (Salon International du Tourisme et de l’Hôtellerie de Ouagadougou), la SNC
(Semaine Nationale de la Culture) , les NAK (Nuits Atypiques de Koudougou).

Environ 320 sites touristiques ont été inventoriés à travers le pays. A cela
s’ajoute un atout important : la stabilité politique du pays. Les types de tourisme
pratiqués sont très variés, on peut retenir :

- Le tourisme cynégétique : chasse


- L’écotourisme : milieux naturels
- Le tourisme culturel
- Le tourisme d’affaire et de congrès

Le secteur touristique est cependant confronté à de nombreux problèmes qui


handicapent son développement. On a entre autres : la faiblesse des infrastructures
d’accueils surtout sur les sites touristiques ; l’insécurité routière ; la faiblesse et le
mauvais état du des voies de communication ; le braconnage, etc.

4) Les télécommunications

Ce secteur qui était embryonnaire connait de nos jours un développement


considérable. La téléphonie mobile est sous la responsabilité de trois opérateurs.
L’ONATEL assure la téléphonie fixe et l’accès à internet.

II) L'APPORT DU SECTEUR TERTIAIRE A L'ECONOMIE NATIONALE

1) les transports

Le transport est vital pour l’économie burkinabè. Il permet les échanges entre
notre pays enclavé et le reste du monde. A l’intérieur du pays l’amélioration du
réseau routier facilite la circulation des hommes et des produits notamment agro-
pastoraux.

2) Le commerce

Le commerce burkinabè est en forte évolution. Les importations proviennent


des pays de l’Europe (41,7%) soit environ 168 milliards de FCFA ; d’Afrique (32,3%)
soit 129 milliards ; de l’Asie (20,9%) soit 84,154 milliards ; des Etats Unis (5%) soit
12,92 milliards et de la Côte d’Ivoire (22%).

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 20


Les exportations sont essentiellement destinées à l’Europe environ 52%. La part du
commerce avec l’Union Européenne était estimée en 2002 à 67,7 milliards dont
20,9% des exportations destinées à la France. Le second partenaire reste l’Afrique
avec 19,4% des exportations soit environ 29,1 milliards en 2002. Cependant les
exportations vers l’Afrique sont essentiellement destinées aux pays de l’UEMOA
notamment la Côte d’Ivoire (8,6 milliards)

Le déficit commercial en 2003 était estimé à 54,4%.

3) Le tourisme et les télécommunications

Le tourisme est une activité créatrice de revenus. Il attire de nombreux


étrangers au Faso. En 2002 il a procuré entre 25 et 35 milliards de FCFA à
l’économie nationale (estimation à plus de 40 milliards de nos jours). Il contribue
également au rayonnement du Burkina Faso.

Le développement de la téléphonie mobile et TIC associé à l’accroissement du


nombre d’utilisateur font des télécommunications un secteur d’avenir

(Incomplet)

III) LES POLITIQUES DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR TERTIAIRE

1) Les transports

Devant l’importance du secteur des transports dans le désenclavement du


pays, il a été adopté le Programme d’Ajustement Sectoriel des Transports et du
Tourisme (PSTT) depuis 2000. Cette nouvelle stratégie vise à entretenir le réseau
routier national à travers la réhabilitation et le bitumage des routes. Elle a également
comme objectif la réduction du coût du transport et la recherche de meilleures
qualités de service et de sécurité pour les usagers. On peut retenir aussi la volonté
de créer un environnement institutionnel et réglementaire plus cohérente et
compétitif.

La mise en place d’un nouvel aéroport et la modernisation de ceux de Ouaga et


Bobo de même que le prolongement du chemin de fer jusqu’au Niger font partie des
priorités de la politique nationale.

2) Le commerce

Le monde du commerce a connu depuis l’adoption des PAS de nombreuses


réformes. On peut retenir parmi ces reformes :

- Favoriser l’essor du secteur privé à travers l’encouragement des


investissements nationaux et étrangers.
- La libéralisation des prix des produits
- La privatisation des entreprises publiques

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 21


- La simplification des formalités de commerce et d’investissement à travers la
création des centres de promotion de l’entreprise (CPE)
- La règlementation de la concurrence et la promotion de la propriété
industrielle

3) Le tourisme et les télécommunications

Le tourisme connait un essor au Burkina Faso. Afin de faire avancer ce


secteur, il a été adopté de nombreuses mesures. Parmi ces mesures, on peut citer
entre autre :

- La mise en place d’une culture de la paix


- La valorisation des sites touristiques notamment historiques
- Le développement des infrastructures hôtelières
- La promotion de la destination Burkina Faso

Dans le domaine de la télécommunication, on note surtout l’octroi de nouvelles


licences avec la libéralisation des prix. Cela a permis d’accroitre le nombre
d’abonnés aux réseaux mobiles et à internet.

L’autorité nationale de régulation des télécommunications (ARTEL) gère les


télécommunications au Burkina Faso.

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 22


Leçon6 : Le Burkina Faso en Afrique et dans le monde
OG1 : Analyser la place du B.F. en Afrique de l’Ouest
OG2 : Analyser la place du B.F. dans les relations interafricaines
OG3 : Analyser la place du B.F. dans le reste du monde

Introduction

Le Burkina Faso à l’instar de tous les pays du monde ne vit pas en vase clos.
Il entretient des relations avec le reste du monde qui lui confère des rôles et places
plus ou moins importants aux plans sous régionale, régionale et mondiale.

Si son rôle économique est plus réduit, ceux politique et culturel sont relativement
importants.

I) LA PLACE DU BURKINA FASO EN AFRIQUE DE L’OUEST

1) Sur le plan socio-économique

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres de l’Afrique occidentale.
En dépit de cela, le pays joue un rôle économique important. Car il sert de carrefour
dans les échanges entre les pays sahéliens du Nord et ceux de la côte. Le pays est
aussi un grand exportateur de bétail en direction des pays côtiers et un grand
marché de consommateur vital pour l’industrie de la sous-région.

Au plan démographique, le Burkina Faso est logé à la quatrième place après le


Nigéria, la Côte d’Ivoire et le Ghana. Sa grande diaspora réputée travailleuse
essaim toute la sous-région notamment la Côte d’Ivoire et le Ghana. Sa contribution
dans l’économique de ces pays est très appréciable surtout dans le domaine de
l’agriculture.

Dans le domaine de la culture, le pays est un pôle de rayonnement avec les


différentes manifestations culturelles qu’elle organise telles que le SIAO, le
FESPACO. Le pays est également une destination touristique en temoingne
quelques sites mondialement reconnus telles que les ruines de Loropeni reconnu
matrimoine mondiale de l’UNESCO. Les grandes écoles internationales telles que
l’ENAM, l’ENAREF, 2IE font du pays une destination pour de nombreux étudiants et
stagiaires en quête de savoir.

2) Sur le plan politique

Le pays joue pleinement la carte de l’intégration sous régionale. En effet, il est


membre fondateur de nombreux organisme régionale comme la CEDEAO, l’UEMOA,
le CILSS, l’OHADA, la BOAD, la BCEAO. Le pays abrite en outre le siège de
nombreuses institutions telles que l’UEMOA, le CILSS. Le Burkina Faso abrite
régulièrement de nombreuses rencontres internationales, sa place politique est très
imminente. En effet par le biais de son président Monsieur Blaise Compaoré, il a
participé à la résolution de nombreuses crises dans la sous-région notamment au

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 23


Togo, en Côte d’Ivoire, au Mali. Le pays a également participé à la libération de
plusieurs otages occidentaux.

Le Burkina Faso accueil aussi des refugiés des zones de crise dans la sous-région.

II) LA PLACE DU BURKINA FASO DANS LES RELATIONS INTER-AFRICAINE


ET DANS LE MONDE

1) Le Burkina Faso dans les relations interafricaines

Le Burkina Faso est très actif dans les organisations africaine telles que l’UA,
la CEN-SAD dont il est membre fondateur. Son dynamisme politique lui a conféré un
rôle de médiateur au Soudan, en Guinée.

Son armée a aussi participé à plusieurs missions de maintien de la paix en Afrique


(Libéria, Sierra Leone, Centrafrique, Soudan)

Les différentes manifestations culturelles telles que le FESPACO et le SIAO, de


même les rencontres internationales africaines sommet de la francophonie en 1996
et celui de l’OUA en 1998… ont fait de la terre des hommes intègres un centre
politico-culturel privilégié.

2) La place du Burkina Faso dans le reste du monde

Au plan mondial, la place du Burkina Faso est très faible à l’image de toute
l’Afrique. Certes le pays arrive a joué par moment des rôles importants sur le plan
politique et culturel, mais cela reste sporadique.

Dans le cadre de la mondialisation, le Burkina Faso lutte pour la suppression des


subventions américaines et européennes à leurs coton-culteurs. Car cela fausse la
concurrence. C’est ainsi qu’il a représenté les pays producteurs de coton d’Afrique à
Doha au Qatar en Novembre 2000. Le pays a également siégé deux fois au Conseil
de Sécurité de l’ONU.

Au sein de la francophonie, le pays est un membre très actif. Dans le pré carré
français, la place du pays est très importante surtout avec la disparition d’Omar Bongo.

Dans la lutte contre le terrorisme, le pays est devenu une zone stratégique pour les
français et les américains dans la guerre contre AQMI. La coopération économique
joue un rôle économique important dans le développement du Burkina Faso. L’Union
Européenne reste le principal bailleur économique dans le cadre de la coopération
multilatérale et bilatérale.

En plus des pays de l’UE, le pays reçoit le soutien des Etats Unis et de l’Etat de
Taïwan ainsi que de nombreux ONG qui luttent contre la pauvreté dans le pays.

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 24


CHAPITRE II : LES GRANDES PUISSANCES MONDIALES

Leçon1: Les caractères d'une grande puissance


OG1 : Analyser la structure de l'économie d'une grande puissance économique
OG2 : Analyser la structure démographique d'une grande puissance ;
OG3 : Analyser l’influence politico-militaire et culturelle d’une grande puissance

Introduction

Dans l’histoire, des Hommes, des Nations ou des Etats ont toujours su se
distinguer par rapport aux autres. La grande puissance se distingue par son poids
exceptionnel dans plusieurs domaines. Ce poids résulte de la combinaison de
nombreux éléments pas toujours quantifiables. Parmi ces éléments il importe de
retenir l’économie, la politique, la force militaire et diplomatique. Mais cette Nation est
évolutive.

I) LES ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES DE LA GRANDE PUISSANCE

1) Les aspects sociaux

Ce sont les Hommes qui construisent les puissances économiques avec ou


sans ressources naturelles, mais avec des moyens financiers et techniques. Une
population nombreuse constitue un facteur de puissance à condition que son niveau
de formation soit de qualité. C’est de la formation que dépend la capacité
d’innovation technologique et culturelle sur laquelle la puissance repose.

Ce capital humain peut se renouveler à la différence des richesses naturelles, mais


aussi se périmer. C’est dans ce sens que la politique démographique est
déterminante dans les sociétés. Maîtriser et contrôler le capital démographique c’est
assurer la survie de la puissance.

2) Les aspects économiques

La puissance repose également sur la suprématie économique. Cette


suprématie repose sur la richesse naturelle mais surtout sur le dynamisme des
différents secteurs d’activités. Mais abondance de richesses naturelles ne rime pas
avec développement économique. Dans le domaine économique on note surtout la
prédominance du secteur tertiaire avec une agriculture et une industrie très
développée. La puissance se traduit également par une monnaie forte ou
internationalement reconnue gage d’une domination commerciale. Un monde de
finance assez fort (bourse, banque, assurance….) traduit aussi cette puissance. Pas
de puissance sans domination financière et commerciale.

Tout cela se répercute sur le niveau de vie de la population qui se matérialise à


travers des Indices de Développement Humain (IDH) et PIB élevés.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 25


Mais la puissance se traduit également par une pollution très élevée liée à la
surexploitation des ressources, d’une dette très élevée, une croissance des
inégalités sociales et une concurrence très vive avec les pays émergents.

L’étendue du territoire constitue aussi un atout important pour un Etat car elle signifie
en partie une étendue des ressources naturelles. L’étendue sert aussi comme atout
stratégique en matière de défense. De plus cela ne servira à rien si le territoire est
peu peuplé. A l’inverse un territoire peu étendue et mal pourvu en richesse naturelles
peut être une puissance. Tout est question de maîtrise et de valorisation.

II) LES ASPECTS POLITICO-MILITAIRES ET CULTURELS

1) Le poids politico-militaire

La finalité de la puissance est d’abord caractérisée par la capacité de mener à


terme un conflit. La puissance armée a toujours fait la puissance et seuls les Etats
qui disposaient de moyens d’anéantir un autre Etat, peu importe la taille, sont une
grandes puissance. Avoir une force militaire de frappe prête à intervenir partout est
important.

Dans le domaine politique, la puissance se traduit par une diplomatie active et


efficace mais aussi par une stabilité interne.

2) le rayonnement culturel

La langue est le principal instrument de domination culturelle. Imposer sa


langue c’est en partie imposer sa civilisation.

La domination culturelle se fait aussi par le biais des produits audio-visuels et


industriels. Le contrôle des réseaux de communication est aussi déterminant car cela
participe à la propagande des Etats.

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 26


Leçon2 : Les Etats-Unis d'Amérique
OG1 : Analyser les atouts et les contraintes du milieu naturel sur l'économie des Etats-Unis ;
OG2 : Analyser les mouvements de population des Etats-Unis ;
OG3 : Analyser les problèmes de populations des Etats -Unis ;
OG4 : Analyser les forces et les faiblesses du capitalisme américain
OG5 : Analyser les forces et les faiblesses de l'agriculture américaine ;
OG6 : Analyser les forces et les faiblesses de l’industrie américaine ;
OG7 : Evaluer la puissance américaine dans le monde

Introduction

Les Etats Unis occupent un immense territoire de 9 millions 364 mille km2. Du
Nord au Sud, le territoire mesure 2 500 km et 4 500 km d’Est en Ouest. Ce vaste
territoire regroupe une population très diverse estimée en 2010 à 305 millions 826
mille habitants, c’est une population très dynamique. De nos jours les Etats Unis
dominent économiquement le monde grâce à leur puissance industrielle et agricole.

I) ATOUTS ET CONTRAINTES DU MILIEU NATUREL

1) Les atouts du milieu naturel

L’immense territoire américain favorise son essor économique. Avec 20 mille


km de côte le pays est ouvert sur le reste du monde. Cette situation a contribué au
développement des échanges avec l’Asie à l’Ouest à travers le pacifique, l’Europe à
l’Est à travers l’Atlantique et l’Amérique du Sud par le biais du Golfe du Mexique.

Le territoire américain se subdivise en trois grands ensembles de relief riche en


ressources naturelles.

- A l’Est, les Appalaches recèlent un fort potentiel énergétique (charbon, hydro-


électricité…) qui a favorisé dès le XIXe siècle le développement industriel.
- Les grandes plaines centrales sont drainées par le Mississipi et ses affluents.
Dans sa partie Nord-Est se trouve 5 grands Lacs (L. supérieur ; L. Huron ;
Michigan ; L. Erié ; L. Ontario) qui avec le fleuve st Laurent, constituent une
voie de circulation. Elles sont très riches (greniers des Etats Unis) car
recouvertes d’alluvions et de moraines. On y trouve aussi des minerais (fer,
charbon, cuivre…) et des hydrocarbures.
- Les hautes terres de l’Ouest constituent un véritable réservoir de richesses
naturelles (charbon, or, cuivre, hydrocarbures…). La diversité et la beauté du
paysage ont favorisé l’essor du tourisme à travers les parcs nationaux.

Comme le relief, le climat se dispose en zones méridiennes. L’immensité notamment


l’étalement en latitude, les masses d’air d’origine polaires (Nord) ou tropicale (Sud),
la masse continentale, l’organisation méridienne du relief et les courants marins
(chaud du Sud vers le Nord-Est appelé Gulf Stream et froid de l’Ouest) influence
cette répartition climatique. Ainsi on note :

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 27


- Au centre, un climat continental marqué par un hiver dur. C’est le domaine de
la prairie transformé en terre de culture de céréale (blé, maïs). Les
précipitations y sont abondantes.
- Sur la façade atlantique ont un climat océanique au nord avec des hivers
froids et neigeux et un climat subtropical marqué par une pluviométrie
abondante au sud.
- A l’ouest du 100ème méridien jusqu’au pacifique règne un climat qui passe du
continental à sa partie sud à océanique très humide.

Ces climats permettent une variété de cultures et conditionne la répartition des


hommes facteur de développement économique. Tous ces ensemble sont parsemé
d’importants cours d’eau qui contribue au développement économique par le biais
des transports, de la communication, du commerce, de la pèche et du l’irrigation.

Quelques grands fleuves : le Mississipi, le Saint-Laurent, le Rio grande, le


Colorado…

b) les contraintes

Le milieu naturel constitue par ailleurs un obstacle au développement


économique des USA.

Le relief constitue le 1er handicap à l’aménagement de l’espace. Pendant longtemps


la disposition nord-sud a été un obstacle à l’occupation humaine des terres de
l’intérieur. Elle freine en effet la circulation du fait des pentes et de l’altitude. Les
grandes plaines du fait de la forte occupation sont aujourd’hui des terres promises à
l’érosion.

L’ouest est une région menacée par le séisme et le volcanisme (Californie).

Les excès climatiques sont aussi importants. Les barrières montagneuses de l’ouest
(rocheuses) et de l’est (Appalaches) freinent la circulation des courants d’air humides
et chauds.

Entre les rocheuses à l’ouest et les Appalaches à l’est l’énorme couloir des grandes
plaines permettent aux masses d’air actifs, froids et secs, de descendre en hiver
jusqu’à SE (Floride) ce qui entraine une forte baisse des températures obligeant à
faire recours au chauffage. Les vents sont parfois violents notamment dans les
hautes plaines ou les ‘’blizzards’’ (tempêtes de neige) peuvent tuer sur pied les
animaux.

En été les masses d’air du golfe du Mexique, chaudes et humides, remontent


jusqu’au Canada, entrainant une surchauffe de l’air avec d’importantes précipitations
dans l’est et dans le sud. Ces précipitations sont à l’origine hurricanes aux
conséquences socio-économiques énormes.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 28


A l’ouest du 100ème méridien, la sécheresse est plus prononcée. Les températures
sont très élevées et les précipitations faibles. Cela freine le développement
économique de cette zone car l’aménagement du territoire nécessite plus de moyens
(pour, le pompage des eaux souterraines, climatisation)

II) MOUVEMENT DE POPULATIONS

1) les mouvements naturels

La croissance de la population américaine s’est progressivement ralentie


depuis 1960. En au baby-boom des années 1950 a succédé le baby-krach à partir
des années 1960. Ainsi le taux de natalité est passé de 24% (1950) à15% (1980) et
14,2% en 2008. La fécondité a également chuté et est de deux(02) enfants par
femme aujourd’hui, mais reste variable selon les ethnies.

La mortalité a certes baissée, 9,6% en 1950 contre 8,34% en 2008 mais pas dans
les même proportions (taux de croissance en 2000 et 2008=6,4%).

L’espérance de vie est de 75ans en moyenne.

La pyramide des âges (2002) présentait 21% des, 66% d’adultes et 12,6% de vieux.

2) les migrations

La population américaine est très mobile à l’intérieur.

A l’échelle du pays de grands courants migrations existent. Aujourd’hui la migration


ne vise plus la conquête du territoire. Il s’agit surtout de trouver un meilleur emploi,
des conditions de vie plus confortables et de bonnes écoles pour les enfants. Ainsi,
la population quittent les régions du nord-est et du middle West pour le sud (Sun blet)
et l’ouest ou les emplois sont plus attractifs et les conditions de vie plus clémentes
notamment pour les personnes âgées.

Cette mobilité de la population est source de puissance car elle vitalise sans cesse
le territoire américain recomposant ainsi sa géographie.

Les Etats-Unis constituent par ailleurs une vielle terre d’immigration. Depuis la fin du
XIXème siècle, l’immigration à apporter au pays plus 60 millions de personnes. Ce
flux contribue à près du tiers à la croissance démographique du pays.

Les Etats-Unis tentent de maitriser les flux d’entée par le système des quotas (500 à
600 milles personnes autorisées par ans).

Les arrivées les plus massives proviennent de d’Amérique latine et sont souvent
clandestines. En effet chaque année des millions de mexicains franchissent de nuit,
à la nage le Rio Grande. Ces clandestins appelés <<West back des mouillés>>
contribuent à grossir les villes du sud.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 29


On note également l’arrivée d’européens, d’asiatiques et d’africains. Toutes ces
arrivées contribuent à faire des Etats-Unis la première destination des immigrants
(plus de 60% des immigrants déclarés dans le monde.

III) LES PROBLEMES DEMOGRAPHIQUES

1) la répartition démographique

La population est inégalement répartie. Cette inégale répartition spatiale est


liée à des raisons historiques de migration ou climatique. Ainsi le nord-est est la zone
la plus peuplée car plus anciennement occupée.

La région des grands lacs, la Californie ainsi la région du golfe du Mexique sont
aussi de grands foyers de peuplement à cause leurs richesses bioclimatiques.

L’intérieur est une région vide à cause des rigueurs climatiques. Cette inégale
répartition agit sur l’économie.

La surpopulation du nord est amène les américains à se déplacer vers d’autres


régions moins denses et plus attractives.

Sur le plan ethnique on constate que les noirs sont concentrés au sud et au nord-est,
les hispaniques à l’ouest et au sud-ouest, les indiens et asiatiques au nord-ouest et
les blancs un peu partout mais surtout dans les grandes agglomérations.

2) les problèmes sociaux

La population américaine est vieillissante, liée en partie à la forte baisse de la


natalité. C’est pourquoi la migration se révèle important afin de redynamiser la
population et l’économie.

Les Etats de l’ouest sont plus jeunes tandis que ceux du nord-est ont un degré de
vieillissement élevé.

Le « melting pot » (creuset) longtemps prôné n’est pas encore une réalité car les
minorités ne sont pas encore intégrées. Ainsi des disparités énormes existent encore
entre les blancs et les gens de couleurs. Chez les blancs l’espérance de vie est
élevée (77 ans) contrairement au noirs (71 ans)

Sur le plan économique on note la suprématie des blancs qui monopolisent les
grands secteurs de l’économie.

Entre riches et pauvres les écarts de revenus sont importants. En effet 1/5 des
américains les plus favorisés possèdent la moitié des revenues tandis que 1/5 des
moins nantis se retrouvent avec -1/20 des revenues. La pauvreté touche plus de 40
millions de personnes notamment les personnes âgées et les minorités ethniques.

La ville américaine est marquée par la drogue, la délinquance juvénile, l’insécurité, la


prostitution et la pollution. Cela explique de nos jours l’abandon des centres urbains

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 30


par les classes aisées et moyennes qui fuient les bruits, les taxations élevées,
l’insécurité, la pollution pour les banlieues plus calmes.

Les vieux quartiers centraux sont occupés par les plus démunis ce qui a facilité la
formation des Guettos. Dans ces Guettos les services sociaux (hôpitaux, ramassage
d’ordures…) sont dans des conditions médiocres. Ces agglomérations sont le siège
du banditisme.

Depuis les années 1980, l’Etat fédéral a entrepris une politique urbaine de
reconquête des centres villes afin de rapprocher les populations aisées de leurs lieux
de travail. Mais le succès de cette politique de réhabilitation des villes ou
gentrification est à relativiser car les classes moyennes continuent leurs migrations
vers les périphéries.

IV) LES FORCES ET LES FAIBLESSES DU CAPITALISME AMERICAIN

1) les forces

Le capitalisme américain repose sur la propriété privée des moyens de


protection, la libre entreprise, la libre concurrence le profit individuel.

Ce système a connu une évolution ayant abouti de nos jours au néolibéralisme. Ce


nouveau système se caractérise par une concentration capitaliste avec de très
grandes entreprises qui concentrent le pouvoir économique et se trouvent en position
dominante. Elles réalisent à elles seules 90% des chiffres d’affaires. Les petites et
moyennes entreprises sont très nombreuses et concentrent 55% de la main d’ouvre.
Elles participent à hauteur de 80% à la création d’emplois.

Le capitalisme d’Etat permet à l’Etat d’intervenir dans l’économie par une politique de
contrôle et de soutien. En effet l’Etat organise l’économie à travers la banque
fédérale de réserve (FED), la législation sur la protection du marché intérieur
(politique de protectionnisme) et la législation sur les entreprises qui limite la création
des trusts. L’Etat américain apporte aussi un soutien important à travers les crédits à
la recherche, les commandes publiques et l’aide financière aux sociétés en crise.
L’Etat emploi plus de 14% des actifs. Le dollar est aussi une monnaie de référence.

Mais cette économie reste fragile

2) les faiblesses

Les Etats-Unis sont un Etat déficitaire. La balance commerciale est déficitaire


depuis 1971. La dette extérieure américaine est la plus élevée au monde. En 2002
elle était estimée à 1642 milliards $.

Premier créancier au début des années 80, Les Etats-Unis sont de nos jours le
premier débiteur mondial. Malgré cela ils continuent de trouver de l’argent à
l’extérieur le dollar et la puissance américaine inspirent confiance.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 31


Par ailleurs le système américain reste marqué par un endettement intérieur
généralisé. Le budget est déficitaire du fait des efforts de relance économique. La
dette publique est aussi importante de même celle des ménages et des entreprises.

V) LES FORCES ET LES FAIBLESSES DE L’AGRICULTURE AMERICAINE

1) les forces

Grenier de la planète, les Etats-Unis assurent 20% des exportations


mondiales des produits agricoles. Ils occupent les 1ers rangs dans la production de
soja (50%), de maïs (40%) et de (21%). Cette agriculture qui n’emploie que 2% de la
population est performante pour de nombreuses raisons. En effet on note une
diversité de conditions naturelles qui favorisent la mise en valeur de différentes
cultures (blé dans le nord-est ou il fait plus froid ; produits tropicaux au sud et à
l’ouest). Les sols sont riches et sont ainsi propices à la mise en place de plusieurs
cultures. L’abondance de la pluviométrie et la forêt contribuent à l’essor de
l’agriculture.

L’agriculture repose également sur une mécanisation très poussée (1/2 des
tracteurs du monde) et une modernisation marquée la sélection des semences,
l’usage de produits chimiques (engrais, herbicides, pesticides…)

Dans le domaine humain, le dynamisme des paysans est très important. Tous les
agriculteurs reçoivent une formation qui renforce leurs connaissances en agronomie.
Les paysans bénéficient également d’une vulgarisation rapide des recherches
agronomiques par les services fédéraux (plus de 50 000 chercheurs). L’agriculture
est aussi extensive car plus de 20 millions d’hectares sont irrigués.

L’agriculture reste intégrée à un vaste système agro-industriel qui emploie plus de 20


millions de personnes et assure 18% du PNB.

Le soutien du gouvernement à travers la politique ‘’gel des terres’’ (pour freiner le


gaspillage des terres et la surproduction), le soutien financier aux farmers et la
politique des stocks à travers laquelle le gouvernement achète les surplus de
production aux paysans pour l’exporter à prix bas vers les pays pauvres, renforce
aussi cette agriculture.

Cette agriculture reste entachée par de nombreux problèmes.

2) les faiblesses

Parmi les nombreux du système agricole on peut noter :

- Le gaspillage des ressources pédologiques : il est lié à l’érosion des sols suite
à la monoculture, les labours trop profonds et l’action des vents. 39% des
rivières et 49% des lacs étaient pollués en 2000. Cette pollution est liée à
l’usage intensif des pesticides.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 32


- La surproduction est aussi un problème majeur auquel doit faire face les
farmers. En effet l’agriculture dégage un excédent important qui ne peut être
écoulé qu’à travers l’exportation. Cependant l’exportation devient difficile car la
concurrence européenne et latino-américaine reste rude. Face à ce défi, le
gouvernement a entrepris la politique de ‘’gel des terres’’ et celle de stockage
des excédents afin de soutenir les paysans. Ce stock sert d’arme verte dans
la politique étrangère américaine envers les pays pauvres.
- Les paysans, à l’image de toute la population, sont très endettés. Cela
s’explique par le cout élevé de la modernisation agricole. Ainsi de nombreux
paysans sont souvent obligés de vendre leurs fermes faute de moyens
d’exploitation
- Les paysans doivent aussi faire face aux variations des couts mondiaux des
produits, qui ne sont pas toujours avantageuses.
- En dépit de la modernisation, l’agriculture subit les effets néfastes de la nature
(grands froid, maladies animales…)

VI) LES FORCES ET LES FAIBLESSES DE L’INDUSTRIE

1) les forces

La puissance américaine repose également sur son industrie, la première du


monde, tant par sa capacité de production que par la qualité des produits. Elle
emploie 20,8% de la population et produit 18% du PIB.

C’est une industrie dont la force repose sur :

L’abondance des ressources naturelles :

• Ressources énergétiques : charbon, pétrole mais une forte production


d’électricité d’origine thermique, hydraulique et nucléaire
• Ressources minières : fer, cuivre, bauxite, argent, magnésium, or, phosphate,
pour lesquels les Etats-Unis sont l’un des premiers producteurs mondiaux.
• Abondance des ressources forestières
• Un réseau de communication varié et bien développé (routes, voies ferrées,
aériennes, maritimes et fluviales)
• Grandeur du marché intérieur
• Abondance de la main d’œuvre qualifiée et formée dans de grandes
universités.
• Dynamisme commercial et la taille des entreprises
• Une large ouverture sur le monde ainsi qu’une forte implantation économique
sur tous les continents.
• Politique d’investissement dans la recherche très active soit 2,8% du PNB
consacré à la recherche, à laquelle participent les organismes publics et les
entreprises privées. Ceci est très capital pour les industries de pointes.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 33


Tous ces facteurs on fait des Etats-Unis une puissance industrielle incontestable
dans de nombreuses branches. Ainsi dans l’industrie lourde ils disposent de la plus
grande capacité de raffinage du pétrole. Ils sont 2ème producteur mondial d’acier. Le
secteur de l’automobile est menacé par la concurrence japonaise (TOYOTA). La
concurrence touche aussi le secteur aérien où Air -bus et Boeing sont à coude à
coude. Dans la chimie, l’agro-alimentaire, l’informatique, l’électronique, l’aérospatial,
les biotechnologies et les complexes militaro-spatiaux sont des activités dans
lesquelles les américains excellent.

Mais l’industrie américaine doit faire face à de nouveaux déficits.

2) les faiblesses

L’industrie américaine doit faire face à une vive concurrence notamment dans
les vieilles activités comme le textile, l’automobile et la sidérurgie.

La pollution de l’environnement liée aux activités de production est aussi importante.

Les américains sont par ailleurs dépendants énergétiquement. Ils achètent 40% de
leur gaz et pétrole au Brésil, au Canada, au Nigéria, en Arabie Saoudite…Ils
importent aussi le chrome et le cobalt (RDC) et s’efforcent alors de faire des stocks
et de contrôler par leurs capitaux et leurs influences politiques les pays et les
sociétés productrices.

Les industriels très endettés doivent toujours faire des prouesses pour ne pas tomber
en faillite.

VII) LES ETATS-UNIS HYPERPUISSANCE MONDIALE

En dépit des problèmes que traversent les Etats-Unis, ils restent une
superpuissance dans le domaine économique, politico-militaire et culturel.

1) la puissance économique

Avec un PIB de 14 266 milliards en 2009, les Etats-Unis sont la 1ère


puissance économique. Ils produisent 25% du PIB mondial (PIB américain six(06)
fois celui de la France et trois(03) fois celui du Japon). Ils sont la 1ère puissance
commerciale mondiale avec un $ (dollar) fort, des multinationales et des
investissements mondiaux. Ils sont 1ers dans la production industrielle, d’électricité,
des services, des transports aériens et des investissements à l’étranger. Ils restent
très compétitifs et dominent de nombreuses secteurs comme l’aéronautique
(Boeing), les logiciels (Microsoft), les boissons (coca cola), le pétrole (GXon-mobil)…

Ils sont par ailleurs le grenier du monde (% de la production) et possède une des
bourses les plus puissantes (Wall Street) 31/100 des grandes entreprises sont
américaines.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 34


Mais l’économie doit faire face à la concurrence européenne, asiatique et latino-
américaine. Ainsi l’Europe et le Yen sont devenus concurrents du dollar.
L’aéronautique et l’automobile sont des secteurs où ils sont très concurrencés. La
crise de 2008 à 2009 a beaucoup fragilisée cette économie entrainant une baisse
des activités boursières et une augmentation du chômage.

2) la puissance politico-militaire

Avec le 1er armement, les Etats-Unis disposent d’une force de frappe très
puissante ce qui leur permet d’intervenir dans le monde. Au nom de la démocratie et
des droits de l’homme les américains se transforment en ‘’gendarmes’’ du monde. Ils
ont un poids déterminant dans les grandes institutions (ONU, OTAN, FMI, OMC…).
Ils sont par ailleurs une puissance diplomatique très influente. L’’’arme verte’’ dont ils
disposent leur garantie souvent le contrôle des PVD.

Mais ce gigantisme américain suscite de plus en plus d’opposition. Elle se traduit


surtout par les attentats contre les intérêts américains où une remise en cause
politique au sein des grandes institutions où les PVD prennent des décisions
contraires aux volontés américaines. Dans le domaine du nucléaire les américains ne
sont plus les seuls maitres. Cela rend donc leur territoire plus exposé. Dans le
domaine spatial les asiatiques, les russes et les européens sont des adversaires
redoutés.

3) la puissance culturelle

L’américain Way of life s’impose un peu partout.

L’anglais américain est la langue internationale des affaires, des sciences et


de la diplomatie. Le cinéma, la mode vestimentaire, la musique et le mode de
gouvernement américains s’imposent dans tout le monde. Cela est facilité par le
dynamisme économique et la politique américains.

La mondialisation des échanges a accélérée cette américanisation du monde qui


entraine parfois un protectionnisme culturel à l’étranger. Cela se traduit par le rejet du
model américain (opposition religieuse, linguistique…)

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 35


Leçon3 : L’UNION EUROPEENNNE

OG1 : Comprendre l'évolution de l'Union Européenne


OG2 : Analyser les mouvements et les problèmes de population de l’UE.
OG3 : Analyser la politique économique de l’UE.
OG4 : Analyser les forces et les faiblesses de l'agriculture de l’UE.
OG5 : Analyser les forces et les faiblesses de l’industrie de l’UE)
OG6 : Evaluer l’influence de l'UE dans le monde

Introduction

L’union européenne est un ensemble de pays liés par diverses conventions


ratifiées collectivement. C’est une organisation économique et politique. Elle réunit
28 Etats avec environ 500 millions d’habitants (2009) sur 4 millions de km2. Le but
de ces rapprochements successifs est de favoriser le commerce au sein de l’union et
de redonner au vieux continent toute sa puissance face aux nouveaux géants tels
que le Japon, la chine et les Etats Unis.

I) NAISSANCE ET EVOLUTION

1) les origines

L’idée des “Etats unis d’Europe” remonte depuis la fin de la seconde guerre
mondiale. Il s’agissait pour Winston Churchill en 1946 de construire une sorte
d’Etats-Unis d’Europe. En 1947, des socialistes de divers partis européens créent le
‘’mouvement pour les Etats-Unis socialistes d’Europe’’. En 1948, le congrès de la
Haye rassemble les différents partisans de l’unification de l’Europe. L’une de ses
conséquences fut la création du Conseil de l’Europe, première tentative vers la
construction d’un avenir commun aux nations d’Europe qui va passer par plusieurs
étapes.

La construction de l’union européenne s’est faite par étapes, influencées par les
relations internationales.

2) Les étapes de la création de l’Union Européenne

Les principales étapes sont marquées par l’adoption de quatre traités qui
instituent l’Union Européenne :

-Le traité instituant la Communauté Economique du Charbon et de l’Acier (CECA).

La CECA est composée de l’Europe des six (La France, la République


Fédérale d’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg).Le traité
instituant cette organisation fut signée à Paris le 18 avril 1951. D’une validité de 50
ans, Elle entra en vigueur le 23 juillet 1952. Son objectif est de créer un marché
commun pour les produits du charbon et de l’acier.

-Les traités de Rome.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 36


Les traités de Rome instituant la Communauté Economique Européenne
(CEE) et la Communauté Européenne de l’Energie Atomique (CEEA/ EURATOM)
voient le jour le 25 mars 1957. Leurs objectifs sont :

Pour la CEE : mettre en place une union douanière et créer un marché commun
garantissant la libre circulation des personnes, des services et des capitaux ;

Quant à la CEEA : favoriser l’organisation et le développement de l’industrie


nucléaire dans les six Etats membres ainsi que garantir l’approvisionnement en
matière premières dans le cadre de l’obligation d’exploiter la fusion de l’atome à des
fins exclusivement pacifiques.

- L’Acte unique européen

L’Acte unique européen est un traité signé par les douze membres (la
Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Grèce,
l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne) de la
communauté européenne en février 1986.

Entré en vigueur en juillet 1987, Son objectif était de faciliter la libre circulation des
personnes, des marchandises, des capitaux et des services et d’accroitre les
pouvoirs du parlement européen.

- Le traité de Maastricht

Signé à Maastricht le 7 février 1992 et il est entré en vigueur le 1er


novembre 1993. Au niveau économique et monétaire, le traité fixe un calendrier
(1997 ou 1999) pour créer la monnaie unique et subordonner l’entrée des pays dans
l’union monétaire à l’observation des critères de convergences économiques précis.
Sur le plan politique, le traité de Maastricht institue la politique étrangère et de
sécurité commune (PESC). Il permet également de renforcer le rôle du parlement
européen.

II) LES MOUVEMENTS ET LES PROBLEMES DE POPULATION DE L’UE

1) Les mouvements et la structure de la population

a) Les mouvements de population

Au 1er janvier 2009, la population de l’union européenne (UE) est de 499,7


millions d’habitants. Elle est la troisième du monde après la Chine et l’Inde et devant
les Etats-Unis (300 millions d’habitants). L’Etat membre le plus peuplé est
l’Allemagne (82,3 millions d’habitants) et le moins peuplé est Malte (0,4 millions)
Statistiques sur la pop (données à remonter et préciser les sources). En 2004, sur
une population de 460,282 millions d’habitants, le taux de fécondité était de 1,5
enfant par femme, le taux de natalité 10,5%0 et le taux de mortalité, 09.5%0, soit un
accroissement naturel de 1% l’an. Le taux de croissance de la population
européenne est l’un des plus faibles du monde (Allemagne -0,1% en 2005), mais

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 37


c’est aussi dans l’Union Européenne que les habitants vivent le plus longtemps, 78,3
ans dont 75,1 pour les hommes et 81,6 pour les femmes.

Depuis le début des années 2000, certains pays de l’UE, principalement


méditerranéens ont vu l’immigration devenir importante sur leur territoire. Il s’agit de
l’Espagne, de l’Irlande, de l’Autriche, de l’Italie et de Chypre. Ce dernier pays forme
avec l’Espagne et l’Irlande le groupe où l’immigration est proportionnellement la plus
intense. Elle est également importante dans d’autres pays comme le Portugal, la
Belgique, la Grèce et surtout le Royaume-Uni. Contrairement aux idées reçues,
l’immigration est faible en France. En 2004, la Pologne, les Pays Baltes (Estonie,
Lettonie et Lituanie) et les Pays Bas avaient un solde migratoire négatif.

Le solde migratoire est faible (+1 855,1). (À reformuler)

b) La structure de la population

La structure de la population en 2006 était de 16,03% pour la tranche


d’âge de 0-14 ans, 67,17% pour les 15-64 ans et 16,81% pour les 65 ans et plus.
Espérance de vie générale est estimée à 78,3 ans. Cependant l’espérance de vie
des hommes est estimée à 75,1 ans contre 81,6 ans pour les femmes.

La population active grâce à des systèmes éducatifs performants permet aux


entreprises de disposer d’une main d’œuvre productive dotée d’un savoir-faire peu
partagé et d’une forte capacité d’adaptation.

2) Les problèmes de population

a) Un faible accroissement naturel

Près de 80% de l’accroissement de la population européenne sont dus au


solde migratoire. Le solde naturel (différence entre naissances et décès) est faible ;
la France à elle seule assure plus de la moitié de ce dernier.

b) une faible fécondité

La fécondité des femmes européennes est partout insuffisante pour assurer


le renouvellement des générations si 2,1 enfants par femme est pris comme
référence. Cependant, on peut distinguer en Europe deux groupes de pays ; les pays
à fécondité ‘’faiblement déficitaire’’ les pays à fécondité ‘’fortement déficitaire’’. Dans
le premier groupe se Strouve la Scandinavie (y compris la Finlande), les îles
britanniques (Irlande et Royaume uni) le Benelux et la France. Le groupe fortement
déficitaire comprend les pays de l’Europe centrale (y compris l’Allemagne) et de
l’Europe orientale, ainsi que tous les pays méditerranéens de l’UE. L’ensemble de
ces pays vont vivre le crash démographique (à expliciter voire lexique) à moyen
terme (2025-2040) à moins d’un redressement important de la fécondité ou d’une
immigration massive.

c) Une immigration importante

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 38


L’immigration est la première source de croissance démographique.
L’immigration clandestine révélatrice de dynamismes économiques inégaux
augmente. Les sursauts de xénophobie accentuent les problèmes de l’absence de
politique communautaire en matière d’immigration.

d) Une population vieillissante

Plus que dans le reste du monde industrialisé, l’Union Européenne est en


proie à un vieillissement démographique rapide, du fait d’une natalité faible et de
l’allongement de l’espérance de vie. Les conséquences à termes sont nombreuses :
augmentation des dépenses de santé, financement problématique des retraités,
affaiblissement des capacités d’innovation et de la consommation. Ceci peut réduire
l’attractivité et le dynamisme de l’Union, concurrencée par les marchés émergents
d’Asie.

e) Un chômage persistant

Depuis les années 1970, le chômage frappe durement l’Union Européenne.


Persistant même lors des embellies économiques, il reflète les difficultés structurelles
d’adaptation de l’économie et de la population active aux mutations rendues
nécessaires par l’acuité d’une concurrence devenue mondiale.

III) LA POLITIQUE ECONOMIQUE DE L’UE.

1) Les caractéristiques du système économique européen

L’Union européenne est la première puissance économique mondiale en


2009 avec 28,19 % du PIB mondial (GDP 2009, World Bank). Elle est ainsi la
première puissance agricole (1er importateur mondial et 1e exportateur) avec les
États-Unis, la première puissance tertiaire mondiale et la première puissance
industrielle du monde. La part de l’UE dans le produit intérieur brut mondial tend à
diminuer, comme celle des États-Unis et du Japon, du fait de la forte croissance de
certains pays. Reformuler pour éviter la place de première mondiale avec les Etats
Unis.

2) Le système politique et économique

L’histoire a fait de l’UE le berceau du capitalisme. Son passé colonialiste lui


a permis de nouer des relations avec tous les continents. Cette place s’explique par
son système politique et économique ainsi que par le dynamisme des différents
secteurs économiques.

Tous les pays membres de l'Union européenne adhèrent aux valeurs de la


démocratie pluraliste et aux principes de l’économie de marché. L'espace construit a
été cohérent avec les règles harmonisées de fonctionnement du marché;
l'aménagement de l'espace est conçu à l'échelle européenne et non à celle des
Etats.
Classe de Tle : Cours de Géographie Page 39
Les modalités différentes de mise en valeur du territoire, l’intensité plus ou moins
marquée de l’urbanisation, de l’industrialisation, sont des critères qui permettent de
différencier les espaces. Ce dynamisme se caractérise par la puissance surtout de
l’agriculture et de l’industrie.

IV) LES FORCES ET LES FAIBLESSES DE L'AGRICULTURE DE L’UE.

Deuxième puissance agricole du monde derrière les Etats-Unis, l’UE


participe activement au commerce mondial de produits agricole c’est une agriculture
communautaire productiviste caractérisée par une forte intensité et des rendements
parmi les plus élevés du monde grâce à des atouts.

1) Les forces de l’agriculture

Elles reposent sur

a) Les subventions européennes


Fortement protégé, le secteur agricole est soutenu par les subventions accordées
par l’Union européenne au travers de la Politique Agricole Commune (PAC). Ces
aides, qui représentent 40 % du budget de l’UE, sont vivement critiquées tant par
certains États membres comme le Royaume-Uni, que par les principaux pays
partenaires commerciaux de l’UE (États-Unis, qui ont aussi leur propre système
d’incitation notamment de nature fiscale) mais aussi par les grands pays agricoles
(Australie, Brésil...).

b) Les méthodes intensives de production


L’agriculture utilise en général des méthodes intensives de production, excédentaire
dans certains domaines, et l’Europe est largement autosuffisante pour l’agriculture
vivrière. La mécanisation et l’usage d’engrais ont permis une forte croissance de la
production au-delà même de l’autosuffisance. Enrichissant la palette des
productions, la spécialisation et la complémentarité des agricultures du Nord et du
Sud ont fait de l’Europe une grande puissance agricole. Le remembrement,
l’irrigation ou le drainage, l’usage de serres chauffées ont engendré une formidable
transformation des paysages au profit des espaces les plus faciles à cultiver, mais,
au prix d’un exode rural élevé.

L’instauration de la politique commune visant à réduire les écarts économiques et les


déséquilibres régionaux entre les Etats membres s’est traduite dans l’agriculture
par la modernisation de l’espace agricole. Le traité de Rome visait, l’autosuffisance
alimentaire pour les Européens et un niveau de vie équitable pour les agriculteurs.

c) L’importance de la forêt.
La forêt européenne est très importante, et la plupart du temps gérée par l’homme et
réglementée. Longtemps déficitaire et négligée, la sylviculture connaît un renouveau
d’intérêt et est encouragée : le bois des forêts de culture européennes constitue une
énergie propre et renouvelable et peut être utilisé aussi dans la construction et

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 40


l’industrie, et son implantation fixe les sols, limite la pollution (fixation du CO2) et
régule les eaux de surface et le climat. Les importations de bois exotique sont
aujourd’hui sévèrement réglementées par l’UE afin de lutter contre la désertification
des grandes forêts naturelles du monde.

d) La Politique Agricole Commune (PAC)


Elle est la principale mesure mise en œuvre. Circulant librement dans la
communauté, les produits agricoles ont un prix commun garanti, déterminés à
Bruxelles. La préférence communautaire les protège des importations à bas prix par
un mécanisme de prélèvement alimentant une caisse commune, le Fonds Européen
d’orientation et garantie Agricole (FEOGA), chargé de soutenir les prix et de financer
des actions de modernisation. Ce soutien protecteur a eu des résultats
remarquables. Des productions importantes (trouver des chiffres de productions
même si seulement pour certains pays)

Malgré ces atouts énormes, l’agriculture de l’union européenne connait quelques


problèmes.

2) Les faiblesses de l’agriculture

Elles sont dues :

a) aux rivalités commerciales avec les Etats-Unis

Les rivalités commerciales avec les Etats-Unis limitent les débouchés.


Les stocks croissants de céréales, de produits laitiers, de viande sont la couteuse
rançon de prix garantis, supérieurs aux cours mondiaux. On reproche au FEOGA qui
consacre 95% de ses engagements à soutenir les prix, d’absorber l’essentiel des
dépenses communautaires (80%) en 1978, 50% aujourd’hui).

b) aux écarts de revenus

Les écarts de revenus restent large entre les pays (de 1 à 6 entre le
Portugal et pays –Bas) et entre les agriculteurs souvent endettés, les céréaliers étant
mieux garantis que les éleveurs. L’espace agricole se caractérise par d’importantes
disparités entre régions d’agriculture moderne, puissante et exportatrice et régions
marginalisées.

c) aux réformes de la PAC :

Confronté à d’autres espaces et à de nouvelles priorités, l’Europe a dû


reformer la PAC. La réforme des années 1980 à instaurer des taxes, des primes à
l’arrachage des vignes à vin de table et des quotas limitant la production laitière.
Renforcée par la signature des accords du GATT, la réforme de 1992 va encore plus
loin pour diminuer les excédents structurels et les dépenses agricoles : forte baisse
du prix garanti, octroi des primes en fonction du nombre d’hectares mis en jachère.
Cette naissance d’un nouveau système agricole va au-delà des effets économiques.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 41


L’exode rural renforcé dans les périphéries abandonne la terre agricole aux friches et
aux reboisements. L’essor des jachères, l’encouragement à l’élevage extensif sur
prairie naturelle contribue aussi aux mutations du paysage.

d) l’importation des produits et la pollution (à reformuler sous


forme de faiblesse)

Toutefois, l’Union importe de nombreux produits exotiques, et commence à


utiliser une partie de sa production agricole pour la production d’énergie. La majeure
partie de la production agricole sert toutefois à l’élevage, consommateur de quantités
très importantes de céréales souvent importées, et également très gros
consommateur en eau et en énergie et source de pollution dans l’atmosphère (CO2)
et dans les eaux de surfaces (nitrates, pesticides).)

*Malgré ces difficultés, l’agriculture reste la base de l’économie européenne avec


l’industrie.

V) LES FORCES ET LES FAIBLESSES DE L’INDUSTRIE DE L’UE

Puissante , l’industrie européenne grâce à la modernisation et à la


restructuration a connu une évolution. Elle occupe une position dominante dans la
sidérurgie, l’automobile, le pétrole et la chimie grâce à des efforts constants de
modernisation et de restructuration.

1) Les forces de l’industrie européenne

L’industrie européenne, première du monde représente 20% de la valeur et de


l’emploi industriels mondiaux (environ L’industrie européenne, première du monde
représente 20% de la valeur et de l’emploi industriels mondiaux (entre 15% et
16,2%). Puissance industrielle majeure, l'Union confirme sa domination avec des
marques industrielles puissantes. Chaque année le cabinet Interbrand classe les
marques en fonction de leur puissance. La première européenne est Nokia en 8e
position avec une estimation de 29 milliards de dollars. La première est Coca-Cola
pour 70 milliards $. Cette position dominante s’explique par de nombreux
facteurs.

• L’abondance des richesses énergétiques et des matières premières

Richement dotée en charbon, l’UE l'est beaucoup moins en pétrole et autres métaux
précieux (or...) que ses concurrents américains ou russes. La France dispose en
Nouvelle-Calédonie (hors de l’Union européenne) de très grandes ressources en
nickel.

Elle dispose néanmoins d’importants champs pétrolifères en mer du Nord qui sont
exploités principalement par le Royaume-Uni, et de quelques sites de production de
gaz naturel. Toutefois dans les deux cas l’Union européenne est encore fortement
dépendante des importations, notamment du pétrole brut du Moyen-Orient et d’Iran,

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 42


du gaz de Russie et d’Afrique du Nord, ainsi que d’uranium brut destiné à être traité
et utilisé dans ses nombreuses centrales nucléaires.

• L’Union européenne est le principal producteur d’énergies renouvelables


de la planète.

Bien que toujours troisième pollueur du monde après la Chine (6,2 milliards de
tonnes) et les États-Unis (5,8 milliards de tonnes d’équivalent CO2), l’UE a été le
principal partisan du Protocole de Kyōto, entré en vigueur en 1994. Aussi l’UE a-t-elle
mis en place un système de plafonnement et d'échange de quotas d'émissions de
CO2. La directive sur le Système communautaire d'échange de quotas d'émission
organise ainsi le plus grand système d'échange de droits d'émission au niveau
mondial. Il a commencé en 2005 et implique les 27 États membres de l'Union
européenne. Le marché Powernext Carbon (Paris, France) est la référence mondiale
dans ce domaine.

L’UE représente 55 % de la puissance éolienne installée dans le monde en 2008,


dont la plus grande partie produite en Allemagne et en Espagne (source: The Wind
Power)

Les ressources géothermiques sont encore trop peu exploitées, et presque


insignifiantes dans le bilan énergétique total. Les ressources aquifères
souterraines normalement destinées à la consommation car de qualité excellente,
sont assez abondantes mais très inégalement réparties sur le territoire de l’Union.
Elles sont trop encore largement utilisées par l’agriculture et souvent contaminées
par elle dans les régions de production agricole intensive.

• des entreprises dynamiques et prospères.

Les entreprises européennes sont parmi les plus dynamiques et les plus
importantes du monde. Du fait de la délocalisation des unités de production vers
des pays à coûts salariaux faibles ou sur des marchés à conquérir, elles sont
présentes dans le monde entier.

La place privilégiée de l’union dans le flux des Investissements Directs à


l’Etranger (IDE) témoigne de leur puissance, de leur compétitivité et de leur forte
implication dans la mondialisation : depuis le milieu des années 1980, l’union est à la
première zone d’accueil et d’émission devant l’Amérique du Nord.

Toutefois, malgré d’importants mouvements de fusion et de concentration,


leur poids reste inférieur à celui des grandes entreprises américaines.

• L’accord de coopération européenne

L’accord de coopération contribue au renforcement de la cohésion


communautaire et l’intégration des pays voisins. C’est le cas du programme Airbus.
Le programme de l’Agence Spatiale européenne associe Autriche, Suisse,

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 43


Norvège et Suède à neuf Etats de l’union européenne. Ariane a conquis la moitié du
marché mondial des lancements de satellites.

La crise des années 1970 – 1980 a conduit la communauté à intervenir pour une
réduction des capacités de production et une restructuration des branches en
difficultés telle la sidérurgie ou le textile.

La commission contrôle étroitement les aides publiques nationales, les aides


régionales étant mieux acceptées dans la mesure où elles rééquilibrent l’espace
communautaire. Elle contrôle aussi les concentrations pour éviter les situations de
monopole.

Cependant, malgré ces performances, l’industrie européenne est confrontée à de


nombreuses difficultés.

2) Les problèmes de l’industrie

Le traité de Rome n’a pas prévu de politique industrielle commune. Celle-ci ne


s’est mise en place qu’avec retard et partiellement : le libéralisme nordique
s’opposant au dirigisme latin. Aussi les Etats ont-ils mené seuls l’aménagement du
territoire. Il a fallu attendre 1975 pour que la communauté crée le Fonds Européen
de Développement Régional (FEDER) qui cofinance les projets avec les Etats pour
améliorer les transports, reconvertir les régions industrielles, valoir la production
agricole. Pour éviter une Europe à deux vitesses, la nouvelle politique régionale de
plus en plus conçue au niveau communautaire, met en place des aides accrues.

Le cœur de l’Europe connait le problème de reconversion des friches


industrielles des régions de la première révolution industrielle. Par ailleurs, s’observe
le retard de l’Europe de la périphérie, de l’Irlande à la Crête en passant par
l’Andalousie et le Sud Italie correspondant à la présence d’une abondante population
agricole.

VI) L’INFLUENCE DE L'UE DANS LE MONDE

Premier partenaire commercial des États-Unis, de la Chine, de l’Inde, de la


Russie et des pays composant le Mercosur. L’Union européenne à 27 pays
représente un poids économique de premier ordre dans le monde. Elle représente
31 % des richesses du monde, pour 8 % de la population mondiale.

1) L’influence économique de l’UE dans le monde.

a) Sur le plan financier

• Les banques

Au plan financier, L’UE est le siège de quelques unes des plus grandes
banques mondiales (HSBC, Royal Bank of Scotland, BNP Paribas, Crédit agricole,
Deutsche Bank...). Elle occupe une place prépondérante dans

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 44


la cotation des sociétés (NYSE-Euronext = première bourse mondiale).ok

la cotation de matières premières (LSE = première place de cotation : café robusta,


cuivre, plomb, zinc, aluminium...).

la création et la vente de produits financiers sophistiqués (produits dérivés...).


‘’Société générale ‘’ est le leader mondial des produits dérivés sur actions.

la gestion de fortune (paradis fiscaux luxembourgeois, monégasque, londonien...).

De plus, la City de Londres, qui dispose de la plus forte concentration bancaire au


monde joue un rôle de leader pour les opérations bancaires internationales, ce qui
témoigne de sa puissance. Rotterdam, premier port mondial, est un exemple d’une
adaptation réussie aux nouvelles conditions de la circulation maritime.

• la monnaie

La monnaie unique de l'UE ( l’euro) est utilisée par 16 États depuis le 1er janvier
2009. Elle est entrée en circulation en 1999 et elle est devenue une monnaie
fiduciaire en 2002. Tous les autres pays membres se sont engagés à adopter l’euro
si et seulement s’ils respectent les critères de Maastricht (ou Pacte de stabilité et de
croissance)
En 2008, l’euro est :

la première monnaie pour les émissions d’obligations

la première monnaie pour le nombre de billets en circulations

la deuxième monnaie de réserve au monde avec 25,8 % du stock des banques


centrales (source BCE)

la deuxième monnaie d'échange avec 39,3 % des échanges internationaux libellés


en euros (source BCE)

Les réserves d'or : la mise en place du Système européen des Banques centrales,
a fait des banques centrales des pays de l'Eurozone, les détentrices des plus
grandes réserves jamais constituées de stock d'or au monde.

b) Sur le plan commercial

L’Union européenne est la première puissance marchande du monde. Plus des


deux-tiers de ses échanges ont lieu entre les vingt-sept états membres.

Lors des négociations de l'OMC, l’UE parle d'une seule voix en la personne du
Commissaire au Commerce de l’européenne. Elle est au cœur des échanges
mondiaux en étant le premier partenaire commercial des Etats-Unis, de la Chine, de
l’Inde, de la Russie, des pays composant le Mercosur, de la Corée du Sud et des
pays composant l'OPEP. (Chiffres sur le commerce extérieur) L’UE représentait
16,5 % des exportations du monde en 2007, loin devant les USA (11,6 %), mais

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 45


18,2 % des importations (contre 18,5 % pour les USA). La balance commerciale
de l’UE est donc déficitaire.

Le Commerce extérieur est l’un des domaines qui relèvent directement de la


compétence de l’Union, l’un des secteurs où les États membres se sont accordés
autour d’une politique commune et ont délégué sa conduite aux institutions
européennes. Dans ce domaine donc, l’UE parle d’une seule et même voix. Par
ailleurs, avec une participation de 20 % dans le volume total des importations et des
exportations dans le monde, l’UE est aujourd’hui la première puissance
commerciale du globe. Unité et puissance, ces deux facteurs expliquent le rôle
central que l’UE joue dans les cycles de négociations sur la libéralisation des
échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

c) Au plan politique et militaire

Au plan diplomatique, l’Union Européenne entretient des relations avec la plupart des
pays ou régions du monde. Elle a conclu en son nom un grand nombre d’accords
d’échanges, de partenariat ou de coopération avec de nombreux États ou
groupements régionaux. Avec ses partenaires « historiques » (les anciennes
colonies des États membres notamment) dans un premier temps, puis avec ses
voisins (en Europe et dans le bassin méditerranéen) et enfin avec des pays ou
régions plus éloignés. Son influence politique reste cependant limitée à l’échelle
mondiale. Ainsi, l’UE est représentée à l’Organisation des Nations unies (Onu), mais
uniquement à titre d’observateur. Elle ne joue aucun rôle au sein du Conseil de
sécurité où ses États membres siègent, lorsque c’est le cas, en ordre dispersé.

Sur le plan militaire, le Traité de Maastricht, signé le 7 février 1992 et


entré en vigueur le 1er novembre 1993, par le titre V, met en place le deuxième pilier
de l'Union européenne, créant une Politique Etrangère et de Sécurité Commune
(PESC), et permettant à l'Union européenne de faire entendre sa voix sur la scène
internationale et exprimer une position sur des conflits armés. L'article 11 du Traité
en donne les cinq objectifs principaux de la PESC :
- la sauvegarde des valeurs communes et des intérêts fondamentaux de l'Union;
- le renforcement de la sécurité de l'Union;
- le maintien de la paix et le renforcement de la sécurité internationale;
- la promotion de la coopération internationale.

La politique de gestion de crises de l'Union européenne repose sur deux


composantes la composante militaire et La composante civile

La composante militaire a été mise en place au Conseil européen


d'Helsinki (10-11 décembre 1999), et au Conseil européen de Nice (7-9 décembre
2000). D'abord, Helsinki a instauré l''objectif global', c'est-à-dire la capacité de
déployer, dans un délai de 60 jours et pendant au moins un an, une Force de
réaction rapide, comprenant jusqu'à 60 000 hommes et capable de mener à bien
l'ensemble des missions de Petersberg définies dans le Traité d'Amsterdam. La

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 46


réalisation de cet objectif n'implique pas la création d'une armée européenne :
l'engagement et le déploiement de troupes nationales se fait sur la base d'une
décision souveraine prise par les États membres. Le Conseil européen de Nice a
décidé de l'introduction de nouvelles structures, dont la plus importante est le
Comité politique et de sécurité (COPS), créé par une décision du Conseil du 22
janvier 2001. . Le COPS suit l'évolution de la situation internationale, contribue à la
définition des politiques et surveille la mise en œuvre des politiques convenues.

La composante civile développée aux Conseils européens de Feira (19-20 juin


2000) et celui de Göteborg (15-16 juin 2001) avec une large contribution de la
Commission, est mise en place afin d'améliorer un domaine où l'action de la
communauté internationale en matière de maintien de la paix a montré des
faiblesses. Pour fournir une valeur ajoutée, l'Union européenne établit quatre
instruments interdépendants.
Il s'agit de :
- la coopération policière : la possibilité de fournir jusqu'à 5 000 policiers, dont 1 000
dans un délai de 30 jours, pour des missions qui vont du rétablissement de l'ordre en
coopération avec une force militaire à l'entraînement des policiers locaux. Des pays
candidats à l'Union européenne, ainsi que l'Islande et la Norvège contribuent à la
coopération en fournissant des capacités policières
- le renforcement de l'État de droit : la possibilité de fournir jusqu'à 200 juges,
procureurs et autres experts
- l'administration civile : la possibilité de fournir des équipes pour établir ou garantir
des élections, la taxation, l'éducation, fourniture d'eau, etc.
- la protection civile : la possibilité d'assister les acteurs humanitaires par des
opérations de secours, etc. L'Union européenne doit être capable, dans un délai de
trois à sept heures, de fournir deux à trois équipes d'évaluation de dix experts ainsi
que des équipes d'intervention de 2 000 personnes.

d) L’aide extérieure (mettre dans le politique)

Le commerce est, avec l’aide extérieure, le fondement de la Politique de


développement de l’Union européenne. Ensemble, l’Union et ses États membres
fournissent près de 55 % de l’aide publique au développement et plus des deux tiers
des aides non remboursables, ce qui fait de l’Union le premier pourvoyeur d’aide
dans le monde. L’objectif ultime de l’aide extérieure est de donner aux populations
désavantagées des pays du tiers monde les moyens de maîtriser leur propre
développement. Aujourd’hui, l’aide octroyée par l’Union ne sert pas uniquement à
financer des projets de développement économique, mais aussi à mettre en place
des institutions démocratiques et promouvoir les droits de l’homme. En ce qui
concerne l’aide humanitaire, le rôle de l’UE dans ce domaine s’est développé au
cours de la dernière décennie. Il est coordonné par l’Office humanitaire de la
Communauté européenne (Echo). Créé en 1992, l’Office a pour mandat d’apporter,
dans les pays tiers, une aide humanitaire efficace aux victimes de catastrophes
naturelles, de conflits armés ou de crises structurelles.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 47


e) L’influence linguistique.

Francophonie, commonwealth

Concept récent, la francophonie rend compte d’une double réalité historique :


l’expansion du français liée à la constitution d’un empire colonial à partir de la fin du
e
XIX siècle, puis la nécessité, avec la décolonisation, de repenser les liens entre
l’ancienne métropole et ses colonies désormais émancipées, tout en résistant à la
diffusion de l’anglais et du modèle anglo-saxon.

Au cours des siècles précédents, le français a déjà connu des phases d’expansion et
de recul. Langue des élites politiques et culturelles européennes aux XIIe et XIIIe
siècles, après le latin, et même langue officielle de l’Angleterre, concurrencé durant
la Renaissance par l’italien, le français est, au siècle des Lumières, la langue des
cours et, jusqu’au début du XXe siècle, celle de la diplomatie, statut qu’elle perd avec
le traité de Versailles (1919). La réalité de son déclin est alors partiellement masquée
par l’extension géographique de l’Empire colonial français.

Lorsqu’en 1962, la revue Esprit redonne vie au terme de francophonie, c’est pour
célébrer la vitalité d’une langue qui s’enrichit des apports de cultures diverses
réunies au sein d’un ensemble alors en quête d’identité et de structures, après
l’échec de la Communauté française telle qu’elle avait été promue par le général de
Gaulle. Des dirigeants tels que le Tunisien Habib Bourguiba, le Sénégalais Léopold
Sédar Senghor, le Cambodgien Norodom Sihanouk ou le Nigérien Hamani Diori
expriment le souhait de voir naître une nouvelle communauté politique, s’inspirant du
Commonwealth formé par les pays de l’ancien Empire britannique et capable de faire
poids égal avec celui-ci. Mais faute d’une possible parité entre partenaires,
l’organisation institutionnelle de la Francophonie bute pendant longtemps sur les
accusations de « néocolonialisme » qu’un tel projet suscite. La Francophonie n’en
cristallise pas moins les aspirations des uns à redéfinir les rapports entre Nord et
Sud, des autres à défendre une identité culturelle et politique perçue comme
menacée. Les balbutiements de la francophonie institutionnelle coïncident ainsi avec
l’arrivée au pouvoir au Québec du Parti libéral ; la langue devient un véritable enjeu
dans le débat sur l’autonomie de la province francophone.

Les premières structures internationales concernent le domaine éducatif : la


Conférence des ministres de l’Éducation des pays ayant en commun l’usage du
français (Confemen) voit le jour en 1960, et l’Association des universités
partiellement ou entièrement de langue française (Aupelf) en 1961.

Un pas décisif est franchi avec la création, le 20 mars 1970, de l’Agence de


coopération culturelle et technique (ACCT), la première organisation
intergouvernementale francophone. En 1986, la réunion à Versailles du premier
sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en commun l’usage du
français marque une nouvelle avancée de la Francophonie politique. En 1991 est

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 48


créé le Conseil permanent de la Francophonie (CPF), où siègent les représentants
des chefs d’État ou de gouvernement. En 1995, l’ACCT devient l’Agence de la
francophonie. Avec la Charte de la Francophonie, adoptée en 1997 au sommet de
Hanoï, un poste de Secrétaire général de la Francophonie est créé. L’Agence de la
Francophonie, devenue en 1997 l’Agence intergouvernementale de la Francophonie,
prend en 2005 le nom d’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la
suite de la réforme institutionnelle parachevée la même année.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), principal « opérateur » de la


Francophonie, rassemble les actions politiques et les programmes de coopération.
Les missions de l’OIF se sont progressivement étendues à la prévention des conflits
dans l’espace francophone et à la promotion de la démocratie et des droits de
l’homme. Le cadre stratégique, adopté en 2004 au sommet de Ouagadougou, définit
quatre axes : la promotion de la langue française et de la diversité culturelle ; la
promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme ; l’appui à
l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche ; le
développement de la coopération au service du développement durable et de la
solidarité. Depuis 1997, un Secrétaire général, élu pour quatre ans par les chefs
d’État et de gouvernement, dirige l’OIF.

À travers ces institutions, l’organisation francophone mène une politique de


coopération multilatérale très active dans le domaine de l’éducation, de la recherche
et de la culture : de l’alphabétisation à la création de chaînes télévisées
francophones, de la mise en réseau de l’information scientifique et technique au
financement de projets favorisant le développement de sites francophones sur
Internet. Cette coopération s’étend aussi au domaine de l’économie, avec par
exemple la mise en place d’un centre d’information économique de la francophonie.

Être francophone, c’est parler français. La francophonie désigne donc tous les pays
où on parle français. C’est aussi une organisation politique qui regroupe des pays
unis par la langue française.

VI) L’INFLUENCE DE L'UE DANS LE MONDE

1) Le poids économique de l’Union Européenne

L’UE s’affirme comme l’une des principales puissances économiques avec


plus de 29,89 % du PIB mondial (2006) soit environ 14,42 millions de dollars et 30 %
du PNB mondial (26% pour les USA ; 18% pour le Japon). C’est le premier pôle
commercial. Elle réalise 45% des exportations mondiales et regroupe 5 des 7
premières puissances mondiales (France, Italie, Royaume Uni, Pays Bas,
Allemagne).

L’UE dispose de places financières très puissantes comme la bourse de Londres de


Paris et de Francfort. L’Euro et la livre sterling sont également des monnaies fortes

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 49


qui garantissent la suprématie économique de l’UE. L’agriculture et l’industrie de par
la qualité de leur rendement assurent le rayonnement de l’Union. L’UE est le siège
de nombreuses banques mondiales telles que la Deutsche Bank, Crédit agricole,
BNP Paribas, Royal Bank, HSBC.

L’UE en 2008 a été la première destination touristique mondiale soit 53% des 924
millions de touristes internationaux. Le rayonnement européen est assuré par ailleurs
par l’aide publique au développement accordé aux PVD. Elle assure en effet plus de
55 % de l’APD.

2) Le rayonnement socio-culturel

La culture européenne conserve une influence mondiale. L’anglais et le


français sont les deux langues traditionnelles de la diplomatie. Les grandes écoles
artistiques et littéraires du patrimoine européen sont des références dans le monde
entier surtout sur les continents européanisés. L’union s’est constituée dès le début
autour des idéaux des droits de l’homme et de la démocratie qui sont nés en Europe
et tendent à devenir universels. Dans le domaine sportif l’UE occupe une place de
choix. En effet, c’est le premier pôle footballistique mondiale.

3) le poids politico-militaire

Au plan diplomatique, l’UE entretient des relations avec la plupart des


régions/pays du monde. Elle a conclu un grand nombre d’accords d’échange, de
partenariat ou de coopération avec de nombreux Etat ou groupement régionaux.

Son influence politique reste cependant limitée à l’échelle mondiale. Ainsi elle est
représentée à l’ONU mais au titre d’observateur. Elle ne joue aucun rôle au sein du
conseil de sécurité. Cependant certains Etats comme la France et la Grande
Bretagne possèdent un droit de Veto qui leur assure une certaine représentativité
dans le monde.

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 50


Leçon 4 : La Chine

OG1. Analyser l'impact du milieu naturel sur l'économie


OG2. Analyser les mouvements et les problèmes de population
OG3 Analyser le système socio-économique
OG4. Analyser les forces et les faiblesses de l'agriculture
OG5. Analyser les forces et les faiblesses de l’industrie
OG6. Evaluer l'influence de la chine dans le monde

Introduction

De par sa superficie, la Chine est classée troisième au monde avec 9,6


millions km2. C’est l’Etat le plus peuplé avec plus de 1,3 milliards d’habitants. Depuis
la révolution communiste dirigée par Mao, la Chine s’est orientée dans une voie
originale de développement, elle s’affirme aujourd’hui comme une grande puissance
mondiale.

I) L’impact du milieu naturel sur l’économie

1) les atouts

Le milieu naturel chinois dispose de nombreux atouts pour l’économie. En


effet elle son immense territoire lui assure une ouverture terrestre et maritime sur le
monde. Cela n’est pas sans conséquence sur l’essor du commerce de la république.
Le pays dispose également d’une grande variété climatique et orographique utile
pour l’essor de l’agriculture, l’élevage et le tourisme.

Le relief est composé de trois grands ensembles :

- La Chine des montagnes (3 000 à 6 000 mètre d’altitude), il s’agit de la Chine


de l’ouest. Elle est composée de hautes montagnes et de plateau élevés. Elle
est dominée par la chaine de l’Himalaya qui culmine au mont Everest à plus
de 8 000 mètres d’altitude.
- La Chine des plateaux et des collines : il s’agit de la partie centrale et
méridionale du pays. Cette région est dominée par des plateaux et des
collines comme le plateau de Ghan, de Chen et de Mongolie.
- La Chine des plaines et des vallées alluviales (-5000 mètres). C’est la région
la plus basse de la Chine. Cette partie orientale de la Chine est dominée par
des plaines comme celles de la Mandchourie et de Yang-Tsé. Elle est propice
à l’agriculture.
Sur le plan climatique, la Chine est dominée par 3 types de climats :
- Un climat désertique et glacial à l’ouest
Les étés sont chauds et les hivers rigoureux et glacials. Les montagnes
constituent une barrière face à la mousson de Sud Est. La végétation est la
steppe et les sols sont fragiles
- Un climat tempéré au Nord-Est

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 51


Le long des côtes l’hiver est moins rigoureux tandis que l’intérieur des terres,
notamment la Mandchourie, l’Hivers est très rigoureux. La végétation varie de
la forêt à la prairie.
- Le Sud-Est de la Chine
C’est le domaine du climat tropical. La végétation est marquée par la forêt et
les sols sont fertiles.
La Chine est traversée par de puissants cours d’eau telles que : le fleuve bleu
(5520 km) ; le fleuve jaune (4345 km) ; le Tarrin (2700 km). Le pays dispose
de plus de 370 lacs dont plus de 130 a une superficie supérieures à 100 km2.
Le Lac Ginghaï (456 km2) est le plus grands.
Le sous-sol chinois est riche en hydrocarbures et en minerais. En effet, la
Chine possède environ 14% du potentiel hydro-électrique mondiale et assez
de minerais rares.

2) Les contraintes du milieu naturel

Le paysage chinois constitue un obstacle pour la valorisation des


régions de l’intérieur et de l’ouest. En effet les hauts plateaux et les grandes
montagnes et les régions arides de l’ouest sont des vides à cause de la
pauvreté des sols et de l’aridité du climat.
Les variations thermiques sont fortes entre l’été et l’hiver. Seulement 12% de
la Chine est propice à l’agriculture. L’économie est menacée par les grands
vents de sables notamment à l’ouest sur les côtes les cyclones sont les
principaux menaces. La Chine est par ailleurs menacée par des séismes.

II) Les mouvements et les problèmes de population

La population de la Chine est estimée à plus de 1,3 milliards d’hommes


soit environ 20% de la population (2010). Sa densité moyenne est d’environ
137 habitants au km2. Partagé entre diverses ethnies, le territoire chinois est
très inégalement peuplé. Les plaines et les bassins de l’Est du pays sont
surpeuplés tandis que les hautes terres et les déserts de l’ouest et du Nord
présentent de très faibles densités.

1) Dynamique de population

La Chine en dépit de sa politique de l’enfant unique adoptée depuis la


fin des années 1950, possède la première population du monde.
La natalité est estimée à 13,25%0 (2005). L’accroissement naturel est de
0,59%. Les jeunes de moins de 15 ans représentent 20,8% de la population
contre 71% pour ceux de 15 à 60 ans. En 2007 l’ISF était de 1,7 enfant par
femme. La mortalité reste élevée soit 7,03% en 2008. Cette population jeune a
une espérance de vie de plus de 75 ans. La population chinoise est très
dynamique et en majorité rurale (745 millions en 2005). Les chinois migrent

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 52


vers les autres pays pour des raisons principalement économiques. Les
hommes 51,5% et les femmes 48,5%. Le solde migratoire est de -0,39%.

2) Les problèmes de population

La Chine a une population vieillissante, la part des 60 ans et plus est passé de
7,5% en 1950 à 10,6 % en 2005. En 2020 les séniors devraient être plus de 250
millions de personnes en raison de l’espérance de vie élevée et la politique de
l’enfant unique. Le pays risque alors de rencontrer les mêmes problèmes liés au
vieillissement de la population de l’Europe.

- Avec 7% des terres arables, la question alimentaire reste très cruciale. En


effet l’urbanisation ronge les terres, tandis que l’augmentation de la population
est freinée. Nourrir donc le 1/5e de la population mondiale reste un défi pour
l’agriculture chinoise.
- Dans les villes le problème de l’emploi est critique à cause de l’exode rural.
Cela a poussé les autorités chinoises à mettre en place une politique pour
freiner l’exode rural. Cela se caractérise par la création d’emplois non agricole
(construction de bâtiment communautaires, industrie rurale, chantier
d’aménagement…)
- Les terres arables sont de plus en plus insuffisantes à cause de
l’augmentation de la population (12% des terres arables). La superficie des
champs se réduit à 0,1 hectare.
- La chine est marquée également par le problème des minorités. Ces minorités
sont marquées par des marginalisations religieuses et économiques. le cas
des Ouighours musulmans du Xinyang dans le Nord Est.
- Les Han sont les plus nombreux avec environ 92,1 % de la population.

III) LE SYSTEME ECONOMIQUE CHINOIS

1) Du communisme à l’économie socialiste de marché

Les modelés de développement choisis par la Chine sont caractérisés par l’adoption
successive de solutions fortement contrastées.

De 1948 à 1975, l’économie est de type communiste avec une gestion centralisée,
une industrialisation basée sur l’industrie lourde et une collectivisation agricole. Mais
à partir de 176 et surtout en 1978, les autorités chinoises optent pour une nouvelle
orientation économique. La collectivisation des terres est abandonnée dans
l’agriculture au profit d’un système de responsabilisation individuelle des terres.
L’économie s’ouvre au commerce international et aux investissements étrangers. Les
entreprises d’Etat sont privatisées et sont en reculs au profit des petites entreprises.
La part des industries publiques est passée de 73% en 1988 à 35% en 1992. Cette
nouvelle orientation économique appelée « économie socialiste de marché » pousse
très loin la libéralisation économique.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 53


2) L’impact de l’économie socialiste de marché

La Chine a connu une croissance économique considérable depuis l’adoption de


l’économie socialiste de marché. Entre 1990 et 1995 la croissance économique a
atteint 12,8% (2012). Cet essor est lié à la mobilisation des ressources internes et au
profit tiré de la mondialisation. La population active a doublé entre 1975 et 2005
atteignant 770 millions de personnes et 8 millions de diplômés soit 300 000 brevets
par an. Les efforts d’investissement, notamment des capitaux étrangers ont permis
de moderniser l’industrie et de développer les infrastructures.

En 10 ans la chine est passée de la 6e à la 2e place de l’économie mondiale. En effet


en 2010, la Chine accède au rang de 2e puissance économique mondiale derrière les
Etats Unis avec environ 17 % du PIB mondiale. La croissance économique est
essentiellement tirée par les exportations. Leur montant a plus que doublée en
quatre ans pour atteindre plus de 1000 milliards de dollars en 2009. Ce qui fait de la
Chine le premier exportateur mondial. Les exportations sont concentrées dans
l’électronique, les machines agricoles et l’électroménager.

IV) FORCES ET FAIBLESSES DE L’AGRICULTURE

1) Les forces de l’agriculture

La diversité climatique offre de nombreuses possibilités de production


agricole. Ainsi l’Est plus arrosé est le domaine de l’agriculture tandis que les régions
arides de l’Ouest sont dominés par l’élevage. Le Nord est marqué par les cultures
pluviales extensives (blé) et le Sud par les irriguées notamment par le riz.

L’abondance de la main d’œuvre est aussi un atout pour l’agriculture (38,1% de la


main d’œuvre en 2006).

La modernisation de l’agriculture a été marqué par la sélection d’espèces plus


adaptées et plus productrices ; la mécanisation ; l’usage d’engrais et le
développement de l’irrigation à travers la création de nombreux barrages.

2) Les faiblesses de l’agriculture

L’agriculture connait plusieurs handicapes, on peut retenir par eux :

- L’exiguïté des terres cultivables est la première contrainte. Car seulement


12% des terres sont cultivées. Cette exiguïté s’explique par l’extension des
zones industrielles et urbaines sur d’excellents sols agricoles et par le nombre
sans cesse croissant de la population rurale.
- Les conditions climatiques influences également l’agriculture. Le grand froid
du Nord Est limite les cultures tropicales tandis que l’aridité de l’ouest est
hostile à toute production. Les calamités naturelles (inondations, sècheresses)
mettent en péril la production.
- Les cultures intenses et l’érosion dégradent les sols.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 54


V) FORCES ET FAIBLESSES DE L’INDUSTRIE

1) Les forces de l’industrie chinoise

L’industrie est très développée notamment le secteur automobile (2e rang


mondiale en 2008) et dans l’industrie lourde (38 % de l’acier en 2008).

Ce dynamisme industriel repose sur de nombreuses bases :

- La richesse naturelle.
La Chine possède une variété de ressources minières (fer, phosphates,
argent, cuivre antimoine, bauxite…) et énergétique (pétrole, charbon). Les
ressources hydrauliques sont aussi exploitées pour la production d’énergie.
- La main d’œuvre chinoise
La chine dispose d’une main d’œuvre qualifiée et peu couteuse. Cela
contribue à l’implantation des industries occidentales en Chine.
- Les investissements étrangers
Ils contribuent également à ce dynamisme.
- La politique monétaire chinoise
Elle est caractérisée par la faiblesse du Yuan ce qui a pour effet de favoriser
les exportations.
- Le marché de consommation chinois.
Le pays dispose du plus grands marché de consommation. Ce marché est par
ailleurs caractérisé par son esprit nationaliste.
- La diversité des partenaires économique
Le pays entretient des relations économiques avec de nombreux partenaires
non moins importants notamment les Etats Unis, l’Union Européenne, le
Japon, l’Afrique.

2) Les faiblesses de l’industrie chinoise

Parmi les multiples problèmes de l’industrie, on peut retenir :

- La dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur.


En 2005 la Chine à importer 30 % de sa consommation énergétique. Cela
devrait augmenter a cause de sa population. En 2025, le pays importera
environ 82% de ses besoins en pétrole. Face a cette impasse le pays cherche
à sécuriser ses approvisionnement en pétrole : Russie, Pays du Golf et
d’Afrique sont ses principaux fournisseurs.
- La concurrence est marquée par une remise en cause de la qualité des
produits chinois.
- Le déséquilibre de l’espace industriel marqué par un littoral sur industrialisé et
l’intérieur du pays sous industrialisé

VI) LA CHINE DANS LE MONDE

1) l’influence économique

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 55


La Chine est la deuxième puissance économique mondiale. Depuis 2001 elle
a adhéré à l’OMC. La Chine produit 19% des céréales du monde ; 55% du marché
électronique est dominé par la Chine. La Chine a des relations commerciales
privilégiées avec Taïwan, le Japon, les Etats Unis, l’UE, l’Afrique, la Russie. Le Yuan
reste une monnaie très faible et favorable aux exportations.

La Chine est une grande puissance commerciale. En 2010 les exportations


s’élevaient à 1 506 milliards contre 1 307 pour les importations. Face à l’exiguïté des
terres agricoles, la Chine s’est lancée dans une politique d’acquisition de terres
agricoles et minières partout dans le monde. En Afrique elle posséderait plus de 30
millions d’hectares de terres arables.

Elle est devenue le moteur de la croissance mondiale car elle contribue a plus de 33
% de cette croissance.

La Chine domine par ailleurs les économies des pays occidentaux (7% de la dette
publique européenne soit plus de 630 milliards d’euro). Les investissements à
l’Etranger ont fortement augmenté depuis 2000 notamment en Afrique (de 7,7
milliards en 2000 à 200 milliards de dollars en 2012). La Chine possède en outre 1/3
des réserves de devises moniales.

2) L’influence politique et culturelle

Dans le domaine politique, la Chine reste influente. Elle est membre


permanent du conseil de sécurité de l’ONU. De plus son orientation communiste
traditionnelle facilite sa coopération avec les Etats sous-développés dont elle prétend
défendre. Elle a des relations diplomatiques avec la plupart des pays du monde.

La Chine est également une puissance militaire grâce à son arme nucléaire et à
l’importance de son armée qui est la plus nombreuse.

La Chine se positionne de plus en plus comme une puissance diplomatique dans les
relations internationales. L’aide apporté aux pays en développement notamment
d’Afrique lui assure en théorie leur soutien politique.

Dans le domaine culturel, la Chine exporte de plus en plus sa culture. Les différents
partenaires commerciaux de la Chine apprennent de plus en plus le chinois afin de
faciliter leurs échanges avec ce pays. L’art culinaire, la religion et les arts martiaux
chinois s’exportent de plus en plus dans le monde.

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 56


CHAPITRE III : DEUX PUISSANCES REGIONALES AFRICAINES

Leçon 1: La République Sud-africaine


OG1 : Analyser les atouts et les contraintes du milieu naturel sur l'économie sud-africaine
OG2 : Analyser l'impact de la situation démographique sur le développement économique de l’Afrique
du Sud
OG3 : Analyser l'impact de la politique de l'apartheid sur la vie actuelle de l’Afrique du Sud
OG4 : Analyser les forces et les faiblesses de l'économie sud- africaine.
OG5 : Evaluer le poids de l’Afrique du Sud en Afrique

Introduction

La république sud-africaine est Etat situé à l’extrémité australe du continent


africain. Le pays occupe une superficie de 1 220 000 km2 avec pour capitale
administrative Pretoria. Sa population est estimée à environ 50 millions d’habitants.
Son histoire a été beaucoup marquée par l’apartheid qui n’a pas été sans influence
sur sa vie actuelle.

I) LES ATOUTS ET LES CONTRAINTES DU MILIEU NATUREL SUR


L'ECONOMIE SUD-AFRICAINE

1) Les atouts du milieu naturel sur l'économie sud-africaine

Le milieu naturel sud-africain regorge d’importance richesses qui favorisent son


développement économique.

- La diversité climatique (région du Cap a un climat méditerranéen, le Sud-Est


règne le climat tropical humide ; Sur la côte atlantique règne le climat désertique ;
sur les plateaux du Nord règne le climat tropical) favorise la variation de la
production agricole.
- Le pays possède une flore très diversifié, un paysage varié avec un relief fait
de montagnes et de plaines. Cela offre de nombreuses zones écologiques
pour une multitude d’espèces animales et végétales. De nombreux
mammifères marins vivent aux abords des côtes. Le pays fait partie des 17
pays dont la biodiversité est la plus importante de la planète. Tout cela
constitue un véritable atout touristique pour le pays.
- Le potentiel minier est très important. Le sous-sol est très riche en platine, or,
diamant, en uranium et en charbon.
- Les principaux fleuves qui traversent la région sont l’Orange, le Limpopo et le
Vaal. Cela contribue à la pêche et à l’agriculture de conte saison.

2) Les contraintes du milieu naturel sur l'économie sud-africaine

Les sols sont en général médiocres notamment dans les régions désertiques.
La végétation se dégrade vers l’Ouest passant de la savane à peuplement d’acacia
de baobab et de rônier à la steppe boisée, arbustive herbeuse et au désert de sable

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 57


et de pierre du Namib. Le Nord-Ouest est aussi occupé par le désert du Kalahari
avec ses dunes de sable rouge freinant son peuplement.

Les montagnes du Sud constituent un frein à l’aménagement du territoire.

II) ETUDE DEMOGRAPHIQUE

1) Les caractéristiques de la population sud-africaine

La république sud-africaine compte une population de 50, 59 millions


d’habitants en 2011 dont 79,5% de noirs et 9% de blancs.

La population est inégalement répartie. Elle se concentre à l’Est du pays, le


Nord-Ouest du pays est cependant peu peuplé. Les noirs sont disséminés dans
l’ensemble du pays et se répartissent en plusieurs ethnies dont les importantes sont
les zoulous et les xhosas. Les blancs sont des descendants des premiers hollandais
(Afrikaners/Boers) vivant dans les régions du Cap et du Transvaal.

En 2009, le taux de natalité est estimé à 23,8%o et le taux de mortalité à


15%o en 2009). Le taux de fécondité est estimé à 2,3 enfants par femme. Le taux
de croissance annuel est estimé à 1,07. L’Esperance de vie est de 55 ans.

Les jeunes de moins de 15 ans étaient estimées à environ 33% de la


population. Le solde migratoire est de moins 1,73%o

Le pays utilise plusieurs langues dont l’anglais, le Zulu, l’Afrikaans et le


Xhosas sont les plus importants.

La religion chrétienne regroupe environ 80% de la population. La plupart des


chrétiens sont protestants. Les musulmans sont estimés à environ 3%.

2) population et développement économique

La république sud-africaine possède une population jeune et dynamique. Le


niveau d’instruction reste élevé notamment chez les blancs. Ce facteur contribue à
l’essor de l’économie. La forte jeunesse de la population est aussi un moteur de
développement économique.

Cependant le pays est marqué par de nombreux problèmes sociaux qui freinent son
essor économique. La pauvreté frappe plus de 8,8% de la population. Le chômage
est très élevé soit 23,2 % selon l’OIT mais les syndicats l’estime à près de 40 %.

Près de 40% des villes sont composés de Town ships ou règne la pauvreté. Cette
pauvreté est à l’origine de tensions entre riches et pauvres. La criminalité et le
VIH/SIDA freinent le développement économique (plus de 20.000 meurtres par an et
18,1% des adultes infestés par le VIH/SIDA en 2007).

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 58


III) LA POLITIQUE DE L’APARTHEID ET SES CONSEQUENCES

1) L’apartheid (1948-1991)

Pour maintenir sa domination économique, politique et sociale, la minorité


blanche d’Afrique du Sud a élaboré une doctrine politique et créé une législation qui
lui éviterait d’être submergée par le nombre des « non-blancs ». inauguré en 1948
par le président Daniel Malan, le mot apartheid signifie « développement séparé »

- Cette politique repose sur des bases historiques, car les blancs prétendent
avoir occupé premièrement le territoire. Elle repose aussi sur des bases
économiques car la minorité blanche pense que c’est elle qui a mis en vameur
le pays. Enfin, elle repose sur des bases religieuses, car selon elle c’est dieu
qui aurait voulu la séparation des races.
- Elle est caractérisée par la séparation absolue des races dans tous les
domaines. On distingue :
o Le petit apartheid qui limitait les rapports des blancs avec les non-
blancs.
o Le grand apartheid qui divisait le pays en zones de residence
géographiquement séparées et racialement déterminées. Ainsi furent
créés des foyers nationaux appelés bantoustans où l’on regroupait les
différentes populations noires.

Des lois répressives sont ainsi prises à l’encontre des noirs : salaires inégales, liberté
d’opinion et de réunion supprimée, déplacements surveillés…

- L’opinion internationale condamne la politique de l’apartheid après les


massacres de Sharpeville et l’interdiction de l’ANC en 1960. L’ANC décide
alors d’engager à partir de 1961 la lutte armée. En 1963 Nelson Mandela est
arrêté et condamné à perpétuité.
Mais l’isolement du pays fait fléchir la minorité blanche. Ainsi en 1990, le
président Frederick De Klerk légalise l’ANC, les partis nationalistes. En Juin
1991 les dernières lois de l’apartheid sont abolies et le processus de
démocratisation est engagé. Il aboutit en 1994 à l’élection du premier
président Noir, Nelson Mandela.

2) L’impact de l’apartheid

- Les luttes anti-apartheid ont renforcé l’union entre les peuples de la Nation arc-en-
ciel. Cette unité a contribué à propulser la Nation sud-africaine parmi les Etats
émergents.

Dans le domaine politique, la fin de l’apartheid a consacré la domination de l’ANC.


Les institutions militaires et policières du pays furent réorganisées après 1991.

Mais les effets négatifs de ce système marque toujours la société sud-africaine. En


effet le taux d’instruction est toujours élevé chez les blancs. Les noirs vivent toujours

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 59


dans des quartiers plus pauvres, les anciens Bantoustans et les blancs dans des
quartiers plus riches. En outre l’économie est restée entre les mains des blancs.

La lutte contre l’apartheid a renforcé la criminalité notamment dans les Town Ships.
En dépit des politiques étatiques pour rétablir un certain équilibre social, le clivage
entre blancs et noirs est toujours présent.

IV) LES FORCES ET FAIBLESSES DE L’ECONOMIE SUD-AFRICAINE

1) les forces de l’économie sud-africaine

L’économie sud-africaine est la plus puissante du continent. Depuis 1994,


l’Afrique du Sud a opté pour une libéralisation économique. cela à permis au pays de
garder un taux de croissance de 5% l’an.

La république sud-africaine est un pays très riche en ressource de bases marquées


par l’abondance et la variété de ses minerais et par des exploitations agricoles
modernes. Elle est le 1er pays extracteur d’or (232 tonnes par an) et de platine, et l’un
des premiers pour le diamant et l’argent. Le pays possède de larges gisement de
vanadium, de chrome (65% des réserves mondiales) de manganèse, de fer,
d’uranium, de zinc, d’antimoine, de cuivre.

L’économie sud-africaine repose surtout sur une industrie très forte. Grace à
l’abondance des sources d’énergies et minières, l’industrie sud-africaine est la
première du continent. Ce secteur participe à environ 24% au PIB. En 2007
l’industrie a contribué à 14,2 milliards au PIB. L’Afrique du Sud est le premier
producteur africain d’acier et le 21 au niveau mondial. Le secteur automobile est en
progrès et devrait atteindre 12 millions de véhicules en 2020.

La main d’œuvre est abondante et moins chère. L’agriculture est modernisée. 11,2%
du territoire est arable. La production agricole est importante et concerne les
céréales, les fruits et légumes. L’élevage concerne les bovins, les ovins et la volaille.
Le pays est 5e producteur mondial de laine.

Le réseau routier et le chemin de fer sont très développés (plus de 183 mille km de
routes dont 37 000 bitumées, le chemin de fer : 23 mille km). Le pays compte trois
grands aéroports notamment Johannesburg, le Cap et Durban. Les deux grands
ports sont ceux de Durban et du Cap.

Dans le domaine commerciale le pays possède de nombreux partenaires et sont


surtout européens et asiatique. Grace aux différents pacs nationaux, le tourisme joue
également un important rôle.

2) Les faiblesses de l’économie sud-africaine

Malgré ses potentialités l’économique sud-africaine reste confrontée à de


nombreuses difficultés.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 60


- En 2007, le rand s’est déprécié par rapport à l’Euro et au Dollar.
- Le pays doit également faire face à la corruption qui mine la vie socio-
économique.
- La criminalité oblige certains acteurs à migrer vers des régions plus stables
qui a pour conséquence de freiner l’élan de développement.
- L’industrie sud-africaine est également polluante.
- La plus grande partie des sols sud-africains ne sont pas fertiles. L’insuffisance
des pluies rend impossible l’agriculture dans certaines régions. Les fortes
pluies, les vents violents, les labours profonds et l’utilisation des produits
chimiques dégradent le sol.
- La dette publique en 2009 s’élevait à 35,7% du PIB.
- Le pays doit faire face à la concurrence étrangère animée par la Chine et les
pays de l’UE.
- En dépit de sa richesse naturelle favorable au développement du tourisme, le
pays connait une forte criminalité qui freine l’entrée des touristes.

V) L’AFRIQUE DU SUD EN AFRIQUE

1) Le poids politique

L’Afrique du sud joue un important rôle dans le domaine politique sur le


continent. Le pays est membre fondateur de nombreuses organisations africaines
dans lesquelles il joue un rôle déterminant. C’est à Durban en 2002 que l’OUA à
succédé à l’UA.

Le pays est prétendant au conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre de


l’élargissement de ses membres permanents.

Depuis la fin de l’apartheid, la république sud-africaine est devenue l’un des pays
les plus démocratiques du continent.

2) La place économique de l’Afrique du Sud

La république sud-africaine est la première puissance économique du


continent devant l’Egypte et le Nigéria. Elle produit ¼ du PIB du continent. Son
industrie est la première du continent. C’est le seul pays africain à disposer d’une
industrie aéronautique.

Le pays possède également les plus grands gisements de charbon du continent.


Le niveau de vie bien que variante est assez élevé. Le PIB par habitant est
estimé à 5 384,10 dollar.

De nombreuses sociétés minières sud-africaines sont présentes un peu partout


en Afrique. Le pays est par ailleurs la deuxième touristique du continent après la
Tunisie.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 61


La république sud-africaine exporte beaucoup vers la partie sud du continent. Il
fournit plus de 50% des importations du Zimbabwe. Son rayonnement
économique attire de nombreux immigrants.

3) La place culturelle de la république sud-africaine

La république sud-africaine est une Nation arc-en-ciel. La diversité


ethnique a contribué à faire émerger une identité sud-africaine dans le domaine
culturel. A travers sa musique et son histoire le pays influence le reste du
continent. La lutte anti-apartheid et la réussite avec laquelle le pays a réussi la
réconciliation nationale sert de leçon à de nombreux pays en crise. Les grandes
figures de la lutte anti-apartheid comme Nelson Mandela ou Desmond Tutu sont
des icônes à travers l’Afrique.

Dans le domaine sportif la république sud-africaine est très compétitive. Elle a


une très bonne équipe de rugby qui a remporté en 95 et en 2007 la coupe du
monde de rugby. Elle a également organisé avec brio la CAN 96 et la coupe du
monde de football en 2010. Des grands noms de la musique comme Brenda,
Mariam Makeba, Lucky Dube sont originaires de ce pays.

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 62


Leçon2 : Le Nigeria
OG1 : Analyser les atouts et les contraintes du milieu naturel sur l'économie du Nigeria
OG2 : Analyser l'impact de la situation démographique sur le développement économique du Nigeria
OG3 : Analyser les forces et les faiblesses de l'économie du Nigeria.
OG4 : Evaluer le poids du Nigeria en Afrique de l'ouest

Introduction

Le Nigéria est une république fédérale de 36 Etats. Situé dans le Golfe de


Guinée, il est limité par le Niger au Nord, le Tchad et le Cameroun à l’Est, le Benin à
l’Ouest et l’océan Atlantique au Sud. Avec une superficie de 923 768 km2 le Nigéria
est peuplé de plus de 162 millions d’habitants. Avec Abuja pour capitale, le pays est
une puissance sous régionale. De nombreux facteurs expliquent cette force du pays.

I) ATOUTS ET CONTRAINTE DU MILIEU NATUREL

1) Les potentialités du milieu naturel

La situation géographique du pays lui assure une ouverture sur le monde. En


plus de ses frontières terrestres (4047km), le pays possède plus de 853 km de
littoral.

Le pays a un climat très varié, facteur de plusieurs productions agricoles. En effet sur
la côte règne un climat équatorial favorable à l’économie de plantation. En remontant
vers le Nord, il s’assèche progressivement pour donner un climat tropical sur les
plateaux centraux et semi-désertiques au Nord. C’est la région de production des
céréales.

Le climat influence la répartition faunique et florale. Ainsi on passe d’une forêt dense
au Sud à une savane arborée au centre qui fait peu à peu place à une végétation
semi-désertique au Nord Est.

Le pays est constitué de vastes plateaux cristallins érodés et coupés par des cours
d’eau. La côte est dominée par des plaines. A l’Est le mont de l’Adamaoua s’élève à
la frontière avec le Cameroun. Le pays est irrigué par le Niger, le Bénoué et de
nombreuses lagunes. Tout cela constitue des potentialités agricoles, pastorales et
touristiques. Le sous-sol est riche en ressource naturelles parmi lesquelles le pétrole,
le gaz, l’étain, le fer, le plomb, l’or, l’uranium, le charbon….

2) Les contraintes du milieu naturel

Le Nord du pays est sous l’action des vents secs du Sahara. C’est une région
très peu arrosée. Cela pose des problèmes de mise en valeur car l’eau se fait de
plus en plus rare. Dans les zones équatoriales les fortes pluies inondent les villes et
les campagnes et contribuent à la dégradation des sols. En dépit de leur importance,
les cours d’eau sont coupés par des rapides ce qui ne les rends pas navigables sur
une bonne partie.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 63


II) ETUDE DEMOGRAPHIQUE

1) Les caractéristiques démographiques

Le Nigéria est le pays le plus peuplé d’Afrique avec 162 millions d’habitants en
2011 soit 1/6 de la population du continent. Le pays compte une population multi
ethnique. On dénombre plus de 450 langues et 250 communautés liées à 4
principaux groupes ethniques : les Haoussas, les Peulh, les Yorouba, les Ibo. 75%
de la population réside en campagne. 24 villes comptent plus de 100 000 habitants.
Les deux principales religions sont le christianisme et l’islam.

En 2009 la natalité était estimée à 41%o contre 15%o pour la mortalité. L’ISF est de
5,7 enfants par femme. La population de moins de 15 ans représente 45% de la
population contre 3% pour celle âgée de 65 ans et plus. Cela traduit l’extrême
jeunesse de la population. L’espérance de vie est d’environ 47 ans. Le taux
d’alphabétisation était de 57 % en 2005, ce taux est cependant plus élevé au Sud
qu’au Nord.

2) Population et développement économique

Le Nigéria possède le plus grand marché ouest africain. La main d’œuvre est
aussi abondante et d’un niveau de formation acceptable. La diversité ethnique est
aussi un facteur de rayonnement du pays.

Malgré cela de nombreux problèmes sociaux freine l’essor du Nigéria. En effet le


pays vit dans l’insécurité permanente liée à des questions religieuses et à la gestion
du pétrole notamment dans le Delta du Niger. Le pays est également confronté au
problème de la pauvreté (100 millions de personne vivent avec moins de 1,25 dollar).
En outre la forte pression humaine contribue à la dégradation de l’environnement.

II) L’ECONOMIE NIGERIANE

1) Les forces

L’économie nigériane est la deuxième d’Afrique, après l’Afrique du Sud. Son


PIB est estimé à plus de 380,3 milliards de dollars. La croissance du PIB est passée
de 7% en 2009 à 8,1% en 2010. Cette croissance témoigne de la vitalité de
l’économie nigériane.

L’économie nigériane repose sur l’industrie, notamment celle du pétrole. Le pétrole


représente 40% du PIB et génère près de 95% des recettes d’exportation et 80% des
revenus fiscaux. Le niveau des réserves est estimé par l’OPEP à 35 millions de
barils. Le pays est le 12e producteur mondial de pétrole et premier producteur
africain. En plus du pétrole le pays recèle d’importants gisements de gaz naturel.
C’est le 2e producteur africain de gaz soit 2,5% des réserves mondiales prouvées.
Outre le pétrole et le gaz, le dispose de gisements de minerais appréciables.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 64


Le Nigéria dispose d’infrastructures d’assez bonnes qualités. En effet le Nigéria
possède l’un des réseaux routiers les plus développés d’Afrique (60 068 km de route
bitumées) ; le chemin de fer est aussi développé (plus de 3 557 km en 2004). Le pays
compte 5 grands aéroports internationaux : Lagos, Kano, Port Harcourt, Abuja,
Kaduna. Le complexe portuaire repose sur les ports de Lagos, du Delta et de Rivers.

L’énergie est abondante et diversifiée. Elle est d’origine faucille, thermique et


hydraulique.

L’agriculture nigériane occupe environ 70 % des actifs et produit 35% du PIB. C’est
un secteur qui possède un gros potentiel (terres agricoles) qui peut encore être
valorisé.

Le secteur des télécommunications est en forte augmentation avec de grands


opérateurs tels que MTN, Globa-Com. La production cinématographique est
également importante (Nollywood est le 3e producteur mondiale de cinéma après
Hollywood et Bollywood).

Le secteur financier est également développé grâce notamment à la bourse


nigériane à Lagos.

La balance commerciale nigériane est excédentaire (importation : 42,1 milliards de


dollars contre 45,43 milliards de dollars d’exportation en 2009.). La Chine, les pays
de l’UE, d’Afrique et d’Amérique Latine ainsi que les Etats Unis, sont les principaux
partenaires du Nigéria.

2) Les faiblesses

L’économie nigériane malgré ses nombreuses potentialités reste confrontée à


des difficultés. En effet c’est le seul pays du monde disposant d’importantes
ressources pétrolifères à présenter un déficit budgétaire.

La corruption et les détournements constituent les principaux problèmes de cette


économie. Près de 200 000 barils ont été détournés en 2004 soit une perte
d’environ 3 milliards de dollars.

L’économie est aussi confrontée à la violence et à la rébellion liée à la mauvaise


répartition des revenus du pétrole et aux tensions religieuses. (Mend, Bocau
Haram).

L’économie nigériane est très peu diversifiée, sa dépendance de l’or noir est trop
importante, cela inhibe le développement des autres secteurs économiques tels que
l’agriculture.

L’environnement est en outre pollué par l’exploitation du pétrole. L’industrie est


handicapée par le poids des taxes et impôts et doit également faire face à la fraude
et à la contrefaçon.

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 65


IV) LE NIGERIA EN AFRIQUE DE L’OUEST

1) Le poids politique

Le Nigéria est la première sous régionale. Il abrite le siège de la CEDEAO. Le


pays dispose de la meilleure armée en termes d’effectif et de matériel. Sa diplomatie
est très active, en effet elle participé à de nombreuses missions de maintien de la
paix en Afrique occidentale (Libéria, Sierra Leone)

2) Le poids économique

Le Nigéria est la première puissance économique sous régionale avec un PIB


de plus de 380,3 milliards de dollars. Sa monnaie, le Naira (NGN) malgré les
différentes fluctuations reste compétitive.

Dans les différents pays de la sous-région, les nigérians sont très présents dans
l’économie informelle. Ces derniers sont très dynamiques sur les différents marchés
de la sous-région.

Les ports du Nigéria desservent certains pays de la sous-région tels que le Niger…

Conclusion

Classe de Tle : Cours de Géographie Page 66