Vous êtes sur la page 1sur 23

REPUBLIQUE DU BENIN

------------

MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL


----------
INSTITUT NATIONAL DES RECHERCHES AGRICOLES DU BENIN
---------------
CENTRE DES RECHERCHES AGRICOLES SUD BENIN (NIAOULI)

PROGRAMME DE RECHERCHE SUR LES


BANANIERS ET BANANIERS PLANTAINS

NOTES, DOCUMENTS ET TRAVAUX REALISES SUR


LES BANANIERS ET PLANTAINS AU BENIN :
BESOINS DE RECHERCHES ET OPTIONS POUR UN
DEVELOPPEMENT DE LA PRODUCTION BANANIERE.

Réalisation :

LOKOSSOU Bernardin
&

ACHIGAN Enoch
Niaouli, Juin, 2000

REMERCIEMENTS
Les auteurs rendent hommage à M. PEDRO Jean, précurseur du programme bananiers et bananiers
plantains ; ils remercient très sincèrement M. AVOHOU Eusèbe pour sa participation à la collecte des
informations nécessaires à la réalisation de ce document. Ils remercient également tous les responsables des
centres de documentation consultés. Ils s’agit notamment des bibliothèques de la F.S.A, de l’INRAB, du
M.D.R., de la FAO, du Ministère du Plan, de l’INSAE, de l’IITA, de l’IPGRI, du CENAP, du CARDER
Atlantique etc. Les auteurs remercient enfin M. KOUKE Alphonse pour les précieuses informations qu’il a
mises à leur disposition.
SOMMAIRE

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

AVANT-PROPOS

1. INTRODUCTION

2. NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES DES TRAVAUX REALISES AU BENIN SUR LES BANANIERS ET

PLANTAINS

3. AUTRES TRAVAUX SUR LES BANANIERS ET PLANTAINS EXISTANT AU BENIN

4. POINT SUR LA PRODUCTION DE LA BANANE ET LES CONTRAINTES DE PRODUCTION

4.1 Importance de la banane dans le pays


4.2 Commercialisation et utilisation du produit
4.3 Diversité du matériel végétal et systèmes de production
4.4 Agro-écologies de production bananière
4.5 Facteurs socio-économiques liés à la production bananière
4.6 Contraintes de production au niveau des producteurs
4.7 Activités des SNRA
5. BESOINS DE RECHERCHE ET OPTIONS POUR UN DEVELOPPEMENT DE LA PRODUCTION

BANANIERE AU BENIN

5.1 Collection, caractérisation et évaluation des cultivars existant au bénin


5.2 Lutte contre les maladies et ravageurs
5.3 Multiplication des rejets
5.4 Analyse du marché et organisation de la filière
6. LISTE ET ADRESSES DES CENTRES DE DOCUMENTATION, BIBLIOTHEQUES PRIVEES

CONSULTEES LORS DE LA RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE


LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

BIDOC FSA : Bibliothèque et Documentation F.S.A

B.P : Bibliothèque Privée

CARDER : Centre d’Action Régional pour le Développement Rural

CBRST : Centre Béninois pour la Recherche Scientifique et Technique

CDI-INRAB : Centre de Documentation et d’Information de l’INRAB

CENAP : Centre National d’Agro-Pédologie

CIRAD : Centre de coopération International en Recherches Agronomiques pour le Développement

CNRPG : Comité National des Ressources Phytogénétiques

CRBP : Centre de Recherches Régionales sur Bananiers et Plantains

CRA-SB : Centre des Recherches Agricoles du Sud-Bénin

FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation

FSA : Faculté des Sciences Agronomiques

INIBAP : Réseau International pour l’Amélioration de la Banane et de la Banane Plantain

INRAB : Institut National des Recherches Agricoles du Bénin

INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique

IPGRI : International Plant Genetic Resources Institute

IRFA : Institut des Recherche sur les Fruits et Légumes

MDR : Ministère du Développement Rural

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement


AVANT-PROPOS

Ce document est divisé en trois chapitres. Le premier chapitre présente les notices bibliographiques des

notes et travaux réalisés au Bénin sur les bananiers et plantains. Chaque notice présente dans l’ordre :

- le numéro de référence , un numéro séquentiel d’identification

- le(s) nom(s) de(s) auteur(s) (en caractère d’imprimerie)

- le titre original (en gras)

- le type de publication (ou de document ou source de publication) : titre de série

(périodique) volume, numéro, date de parution et pages.

- la localisation : institutions et/ou personnes détentrices du document ;

- le résumé

- les mots-clés.

Le deuxième chapitre présente par ordre alphabétique la liste des auteurs d’autres pays et titres de leurs

publications sur les bananiers et plantains existant au Bénin.

Le troisième chapitre, enfin, présente les besoins de recherche et les options pour un développement de

la production bananière au Bénin.

Une liste des adresses des centres de documentation et bibliothèques privées consultées lors des

recherches documentaires est présentée à la fin du document.

En souhaitant que par leurs observations constructives et par leurs contributions fructueuses, les

utilisateurs permettront d’enrichir les éditions ultérieures, nous espérons que ce document pourra satisfaire leurs

attentes.
Les auteurs

1. INTRODUCTION
D’origine orientale, le bananier est une herbe géante monocotylédone, très recherché pour son fruit
(banane ou plantain) qui offre non seulement une riche source d’énergie alimentaire mais contribue aussi grâce à
sa grande valeur nutritionnelle, à améliorer qualitativement l’alimentation des populations.

En Afrique Sub-saharienne, il a été estimé que les bananes et plantains couvrent au moins 25% des
besoins énergétiques alimentaires de soixante dix (70) million d’habitants.

Il existe plusieurs variétés de bananes et plantains qui s’accommodent bien à de nombreuses utilisations.
Certaines variétés peuvent être consommées frais, d’autres sont appréciées bouillies, grillées ou frites, d’autres
encore sont utilisées pour la préparation de la bière ou de l’alcool (boisson). A certains endroits, même la pulpe
de banane est séchée ou réduite en farine pour l’alimentation des enfants alors que les feuilles des bananiers sont
très appréciées comme emballage des produits alimentaires ; le pseudo-tronc est utilisé pour construire des
passerelles ou pour nourrir le bétail ; les fibres servent à fabriquer des liens, des vêtements, des chapeaux et
même des billets de banque ; les fleurs de certaines espèces sont utilisées dans la thérapie traditionnelle pour
soigner diverses maladies (Souza, 1988).

Malheureusement, pendant plusieurs années au Bénin, le bananier a été relégué au


second plan bien après le maïs, le cotonnier, le palmier à huile, le niébé, etc., au point où
aucune statistique n’existe au niveau des Centres d’Action Régionale pour le Développement
Rural (CARDER) chargés de la vulgarisation, ni au niveau des structures telles que l’INSAE
en charge des statistiques nationales. Quelques estimations effectuées au niveau du
Programme Bananier et Plantain de l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin
révèlent qu’en 1997 et 1998, la production bananière, concentrée au sud du pays s’élevait
respectivement à 22.199 tonnes et 31.050 tonnes et que d’ici l’an 2002, on dépasserait 45.000
tonnes (Pédro, 1999). Dans le même temps, d’après le même auteur, le coût des bananes et
plantains augmente sur les différents marchés du pays alors qu’un planteur peut faire un
chiffre d’affaire de plus de trois million de francs par an sur une exploitation bien entretenue.

Avec la nouvelle politique agricole du Bénin, particulièrement orientée vers la


diversification des spéculations pour les marchés internes et externes, la production bananière
peut aider à stabiliser les revenus des petits producteurs et commerçants et contribuer à
améliorer la balance commerciale du pays.

Dans ces conditions, il importe de faire l’état des connaissances existant au Bénin sur
les bananiers et bananiers plantains pour permettre aux services de la recherche et de la
vulgarisation d’orienter leurs actions vers les besoins de recherche et les options pour un
développement de la production bananière au Bénin. L’objectif de ce document est avant tout
de synthétiser les informations bibliographiques sur la culture des bananiers et bananiers
plantains au Bénin et de mettre à la disposition des décideurs et des utilisateurs des
informations de base sur la production bananière au Bénin.
2. NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES DES
TRAVAUX OU NOTES REALISES AU BENIN
SUR LES BANANIERS ET BANANIERS
PLANTAINS
001
ƒ AHO, N . & KOSSOU, D.,
ƒ Précis d’agriculture tropicales : Bases et éléments d’application
ƒ Les édition du Flamboyant (Cotonou, R. du Bénin), 1997 : 33, 45-47, 85, 116, 167, 360
ƒ Localisation : Bibliothèque FSA ; CDI-INRAB ; CBRST

Résumé : Le bananier est cultivé dans les zones humides et se retrouve dans des assolements
tel que maïs-arachide (bananier+manioc)-jachère. Il n’a qu’une tige souterraine sur laquelle se
développe les bourgeons latéraux et le bourgeon terminal, lequel donne naissance à de grandes
feuilles aériennes dont les pétioles engainantes se présentent comme une tige appelée faux
tronc. Les fleurs du bananier sont unisexuées, monoïques. Mais le mode de multiplication le
plus courant est la multiplication par rejet car la banane est une baie dont les pépins ont avorté.
Cette plante des zones humides ou sub-humides requiert 125 à 150 mm d’eau par mois.
L’optimum thermique est entre 24° et 35°C. Les vents violents lui sont dommageables et il
préfère les sols aérés, riches en azote et en potasse, situés à plus de 0,80 m de profondeur avec
un pH compris entre 4 et 8.
La production bananière requiert par an une main d’œuvre de 480 hommes.jours, 1000 kg
d’engrais minéraux, et 30 litres de pesticides. La production atteint en moyenne 30 tonnes par
an. Cette production peut être perturbée par plusieurs parasites et maladies parmi lesquels les
bactéries phytopathogènes dont le genre Pseudomonas, la fusariose (causée par Fusarium
oxyporum f. sp. cubensis), des anguilles et autres nématodes, les mouches des fruits, etc.

ƒ Mots-clés : Bananier, assolement, mode de multiplication, besoin en eau, parasites, maladies.

002
ƒ CENAP/PNUD
ƒ Tableau pour les exigences édaphiques des cultures envisagés au Bénin : cas de la
banane
ƒ Editeurs PNUD, FAO, PAP ; 1982 : 24 p.
ƒ Localisation : CDI-INBAB ; CENAP

Résumé :

Facteurs Degré de l’intensité des limitations


limitants 0 1 2 3 4
Topographie Plat Quasi-plat Ondulé Vallonné Autres
Drainage Bon Moyen Imparfait Mauvais Très mauvais
Inondations Nulles Exceptionnelle- Occasionnelle- Régulièrement Fréquemment
ment courtes Ment courtes moyennes longues
Sels Ec % (sels- <1 1-2 2-4 4-10 >10
alcalin) < 0,02 0,02-0,05 0,05-0,20 0,20-0,50 > 0,50
Ph 7,2-7,5 7,5-8,0 >8
Profondeur > 150 100-150 50-100 30-50 < 30
CEC argile > 24 16-24 < 16
Saturation en A > 80 A 50-80 A 35-50 A 35-50
base B > 50 B > 50 B > 50 B < 50
A >80 A 50-80
B <50 B<50
Matière > 3,0 2,0-3,0 < 2,0
organique
PH 6,7-7,2 6-6,7 5,5-6 5,5

ƒ Mots-clés : Topographie, drainage, inondation, pH, matière organique, bases échangeables, profondeur,
banane.
003
ƒ DOSSOU YOVO, N ; HOUADJETO, G. C ; TOMETY, S. N.
ƒ Tendance passées et actuelles des stratégies de consommation alimentaire du conseil en Afrique,
cas du Bénin.
ƒ Communication du Conseil des ONG en activité du Bénin (CONGAB); 1991, 29 p.
ƒ Localisation : Paris, Fondation de France
ƒ Mots clés : consommation alimentaire, développement social, organisation non gouvernementale,
politique alimentaire.

004
ƒ GBANHOUN, A.
ƒ Bananier. In : Savoir pour mieux vulgariser et mieux cultiver : les principales cultures
du Bénin
ƒ Imprimerie Express, Cotonou, 1993 : 178 p.
ƒ Localisation : MDR ; BIDOC FSA, CDI-INRAB.

Résumé : Le bananier est avant tout une plante alimentaire. Grâce à la succession végétative,
une bananeraie subsiste pendant des dizaines d’années, comme l’orange ; c’est l’un des fruits
les plus vulgaires au Bénin et fortement consommés par la population ; sa présence permanente
sur le marché de la consommation augmente considérablement la possibilité d’accès aux fruits
et par voie de conséquence réduit tant soi peu certaines carences nutritionnelles ; la banane est
très riche en glucide. C’est un élément énergétique par excellence : 100 gramme de farine
séchée contient 359 kcal, 3,3 g de protéines, 1,4 g de lipide, des vitamines A, B1, B2, C, du
calcium et du fer. Elle est consommée sous forme de fruit frais, frit ou cuit, de cossette et de
farine. Sa pulpe est séchée ou réduite en farine. La feuille du bananier est utilisée pour
l’emballage de produit alimentaire. On distingue plusieurs variétés : Banane de Chine, Banane
Plantain, Grande Naine, Gros Michel, Musa sinensis.
Le bananier est exigeant en eau ; le vent peut être à l’origine des dégâts considérables de verse
et de forte évapotranspiration, augmentant ainsi le besoin hydrique qui est de l’ordre de 2000 à
2400 mm d’eau par an.
Le bananier exige également un sol léger, profond, peu caillouteux. Il doit être cultivé sur un
terrain plat, sain, aéré, riche en azote et si possible protégé des vents. Pour préparer le sol, il
faut laisser la masse végétale sur place et ne dégager que les emplacements nécessaires aux
trous de plantation. La densité est de l’ordre de 1600 à 2500 plants à l’hectare. Les ennemis du
bananier sont : le charançon du bananier, les parasites des racines, la fusariose (maladie la plus
fréquente), les oiseaux piqueurs, les insectes et autres ravageurs. Il faut alors adopter une lutte
phytosanitaire avec une éradication systématique des plants atteints ou utiliser de pesticide.
L’emploi de fumure organique n’est limité que par son coût, les résultats étant généralement
excellents.

ƒ Mots-clés : Bananier, consommation, nutriments, usage, production.

005
ƒ LOKOSSOU, B.
ƒ Programme de recherche sur bananiers et plantains du Bénin : objectifs, acquis et
perspectives
ƒ In : Actes de la réunion de pilotage du Réseau MUSACO à Abidjan/Côte d’Ivoire, 1999.
ƒ Localisation : BP : M. LOKOSSOU, B., CRA-SD/Niaouli

Résumé : Le projet de recherche sur bananier et plantain est une composante du programme de
diversification des cultures d’exportation de l’Institut National des Recherches Agricoles du
Bénin. Ce programme contribue à l’amélioration de la sécurité alimentaire par l’augmentation
des revenus des petits producteurs et à l’accroissement des recettes de l’exportation. Le projet
vise à promouvoir la culture des bananiers et bananiers plantains afin de lutter contre la
pauvreté et le déficit alimentaire en mettant à la disposition des planteurs du matériel sain et
performant dans le souci d’accroître la production dans les zones de culture. Pour résoudre ces
problèmes (absence de variétés améliorées, mauvaise connaissance des pratiques culturales et
techniques de production, etc.,) trois thèmes de recherche ont été retenus :
- inventaire, caractérisation identification de clones locaux performants
- analyse des conditions de production des bananiers et bananiers plantains
- étude des formes d’organisation contractuelle entre producteurs et commerçants
Ces thèmes traduits en opérations de recherche démarrées en 1998 augurent de meilleurs
résultats.
ƒ Mots-clés : Projet, bananiers, plantains, sécurité alimentaire, exportation.

006
ƒ LOKOSSOU, B.,
ƒ Caractérisation de la collection nationale et essai de propagation rapide de matériel végétal
ƒ In : Rapport de la campagne 1999-2000 ; INRAB/CRA-SD/Niaouli ; 2000 : 72-76
ƒ Localisation : CD/CRA-SD/Niaouli

Résumé : Au total cinquante (50) clones ont été collectés, installés et mis en observation au
Centre des Recherches Agricoles du Sud-Bénin ; les critères d’évaluation et de sélection des
clones ont porté sur la fréquence d’émission des rejets, le nombre de feuilles vertes, la hauteur
du plant, le poids du régime, le nombre de mains, le nombre de doigts, la circonférence des
doigts et la durée du cycle. Trois techniques de multiplication rapide du matériel végétal ont été
testées pour garantir un approvisionnement sûr des matériels sélectionnés ; il s’agit de la
technique de fausse décapitation, de la technique de l’œilletonnage et de la technique de
multiplication par rhizomes. Les premiers résultats obtenus cette année laissent augurer bien
des espoirs.

ƒ Mots-clés : Prospection, clones, caractérisation, techniques de multiplication.

007
ƒ MDRAC
ƒ Rapport final de l’étude des habitudes alimentaires en République Populaire de Bénin
ƒ Rapport multigraphié ; Edition CEE, 1982 : 107 p.
ƒ Localisation : MDR

Résumé : Ce rapport présente l’importance des cultures de base dans l’alimentation des
populations du Bénin et précise que 33 % des unités de consommation du centre Bénin
intègrent la banane plantain dans leur alimentation.

ƒ Mots-clés : Alimentation, banane plantain.

008
ƒ MONTAGUT G ; YEHOUESSI A
ƒ Le commerce des fruits au Dahomey
ƒ Fruits (FRA) vol. 27 n°3 p.227-230
ƒ Localisation : Agritrop
009
ƒ MUNIER
ƒ Mission d’étude technique et économique sur les cultures fruitières en République du Dahomey.
ƒ Rapport multigraphié, Paris, 1962, 46 p.
ƒ Localisation : IFAC (FRANCE)
ƒ Mots-clés : ananas, avocat, banane, commerce, économie, exportation, fruits, importation, orange, prix
de gros, production.
010
ƒ PEDRO, J.
ƒ Projet de production de rejets améliorés de bananiers pour le sud –Bénin.
ƒ Exposé, document de travail, 1999 : 9 p ;
ƒ Localisation : BP : M. LOKOSSOU, B., CRRA-Niaouli

Résumé : Le grand problème auquel les planteurs béninois sont confrontés est la non
disponibilité de rejets sains et performants pour l’extension de nouvelles plantations. C’est
pourquoi ce projet vise à collecter des espèces et variétés locales en vue d ‘évaluer leur
productivité et sélectionner les variétés performantes, à constituer une base de données
préliminaires sur les cultivars de Musa au Bénin, à mettre en application les techniques
améliorées de production.

ƒ Mots-clés : Projet, problème, rejets, multiplication rapide.


011
ƒ PEDRO, J.
ƒ La production bananière au Bénin
ƒ Rapport multigraphié INRAB, 1999 : 32 p
ƒ Localisation : BP. M. LOKOSSOU, B., CRRA/Niaouli ;

Résumé : La production bananière est faite au Bénin par les petits paysans. Elle est souvent
pratiquée autour des cases et en petits lots dispersés dans les champs. Cette culture a très peu
bénéficié de l’encadrement des agents de vulgarisation. Mieux, les statistiques agricoles
relatives à la production bananière ont été estimées car depuis fort longtemps aucune
évaluation de l’importance de la production, des superficies et de la commercialisation dans le
pays n’est réalisée.
La production bananière prend de l’ampleur ces dernières années dans le Sud-Bénin. Elle est
pratiquée dans les écologies de bas-fonds dans les départements de l’Atlantique du Mono et de
l’Ouémé. Les bananes et plantains rentrent de plus en plus dans les habitudes alimentaires des
populations. Le commerce de bananes est surtout l’œuvre des femmes. Il reste à organiser la
filière banane à l’instar de la filière coton. Dans cette organisation de la filière, la recherche et
la recherche développement ont un grand rôle à jouer pour le développement et la promotion
de cette culture au Bénin.

ƒ Mots-clés : Production, banane, importance, filière, organisation.

012
ƒ SOUZA de, Simone
ƒ Flore du Bénin (Tome 3) Noms des plantes dans les langues nationales béninoises
ƒ Imprimerie Notre Dame (Cotonou, Bénin), 1988. p. 334 et p. 407
ƒ Localisation : B.P : M. ACHIGAN, E., CRRA-Niaouli.

Résumé : Cet ouvrage présente les diverses nomenclatures du bananier en plusieurs langues
nationales béninoises et notifie qu’il existe plusieurs cultivars. En outre il a souligné que la
bractée florale et le fruit de l’espèce Musa sinensis constituent des vasoconstricteurs et
augmentent la tension artérielle tandis que les fleurs des espèces Musa paradisiaca et Musa
sinensis possèdent des propriétés antibiotiques, astringentes et soignent la diarrhée.

ƒ Mots-clés : Nomenclature, langues nationales, Musa sinensis, Musa paradisiaca, thérapie, fleur.
3. AUTRES TRAVAUX SUR LES BANANIERS
ET BANANIERS PLANTAINS EXISTANT AU
BENIN
4. POINT SUR LA PRODUCTION DE LA
BANANE ET LES CONTRAINTES DE
PRODUCTION AU BENIN
4.1. Importance de la banane dans le pays
Pendant longtemps, la production bananière a suscité très peu d’attention au niveau des services de l’Etat au
point où il n’existe aucune statistique (superficie, production, rendement) en la matière. Cependant, les travaux
d’enquête et d’estimation de Pedro (1999) indiquaient qu’ en 1997, la production bananière était de 22199 tonnes
représentant 0.6% de la production vivrière totale. En1998, cette production était de 31050 tonnes. Elle serait de
40000 tonnes en 1999.
La culture des bananiers et bananiers plantains est concentrée dans la partie sud du pays dans les
départements de l’Atlantique, de l’Ouémé, du Mono et du Zou-sud. La superficie totale occupée par les
bananiers et bananiers plantains est de 20070 ha. Les bananiers « dessert » occupent 90% de la superficie totale
pendant que les bananiers plantains n’en occupent que 10% .

4.2. Commercialisation et utilisation du produit.


La production de bananes et plantains est consommée sur place au Bénin . La tendance de consommation
place la ville de Cotonou (département de l’Atlantique ) en tête, viennent ensuite Porto-Novo, Ouidah et
Abomey. En 1992, il a été estimé que 14000 tonnes de bananes ont été produites et consommées entièrement au
Bénin (TOMETY 1991). La grande partie de la production est toujours drainée vers les grandes villes du pays
telles que Cotonou et Porto-novo à cause de la forte demande et des prix de vente intéressants. Mais il est tout
de même important d’effectuer des analyses et enquêtes socio-économiques pour affiner ces tendances. La
banane est l’un des fruits les plus vulgaires au Bénin et fortement consommés par la population ; elle est
consommée sous forme de fruit frais, frit ou cuit, de cossette et de farine. La pulpe est séchée réduite en farine.
La feuille du bananier est utilisée pour l’emballage de produits alimentaires. La bractée florale et le fruit de
l’espèce Musa sinensis constituent des vasoconstriteurs et augmentent la tension artérielle tandis que les fleurs
des espèce Musa paradisiaca et Musa sinensis possèdent des propriétés antibiotiques astringentes et soignent la
diarrhée.

4.3. Diversité du matériel végétal et systèmes de production


D’après Pedro (1999), il existe plusieurs espèces et variétés de banane douce et banane plantain au
Bénin. Parmi les plus répandues, on peut citer :
- la banane douce à peau jaune à maturité, ‘’SOTOUNMON’’ en langue vernaculaire, se rencontre un
peu partout. Elle entre dans la fabrication des beignets, gâteaux, boissons locales. Cette banane se rencontre
toute saison, mais est très sensible aux maladies et insectes ;
- la banane ‘’DOHEZE’’ à peau verte à maturité est très recherchée pour le dessert à cause de son
arôme. Elle se rencontre en début de saison pluvieuse ;
- les bananes douces à peau violette à maturité ‘’DANKOEKOE’’ sont beaucoup utilisées dans les
cérémonies de Vodoun et aussi consommées comme dessert ;
- les autres bananes douces telles que TCHON, LIMU , GUNKOEKOE, SOKOEKOE, GBOGUI,
HLO, (bananes un peu acide), sont recherchées sur les marchés. Elles servent de relais en cas de
rareté du SOTOUNMON, et DOHEZE.
Gbahoun (1993) quant à lui a énuméré certaines variétés existant aux Bénin sans précision de leurs
caractéristiques ni de leurs noms vernaculaires ; il s’agit de banane de chine, banane plantain, gros michel et
Musa sinensis sans autre forme de détail.
Ces diverses variétés, sont cultivées autour des cases et en petits lots dispersés dans les champs. Mais
ces dernières années, la production prend de l’ampleur et de grandes superficies y ont été consacrées surtout dans
le sud du pays.
Dans la plupart des bananeraie, on rencontre un mélange de nombreuses variétés sur une même
parcelle. La bananeraie présente au moins quatre systèmes de culture :
- culture pure de bananiers autour des cases ou habitations souvent sur les tas d’ordures ménagères
- bananiers en association avec d’autres cultures industrielles (cacaoyères) surtout dans les régions de
l’ouémé, le long de la frontière bénino-nigérianne
- bananiers épars dans une culture vivrière (maïs, manioc, niébé et autres) dans les département du
Mono, de l’Atlantique de l’Ouémé et du Zou sud. La densité des plants est faible et avoisine 300 à
500 pieds à l’hectare.
- En ville on rencontre quelques bananiers associés aux cultures maraîchère dans les jardins.
La culture pure moderne a commencé timidement il n’y a pas longtemps dans les départements de
l’Atlantique et de l’Ouémé.
4.4. Les agro-écologies de production bananières
La production est observée au Bénin dans les zones agroé-cologiques au sud du pays. Elles sont
caractérisées par un climat de type soudano-guinéen avec deux saison pluvieuses : 800 à1200 mm/an à l’ouest et
1000 à 1450 mm/an à l’est, avec un température moyenne de l’ordre de 27°C. Les sols sont de plusieurs types :
on rencontre les sols de terre de barre (sur continental terminal) qui sont pour la plupart dégradés mais profonds
et faciles à travailler ; les sols très argileux profonds et humifères, souvent hydromorphes et difficiles à travailler,
les sols peu fertiles sur le littoral. Dans ces zones, la végétation présentent des physionomies de type variable :
on rencontre quelques reliques forestiers par endroit, des fourrés arbustives denses ou dominent le palmier à
huile et les graminées, une savane herbeuse, la prairie, des formation marécageuses à raphia et quelques
mangroves. Les cultures pratiquées dans ces zones sont : le maïs, le niébé, le manioc, les cultures maraîchères ;
la culture bananière est rencontrée par endroit.

4 .5. Facteurs socio-économiques liés à la production bananière


La production bananière telle qu’elle est pratiquée, ne permet pas une estimation correcte de la main
d’œuvre utilisée. De même, ne connaît pas pour cette production l’utilisation d’engrais ou de pesticides et la
replantation est rare chez les paysans.
La transformation des produits des bananiers est généralement l’œuvre des femmes.
Ce sont elles qui s’occupent également de la commercialisation. Les prix pratiqués sont variables suivant les
saisons et les marchés. Les produits sont vendus par régime, par mains ou par doigt
Le prix bord champs varie entre 800 et 1200 f le régime de banane plantain ; dans les villes ce prix
varie entre 2000 fcfa et 3000 fcfa pour un régime lourd et bien formé.

4.6. Contraintes de production au niveau des producteurs

SEMENCE

Le grand problème auquel les planteurs béninois sont confrontés est la non disponibilité de rejets sains
et performants pour l’extension de nouvelles plantations.

RAVAGEURS ET MALADIES

On a noté au niveau de plusieurs bananeraies une abondance des insectes, ravageurs et maladies dont
les méthodes de lutte sont très peu connues des paysans.

FERTILITE DES SOLS ET DISPONIBILITE EN EAU

- Faible potentiel des sols et leur dégénération sous l’action des hommes
- Faible pluviométrie entraînant un déficit hydrique dans certaines zones productrices.

AUTRES CONTRAINTES

- Manque de techniques culturales ; les paysans utilisent rarement les engrais ;


- Difficulté dans la lutte surtout contre l’Imperata cylindrica ;
- Inexistence de procédés modernes de conservation et de stockage ;
- Verse des plants en pleine production de régime ;
- Agriculteurs peu formés ne bénéficiant pas d’encadrement ;

4.7 Activités des SNRA


. Avec la politique de diversification agricole de L’Etat béninois, la production de banane fait partie des
priorités du Système National de Recherche Agricole.
Il existe donc un programme national sur les bananiers et bananiers plantains exécuté au niveau de l’
Institut National de Recherche Agricole du Bénin.
Ce programme collabore avec d’autres institutions telles que l’Université Nationale du Bénin, des
Centres d’Action Régional pour le Développement Rural (CARDER) et quelques Organisations non
gouvernementales
Au niveau de ce programme, il existe deux principaux projets qui sont en cours. Il s’agit du Projet
Appui à la Recherche et au Développement de la Production Bananière en Zones Périurbaines et du Projet
Collecte Caractérisation des Bananes et Bananes Plantains.
Le programme collabore avec l’Inibap, l’IITA-Ibadan, le CRBP, Donala (Cameroun ).
Il est en grande partie financé par le budget national
Les principales contraintes de recherche sont liées à l’insuffisance de financement, au manque de
formation et de personnel, au manque d’équipements et d’informations.
5. BESOINS DE RECHERCHE ET OPTIONS
POUR UN DEVELOPPEMENT DE LA
PRODUCTION BANANIERE AU BENIN
Bien que faisant partie des systèmes de production des populations rurales et périurbaines, la
production bananière a pendant plusieurs années fait l’objet de la part du ministère en charge de l’agriculture peu
d’attention. Cela explique l’absence quasi total de donnée qualitatives et quantitatives (statistique) liées à la
production et aux superficies exploitées dans le cadre de cette production.
Mais plus récemment, avec la nouvelle orientation du développement agricole au Bénin qui accorde une
grande importance à la diversification des cultures pour mieux satisfaire et accéder aux marchés interne et
externe, de nouveaux axes de recherche s’ouvrent sur des spéculation prioritaires et sur les agro-industries
d’exportation. Parmi ces spéculations figurent en bonne place la culture bananière dont les principaux besoins de
recherche doivent mettre l’accent sur :
- la collection, la caractérisation et l’évaluation des cultivars existant au Bénin ;
- le développement des technologies améliorées de multiplication des rejets ;
- la lutte contre les maladies et ravageurs ;
- l’étude des zones agro-écologiques propices à la culture bananière ;
- l’analyse du marché d’écoulement et l’organisation de la filière.

5.1. Collection, caractérisation et évaluation des cultivars existant au Bénin


Cette étude, déjà amorcée par le programme Bananiers et Plantains de l’INRAB, devra être poursuivi.
Elle doit permettre à moyen terme
- de décrire les caractéristiques morphobotaniques et même moléculaires de ces divers
cultivars
- de sélectionner les cultivars qui répondent aux mieux aux besoins des agriculteurs et
les cultivars qui favorisent le développement d’une agro-industrie d’exportation.

5.2. Le développement des technologies améliorées de multiplication de


rejet
L’un des grands problèmes auquel les planteurs béninois sont confrontés est la non disponibilité de
rejets sains et performants pour l’implantation de nouvelles plantation. Face à ce constat, il est impérieux
d’explorer les voies de propagation rapide de matériel végétal, de décapitation ou de multiplication sur souche
décortiquée. L’implication des producteurs dans la recherche de technologie adéquates de multiplication des
rejets est un atout non négligeable.

5.3. La lutte contre les maladies et les ravageurs


Plusieurs observations ont montré que la production de banane et plantain au Bénin est l’objet de
diverses attaques de maladie et de ravageurs. D’après Pédro (1999), la cercosporiose noire (Mycosphaerella
fijiensis) peut réduire les rendements dans des proportions allant jusqu’à 50% et que le charançon du bananier
(Cosmopolite sordidus) et les nématodes et parasites tels que Radopholus similis sont également à l’origine de
sérieuses pertes de production. Pour résorber ces divers problèmes, il convient d’améliorer les stratégies de lutte
contre ces divers parasites et maladies en même temps qu’il faut orienter la recherche vers le développement des
cultivars résistants et performants.

5.4. L’étude des zones agro-écologiques propices à la production bananière


Au Bénin, la production bananière est concentrée dans quelques départements du sud à savoir :
l’Atlantique, l’Ouémé, le Mono et une partie du Zou sud. Dans ces département, les zones de dépression et les
zones de bas-fonds sont les sites privilégiés d’implantation des bananeraies. Même si quelques données existent
sur les préférences pédologiques et écologiques du Bananier (CENAP, 1983 ; Aho et Kossou, 1997), il est à
noter qu’aucune étude n’a été réalisée sur l’interaction entre la plante et le milieu agro-écologique
traditionnellement exploité par les agriculteurs. La mise en œuvre des actions de recherche dans ce sens aiderait
énormément à résoudre les nombreux problèmes de maladie et de ravageurs et même de fertilité de ces zones de
production bananière.
5.5. L’analyse du marché d’écoulement et l’organisation de la filière
Bien que les statistiques relatives à la production bananière soient quasi inexistant, l’on s’accorde sur le
fait que les bananes et plantains contribuent énormément dans la consommation et la constitution de revenu de
plusieurs communauté du Bénin. La contribution de la production bananière à la sécurité alimentaire et à la
constitution de flux financier au niveau des population locale et urbaine, pour être améliorer, nécessite qu’au
delà de la résolution des contraintes et problèmes liés à la production , une étude minutieux du fonctionnement
des marchés de bananes et plantains soit faite. Cette étude pourra être couplée avec des enquêtes et des suivis des
exploitations en milieu paysan aux fins de déceler les besoins en formation et en approvisionnement des
agriculteurs pour une amélioration des systèmes de production bananière.
L’organisation de la filière pourra être assurée par les partenaires au développement principalement les
services techniques du Ministère en charge de l’agriculture et des organisations non gouvernementales tant
nationale qu’internationales.
LISTE ET ADRESSES DES CENTRES DE
DOCUMENTATION ET BIBLIOTHEQUES
PRIVEES CONSULTEES LORS DE LA
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE
CENTRE DE DOCUMENTATION ET D’INFORMATION DE L’INRAB
01 BP : 884 Cotonou République du Bénin
Tél : (229) 30 02 64/30 14 51
Fax : (229) 30 07 36/30 37 70

Centre de documentation de la FAO


01 BP : 1369 Cotonou République du Bénin
Tél : (229) 31 46 25/31 42 45/ 31 44 29
Fax : (229) 31 36 49

SERVICE DE LA DOCUMENTATION, DE LA PUBLICATION DE


L’INFORMATION SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU CBRST
03 BP : 1665 Cotonou, République du Bénin
Tél : (229) 32 12 63
Fax : (229) 32 36 71

Centre national de documentation et d’information agricole de la direction de la


programmation et de la prospective du MDR.
04 BP : 0820 Cotonou République du Bénin
Tél : (229) 30 01 87/30 04 10/30 19 55/30 10 87
Fax : (229) 30 03 26

Centre de documentation et d’information (CDICA) du CARDER Atlantique


01 BP : 0648 Cotonou République du Bénin
Tél : (229) 30 00 72/36 01 732 64/30 14 51

Bibliothèque, Centre de documentation FSA


01 BP : 526 Cotonou République du Bénin
Tél : (229) 30 02 64/30 14 51

Bibliothèque, Centre de documentation de l’IITA


08 BP : 0932 Cotonou République du Bénin
Tél : (229) 35 01 88/30 19 940 02 64/30 14 51
Fax : (229) 30 14 66

Centre de documentation du Lycée Agricole Medji de Sékou


Sékou/Allada, République du Bénin.
Centre de documentation et d’information du Centre des Recherches Agricoles du
Sud-Bénin (Niaouli)
BP : 03 Attogon/Allada, République du Bénin
Tél : (229) 37 11 50/37 12 50
Fax : (229) 37 12 50

M. KOUKE Alphonse
Programme Ressources Phytogénétiques
CRA-Niaouli/INRAB
BP : 03 Attogon/Allada, République du Bénin
Tél : (229) 37 11 50/37 12 50
Fax : (229) 37 12 50

M. LOKOSSOU BERNARDIN
Coordonnateur Projet Bananiers et Plantains
CRA-Niaouli/INRAB
BP : 03 Attogon/Allada, République du Bénin
Tél : (229) 37 11 50/37 12 50
Fax : (229) 37 12 50

M. ACHIGAN ENOCH
Secrétaire CNRPG-BN
CRA-Niaouli/INRAB
BP : 03 Attogon/Allada, République du Bénin
Tél : (229) 37 11 50/37 12 50
Fax : (229) 37 12 50

M. D’ALMEIDA Joachim
Enseignant-Chercheur FSA
01 BP : 526 Cotonou République du Bénin
Tél : (229) 30 02 64/30 14 51