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Module Optionnel

« Matériaux Composites et Homogénéisation »


2AGC - ENIT

Chapitre 2
Méthode d’Homogénéisation par Champs
Moyens : notions de base
& résultats généraux

Enseignant: Karim Miled


Email: Karim.Miled@enit.rnu.tn

1
Plan du chapitre
I. Introduction

II. Homogénéisation des composites


élastiques: résultats généraux

III. HCM d’un composite à deux phases


élastiques: résultats généraux

IV. Applications 2
Introduction
Passage Micro(scopique) → Macro(scopique): Homogénéisation
- Chaque point matériel macroscopique du matériau homogène équivalent est le centre d’un
Volume Elémentaire Répresentatif VER (Representative Volume Element RVE).
- A l’échelle micro(scopique ): le VER représente la microstructure du matériau hétérogène et
contient un nombre fini de constituents.
- Une loi de comportement constitutive est associée à chaque constituent à l’échelle micro.
- Le passage micro → macro dit “Homogenization” permet de trouver la réponse macroscopique
(la loi de comportement macro) du VER.
- La mécanique des milieux continus (M.M.C) est ensuite employée à l’échelle macro.

Remarque: Le passage Macro → Micro est aussi possible pour voir ce qui se passe à l’échelle
micro (exemple: les contraintes et les déformations en chaque phase)
Notations & Définitions
• ω: domaine géométrique du VER
• ∂ω: bord extérieur du VER ou de ω
• V: volume du VER
• x : position (coordonnées) du centre du VER
(point matériel macro)par rapport à un repère fixe.
• x : position (coordonnées) d’un point micro quelconque
appartenant au VER par rapport à un repère relatif lié au
VER. ω ω

• f: un champ (variable en fonction de x) micro dans le VER

• f ( x , x)
est la
x
moyenne volumique du champ micro f
sur le VER de centre : x
1
f (x, x) ω

V ∫ω f (x , x )dV
Remarque: Pour alléger l’écriture, tous les champs micro à l’intérieur d’un VER de
centre x seront notés comme des fonctions de x seulement.
Homogénéisation des composites
élastiques linéaires
∂ω ∂ω

Homogénéisation
ω ω

υ m + υi = 1

Vm Vi
cm ,υ m = V ci , υ i = V C = f (Cm , Ci ,υ m ,υi ,...) ?
VER Hétérogène VER Homogénéisé
5
3 types de problème aux limites
Prob.1:Déformation macro homogène imposée sur ∂ω

Donnée: une déformation macro ε homogène (c.-à-d. εconstante) est


imposée sur les bords du VER hétérogène et du VER homogénéisé:
A l’échelle micro, le bord ∂ω du VER hétérogène est soumis
alors à un déplacement imposé linéaire égal à:

ui ( x ) = ε ij x j ; x ∈ ∂ω (i = 1 à 3)
ε ij
Résultat: La moyenne volumique du champ de déformation micro
ε ij
dans le VER hétérogène est égale au champ macro imposé sur le bord du
VER (le poids propre du VER étant négligé):
1
ε ω
= ∫ ε ( x)dV = ε ( ε ij = ε ij )
V ω
Prob.2:Contrainte macro homogène imposée sur ∂ω

Donnée: une contrainte macro homogène


σ σ (c.-à-d. constante) est
imposée sur les bords du VER hétérogène et du VER homogénéisé:
A l’échelle micro, le bord ∂ω du VER hétérogène est soumis
alors à un vecteur contrainte linéaire en fonction de la
normale extérieure unitaire n à ∂ω:
∂ω

x∈
Fi ( x ) = σ ij n j ( x ) , σ ij ∂ ω

Résultat: La moyenne volumique du champ de contraintes micro dans


le VER hétérogène est égale au champ de contraintes macro imposé sur
le bord du VER (le poids propre du VER étant négligé):

1
σ ω
= ∫ σ ( x) dV = σ ( σ ij = σ ij )
V ω
Prob.3: Déplacement périodique imposé sur ∂ω
Donnée: un champ de déplacementσ
périodique u per est imposé sur les
bords du VER hétérogène et du VER homogénéisé tel que:
u per (x+ ) − u per ( x − ) = ε .( x + − x − )
+ −
x et x sont les coordonnées de deux points opposés
appartenant à deux faces opposées du bord du VER.

ε est le champ de déformation macro homogène.


σ ij
Remarque: Ce type de C.L. est utilisé notamment quand le
matériau hétérogène présente une microstructure
périodique(VER périodique).

Résultat: La moyenne volumique du champ de déformation micro


dans le VER hétérogène est égale au champ macro imposé sur le bord du
VER (le poids propre du VER étant négligé):
1
ε ω
= =ε ( ε ij = ε ij )
V ∫ω ε ( x ) dV
Microstructure périodique

VER périodique = 1 cellule de base 9


Condition de Macro-homogénéité
de Hill-Mandell
• σ*(x): un champ de contraintes micro auto-équilibré
∂σ ij*
σ ij* = σ *ji , = 0, ∀x∈ ω
∂x j
• ε*(x): un champ de déformations micro
* *
*

1  ∂ui ∂ u j

ε ij =  + 
2  ∂x j ∂xi 

u*(x): le champ de déplacement micro associé à ε*(x)

Remarque: σ*(x) et ε*(x) ne sont pas nécessairement


reliés (par la loi de comportement élastique) et ne
sont pas nécessairement la solution du problème
d’équilibre élastique du VER hétérogène.
Condition de Macro-homogénéité
de Hill-Mandell
•Si ε*(x) satisfait les conditions aux limites du
problème 1 (ou 3) sur ∂ω( ui ( x) = ε x j ou u per ( x+ ) − u per ( x− ) = ε .(x + − x−))
ij
*
ou σ (x)satisfait les conditions aux limites du
problème 2 sur ∂ω ( F ( x ) = σ n ( x ) )
i ij j
Alors:
* * * *
σ :ε ω
= σ
ω

ω
C’est le lemme ou la condition de macro-homogénéité de
Hill-Mandell

Remarque: En élasticité linéaire, si σ*(x) and ε*(x) sont


reliés par la loi de comportement élastique linéaire,
alors cette condition traduit l’équivalence entre les deux
énergies de déformation élastique micro (du VER
hétérogène) et macro (du VER homogénéisé):
* *
σ :ε ω
= σ :ε
Relier ε et σ⇔ Relier ε et σ
ω
ω
En élasticité linéaire, la raideur homogénéisée du composite est tel que:
C
σ ω
= C : ε ω
Approches utilisées pour déterminer ε ω et
σ ω
• Calculs numériques directs par la méthode des éléments finis du VER hétérogène
(à l’échelle micro): prédiction des champs de déformations et contraintes micro en chaque
point du VER.
(+) des résultats précis.
(-) coûteux (temps de calcul et espace mémoire).
• Calculs analytique s ou semi-analytiques par la méthode d’Homogénéisation par
Champs Moyens HCM (en anglais: Mean Field Homogenization MFH) : prédiction des
champs de déformation s et contraintes micro moyens en chaque phase homogène du VER

(+) plus faciles et plus rapides.


(-) des résultats approchés plus ou moins bons selon le modèle utilisé et le matériau
d’application.
• Autres approches: l’homogénéisation asymptotique utilisée notamment pour les matériaux
périodiques, etc.
Exemples de calculs
d’Homogénéisation par Eléments
Finis

VER tridimensionnel d’un composite à matrice VER bidimensionnel d’un solide poreux
en polymère renforcée par des fibres courtes Code E.F. Cast3M
céramiques , Code E.F. Abaqus. (Miled et al., 2014)
( Pierard et al., 2006)
Homogénéisation Asymptotique
[E. Sanchez-Palencia, G. Duvaut, F. Léné, R. Peerlings, … ]

Microstructure périodique, x: coordonnées macro, y: coordonnées micro dans la cellule


unitaire ou de base.
δ : paramètre micro pilotant le champ de déplacement micro (une expansion
asymptotique de u en fonction de δ ).
HCM d’un composite à deux phases
élastiques linéaires
VER hétérogène VER homogénéisé
ε ε
Homogenization

Phase
« inclusions »
υ m + υi = 1 élastiques
homogènes

Phase
Vi
«matrice » Vm ci , υ i = V C
élastique cm ,υ m = V
homogène
1
ε ω
= ∫ ε ( x)dV = ε σ =C: ε = C :ε 15
V ω ω ω
HCM d’un composite à deux phases
élastiques linéaires: résultats généraux

Problème aux limites n°1: ε est imposée sur ∂ω

ε ω
=υ m ε ωm
+ υi ε ωi

ε
Tenseurs de localisation des déformations (d’ordre 4) A et
ε définis par :
B ε ε
ε ωi
=A : ε ω
= A :ε
ε
ε ωi
=B : ε ωm
,
ε ε ε −1
A = B : [υi B + (1 − υi )δ ]
1
δ est le tenseur identité symétrique d’ordre 4: δ ijkl = (δ ik δ jl + δ ilδ jk )
2 16
δ ij = 1 si i = j et δ ij = 0 si i ≠ j (symbole de Krônecker)
HCM d’un composite à deux phases
élastiques linéaires: résultats généraux

ε ε −1
C = [υi Ci :B + (1 − υi )Cm ]: [υi B + (1 − υi )δ ]

ε
ou C = Cm + υi A : (Ci − Cm )
ε
- Le modèle de Voigt suppose une déformation micro homogène (uniforme) => B =δ
- Le modèle de Reuss suppose une contrainte micro homogène (uniforme) => B ε = C i−1 : C m
Remarques: Les modèles de Voigt et de Reuss donnent respectivement les deux bornes
supérieure et inférieure absolues pour les raideurs élastiques d’un composite.
- Ces modèles ne prennent pas en compte les effets de la forme et de l’orientation des
17
inclusions.
Applications
Exercice 1
1) Montrer que la raideur homogénéisée donnée par le modèle de
Voigt est égale à: C Voigt= υ C +υ C
m m i i
2) Montrer que la raideur homogénéisée données par le modèle de
Reuss est égale à: C Reuss= [υ C −1 +υ C −1 ]−1
m m i i

3) Montrer que la raideur exacte C du composite est encadrée par


les bornes de Reuss et de Voigt.
Exercice 2: Un matériau composite unidirectionnel est constitué de
fibres de verre noyées dans une résine époxy. Le taux de fibres est de
15 %. La résine est isotrope de module d’Young 4 GPa. Les fibres ont
un module d’Young longitudinal égal à 80 GPa.
1) Calculer une bonne approximation du module d’Young longitudinal
du composite.
2) Calculer une bonne approximation du module d’Young transversal
18
du composite.
HCM basée sur la solution du problème de
l’hétérogénéité éllipsoïdale isolée d’Eshelby
(Mean Field Eshelby –Based Homogenization)

La plupart des modèles classiques d’Homogénéisation par


Champs Moyens (HCM) (à l’exception des modèles de Voigt
et de Reuss) sont construits en utilisant des tenseurs de
localisation approchés basés sur la solution du problème de
l’hétérogénéité éllipsoïdale isolée noyée dans une matrice
infinie soumise à une déformation homogène sur son bord à
l’infini. Ce dernier est résolu analytiquement par Eshelby
(1957) avec un autre problème auxiliaire. Les deux problèmes
d’Eshelby sont présentés ci-après

19
1. Problème auxiliaire de l’inclusion isolée d’Eshelby

ε*

• Un volume éllipsoidale (I) est sorti d’une matrice infinie formée d’un matériau
homogène élastique linéaire de raideur Cm,
• Ce volume est soumis à une déformation libre ε* ensuite il est remis à sa place initiale
dans la cavité laissée dans la matrice infinie=> perturbation du champs de
20
déformation dans la matrice infinie .
Solution du problème de l’inclusion isolée d’Eshelby
Le champ de déformation dans l’inclusion (I) est homogène
(uniforme) et il est égal à: ε ( x) = Γ( I , Cm ) : ε * , ∀x ∈ ( I )
Γ( I , Cm ) est le tenseur de localisation de déformation d’Eshelby (tenseur
d’ordre 4) dépendant de la forme et de l’orientation de
l’inclusion (I) et des propriétés élastiques de la matrice (Cm).
• Si l’inclusion (I) est éllipsoidale et si la matrice est isotrope , Γ
est fonction seulement du coefficient de Poisson νm de la matrice et du
rapport d’aspect de l’inclusion (aspect ratio).
• En plus, si l’inclusion (I) est sphérique, dépend seulement de
Γ
νm (puisque le rapport d’aspect est égal à 1 pour une sphère), et est Γ
donné par l’expression suivante:
5ν m − 1 4 − 5ν m
Γijkl = δ ijδ kl + (δ ik δ jl + δ jk δ il )
15(1 −ν m ) 15(1 −ν m )
et Γijkl = Γjikl = Γijlk = Γklij δ ij est le symbole de Kronecker. 21
2. Problème de l’hétérogénéité isolée d’Eshelby
Une hétérogénéité ellipsoïdale, constituée d’un matériau homogène élastique linéaire de
raideur Ci , est noyée dans une matrice infinie constituée d’un autre matériau élastique
linéaire ayant une raideur Cm et soumise à une déformation homogène ε sur son bord
à l’infini ∞ .
ε à ∞

m c i c
Solution du problème de l’hétérogénéité éllipsoïdale d’Eshelby
La déformation dans l’hétérogénéité est homogène (uniforme) et elle est
égale à : ε
ε ( x) = H ( I , Cm , Ci ) : ε , ∀x ∈ ( I )
ε −1 −1
{
H ( I , C m , C i ) = δ + Γ ( I , C m ) : (C m : C i − δ ) }
Hε est le tenseur de localisation de déformation d’Eshelby relatif au problème de 22
l’hétérogénéité ellipsoïdale isolée .
Cas particuliers

1- Si la matrice est isotrope et ayant un coefficient de Poisson νm = 0,2:

Γ = 0.5 δ
2. Si la matrice est isotrope et ayant un coefficient de Poisson νm = 0,2
et si (I) est un pore sphérique (Ci = 0) : ε
H = 2δ
ε à∞

23
Modèles d’Homogénéisation par Champs Moyens
basés sur les tenseurs de localisation d’Eshelby
1. Le modèle dilué ou modèle d’Eshelby
Selon ce modèle ou schéma d’homogénéisation, l’interraction entre les inclusions à
travers la matrice est négligée. Ainsi, chaque inclusion de raideur Ci se comporte
comme l’hétérogénéité isolée d’Eshelby noyée dans une matrice infinie de raideur
Cm qui est soumise sur son bord à l’infini à la déformation homogène appliqué
sur le bord du VER hétérogène. Ainsi :
ε
ε à ∞
ε
ε ωi
= H ( I , C m , Ci ) : ε
Comme: ε ε ε
ε ω
= A : ε ⇒ A dilué = H ( I , C m , Ci )
i

ε C m C i
C dilué = [Cm + υi H (Ci − Cm )]
Remarque: Le modèle dilué donne généralement des bonnes prédictions seulement pour les
faibles fractions volumiques en inclusions, ce qui est prévisible puisque dans ce cas l’interraction
entre les inclusions est faible voire très faible et donc peut être négligée. Pour une fraction en
inclusions plus importante, l’interraction entre celles-ci ne peut plus être négligée, ce qui explique
que ce modèle donne des mauvaises prédictions dans ce cas (en comparaison avec les résultats 24
expérimentaux).
1. Le modèle dilué ou modèle d’Eshelby
• Cas particulier : pour un VER hétérogène élastique isotrope formé d’une
matrice élastique isotrope ayant un coefficient de Poisson νm = 0,2 et renfermant des
pores sphériques (Ci = 0) avec une fraction volumique totale ou une porosité
égale à p : ε
H = 2δ ε

C dilué = (1 − 2 p)Cm
k dilué ( p ) µ dilué ( p )
= = 1− 2 p
km µm ,υ m = 1 − p
C m i i
C = 0,υ = p
k et µ sont respectivement le module de compressibilité et le module de cisaillement du
matériau isostrope exprimés en fonction de son module d’Young et son coefficient de
Poisson comme suit:
E E 3k − 2 µ
k= ;µ = => ν =
3(1 − 2ν ) 2(1 + ν ) 2(3k + µ ) 25
2- Le modèle de Mori-Tanaka (Mori et Tanaka,1973;
Benveniste, 1987)
Selon le modèle de Mori et Tanaka et afin de tenir compte de l’interraction entre les
inclusions, chaque inclusion de raideur Ci se comporte comme l’hétérogénéité isolée
d’Eshelby noyée dans une matrice infinie de raideur Cm mais cette matrice est
soumise sur son bord à l’infini à une déformation homogène égale à la moyenne
volumique du champ de déformation dans la matrice ε et non pas au ε
ω
à ∞
ω m m
chargement réel ε du VER. Ainsi :

ε ωi
= H ε ( I , C m , Ci ) : ε ωm
C m Ci
ε ε ε
Comme: ε =B : ε ⇒B M −T = H ( I , C m , Ci )
ωi ωm

ε ε −1
C M −T = [υi Ci : H + (1 − υi )Cm ] : [υi H + (1 − υi )δ ]
Remarque: Le modèle de Mori-Tanaka donne, généralement, des bonnes prédictions des
rigidités élastiques des composites à matrice et à inclusions, aussi bien pour les petites que
pour les grandes fractions volumiques en inclusions. 26
2- Le modèle de Mori-Tanaka
• Cas particulier: pour un VER hétérogène élastique isotrope formé d’une
matrice élastique isotrope ayant un coefficient de Poisson νm = 0,2 et renfermant des
pores sphériques (Ci = 0) avec une fraction volumique totale ou une porosité
égale à p : ε
H = 2δ ε

1− p
C M -T = Cm
1+ p

i i
C = 0,υ = p
C m ,υ m = 1 − p
k M -T ( p ) µ M -T ( p ) 1 − p
= =
km µm 1+ p
27
3- Le modèle auto-cohérent (The Self-Consistent model,
Budiansky, 1965; Hill, 1965)
Selon ce modèle et afin de prendre en compte l’interraction entre les inclusions, chaque
inclusion de raideur Ci se comporte comme l’hétérogénéité isolée d’Eshelby noyée dans une
matrice infinie fictive de raideur (raideur homogénéisée inconnue du composite et non
pas celle de la matrice réelle Cm C ). Cette matrice est soumise sur son bord à l’infini à la
déformation homogène appliqué sur le bord du VER hétérogène. Ainsi :
ε
ε à ∞
ε
ε ωi
= H ( I , C , Ci ) : ε

ε ε ε
Comme: ε = A :ε ⇒ A A−C = H ( I , C , Ci )
ωi C C i

ε
C A -C = [Cm + υi H ( I , C , Ci )(Ci − Cm )]
Remarque: La résolution de l’équation précédente de C donnée par le modèle
auto-cohérent se fait généralement par itérations successives (analytiquement,
semi-analytiquement ou numériquement). 28
3- Le modèle auto-cohérent
• Cas particuliers: pour un VER hétérogène élastique isotrope formé d’une
matrice élastique isotrope (km , µm) renfermant des inclusions élastiques isotropes
(ki , µi) , les modules de compressibilité et de cisaillement du composite homogénéisés
par le modèle auto-cohérent sont donnés par les expressions suivantes::
ki µi
−1 −1
k A -C km µ µm
= 1 + υi and A-C = 1 + υi
km k µm µ
(1 − α A−C ) + i α A−C (1 − β A−C ) + i β A−C
km µm
1 + ν A−C 2(4 − 5ν A−C )
Avec: α A -C = and β A -C =
3(1 −ν A−C ) 15(1 −ν A−C )
• Si les inclusions sont des pores (ki =µ
µi= 0) sphériques et si le coefficient de
Poisson de la matrice est égale à 0,2 et aussi supposée égal à celui du composite
(ν = ν = 0,2) : ε
A-C m

k A -C ( p ) µ A -C ( p )
= = 1− 2 p
km µm 29
i i
C = 0,υ = p
C m ,υ m = 1 − p
Comparaison des prédictions des divers modèles d’homogénéisation avec des
résultats expérimentaux: cas d’un béton poreux

Béton léger de
Em=42 GPa, νm =0.2 polystyrène expansé

Variation du module d’Young normalisé (Ebéton polystyrène / Ematrice cimentaire) du béton léger de
polystyrène expansé en fonction de sa macro porosité (la fraction volumique en polystyrène)
=> le modèle Différentiel donne les meilleures prédictions pour le module d’Young
du béton de polystyrène
30
Source : Article Miled et al., publié dans Mechanics Research communications, 2011.