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Noms : MANGAPTCHE YONKEU

Prénoms : Ronald Adrien


Date et lieu de naissance : 19 Mai 1990 à Douala
Tel : 694265079 / 674586760
Email : adrienrespecte@gmail.com

LA LANGUE SALVATRICE

Merka est un royaume qui pleure. Les conflits ici sont pareils au Typhon. Les populations
vivant sur le même territoire ne s’apprécient guère. A l’origine, la volonté d’un groupe
minoritaire de prendre le contrôle du royaume et d’imposer sa langue vernaculaire comme
langue officielle. Les autres tribus ont vu en cela l’ambition de faire disparaitre les autres
langues du terroir et par ricochet, les diverses cultures du royaume. Chose qu’elles n’ont pas
approuvées. Le climat qui règne à Merka a poussé de nombreuses personnes a quitté le berceau
de leurs ancêtres ; pour se rendre dans les royaumes voisins qui avaient d’ores et déjà formé
une alliance solide grâce à une langue commune les permettant de communiquer et d’échanger
aisément : le français. Merka n’a ni roi, ni palais, ni unité et n’arrête pas de se détruire…

Un jour, des explorateurs, fascinés par le paysage et la beauté sans réplique de Merka, ont
marqué un arrêt sur le territoire. Ces étrangers qui parlaient une langue méconnue autochtones,
ont suscité l’admiration et surtout l’étonnement des populations quant à la couleur de leur peau
et la nature des objets en leur possession. Ils ont profité de la notoriété qu’ils avaient gagnés
dans le royaume pour rencontrer les chefs de chaque tribu, faire des dons et effectuer sans
difficultés majeures le tour du royaume. Témoins de la haine mutuelle que se voue un peuple
du fait de leur appartenances diverses qui rend la communication complexe, ils ont décidé
d’unir ledit royaume autour d’une seule et même langue : le français. Cette ambition noble, pas
du tout évidente à accomplir, fut enregistré comme la solution pour une paix durable à Merka.
Appréciés et acceptés par les différentes tribus (la majorité), ils identifièrent les leaders de celle-
ci pour les mettre à l’école de la langue française. Les débuts n’ont pas été aisés. Ils ont essuyé
refus, brimades, violences mais l’argument selon lequel les autres royaumes situé en périphérie
parlent la même langue et que ce serai un grand avantage pour eux de s’inscrire dans la même
dynamique pour le rayonnement de Merka. D’ailleurs, certains intellectuels qui comprenaient
et parlaient certaines langues locales du royaume Merka, ont été associés au projet. Ce dernier
n’a pas connu d’arrêt étant donné que chaque équipe avait assimilé la langue de la tribu dans
laquelle elle se trouvait. Cela à faciliter la conversion de la littérature orale et écrite locale en

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langue française. Certains explorateurs ont quitté Merka mais, quelques-uns sont restés pour
aider le peuple à s’abreuver à la source de la langue française.

Les années ont passé, les explorateurs avaient tous quittés le royaume. Les leaders des
tribus qui pouvaient désormais communiquer et se comprendre mutuellement sans brandir
chacun sa langue ont décidé de mettre fin à ces conflits qui assombrissent le royaume. Ils se
sont réunis en « Conseil du royaume » et ont désigné à l’unanimité un Roi pour régner sur toutes
les tribus. Ce fut une grande nouvelle pour Merka qui continua par contre à verser des larmes
mais cette fois ci, des larmes de joie. Le Roi désigné, institua la langue française comme langue
officielle du royaume tout en mettant un accent sur le fait que les langues locales ne doivent
pas disparaitre car, c’est l’héritage des ancêtres, le socle de la culture. Il faut continuer à
entretenir sa pérennité…

L’adoption de la langue française par le royaume Merka a ouvert les portes à un éventail
de possibilités et d’opportunités pour ses habitants. Les liens avec les royaumes environnant se
sont renforcés, les touristes affluaient de plus en plus. Cela a contribué à enrichir le royaume, à
permettre au peuple de Merka de voyager, de découvrir d’autres réalités, d’autres cultures qui
constituent l’ossature du monde.

Le Roi de Merka, le nommé Anjohi, a remercié les explorateurs pour cette idée de génie
qui les a conduit à leur enseigner la langue française, devenue la langue du partage, des
célébrations, de l’amour et du progrès. Le peuple a grandi, évolué, s’est ouvert aux autres pays.
Etant donné que cette langue est parlée par plusieurs pays dans le monde, elle a servi de canal
aux « merkais » (habitants de Merka) pour présenter leur savoir-faire, leur savoir être, leur
culture unique et originale. Elle représente un formidable atout dans le domaine de l’éducation,
des affaires ou dans la vie quotidienne pour s’informer ou dans les relations personnelles. Cette
belle langue qui séduit de par sa structuration alléchante, a libéré de leur geôle les vents de la
paix, de la stabilité et de la prospérité qui souffle désormais sans obstacles dans le royaume.