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- Le numérique a-t-il vraiment tué le papier ? - 21 mai 2015Le numérique a-t-il vraiment tué le papier ?

paperless : le numérique a t-il tué le papier ?. La digitalisation de notre vie professionnelle ferait de
nous des êtres meilleurs, plus connectés, mieux informés et plus productifs que jamais. La mort des
supports physiques musicaux comme le CD augurerait déjà celle annoncée des livres papiers,
remplacés par des liseuses et autres tablettes…
Pourtant, le papier fait de la résistance et le numérique pose également la question de la protection
des données personnelles. Sommes-nous prêts à confier notre vie professionnelle et personnelle aux
géants américains de l’internet ? Entre réalité et utopie, entre vie pratique et démarche militante,
voyage dans une réalité pas si tranchée que cela. Êtes-vous prêt à vivre “paperless” ?
Atelier Google Loves Me PAPERLESS Dans un article de Businessweek paru en 1975, et récemment
repris par Bloomberg, on y évoquait déjà les transformations à venir et on anticipait la fin de
l’utilisation du papier devant les avancées technologiques futures. Les années 90 et 2000 résonnaient
alors comme un avenir où les ordinateurs seraient au centre de tout et où le papier perdrait
définitivement sa place en tant qu’outil de travail.
Et il faut reconnaître que le papier est de moins en moins utilisé. Les comptes-rendus ou les notes de
réunion sont tapés en direct sur un ordinateur portable. Les idées, notes ou croquis sont assemblés sur
nos tablettes ou smartphones à l’aide d’applications dédiées comme Asana, Evernote ou Paper. Les
rappels et les tâches automatiques d’Outlook ont remplacé les bons vieux post-it, qui disposent même
d’une application virtuelle. Les professionnels de l’image travaillent sur des tablettes graphiques… et
on pourrait ainsi continuer longtemps cette liste. Sérieusement, quand est-ce qu’on utilise encore un
stylo et un papier dans le monde de l’entreprise aujourd’hui ?
Et le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter : aux Etats-Unis, on commence déjà à abandonner l’écriture
cursive au profit du clavier, ce qui n’est sans doute pas sans soulever quelques questions
pédagogiques, éthiques et culturelles. La nouvelle génération se prépare ainsi à vivre en phase avec
son temps, au cœur d’un monde sans papier ou même les claviers deviendront bientôt inutiles avec
l’émergence de l’intelligence artificielle et des assistants personnels électroniques de type Siri ou
Google Now.
Alors le papier a-t-il vraiment vécu ? Est-ce qu’on peut, aujourd’hui, vraiment parler d’un monde sans
papier ? Tout n’est évidemment pas si simple.
PAPIER FAIT DE LA RÉSISTANCE Quoi qu’on en dise, le papier reste de loin l’outil le plus fiable et a
souvent tendance à suppléer ou accompagner nos outils numériques, que ce soit au bureau ou en
déplacement. Ça semble basique à dire, mais pourtant, le papier ne tombe jamais à court de batterie, il
ne casse pas, ne craint pas (trop) le piratage, n’a pas besoin de faire des mises à jour régulières, et
surtout coûte bien moins cher à l’usage.
Même si le papier est en perte de vitesse, tout le monde n’est pas encore converti au 100% numérique.
Que ce soit à des fins administratives (impôts, sécurité sociale) ou professionnelles, les systèmes
numériques sont créés par des experts du numérique qui tendent à avoir une vision unique en tête. Or,
malgré les progrès, les barrières financières, structurelles ou culturelles restent importantes pour
transformer 100% d’une société. Tout le monde n’a pas accès à un internet haut débit, tout le monde
n’est pas équipé du dernier iPad et les exclus du numérique existent bel et bien, comme le relaie cet
article de Rue 89. En clair, votre stratégie dépendra de votre cible. Si celle-ci fait partie des ultra-
connectés, la question ne se pose pas. Sinon, la dualité papier et numérique a encore du sens, même si
la question du report des investissements d’un support vers l’autre se pose toujours au moment de
faire les budgets.
On a souvent tendance à vouloir opposer le papier et le numérique, mais les choses ne sont pas si
simples et cette tendance au manichéisme est à contre-courant des bons usages. Ce n’est jamais tout
l’un ou tout l’autre. Ce n’est jamais bien ou mal. L’expérience tend à prouver que les organismes qui
seront les plus innovants en la matière restent ceux qui trouveront des nouveaux usages sur les deux
supports. En ce sens, les stratégies transmédiatiques apportent énormément de richesse aux nouveaux
usages. On enrichit notre offre à