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Université KASDI MERBAH Ouargla

Faculté des Sciences et de la Technologie et Science de la Matière


Département des Hydrocarbures et de la Chimie

Chapitre II : PROCEDES OPTIQUES

1. Examen visuel
Est le procédé de contrôle, le plus simple et le plus général puisqu'il est aussi
le point final de la majorité des autres procédés non destructifs.
En examen préalable, l’inspection visuelle d’un objet, d’une structure, d’un
assemblage permettra de guider observateur expérimenté dans la définition
d’une autre technique : choix de l’angle de tir en radiographie, direction de
magnétisation, fréquence ultrasonore.
L’examen visuel direct des pièces peut constituer un contrôle suffisant pour
la détection des défauts débouchant en surface (taches de différentes natures)
constituant des défauts d’aspect inadmissible pour des produits plats du types
tôles, tissus, verre, etc.

1.1. Eclairage :
Est essentielle pour la fiabilité du contrôle optique. Il s’agit de :
• se placer dans les conditions énergétiques, luminosité et longueur d’onde (un
éclairement de plus de 300 lux en lumière vert-jaune à 0,55 μm est optimal.
• adapter le type et l’orientation de l’éclairage à la nature des défauts en vue
d’améliorer le contraste.
Exp :
1. L’éclairage diffus, fourni par un ensemble de sources lumineuses placées
derrière un écran dépoli, est utilisé dans la recherche de défauts variés,
sans orientation définie.
2. Détection facile des défauts du type rayures orientées sensiblement dans
la même direction, s'effectue par un éclairage directif associé à une
observation de la surface sous un angle voisin de celui de la réflexion
spéculaire.

Éclairage directif et observation


dans une direction proche de la réflexion spéculaire

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1.2. Limites de la vision humaine :


• L’acuité ou le pouvoir séparateur de l’œil, se situe entre 0,5 et 1 minute
d’angle soit environ 50 μm à une distance d’observation de 25 cm. Mais
il ne s’agit là que d’une valeur moyenne, car l’acuité visuelle dépend de
la nature de l’image (éclairement et contraste), ainsi que de l’individu à
travers son pouvoir d’accommodation à la distance et à la luminance.
• La perception n’est pas indépendante de la nature de l’image (perception
des figures géométriques) ou de celle de « l’état d’esprit » de
l’observateur, qui verra mieux s’il sait déjà la nature de ce qu’il
recherche. (importance d’une éducation préalable du contrôleur quant à la
genèse et la nature des défauts recherchés)
• Les facteurs physiologiques et psychiques susceptibles de dégrader la
fiabilité du contrôle visuel : fatigue (oculaire et nerveuse ou la distraction)
en contrôlant les objets en mouvement

1.3. Aides optiques :


Dans le but d’accroître les performances de l’œil, on utilise des instruments
optiques tels que :

1.3.1. Appareils optiques classiques


Permettent de repousser les limites de l’acuité visuelle, s’agit de :
• Loupes et des verres grossissants, accessoires optiques simples et
courants, constitués généralement d’une ou deux lentilles donnant un
agrandissement allant de 1,5 à 20 environ, correspondant à des focales
allant de 1 à 20 cm. Verre grossissant, un dispositif optique
assimilable à une grosse lentille à faible agrandissement conçu pour
être utilisé par les deux yeux à la fois, pour les examens d’images de
surface notablement supérieure au décimètre carré.
• Matériel d’observation métallographique pour examiner des images de
surface notablement supérieure au décimètre carré, comme la loupe
binoculaire à agrandissement variable et éclairage incorporé, ou un
microscope métallographique pour des agrandissements importants,
de 100 ou 1000 et plus.
• Microscopes électroniques à balayage (MEB) réservés aux spécialistes
• Appareil photographique ; les performances de format 24 × 36 haut de
gamme associé à des objectives « macros » permettent un emploi
universel, pour garder la trace d’un examen optique ponctuel.

1.3.2. Appareils optiques spécifiques


• L’endoscope est un appareil conçu pour observer les surfaces non
directement accessibles à l’œil telles que les parois d’un tube, une cavité,
un alésage ou un trou borgne.

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Les endoscopes classiques à lentilles ont été remplacés par des transmetteurs
d’image à fibres optiques pour les diagnostics médicaux.
L’endoscope se présente sous forme d’un tube ou d’un flexible comportant à
une extrémité une optique de prise de vues et souvent d’éclairage et à l’autre
extrémité, un oculaire d’observation ; les appareillages utilisés en contrôle
non destructif ont un diamètre de l’ordre du centimètre et une longueur
souvent inférieure au mètre, les grands endoscopes pour l’examen des tubes
ayant été éliminés par la miniaturisation des caméras TV.
• Le stroboscope est un appareil d’éclairage délivrant des brefs flashs
lumineux à une cadence soutenue et réglable dans une gamme de plusieurs
dizaines de coups par seconde. Il permet, l’examen visuel de pièces et des
produits en mouvement (utilisé à l'époque pour l’examen de tôles en
défilement dans les aciéries). Son utilisation systématique provoque toutefois
une rapide fatigue visuelle.

1.3.3. Télévision
Elle permet l'observation à distance, complète ou remplace les endoscopes. Pour
automatiser le contrôle optique elle sera couplée à des moyens de traitement et
d’enregistrement des images vidéo.
Le matériel de télévision utilisé en CND est spécifique, selon les performances
exigées. L’apparition progressive des tubes de prise de vues plus petits, plus
sensibles, moins rémanents, mieux résolus en nombre de points image et des
récepteurs solides (CCD charge coupled devices ou constitués d’une mosaïque
de microphotodiodes 512 × 512 ou plus) ont permis d’élargir le champ
d’application du CND par la télévision.

2. Contrôle optique automatique :


Les contrôles industriels en grande série ne peuvent se satisfaire d’un examen
visuel vu la limitation du facteur humain (erreurs, fatigue du contrôleur, …),
donc plusieurs travaux ont été menés pour automatiser le CND optique, en
essayant de remplacer le couple œil-cerveau.
Les techniques développées dans ce volet sont plus liées à la microinformatique
qu’aux capteurs optiques, en chaînes de contrôle automatique ou semi-
automatique.

2.1. Procédés par formation d'image


Mettre en œuvre une chaîne de télévision industrielle associée à des moyens de
traitement en temps réel du signal vidéo, dont le défaut détecté sera
automatiquement signalée ou enregistrée. Ce type d’installation est
principalement utilisé pour le contrôle optique des pièces fabriquées en grande
série.

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2.2. Procédés par balayage :


Ont surtout été développés pour le CND en ligne des produits en défilement
du type bandes de tôle, de papier, de tissu, etc.
La détection de petits défauts sur ces grandes surfaces est difficile qui
nécessite un système optique très fin et très rapide.
Il existe deux techniques, sont :
2.2.1 Les appareillages à balayage par laser: éclairent le produit en
défilement par un petit impact laser qui le balaye transversalement à très
grande vitesse, par un système de miroirs tournants ; un concentrateur
de lumière, associé à une ou plusieurs cellules photoélectriques rapides,
permet de capter les variations de luminance qui se produisent dans la
lumière réfléchie lorsque le spot laser rencontre un défaut.

Exemple : Les appareils de marque Sick, contrôlent des tôles minces et


autres produits, métalliques et non métalliques.
Leur fréquence de balayage = 3 kHz
Le spot laser est de 0,5 mm de diamètre, on atteint une bande passante de
100 MHz, supérieure à celle des systèmes vidéo TV.

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2.2.2 Les appareillages à barrettes de photodiodes: est essentiellement


électronique. Ils présentent une bonne résolution, car il existe des
barrettes de photodiodes comportant 1 024 (et plus) éléments unitaires
; ce type de caméra vidéo « linéaire » est robuste et facile à protéger.
Pour gagner plus d'avantages, il faut associer cette technique par des
objectifs optiques et de systèmes d’éclairage très performants.

2.3. Traitement d'image :


Pour tous les CND optiques, il faut mettre en œuvre un système élaboré de
traitement d’images, pour obtenir des images de bonne qualité et envisager une
détection automatique des défauts sur celles-ci.
Ce système a pour but l'amélioration de la qualité d'image sur le plan du
contraste et du niveau de bruit ; en prenant en compte la morphologie des
défauts recherchés afin de rendre l’image reconstituée parfaitement exploitable.
Ces traitements, qui peuvent être relativement complexes, doit être réaliser
numériquement, ce qui nécessite une ou plusieurs mémoires d’image (vidéo-
RAM) et d’un mini-ordinateur adapté au traitement d’images en temps réel.
Les outils mathématiques utilisables sont nombreux et variés tels que les
opérateurs matriciels linéaires (filtre cardinal, filtre de Laplace) et non linéaires
(filtres de Sobel, de Kirsch, de Prewitt) et statistiques (Markovien), la
convolution bidimensionnelle, l’analyse fréquentielle de Fourier, les calculs
statistiques sur l’image. Plus les outils de la morphologie mathématique tels que
les opérations de rétraction-dilatation, squelettisation ou pontage-fermeture.

2.4. Applications du contrôle optique :


Le champ d’application concerné par ce type de CND est :
• Le contrôle industriel en ligne, des produits fabriqués en continu tels que
les bandes de tôle, de papier, de verre, de plastique ou du contrôle de
pièces fabriquées en grande série, dont on s’intéresse non seulement à
l’absence de défaut de surface mais aussi à celle de défauts d’aspect ou
d’irrégularités dimensionnelles (contrôle de tuiles, de boîtes, de pièces
moulées, forgées, usinées).
• Les opérations de maintenance telles qu’on les effectue dans les domaines
de l’aéronautique, du génie nucléaire ou chimique, dans le génie civil.

3. Techniques optiques particulières


Ces procédés de contrôle optique ne mettent pas en œuvre l’image visible de la
surface inspectée. Leur développement est récent mais rapide car ils se
répandent rapidement dans l’industrie. On peut les classer sur leur base
technique:
- imagerie hors du spectre du visible
- applications de l’optique ondulatoire.

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3.1. Imagerie infrarouge


Est basé sur la technique imagerie hors du spectre du visible ; son nom
générique courant de thermographie infrarouge. C'est une méthode qui présente
un grand intérêt en CND dans la mesure où une répartition homogène de
température à la surface d’une pièce peut être perturbée par la présence de
défauts sous-cutanés.

3.2. Imagerie radiofréquences :


Consiste à exploiter les propriétés des ondes électromagnétiques dans les
longueurs d’onde sont d'ordre décimétriques, centimétriques ou millimétriques
(ressemble aux systèmes de radar). Ainsi, pour les objets isolants, légèrement
conducteurs ou composites dont on pourra par les interactions optiques à forte
longueur d’onde mettre en évidence des hétérogénéités dissimulées à l’œil de
l’observateur.
L’application la plus connue de cette technique est celle de l’auscultation des
parois de tunnels, routiers ou ferroviaires.

3.3. Holographie interférentielle :


Est basée sur la technique des applications de l’optique ondulatoire. Il s’agit de
détecter un défaut superficiel ou sous-cutané en mettant en évidence de très
légères irrégularités dans la déformation de la surface de la pièce lorsque celle-
ci est sollicitée de façon non destructive par une contrainte mécanique,
pneumatique ou thermique.
L’holographie généralement est un procédé optique qui consiste à enregistrer
sur un support photographique le champ d’interférences entre la lumière
diffusée par l’objet éclairé par la lumière cohérente d’un laser et une onde de
référence provenant directement du même laser.
L’hologramme ainsi obtenu, placé à nouveau dans l’onde de référence, diffracte
la lumière selon une onde lumineuse identique à celle diffusée avant, par l’objet
lors de la prise de vue ; ainsi, tout se passe pour l’observateur comme si l’objet
était toujours réellement présent de façon tridimensionnelle. Partant de cette
technique, on conçoit qu’une double prise de vues holographiques va permettre
de créer des franges d’interférences entre les images holographiques de l’objet
relevées à des instants différents et des conditions de sollicitations différentes.
Le CND par holographie est bien adapté au contrôle des objets non métalliques
et de dimensions notables en aérospatial, ainsi des pales d’hélicoptères, des
structures de propulseurs, des structures sandwichs nid-d’abeilles, etc.

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