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et la gravité du danger qui plane actuellement sur


la démocratie états-unienne, et potentiellement sur
«Coup», «sédition», «occupation»:
d’autres démocraties consolidées.
comment dire l’affaissement de la
démocratie américaine
PAR FABIEN ESCALONA
ARTICLE PUBLIÉ LE LUNDI 11 JANVIER 2021

Des militants pro-Trump à l'intérieur du Capitole,


le 6 janvier 2021 © Roberto Schmidt/AFP

Avons-nous assisté à une tentative de coup d’État ? À


chaud, comme d’autres, le politiste Paul Musgrave n’a
Des militants pro-Trump à l'intérieur du Capitole,
le 6 janvier 2021 © Roberto Schmidt/AFP pas hésité à employer le terme. Auteur d’une analyse
Les termes se bousculent pour caractériser publiée par Foreign Policy, il estime que les États-
l’envahissement du Capitole, mercredi 6 janvier, par Unis ont bien été les témoins d’« un effort énergique
une foule de militants pro-Trump. Mediapart passe de prise du pouvoir à l’encontre du cadre légal »,
en revue les arguments, pour tenter d’apprécier la causé par le président lui-même. Appelant à prendre la
signification et la gravité de l’événement. mesure historique de la transgression, il souligne que
Jusqu’au bout, le mandat de Donald Trump aura « les mécanismes du gouvernement constitutionnel ont
fonctionné à la sidération. Mercredi 6 janvier, sur été suspendus ».
les écrans du monde entier, le spectacle s’est étalé Sur le moment et plus tard, d’autres chercheurs ont
d’un Capitole envahi par plusieurs centaines de appelé à davantage de tempérance. Côté états-unien,
manifestants acquis au président sortant. Forçant Jim Globy a répliqué à Musgrave qu’il n’y avait
l’entrée du siège du pouvoir législatif des États- pas eu de tentative effective de prise de contrôle des
Unis, une horde bigarrée de suprémacistes blancs, institutions et que Trump lui-même, tout en excitant
complotistes, masculinistes, néonazis et autres tribus sa base, n’avait pas pris d’initiative concrète dans
d’extrême droite, a interrompu, pendant quelques ce sens. Côté français, l’historien Nicolas Offenstadt
heures, le processus de certification de Joe Biden, a souhaité rappeler qu’un coup d’État supposait
vainqueur de l’élection présidentielle de novembre « la mise en place, même précaire, d’un pouvoir de
dernier. remplacement illégal ». Dans un article datant de
Le choix des mots pour caractériser cet événement l’an 2000, le juriste et philosophe Vittorio Frosini
hors norme n’avait rien d’évident sur le moment estimait pareillement qu’un coup d’État relevait
et a logiquement fait l’objet de controverses. Le d’une tentative clandestine d’éviction de la classe
débat n’est d’ailleurs toujours pas clos, les positions politique par une « contre-classe politique,qui de cette
s’ajustant au fur et à mesure des informations qui façon devient elle-même une classe gouvernante et
se précisent à propos des faits comme des acteurs repousse la précédente dans une situation d’illégalité
impliqués. Il ne s’agit pas d’une simple querelle et d’impuissance ».
sémantique. La discussion porte, en fait, sur la nature Assurément, les choses ne sont pas allées jusque-
là. Quant aux intentions elles-mêmes, elles restent
sujettes à caution. « D’après ce qu’on sait à ce stade,
avance prudemment Marie-Cécile Naves, directrice de
recherche à l’Iris, seule la volonté de prise du bâtiment

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était claire. Ce que les militants souhaitaient faire un scénario où la situation serait devenue beaucoup
à l’intérieur l’est beaucoup moins. Pour ma part, je plus confuse, en raison de la panique des acteurs eux-
ne crois pas que Trump pensait réellement rester au mêmes.
pouvoir en encourageant une action de ce type. En « Si Mike Pence [le vice-président – ndlr] n’avait
revanche, il voulait certainement des images, exhiber pas joué son rôle et que des élus républicains
la force politique qui le soutient et sur laquelle il avaient entretenu le cafouillage, peut-être aurait-il
faudra compter pour la suite. » fallu repousser la certification des résultats. Je ne
Sans nécessairement s’accrocher à tout prix au terme dis pas qu’on aurait basculé dans la dictature, mais
de coup d’État, plusieurs chercheurs estiment difficile l’alternance démocratique aurait mal fonctionné, avec
de le balayer d’un revers de main. Surtout, ils une prolongation de l’incertitude. » Pour le professeur
ne souhaitent pas qu’on en vienne à minimiser de l’Université libre de Bruxelles, on a assisté à une
l’événement du 6 janvier. Plusieurs facteurs les sorte de « répétition générale de ce qui aurait pu
confortent dans cette attitude. être un coup. Si des gens étaient tentés de retenter
Prendre la mesure de la transgression l’expérience, ils ont là une sorte de test de jusqu’où on
peut aller – et, en l’occurrence, c’est allé assez loin,
Il y a d’abord la présence au pouvoir du chef
plus loin que ce qu’on pensait possible. »
au nom duquel l’envahissement du Capitole a eu
lieu. Répondant sur Twitter à Nicolas Offenstadt, Admettant le côté amateur et « basiste » de l’incursion
l’historien André Loez affirme que « le pouvoir de armée, l’activiste Richard Seymour, dans un texte
remplacement illégal était bien là : le président sortant traduit sur Contretemps, tient à rappeler que celle-
qui a lancé le mouvement ». Contacté par Mediapart, ci a été permise par l’inadaptation du dispositif
il remarque que « c’est une des différences avec les policier et la passivité initiale des forces déployées.
émeutes du 6 février 1934 en France [lorsque des Avec des résultats plus serrés, une base trumpiste
ligues d’extrême droite ont tenté de pénétrer dans moins découragée et des foules plus conséquentes,
l’Assemblée nationale – ndlr] ». l’issue aurait-elle été la même ? Parlant de « putsch
desperado », Seymour inscrit l’événement dans
« Je pense qu’il ne faut pas trop isoler l’événement,
une « phase [fasciste] expérimentale et spéculative,
poursuit-il. Cela fait des mois que Trump tente
au cours de laquelle se forme une coalition de
d’empêcher la prise en compte de toutes les voix, au
forces populaires minoritaires avec des éléments de
point de demander de lui en trouver à des responsables
l’exécutif et de l’aile répressive de l’État ».
de l’État de Géorgie. Et des milliers de gens, dont
des hauts responsables du Parti républicain, l’ont Enfin, il ne faudrait pas être aveuglé par le folklore
aidé dans ce sens. Cela ressemble quand même apparent des militants pro-Trump et les images
à un processus de coup d’État, c’est-à-dire une hallucinantes de leur déambulation dans les couloirs
prise ou une conservation du pouvoir en dehors des du Capitole. « Ce folklore participe d’une intention
voies démocratiques constituées. À tout le moins, très politique, qui consiste en l’affirmation d’une
c’est un assaut sans précédent sur un grand régime mouvance d’extrême droite à la fois très blanche
démocratique. » et très masculine », rappelle Marie-Cécile Naves.
Selon elle, le caractère clownesque de Trump n’a rien
Au fil des jours, le caractère prémédité et coordonné
n’anodin, dans la mesure où il contribue à ridiculiser
de l’action a, par ailleurs, été réévalué. Et si le but
la démocratie, à en saper la légitimité.
réel de la prise du Capitole reste flou, la possibilité
d’un dérapage imprévisible n’était pas à écarter. Le Des précédents historiques existent, qui incitent
philosophe Jean-Yves Pranchère invite à considérer à ne pas relativiser la dangerosité d’entreprises
politiques au prétexte de leur excentricité. En son
temps, l’antifasciste italien Camillo Berneri a ainsi

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décrypté le« dynamisme théâtral » de Mussolini (lire L’historien Romain Huret, qui reconnaît volontiers la
notre article). « On sous-estime à quel point cette gravité des faits, juge néanmoins le mot encore trop
dimension était présente dans les débuts du fascisme », fort pour une action dispersée en quelques heures. « Le
confirme Jean-Yves Pranchère, selon qui le « registre meilleur terme, selon moi, est celui d’“occupation”.
grotesque » participe du phénomène autoritaire. C’est un répertoire d’action qu’on associait jusque-
« Le leadership de Trump, délibérément ubuesque, là plutôt à la gauche, mais qui a été investi en
consiste en une affirmation de surpuissance par la l’occurrence par l’extrême droite. L’objectif des
transgression. Cela inclut une dimension viriliste qui militants était d’occuper symboliquement le cœur d’un
me semble très importante et que l’on retrouve dans le pouvoir qu’ils estiment dévoyé, parce qu’il trahirait
style de certains occupants du Capitole, comme chez les idéaux de la République des Pères fondateurs. »
cet homme affublé de cornes. » Tout en soulignant le caractère inédit de « la
contestation d’un résultat d’élection, et ceci jusqu’au
jour même de la proclamation des résultats »,
le directeur d’études à l’EHESS y voit « une
continuité dans l’escalade de cette mouvance, qui
s’était notamment illustrée lors de la manifestation de
Charlottesville en 2017, et se rapproche toujours plus
des lieux de pouvoir ».
Jake Angeli, figure complotiste à l'intérieur du Capitole © Saul Loeb/AFP
Un événement inédit pour une démocratie
L’idéologie des acteurs, la préparation de leur action, consolidée
l’incertitude que celle-ci a instillée dans le processus
Quel que soit le terme choisi, l’événement signale
normal de l’élection… Ces arguments invitent à
le franchissement d’un seuil qualitatif dans la
prendre au sérieux la gravité et la transgression
dégradation de la démocratie états-unienne. Cette
à l’œuvre dans l’envahissement du Capitole. Tout
dégradation avait déjà été enregistrée dans plusieurs
en les partageant, le chercheur Naunihal Singh,
baromètres internationaux durant les années Trump
spécialiste reconnu des coups d’État, refuse toutefois
d’appliquer le label à l’événement du 6 janvier. Pour
être qualifiée comme telle, une tentative de prise de
pouvoir doit, selon lui, se faire à travers l’intervention
illégale des forces de sécurité, ou d’une fraction
d’entre elles.
« C’est une sédition, mais pas un coup », résume-
t-il au Washington Post, donnant raison à Joe
Biden dans l’utilisation de ce vocable. Le même
chercheur considère que ce qui s’est produit peut
également être décrit de façon pertinente sous le
terme d’« insurrection, c’est-à-dire un soulèvement
violent contre le gouvernement ». C’est aussi le mot
privilégié par Marie-Cécile Naves. « En l’état actuel
de nos connaissances, estime-t-elle, ce terme permet
de désigner un rassemblement qui avait clairement
une visée de violence politique, mais il est assez vaste
pour laisser encore du champ à l’interprétation. »

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et avait nourri plusieurs ouvrages auscultant de serait concerné). Cependant, ajoute la politiste, une
manière inquiète les possibilités de bascule dans contestation dans un pays de l’Atlantique-nord n’est
l’autoritarisme. pas censée se traduire par l’irruption d’une foule
insurrectionnelle dans un lieu de pouvoir.
De fait, ce genre d’épisode a plutôt marqué les
débuts des démocraties occidentales, avant que celles-
ci ne se consolident. Parmi les parallèles historiques,
André Loez mentionne ainsi l’envahissement de
l’Assemblée, le 15 mai 1848, en France, mais pour
souligner aussitôt que le pays est alors en plein
apprentissage du suffrage universel, là où, cette année
aux États-Unis, « il s’agissait pour le 45e président de
laisser la place au 46e ».
De façon générale, avance Jean-Yves Pranchère,
les épisodes révolutionnaires classiques de la vieille
Europe se sont traduits par des invasions populaires
destinées à corriger « un déficit des institutions et
de la représentation ». À l’inverse, au Capitole, la
Parmi ces derniers, La Mort des démocraties foule « contestait un mécanisme qui fonctionnait, sur
(Calmann-Lévy, 2019) a été très commenté. En dépit une base fausse et mensongère, contre des gens qui
du titre-choc, Steven Levitsky et Daniel Ziblatt accomplissaient leur mandat dans le respect de la
s’y intéressent surtout à la façon dont les régimes volonté populaire. Les manifestants ne venaient pas
démocratiques peuvent perdre leur substance de rappeler les représentants à leur devoir, ils venaient
façon subreptice, à force d’« érosion de normes » les empêcher d’accomplir leur devoir ».
comportementales, plutôt qu’en raison de ruptures
Plus proche de nous dans le temps, les assauts
franches avec l’ordre constitutionnel. Dans la même
contre les lieux de pouvoir concernent des régimes
veine, le politiste Adam Przeworski considère dans
non occidentaux à la tradition démocratique moins
son dernier opus, Crises of Democracy (Cambridge
installée – d’où le choc symbolique des images de
University Press, 2019), que « le spectre qui nous
mercredi dernier.
hante aujourd’hui est une subversion de la démocratie
à la dérobée », par des dirigeants utilisant les lois pour On pense, bien sûr, aux pays voisins de l’Amérique
neutraliser les contre-pouvoirs et rendre inéquitable la latine, où les coups d’État ont été nombreux et
compétition électorale. ont d’ailleurs régulièrement impliqué les États-
Unis, soucieux de faire pièce à tout gouvernement
Cette fois, pourtant, le défi n’a pas été lancé
socialisant. Mais c’est l’armée, plus qu’une foule
de manière masquée. Il a consisté à remettre en
insurrectionnelle, qui apparaissait comme l’acteur
cause ouvertement, y compris par la violence,
principal – le cas le plus spectaculaire ayant été le
cette norme fondamentale et minimale de toute
bombardement du palais de la Moneda par l’aviation
démocratie représentative : quand les occupants du
de Pinochet, au Chili, en 1973. Plus récemment, fin
pouvoir perdent les élections, ils partent et laissent
2019, une configuration plus complexe (mais aussi
pacifiquement la place à ceux qui les ont gagnées.
plus controversée) de soulèvement populaire et de
Certes, les élections contestées sont légion dans le
décrochage des forces de l’ordre s’est donnée à voir
monde, admet Pippa Norris dans une contribution à
dans le cas de la Bolivie.
la revue Foreign Affairs (un cinquième des scrutins

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Pour trouver des répertoires d’actions davantage « on néglige trop souvent que les États-Unis sont
similaires à l’ère contemporaine, il faut plutôt un pays en guerre depuis le 11 septembre 2001,
se tourner vers l’est de l’Europe et l’espace avec 500 000 soldats en tout engagés sur des sols
postsoviétique. À l’occasion des révolutions dites étrangers. Aucun pays au monde n’a envoyé autant de
« colorées », les intrusions violentes dans les centres soldats à l’extérieur depuis vingt ans. Il en résulte une
du pouvoir ont été récurrentes. En 2003, en Géorgie, circulation des violences et des pratiques guerrières,
les partisans de Mikhaïl Saakashvili sont ainsi entrés qui alimente une menace intérieure. De nombreux
par effraction dans le Parlement. En 2009, les soldats déphasés, abîmés, retrouvent une seconde vie
manifestants ont fait de même en Moldavie, afin de dans la mouvance paramilitaire réactionnaire ».
chasser le président Vladimir Voronine. En 2014, en Si la violence d’extrême droite n’est pas pour autant
Ukraine, des manifestants escortés par des troupes absente de la vieille Europe, il y a là une spécificité
d’autodéfense ont pénétré dans le palais présidentiel importante, qui joue un rôle dans la dégradation de
et la résidence personnelle de Viktor Ianoukovitch. la culture civique et la constitution d’une base sociale
Au Kirghizistan, souvent présenté comme la seule préalables à l’invasion du Capitole. Si l’on ajoute à
démocratie à peu près vaillante d’Asie centrale, cela les profonds biais conservateurs que recèlent
l’occupation en forme de triptyque de la rue, du palais déjà les institutions des États-Unis et le suivisme du
présidentiel et des médias officiels a eu lieu à plusieurs Parti républicain envers Donald Trump qui le fait
reprises (en 2005, en 2006 et en 2010), et une autre désormais ressembler aux partis de droite radicale
crise est en cours. les plus durs d’Europe, on comprend à quel point le
Si ces épisodes sont plus récents, ils ne s’en sont régime peut être mis à l’épreuve d’événements aussi
pas moins produits dans le cadre des démocraties choquants que celui vécu mercredi dernier.
naissantes, de constructions nationales récentes et Richard Seymour insiste justement sur le fait que
d’États peu prospères à la périphérie de plus grandes la prise du Capitole a été l’illustration, encore
puissances. Et, là encore, dans certains cas au moins, furtive, d’une coagulation de forces et d’affects
l’intrusion consistait à répondre à une confiscation de potentiellement beaucoup plus dangereuse. « Le
la souveraineté populaire, plutôt qu’à démentir celle- fascisme ne se développe jamais en premier lieu
ci. On peut en dire autant, dans un tout autre contexte, parce que la classe capitaliste se mobilise derrière
de l’occupation du Parlement hongkongais par des lui. Il grandit parce qu’il attire autour de son noyau
militants prodémocratie, le 1er juillet 2019, après ceux que Clara Zetkin décrit comme “les sans-abri
plusieurs semaines de manifestations massives contre politiques, les déracinés sociaux, les indigents et les
le pouvoir chinois. désillusionnés”. » Romain Huret prévient : « Si rien
Au jeu des analogies, ce sont finalement les n’est fait pour prendre en compte le malaise social et
émeutes du 6 février 1934 qui restent le plus psychologique qui a gagné une part croissante de la
intéressantes et éclairantes. Au-delà des nombreuses population, de tels épisodes risquent de se rééditer ».
différences, l’épisode pointe, en effet, vers une Boite noire
période durant laquelle des régimes démocratiques Sauf texte mentionné, les personnes citées ont été
devaient composer avec des anciens combattants mal interrogées par téléphone entre jeudi et samedi. Elles
démobilisés et des sociétés brutalisées par la guerre. n’ont pas relu leurs citations.
Ce contexte fut essentiel à l’action des factieux Mathilde Goanec a contribué à cet article, pour le
d’extrême droite de l’époque. Or, alerte Romain Huret, passage sur l’espace ex-soviétique.

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