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INSTITUT SUPERIEUR

D’EXPERTISE ET DE GESTION
ANNEE ACADEMIQUE
2019-2020

MODULE

CHOIX DES PROJETS


D’INVESTISSEMENT ET DE
FINANCEMENT

Chargé de Cours
Saïdou ADELABOU
Consultant en gestion des Projets
et des Collectivités Locales
Tél : 97-93-55-19 § 68000015

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I- OBJECTIFS DU COURS
 Permettre aux apprenants de cerner le concept de projet et des concepts
analogues
 Permettre aux apprenants de pouvoir identifier et participer efficacement à
l’élaboration d’un projet
 Rendre les apprenants capables de faire l’analyse financière des projets
 Permettre aux apprenants de pouvoir opérer des choix d’investissement et de
financement
 Amener les apprenants à se familiariser avec les sources de financement
endogènes et exogènes des projets
II- METHODES PEDAGOGIQUES
Participatives faisant appel
 Au brainstorming
 Aux travaux de groupe
 Aux études de cas
III- EVALUATION ACADEMIQUE
 Contrôle continu
 Travaux de groupe
 Devoir et Examen final
IV- DUREE : 20 HEURES
V- CONTENU DU COURS « ANALYSE ET GESTION DE PROJETS »

SEQUENCE 0 : Discussions préliminaires


- Présentation du Chargé de cours
- Présentation des étudiants
- Présentation et discussions du programme – des horaires – la méthodologie du cours
(interrogation, travaux en équipe, travaux de maison, examen)
SEQUENCE 1 : Généralités sur le concept de projet
- Essai de définition de projet
- Les caractéristiques d’un projet

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- Distinction entre projet, programme et plan
- Les étapes du cycle d’un projet
- Les sources d’identification des projets
SEQUENCE 2 : la gestion des équipes de projet
- Définition
- Principaux problèmes liés à la gestion de projets
- Rôles décisionnels du gestionnaire de projet
- les fondamentaux du management de projets
SEQUENCE 3- Etude de faisabilité des projets
- Etude de marché
- Etude technique
- Etude institutionnelle et organisationnelle
- Etude financière
- Etude socioéconomique
SEQUENCE4 : Choix des investissements et analyse financière des projets
- Définition du concept d’investissement
- Eléments de coûts et bénéficies des projets
¤ Coûts/bénéfices tangibles, intangibles, secondaires.
¤ L’actualisation
- Notions de coefficient de composition et de coefficient d’actualisation
- Calcul du cash-flow
- La valeur actuelle nette ou le bénéfice actualisé
- le délai de récupération
- Le taux de rentabilité interne
¤ Compte d’exploitation prévisionnel
SEQUENCE 5 : Financement des projets
- Sources endogènes
- Sources exogènes
- Modes de financement des projets
- Difficultés de mobilisation de ressources

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INTRODUCTION- IDENTIFICATION ET DEFINITION DU PROBLEME

Quelles que soient la taille et la nature d’une organisation, d’un projet, son
management est un processus continu de prise de décisions. Ces décisions sont
généralement des choix d’alternatives de solution aux problèmes qui se posent à
l’organisation. Ainsi, la qualité des solutions apportées aux différents problèmes
dépend de la qualité de la gestion. Cela suppose une compréhension préalable de
chaque problème.

En effet, l’amélioration des décisions de l’organisation qui est déterminante


pour l’accroissement de ses performances nécessite un système efficace qui permet de
définir avec exactitude tous les problèmes qui s’y posent, d’en développer toutes les
solutions alternatives, de choisir les alternatives sur la base des critères prédéfinis et de
mettre en œuvre la solution choisie.

Le problème peut être défini comme étant un écart entre la condition actuelle et
la condition préférée. C’est la différence entre ce que l’on a et ce que l’on désire.

Dans ces définitions, on observe qu’il y a la notion de l’état actuel dans lequel
on ne souhaite pas être, qui est l’existant, et la notion de l’état dans lequel on souhaite
être qui est l’objectif.

On s’aperçoit que la définition d’un problème dépend alors des objectifs.

En effet, on n’a pas de problème tant qu’on est satisfait de la situation dans
laquelle on se trouve et tant qu’on n’est pas conscient de la possibilité d’une meilleure
condition. Ainsi le problème est la différence entre la situation actuelle et les résultats
escomptés.

L’homme entreprend toute action dans l’espoir de sortir d’une situation


présente pour une situation désirée. Ainsi, les projets sont-ils initiés pour résoudre les
problèmes et atteindre les objectifs.

Nous avons dit plus haut que le management est un processus continu de prises
de décisions. Qu’est-ce que la prise de décision ?

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La prise de décision est alors le processus qui conduit à privilégier une option entre
deux ou plusieurs options en vue d’atteindre un objectif donné. Elle fait intervenir
quatre éléments : 1- un but ou un objectif ; 2- des options ; 3- des conséquences ; 4- un
choix.

En l’absence d’un objectif, la décision n’a aucun sens.

Tous les gestionnaires, tant les cadres inférieurs et intermédiaires que les cadres
supérieurs, prennent des décisions. C’est pourquoi on peut répartir ces dernières en
trois grandes catégories : les décisions stratégiques, les décisions tactiques et celles
opérationnelles.

Les décisions stratégiques, parfois appelées institutionnelles, relèvent des cadres


supérieurs, lesquels se laissent beaucoup influencer par leur environnement. Etant
donné leur importance et leur complexité, ces décisions entraînent des risques sérieux.
Elles touchent non pas une seule fonction, telles la fonction de commercialisation, des
finances mais plutôt l’organisation dans son ensemble.

Les décisions tactiques, parfois appelées gestionnelles, sont ordinairement le fait des
cadres intermédiaires. A l’instar des décisions stratégiques, elles visent surtout à
harmoniser les activités de l’organisation avec l’environnement extérieur de celle-ci.
En règle générale, les décisions tactiques se rapportent à une fonction particulière de
l’organisation (telles la production, la commercialisation….etc.

Les décisions opérationnelles, aussi appelées techniques, sont du ressort des cadres
inférieurs. Elles se rattachent à une activité bien précise au sein de l’organisation et
touchent la transformation des intrants (ressources) en extrants (produits ou services).

Plusieurs représentations du processus existent. Nous pouvons noter le modèle


rationnel, le modèle lié au comportement et le modèle politique.

Le modèle rationnel qui nous intéresse ici décrit le processus de prise de décisions en
trois phases et neuf étapes. Il porte sur la manière de prendre une décision et fournit
aux gestionnaires des indications quant à la meilleure façon d’atteindre leur objectif.

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La première phase, celle d’analyse, vise à définir avec précision le problème ou la
possibilité en cause. Un problème dénote une situation dans laquelle on ne peut
atteindre les objectifs fixés.

La phase d’analyse comporte les quatre étapes ci-après :

 Première étape : le diagnostic de la situation- en règle générale, c’est un problème ou


un écart entre une situation donnée et l’état recherché qui révèle le besoin de prendre
une décision. Avant même de définir le problème, tout décideur doit examiner
brièvement la situation pour se familiariser avec les conditions de l’environnement et
obtenir le plus de renseignements possible afin d’améliorer la qualité de son choix.

 Deuxième étape : la définition du problème- un problème représente essentiellement


un obstacle qui empêche une unité organisationnelle de bien fonctionner ou d’atteindre
son objectif. Le gestionnaire qui souhaite remédier à une situation défavorable devra au
préalable circonscrire le problème : un problème défini avec précision est à moitié
résolu. De ce fait, la définition du problème constitue l’étape la plus importante du
processus décisionnel. Lorsqu’on connaît mal un problème, on formule des hypothèses
erronées pour le résoudre, ce qui conduit à prendre une mauvaise décision.

 Troisième étape : la collecte des faits pertinents liés au problème : après la définition
du problème, l’étape suivante consiste logiquement à recueillir le plus d’informations
sur le problème. Ces données aideront à cerner les différentes options possibles ainsi
qu’à étudier les avantages et les inconvénients de chaque option.

 Quatrième étape : l’analyse des faits- cette étape consiste essentiellement à effectuer
une brève analyse des données et des renseignements obtenus à l’étape précédente. Elle
revêt de l’importance parce qu’elle permet de distinguer les renseignements ayant de
l’intérêt de ceux qui n’en n’ont pas et de séparer les faits des opinions ou des
hypothèses. Cette étape permet à tout décideur de tirer les renseignements dont il
dispose d’une manière qui rende une meilleure analyse.

La deuxième phase, celle de décision

Il s’agit de cerner et d’examiner les différentes options susceptibles d’apporter un


remède à la situation. La phase de décision comporte les trois étapes suivantes du
processus :

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 Cinquième étape : l’exploration des options possibles- tout décideur doit éviter de
retenir la première ou la deuxième option trouvée, simplement pour se débarrasser de
son problème. C’est ainsi que la prise de décision en groupe revêt toujours beaucoup
plus d’importance car on examine nombre d’éléments reliés à options possibles.

 Sixième étape : l’évaluation des options possibles- au cours de cette étape, il faut
peser le pour et le contre de chaque option en examinant sa faisabilité, ses avantages et
ses inconvénients. Parmi les éléments à considérer, mentionnons le caractère réaliste et
pratique de chaque option.

 Septième étape : le choix d’une option- au moment d’arrêter une décision, le


gestionnaire doit comparer les options évaluées en tenant compte de leur faisabilité, de
leurs avantages et de leurs inconvénients pour ensuite adopter celle qui paraît la plus
profitable et qui répond aux objectifs établis.

La troisième phase, celle de la mise en œuvre- elle a pour but premier de résoudre le
problème dans les faits. Il s’agit alors d’exécuter la décision qui a été prise et de
vérifier qu’elle a effectivement permis de résoudre le problème ou de tirer avantage de
l’occasion qui se présentait. Cette phase englobe deux étapes :
 Huitième étape : l’exécution de la décision- la phase de mise en œuvre exige la
participation de nombreux acteurs. Puisque l’exécution des décisions nécessite l’effort
collectif, il est essentiel d’élaborer des plans d’actions détaillés indiquant toutes les
étapes à franchir ;
 Neuvième étape : l’évaluation de la décision et le suivi- le processus de résolution
d’un problème demeure inachevé tant que l’on n’a pas vérifié que la situation a bel et
bien été corrigée par une évaluation et un suivi efficaces. Le fait d’exécuter une
évaluation et un suivi permet d’examiner les actions accomplies avec succès et celles
ayant entraîné des difficultés et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Cette étape
du processus se rattache au contrôle de gestion et revêt une importance toute
particulière pour les décisions semblables que les cadres auront à prendre
ultérieurement.

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SEQUENCE I : GENERALITES SUR LE CONCEPT DE PROJET

DEFINITION DES THEMES

* Qu’est ce qu’un projet ?

Le thème "projet" peut se définir comme ce que l’on se propose de faire ; but
que l’on veut atteindre ; première pensée ; première rédaction destinée à être amendée.

 Un projet peut être défini comme étant un genre d’activités qui donnent
prépondérance aux objectifs immédiats et sont conçues en vue d’une mise en œuvre
des ressources et la recherche des méthodes permettant d’atteindre cet objectif.

 Un projet peut être une opération, une mission, une entreprise unique qui
requiert une organisation spéciale pour accomplir un objectif défini par son envergure,
son coût, son temps, sa qualité.

 Un projet est "une combinaison" de ressources humaines et matérielles


réunies au sein d’une organisation dans le but de réaliser un objectif précis.

 Un projet est un ensemble d’activités interdépendantes menant à la


livraison d’un produit ou d’un service clairement identifié et généralement dans un
contexte de temps et de ressources limitées.

 Un projet est une entreprise planifiée composée d’un ensemble


d’activités interdépendantes coordonnées, conçues pour atteindre certains objectifs
spécifiques dans le cadre d’un budget donné et au cours d’une période donnée.

 Un projet est un ensemble complet d’activités et d’opérations qui


consomment des ressources limitées (main-d’œuvre, devises) et dont certains
individus, certains groupes, certaines classes sociales ou même la collectivité entière
attendent des revenus ou d’autres avantages monétaires ou non monétaires.

 Un projet est un ensemble d’activités interdépendantes exécutées de


manière cohérente pour atteindre un ou des objectifs spécifiques sous contrainte de
ressources financières, humaines, matérielles, temporelles, organisationnelles,
informationnelles limitées dans un environnement le plus souvent à risque.

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Comme on peut le constater, ces définitions mettent l’accent sur les préalables à
l’initiation d’un projet qui sont :

 l’existence des objectifs préalablement fixés et que l’on veut atteindre grâce au projet ;

 la définition des moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs ;

 la mise en œuvre coordonnée de ces moyens.

En effet, le projet est considéré comme un outil de management rationnel parce qu’il
permet l’utilisation efficiente des ressources est déterminée par le fait que l’existence
d’un projet ne se justifie que par l’existence d’un problème. Ainsi les ressources sont
utilisées pour résoudre les problèmes concrets objectivement identifiés. La qualité des
effets d’un projet sur la population cible dépendra de la définition accordée au
problème que l’on veut résoudre par le projet.

Si nous considérons le développement implique deux situations données dans le


temps : une situation observée et une situation désirée, le projet, quelle que soit sa
nature, est l’un des moyens par lesquels on peut atteindre la situation désirée.

Le projet met en relation un sujet, un objet et des moyens et répond à la triple question
QUI ? QUOI ? COMMENT ?
Le sujet, c’est la personne ou l’ensemble de personnes qui s’organisent en
connaissance de cause pour résoudre le (s) problème (s) par elles identifiés : ce sont les
acteurs du projet.
L’objet constitue ce sur quoi porte le projet. Il permet de savoir de manière précise le
domaine d’action, la nature et l’importance du projet.
Les moyens mis en œuvre pour réaliser un projet sont ce avec quoi on exécute le projet/
Ce sont les moyens humains, matériels, techniques et financiers.

2- CLASSIFICATION DES PROJETS

On peut classer les projets suivant plusieurs critères :

 en fonction des sujets initiateurs ;

 en fonction de certaines caractéristiques propres ;

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 en fonction des secteurs d’activités ;

 En fonction de la taille ;

 En fonction du type du financement

1- La classification en fonction des initiateurs

On distingue les projets d’Etat (publics) et les projets privés, les projets
individuels et les projets coopératifs.

2- La classification en fonction de certaines caractéristiques

i- En fonction des finalités

Ce sont les classifications les plus courantes. On peut les présenter de diverses
manières : suivant la nature des biens et services produits ou suivant le type de
consommation auquel le produit donne lieu.

Suivant la nature des biens et services produits : nous avons les projets de
production de biens matériels(les projets agricoles, les projets miniers, industriels,
artisanaux) et les projets de production de services (les projets de transport, de
construction de logements sociaux, de santé, d’enseignement).

Suivant le type de consommation auquel le projet donne lieu : nous avons :

les projets dont la production est destinée à la demande intérieure ou à l’exportation.


Exemple : usine de ciment, brasserie (demande intérieure) ; culture de coton, de café de
cacao (demande extérieure) ;

les projets économiques et sociaux. Exploitation de gisements miniers, usine de textile


(projets économiques) projets de santé, d’assistance sociale (projets sociaux)

les projets de production marchande et non marchande

plantation de café, de cacao (production marchande), projets vivriers (production non


marchande)

3- La classification en fonction des secteurs d’activités

Nous avons les projets agricoles, industriels, artisanaux et commerciaux.

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Nous distinguons des projets économiques et des projets sociaux ou culturels.

4- la classification en fonction de la taille

Suivant ce critère, nous distinguons :

 Les microréalisations qui sont de petits projets communautaires à


caractère souvent participatifs avec un important investissement humain.

 Les microprojets qui sont des projets de faibles investissements,


concernant pour la plupart la création de micro entreprise (PME/PMI)

 Les méso- projets qui sont des projets sectoriels se rapportant à un


agrégat spécifique de la macroéconomie.

 Les macro-projets qui sont d’envergure plus grande avec une incidence
sur les grands agrégats macroéconomiques de la nation

 Les mégaprojets qui représentent des macro-projets à caractère régional,


continental ou mondial à l’instar des projets NEPAD ;

5- la classification en fonction du type de financement

Le type de financement peut être également un critère de classement des


projets. Ainsi on peut avoir :

 des projets publics ;

 des projets privés ;

 des projets financés par des fonds extérieurs…..etc

6- La classification en fonction de l’emprise géographique

Selon l’emprise géographique, nous avons :

 les projets locaux

 les régionaux

 les projets nationaux

 les projets internationaux.

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RELATION ENTRE PROJET-PROGRAMME ET PLAN DE
DEVELOPPEMENT

Il est utile de faire la distinction entre un projet, un programme et un plan.

 Un programme (dans le sens générique du terme) est un concept


analogue qui se distingue par le fait qu’il est constitué par un ensemble de projets dont
les objectifs réunis contribuent à un objectif global commun au niveau sectoriel et
national. C’est un ensemble de projets dépendants ou complémentaires participant à la
réalisation de grandes orientations du plan.

Un programme est davantage orienté vers l’atteinte d’un objectif que vers la réalisation
d’un produit spécifique. Un programme est de plus longue durée, certains pouvant
avoir un caractère permanent.

 Un plan peut se définir comme étant un document de référence qui relate


pour une période bien déterminée les grandes orientations définies par le
Gouvernement et/ou les acteurs sociaux en vue de promouvoir le développement
social, économique et culturel le développement économique et social d’un pays,
d’une région, d’une commune, d’un village. Il s’obtient par la planification qui est un
processus continu consistant à mettre en œuvre des programmes et projets dans le
temps et l’espace avec une utilisation rationnelle des ressources en tenant compte des
performances.

3- LES CARACTERISTIQUES D’UN PROJET

Quelle que soit leur nature, les projets présentent au certain nombre de
caractéristiques communes :

PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES PROJETS.


 Nouveauté et unicité : produit unique, contexte unique, processus unique, grande
incertitude ;
 Durée limitée et déterminée : temporaire par nature, date de début et de fin ;

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 Contraintes rigoureuses et d’importance variable selon le type et l’importance du
projet : performance, qualité (normes), délais (échéances diverses), coût ;
 Cycle de vie dynamique : les projets prennent naissance dans l’émergence d’un
besoin et se termine par la livraison d’un bien et service perçu comme satisfaisant
ce besoin, cycle itératif constitué de phases ;
 Implication de nombreux intervenants : intérêts différents, disciplines différentes,
cultures différentes, organisations différentes ;
 Contexte d’incertitude relative : environnements PESTEL (politique, économique,
social, technologique, écologique, légal) ;
 Autonomie : bien que dépendant d’une structure (ministère par exemple) n’est pas
influencé par cette dernière en matière de prise de décision ;
 Homogénéité : un projet est de nature complexe de par les différentes phases qui le
composent et doivent suivre un cheminement logique afin d’assurer une bonne
cohérence. Ces dernières doivent constituer un tout homogène caractérisé par des
interventions actives et ordonnées ;
 Spatialité : géographiquement, un projet doit être localisé. Cette localisation permet
de mieux appréhender son contexte dans la mesure où le projet évolue dans un
environnement global multidimensionnel et complexe.

4- LE CYCLE DE VIE D’UN PROJET

Tous les projets se caractérisent par un cycle de vie qui prend sa source dans
l’émergence et l’identification d’un besoin et qui se termine par la livraison d’un bien
ou service perçu comme satisfaisant ce besoin. Plusieurs représentations de ce cycle
existent. Il peut comprendre six, cinq et même quatre phases.

Le schéma général d’analyse d’un projet précise les grandes étapes d’un projet
depuis les objectifs fixés par le planificateur jusqu’au contrôle de fonctionnement des
investissements qui ont été mis en place.

Le processus d’analyse peut être considéré comme un cycle parce que chacune
des phases se trouve en étroite liaison avec la phase précédente et la phase suivante.

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La notion de cycle est également à retenir en ce sens que le projet dans son
ensemble doit lui-même engendrer de nouveaux projets soit au titre d’expansion des
activités existantes soit au titre de la promotion et la création de nouveaux projets.

Il existe plusieurs modèles de représentations du cycle de vie du projet. Cet état


de fait provient de ce que les économistes ou organismes de recherche en matière de
développement conçoivent de manière différente le découpage en phases. Chaque
modèle cependant est justifié par des considérations relatives à une cohérence
recherchée entre les multiples éléments ou actions à caractère d’investissement
programmés dans le projet.

Le nombre de phases dans le cycle de vie du projet varie selon les auteurs. On
peut avoir :

1°) Pré investissement - Investissement - Exploitation

2°) Identification - Préparation - Evaluation - Décision - Réalisation - Contrôle.

3°) Cycle classique

- Définition - Planification - Réalisation - Terminaison

4°) Banque Mondiale.

- Identification -Préparation -Evaluation -Négociations -Réalisation


/supervision -Evaluation rétrospective

5°) Communauté Européenne

Phase : 1 Programme indicatif : Définition générale des orientations et


principes de la coopération avec la Commission Européenne. Elle évoque la
concentration sectorielle et thématique par pays (région) et peut contenir un certain
nombre d’idées- programmes.

Phase: 2 Identification : première élaboration des idées de projet, exprimées


globalement en objectifs, résultats et activités, en vue de déterminer s’il faut ou non,
procéder à l’étude de faisabilité.

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Phase: 3 Instruction : Détermination de tous les aspects détaillés d’un projet
sur la base d’une étude de faisabilité, examen interne au service de la communication
sur l’opportunité du projet et sur sa cohérence avec les politiques sectorielles.

Décision de procéder ou non à la rédaction de la proposition de financement.

Phase: 4 Financement---- Rédaction de la proposition de financement. Son


examen par le comité de financement, avis favorable du comité et décision de
financement de la commission- Rédaction et signature par les deux parties.

Phases: 5 Mise en œuvre

Exécution du projet par la mise en œuvre des moyens prévus dans la


convention de financement en vue d’atteindre les résultats et l’objectif spécifique du
projet. Rédaction des plans d’exécution et des rapports de suivi.

Phase: 6 Evaluation

Analyse des résultats et des effets (impacts) du projet pendant ou après sa mise
en œuvre en vue de sa réorientation éventuelle et / ou de la formulation de
recommandations pour l’orientation des projets semblables à l’avenir. Au cas où la
convention prévoit plusieurs phases de mise en œuvre du projet, le lancement d’une
nouvelle phase dépendra en principe des résultats de l’évaluation de la phase
précédente.

Utilité du respect du cycle de vie des projets.

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DESIGNATION PLANIFICATION REALISATION TERMINAISON

60%

20%

5% 15%

Temps 20% 20%45%15%

Ces étapes se distinguent pas le degré de précision de plus en plus élevé des
données et aussi par leurs coûts.

Le respect de ces étapes est important pour éviter d’engager des frais pour une
étude de faisabilité qui s’avère souvent très coûteuse alors que des études préliminaires,
moins coûteuses pourraient conclure à l’abandon pur et simple du projet.

5- Les sources d’identification de projets sont diverses et variées.

Ils peuvent provenir de :

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- études des importations : projet de substitution aux importations pour
satisfaire une demande existante et prouvée.

- examen des facteurs physiques de production : la qualité ou le prix de


certaines matières premières, ou d’autres facteurs de production, comme l’énergie peut
créer des possibilités de production compétitive. Pour l’exportation et / ou pour le
marché domestique.

- étude des compétences disponibles : les moyens humains qui se sont déjà
constitués en main d’œuvre ou en talents de gestion, par exemple en fabrications
artisanales ou en production d’articles manufacturés peuvent suggérer la possibilité
d’autres productions demandant des compétences comparables.

- création ou application technologique

- examen des relations des relations inter -industrielles : ces possibilités


peuvent être identifiées par l’analyse des relations entre intrants et extrants des diverses
industries

- évaluation des plans de développement

- réexamen d’anciens projets

Des projets préparés dans le passé, mais qui n’ont pas été exécutés deviennent
souvent réalisables lorsque le marché se développe ou que les industries connexes
évoluent.

- observation de l’expérience d’autres pays. Une bonne connaissance du


développement industriel en cours dans d’autres pays ou régions présentant des
conditions à peu près similaires peut suggérer une possibilité de projet.

- utilisation de catalogues industriels : ONUDI /CDI ;

- observation de la vie quotidienne : les conditions matérielles de vie , les


loisirs, les habitudes de travail ou les visites de salons ou foires peuvent être à l’origine
de la création d’entreprises.

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SEQUENCE II- . ETUDE DE FAISABILITE D’UN PROJET

Le domaine de la préparation d’un projet est toujours délicat à délimiter car les
études à entreprendre peuvent fortement varier d’un projet à l’autre. La préparation
comprend toutes les étapes nécessaires pour amener un projet au stade où il a été
reconnu réalisable du point de vue technique, économique, juridique et financier, et où
il devient possible de l’évaluer.

La préparation est un approfondissement des actions retenues au stade de


l’identification. Elle comporte :

- une recherche de financement pour les études

- une étude de faisabilité

- une recherche de financement pour l’exécution

- l’acquisition de biens et services nécessaires à l’exécution du projet.

La démarche de l’étude d’un projet est beaucoup plus itérative que linéaire.

Son objectif est de s’assurer de la viabilité du projet d’un point de vue


commercial, technique, institutionnel, financier et socioéconomique. Les grandes
étapes sont les suivantes : l’étude de marché, l’étude technique, l’étude institutionnelle
ou organisationnelle, l’étude financière, l’étude économique, l’étude socio-économique
et l’étude d’impact environnemental.

I- L’ETUDE DE MARCHE

Elle est fondamentale dans la réussite ou l’échec du projet. L’étude de marché procède
ainsi qu’il suit :

1- Analyse de la demande

Il s’agira de faire l’analyse de la demande passée et présente voir future en se posant un


certain nombre de questions :

- quels sont les produits ou services dont on a besoin ?

- y a-t-il des produits substituts ?

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- quelle est la qualité exigée ou quelles sont les normes de qualité ?

- quelles sont les quantités achetées ?

- qui achète quoi ?quels sont les clients à viser ?

- quels sont leurs caractéristiques (sociodémographiques et pouvoir d’achat) ?

- quand achète-t-on ?

- quels sont les circuits de distribution et les distributeurs ?

- comment pourrait se comporter la demande dans l’avenir ?

En tout état de cause, le produit ou service proposé doit répondre à une demande non
satisfaite ou mal satisfaite.

2- Analyse de l’offre

- quels sont les produits ou services proposés (quantité, qualité, prix) ?

- qui les propose (concurrents, importateurs) ?

- quels sont les forces et les faiblesses des concurrents ?

- quel est le cycle de vie du produit proposé ?

Il est important de faire le marketing mix du produit à proposer c’est-à-dire


l’interaction entre les quatre P (Produit, Prix, Place et Promotion). En effet, un produit
de qualité doit être vendu à un prix qui reflète cette quantité à l’endroit qu’il faut avec
la promotion nécessaire.

A- Le produit

Il s’agit de donner les caractéristiques du produit, ses forces et ses faiblesses par
rapport aux autres produits concurrents.

B- Le prix

On doit analyser le prix et déterminer les marges bénéficiaires à chaque étape de la


distribution.

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C- La distribution (Place)

Cela concerne les circuits de distribution à choisir pour faire parvenir le produit aux
clients Un analyse des forces et faiblesses de ces réseaux de distribution.

D- La stratégie commerciale (Promotion)

Une stratégie commerciale ou stratégie marketing efficace tente d’obtenir la meilleure


combinaison de ces quatre P du marketing-mix.

II- L’ETUDE TECHNIQUE


Elle doit passer en revue un certain nombre d’aspects

Les études techniques d’un projet sont très variées et méritent une attention
particulière de la part des ingénieurs et des techniciens qui seront chargés de la
préparation du projet. Un certain nombre d’aspects devront être ainsi examinés :

- la conception de l’unité de production et notamment la capacité de production et le


choix technologique. Ce dernier doit être fonction des besoins réels identifiés lors de
l’étude de marché, de l’existence de pièces de rechange, de degré de qualification du
personnel etc…

Le dimensionnement du projet dépend du volume attendu de la demande, du


rendement technique escompté et des coûts de production.

Le problème de débouchés une importance fondamentale afin d’éviter le gaspillage de


ressources, de capitaux.

Le choix des méthodes et procédés de fabrication.

Pour fabriquer un produit, il y a sûrement plus d’un procédé. Il faudra éviter de faire
appel à des procédés qui risquent d’être rapidement dépassés par les progrès
techniques

Il conviendra également de s’assurer que l’entreprise, pour la construction de l’unité et


pour un fonctionnement normal, trouvera en quantités qualités, prix et délais
convenables, les matériels et équipements nécessaires, les matières premières, les
matières consommables et les services nécessaires à la production.

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- La localisation relève aussi en partie des études techniques.

Ex SCO. (gisement) CIMBENIN, SCB (port)

Pour la plupart des projets, il y aura un problème de choix et donc la possibilité de


prévoir des variantes de localisation. Elle doit tenir compte de la disponibilité de
certains services essentiels (l’eau, l’électricité, le téléphone), de l’environnement
immédiat du projet, de la disponibilité de la main-d’œuvre et d’entreprises
complémentaires, de la capacité d’extension de l’unité de production.

On pourra également s’intéresser à la disposition des ateliers et au plan d’ensemble


d’un projet qui peuvent entraîner, s’ils étaient correctement analysés, des économies
d’échelle appréciables en coûts d’investissement ou d’exploitation.

Les responsables des études techniques auront enfin à dresser un calendrier des
travaux de construction, prévoir les causes éventuelles de retard et les remèdes à y
apporter.

Un devis estimatif mais détaillé de toutes les dépenses relatives à la construction et au


démarrage des opérations (travaux de génie achat de biens d’équipements, frais de
main d’œuvre pour le montage, intérêts intercalaires sur les prêts extérieurs, coût de la
main d’œuvre expatriée, honoraires des sociétés d’études, achats de brevets et licences
…)

- La gestion de la production

Il s’agira de voir quand est-ce qu’il faut produire ? A quel rythme ? etc mais aussi
comment gérer les stocks et la qualité ?

III- L’ETUDE INSTUTIONNELLE OU ORGANISATIONNELLE


Elle se penche sur le choix de la forme juridique, sur les contrats d’embauche, la
rémunération du personnel et le plan de carrière, la répartition des tâches. L’étude aura
donc plusieurs aspects :
- l’aspect juridique portant sur statut juridique du projet, en ce sens qu’un projet doit
évoluer dans le respect des textes juridiques et institutionnels en vigueur
- les aspects de gestion du projet, de son organisation et de son fonctionnement
- les aspects liés à la gestion des ressources humaines

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- les aspects liés au planning des activités du projet dans ses différentes phases de
mise en place, de mise en œuvre.
IV- L’ETUDE FINANCIERE
C’est une partie qui sera abordée en détails dans la séquence IV ci-dessous.
V- L’ETUDE SOCIOECONOMIQUE
L’analyse économique de projet constitue le sous-dossier économique de l’étude de
faisabilité Son objectif est de développer les avantages et les coûts d’un projet en se
plaçant du point de vue de la collectivité. L’étude doit également porter sur la
compatibilité du projet avec les us et coutumes des bénéficiaires du projet. Par ailleurs
il faudrait examiner l’impact du projet en termes de création d’emplois, de distribution
de revenus, d’amélioration des connaissances et éventuellement d’effets néfastes sur
l’environnement.
Une séquence est consacrée à ce chapitre.
L’étude de faisabilité apparaît donc comme une étape incontournable dans le processus
de mise en place d’un projet. Les différentes études qui la composent doivent être
menées soigneusement pour apprécier la faisabilité du projet dans tous ses aspects.
Elle permet également d’étudier les techniques alternatives, de les comparer afin de
pouvoir faire un choix judicieux de la meilleure solution.

Somme toute, l’étude de faisabilité doit répondre aux questions ci-après :

1- Le projet est-il conforme aux objectifs et priorités de développement du pays ?

2- Les politiques appliquées sont-elles compatibles avec la réalisation des objectifs du


projet ?

3- Le projet est-il techniquement viable et constitue t-il la meilleure solution technique


possible ?

4- Le projet est-il réalisable sur le plan administratif ?

5- Existe une demande suffisante de la production du projet ?

6- Le projet est-il économiquement justifié et financièrement viable?

7- Le projet est-il compatible avec les coutumes et traditions des bénéficiaires ?

8- Le projet respecte- t- il l’environnement ?

22
LE SQUELETTE DU PROJET

L’outil important de la planification et la formulation des projets et le squelette


du projet. Le squelette du projet est le cadre dans lequel les différentes données sur le
projet doivent être agencées. Le squelette du projet contient toutes les composantes du
dossier de projet qui sont la réponse à toutes les questions que l’on peut se poser sur le
projet. Quel que soit le stade où on se trouve, le squelette reste le même.

Définition du problème Objectifs et extrants Demande et marché

1 2 3

Coûts et bénéfices Résumé du projet Technologie

8 9 4

La vie du projet et Organisation et Ressources humaines et


programmation management matérielles

7 6 5

23
SEQUENCE III- ANALYSE FINANCIERE DES PROJETS

Nous avons dit dans le déroulement du cours, qu’un projet économique est un
projet dont on peut mesurer la rentabilité financière et économique, dont on peut faire
le rapport entre les coûts et les bénéfices.

Une fois les études préliminaires terminées, il s’agira d’évaluer les coûts et les
bénéfices du projet (analyse micro-économique) et d’examiner l’impact de celui-ci sur
l’économie nationale (analyse macro-économique) car le projet est, comme nous
l’avons vu, un élément de changement qui génère des flux :

- physiques : biens et services

- financières : entrées et sorties d’argent.

- humains : création d’emplois, rapports sociaux

- informations : émissions et réceptions de messages.

Cette étude nous amènera à l’élaboration du compte d’exploitation


prévisionnel et du compte de trésorerie prévisionnel.

I - LES FLUX FINANCIERS QUI SORTENT

Les flux financiers qui sortent constituent des dépenses

Il y a deux grandes catégories de dépenses :

- Les dépenses d’investissement

- Les dépenses de fonctionnement

a)- Les dépenses d’investissement

Dans un projet, l’investissement est pris au sens large, c’est à dire économique
et non au sens strict comptable.

L’investissement est toute dépense en capital fixe dont la durée d’utilisation et


les effets dépassent une année.

24
Le montant total des investissements comprend entre autres :

- le coût d’achat de l’équipement (prix d’achat et frais)

- le coût de l’installation (agencement, électricité, eau…)

- le coût de la période d’essai (salaire du technicien expatrié…)

-le coût de la formation du personnel.

On peut classer les dépenses d’investissement sous différentes rubriques selon


le plan OCAM : (rechercher les correspondances avec le plan SYSCOA)

- les frais immobilisés

- les immobilisations incorporelles

- les immobilisations corporelles

- les autres valeurs immobilisées

- provisions : pour imprévus et risques pour hausse des prix.

- le fonds de roulement (permanent ou net)

1 les frais immobilisés

Ce sont les dépenses à faire pour la préparation du dossier : études (techniques,


commerciales…) recherche du financement (réception, voyages …) services rendus
(consultant, conseiller juridique …)

Ce sont également des dépenses pour la mise en route du projet : frais de


consultation, frais de formation du personnel.

Ces dépenses sont faites pour permettre au projet de voir le jour ; leurs effets
portent sur toute la vie du projet c’est pourquoi on les considère comme un
investissement à plus d’un an.

25
2 les immobilisations incorporelles

Ce sont des décaissements pour acquérir des brevets et licences, pour reprendre
un fonds de commerce…

3 les immobilisations corporelles

Ce sont les sorties d’argent pour :

- l’achat d’un terrain et les aménagements.

- les constructions et les travaux d’infrastructures (eau, route)

- l’acquisition des équipements : machines, engins matériels de bureau,


véhicules…

- la création de plantation : camps de travailleurs, pépinières, défrichement,


drainages.

4 les autres valeurs immobilisées

Ce sont des dépenses à faire pour pouvoir entrer dans une société (par exemple
souscrire à des parts sociales, acheter des actions …) pour aider le personnel (prêt à
accorder pour une durée supérieure à un an …)

5 les provisions

Ce sont des décaissements à prévoir au cas où il aurait des imprévus ou des


risques.

Pratiquement pour calculer le montant de ces provisions, on prend 10% à 20%


du total des investissements.

6 le fonds de roulement

Ce sont des ressources pour assurer le fonctionnement normal du projet sans


rupture de stock (et sans impasse de trésorerie). Ce fonds de roulement représente une
partie du cycle d’exploitation financée par des capitaux permanents.

26
Le montant du fonds de roulement à prévoir peut être estimé
approximativement :

- soit en le calculant sur la base des dépenses d’exploitation (par exemple 2 à 3


mois des dépenses d’exploitation).

- soit en le calculant à partir des stocks (par exemple 2/3 du stock prévu au
bilan).

b)- les dépenses d’exploitation

Lorsque le projet entrera en activité, il y aura des dépenses courantes à


supporter en vue de produire et mettre sur le marché les produits finis.

En comptabilité générale, les charges sont classées par nature dans les comptes
de la classe 6

Les charges d’exploitation les plus courantes sont :

604. Achats stockés de matières et fournitures consommables (matières et


fournitures consommés) :

- matières premières

- matières consommables (essences, huile…)

- fournitures de bureau (papier, bic…)

- emballage

- petit outillage

- pièces de rechange

61 Transports. (transports consommés )

- frais de transport payé à des intermédiaires

62- Services extérieurs A (autres services consommé)s

- sous-traitance générale

27
- locations et charges locatives

- redevances de crédit-bail et contrats assimilés

- entretien, réparation et maintenance

- primes d’assurances

- études, recherches et documentation

- publicité, publications, relations publiques

- frais de télécommunication

63- Services extérieurs B

- frais bancaires

- rémunérations d’intermédiaires

- frais de formation du personnel

- redevances pour brevet, licence, logiciel et droits similaires

- cotisations

- redevances versés aux concédants (concessions, services publics)

- rémunération de personnel extérieur à l’entreprise

- autres charges externes

64- Impôts et taxes.

- impôts et taxes directs

- impôts et taxes indirects

- droits d’enregistrement

- pénalités et amendes fiscales

- autres impôts et taxes

65- Autres charges

- pertes sur créances clients et autres débiteurs

28
- quote-part de résultats sur opération faite en commun

- quote-part de résultats annulés sur exécution partielle de contrat pluri exercices

- valeur comptable des cessions courantes d’immobilisations

- charges diverses (jetons de présence et autres rémunérations


d’administrateurs, dons et mécénat)

- charges provisionnées d’exploitation

66. Charges de personnel

- rémunérations directes versées au personnel national

- rémunérations directes versées au personnel non national

- indemnités forfaitaires versées au personnel

- charges sociales

- rémunérations et charges sociales de l’exploitant individuel

- rémunération transférée de personnel extérieur

- autres charges sociales

67- Frais financiers et charges assimilées

- intérêts des emprunts

- intérêts dans loyers de crédit-bail et contrats assimilés

- escompte accordé

- autres intérêts

- escomptes des effets de commerce

- pertes de change

- pertes sur cession de titres de placement

- pertes sur risques financiers

- charges provisionnées financières

68- Dotations aux amortissements

29
- dotations aux amortissements d’exploitation

- dotations aux amortissements à caractère financier

69- Dotations aux provisions

- dotations aux provisions d’exploitation

- dotations aux provisions financières

II- LES FLUX FINANCIERS QUI ENTRENT

Les flux financiers qui entrent sont des ressources financières. Ont peut
distinguer :

- les capitaux permanents

- les capitaux à court terme

a)- Les capitaux permanents ou ressources financières à LMT

Ils doivent servir à financer les investissements :

- les capitaux propres

- les capitaux étrangers à LMT (emprunts)

1 Les capitaux propres

Ils sont apportés par les propriétaires ou associés au départ ou au cours de la


vie du projet.

Ils peuvent être générés par des activités. Ce seront des bénéfices mis en
réserve si le projet fait des résultats positifs.

Les propriétaires peuvent être des personnes physiques (nationaux ou


expatriés) ou des personnes morales (organismes publics, sociétés privées, ONG…)

Dans un projet individuel, le capital propre s’appelle capital personnel, dans un


projet de plusieurs personnes, il s’appelle capital social.

30
Les dons, les subventions d’équipement et provisions (pour imprévus, risques,
hausse des prix …) sont intégrés dans les capitaux propres.

2 Les capitaux étrangers à LMT

Comme le marché financier de beaucoup de pays en voie de développement


n’est pas développé, parce qu’il n’y a pas d’épargne nationale importante, la recherche
de capitaux doit se faire à l’étranger, auprès des organismes privés (ONG, CARITAS,
Banques) ou publics (aide bilatérale ou multilatérale).

Si les organismes font des dons, ils entrent dans les capitaux propres. S’ils
accordent des crédits pour une durée supérieure à un an, ce sont des emprunts à moyen
terme (1 à 5 ans) ou à long terme (durée > à 5 ans).

Si les capitaux sont empruntés auprès des Banques celles-ci exigent des
garanties (aval, hypothèques) et une rentabilité suffisante qui permette au projet de
rembourser à l’échéance prévue les crédits et de payer intérêts.

3- Les ressources financières à court terme.

Les ressources à court terme doivent servir à couvrir les dépenses


d’exploitation. On en dénombre trois catégories.

 les recettes d’exploitations

 les dettes à court terme

 les versements à encaisser

a-) les recettes d’exploitations

L’objectif principal d’un projet de production est de produire pour vendre et


faire un bénéfice. Les prévisions des ventes vont déterminer les flux d’argent qui
entrent et qui doivent servir à couvrir les frais de production et de commercialisation.

Les recettes d’exploitation sont classer dans les comptes de la classe 7 et concernent :

31
- ventes de marchandises (projet commercial)

- productions vendues (projet productif)

- productions stockées (stocks de produits finis)

- auto- consommation (projet agricole) ou travaux faits par l’entreprise pour


elle-même

- produits divers : réductions obtenues des fournisseurs, revenus de la terre


(fermages reçus)

- subventions d’exploitation : aide non remboursable accordée par l’Etat

- intérêts et dividendes reçus, intérêts des crédits accordés.

b-) Les crédits à court terme.

Comme il y a des décalages dans le temps entre les entrées d’argent provenant
des ventes et les sorties d’argent entraînées par les dépenses de fonctionnement, il y a
des problèmes de trésorerie. C’est pourquoi il est normal que les activités soient
financées par des crédits à court terme obtenus des fournisseurs (effets à payer) ou
accordés par des organismes financiers. (découverts, facilités de caisse…)

Les crédits à court terme permettent au projet de fonctionner, car ils financent
le cycle d’exploitation d’un projet de production.

c-) Les versements à encaisser

Le remboursement par le personnel des prêts accordés par le projet constitue


une entrée d’argent.

Exemple 1

Un financement a été obtenu aux conditions ci-après :

- montant du crédit : 1 000F

- taux d’intérêt : 10%

32
- durée de remboursement : 5 ans

Années Capital restant Remboursemen Intérêts Annuités


t du capital

1 1.000 200 100 300

2 800 200 80 280

3 600 200 60 260

4 400 200 40 240

5 200 200 20 220

TOTAL - 1000 300 1.300

Exemple 2

Un financement a été obtenu aux conditions ci-après :

- montant du crédit : 1500 F

- taux d’intérêt : 10%

- durée de remboursement : 5 ans

- différé : 2 ans

Dressez le tableau d’amortissement financier

33
Années Capacité Remboursemen intérêts Annuités
restant t du principal

1 1500 - 150 150

2 1500 - 150 150

3 1500 500 150 650

4 1000 500 100 600

5 500 500 50 550

TOTAL - 1500 600 2100

Montant : 1000 F taux intérêt : 10% durée 5 ans différé 1 an

Années Capital restant Remboursemen Intérêts Annuités


t principal

1 1000 - 100 100

2 1000 250 100 350

3 750 250 75 325

34
4 500 250 50 300

5 250 250 25 275

TOTAL - 1000 350 1350

L’ACTUALISATION

Les biens diffèrent entre eux de trois façons : par leur nature physique, par leur
situation dans l’espace et par leur situation dans le temps.

Entre deux marchandises à la fois identiques et diverses, deux postes de radio par
exemple, le rapport de prix est susceptible d’exprimer les différences techniques ou
matérielles qui distinguent les deux appareils.

Entre deux marchandises identiques mais disponibles en deux endroits différents, le


rapport de prix exprime, pour l’acheteur ou le vendeur la diversité des localisations.

Habitant Cotonou, je n’accepterais d’acheter la même voiture à Parakou que si la


différence de prix me paraît avantageuse compte tenu du prix du transport. Dans ce cas,
une voiture s’échange à Cotonou contre la même voiture à Parakou à un prix inférieur.

Pour des biens disponibles à des moments différents de temps, on conviendra que pour
son utilisateur, une voiture automobile disponible immédiatement diffère
économiquement de la même voiture disponible dans un an. La différence dans la
valeur d’usage entre les deux biens tient à la plus grande préférence que le sujet
éprouve pour le présent. Les différences dans les valeurs d’usage du temps se
traduisent sur le marché par un prix du temps. La voiture disponible aujourd’hui a plus
de valeur que la même voiture disponible dans un an.

Pour le même bien, le prix de la disponibilité future est généralement inférieur au prix
de la disponibilité immédiate.

1. La valeur temporelle de l’argent.

35
La notion de valeur temporelle est simple car il est avant tous nécessaires de
faire la différence entre la valeur actuelle des ressources et leur valeur future.

Ces deux valeurs ne sont pas égales.

Un frère vous demande de faire le choix entre deux options alléchantes :

a) vous donner 100.000 F sur le champ

b) Vous donner 100.000 F dans cinq ans.

Qu’allez- vous choisir ?

On connaît tous le fameux proverbe qui dit : "un tiens vaut mieux que deux tu
l’auras : l’un est sûr, l’autre ne l’est pas"

Il existe des raisons économiques qui exigent ou justifient le fait de prendre


l’argent sur le champ.

Ces raisons sont en rapport avec la valeur temporelle de l’argent.

Ex : Vous êtes appelé à faire l’analyse financière d’un projet. Ledit projet
rapporte un total de 100.000 F de revenus pas an sur les 5 ans d’exploitation.

Quel est le revenu total en cinq ans ?

Année 1 – 100.000

Année 2 – 100.000

Année 3 – 100.000

Année 4 – 100.000

Année 5 – 100.000

Total ?

Si nous prenons trois projets A, B, C

A B C

1 6.000 1.000 0

2 5.000 2.000 0

36
3 4.000 3.000 4.000

4 3.000 7.000 6.000

5 2.000 7.000 10.000

20.000 20.000 20.000

Quel est le meilleur des trois projets ?

Pour répondre à cette question, il faut comprendre que, malgré l’apparence


physique, une unité monétaire disponible tout de suite et une monétaire disponible dans
dix ans constituent deux biens économiques aussi différents entre eux qu’une mangue
et un ananas disponible à la même époque. On ne peut ni les comparer, ni les
additionner directement.

On peut cependant venir à bout de la difficulté dans les deux cas en recourant à
un système de prix.

Dans les problèmes d’investissement, le prix qui joue le rôle fondamental est le
taux d’intérêt, lien comptable entre le présent et l’avenir alors que le bien investi est
leur lien physique.

D’une manière précise, le transfert dans le temps de la disposition d’un bien


donné a le caractère d’un échange entre deux biens différents et le taux de cet échange
joue le rôle d’un rapport de prix.

Si, par exemple, le taux d’échange s’établit entre une tonne de ciment
disponible tout de suite et 1,08 tonne disponible dans un an, nous dirons que le taux
d’intérêt annuel applicable au transfert de la disposition de ciment dans le temps est :

1,08 - 1 = 0,08 = 8%

En d’autres termes, 1 tonne de ciment prêtée pendant un an rapporte à son


propriétaire, en sus du remboursement, un intérêt de 80 kg.

Sur le marché des capitaux, "une unité monétaire disponible tout de suite"
s’échange contre « 1 + i unités monétaires dans un an ».

37
i est le taux d’intérêt annuel du moment. Celui-ci varie avec la nature du bien
considéré. Il peut se bonifier ou se détériorer avec le temps.

Pour comprendre l’actualisation, parlons d’abord de l’intérêt simple et de


l’intérêt composé.

L’INTERÊT SIMPLE

Crédit : 100.000

Durée : 3 ans

Taux d’intérêt : 10%

Année Principal Intérêt

0 100.000 10.000

1 100.000 10.000

2 100.000 10.000

Intérêt 30.000

Prêt original 100.000

TOTAL dû 130.000

L’intérêt simple est le corollaire financier et l’opposé exact de l’actualisation.

Si vous prêtez de l’argent à quelqu’un, vous renoncez à la possibilité d’utiliser


cet argent vous-même pendant la période du prêt. En mettant provisoirement votre
argent à la disposition de quelqu’un d’autre, vous rendez en fait un service à
l’emprunteur. Vous méritez d’être récompensé pour ce service. Cette compensation
prend la forme d’un intérêt sur le prêt.

L’intérêt s’exprime en termes de pourcentage par rapport à la somme initiale


de l’emprunt, le principal.

38
Exemple

En utilisant la procédure précédente, calculer l’intérêt de 500.000 F empruntés


à 13% pendant 10 ans.

L’INTERET COMPOSE.

L’intérêt simple est rarement utilisé par les banques et les autres organismes de
prêt car il représente un désavantage pour le prêteur.

Dans les exemples précédents, l’emprunteur n’est tenu de payer le préteur


qu’au moment où le prêt arrive à échéance, trois ans ou dix ans après :

Regardons le tableau suivant :

Année principal Intérêt (%) Valeur réel du prêt

0 100.000 10.000 (110.000)

1 100.000 10.000 (120.000)

2 100.000 10.000 (130.000)

Intérêt total 30.000

Année Principal Intérêt Valeur

0 100.000 10.000 110.000

1 110.000 11.000 121.000

2 121.000 12.100 133.100

Intérêt total 33.100

Prêt original 100.000

Total dû 133.100

39
Si vous comparez le total dû pour l’intérêt simple avec celui pour l’intérêt
composé, vous vous rendez compte que ce dernier est beaucoup plus à l’avantage du
prêteur et qu’il reflète la valeur réelle de l’argent prêté.

Exemple

Faire le calcul avec 500.000 F à 13% pendant 10 ans

LES COEFFICIENTS DE COMPOSITION

Exemples

Valeur actuelle taux d’intérêt période valeur futures

1°) 120.000 12% 2 -

2°) 139.876 9% 3 -

3°) 1.345.908 14% 10 -

4°) 4.908.433 11% 8 -

Formule

(1 + i)n x V A

Les coefficients d’actualisation

Plutôt que de chercher la valeur future d’un capital nous cherchons à connaître
la valeur actuelle (A) d’une somme d’argent reçue dans le futur.

A= 1 x F

(1 + i)n

Etant donné que l’actualisation est l’inverse de la composition, le coefficient


d’actualisation est donc la réciproque du coefficient de composition

40
Exemples

Valeur future Taux d’intérêt Période Valeur actuelle

100.000 10% 5 ans -

2.000.000 14% 3 ans -

1.238.407 8% 20 ans -

Actualisation d’un flux de revenus futurs

Le coefficient d’actualisation, comme son corollaire de composition, varie en


fonction de taux d’intérêt et du nombre d’années. Même si le taux d’intérêt reste
constant, le coefficient d’actualisation changera, car "n" (nombre d’années)
augmentera. Cela devient important lorsque vous avez à actualiser un flux de revenus
futurs.

Exemple : un projet de production d’œufs génèrera 1000 F de profit par an


pendant les quatre ans qui viennent.

Le coefficient d’actualisation décroît dans le temps.

Ceci explique pourquoi la valeur actuelle des revenus futurs est inférieure à sa
valeur indiquée sur les billets ou les pièces de monnaies.

Plus nous la projetons dans le futur, plus la valeur actuelle décroît.

Exemple : projet d’irrigation

1) Faites la différence entre les bénéfices bruts et les coûts bruts pour
chaque année. Vous obtenez ainsi le cash-flow de cette année là.

2) Pour chaque année, multipliez ce cash-flow par le coefficient


d’actualisation correspondant, en gardant à l’esprit le fait que ce coefficient change
tous les ans.

3) Lorsque vous avez obtenu pour chaque année le cash-flow actualisé,


faites la somme de tous ces cash-flows. Vous obtenez ainsi la valeur actuelle nette du
projet.

41
ANALYSE DE LA RENTABILITE

a- Calcul du cash-flow

 Le premier critère d’analyse est la lecture du compte d’exploitation


prévisionnel, notamment le résultat net dont le sens (positif, négatif ou nul) nous
indique si le projet est viable ou non.

En effet, si ce résultat est positif après déduction de toutes les charges réelles, on peut
conclure à la viabilité du projet. On pourra néanmoins examiner dans quelle mesure les
ressources dégagées par le projet de façon cumulative (cash-flow notamment) permet
de faire face aux principales dépenses.

Cash-flow sur fonds propres

Années Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Eléments

Ventes

- Charges H.A.

- Amortissement

=Résultat Avant Impôt

- Impôts

Résultat Net Comptable

+ Amortissement

+ Valeur résiduelle ou
valeur nette comptable

= Cash-Flow

42
Cash-Flow sur emprunt uniquement ou financement mixte

Années Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Eléments

Ventes

- Charges H.A.

- Amortissement

- Intérêt de
l’emprunt

=Résultat Avant Impôt

- Impôts sur le
bénéfice

Résultat Net Comptable

+ Amortissement

=Cash-Flow

+Valeur résiduelle

-Amortissement de
l’emprunt

=Flux Nets de
Trésorerie

43
Cash-Flow sur Crédit-bail

Années Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Eléments

Ventes

- Charges

- Loyer

=Résultat Avant
Impôt

- Impôts

=Résultat
d’exploitation

=Flux Nets de
Trésorerie

 Le second critère d’analyse est le calcul et l’analyse d’un certain nombre


de ratio, notamment :

a-) le délai de remboursement

d= Dépense totales d’investissement

Résultat brut moyen

Lorsque le projet est financé sur emprunt, il est important de calculer ce taux
qui indique aux bailleurs de fonds la vitesse avec laquelle les fonds pourraient être
remboursés.

44
Pour calculer le délai de récupération, ou divisera le montant total de
l’investissement par le bénéfice brut moyen annuel en faisant ainsi la moyenne
arithmétique des différences entre les recettes et les dépenses d’exploitation annuelles
durant toute la duré de vie du projet, en ne prenant en compte que les dépenses réelles à
l’exclusion de tout amortissement.

b) valeur actuelle nette

La valeur actuelle nette ou le bénéfice actualisé est égal à la somme des recettes nettes
actualisées moins la somme des dépenses actualisées plus la valeur nette comptable ou
la valeur résiduelle actualisée à l’année n.

c) Le taux de rentabilité interne

C’est le taux pour lequel il y a équivalence entre la somme des recettes


actualisées et la somme des dépenses actualisées : autrement dit c’est le taux
d’actualisation qui annule le bénéfice actualisé.

𝑛 𝑛
−t −t
𝑉𝐴𝑁 = − ∑ It(1 + i) +∑ 𝐂𝐅 t (1 + i) +VNC/VR (1+i)-n= 0
𝑡=0 𝑡=0

Il se calcule par tâtonnement et interpolation linéaire.

Si nous avons :

- Ii = Investissement de l’année i

- i1 = 1ertauxd’actualisation => VAN1 > 0

- i2 = 2e taux d’actualisation => VAN2< 0

TRI = i1 + VAN1 (i2 – i1)


VAN1 – VAN2

45
SEQUENCE IV- CHOIX DES INVESTISSEMENTS
1- Définition
- L’investissement est une dépense consentie par une entreprise pour acquérir des
biens matériels ou immatériels dans le but d’améliorer sa rentabilité.
L’investissement matériel peut être assimilé à un placement de capitaux en vue d’en
retirer le meilleur revenu ou la meilleure rentabilité.
2- Eléments caractéristiques d’un investissement matériel
a- Capitaux investis : il s’agit de la masse de capitaux nécessaires à l’acquisition
de biens et à toutes les dépenses induites par cette acquisition (frais de
transport, d’installation, de formation etc.. ) : ces dépenses peuvent être
réalisées en une ou plusieurs fois.
b- Cash-flow : c’est la recette nette d’impôt générée en fin d’exercice par
l’investissement ; il est appelé aussi capacité ou marge brute d’autofinancement
et est calculé pendant toute la durée la durée de vie du projet.
c- Durée de vie : elle est de deux sortes à savoir la durée de vie du projet qui est la
durée pendant laquelle le projet génère des revenus et la durée de vie du
matériel qui est la durée de vie fiscale pendant laquelle le matériel est amorti.
d- Valeur résiduelle nette : elle désigne la valeur de revente probable du bien ,
déduction faite des impôts éventuels.
3- Mesure de la rentabilité financière d’un investissement
On apprécie la rentabilité d’un projet d’investissement par comparaison de
divers flux de capitaux investis d’une part et capacité d’autofinancement et
valeur résiduelle d’autre part. ces flux sont actualisés à intérêts composés à
l’époque de l’investissement initial.
En vue d’apprécier la rentabilité d’un investissement on a recours à l’un des
critères suivants :
- Valeur actuelle nette (VAN) : c’est-à-dire la différence entre les rentrées
nettes supplémentaires et les capitaux investis actualisés à un certain taux(
généralement le taux de rentabilité des capitaux sur le marché) ;

46
Si la VAN est > 0 alors l’investissement est rentable ;
Si la VAN est < 0 alors l’investissement n’est pas rentable ;
Si la VAN est égal à 0, il y a compensation des dépenses et des recettes.
- Taux interne de rentabilité (TRI) : c’est le taux pour lequel les valeurs
actualisées des recettes et des dépenses se compensent. Soit i le taux
d’actualisation des capitaux sur le marché :
Si t>i alors l’investissement est rentable ;
Si t<i alors l’investissement est non rentable.
-
A- Financement sur Fonds Propres

EXERCICE N° 1- Dans un projet dont le coût d’investissement s’élève à 2.000.000


Fcfa, les rentrées nettes de trésorerie sur les 10 années sont :

A1- 400.000 A6- 340.000

A2- 300.000 A7- 340.000

A3- 340.000 A8- 300.000

A4- 340.000 A9-260.000

A5- 340.000 A10- 220.000

TRAVAIL A FAIRE:

4- Calculer la rentrée moyenne de trésorerie (bénéfice brut moyen)

5- Calculer le délai de récupération

EXERCICE N° 2 : Dans un projet, le preneur de décision a le choix entre deux


investissements de même coût et de même durée mais de cash-flow différents.

ANNEES Projet A Projet B

47
0 1000.000 1.000.000

1 500.000 100.000

100.000
2 400.000

3 300.000 400.000

4 250.000
700.000

700.000
5 250.000

TRAVAIL A FAIRE :

1- calculer la VAN en prenant un taux de 10% ; de 25% ;

2- quel est le projet le plus rentable ?

EXERCICE N° 3- Les données financières relatives à trois projets d’une durée de


5 ans sont :

ANNEES Projet A Projet B Projet C

A0 1.500.000 1.200.000 2.000.000

A1 600.000 300.000 500.000

A2 800.000 400.000 500.000

A3 900.000 500.000 500.000

A4 900.000 600.000 500.000

A5 900.000 700.000 500.000

48
TRAVAIL A FAIRE :

Calculer la rentabilité financière des projets à l’aide des critères suivants :

 délai de récupération du capital investi

 VAN aux taux de 10% et 24%

 Taux de rentabilité interne (TRI).

Commenter

49
SEQUENCE IV- : LE FINANCEMENT DES PROJETS

Pour financer son développement, tout Etat a besoin de disposer de ressources


financières, et ces ressources peuvent être d’origine interne ou externe. Ces ressources
sont d’autant plus nécessaires que le niveau de développement économique et social est
très bas. C’est le cas de la plupart de nos pays que sont les pays en développement, plus
précisément les pays les Moins Avancés. Pour permettre à ces pays de disposer de
ressources pour financer leur développement, la communauté internationale a mis en
place des institutions et des mécanismes de financement du développement dont les
politiques, les stratégies et les mécanismes d’intervention évoluent régulièrement pour
tenir compte de l’évolution économique et sociale du monde.

A- les sources endogènes

On peut retrouver au moins quatre (04) sources nationales dans le financement de


projets et microréalisations. Ce sont :

* le budget national

* les privés nationaux (opérateurs économiques, individus)

* les démembrements de l’Etat (sociétés d’Etat, d’Economie Mixte)

* les mouvements associatifs et confessionnels

Le budget national a été la première et l’unique source pendant longtemps pour le


financement des projets de développement dans nos pays. C’était un devoir et une
exigence pour nos gouvernements respectifs, qui essayaient alors d’adjoindre è ce
budget national des financements extérieurs.

Le budget national est constitué de recettes propres de l’Etat car mobilisé à partir des
taxes fiscales, douanières, des recettes d’exportation, des prélèvements divers.

Bien évidemment, les possibilités qu’offre cette source de financement sont limitées
du fait des contraintes budgétaires elles-mêmes, car en plus des investissements-

50
projets, elle doit servir à beaucoup d’autres affectations (salaires, participations aux
organisations internationaux, règlement de la dette…)

Outre ces sources, nous pouvons noter :

 le crédit bancaire : les opérations de crédit par les banques reposent sur les
ressources dont elles disposent. Ces ressources proviennent :

1- des dépôts des clients : dépôt à vue et dépôt à terme

Pour la banque, les dépôts à vue présentent une incertitude plus grande que les dépôts
à terme du fait que les déposants sont susceptibles de les retirer à tout moment. Par
contre, les dépôts à terme sont plus sûrs en raison de leur caractère contractuel marqué
notamment par la fixation à l’avance de la date de l’échéance.

2- Des crédits commerciaux : ils sont obtenus par la banque en faisant appel aux
marchés financiers (acceptation bancaire ….) lignes de crédit externe à taux
concurrentiels et remboursables sur une longue période reçus des bailleurs de
fonds ou des gouvernements.

Pour se prémunir contre les risques de non remboursement, la banque demande


à son client d’apporter les garanties nécessaires. Ces garanties peuvent prendre
plusieurs formes :

*les garanties personnelles ou nantissement constituées de dépôts effectués en


valeur ou en numéraires

* les garanties réelles : constituées de biens matériels (marchandises, terrains,


maison ….), de valeurs mobilières de placement (rente, actions obligations),
d’effets de commerce, de fonds de commerce ( pour les crédits à court terme)

* la garantie d’un tiers : il s’agit dans ce cas des garanties matérielles ou


financières apportées par une personne tierce au profit du débiteur.

En clair, le demandeur de crédit doit pouvoir être capable d’apporter les


garanties nécessaires, condition sine qua non d’octroi de crédit par la banque.
Au cas où le crédit serait accordé, ces garanties permettront à la banque de

51
recouvrer tout ou partie de ses fonds en cas de faillite ou de sa disparition
physique.

 Les institutions de microfinance : elles sont constituées des organisation s non


gouvernementales, des caisses d’épargne, des coopératives d’épargne et de crédit et
de projets à volet crédit. On peut également compter parmi les IMF certaines
banques commerciales qui commencent à s’intéresser à la microfinance compte
tenu de l’intérêt qu’elle suscite aujourd’hui. Ces institutions de microfinance
offrent des services d’épargne, des services de micro-crédit et des services non
financiers tels les programmes de formation et des services d’appui au programme
de micro-crédit.

 Les pratiques traditionnelles d’épargne et de crédit.

Elles s’opèrent à travers les circuits de financement endogènes informels dont les plus
importants sont représentés par la finance informelle qui comprend les économies
classiques comme les aides familiales ou d’amis, l’héritage, l’épargne sociétaire.

La finance informelle comprend de manière générale trois formes de tontines à savoir :

- La tontine mutuelle : elle consiste à concentrer successivement dans les mains


d’un individu l’épargne de tout le groupe homogène selon un ordre établi mais
révisable.

- La tontine commerciale à fonds d’épargne fixe est administrée par un gérant


(garde-monnaie) qui reçoit des cotisations et consent des prêts moyennant une
rémunération pour la garde des cotisations.

- L’épargne sociétaire est fondée sur une solidarité communautaire et régie par
une contrainte d’appartenance qui s’impose aux individus au sein d’un système
de réciprocité et de redistribution (par exemple dans le cadre de la réalisation
d’une infrastructure communautaire).

L’efficacité relative de la finance informelle par rapport aux banques se trouve dans
ses caractéristiques essentielles qui sont la proximité, la souplesse et la simplicité.

 Les modes de financement non bancaires

52
On note dans cette rubrique :

- Les marchés financiers : les transactions sur ces marchés ont pour support des
titres susceptibles d’être détenus par tous les agents économiques. On peut
distinguer entre le marché des obligations (créances à long terme ) et le marché
des actions (bourse). En ce qui concerne le premier, les modalités de
rémunération et de remboursement sont fixées au moment de l’émission des
titres. Dans le second type de marché, l’incertitude est totale quant au rendement
et à la plus-value en capital. C’est pourquoi on l’appelle aussi « marché des
capitaux à risque ».

- Le crédit-bail est une formule originale de financement des investissements


importée des USA. Elle permet d’utiliser un bien mobilier ou immobilier à usage
professionnel sans en être propriétaire, en payant un loyer à la société de crédit-
bail qui a acheté le bien. A l’expiration du contrat, celui-ci peut être renouvelé ou
dénoncé ou le bien acquis par le locataire qui bénéficie ainsi d’une option
d’achat.

B- Les sources exogènes

L’Afrique subsaharienne a connu des opinions divergentes et parfois


contradictoires sur le mode de financement adéquat de son développement. Cette
évolution s’est traduite dans les faits par une intermédiation financière incapable de
jouer le rôle attendu dans la promotion du développement. Compte tenu de la faiblesse
de l’épargne nationale dans les pays africains, les gouvernements sont obligés de
recourir à un financement extérieur. Mais recourir à un financement étranger dans le
cadre du développement suppose l’établissement de rapport politique, économique et
financier avec les différentes institutions à travers la coopération.

La coopération peut être bilatérale, multilatérale ou décentralisée.

a- Les fonds bilatéraux

Une coopération serait dite bilatérale lorsqu’elle met en présence deux pays et
concerne une coopération d’un Etat à Etat dans le cadre de ce que l’on appelle l’aide

53
publique au développement. Exemple : la coopération Allemagne-Bénin, la
coopération nippo-béninoise. Cette forme de coopération est parfois privilégiée par les
pays donateurs, car les retombées politiques et économiques sont plus directes et plus
évidentes.

Les institutions de financement de la coopération bilatérale les plus connues sont :

- L’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID)

- L’Agence Française de Développement (AFD)

- La KFW et la GTZ

- La DANIDA

- Le fonds Kowéitien

- Le Fonds d’Abou-Dhabi

- Le Fonds Saoudien

b- Les fonds multilatéraux

La coopération est dite multilatérale lorsqu’elle met en présence plusieurs Etats


regroupés au sein d’une institution internationale.

Les principales catégories d’institutions internationales de financements multilatéraux


sont :

 Les banques sous-régionales et régionales

 Les fonds sous-régionaux et régionaux

 Les institutions bancaires internationales

 Les fonds internationaux

i- Les banques sous-régionales régionales : la BOAD, la BAD, la BADEA ;

ii- Les fonds sous-régionaux et régionaux : le Fonds d’Entraide et de Garantie


des Emprunts du Conseil de l’Entente, le Fonds de Solidarité Africain
(FSA), le Fonds Africain de Développement (FAD), le Fonds Spécial du

54
Nigéria, le Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique
(FAGACE), le Fonds Communautaire de Développement (FCD), le Fonds
de Solidarité et d’Intervention pour le Développement de la Communauté
(FOSIDEC), le Fonds de Coopération, de Compensation et de
Développement de la CEDEAO.

iii- Les institutions bancaires internationales : le Groupe de la Banque Mondiale


(la BIRD, l’AID, la SFI, la MIGA), la BID, la BEI.

iv- Les fonds internationaux : le Fonds Monétaire International, le Programme


des Nations Unies pour le Développement, le FED, le FIDA, le Fonds
OPEP, le FENU, le FNUAP, l’UNICEF.

c- Les organisations non gouvernementales

Les ONG sont des institutions intervenant de plus en plus dans la coopération
bilatérale décentralisée qui met en présence deux collectivités locales de deux
pays (coopération de collectivité locale à collectivité locale). De nos jours, ce
type de coopération bilatérale décentralisée se réalise à travers le jumelage de
deux villes ou par le biais d’une ONG en accord avec les populations à la base
d’une autre ville ou d’un autre village.

Il faut noter que les mécanismes et les procédures de mobilisation varient en


fonction des bailleurs et suivant la nature des financements à mobiliser et des
projets à financer.

C- Modes de financement des investissements

La décision d’investir est en général une décision grave et dans la plupart des cas la
dépense engagée pour l’investissement est irréversible. Pour décider du choix d’un
investissement, l’entrepreneur dispose de critères tels que le bénéfice actualisé, le taux
de rentabilité interne et de critères économiques et comptables qui permettent
d’effectuer une comparaison entre les sommes à engager et l’intérêt qu’il en retirera.

L’entrepreneur devra également s’assurer qu’il dispose des capacités managériales


requises- en hommes et en structure- avant de mettre en place le nouvel
investissement.

55
Après avoir pris la décision d’investir, il appartiendra à l’entrepreneur de choisir entre
les modes de financement suivants : fonds propres ou capitaux propres, emprunts
entièrement, financement mixte, crédit-bail.

* Capitaux propres

Les capitaux propres se répartissent en trois catégories essentielles : le capital social,


les réserves et le report à nouveau.

Le capital social ou personnel représente les apports des fondateurs de l’entreprise.


En échange des apports (en monnaie ou en nature), la société émet deux types
d’actions :

-d’une part des actions privilégiées sur le montant desquelles la société doit verser un
certain pourcentage de dividendes préalablement à toute distribution autres actions.
Souvent en contrepartie de cet avantage les porteurs de telles actions n’ont pas droit de
vote aux assemblées générales ;

-d’autre part, des actions ordinaires qui donnent droit de vote aux assemblées et au
paiement de dividendes après rémunération des actions privilégiées.

Les réserves représentent tous les bénéfices que l’entreprise conserve à sa disposition.
Elles sont constituées dans un but de précaution mais également pour
l’autofinancement d’investissements futurs.

On peut distinguer :

- La réserve légale qui résulte d’une obligation légale de mettre


en réserve un certain pourcentage des bénéfices jusqu’à ce que
cette réserve atteigne une certaine fraction du capital social

- La réserve statutaire dont la constitution est prévue selon


diverses modalités dans les statuts de l’entreprise

- Les réserves facultatives correspondent aux montants qu’il a


été décidé de ne pas distribuer aux actionnaires ;

56
- Et d’autres types de réserves qui peuvent être constituées au
titre de renouvellement des immobilisations et des stocks….

Le report à nouveau est constitué par tout ou partie des bénéfices réalisés au cours
des exercices antérieurs et qui n’ont pas fait l’objet d’une distribution ou d’une
inscription en réserve. Le report à nouveau peut être négatif lorsque l’entreprise a
enregistré des pertes au cours des exercices antérieurs. Les sommes inscrites au report
à nouveau sont un élément de gage des créanciers de l’entreprise et notamment de ses
actionnaires.

*Les dettes à long et moyen terme : ce sont des emprunts à plus d’un an qui peuvent
la forme d’obligations qui sont des emprunts donnant lieu à émission de titres auprès
du public. Si c’est un emprunt pur et simple, l’entreprise devra payer des intérêts et
apporter des garanties nécessaires.

L’emprunt à long terme est conditionné par une rentabilité durable et il est remboursé
sur les résultats futurs. C’est pourquoi, avant d’envisager un emprunt, il faut s’assurer
de la rentabilité des investissements correspondants, rentabilité qui doit fournir à
l’entreprise des ressources suffisantes pour assurer le remboursement des emprunts
contractés. Les capitaux d’emprunt ne doivent pas être trop importants par rapport aux
capitaux propres.

*Le financement mixte est un financement qui comporte à la fois un financement sur
fonds propres et un financement sur emprunt.

*le crédit-bail ou leasing

Ce procédé de financement tout à fait particulier est né aux Etats-Unis il y a des


dizaines d’années. Il permet à l’entreprise d’avoir à sa disposition les matériels dont
elle a besoin sans avoir à mobiliser une masse importante de capitaux mais seulement
en payant un loyer ; cette formule très et parfois néfaste économique sur le plan de
ressources financières à engager a le mérite d’atténuer les effets rapides et parfois
néfastes des progrès technologiques dans le cadre d’’économies fragiles. La durée de
location est en général identique à la durée du bien loué et le locataire peut racheter le

57
matériel à un prix convenu à l’issue du contrat. Le contrat du leasing ne peut être
interrompu pendant la durée du contrat sauf en cas de non paiement des loyers.

Le crédit-bail présente un double avantage :

- Ne pas modifier la structure financière de l’entreprise et lui


laisser intact sa capacité d’emprunt pour d’autres opérations ;

- Ne pas ponctionner sur les fonds propres ou faire appel à une


augmentation de capital pour financer la partie des
investissements non couverte par les emprunts. Le crédit-bail
assure le financement intégral d’une opération et permet donc
le maintien de l’indépendance financière de l’entreprise
locataire.

D- Les difficultés de mobilisation

Il y a toutes sortes de difficultés qui émailler la vie d’un projet. Elles se situent
en particulier au niveau de la mise en œuvre de l’accord de financement et de
l’exécution du projet. Quelques exemples suffiront à évoquer ces difficultés :

- Non maîtrise des procédures du bailleur

- Condition préalable à l’entrée en vigueur de l’accord de financement qui sont


difficiles à remplir dans les délais

- Non maîtrise des techniques de conception et de programmation

- Non maîtrise des techniques de gestion des projets

- Non maîtrise du circuit de la dépense

- Retard dans la mise en place des contreparties nationales

- Erreurs dans les dossiers de décomptes

- Retard dans le respect de l’échéancier de remboursement du prêt

- Dispersion et des efforts des bailleurs.

58
E- Perspectives

L’un des rôles essentiels de la coopération pour le développement est d’aider les pays
en développement à mettre en place des systèmes efficaces pouvant leur permettre de
mobiliser, de répartir et de surveiller les mouvements de capitaux de manière
productive et durable afin que l’aide mais aussi les capitaux privés financent le
développement de manière efficiente et contribuent à reculer la pauvreté tout en
favorisant le développement durable.

Dans la perspective d’une lutte efficace contre la pauvreté, les Etats bénéficiaires de
l’aide doivent désormais élaborer des cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté.
Ces documents constitueront pour chaque pays le référentiel unique d’intervention des
partenaires au développement et sa mise en œuvre est l’entière responsabilité des
Etats. C’est pourquoi des réflexions sont en cours pour que l’appui des partenaires au
développement se fasse désormais sous forme d’aide budgétaire en lieu et place des
traditionnels aide-projets. C’est là l’un des nouveaux défis de la coopération au
développement qui suppose des changements au niveau des structures et des
procédures budgétaires dans nos Etats pour renforcer notamment l’obligation de rendre
compte.

59
BIBLIOGRAPHIE

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M.TERNIER : Initiation au calcul économique et à son utilisation pour le choix des


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LYN SQUIE ET H.G. VANDER TAK Analyse Economique des projets BIRD

A. BUSSERY et B. CHARTAIS : Analyse et évaluation des projets


d’investissements : les études techniques, l’estimation et la construction de variantes
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A BUSSERY et B. CHARTAIS : Analyse et évaluation des projets


d’investissements : analyse économique des projets TDE / BIRD

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D. W. BRINKERHOFF et JANET C. TUTHILL : la gestion efficace des projets de


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J.P. GITTINGER TABLES d’intérêts composés et d’actualisation BIRD édition


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13- Directives pour l’évaluation des projets de P. Daguster, A. Sen,S. Marglin


(ONUDI 1972)

14- Analyse économique des projets L. Squire, H.G.Van der Tak (B.I.R.D. 1975)

60
15- Guide pratique pour l’examen des projets de J.R. Hansen (ONUDI 1978)

61