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La notion de groupe élémentaire

Subsections
 Introduction
 Quelles réalités recouvrent ces termes ?
 Quels sont les autres critères à retenir pour définir un groupe ?
o Le nombre :
o La nature et la raison de la relation

 Comment se structure un groupe ?


o Comment est désigné le meneur ?
o Les différentes formes de direction

 Le fonctionnement des groupes dans la société


 Conclusion

Introduction
Cette notion peut être désignée de différentes façons selon les auteurs et les ouvrages :

 Groupes élémentaires
 Groupe primaire
 petit groupe ou
 groupe « tout court », comme dans l'expression « dynamique de groupe ».

Quelles réalités recouvrent ces termes ?


Il s'agit d'ensemble restreint d'individus, cependant le critère quantitatif n'est pas seul à pouvoir être pris
en compte :

A partir de quel nombre passe-t-on à une réalité sociale plus élargie ? Toute agrégation d'une ou
plusieurs dizaines de personnes forme-t-elle un groupe ?

Ex : les clients d'un café qui ne se connaissent pas et ne s'adressent jamais la parole peuvent-ils être
comparés à la bande de copains qui se réunit tous les soirs à la même heure ?

Les clients qui attendent dans une salle d'attente forment-ils un groupe ?

La notion de groupe ne se définit donc pas simplement en terme de quantité d'individus, mais aussi en
fonction des relations qui réunissent ces individus pour former un groupe homogène.
D'autre part le groupe ne se définit pas comme une réalité isolée mais en rapport avec des ensemble
plus vaste, par exemple :

 une équipe de travail dans une entreprise,


 une classe dans un établissement scolaire,
 un groupe d'amis dans une classe.

Subsections
 Le nombre :
 La nature et la raison de la relation

Le nombre :

PB ==> au delà de 30 a-t-on encore affaire à un groupe ?

La nature et la raison de la relation

La poursuite d'un objectif commun Les relations interpersonnelles se caractérisant par une certaine
intimité (indépendance relative par rapport à ce qui se situe à l'extérieur du groupe dans les rapports
entre individus) :

Cette notion d'intimité est fondamentale dans la mesure où elle détermine également les autres critères
en fonction desquels il est permis de déterminer que l'on a affaire à un groupe ==> la poursuite d'un but
ou d'un objectif commun n'est pas un critère suffisant dans la mesure où elle peut concerner des groupes
plus vastes (un parti politique par exemple). Il est donc nécessaire que soient établis entre les différents
membres du groupe des relations privilégiées pour que l'objectif commun puisse être atteint (cf. texte de
Henri Mendras ; Les groupes élémentaires dans la société - Les précurseurs).

Comment se structure un groupe ?


Les groupes se structurent en fonction de différentes affinités :

Affection pour tel ou tel plaisir à travailler avec tel ou tel réciprocité ou non de la relation Quelle que
soit la manière dont se structure le groupe sa constitution donne toujours lieu à la désignation
automatique d'un meneur jouant un rôle dominant.

L'étude du fonctionnement interne des groupes constitue ce que l'on appelle « la dynamique de groupe
» qui se définit comme :

« L'étude des conséquences que peut entraîner la structure du groupe sur le comportement individuel. »

Ex : Dans une classe, le comportement des élèves peut varier en fonction de la nature des relations qui
les unissent les uns aux autres.

Ainsi un même élève n'aura pas le même comportement dans deux classes différentes.
De même dans une relation de communication selon que l'on fournit tout de suite des réponses ou que
l'on répond aux questions que pose le public, les conséquences seront différentes.

On peut donc en conclure que la relation entre les différents membres d'un groupe entraînera une plus
grande efficacité dans la réalisation des buts poursuivis.

Ces relations forment l'unité du groupe et sa structure, le plus souvent cette structure met en place le
meneur ou leader du groupe qui en oriente les activités.

Ce rôle de meneur n'est pas nécessairement en accord avec la fonction institutionnelle que joue un
individu, c'est même souvent le contraire.

Ex : Le contremaître sera très rarement le leader d'une équipe de travail. D'ailleurs toute la difficulté
lorsque l'on exerce une autorité institutionnelle dans un groupe, c'est de contrôler le leader de celui-ci.

Subsections
 Comment est désigné le meneur ?
 Les différentes formes de direction

Comment est désigné le meneur ?

Quels sont ses caractéristiques ?

Ce n'est pas nécessairement le plus intelligent ou le plus vertueux...

Le meneur n'est pas nécessairement celui qui impose ses décisions au groupe, il peut être aussi celui qui
oriente le groupe afin d'accomplir ce que la majorité désire.

La qualité de leader n'est pas seulement individuelle, elle résulte d'une interaction entre le groupe et
l'individu, d'une coïncidence entre les objectifs d'un individu et ceux des autres. Le leader peut imposer
ses vues de manière autoritaire, mais il peut aussi simplement le faire en émettant des suggestions ou en
recueillant l'avis de chacun afin de proposer une solution qui satisfera le plus grand nombre. D'autres
leaders interviendront le moins possible.

Les différentes formes de direction

Selon les cas on aura affaire à une direction de type :

 Autoritaire
 Démocratique
 Laissez-faire

Interprétation ==> Conséquence de ces différentes formes de direction (dans le travail, par exemple)
 Autoritaire : Organisation plus productive sur le plan quantitatif, mais aucune autonomie des
membres du groupe qui cessent de travailler ou d'agir dès que le leader est absent. L'intégration
au groupe n'est pas pleine et entière. Ce type d'organisation rend également difficile l'intégration
de nouveaux membres.
 Démocratique : Organisation permettant un travail de meilleur qualité ; l'autonomie des
membres du groupe étant plus grande, les consignes sont mieux assimilées et intériorisées. Cela
entraîne une meilleure intégration des membres au groupe et rend plus facile l'intégration de
nouveaux membres.

Ces interprétations sont à nuancer car des facteurs culturels peuvent déterminer des comportements
différents. D'autre part selon les activités, les deux modes de direction seront plus ou moins adaptés ou
pourront se combiner, par exemple, selon qu'il s'agira d'une activité de loisir ou d'une activité de travail.
Dans certain cas le leader pourra prendre autoritairement la décision d'accomplir une action, mais
laissera toute latitude au groupe pour déterminer le plan de celle-ci et la répartition des tâches. On peut
constater également des variations selon les cultures, la notion de chef n'étant pas toujours envisagée de
la même façon.
  Décision Plan d'action Répartition Appréciation

Autoritaire Par le leader Par le leader Par le leader Par le leader


Démocratique Accord de tous Par le dialogue Par concertation +objective
Laissez-faire Chacun décide Conseils du leader Pas de répartition Pas d'appréciation

La perception du leader par le groupe peut aussi déterminer un type de direction ==> le groupe peut
refuser le fonctionnement démocratique et réclamer de l'autorité, la démocratie étant perçue comme une
forme de démagogie ou comme un manque d'autorité du leader qui ne saurait pas s'imposer.

Le leader est en fait celui qui a une certaine intuition de ce qu'il faut faire, mais il ne décide pas
nécessairement consciemment d'être leader, il y est amené au fur et à mesure que le groupe se structure.

Les relations à l'intérieur du groupe Le fonctionnement d'un groupe ne repose pas simplement sur la
relation entre le groupe et son leader, mais aussi sur la structure interne (connaissance des individus
entre eux, communication entre les membres du groupe). Ex : Le groupe ne fonctionnera pas de la
même façon selon que l'information aura été transmise collectivement ou individuellement. (Tout le
monde saura la même chose, mais pas de la même façon).

Le fonctionnement des groupes dans la société


Les comportements individuels dans les sociétés de masse comme les nôtres ne sont pas indépendant du
fonctionnement des petits groupes ou groupes élémentaires.

EX : L'information de masse ne se fait pas directement de la source médiatique à l'individu, il y a tout


un ensemble d'intermédiaire qui transmet l'information ou la rende crédible. Ainsi, tel commentaire
politique ou tel critique artistique ne pourra être influente dans un groupe que si celui qui est en position
dominante donne son avis sur la question (même s'il y a toujours des isolés qui se déterminent par eux-
mêmes).

Conclusion
De même que se pose le problème des rapports entre individus et société et entre individus et groupe, se
pose également dans les sociétés de masse le problème des rapports entre le groupe restreint ou
élémentaire et la société.
Dans les sociétés traditionnelles ce problème ne se pose pas car il y a peu de différences entre groupe et
société, la vie familiale, le travail ne sont pas coupés les uns des autres (ex : la famille est ouverte sur
l'extérieur, pas de distinction privé : public). Par contre la société de type occidentale et toutes les
sociétés de masse ==> appartenance à une multiplicité de groupes restreints et à une société globale qui
dépasse l'individu tout en lui imposant des modèles de comportement par l'intermédiaire de l'influence
du groupe et des membres dominant qui en font partie (ex : l'attitude face à la mode).

L'existence de groupes élémentaires est un facteur de cohésion sociale qu'il convient de protéger et de
cultiver afin de protéger les individus de l'isolement.

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