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Identification des sols

Identification des sols


Classes granulaires et analyse granulométrique et sedimentométrique

 L’analyse granulométrique a pour but de déterminer les proportions pondérales des grains de différentes
tailles dans le sol. Elle s’effectue par tamisage (tamis à maille carrée) pour les grains de diamètre supérieur à
80m et par sédimentométrie pour les grains plus fins. L’essai consiste à laisser une suspension de sol se
déposer au fond d’une éprouvette pleine d’eau. Plus les grains sont fins, plus la vitesse de décantation est
lente conformément à la loi de Navier Stokes sur la vitesse deb chute de billes sphériques dans l’eau. La
mesure de la densité de suspension à des intervalles de temps variables permet de calculer la proportion des
grains de chaque diamètre.

 Un mode de représentation commode des résultats de l’analyse granulométrique est la COURBE


GRANULOMETRIQUE. Elle représente pour chaque dimension de particule, le poids (ou masse) des particules
de cette taille ou de tailles inférieures. Ce poids est exprimé en pourcentage par rapport
au poids total de la matière sèche de l’échantillon étudié. Cette courbe est tracée en coordonnées semi-
logarithmique.
/¶LQGLFHGHSODVWLFLWpPHVXUHO¶pWHQGXHGXGRPDLQHGHSODVWLFLWpGXVRO,OV¶H[SULPHGRQFSDUOD
UHODWLRQ
0 = ω −ω
Université Djillalai Liabès
Faculté de Technologie
Département LMD-ST
2ème Licence GC et TP Mécanique des sols

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2.2 - GRANULOMÉTRIE

La courbe granulométrique représente le pourcentage en poids des grains


de dimension inférieure à D en fonction de la dimension D d'un grain. On
l'obtient par tamisage pour les grains de dimension supérieure à 80 µm et
par densimétrie pour les grains de dimension inférieure à 80 µm. En
densimétrie, D est le diamètre d'une sphère de même poids que le grain. En
tamisage c'est la maille du tamis.
Soit Dx la dimension de grain correspondant à x % en poids de tamisat (ce
qui passe au travers du tamis). On appelle coefficient d'uniformité (ou de
HAZEN) le rapport D60 /D10.
Un sol tel que D60 /D10 < 3 est dit à granulométrie uniforme ; un sol tel que
D60 /D10 > 3 est dit à granulométrie étalée.
Par exemple, sur la courbe de la figure 2 ci-après : D60 = 0,5 mm et
D10 = 4 µm. D’où D60 /D10 = 125.

100%

50%

0%
0,2µ 1µ 2µ 0,01 0,02 0,1 0,2 1 2 5 10 20 50 100 200
mm
Argile Silt Sable Graviers Cailloux

Figure 2 - courbe granulométrique


Exercice N°3
L’analyse granulométrique par tamisage à sec d’un échantillon de sol sableux a donné des résultats
suivants :
Tamis (mm) 5 3.15 2 1.6 0.8 0.4 0.2 0.1
Refus (N) 0 0.16 0.26 0.1 1.48 5.96 3.66 1.2

On demande de tracer la courbe granulométrique, de déterminer le coefficient d'uniformité ainsi que la


nature de la granulométrie sachant que le poids total de l’échantillon est de 13.28 N.

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Identification des sols
Limites d’Atterberg
 Les limites d’ATTERBERG sont déterminées uniquement pour les éléments fins d’un sol (fraction passant
au tamis de 0,4 mm), car se sont les seuls éléments sur lesquels l’eau agit en modifiant la consistance du
sol. L’essai consiste donc à faire varier la teneur en eau de cette fraction de sol et en observer sa
consistance.
Selon la teneur en eau, le sol se comportera comme un solide, un matériau plastique (capable de se
déformer beaucoup sans casser) ou un liquide. On détermine plus particulièrement les valeurs
suivantes :

La limite de plasticité ( ω )
la limite de liquidité ( ω )

La limite de plasticité( ω ) est définie comme la teneur en eau d’un sol qui a perdu sa plasticité et se
fissure en se déformant lorsqu’il est soumis à de faibles charges. Cette limite sépare l’état plastique de
l’état semi-solide. En générale elle ne dépasse pas 40%.

La limite de liquidité ( ω ) est la teneur en eau qui sépare l’état liquide de l‘état plastique.

Ces limites sont désignées sous le nom de limites d’ATTERBERG. Il existe en fait 5 limites
d’ATTERBERG. Les deux ici mentionnées sont les principales et les trois autres, quoique intéressantes,
sont peu utilisées.

La connaissance de ces limites est importante pour l’exécution de travaux de terrassements (fouille,
tranchéee, …). En particulier, si le matériau doit être utilisé après remaniement (remblais, barrage en
terre, …), leur détermination revêt une importance considérable.

2.3.2. Indices de plasticité et de Consistance

l’indice de plasticité Ip : C’est la différence entre la limite de liquidité et la limite de plasticité.


L’indice de plasticité mesure l’étendue du domaine de plasticité du sol. Il s’exprime donc par la
relation :
0 = ω −ω

L’indice de plasticité caractérise la largeur de la zone où le sol étudié a un comportement


plastique.

Indice de plasticité 0 Etat- du sol

0-5 Non plastique

5 - 15 Peu plastique

15 – 40 Plastique

> 40 Très plastique

2 & 11 9 / .0 ( 4 / (20 1. 1 .0 ( 0 1/ / +

Un sol, dont l’indice IP est grand, est très sensible aux conditions atmosphériques, car plus IP est
grand plus le gonflement par humidification de la terre et son retrait par dessiccation seront
importants.

IP précise donc aussi les risques de déformation du matériaux.

Indice de consistance Ic
La comparaison de la teneur en eau naturelle ω d’un sol et des limites D’ATTERBERG permet de
se faire une idée de l’état d’une argile qu’on peut caractérisé par son indice de consistance :

ω −ω ω −ω
0 = =
ω −ω 0
Indice de consistance 0 " Etat- du sol

0" > Solide

< 0" < Plastique

0" < Liquide

Tableau 2.7 : Etat du sol en fonction de l’indice de consistance

L’indice de consistance croît en même temps que la consistance du sol. A partir de 1, le sol peut
être éventuellement réutilisé en remblai (on peut travailler).
2.6 - CLASSIFICATIONS DES SOLS
Nous présentons ci-après trois types de classifications très couramment
utilisées :
- l'abaque triangulaire de Taylor, qui utilise seulement la granulométrie, et
qui permet de baptiser un sol (argile, limon, sable, limon argilo-
sableux...) (voir figure 4) ;
- le diagramme de Casagrande qui concerne les seuls sols fins et qui fait
intervenir les limites d'Atterberg (figure 5) ;
- la classification normalisée NFP 11.300 de septembre 1992 (tableau 1)
qui remplace l'ancienne classification dite RTR (Recommandations pour
les Terrassements Routiers) réalisée par le LCPC et le SETRA, très
utilisée en géotechnique routière et qui donne des renseignements
pratiques sur l'aptitude des sols à être utilisés en remblai. Les sols
d’indice faible (par exemple A1) sont les plus sensibles à l’eau.

Exemple : le sol dont la courbe granulométrique a déjà été montrée en figure


2 possède 7% d’argile, 15% de silts, 57% de sable et 21% d’éléments plus
grossiers. Ramenés aux éléments de dimension inférieure à 2 mm, les
pourcentages deviennent 9% pour l’argile, 19% pour les silts et 72% pour les
sables. Ce sol est donc un limon sableux au sens de la classification
triangulaire de la figure 4. Si l'on dispose en outre de la valeur de son indice
de plasticité (supposons IP = 20) ce sol est dans la catégorie A2 de la
classification NFP 11.300. Remarquons que, son d35 étant proche de 0,08
mm, une faible variation de sa granulométrie pourrait le faire passer dans la
catégorie B6.

100

90 10

80 20

70 30

60
argile 40
% silts (2 à 50 µ m)
50 argile 50
% argile argile silteuse
(< 2 µ m) 40 sableuse
limon limon
60

30 limon argileux arg-silteux 70


argilo-sableux
80
20
limon limon
limon
10
sableux silteux 90
sable
sable limoneux
silt
100
100 90 80 70 60 50 40 30 20 10

% sable (> 50 µ m)