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23 LE PSAUME 119 

V 169 A 176 : PAIX PROFONDE ET ESPERANCE DU


SALUT

Par le Pasteur Alain LARROQUE

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LE PSAUME  DE LA  PAROLE.

Psaume 119/169-176.

1. 1.                  Que mon cri parvienne jusqu'à toi, ô Éternel! Donne-moi


l'intelligence, selon ta promesse!

1. 2.                  Que ma supplication arrive jusqu'à toi! Délivre-moi,


selon ta promesse!
2. 3.                  Que mes lèvres publient ta louange! Car tu m'enseignes
tes statuts.

1. 4.                  Que ma langue chante ta parole! Car tous tes


commandements sont justes.
2. 5.                  Que ta main me soit en aide! Car j'ai choisi tes
ordonnances.

 
1. 6.                  Je soupire après ton salut, ô Éternel! Et ta loi fait mes
délices.
2. 7.                  Que mon âme vive et qu'elle te loue! Et que tes jugements
me soutiennent!

1. 8.                  Je suis errant comme une brebis perdue; cherche ton


serviteur, Car je n'oublie point tes commandements.

LE PSAUME  DE LA  PAROLE.

22 ème      STROPHE

Le salut promis à celui

qui va jusqu’au bout.

Psaume 119/169-176.

Dans cette dernière partie, le psalmiste donne une conclusion qui résume les
éléments essentiels développés dans les autres strophes.

Quelle richesse extraordinaire possède l’enfant de Dieu, dans ces paroles qui sont
inspirées par le Saint-Esprit et qui ne passeront point.

Oui, la parole qui sort de la bouche de Dieu et que le Saint-Esprit a gravée dans son
cœur, ne reviendra jamais à Dieu sans avoir accompli ses effets, comme la neige ne
revient pas au lieu élevé d’où elle est tombée.
 

Dans un premier temps, le psalmiste exprime des supplications ; il connaissait


l’importance de la prière de la foi, cette relation, ce dialogue avec son Seigneur, qui
lui donnait la possibilité d’exprimer sa souffrance intérieure, sa soif et sa faim
spirituelle

Versets 169-170 :

« Que mon cri parvienne jusqu’à toi, ô Eternel ! Donne-moi l’intelligence selon
ta promesse ! Que ma supplication arrive jusqu’à toi ! Délivre-moi selon ta
promesse ! »

Dans la Transcription Kuen : « Seigneur, que ma prière parvienne jusqu’à toi »


ou « arrive jusque devant ta face. »

Béni soit le Seigneur pour la liberté d’accès que nous avons auprès de lui, grâce au
Christ ressuscité et à l’œuvre accomplie à la croix. Il est important que nous soyons
bien conscients de cette vérité :

Nous pouvons venir auprès de lui en toute liberté, pour épancher notre cœur et nous
attendre pleinement à lui, en lui faisant confiance pour notre guérison.

Venons donc auprès de lui dans la plénitude de la foi, sachant qu’il a connu les
mêmes souffrances et les mêmes tentations que nous, cependant le péché n’a pu
l’atteindre, et c’est pour cette raison qu’il peut nous secourir dans nos besoins.

[1] Béni soit le Seigneur de ce que les cris de l’homme pieux parviennent jusqu’au
trône de Dieu, à son trône de grâce. David aussi connaissait l’importance de la piété
et de la prière de la foi : « Sachez que l’Eternel s’est choisi un homme pieux ;
l’Eternel entend quand je crie à lui. »[2]

 
« Sachez bien : Le Seigneur sait distinguer celui qui lui est fidèle et il comble de
faveur celui qui l’aime en son cœur. Oui, le Seigneur fait merveille, quand
j’appelle, il m’entend. »  (Transcription Kuen)

David répondait aux critères de Dieu. Il savait ce que Dieu attend de tous ceux qui
l’invoquent. Le Seigneur sait distinguer entre le fidèle et l’infidèle, celui qui l’aime
avec son cœur et celui qui n’a que les apparences.

Ayant expérimenté pour son compte personnel les faveurs de Dieu, il ne pouvait
qu’encourager ses contemporains à répondre à ces critères, pour expérimenter la
faveur de Dieu qui fait des merveilles et des miracles en faveur de ses saints.

Le psalmiste avait à cœur de faire la volonté de Dieu, d’être en phase avec ce que le
Seigneur pouvait attendre de lui ; il ressentait le besoin d’être éclairé dans son
intelligence.

C’est ce que Paul demandera au Seigneur en faveur des chrétiens de Rome : « (…),
mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous
discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » [3]

Au contact de l’Esprit et de la Parole, la lumière jaillit, elle éclaire notre


intelligence pour nous faire comprendre ce que le Seigneur veut pour notre bien et
notre avancement spirituel, pour que nous soyons là où il veut, comment lui être
pleinement agréables.

Le psalmiste désire que sa supplication parvienne jusqu’à Dieu, qu’il l’écoute.

Dans Parole Vivante A.Kuen  transcrit : « Que ma supplication accède à ta


présence. »

 
Ce verbe « accéder » retient notre attention. Dans l’ancienne alliance, le souverain
sacrificateur ne pouvait avoir accès dans le lieu très saint qu’une fois par an, avec le
sang des taureaux offerts pour l’expiation de ses propres péchés et de ceux du
peuple.

Aujourd’hui, nous avons  un libre accès auprès de Dieu le Père au moyen du sang
de Jésus, qui s’est offert une fois pour toutes : mais nous ne pouvons pas nous
approcher de lui avec n’importe quelles dispositions de cœur.

« Approchons-nous donc du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance.


Là, Dieu nous accordera sa bonté et nous donnera sa grâce, pour que nous
soyons secourus au bon moment. » [4]

Paul rappelle aux chrétiens d’Ephèse quelle grâce ils ont reçue . « En lui nous
avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. »
[5]

« Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient
près ; car par lui les uns et les autres nous avons accès auprès du Père, dans un
même Esprit. »  [6]

Jésus-Christ, avant d’être arrêté, a pu dire à Thomas qui voulait connaître le chemin
de la demeure du Père :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »[7]

Nous pouvons donc avoir  l’assurance qu’en nous approchant de Dieu le Père par
Jésus-Christ, notre prière, nos supplications atteindront le trône de la grâce, elles
seront écoutées et exaucées, parce que Jésus lui-même plaidera notre cause.

« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le
Père soit glorifié dans le Fils. »
 

Versets 171 & 172. Les louanges succèdent aux supplications

« Que mes lèvres publient ta louange ! car tu m’enseignes tes statuts.

Que ma langue chante ta parole ! car tous tes commandements sont justes. »

Ces louanges sont l’expression d’un cœur qui a appris à connaître l’auteur de toutes
grâces excellentes et de tout don parfait, le père des lumières, qui demeure toujours
le même, et auquel il  s’est attaché de tout son cœur.

La connaissance de Dieu par l’enseignement de sa parole, aura pour fruits des


chants de reconnaissance qui jailliront du cœur du disciple.

Le standard de vie, que le psalmiste a découvert et expérimenté, ne pouvait que le


conduire à publier  cette louange, qui convient à Dieu, et qui vient d’un cœur
rempli d’amour  à cause de la révélation de Dieu par la lumière du Saint-Esprit.

« Que ma langue chante ta parole. »

Ce chant inspiré par le Saint-Esprit est le fruit  de notre amour, mais aussi de notre
confiance dans la parole, pour son accomplissement dans notre vie et notre bien
spirituel.

La parole de Dieu gérait la vie du psalmiste : le fruit de nos paroles sera toujours ce
que nous entretiendrons au fond de nous-mêmes car n’oublions pas que c’est de
l’abondance du cœur que la bouche parle.

 
Ayons les mêmes sentiments que lui, tels qu’il les exprime au psaume 45 et verset 2
: « Des paroles pleines de charme bouillonnent dans mon cœur.

Je dis : Mon œuvre est pour le roi !

Que ma langue soit comme la plume d’un habile écrivain ! »

Pour pouvoir parler ainsi, il fallait que son cœur soit rempli de la parole venant  de
Dieu lui-même. Il avait une relation vraie, profonde avec le Seigneur, qui
permettait à l’Esprit de Dieu de l’inspirer, et lui faisait affirmer :

« Car tous tes commandements sont justes. »

L’apôtre Paul, parlant de la loi, dira à ses contemporains de Rome : « La loi est
sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » [8]

La loi et les commandements de Dieu, qui étaient saints et justes, avaient pour
objectif de donner la vie à quiconque les mettrait en pratique.

Rien d’injuste ne peut venir du Seigneur, et rien de ce que le Seigneur pourrait


demander à ceux qui ont confessé son nom, ne sera hors de leur portée, parce qu’il
donne lui-même la capacité de vivre à ceux qui se confient en lui !

Dans la troisième partie de cette conclusion, le psalmiste met en avant sa fidélité


envers Dieu et sa parole.

Versets 173-174.
 

Il a l’assurance du secours de Dieu, parce que son cœur avait choisi de suivre les
ordonnances de la parole : « Que ta main me soit en aide ! Car j’ai choisi tes
ordonnances. »

Tous ceux qui sont fidèles à ce que le Seigneur a prescrit dans sa parole bénéficient
de l’aide et de l’appui du Maître de l’univers qui les rend plus que vainqueurs.

Autre version : « Par ta puissance, viens à mon aide, car j’ai choisi de suivre tes
prescriptions. » (Le Semeur)

Le psalmiste s’attend à la puissance libératrice de Dieu, en face de ses persécuteurs.


Il croit dans la délivrance, parce qu’il a fait le bon choix, et s’est acquis
l’approbation divine.

« J’ai choisi le chemin de la fidélité, je me suis conformé à tes décrets. » (Le


Semeur.)Verset 30

« Je suis à toi : Viens me sauver ! Car je m’applique à suivre tes préceptes. » (Le
Semeur) Verset 94

Le Seigneur honorera toujours celui qui sait faire le choix de la voie de la vérité, le
choix de suivre la Parole, et montrer ainsi son authentique appartenance à Dieu.

 L’attente et l’espérance du psalmiste sont dans le salut de Dieu : « Je soupire


après ton salut, ô Eternel ! Et ta loi fait mes délices. » On peut aussi transcrire
ainsi : « J’ai soif, envie, ardemment désiré ton secours. »

 
Cette expression intérieure est celle de la foi, qui espère contre toute espérance dans
le salut ou le secours de Dieu, dans quelque situation que ce soit, parce qu’il l’a
promis.

Le secours de Dieu est une réalité spirituelle qu’on ne doit  pas mettre en doute,
même si la situation est des plus critiques.

Le psalmiste met toujours en valeur la source de son espérance, de sa force, de son


énergie spirituelle, face à l’adversité, à la persécution, et à toutes les formes de
tentations qui ont pu surgir.

 Tous ceux  qui appartiennent au Seigneur, et qui font de la Parole l’objet 


permanent de leur méditation, qui en nourrissent leur foi et leur espérance du salut
en Jésus-Christ, peuvent faire une telle expérience.

Dans la quatrième partie de cette conclusion, le psalmiste fait un vœu et en même


temps un aveu.

Versets 175 et 176.

C’est un vœu que chaque disciple de Christ pourrait formuler : « Que mon âme
vive et qu’elle te loue ! et que tes jugements me soutiennent ! »

Il s’agit de la santé autant physique que spirituelle. Etre en bonne santé spirituelle
en tout temps, en toutes circonstances, favorables ou non, sera un sujet de louange
pour Dieu.

Car, comme le dira le prophète Esaïe : « Le vivant, le vivant, c’est celui-là qui te
loue, comme moi aujourd’hui, le père fait connaître à ses enfants ta fidélité. »
[9]
 

Qu’est-ce qui va permettre au disciple de vivre en bonne santé spirituelle, et


d’aller jusqu’au bout de sa marche avec le Seigneur ?

Cette bonne santé spirituelle est liée à une authentique piété du cœur. C’est dans le
plan de Dieu que tous ses enfants soient en bonne santé et prospèrent. C’est ce que
souhaitait l’apôtre Jean à son cher ami Gaïus : « Cher ami, je souhaite que tu
prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que
spirituelle. »  [10]

L’apôtre Paul écrit à Timothée : « Exerce-toi à la piété, car l’exercice corporel


est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, elle a la promesse de
la vie présente et de celle qui est à venir.»[11]

Rien ne peut remplacer la piété elle permet au disciple de vivre par la foi dans une
relation avec son Sauveur, qui se développera et le conduira à une plus grande
maturité spirituelle.

La véritable piété conduit le disciple de Jésus-Christ à avoir une vie intérieure


authentique et profonde, une vie spirituelle de foi et de consécration, et non pas une
vie d’apparence.

Il est satisfait de ce qu’il possède matériellement, il saura faire la distinction entre


ce qui est nécessaire et superflu, entre ce qui est essentiel et ce qui est secondaire.

L’apôtre Paul en parle : « C’est, en effet, une grande source de gain que la piété
avec le contentement. » [12]

Dans la traduction le Semeur : « La véritable foi en Dieu est, en effet, une source
de richesse quand on sait être content avec ce qu’on a. »
 

Ce mot « contentement » évoque l’état de quelqu’un qui est bien dans sa vie
intérieure, dans sa vie morale, car il a tout trouvé en Christ. On peut mesurer la
piété au degré de contentement.

« Mieux vaut peu, avec la crainte de l’Eternel, qu’un grand trésor, avec le
trouble. » [13] déclare Salomon dans les Proverbes.

David rapporte les propos de ceux qui ne connaissent pas ce


contentement :« Plusieurs diront : ‘’ Qui nous fera voir le bonheur ? Fais lever
sur nous la lumière de ta face, ô Eternel ! Tu mets dans mon cœur plus de joie
qu’ils n’en ont, quand abondent leur froment et leur moût. » [14]

L’abondance matérielle ne pourra jamais remplacer ce qu’une vraie piété procurera


au disciple de Jésus-Christ. Trop de croyants y attachent une grande importance, au
détriment d’une véritable relation avec le Christ, et d’une vie qui dépend de lui.

Tant de cœurs sont déprimés spirituellement parlant, on constate tant d’échecs


spirituels, de régression spirituelle, d’œuvres charnelles dans les églises, tant de
foyers malades et qui n’ont plus de repères.

Verset 176. Le psalmiste fait un humble aveu, tout à fait réaliste : « Je suis errant
comme une brebis perdue : cherche ton serviteur, car je n’oublie point tes
commandements. »

Cette confession de sa faiblesse termine le psaume, avec l’expression de sa


confiance en Dieu, son berger, à qui, une fois de plus, il promet d’obéir.

L’image de ce verset nous rappelle la parabole de la brebis perdue, image du


pécheur qui s’éloigne de Dieu.
 

 Mais la déclaration du psalmiste a un autre sens : conscient de son ignorance et de


sa faiblesse, il se reconnaît incapable de trouver le bon chemin et de le suivre
jusqu’au bout, aussi, demande-t-il au divin berger de le chercher et de le conduire.

Le psaume s’achève sur cet acte d’humilité et de confiance. Si la Parole de Dieu a


éveillé un amour si ardent dans le cœur d’un croyant hébreu dans l’ancienne
alliance, à combien plus forte raison devons-nous l’aimer, nous qui connaissons la
Parole faite chair, qui savons qu’elle est vivante et qu’elle est supérieure à la loi
écrite célébrée par le psalmiste, car elle est elle- même la lumière, la vérité et la
vie !

Oui, la terre et le ciel passeront, mais la Parole de Dieu demeurera éternellement.

Demeurons attachés à la Parole que nous avons entendue et acceptée, pour pouvoir
un jour paraître devant Dieu saints, irréprochables, et pour que le Seigneur ne soit
pas obligé, devant le Tribunal de Christ, de nous faire le reproche d’avoir négligé
ou méprisé sa Parole.

HEUREUX est le peuple qui marche à la lumière de la Parole de Dieu.

HEUREUX est le peuple qui prend plaisir à la loi de l’Eternel et qui lui obéit par la
foi.

HEUREUX est le peuple qui se nourrit chaque jour de cette manne du ciel qui
donne la vie véritable.

HEUREUX est le peuple qui puise avec persévérance dans cette mine inépuisable.

 
HEUREUX  est le peuple qui lie la Parole à son cou : il ne peut que connaître la
joie de l’Eternel en tout temps et en toutes circonstances.

Soyons animés des mêmes sentiments que le psalmiste : sentiments d’humilité,


mais aussi de confiance dans le bon berger.

 Nous ne manquerons de rien, avec lui car « il nous conduit dans de verts pâturages,
près des eaux paisibles », jusqu’au jour de sa venue !

[1] Hébreux 10/19-22 ;  4/14-16.

[2] Psaume 4/4.

[3] Romains 12/2.

[4] Hébreux 4.14-16 ; 10.19-23.

[5] Ephésiens 3.12.

[6] Ephésiens 2.17-18.

[7] Jean 14.6.

[8] Romains 7.12.

[9] Esaïe 38/19 ;  Psaume 146/2.

[10] 3 Jean 1-2.

[11] 1 Timothée 4/8

[12] 1 Timothée 6/6.

[13] Proverbes 15/16.


[14] Psaume 4/6-7.