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TECHNIQUE D’EXPRESSION ÉCRITE ET ORAL

Les agences de notations


Les agences de notation
Sarah Houbrix, Jonathan Quinet et Vedran Miletic
Haute École de la Province de Liège
Techniques d’expression écrite et orale en langue française
C1

Table des matières

Contenu

Introduction..................................................................................................................................................2
Reference bibliographique.......................................................................................................................2
Article choisis...............................................................................................................................................3
Texte 3 : Agences de notation: l'ABC du AAA........................................................................................3
Texte 4 : Comment fonctionnent les agences de notation financière ?..................................................5
Texte 5 : Comprendre la crise des Subprimes........................................................................................8
Plan des textes choisis..............................................................................................................................11
Texte 3 : Agences de notation: l'ABC du AAA......................................................................................11
Texte 4 : Comment fonctionnent les agences de notation financière ?................................................12
Texte 5 : Comprendre la crise des Subprimes......................................................................................13
Synthèse....................................................................................................................................................14
Schéma de la synthèse.............................................................................................................................15
Bibliographie..............................................................................................................................................16
Grille d’évaluation......................................................................................................................................17

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Introduction

Bonjour lecteur, nous allons te présenter ici notre travail concernant les agences de notation. Ce thème
fut un choix parmi plusieurs et nous l’avons choisi par curiosité et pour son actualité par rapport à la
crise que nous subissons encore car celle-ci a commencé à cause de ces agences.

Tu te demandes sûrement mais qu’est-ce qu’une agence de notation ? Nous allons essayer de te


l’expliquer ici grâce aux différents textes mis à notre disposition mais aussi à l'aide de trois textes
relativement complets que nous avons choisis de manière pertinente en nous posant plusieurs
questions sur ces textes.

Bien entendu nous sommes un groupe d’étudiants qui se sont réparti les tâches. C’est bien mieux de le
préparer à plusieurs que tout seul, donc ne jugez pas ce travail par sa simplicité mais plus par son
contenu.

Reference bibliographique

Texte 1 : Arnaud ZACHARIE, Imagine magazine [en ligne]

http://www.imagine-magazine.com/lire/spip.php?article1337 (consulté le 14/03/2013)

Texte 2 : Bruno AVESCAT et Valérie LION, Le VIF [en ligne]

http://www.levif.be/info/actualite/economie/mauvaises-notes-pour-les-agences-de-
notation/article-4000010965553.htm (Consulté le 14/03/2013)

Texte 3 : Anonyme, Finance your money [en ligne]

http://financeyourmoney.wordpress.com/2008/02/19/comprendre-la-crise-des-subprimes/

(Consulté le 18/03/2013)

Texte 4 : Cyrille Lachèvre, Journaliste Figaro [en ligne]

http://www.lefigaro.fr/societes/2013/02/08/20005-20130208ARTFIG00626-les-agences-de-
notation-senotent-entre-elles.php (Consulté le 13/03/2013).

Texte 5 : Laurent Curau, café de la bourse.com [en ligne]

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http://www.cafedelabourse.com/dossiers/article/comment-fonctionnent-les-agences-de-
notation-financiere (consulté le 13/03/2013)

Article choisis

Texte 3 : Agences de notation: l'ABC du AAA

Presque un an après sa consœur Standard & Poor's, Moody's a aussi ôté cette semaine la prestigieuse
notation AAA à la France.

Largement attendue, tant les fondamentaux économiques du pays se sont dégradés ces derniers mois,
cette décision n'aura pas eu de répercussion immédiate sur les marchés financiers. Tout au plus le
timing a pu surprendre ceux qui pensaient que les annonces gouvernementales sur la compétitivité
auraient temporairement attendri l'agence américaine.

Ce non-évènement financier est l'occasion de faire un point sur les agences de notations, afin de
clarifier leur fonctionnement, de rappeler leurs erreurs lors de la crise des subprimes, mais aussi les
raisons de la schizophrénie actuelle du monde politique à leur égard.

Un secteur à part

Après une étude détaillée d'un émetteur selon des critères à la fois quantitatifs et qualitatifs, une agence
lui attribue une note reflétant une évaluation de sa qualité de crédit (cf échelle de notations en annexe1,
à la fin de ce billet). Frontière la plus clivante, la note BBB- sépare l'univers Investment
Grade (émetteurs de qualité bonne à très bonne) de l'univers Speculative Grade (ou High-Yield,
voir Junk) désignant des émetteurs risqués à extrêmement risqués. 
Ainsi, si une dégradation comme celle de la France de AAA à AA+ n'a en général pas un impact majeur,
une dégradation (probable) de l'Espagne en catégorie High-Yield déclencherait à coup sur une série de
ventes forcées de la part d'institutions ne pouvant pas détenir ce type de créances.

Les agences associent par ailleurs à chaque note un outlook (positif, stable ou négatif) indiquant la
dynamique de la notation. Enfin, en cas d'évènement inattendu impactant le profil financier de l'émetteur
(par exemple dans le cas d'une entreprise, une acquisition importante), elle communiquera souvent un
état de watch (positif ou négatif), signifiant une modification imminente de la note. Les agences
effectuent par ailleurs une revue régulière (semestrielle, voir annuelle) des notes attribuées.

Dominé par deux poids-lourds (S&P et Moody's) et un poids moyen (Fitch), le secteur tire la majeure
partie de ses revenus en facturant aux emprunteurs (Etats, collectivités locales, entreprises) le privilège
d'être noté par ses soins. Malgré cette position ambiguë, quelque peu "Juge et Partie", leurs évaluations
sont un gage de transparence et de confiance pour les investisseurs institutionnels (prêteurs) dont
l'univers d'investissement est d'ailleurs souvent défini par lesdits ratings (tel fond sera par exemple

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autorisé à ne détenir que des créances AAA, tel autre des titres > BBB- etc..). Pour les emprunteurs,
ces notations sont donc un quasi prérequis pour obtenir un large accès aux marchés obligataires
mondiaux.

...dont le statut classique d'entreprise privée est sans doute inadapté

Entreprises privées soumises à la pression d'actionnaires exigeants, leur quête effrénée de croissance
les a conduit dès 2004/2005 à répondre imprudemment à l'alléchante demande de notations venue des
départements de titrisations de créances immobilières des banques d'affaires de Wall-Street.

Ne disposant pas des compétences pour correctement évaluer des titres structurés souvent très
complexes (dont la galaxie des subprimes), elles ont calqué leurs modèles d'estimation du risque sur
des données fournies...par les banques d'affaires elles-mêmes ! En sous-estimant grossièrement le
risque de ces créances, elles ont facilité leur placement auprès d'investisseurs trop naifs en mal de
rendement. Elles ont ainsi contribué indirectement au développement de la bulle immobilière
américaine. Son éclatement a transformé ce business lucratif en un véritable cadeau empoisonné, et a
profondément entamé la crédibilité des agences.

Un nouveau statut de bouc-émissaire

4 ans après la débâcle, elles sont aujourd'hui mieux contrôlées par les régulateurs. Recentrées sur un
cœur de métier qu'elles n'auraient jamais dû quitter, elles demeurent néanmoins sous les feux des
projecteurs car elles ont cette fois-ci le tort...d'enfin bien faire leur travail !

Répondant à la crise 2.0, qui voit le transfert du surendettement de la sphère privée vers la sphère
publique, elles n'ont d'autre choix que de refléter dans leurs notations la dégradation brutale de la
situation financière des principaux pays développés. Aux commandes de ces paquebots à la dérive, la
classe politique est devenue totalement schizophrène à leur sujet et les utilise souvent comme un facile
bouc-émissaire ; cassons le thermomètre (qui fonctionne enfin), et l'on ne sera plus malade!

...qui omet de poser les vraies questions à leur sujet

Leur sulfureux statut privé n'a pas changé avec la crise. Depuis 2008, de nombreuses voix se sont
élevées pour demander la création d 'agences de notations publiques supranationales. L'idée (pour
l'instant sans réelle suite) parait séduisante. Elle souffre néanmoins elle aussi d'un conflit d'intérêt
majeur. Si les banques d'affaires de Wall-Street avaient intérêt à bien rémunérer S&P ou Moody's pour
obtenir des notes avantageuses pour leurs subprimes...les Etats souverains n'auraient-ils pas la
tentation de faire pression sur une agence publique pour enjoliver la notation des obligations qu'ils ont
désespérément besoin de placer? Le débat sur ce point reste donc entier.

Plus généralement, on peut regretter que les investisseurs soient contraints par les régulateurs
d'accorder autant d'importance à ces ratings dans leurs approches de gestion. La refonte en cours des
modes de suivis prudentiels des institutions financières (cadre Bâle III pour les banques, Solvency
II pour les assureurs) offrait l'opportunité de s'en affranchir. Il n'en sera rien, leurs philosophies
s'appuyant encore largement sur ce système de notations. Gageons donc que S&P et Moody's
resteront l'épouvantail favori de nos gouvernants dans les mois et années à venir...

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Texte 4 : Comment fonctionnent les agences de notation financière ?

Définition

Une agence de notation est une société dont le rôle est d’évaluer le risque de défaut d’un emprunteur
sur ses dettes financières, appelé aussi sa signature. Les emprunteurs peuvent être des entreprises
privées ou publiques, des États ou des collectivités.

Depuis les années 1980, les agences de notation sont devenus un indice de référence tant pour les
émetteurs que pour les investisseurs qui peuvent ainsi déterminer la solvabilité des émetteurs. Leur
notation modifie le comportement des investisseurs institutionnels et sont les acteurs indirects de
l’avenir des États et entreprises notées. Les trois agences mondiales de notation financière, Standard &
Poor's, Moody’s et Fitch Ratings ont respectivement été établies en 1868, 1908 et 1913.

Les notations attribuées ne constituent pas des recommandations d’achat ou de vente de titres ; leur
mission est d’évaluer l’estimation du risque à un instant donné.

Le processus de notation

Pendant plus d’un demi-siècle, les agences de notation étaient financées par les investisseurs qui
payaient pour obtenir les notes des émetteurs. Désormais, l’émetteur qui désire être noté rémunère
l’agence pour ses services. Les notations non sollicitées s’appuient sur des informations publiques.

Dans le cas d’une notation sollicitée, la note est attribuée après collecte des informations auprès de
l’émetteur et entretien avec ce dernier. Une fois l’analyse présentée, l’émetteur peut faire appel à la
décision du comité. La décision finale se traduit par un communiqué de presse relativement
synthétique.

Les critères de notations sont disponibles sur les sites de Standard & Poor’s, Fitch Ratings et Moody’s.
Ils associent les informations communiquées par l’émetteur aux données macro-économiques.
L’expérience du secteur est également prise en compte.

Les systèmes de notation

Le système de notation diffère d’une agence à l’autre mais un consensus peut être établi : les notes
vont de A à D, A étant la meilleure note, et sont composées d’échelons intermédiaires. Un émetteur
noté AAA (ou Aaa) aura un risque de faillite de 0,05%. En d’autres termes, plus la note de l’émetteur est
élevée, plus son risque de faillite est faible dans les années à venir.

Un investissement est jugé spéculatif lorsqu’il s’adosse à un titre de dette émis par une entreprise notée
BB ou moins. De manière générale, on considère que du AAA au A, les investissements sont
sécurisés ; du BBB au B, ils sont considérés comme spéculatifs ; du CCC au C, l’entreprise est en
risque de défaut ; et une notation du DDD au D traduit une situation de faillite de l’emprunteur.

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Impact de la notation

Si la notation n’a pas pour but d’impacter les marchés boursiers, dans la réalité, une dégradation d’une
note est presque systématiquement suivie d’une baisse du cours du titre visé. Les investisseurs sont
très attentifs aux notations (baisse ou augmentation de la note, émetteur sous surveillance) et modifient
leur attitude de placement en fonction de ces ratings.

Une entreprise notée AAA (ou Aaa) obtiendra des taux d’intérêts plus faibles que ceux d’une entreprise
située dans la catégorie "spéculative". Ainsi, un investisseur institutionnel imposera des taux d’intérêts
plus élevés à un État, une collectivité ou une entreprise qui a une mauvaise note, compte tenu du
risque plus grand. Il devient difficile pour un émetteur défaillant de boucler une émission d'obligations.
La différence de niveaux entre les taux d’intérêt d’un émetteur noté AAA ou moins constitue la prime de
risque.

Le rôle des agences de notation dans la crise des subprimes

Les agences de notation ont le part de responsabilité dans la crise des subprimes. En notant AAA des
opérations financières développées sur les crédits hypothécaires, sous-évaluant le ainsi le risque
encouru par les investisseurs, les agences de notation ont participé à la formation d’une bulle de crédit.
Leur tort a été de ne pas réévaluer à temps la solvabilité des émetteurs.

En refusant de dégrader les notes des émetteurs qui apparaissaient déjà peu solvables, puis en
abaissant brutalement leurs notes lorsque le marché de l’immobilier s’est retourné, les agences de
notation ont aggravé l’engagement des États dans une crise systémique.

Si Standard & Poors, Fitch et Moody’s n’avaient pas participé à la mécanique des crédits titrisés, ou
n’avaient pas accordé trop généreusement des notes AAA sur les paquets titrisés, le risque réel aurait
sans doute été mieux appréhendé et l’éclatement de la bulle spéculative moindre.

Les limites des agences de notation

Les agences de notation sont soumises à des conflits d’intérêt qui amoindrissent leur fiabilité depuis
quelques années :

• les émetteurs payent les agences de notations pour être notées : les agences de notation sont
déficitaires et dépendantes de leurs émetteurs. Ces dernières années les notations de produits
structurés) ont représenté jusqu’à 50 % du chiffre d’affaires des agences. La rémunération fournie par
les émetteurs leur est indispensable et leur permet de publier chacune des centaines de milliers de
notes.

• mélange des activités de conseil et de notation : l’agence n’intervient pas seulement comme
évaluateur d’une entreprise déjà existante : elle conseille également les opérations en cours de
montage. Elle fait partie du processus qui constitue le produit.

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Les agences de notations peinent à évaluer correctement certaines opérations financières de plus en
plus complexes et entravent la fiabilité des notations. Rappelez vous Vivendi Universal, qui faisait faillite
deux semaines après avoir été estampillé AAA.

Au cœur de la bulle internet, 90% des notes attribuées étaient positives et incitaient à l’achat, au mépris
de l’endettement considérable des sociétés de l’ère informatique (Worldcom : 29,3 milliards de dollars,
Global Crossing : 12,4 milliards). Ce n’est qu’en juin 2002, alors que les indices boursiers avaient déjà
perdu 40% en deux ans, au niveau mondial, que les agences ont commencé baisser leurs notes des
entreprises cotées sur les bourses du monde.

Les agences de notation n’ont anticipé aucune des crises importantes malgré les dettes considérables
impliquées. Pendant la crise mexicaine, qui débutait fin 1994, Standard & Poor’s n’ont abaissé leur
rating qu’en février de l’année suivante, tandis que Moody’s ne changeait pas son appréciation. Elles
n’ont pas non plus vu arriver la crise asiatique de 1997. Au contraire, par leurs décisions tardives ou
brutales, elles ont parfois accentué les difficultés (Brésil en 1999 ; Argentine en 2001).

Le cas de la Grèce

Depuis des mois, on savait que la dette et le déficit de la Grèce étaient trop lourds pour que l’économie
tienne debout. Les 27 pays de la zone euro ont réfléchi pendant trois mois avant de convenir de
déployer un plan de sauvetage conjointement avec le FMI de plus 110 millions d’euros ; de quoi
remplacer la valeur commerciale des marchés.

Une fois de plus, malgré des mois de marasme et de scandales répétés (Goldman Sachs aurait aidé la
Grèce à maquiller le montant de sa dette pour que le pays rentre dans la zone euro), il aura fallu plus de
3 mois à Standard & Poor’s pour abaisser la note de la Grèce. En dégradant brutalement la note du
pays en désormais spéculative (et susceptible de l’abaisser encore), l’agence a assené le pays qui ne
peut plus emprunter sur les marchés, tant les taux ont augmenté.

La Grèce est le premier pays de l’Union européenne a subir une telle crise systémique, et si les pays de
la zone euro se sont assemblés pour empêcher la faillite du pays, on mesure bien le double impact de
l’abaissement à retardement d’une note, en cas de défaut d’un pays indépendant économiquement et
financièrement de toute entité.

Les déviations et manquement ces dernières années des trois agences de rating internationales ont
soulevé nombre de problématiques quant à leur fonctionnement, réglementation et le contrôle actuel
auquel elles doivent être soumises, faute de quoi la faillite sera inévitable pour certains Etats.

Faut-il un encadrement réglementaire ? Plus de concurrence ?

Laurent Curau

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Texte 5 : Comprendre la crise des Subprimes

19/02/2008

La crise des Subprimes a touché le monde de la finance en août 2007.

Les conséquences n’ont pas été immédiates et les impacts sur l’économie des sociétés et des pays ne
sont toujours pas connus.

Avant de revenir sur l’origine de la crise et son effet boule de neige, comprenons ce qu’est un
« Subprime ».

Les Subprimes

Les Subprimes sont des crédits immobiliers hypothécaires à risques.


En quelques mots simples, son principe permet à une personne d’acheter un bien immobilier à un taux
d’intérêt fixe particulièrement faible les 2 premières années (par ex : 1.45%) puis de basculer ensuite
sur un taux variable contenant une prime de risque (ex : 8%). En contrepartie, le bien immobilier est
hypothéqué.

Dans ce cas, les crédits sont attribués après examen de la valeur du bien immobilier désiré
contrairement aux pratiques françaises où les banques accordent un crédit suivant la solvabilité de
l’emprunteur.

Les mensualités de remboursement augmentent de manière significatives après la deuxième année,


rendant impossible à la plupart des acheteurs de rembourser leur prêts.
Ces derniers vendaient leur bien immobilier avec une plus-value (le marché immobilier américain
augmentant de 10% par an) leur permettant de rembourser l’emprunt et les intérêts et de, pourquoi pas,
reprendre un crédit Subprime sur un autre bien immobilier.

La baisse du marché immobilier américain

Les bénéficiaires des Subprimes souhaitant vendre leur bien immobilier au bout des 2 ans se sont
confrontés en 2007 à la baisse du marché immobilier américain.
La valeur du bien immobilier a diminué depuis son achat : la vente ne permet plus de rembourser le
crédit Subprime.

L’emprunteur du crédit Subprime se déclare en faillite personnelle, la banque récupère la maison et la


met en vente. Elle sera vendu avec une perte importante pouvant aller à plus de 20%.

A lété dernier, près de 1,5 millions de procédures de déclaration de faillite personnelle étaient en cours
et d’après le Sénat américain près de 3 millions de ménages pourraient perdre leur logement.

L’effondrement des Organismes Spécialisés…

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Les organismes de Crédit spécialisés dans les Subprimes voient les défauts de remboursement
s’accumuler et engendrent des pertes énormes dues aux moins-values effectuées sur la vente des
maisons saisies.

Ces pertes significatives ont causé la faillite de plus d’une trentaines d’organismes de crédit, ceux
toujours présents provisionnent des montants de pertes de plusieurs centaines de millions de dollars.

…annonce une crise financière

Les organismes de crédits spécialisés dans les Subprimes s’écroulent et le monde de la finance suit.
Quel lien existe-t-il entre le marché immobilier américain et l’économie mondiale ?

La réponse se trouve dans le mot « Titrisation »

La Titrisation

Pour résumer, la titrisation consiste à transformer ses créances ou d’autres actifs en titres financiers
que l’on peut ensuite échanger sur les marchés financiers.

Pour financer ces crédits, les organismes spécialisés transformaient les prêts à risque accordés à leurs
clients en produits financiers qui allaient être échangés sur les marchés financiers.

Les produits financiers créés étaient classés dans la catégorie des produits à risque et comme tout
produits risqués les plus-values potentielles sont beaucoup plus importantes que d’autres produits sans
risque.

Tant que le marché immobilier américain était en hausse ces produits immobiliers rapportaient de
l’argent mais plus depuis l’été 2007.

Qui sont les clients de ce type de produit financier ?

Tout ceux souhaitant générer des plus-values importantes en acceptant un risque élevé.
On y retrouve essentiellement des banques (américaine, française, …) mais également des
institutionnels.

Impacts

Hors certains véhicules financiers, groupes de produits financiers vendus, étaient assez opaques
permettant de les « remplir » de produits financiers variés sans en préciser la nature : comme des
subprimes « titrisés ».

Les banques et les institutionnels achetaient des produits financiers sans savoir que ces derniers
contenaient des produits liés aux Subprimes.

Ce point déclenche de nombreuses conséquences :

 Un grand nombre de banques (voir toutes les banques) possèdent dans leurs portefeuilles des
produits liés aux Subprimes entrainant la chute de la valeur de leur portefeuille suite à la crise
des Subprimes : les OPCVM de BNP Paribas fermés durant l’été ne sont qu’un exemple.

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 Ne pouvant identifier clairement les véhicules financiers achetés contenant des produits liés
aux Subprimes, aucune Banque, aucun investisseur, n’est capable de mesurer l’impact réel de
la crise sur leurs portefeuilles : les estimations sont effectuées au fur et à mesure comme celle
de la Société Générale qui en janvier 2008 a annoncé 2.05 milliards d’euros de dépréciation
d’actif.
Les défauts de remboursement des crédits Subprimes aux Etats Unis ne faisant que
commencer, les premières dépréciations passées par les investisseurs ne sont que le
commencement de la crise.

 Les banques ne sachant pas évaluer leurs pertes liées aux Subprimes, les faillites de plusieurs
dizaines d’organismes de crédit à risque et la tension sur les marchés poussent les banques à
un comportement extrêmement méfiant entre elles et n’osent plus se prêter de l’argent de peur
de ne pas être remboursées suite à une hypothétique faillite de l’emprunteur.

La crise de l’été 07 et après…

La crise de l’été 2007 va provoquer de nombreuses remises en question et mettre en cause des
systèmes déficients :

 l’un des acteurs clés de la finance est pointé du doigt, il s’agit des agences de notation qui n’ont
pas su anticiper la baisse du marché immobilier américain et abaisser la note des organismes
de crédits à risque.

 la non transparence des véhicules financiers liés aux subprimes et leur mauvaise catégorisation
sont également remis en cause : certains véhicules étaient classés en produit monétaire
correspondant à des produits à risque faible.

Certains acteurs sont à surveiller :

 les réhausseurs de Crédits : dernière digue contenant la crise, ces organismes voient en ce
moment leur note se dégrader entrainant de nouvelles dépréciations d’actifs.

 les Banques Centrales : la réaction de la FED qui avait décidé d’abaisser sont taux directeur au
début de la crise a permis aux marchés de reprendre du souffle.

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Plan des textes choisis

Texte 3 : Agences de notation: l'ABC du AAA

 Enlèvement AAA à la France


 Séparation des notes entre les bons et spéculateurs
 Espagne pourrait passer dans les spéculateurs
 Mauvaise note => Moins de chance d’avoir des prêts
 En étant noté => Savoir si les rentrées seront importantes ou non
 2004/2005 : Estimation du risque en se basant sur les chiffres venant des banques
 Mauvaise notation de titres très complexes
 Cadeau empoisonné pour les investisseurs
 Agences de notation (A.N.) mieux contrôlées maintenant => Prisent pour des boucs émissaires
 Demande création agence publique => Pour ne plus dégrader les pays développés

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Texte 4 : Comment fonctionnent les agences de notation financière ?

 A.N. => Évalue le risque défaut des emprunteurs (Ets privé ou publ., État, Collectivité) sur des
dettes
 Création des A.N. : - S&P en 1868
- Moody en 1908
- Fitch en 1913
 Obtention d’une note : - Rémunération
- Information publication (macro écon.)
 Note permet connaître % de faillite
 + La note est ↑, + le taux d’intérêt est ↓
 Répercutions sur la bourse aussi
 Pendant les subprimes, mal évaluation des émetteurs
 Formation d’une bulle de crédit
 Pas de dégradation des notes => Aggravement des engagements des états
 Surévaluation de certaines notes pour continuer à publier des notes

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Texte 5 : Comprendre la crise des Subprimes

 Crise des Subprimes => Août 2007


 Subprimes : prêt hypothécaire à taux faible pdt 2 ans (ex : 1,45%) et après + élevé avec prime
de risque (ex : 8%)
 Après la 2ème année, les remboursements mensuels sont plus importants
 Au moment de la revente, le prix du marché immobilier a chuté => Perte sur la revente
 Faillite d’une trentaine d’établissements de crédit
 Tritanisation : transformer des produits financiers à risque des clients en produits financiers =>
Augmenter la plus-value
 Achat de titre tritaniser => Pas de possibilité d’évaluer l’impact réel sur les Subprimes
 Plus aucun emprunt entre elles possible
 Les agences de notation sont pointées du doigt car elles n’ont pas su prévenir la crise des
Subprimes

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Synthèse

Une agence de notation est une agence qui met des notes aux entreprises et aux collectivités par
rapport à leurs solidités financières. Ces notes vont d’AAA à DDD donc de la mieux cotée à la moins
bien cotée. Jusqu’à présent, il existe 3 grandes institutions qui cotent 95% du marché des entreprises et
collectivités ; Standard and Poor(S&P), Moody’s et Fitch Rating (appelé les Big three). Ceux-ci ne
doivent jouer aucun rôle sur le marché mais le contrôlent grâce à leurs notes. Comme les clients
payent pour être notés alors en contrepartie les agences montent la note des gros clients pour qu’ils
restent se faire noter dans ces entreprises. C’est ce qui a entraîné la faillite de certaines sociétés
malgré leur AAA. Il y a des prédictions qui auraient pu être trouvées pour éviter la crise mais les
agences sont passées à côté comme s'ils étaient aveugles et ont donc modifié les entreprises en déficit
après qu’elles soient tombées pour ne pas perdre la face.

Dans ces agences, un énorme problème a causé une grande crise : les subprimes.

Un subprime est un emprunt sur un immeuble à taux fixe les deux premières années puis à taux
variable. Mais c'est un investissement très risqué car la plupart des personnes qui remboursent après
les deux premières années ont du mal à payer les mensualités à cause du taux d’intérêt variable. Ils
revendent donc leur immeuble et font habituellement une plus-value. En 2007, à cause de la chute du
marché immobilier, les gens n’ont pas pu rembourser le prêt avec la vente du bien du coup les
entreprises de subprime ont fait faillite à cause de la revente des biens immobiliers à perte.

Cependant, les agences de notations sont très utiles mais elles devraient changer et passer au secteur
public au lieu de rester dans le privé car même si elles sont mieux contrôlées, il risque d'y avoir encore
de la corruption car une entreprise privé à un but principale c’est faire du bénéfice alors si pour ce faire
du bénéfice elles doivent mieux noter certaines entreprises, elles le feront. Par contre le secteur public
fait tout en fonction de l’état donc il pourra noter objectivement toute les entreprises pour pouvoir éviter
de nouveaux prémices de crises.

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Schéma de la synthèse

S&P,Moody's, Fitch
Rating
note des entreprises et des
collectivités a l aide d un
tableu

a causé les
subprimes Controle les marchés
a fait fermer 30 agences de grace a leurs notes
subprimes
trafique les notes pour faire
créer l oeuf de la crise
revenir des clients
nous a conduit dans l etat
actuel des choses

agence
de
notation
a changer au secteur
Public pour
ont mal juger les
enreiller les escroquerie
noter objectivement les
subprimes
entreprise et collectivités apparition de la crise
ne plus avoir de crise
economique a cause d'eux

utile pour
conseiller
juger
informer

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Bibliographie

Arnaud ZACHARIE, Imagine magazine [en ligne]


http://www.imagine-magazine.com/lire/spip.php?article1337 (consulté le 14/03/2013)
Bruno AVESCAT et Valérie LION, Le VIF [en ligne]
http://www.levif.be/info/actualite/economie/mauvaises-notes-pour-les-agences-de-notation/article-
4000010965553.htm (Consulté le 14/03/2013)
Anonyme, Finance your money [en ligne]
http://financeyourmoney.wordpress.com/2008/02/19/comprendre-la-crise-des-subprimes/
(Consulté le 18/03/2013)
Cyrille Lachèvre, Journaliste Figaro [en ligne]
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(Consulté le 13/03/2013)

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Haute École de la Province de Liège
Techniques d’expression écrite et orale en langue française
C1

Grille d’évaluation

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