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Kinésithérapie des traumatismes crânien

Binôme: -Yaalaoui Nour Eddine


-Bouaicha Hamza

Bilan diagnostique kinésithérapique :


1) Bilan morpho-statique

Le patient en position debout :


De face : Symétrie/asymétrie du la ceinture scapulaire et pelvienne
Présence d’une déformation articulaire ou pas
Présence une cicatrice au niveau de la tête
De profil : présence d’une gibbosité ou pas
2) Bilan cutané et trophique

Présence une cicatrice


Si il y un œdème
La coloration de la peau
amyotrophie

3) Bilan sensitif :
Teste la sensibilité profond et superficiel

4) Bilan algique : douleur variable


Le type de la douleur
Le trajet
Sensation de la douleur
Facteurs calmants
Facteurs déclenchants
La nature de la douleur
5) Bilan articulaire:

Calculer les amplitudes de l’articulation de rachis cervicale en flexion en extension


et inclinaison

6) Bilan fonctionnel
 Posture et équilibre
 Transferts
 Marche
 Activités de la vie quotidienne

7) Bilan psychologique

Si le patient est coopérant avec le traitement et si il accepte sa maladie

La Rééducation
Introduction
Passée la période de réanimation et d’éveil pendant laquelle une rééducation
passive a déjà débuté (lutte contre les attitudes vicieuses, kinésithérapie
respiratoire, changement positionnel etc…) la rééducation proprement-dite ne
peut vraiment commencer que lorsque le blessé a repris une certaine
conscience de lui-même (sauf pour la rééducation de la motricité
automatique).

Dans un premier temps


le blessé va se rendre compte de ses déficiences motrices mais pas de ses
déficiences intellectuelles et il accusera facilement l’équipe de la lenteur de sa
récupération ce qui peut entraîner des conflits avec les familles.
Si des liens solides ne se sont pas encore établis entre l’équipe et la famille
cela peut conduire à des sorties d’institution très défavorables pour le blessé.

Dans un deuxième temps


(rééducation acceptée) le blessé a réalisé la nécessité de cette rééducation
mais il surestime souvent ses capacités et accepte mal d’être intégré à un
groupe qu’il juge plus atteint que lui (ce qui est bien- sûr n’est pas vrai!)

Dans un troisième temps


(rééducation investie) il a enfin retrouvé des repères fiables et va alors
adhérer à son groupe de travail auquel le lie désormais un sentiment
d’appartenance, mais aussi parfois de compétition, motivation positive, mais
que le rééducateur doit savoir gérer.
Ce qui importe le plus à ce stade c’est de rééduquer, non pas déficit par
déficit, mais d’organiser un projet rééducatif qui tienne compte de l’histoire du
blessé (ce qu’il faisait avant, ce qu’il souhaitait faire , ses goûts, ses points
forts, son milieu familial) ; bref en favorisant une approche globale (dite
holistique) plutôt que découpée en déficiences isolées.

Rééducation des déficiences motrices


Motricité volontaire
a) les paralysies
apparaissent en général après la période de dystonie majeure qui précède ou
accompagne l’éveil ; 80% des TC sévères en sont atteints au début sous
forme de tri ou tétraparésies qui évoluent vers un syndrome hémiplégique de
type pyramidal, 50% des blessés récupèrent en 3 mois ; mais 10% n’évoluent
plus après 9 mois et restent peu sensibles à la rééducation.

b) la spasticité
ou hypercontraction durable des muscles parésiés ou paralysés entraîne des
attitudes vicieuses avec préférentiellement :
 triple flexion aux membres supérieurs
 hyperextension aux membres inférieurs

c) l’altération des mécanismes de contrôle de la motricité volontaire :


 dyskinésie (incoordination des mouvements)
 tremblements complexes intéressant le plus souvent l’hémicorps non déficitaire
 syndrome parkinsonien
Ces troubles régressent souvent spontanément mais quand ils persistent , ils
peuvent être plus invalidants que certaines paralysies.

d) la rééducation de la motricité volontaire fait appel :


 aux mouvements en piscine
 aux mouvements induits par des jeux au sol, marche à quatre pattes, marche avec
parallèles puis déambulation, marche à cloche pied etc…
 contre la spasticité des traitements médicamenteux sont le plus souvent nécessaires
baclofène  par voie générale quand les symptômes sont légers

Motricité automatique :
La motricité automatique est toujours très altérée dans le TC grave : il s’agit
soit d’une déficience des ajustements fins chez les blessés agités, soit
d’hypotonie (relâchement musculaire excessif) ou d’hypertonie (contraction
excessive) chez les blessés akinétiques (très peu réactifs).
Il faut rééduquer rapidement cette motricité automatique, avant même la
participation active et volontaire du blessé en sollicitant de façon prolongée et
ordonnée tout la gamme des réflexes et des réponses complexes
automatiques ; moyennant quoi la récupération se fait souvent de manière
régulière et remarquable.

Les déficiences neuro-orthopédiques :


a) les para-ostéo-arthropathies : formations osseuses qui se forment à
proximité des grosses articulations.
Leur traitement passe au début par la glace, la mobilisation douce et les
positions alternées pour éviter les ankyloses ; on peut aussi avoir recours aux
anti-inflammatoires et à la radiothérapie ; enfin à l’exérèse chirurgicale mais
avec un risque de récidive de 25%.
b) les rétractions musculo-tendineuses, quand elles n’ont pu être prévenues,
doivent être traitées chirurgicalement.

En conclusion :
70 % des TC graves retrouveront une autonomie physique