Vous êtes sur la page 1sur 14

Projet 

: Conception d’un capteur connecté pour la mesure


de la hauteur d’eau d’un ruisseau.
Module : Capteurs et Instrumentation.
Plan :

Introduction

I. Différentes méthodes de détection de niveau


1-Méthodes hydrostatiques
2-Méthodes électriques
3-Méthodes fondées sur l’utilisation de rayonnements 

II. Etude de cas : Conception d’un capteur connecté pour la mesure


de la hauteur d’eau d’un ruisseau
1- Les contraintes du dispositif
2- Les possibilités techniques 
3- Mesure de la hauteur d’eau 
4- Cerveau et contrôle électronique 
5- Transmission internet 
6- Alimentation électrique 
7- Boite et protection 
8- INSTALLATION

Conclusion
Introduction

Un capteur de niveau est un dispositif électronique qui permet de


mesurer la hauteur du matériau, en général du liquide.

Les capteurs de niveau se divisent en deux types principaux :

Le capteurs de niveau de mesure de point est utilisé pour


marquer une seule hauteur de liquide discrète - une condition de
niveau prédéfinie.
Généralement, ce type de détecteur de niveau fonctionne comme une
alarme haute, pour signaler une condition de débordement, ou en tant
qu'indicateur pour une condition d'alarme basse.

La sonda de niveau continu est plus sophistiqué et peut


assurer une surveillance de niveau de tout un système. Il mesure le
niveau de liquide dans une plage, plutôt qu'à un seul point, ce qui
produit une sortie analogique qui est directement corrélée au niveau
de l’eau.
I- Différentes méthodes de détection de niveau

1-Méthodes hydrostatiques de mesure de niveau

 Les premières méthodes de mesure et contrôle de niveaux de liquides sont fondées


sur les propriétés hydrostatiques des liquides (pression hydrostatique, poussée
d'Archimède).
    La mesure transmise par les capteurs utilisés est une fonction continue de la hauteur
de liquide. Elle est indépendante de ses propriétés électriques mais dépend, sauf dans
le cas du flotteur, de la masse volumique du liquide.

On distingue quatre principes de mes

1.1. le flotteur  

  Il se maintient à la surface du liquide, il est rendu


solidaire d'un capteur de position qui délivre le signal
électrique correspondant au niveau. La mesure
s'apparente ensuite à la mesure d'un déplacement ou la
détection d'une position.

1.2. le plangeur   

C'est un cylindre immergé dont la hauteur est au moins égale à la hauteur


maximale du liquide dans le réservoir. Le plongeur est suspendu à un capteur
dynamométrique qui se trouve soumis à une force F (poids
apparent), qui est fonction de la hauteur h du liquide.
F = P - r x g x h x S

Avec :
    r x g x h x S : poussée d'Archimède s'exerçant sur le volume
immergé du plongeur
    S : aire de la section du plongeur
    P : poids du plongeur
1.3. Capteur de pression
Il mesure :

 la pression relative au fond du réservoir quand celui-ci est ouvert à l'air


libre, cette pression est l'image du niveau h du liquide
P = ρ . g. h
Avec :

ρ :la masse volumique du liquide

g : la graphité

h :hauteur

 La pression différentielle quand le réservoir est fermé et sous pression

1.4. Capteur à bulle (ou limnimétrie bulle à bulle)


    Le principe consiste à insuffler un débit d'air constant dans un petit
tuyau débouchant sous la surface de l'eau, la pression de l'air est
équilibrée par la colonne d'eau. La pression de l'air qu'il faut appliquer
pour produire des bulles est égale à la pression du fluide en bout de
canne. La mesure de la hauteur d'eau est égale à la pression d'air fournie.
Conditions d'installation:

 Extrémité du bullage doit être située sous le niveau minimal de l'eau et au-
dessus des dépôts possibles
 Absence de coude et longueur limitée à quelques mètres pour le tuyau
d'air (pertes de charge)
 Éviter les grandes vitesses de l'eau (forces d'aspiration pouvant fausser
notablement la mesure)
2-Méthodes hydrostatiques de mesure de niveau

   Elles utilisent les propriétés électriques des liquides dont on veut mesurer ou
contrôler le niveau et sont les seules à utiliser des capteurs traduisant directement
le niveau en signal électrique.

2.1. Sondes conductives


    Elles ne conviennent que pour les produits conducteurs (liquides, pâtes,
granuleux...), ne sont pas sujettes à l'usure et permettent la détection d'un niveau
haut, bas ou intermédiaire. Ces sondes sont dotées d'une ou plusieurs électrodes
selon les modèles.

 
Chaque électrode est installée par un passage étanche de telle sorte que leur
extrémité inférieure se situe au niveau à détecter. Elle doit être isolée
électriquement de la masse du réservoir quand il est métallique. Dès que le liquide
touche une électrode, il met à la masse un circuit alternatif basse tension. La masse
est constituée soit par le réservoir métallique, soit par une deuxième électrode
quand le réservoir n'est pas métallique. Le faible courant parcourant l'électrode
est d'amplitude proportionnelle à la longueur d'électrode immergée et suffit à
actionner un relais. On utilise une basse tension alternative afin d'éliminer tout
risque d'électrolyse du liquide.

2 .2. Sondes capacitives


    Elles sont d'un emploi plus répandues que les précédentes et fonctionnent à
l'aide d'une électrode plongeante dans le réservoir. 
    Pour les produits isolants (huile, pétrole...) la sonde est constituée d'une tige
métallique isolée du réservoir. Quand la sonde est découverte, le diélectrique est
alors l'air ambiant (constante diélectrique = 1). En présence d'un produit isolant, la
capacité du condensateur augmente sous l'effet de produits qui possèdent une
constante diélectrique supérieure à 1. Cette variation de capacité est traitée pour
actionner un relais ou fournir un signal de sortie proportionnel au niveau du produit.

  Pour les produits conducteurs (eau, solutions


salines...) la constante diélectrique ne joue plus aucun rôle. La tige de la sonde est
enrobée d'un matériau isolant, d'épaisseur constante, jouant le rôle de
diélectrique. Les armatures du condensateur sont alors constituées par la tige
métallique de la sonde et le liquide conducteur. Si le réservoir est isolant, on
immerge une armature. La capacité du condensateur dépend de la densité et de la
température des produits, pour remédier à ce problème, on utilise une deuxième
sonde capacitive, immergée en permanence et servant de référence.
3-Méthodes fondées sur l’utilisation de rayonnements 
    Elles permettent notamment des mesures sans contact avec le produit ce qui
constitue un gros avantage.
    3.1. Sondes à ultrasons

Le principe est basé sur l'émission d'une onde ultrasonore réfléchie sur la
surface de l'eau. On capte l'écho et on mesure le temps de parcours. Le temps
de parcours est indépendant de la nature du fluide et de la pression. Il faut
toutefois respecter une zone dite " morte " à proximité du capteur (30 à 60 cm
selon les sondes).

3.2. Radars
    Le principe est similaire à celui des ondes à ultrasons, on utilise une onde
lumineuse infrarouge. L'avantage sur l'ultrason est que le procédé est indépendant
de la température, du taux d'humidité et de poussière. Le transducteur fonctionne
successivement en émetteur et en récepteur. Il est placé au sommet du réservoir
et émet dans un cône de faible ouverture l'onde qui après réflexion sur la surface
du liquide retourne vers le transducteur qui les convertit en signal électrique.
Emission Réflexion

4 . Récapitulatif des caract éristiques des capteurs de niveau de liquide

Technologie Étendue de mesure Précision Gamme de Température Pression max


(bar)

Flotteur 10 mm à 30 m 0,5 à 5 % -180 à 450 °C 100

Plongeur 30 cm à 6 m 0,5 % -150 à 450 °C 40

Capteur de pression 0 à 25 bar 0,5 à 1 % -20 à 120 °C 40

Sonde capacitive 0 à 10 m 1% -20 à 85 °C 40

Radar 0 à 30 m 10 mm - -

Ultrasons 0 à 50 m 1% -190 à 250 °C 40


II-Etude de cas : Conception d’un capteur connecté pour la
mesure de la hauteur d’eau d’un ruisseau 

Notre projet a eu pour but de créer un système capable de récupérer la hauteur


d’eau d’un ruisseau et de l’afficher.

 Fabrication d’un Capteur de la hauteur d’eau, limnigraphe avec


transmission sms et internet

1-Les contraintes du dispositif :

Les rivières, canyons et les ruisseaux se situent la plupart du temps sur des
zones reculées et en montagne. Il n’y a pas de prise électrique à disposition ou
encore de réseau 3G/4G. Le milieu est humide et l’électronique n’apprécie pas la
condensation. Les rivières connaissent aussi des crues périodiques qui déracinent
les arbres et les projettent. Des roches peuvent être propulsées sur tout le lit
du ruisseau arrachant tout sur leur passage. Notre appareil devra par
conséquent s’adapter à toutes ces contraintes.

2-Les possibilités techniques :

Tout d’abord il nous faut un capteur de niveau d’eau ou bien un dispositif capable
de nous indiquer sous forme numérique la hauteur de l’eau. C’est la pièce
maîtresse de la machine ! Nous devrons raccorder le capteur à un boitier de
contrôle et de transmission de l’information. Ce boitier pourrait alors
fonctionner de 2 façons :

– Soit il attend une demande, puis effectue une mesure et répond à la demande.

– Soit il fonctionne en autonomie totale. Le dispositif envoie de lui-même les


hauteurs d’eau à intervalles réguliers.

La première solution est intéressante. Mais aussi la plus lourde. Elle sous-entend
la création d’un serveur embarqué de type Raspberry ou arduino allumé 24h/24
avec une problématique énergétique et de stabilité du réseau non négligeable.

La deuxième solution, c’est celle que j’ai choisi : Le dispositif est par défaut
éteint. Il s’allume à intervalles réguliers. Il reste allumé quelques dizaines de
secondes, juste le temps de prendre une mesure puis de la transmettre sur
internet, pour de nouveau s’éteindre.

3-Mesure de la hauteur d’eau :

Il n’y a que 3 possibilités :

 Bricoler un flotteur à l’intérieur d’un tube métallique percé et fixé dans le


courant. Le flotteur vient actionner des boutons on/off.
 Placer un capteur de pression d’eau an de mesurer la pression d’eau entre
le fond et la surface.
 Fixer un capteur de distance au-dessus de la surface et mesurer la
distance entre ce dernier et l’eau.

Les 3 possibilités sont faisables, mais la première ne résiste pas aux chocs
mécaniques. Les deux suivantes sont des systèmes ayant fait leur preuve en
milieu naturel. En effet, ils sont utilisés pour la mesure des cuves industrielles,
des barrages, des retenues d’eau, des forages, des nappes phréatiques, et des
ruisseaux.
Pour les capteurs de distance, Nous disposons de 3 types de capteurs :
infrarouge, laser et ultrason. La technologie laser est la plus précise. Mais
n’oubliez pas que la lumière traverse l’eau. Vous devrez donc mesurer la vitesse
de déplacement de la lumière dans l’eau. Cette solution me semble compliquée ;
de plus, la nature de l’eau peut varier (limpide, sale, boueuse).

Pour l’ultrason il y a aussi un souci : les champs électromagnétiques se déplacent


dans l’air à une vitesse différente en fonction de la fluctuation de la pression
atmosphérique, de l’humidité et surtout de la température ambiante, ce qui
fausse totalement les mesures dès qu’on dépasse la distance de 1 mètre. On ne
peut donc pas choisir n’importe quel capteur. Ceux qui sont capables
d’autoréguler leurs données en fonction de la température et de l’humidité. Vous
pouvez aussi acheter un capteur ultrason bon marché et réguler vous-même les
mesures avec un capteur de températures.

4-Cerveau et contrôle électronique :

Notre appareil a besoin de réaliser une tache extrêmement simple : il n’est donc
pas question d’utiliser un micro-ordinateur de type Raspberry qui serait trop
gourmand en énergie. Nous partirons donc sur un microcontrôleur de type
Arduino ; les Arduino comme pour presque tous les microcontrôleurs se pilotent
avec le langage C++. C’est un langage de programmation dit de « bas niveau ». On
l’utilise en trading, dans les jeux vidéo et autres programmes exigeants pour sa
rapidité exceptionnelle mais aussi en électronique embarqué pour économiser au
maximum les faibles ressources disponibles, notamment en mémoires vives.

5- Transmission internet :

L’absence de 3g et la contrainte budgétaire ne nous permettant pas de passer


par satellite, nous sommes contraints d’utiliser le réseau GSM. Notre arduino
devra donc envoyer un texto. Ce dernier sera récupéré à l’aide d’un prestataire
de service ou encore grâce à un téléphone qui, combiné avec une application
comme « sms Gateway », vous permettra de transmettre le contenu de votre sms
sur internet, via email ou encore protocole http, ftp. Il existe des dizaines de
cartes électroniques / Schild plus ou moins prêt à l’emploi qui permettent
d’insérer et prendre en charge les cartes Sim.

6- Alimentation électrique :
Nous alimenterons notre système avec une batterie classique. La batterie sera
reliée à un minuteur qui permettra de mettre en tension l’arduino à un intervalle
régulier. Les batteries de type lithium semblent mieux résister à l’autodécharge
que les alcalines. C’est important pour l’utilisation que nous allons en faire. Le Uno
fonctionne avec un courant compris entre 6 et 20v. Une batterie en 20 v est
élevée et pourrait détériorer prématurément les condensateurs du Uno.
Contrairement, avec une alimentation de 6v : votre Uno s’arrêtera de fonctionner
à la moindre faiblesse. Soyez donc bien réfléchi sur le voltage ! Pour mon tuto je
ne mets pas de panneau solaire. Mais c’est une option fort intéressante, si votre
balise est destinée à être placée dans une zone ensoleillée.

7- Boite et protection :

Il vous faut une boite étanche. N’oubliez pas que plus votre boite et grande, plus
vous allez favoriser la condensation. Vous pouvez absorber l’humidité contenue
dans la boite à l’aide de sachets de silice. Vous pouvez appliquer un vernis de
protection sur l’électronique avec un aérosol spécial. Il y a aussi la méthode
radicale qui consiste à couler de la résine dans votre boite garantissant une
étanchéité à toute épreuve (les fabricants de luminaires pour piscines le font
bien !).

8-INSTALLATION :

On sait que Le capteur, placé au-dessus de


l’écoulement, émet par intermittence des
ondes ultrasonores qui se propagent vers la
surface de l’eau. Une partie des ondes est
réfléchie vers le capteur qui fonctionne alors
en récepteur. On mesure le temps mis par
l’onde pour descendre et remonter. Ce temps
est fonction de la hauteur d’eau. Connaissant
la hauteur totale de l’ouvrage, on retrouve la
hauteur d’effluents. Donc Le capteur est
positionné verticalement au-dessus du point
à mesurer, ou parallèlement à l’axe
d’écoulement dans la cunette avec un renvoi
d’angle. Pour une bonne réception de l’onde,
le faisceau doit être strictement perpendiculaire à la surface des effluents.
Pour mesurer la mise en charge du réseau il est possible de l’installer dans une
cheminée au droit de l’écoulement.

Conclusion :

Mesure de la hauteur d’eau d’un ruisseau » dans le cadre du projet,


nous a permis de développer une méthodologie rigoureuse et
efficace de travail, de s’adapter à la démarche du projet, ses
contraintes et difficultés et de mettre en pratique les connaissances
acquises pendant la période de formation.

Pour clore, ce projet a été pour nous un complément à notre


formation, dans ce sens, nous souhaitons en perspective que cette
expérience sera enrichissante sur le plan théorique et pratique par la
réalisation de ce capteur de détection de la hauteur d’eau d’un
ruisseau.