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Les marchés financiers sont l’endroit où l’offre et la

demande de capitaux à long terme se rencontrent à travers


différents supports d’investissements : actions, obligations,
etc. Ces marchés permettent le financement d’une partie de
l’économie mondiale. En France, la surveillance et la
régulation des marchés financiers en France sont à la
charge de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Marché financier : définition


Les marchés financiers sont des lieux, physiques ou virtuels, où les
investisseurs négocient des titres à l’achat ou à la vente. L’émission de ces
différents titres commence par le ​marché primaire​ sur lequel ils sont émis, et
se poursuit sur le ​marché secondaire ​où s’échangent les titres d’occasion.
Ce marché secondaire peut être régulé ou pas.

Selon l’​Autorité des Marchés financiers​ (AMF), les marchés financiers sont
divisés en 5 compartiments :

● Le ​marché action​ où les entreprises lèvent des capitaux via un appel


public à l’épargne pour financer leur croissance.
● Le marché obligataire où l’Etat, les banques, les entreprises et
certaines collectivités locales empruntent des capitaux à moyen et à
long terme.
● Le marché monétaire où les investisseurs institutionnels (banques, etc.)
se prêtent de l’argent entre eux et à court terme.
● Le marché des ​produits dérivés​ (options, s ​ waps​, CDO, etc.) d’abord
destinés à couvrir des positions boursières, mais aussi utilisés à des
fins spéculatives.
● Le marché des devises (FOREX) sur lequel les monnaies s’échangent
par paire (par exemple euro contre dollar), un mastodonte qui
représente plus de 5100 milliards de dollars de transactions
journalières.
Fonctionnement des marchés financiers
D’un point de vue organisationnel, les marchés sont scindés en deux blocs
avec d’un côté les marchés organisés et de l’autre ceux dits de “​gré à gré​”.

Sur un marché organisé (par exemple celui de la Bourse de Paris), les


acheteurs et les vendeurs ne sont pas en contact direct. Tous les ordres sont
regroupés sur une place de marché. Des systèmes de règlement-livraison
assurent le dénouement effectif des transactions. C’est une chambre de
compensation qui garantit la bonne fin des opérations selon des règles de
fonctionnement standardisées.

Avec les marchés financiers de gré à gré, la logique de fonctionnement diffère


puisque les accords sont passés directement entre les investisseurs (par
exemple une banque et une entreprise), selon des accords échappant aux
obligations standard du marché organisé. La liquidité des transactions n’est
pas garantie par une chambre de compensation.

Qu’il soit régulé ou pas, les marchés financiers peuvent être au “comptant” ou
à “paiement différent”.

Dans le premier cas, le paiement résultant de l’achat ou de la vente de titres


est immédiat. Les acteurs doivent détenir les liquidités nécessaires au
règlement des ordres passés pour que la transaction aboutisse.
Sur les marchés dérivés en revanche, les différents produits échangés
(options, contrats à terme, etc.) ne sont pas payés immédiatement, mais à
une date ultérieure fixée dès le départ. Les différents produits sont arrimés à
un sous-jacent qui peut par exemple être une matière première, et dont ils ne
peuvent pas être découplés. La valeur de ces produits financiers dérive des
variations de cours de cet actif sous-jacent.

Rôle des marchés financiers


Dans le contexte d'une économie mondialisée, la rencontre entre l’offre et la
demande de capitaux s’organisent à travers des marchés financiers reliés
entre eux par des réseaux informatiques permettant de finaliser des ordres
d’achat ou de vente en quelques millisecondes.
A cette aune, le marché primaire remplit une fonction de financement de
l'économie en conciliant les besoins des prêteurs et des emprunteurs
(entreprises, Etat, collectivités locales et institutions financières) alors que le
marché secondaire permet la revente des titres cotés à travers les bourses de
valeurs, notamment aux gestionnaires professionnels d’OPC (​Sicav​, ​FCP​,
etc.) .

Marché financier et marché monétaire


Le ​marché monétaire​ est un compartiment singulier. Réservé aux
investisseurs institutionnels, la particularité de ce marché et que l’on n’y
échange pas des titres cotés, mais de l’argent, des capitaux que les banques
se prêtent entre-elles à court terme à travers des titres de créances
négociables de courtes échéances. Parmi eux, on peut citer les bons du
Trésor, les billets de trésorerie émis par des entreprises privées, les certificats
de dépôts d’établissements financiers, etc.

Le marché primaire est celui où des titres financiers


(actions, obligations) sont proposés pour la première fois
aux investisseurs.

Marché primaire : définition


Sur les marchés financiers, on distingue traditionnellement le ​marché
secondaire​ sur lequel les titres anciens s’échangent à un prix fixé selon l’état
de l’offre et de la demande. Et le marché primaire sur lequel actions et
obligations sont proposées pour la première fois aux investisseurs avant
d’être cédées sur le marché secondaire, celui de l’occasion.

Aussi appelé “marché des émissions”, le marché primaire est celui où les
sociétés en quête de fonds et les investisseurs se rencontrent pour la
première fois. Il s’assimile à une sorte de marché à la criée. Les nouvelles
valeurs y sont proposées à la vente. C’est sur ce marché que les entreprises
lancent des augmentations de capital, ou procèdent à des émissions
obligataires. Qu’ils résultent d’​introductions en bourse​ ou de placements
privés auprès d’autres investisseurs institutionnels, les capitaux levés sur le
marché primaire sont encaissés par les sociétés. Ce marché permet le
financement à long terme des principaux agents économiques.

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Fonctionnement du marché primaire


Sur ce compartiment du marché on trouve des entreprises. L'État y réalise
régulièrement des émissions obligataires. C’est là qu’il emprunte les sommes
nécessaires pour financer le déficit budgétaire en émettant des obligations
(​OAT​, etc.). Les émissions réalisées sur le marché primaire se font
généralement sous la houlette d’un arrangeur / coordinateur. Il joue un rôle de
conseil. C’est à lui que revient notamment de déterminer le montant, le type
de titres, le prix d’émission et à s’assurer de la conformité de l’opération avec
les exigences de l’Autorité des Marchés Financiers (​AMF​).

Une syndication, c’est-à-dire une alliance de professionnels formée pour gérer


une émission importante, est parfois mise en place. Un engagement est
passé entre les banques et l’émetteur. Les titres sont vendus à un prix défini
avec l’émetteur. Ils sont ensuite répartis entre les souscripteurs avant d’être
revendus aux clients finaux. Si les acheteurs ne sont pas au rendez-vous, ce
sont les banques formant la syndication qui achèteront les titres ne trouvant
pas preneur. Avant leur cotation, les investisseurs institutionnels peuvent
échanger des titres sur le marché gris, ​de gré à gré​, afin de rééquilibrer (entre
eux) les stocks de titres (actions, obligations) qu’ils céderont sur le marché
secondaire. Les courtiers prélevant ensuite une commission sur chaque
transaction.

Le nouveau symptôme étonnant du Covid-19


Principales opérations recensées sur le marché
primaire
Le marché primaire est celui où les émetteurs d’actifs financiers proposent
des titres à des investisseurs en échange de capitaux. Les émissions
d’actions s’effectuent sous forme d’introductions en bourse. Avant qu’elles
aient lieu, les actions d’une société ne sont accessibles qu’aux investisseurs
impliqués dans sa création (ou sa gestion). Après l’introduction, ces actions
sont accessibles au grand public. La partie vendue en bourse est appelée
“flottant”.

Avant chaque opération, un prospectus d’émission est émis à destination des


investisseurs. On y trouve notamment :

● le nombre et la nature des titres offerts à la souscription.


● le calendrier de l'opération et la date prévue de cotation des titres.
● les éléments d'appréciation du prix.
● la procédure d'introduction.

On distingue plusieurs types d’introductions en bourse :

● les offres à prix ouvert avec lesquelles le prix des titres est ajusté une
fois l'ensemble des ordres reçus ;
● les offres à prix ferme ou la quantité et le tarif des actions sont fixées
dès lancement de la procédure ;
● les offres à prix minimal assez comparables à une vente aux enchères :
seuls les ordres respectant la limite de prix minimale sont honorés.

Quand il s’agit d’obligations, les financiers parlent d’émissions. Qu'elles soient


réalisées par un État ou par une entreprise, les obligations émises sur le
marché primaire voient leur taux défini en fonction de la demande. L’émetteur
peut annuler l’opération s’il juge le taux de rémunération trop élevé.

Les obligations privées (entreprises) sont souvent placées auprès


d’investisseurs professionnels qui achètent “ en gros” avant de re-céder des
blocs de titres. Les obligations publiques (Etat, collectivités locales, etc.) sont
placées auprès d’investisseurs professionnels. Ces “primary dealers”
(banques, etc.) acquièrent les obligations aux enchères avant de les
redistribuer sur le marché secondaire. Toutefois, une partie de ces émissions
peut être réservée aux particuliers, comme par exemple avec certaines
catégories d’OAT.

Le marché secondaire est celui sur lequel s’échangent des


titres déjà existants, par exemple des actions ou des
obligations, après qu’ils aient été émis sur le marché
primaire.

Marché secondaire : définition


On distingue le ​marché primaire​ du marché secondaire. Le marché
secondaire est celui où s'échangent des titres financiers (ou des objets)
d’occasion. Le marché secondaire peut être régulé où mettre directement
vendeurs et acheteurs en contact. Il totalise la quasi-totalité des échanges et
assure ainsi la liquidité des investissements.

>> À lire aussi - Marchés financiers : fonctionnement et rôle

Utilité du marché secondaire


Contrairement au prix d’émission, c’est le marché secondaire qui permet un
prix de marché à un titre. Ce titre résulte de l’équilibre entre l’offre et la
demande des investisseurs. Le marché secondaire est l’un des poumons
financiers de l’économie moderne. Son utilité est multiple. Il permet d’assurer
la liquidité des titres circulant sur les différents marchés puisque tout
investisseur souhaitant vendre un actif y trouve une contrepartie et donc des
liquidités. Il permet de trouver les prix de marché : les agents économiques
reçoivent (théoriquement) les mêmes informations au même moment. Les
cours traduisent donc une réelle situation du marché. Ils intègrent les
informations susceptibles de peser (positivement ou négativement) sur les
cotations qu’il s’agisse d’éléments micro ou macroéconomiques.
Le marché secondaire apporte la sécurité aux investisseurs puisque ce
marché qu’il soit régulé ou de gré à gré est supervisé par des autorités de
contrôle. Elles assurent sa surveillance afin de garantir la transparence des
transactions. Il permet aux investisseurs d’échanger des titres avec des frais
contenus. La concurrence entre les différentes places financières et la
multiplicité des opérateurs pèsent sur les commissions de courtage réclamées
par les intermédiaires. Comme l’aiguille d’un sismographe, il aide à se faire
une idée de l’état de santé de l’économie, puisqu’un marché dont les prix
décrochent est généralement synonyme de dépression ou de panique. Ce fut
notamment le cas le jeudi 12 mars 2020, où le ​CAC 40​ a chuté de 12,28 %,
par crainte des effets de la Covid-19 sur l’économie planétaire, inscrivant ainsi
l’un des plus forts reculs de son histoire.

Types de marchés secondaires


On recense autant de marchés qu’il y a d’actifs financiers. Ils peuvent être
classés en 2 grandes catégories : les marchés secondaires organisés ou ​de
gré à gré​ (over-the-counter).

Marché secondaire organisé


Le marché des titres d’occasions met directement vendeurs et acheteurs en
contact. Ils ne se connaissent pas. Seuls les courtiers connaissent l’identité
des parties. Les ordres sont regroupés. Le rôle d'intermédiaire est confié à
une chambre de compensation. Elle est chargée de contrôler, surveiller et de
gérer les transactions entre acheteur et vendeur en respectant des règles de
fonctionnement standardisées. Ce protocole garantit une égalité de traitement
entre tous les actionnaires, petits ou gros, les prix d’achat et de ventes des
titres étant fournis en continu ainsi que le volume des transactions exécutées.
La plupart des actions sont négociées sur le marché organisé, mais certaines
entreprises vendent leurs actions de gré à gré sur des places de marchés
alternatives (MTF).
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Marché secondaire de gré à gré
Contrairement à un marché organisé, les 2 parties se mettent en relation
directe pour déterminer un prix quand elles veulent acheter ou céder des
actifs (obligations, devises, ​produits dérivés​, etc.). La mise en contact se fait
par le truchement d’une banque ou d’un courtier. Plus souple, ce type de
marché a pour inconvénient d’être moins transparent sur la constitution des
prix. Par ailleurs, un marché de gré à gré expose les investisseurs à un défaut
potentiel de contrepartie (faillite du vendeur ou de l’acheteur) et à un risque de
règlement-livraison si le vendeur ne fournit pas les titres ou que l’acheteur ne
peut plus les payer.
Beaucoup de marchés secondaires sont gré à gré : c’est par exemple le cas
pour les produits dérivés ou les obligations. Vendeurs et acheteurs
confrontent leurs ordres et donnent leurs prix respectifs en interrogeant des
teneurs de marché. Ceux-ci transmettent les offres à la vente ou à l’achat. A
charge pour les investisseurs de sélectionner l’intermédiaire qui aura fait la
meilleure offre. Le ​Forex​ (marché des changes) est également un marché
secondaire de gré à gré. Des paires de devises (par exemple l’euro et le
dollar) y sont directement échangées (par exemple des entreprises) plutôt que
par le truchement de la bourse.

Marchés secondaires : paiement au comptant ou


paiement différé
Quel que soit le marché secondaire, les actifs peuvent y être payés au
comptant ou à terme. Par exemple, dans la plupart des cas, les actions sont
payées au comptant au comptant sur le marché secondaire. Le montant de
l’achat est débité en temps réel via un ​compte-titres​. Il est donc impossible
d’acquérir des titres si on ne possède pas les liquidités permettant de les
acquérir à l’instant T. Toutefois, certains titres peuvent être échangés
immédiatement et n’être payés qu’à une échéance donnée (la fin du mois
boursier) grâce à un ​Service de Règlement Différé​ (SRD), dont l’usage
permet à l’actionnaire de profiter d’un effet de levier. Autre exemple, sur les
marchés dérivés, les différents produits échangés (options, contrats à terme,
etc.) ne sont pas payés immédiatement, mais à une date d’échéance fixée au
départ.

Swap : définition et fonctionnement

Un swap (“échange”) est un contrat établi entre deux


parties afin d'échanger un flux financier contre un autre flux,
selon un échéancier fixé à l'avance. Il existe différents types
de swaps : taux, devises, actions, matières premières,
créances diverses.

Swap : définition
Un swap est un échange entre deux parties, une sortie de crédit croisé
consenti pour une période fixée dès le départ, de quelques jours à quelques
mois ou années. Cet échange permet aux contreparties d'échanger une série
de flux futurs.

Les swaps sont donc des ​produits financiers dérivés​, dont la valeur dépend
de celle des “sous-jacents”. Ils sont utilisés à des fins de couverture ou pour
spéculer, par exemple sur le marché des devises. Les sous-jacents sont très
variés : taux d’intérêt, devises, inflation, etc.

Dans la majorité des contrats, l’une des parties effectue des paiements basés
sur l’évolution d’une variable (par exemple un taux de change), et l’autre
partie effectue des paiements déterminés par un facteur fixe.

La plupart des swaps sont conclus par des banques. A l’exception des swaps
de devises, aucun échange de numéraire n’a lieu lors de la conclusion du
swap. Il n’a donc pas de valeur initiale.

Outre la nature du flux échangé, le contrat swap doit spécifier plusieurs


éléments : montant nominal, date de départ du contrat, durée, valeur du taux
fixe, base de calcul et échéancier des versements, référence du taux variable
et échéancier des versements, etc.

>> A lire aussi - Comment acheter des actions

Fonctionnement
Les swaps ont pour vocation initiale de réduire l’exposition au risque d’une
entreprise ou d’un individu. Aucune transaction n’est effectuée sur le capital :
ce sont uniquement les flux d’intérêts qui sont échangés (swapés).
Dans le cadre d’une opération de couverture, ils permettent souvent
d’échanger un produit financier volatil contre un produit financier plus stable.
Dans le cas d’un swap de taux, un taux variable pourra par exemple être
échangé contre un taux fixe.

Exemple : une société détient un placement à taux fixe (3 %). Elle souhaite
l’échanger contre un taux variable indexé, car elle anticipe une hausse des
taux variables au-delà de ces 3 %. En face, une société détient un placement
à un taux variable à 3,5 %. Elle voudrait l’échanger contre un taux fixe à 3 %,
car elle anticipe une baisse des taux variables sous ces 3,5 %. Ces deux
sociétés peuvent alors swaper un taux fixe à 3% contre un taux variable (par
exemple l’Euribor européen). La 1ère société versera alors à la 2e les intérêts
tirés du placement à taux fixe et réciproquement. Ce sont finalement les
variations du taux variable indexé sur l’Euribor qui avantageront une société
au détriment de l’autre

A noter : l’European Market and Infrastructure Regulation (EMIR) de l’Union


européenne impose une obligation de compensation centrale sur les swaps
de taux d’intérêt fixe contre ceux à taux variable, les swaps de base et les
swaps indexés sur le taux à un jour.
Principaux types de swap
On recense de multiples formes de swap. Parmi les plus fréquents :

● Les swaps de taux font figure de poids lourds du marché. Ils sont
notamment utilisés par des entreprises endettées à taux fixe qui
estiment que les taux vont baisser. Elle trouvent donc intérêt à
échanger un taux fixe contre un taux variable pour profiter de cette
baisse et inversement (pour la contrepartie).
● Les Credit Default Swaps (CDS) procurent une assurance contre un
possible défaut, en contrepartie du versement périodique d’intérêt (une
sorte d’assurance) jusqu’au terme de l’échange.
● Les swaps de matières premières permettent de troquer un prix fixe
(par exemple celui du soja) contre un prix variable, le plus souvent
calculé comme la moyenne d'un indice sur une période future.
● Les swaps de devises permettent d’échanger les intérêts et la valeur
d’un sous-jacent dans une devise contre sa valeur dans une autre
devise.

Des options sur swaps sont récemment apparues sous le nom de “swaption”.
A noter : dans la perspective du Brexit, La Banque Centrale Européenne
(BCE) et la Banque d’Angleterre ont décidé d’activer une ligne de swap
permanente en mars 2019. Elle donne à la Banque d’Angleterre la faculté de
prêter des euros à des banques du Royaume-Uni sur une base
hebdomadaire. En échange des euros, la BCE recevra des livres Sterling de
la Banque d’Angleterre.

Indivision : définition et fonctionnement


Lorsque plusieurs personnes sont propriétaires
collectivement d’un bien, on dit qu'elles sont en indivision.
L’indivision peut exister dans le cadre d’une succession,
d’un divorce, ou encore d’une donation. Qu'elle soit légale
ou conventionnelle, l'indivision entraîne des conséquences
complexes pour lesquelles il faut prendre certaines
précautions.

Définition de l'indivision
L'indivision est une situation juridique dans laquelle plusieurs personnes
détiennent des droits de même nature, à parts égales ou inégales, sur un
même bien ou sur un même groupe de biens, sans que la part de chacun de
ces propriétaires indivis soit matériellement identifiable.

Concrètement, on parle d'indivision lorsque :

● plusieurs personnes sont propriétaires ensemble d'un même bien ;


● plusieurs personnes disposent ensemble de la jouissance d'un même
bien.

Fonctionnement de l'indivision
Chaque indivisaire peut exercer certains pouvoirs au sein de l’indivision et de
sa gestion.
Pour mettre en oeuvre de travaux non nécessaires à la conservation du bien,
ou gérer au quotidien le bien immobilier, les indivisaires doivent se réunir afin
de désigner un mandataire. Celui-ci prendra en charge cette gestion
quotidienne, au nom et pour le compte de l'indivision.

Un indivisaire peut décider de faire des travaux pour conserver le bon état de
fonctionnement du bien immobilier indivis (réparation de la toiture ou d'un
pignon, réfection de la plomberie défaillante ou d'un système électrique
défectueux). Il peut ensuite se faire rembourser ensuite sur des fonds indivis
disponibles (le compte bancaire indivis).

Concernant les actes graves pouvant modifier le sort ou la destination du bien


immobilier indivis (vente, prise d'hypothèque, etc.), l'unanimité des indivisaires
est requise. Si c’est nécessaire du fait du risque grave encouru par le bien
immobilier (vente du bien pour échapper à sa saisie), le vote à la majorité des
2/3 ou la saisine du tribunal de grande instance permet de lever toute situation
de blocage entre les indivisaires.

Dans quels cas ?


A l'ouverture d'une succession après un décès, les héritiers se retrouvent en
indivision. Ils deviennent alors chacun propriétaire d'une part immatérielle du
patrimoine du défunt, tant que les biens de ce dernier ne sont pas partagés.

A l'identique, dans une procédure de divorce, les époux se retrouvent en


indivision. Is détiennent chacun une part immatérielle des biens dépendant de
leur patrimoine, sans toutefois détenir physiquement ceux-ci tant que le
partage et les attributions n'ont pas eu lieu.

L'indivision peut également être conventionnelle. Plusieurs personnes


décident que tel bien leur appartient en commun ; chacun des indivisaires
peut détenir des droits sur un bien jusqu'à la vente de celui-ci. Par exemple,
les partenaires de Pacs peuvent décider que les biens acquis pendant le
contrat d'union leur appartiennent à tous les deux à concurrence de moitié
chacun

Dans le cadre d'un achat en indivision, la jurisprudence rappelle régulièrement


que "la répartition des droits de propriété sur un bien acheté en indivision se
fait conformément aux quotes-parts indiquées dans l'acte d'acquisition et non
en fonction du financement. Le fait que l'un des acquéreurs ait contribué plus
que l'autre est sans incidence sur leurs droits de propriété respectifs : si deux
acquéreurs achètent un bien en indivision chacun pour moitié, ils auront
acquis la propriété dans la même proportion, sans qu’il ne soit tenu compte
des modalités et sources de financement dudit bien".
>> A lire aussi - Sortir de l'indivision

Intérêt de l'indivision
L’indivision semble être la solution la plus facile pour acheter un bien à
plusieurs, car elle ne nécessite presque aucune démarche ni formalité
particulière. Chacun des indivisaires ne détient qu'une quote-part du bien à
hauteur de sa contribution financière lors de l’achat (30/70, 40/60, 50/50, etc.),
de façon immatérielle.
Les décisions les plus importantes doivent être prises à l’unanimité, sauf
exceptions, ce qui peut engendrer des situations de conflits voire même de
blocage. En outre, chacun des indivisaires est tenu de régler les dettes de
l’indivision (impôts ou travaux), à proportion de sa quote-part. Il est toutefois
possible d'atténuer cette insécurité grâce à la signature d'une ​convention
d'indivision​.
Conclue devant notaire pour une durée déterminée de cinq ans au maximum,
elle a pour but d’organiser la gestion de l’indivision et d’en fixer les règles. Les
indivisaires peuvent aménager la répartition de leurs dépenses, nommer un
gérant, déterminer le montant d’une indemnité d’occupation si le bien
immobilier est occupé à titre exclusif par l'un d'entre eux, etc.
Lorsque la convention d'indivision est conclue pour une durée indéterminée,
aucun des indivisaires n'a le droit d'exiger la vente du bien pour obtenir sa
part.