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L'ALIMENTATION ET SES CONSEQUENCES.

L'alimentation dans l'Histoire.

A l 'époque de la Préhistoire, l'homme nomade se nourrissait de produits rapportés de la chasse et de la


pêche afin d'assurer sa survie ensuite, il créée l'élevage et la culture qui formèrent pendant plusieurs
siècles, la base de son alimentation. Dans l'Antiquité grecque, on découvre le plaisir de se réunir autour
d'une table. A cette époque les populations se nourrissaient de repas simples et légers composés de
céréales de fruits et de légumes parfois de la viande et même de poisson . Tous ces repas se succèdent
jusqu'à la Renaissance.
C'est à partir du XVIIe siècle que l'art de la table se developpe en Europe. La durée des repas
commence à se faire longue et la consommation du sucre se démocratise
Le XIXe siècle, marque une véritable orientation vers l'hygiène pour tout le monde afin d'éviter l'apparition
de maladies.

I- Les différents types d'aliments


L 'alimentation permettant de se nourrir regroupe de nombreux aliments en fonction
de leur rôle dans l'organisme :

les aliments dits bâtisseurs (tels que la viande fournissant les protéines, le lait apportant du
calcium...) interviennent plus particulièrement dans la construction de l'organisme. Les protéines
forment un enchaînement de longues molécules élémentaires appeleés les acides aminés. Ces
derniers sont au nombre de vingt, parmi lesquels la moitié sont dits " essentiels ", car notre
organisme ne peut les fabriquer lui-même.C'est alors l'alimentation qui les lui apporte.

les aliments énergétiques, les glucides ( le sucre ) et les lipides ( le beurre ) constituent la
source d'énergie de l'organisme. Tout comme les protéines, l'homme est dépendant de ces acides
aminés. C'est donc l'alimentation qui doit l'approvisionner en énergie favorable pour son
organisme. Parmi ces glucides, on peut constater les sucres rapides tels que le glucose répandu
dans de nombreux autres sucres, le fructose
présent dans le miel et les fruits, qui participe également à la composition du saccharose, le
galactose qui entre dans la composition du lactose (sucre du lait), en association avec le glucose,
le maltose, présent dans les céréales.
Ces sucres sont fréquemment associés entre eux, pour former d'autres glucides. Les sucres
composés les plus fréquemment rencontrés sont:

Le saccharose, qui est le sucre ordinaire, composé de glucose et de fructose, sucre le plus
répandu dans la nature, on le trouve dans les fruits et les légumes, et il peut être obtenu à partir de
la betterave et de la canne à sucre;
Le lactose, sucre présent dans le lait et les produits laitiers.

les aliments fonctionnels ( parfois appelés " protecteurs " ) qui jouent un rôle dans le bon
fonctionnement de l'organisme par leur richesse en vitamines et en fibres ( par exemple les
légumes et les fruits ).

II - Manger équilibré : Des règles élémentaires


Bien se nourrir n'est pas compliqué ; quelques principes suffisent. L'équilibre nutritionnel est
indispensable pour que l'organisme et
pour prévenir certaines maladies.
Une formule simple: 421 GPL
Dans cette formule : G représente la famille des glucides

P représente la famille des protides (mollécules d'acides aminés et de protéines)

L représente la famille des lipides.

Les chiffres 4, 2 et 1 représentent le nombre de portions de chacune des familles G, P, L qui


doivent obligatoirement entrer dans la composition de chacun des trois repas, y compris et surtout
l'indispensable petit déjeuner qui en France est souvent un repas délaissé.

Cette formule est simple et permet d'éviter les erreurs d'hygiène alimentaire car elle est fondée
sur la diversification. Elle est d'ailleurs recommandée et approuvée depuis le 20/09/85 par le
ministère de la Jeunesse et des Sports, par l'Unesco....
Les maladies d'origines nutritionnelles
Pour plus d'un milliard d'êtres humains, les besoins alimentaires ne sont satisfaits :

ni sur le plan quantitatif : c'est la sous- nutrition. Les hommes n'ont pas de rations
suffisantes. La sous-nutrition peut avoir des conséquences irréversibles.

ni sur le plan qualitatif : c'est la malnutrition. Les rations sont suffisantes mais pas assez
variées. Une surconsommation par exemple de viande est en effet responsable de nouvelles
maladies cardio-vasculaires. Un manque de vitamines, de fibres peut avoir des conséquences
sérieuses pour le fonctionnement des différents organes.
Dans les deux cas, cela entraîne des carences responsables de nombreuses maladies.

III - Troubles du comportement alimentaire : anorexie boulimie et obésité

Notre comportement alimentaire est influencé à la fois par nos instincts et nos habitudes. La
recherche du plaisir tient également une place importante. Il arrive à tout le monde de faire des
excès, dans un sens comme dans l'autre. Mais parfois cela se transforme en véritable problème de
santé

Chez l’homme le comportement alimentaire est commandé par le mécanisme de faim-satiété et la prise
des repas à des horaires précis. La sensation de faim, signal du besoin alimentaire correspondant à une
baisse de la glycémie, se transforme au cours du repas en satiété, sensation de plénitude nutritionnelle
qui signale la fin du repas.

En cherchant à assurer la couverture des besoins nutritionnels nécessaires à la vie, le comportement


alimentaire est en partie instinctif. Mais il est aussi conditionné par la recherche de plaisir qui dépend de
nombreux facteurs d’ordre psychologiques et socioculturels.

Il arrive à tout le monde de faire des excès alimentaires par gourmandise ou de calmer son stress en
grignotant des sucreries de façon impulsive et passagère. Mais, parfois, le comportement alimentaire se
dérègle de façon anormale et devient dangereux pour la santé.

Les deux aspects de ces troubles pathologiques du comportement alimentaire sont l’anorexie mentale
(anorexia nervosa) et la boulimie (bulimia nervosa). Ces termes, qui devraient se rapporter à de véritables
maladies, sont souvent abusivement employés et à mauvais escient dans le langage quotidien.

L’anorexie mentale

C’est une grève de l’appétit motivée par l’obsession d’être toujours plus mince. Elle débute presque
toujours à l’adolescence et touche les filles dans 9 cas sur 10. Ce désir de maigrir à tout prix et de plus en
plus, repose sur une perception du corps totalement imaginaire, sans aucun rapport avec la réelle
corpulence de la jeune fille. La restriction alimentaire très stricte est souvent dissimulée à l’entourage afin
de faire illusion le plus longtemps possible. L’adolescente prend parfois, en plus, des laxatifs et se force à
vomir lorsqu’elle a consenti à manger.

C’est une maladie grave et difficile à traiter, qui peut se terminer par la mort par dénutrition dans les cas
graves. A force de ne rien manger, les mécanismes de faim et de satiété sont altérés ; l’amaigrissement
devient pathologique et s’accompagne de carences nutritionnelles. Dans les cas graves il faut recourir à
l’hospitalisation pour re-nutrition par gavage. L’isolement avec séparation du milieu familial est parfois
nécessaire. Le traitement fait intervenir médecins, nutritionnistes et psychiatres. C’est un traitement au
long cours qui repose sur un contrat de prise de poids régulière, contrat conclu avec le médecin dans
lequel la jeune fille s’engage à se ré-alimenter progressivement, accompagné d’une psychothérapie
individuelle ou familiale.

Il peut être très difficile de faire retrouver l’appétit à l’anorexique, et, dans seulement la moitié des cas
d’anorexies graves, les contrats de poids réussissent. Les rechutes sont nombreuses et la maladie
devient chronique.

On ne connaît pas précisément le pourcentage d’anorexie dans la population générale, mais on observe
que le nombre d’hospitalisations a doublé en une génération.

La boulimie

La boulimie est une perte de contrôle du comportement alimentaire avec une pulsion irrésistible à manger.
Comme l’anorexie, elle touche les filles, surtout, à l’adolescence. Les crises de boulimie durent une heure
ou deux pendant lesquelles l’adolescente mange à toute vitesse n’importe quoi, n’importe comment et
sans aucun plaisir, en se cachant des autres. Elle vide le frigidaire en se bourrant d' aliments les plus
caloriques, puis est prise de douleurs au ventre et vomit. Les boulimiques arrivent donc à maintenir un
poids normal car elles ne gardent pas les aliments. Elles prennent parfois des laxatifs. Il faut donc les
distinguer des personnes qui mangent trop (hyperphagiques) et deviennent obèses.

Les crises de boulimie sont plus ou moins aiguës. Elles alternent parfois avec des périodes de restriction
alimentaire intense et sont alors une sorte de compensation en rapport avec des régimes trop stricts. La
boulimie est ainsi souvent une conséquence des contraintes sociales et culturelles qui érigent en modèle
des régimes impossibles à tenir pour les jeunes femmes.

La boulimie a des causes d’ordre psychologique : elle est liée à de troubles du désir, parfois à une
dépression. Certains la considèrent comme une dépendance, comparable à l’alcoolisme ou la
toxicomanie. Les boulimiques sont conscientes de leur problème et ont souvent recours à une aide
psychologique. Le traitement repose sur la psychothérapie, avec parfois des antidépresseurs. Le
pronostic de guérison de la boulimie est en général bon, mais les rechutes sont fréquentes.

L'obésité
L'obésité est un excès de masse grasse dans le corps, résultat d'un déséquilibre entre l'apport
calorique quotidien et les dépenses énergétiques : l'organisme reçoit plus qu'il ne dépense et donc
" stocke " une partie du surplus.

Cependant, les choses ne sont pas aussi simples. En effet, de nombreux facteurs peuvent
renforcer ce déséquilibre, et favoriser l'obésité ou du moins la prise de poids :

• L'hérédité ;

• La culture alimentaire ;

• La sédentarité ;

• L'arrêt du tabac ;

• Des phénomènes hormonaux (notamment chez les jeunes et les femmes).

Aujourd'hui, la définition de l'obésité repose entre autres sur le calcul de l'Indice de Masse
Corporelle. Défini par l'Organisation Mondiale de la Santé, l'IMC met en relation 2 variables
simples à mesurer : son poids et sa taille, selon la formule suivante:

IMC = Poids / (Taille)²

CONCLUSION
On peut dire que de nos jours, l'homme est partagé entre l'envie de consommer des aliments plus
ou moins gras et sucrés mais aussi de se protéger des maladies alimentaires.
Il doit alors apprendre à manger SAINEMENT et à s'accorder de temps à autres quelques
exceptions qui ne nuiront pas à sa santé.

SOURCES
LIVRE:
La diététique de Claire Pinson

INTERNET:
www.pratique.fr/sante/aliment/em21b.htm
web.lyon.iufm.fr/formation/lyon/product/nourrir/alim1.html
www.doctissimo.fr/html/nutrition/enfants_ado/nu_496_nut_pourtous_ado.

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