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SOMMAIRE DU COURS IGH

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Présentation de l'arrêté du 30 décembre 2011


Classement des IGH
Principes de sécurité dans les IGH
Activités autorisées dans un IGH
Conditions d’implantation et d’accessibilité des IGH
Volume de protection d’un IGH
Compartimentage en IGH
Gaines et conduits dans un IGH
Evacuation du public et des occupants d’un IGH
Désenfumage en IGH
Eclairage en IGH
Moyens de secours dans les IGH
Ascenseurs et monte-charges en IGH
Extinction automatique dans les IGH
Système de sécurité incendie en IGH
Service de sécurité en IGH
Consignes de sécurité incendie dans les IGH
Poste de sécurité dans un IGH
Ronde de sécurité en IGH
Sensibilisation des occupants en IGH
L'ARRETE MINISTERIEL DU 30 DECEMBRE 2011 "IGH"

(Mise à jour le 18 avril 2013)

Présentation de l’arrêté

L’arrêté ministériel du 30 décembre 2011 réglemente la construction des immeubles de


grande hauteur (IGH) et les mesures de protection contre les risques d’incendie et de
panique.

Il abroge et remplace le précédent arrêté du 18 octobre 1977.

Il est assujetti aux dispositions du Code de la construction et de l’habitation et notamment les


articles R.122.1 à R.122.29 et R.152.3 à R.152.5.

Il vise les bâtiments neufs à construire et ne concerne donc pas les bâtiments existants sauf
pour ce qui concerne les dispositions à caractère administratif.

Pourquoi un nouvel arrêté ministériel ?

Peu après les attentats du 11 septembre 2001, au World Trade Center, l’Etat a décidé de faire
appel à l’expertise des meilleurs spécialistes français de la construction et de l’exploitation de
ces immeubles ; il s’avérait en effet necéssaire d’envisager une nouvelle écriture de la
réglementation propre aux IGH, car de nombreuses évolutions tant dans le mode constructif
que dans les équipements techniques avaient fait leur apparition depuis le début de la
décennie 80.

Les principales évolutions de l’arrêté

Sans entrer dans les détails techniques à ce stade de l’exposé, les principales modifications et
évolutions introduites par l’arrêté ministériel du 30 décembre 2011 portent sur les points
suivants :

• Règles à adopter lors de la construction des immeubles de plus de 200 m de hauteur,


appelés ITGH (Immeuble de Très Grande Hauteur),
• Introduction de la notion d’évacuation immédiate et générale de l’ensemble des
occupants de ces immeubles,
• La formalisation des règles d’installation des systèmes de sécurité incendie (absente
dans l’arrêté précédent),
• La mise en œuvre de scénarios de mise en sécurité.

D’autres avancées majeures ont été intégrées dans cet arrêté, notamment la notion
d’indépendance de la construction par rapport à des ERP par exemple, mais aussi l’évaluation
de la charge calorifique dont le mode de calcul était encore très empirique dans les années
précédentes.

Une nouvelle responsabilité apparaît aussi à travers le rôle que doit jouer le mandataire de
sécurité.

L’articulation de l’arrêté :

L’arrêté ministériel du 30 décembre 2011 fixe les mesures de sécurité applicables dans les
différentes classes d’IGH (voir cours n° 2 – Le classement des IGH) en respectant la
chronologie suivante :

• Titre I : Dispositions communes à toutes les classes ;


• Titre II : Dispositions complémentaires relatives au classement des immeubles et à
l’indépendance des volumes situés dans leur emprise ;
• Titre III : Dispositions particulières aux diverses classes d’immeubles.

Trois annexes viennent complèter cet arrêté :

• Le cahier des charges relatif à la prévention incendie dans les tours de contrôle
(navigation aérienne) ;
• Instruction technique relative au désenfumage dans les immeubles de grande
hauteur ;
• Instruction technique relative à l’évaluation de la charge calorifique dans les
immeubles de grande hauteur.

Conclusion :

Il était essentiel d’adapter les textes réglementaires à un domaine de construction en plein


essor où les choix architecturaux sont très novateurs dans ces véritables « villes » que
constitue chaque IGH.
LE CLASSEMENT DES IGH

(Mise à jour le 22 juin 2013)

Qu’est-ce qu’un IGH ?

Un Immeuble de Grande Hauteur est un bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est
situé, par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable pour les engins des services publics
de secours et de lutte contre l'incendie :

• à 50 mètres pour les immeubles à usage d'habitation, tels qu'ils sont définis par
l'article R. 111-1 (1) ;
• à plus de 28 mètres pour tous les autres immeubles.

Il est sous-entendu que le sol est celui accessible et utilisable par les engins des services
publics de secours et de lutte contre l’incendie.

Nota : Cette définition est conforme au libellé de l’article R.122-2 du Code de la


Construction et de l’Habitation et intègre donc les bâtiments à usage d’habitation,
mais aussi les établissements recevant du public.

Comment sont classés les IGH ? :

Les IGH sont classés selon deux critères :

• La hauteur du bâtiment.
• Le ou les activités exercées au sein du bâtiment

Les activités exercées dans un IGH se répartissent en classes constituées de la manière


suivante :

• GHA : immeubles à usage d'habitation ;


• GHO : immeubles à usage d'hôtel ;
• GHR : immeubles à usage d'enseignement ;
• GHS : immeubles à usage de dépôt d'archives ;
• GHTC : immeubles à usage de tour de contrôle ;
• GHU : immeubles à usage sanitaire ;

GHW 1 : immeubles à usage de bureaux dont le plancher bas du dernier niveau est situé, par
rapport au niveau du sol le plus haut utilisable pour les engins des services publics de secours
et de lutte contre l'incendie à une hauteur supérieure à 28 mètres et inférieure ou égale à 50
mètres ;

GHW 2 : immeubles à usage de bureaux dont la hauteur du plancher bas tel qu'il est défini
ci-dessus est supérieure à 50 mètres ;

GHZ : immeubles à usage principal d'habitation dont la hauteur du plancher bas est
supérieure à 28 mètres et inférieure ou égale à 50 mètres et comportant des locaux autres
que ceux à usage d'habitation ne répondant pas aux conditions d'indépendance fixées par la
réglementation ;

ITGH : immeuble de très grande hauteur.

Constitue un immeuble de très grande hauteur tout corps de bâtiment dont le plancher bas du
dernier niveau est situé à plus de 200 mètres par rapport au niveau du sol le plus haut
utilisable pour les engins des services publics de secours et de lutte contre l'incendie.

Il faut bien comprendre que l’activité considérée est donc par voie de conséquence
également soumise au respect des mesures de sécurité propres aux ERP.

D’autre part, un immeuble comportant plusieurs activités doit répondre aux dispositions du
règlement de sécurité pour chacune d’entre elles, comme exposé ci-dessous.

Cas des IGH abritant plusieurs classes d’activités

Le classement d’un immeuble abritant des classes d’activités différentes est effectué en
retenant l’usage principal de l’immeuble.

Le ou les autre(s) usages sont précisés. Dans ce cas, les dispositions générales s’appliquent
ainsi que les dispositions particulières à chaque classe d’immeuble dans chacune des parties
concernées.

L’application coordonnée de ces dispositions fait l’objet d’un document soumis à l’avis de la
commission de sécurité (article GH66).

Fait partie intégrante de l'IGH l'ensemble des éléments porteurs et des sous-sols de
l'immeuble.

En font également partie les corps de bâtiments contigus, quelle que soit leur hauteur,
lorsqu'ils ne sont pas isolés de l'immeuble de grande hauteur.

Une mesure dérogatoire : Les parcs de stationnement :

Les parcs de stationnement situés sous un IGH ne sont pas considérés comme faisant partie
de l'immeuble lorsqu'ils sont séparés des autres locaux de l'immeuble par des parois coupe-
feu de degré 4 heures ou REI 240.

Dans ce cas, ils ne doivent comporter au maximum qu'une communication intérieure directe
ou indirecte avec ces locaux.

Cas des volumes situés en partie basse de l’IGH et isolés :

Ne sont pas considérés comme faisant partie de l'immeuble les volumes situés en partie basse
de l'IGH qui répondent aux conditions d'indépendance et aux mesures de sécurité fixées par
la réglementation.

Ne constitue pas un IGH, l'immeuble à usage principal d'habitation :

• dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 28 mètres et au plus à 50
mètres,
• dont les locaux autres que ceux à usage d'habitation répondent, pour ce qui concerne
le risque incendie, à des conditions d'isolement par rapport aux locaux à usage
d'habitation.

Ce dernier point qui peut concerner par exemple un restaurant situé au dernier niveau d’un
immeuble d’habitation classé en 4ème famille (dernier niveau au plus à 50 m de hauteur) ;
compte-tenu de la hauteur, ce restaurant, bien que situé à plus de 28 m de hauteur ne doit
pas être considéré comme un IGH s’il est isolé.
Ne sont pas considérés comme niveaux, les locaux ou groupes de locaux techniques qui
couvrent une emprise inférieure à 50 % du niveau courant et qui sont accessibles uniquement
depuis la terrasse.

Bien comprendre les conditions d’accessibilité aux secours :

Le niveau accessible aux sapeurs-pompiers n’est pas forcément le niveau du sol.

Le choix architectural retenu peut permettre aux secours publics d’accéder à un niveau
supérieur à celui du sol (cas des immeubles sur dalles) ; c’est ainsi que le niveau réellement
accessible aux secours peut varier de plusieurs mètres en hauteur par rapport au niveau du
sol.

Remarque importante :

Modes d’occupation ou d’utilisation


En référence à l’article R.122-8 du CCH, ne sont admis dans ces immeubles que des modes
d'occupation ou d'utilisation n'impliquant pas la présence, dans chaque compartiment (*) d'un
nombre de personnes correspondant à une occupation moyenne de plus d'une personne par
dix mètres carrés de surface de plancher.

Toutefois, le règlement de sécurité peut, sauf à prévoir toutes mesures appropriées, autoriser
des installations ou des locaux impliquant une densité supérieure d'occupation.

(*) Pour mémoire, les compartiments ont la hauteur d'un niveau, une longueur n'excédant
pas 75 mètres et une surface de plancher au plus égale à 2 500 m² (ou une surface hors
œuvre brute au plus égale à 3 000 m²).

Les compartiments peuvent comprendre deux niveaux si la surface totale n'excède pas 2 500
mètres carrés ; ils peuvent comprendre trois niveaux pour une surface totale de 2 500 m²
quand l'un d'eux est situé au niveau d'accès des engins des services publics de secours et de
lutte contre l'incendie.

Dans ces conditions, cela signifie qu’un compartiment qui occupe une surface maximum de
2 500 m² ne peut admettre un effectif supérieur à 250 personnes sauf dérogation de la
commission de sécurité.

MAIS ATTENTION :

Pour être tout à fait complet sur ce chapitre, il faut également examiner l’article R.122-3 qui
stipule que ne sont pas soumis aux dispositions de la réglementation IGH, les immeubles de
grande hauteur dont la destination implique normalement la présence de moins d'une
personne par 100 mètres carrés de surface de plancher à chacun des niveaux.
Nota : Il faut donc comprendre que même si par construction le bâtiment est
assimilable à un IGH du fait de sa hauteur par exemple, la réglementation ne
s’applique pas si le seuil ci-dessus n’est pas atteint.

Il est important de signaler que l’article R.123-3 ne fait aucune allusion à la notion de
compartimentage, mais se réfère exclusivement à la notion de surface de plancher à chaque
niveaux.

La notion de non occupation

L’article GH3 de l’arrêté ministériel du 30 décembre 2011 définit précisément la notion de non
occupation.

La situation de non-occupation d’un immeuble de grande hauteur est considérée atteinte


lorsque l’effectif des personnes présentes dans tous les compartiments est inférieur à une
personne pour 100 m2 de surface hors œuvre nette.

En général, un immeuble de grande hauteur de classe W peut être considéré en période de


non-occupation en dehors des heures ouvrées et des heures de présence des services de
nettoyage.

Toutefois, pour le cas particulier où les activités normales dans un ou plusieurs compartiments
s’exercent en dehors des heures habituellement ouvrées (filiales travaillant en même temps
que les maisons mères avec un décalage horaire par exemple), l’appréciation de la notion de
non occupation est soumise à l’avis de la commission de sécurité.

Nota : Il faut donc ne pas confondre la notion de non occupation définit à l’article
GH3 ci-dessus et celle définit à l’article R.122-3.
La première prend en compte l’ensemble des compartiments de l’IGH ; la deuxième prend en
compte la surface de plancher à chaque niveaux, permettant ainsi de ne pas appliquer la
réglementation IGH.

Mesures visant les locaux et les établissements recevant du public ou autres, non
indépendants, situés dans un IGH :

Il s’agit des locaux abritant des activités associées au fonctionnement normal de l’IGH
destinées ou réservées en priorité aux occupants, ainsi que les ERP.

L’effectif des occupants est déterminé conformément aux dispositions du règlement de


sécurité des ERP 25 juin 1980 et arrêtés particuliers).

Lorsque le maître d’ouvrage ou le propriétaire peut recourir à une déclaration d’effectif, celle-
ci précise la capacité maximale d’accueil par compartiment.

Les dispositions du règlement de sécurité ERP non contraires à la réglementation IGH, sont
applicables à ces locaux et établissements lorsque les activités exercées dans ces locaux et
établissements n’entraînent pas une densité d’effectif par compartiment supérieure à une
occupation moyenne de plus d'une personne par dix mètres carrés de surface de plancher .

Lorsque ce seuil est dépassé, des dispositions particulières et complémentaires définies aux
articles GH72 à 74 sont applicables.

LES IGH à usage d’enseignement (IGH R)

Dans les IGH à usage exclusif d’enseignement, l’occupation moyenne d’un compartiment peut
être de plus d’une personne par 10 m² hors œuvre nette, sans dépasser une personne pour 5
m² (article GH R 1er).
LES IGH à usage de dépôt d’archives (IGH S)

La plupart des immeubles de ce type ne sont pas soumis au règlement de sécurité concernant
les IGH.

Nota : Il s’agit de la stricte application de l’article R.122-3 qui stipule que ne sont
pas soumis aux dispositions de la réglementation IGH, les immeubles de grande
hauteur dont la destination implique normalement la présence de moins d'une
personne par 100 mètres carrés de surface de plancher à chacun des niveaux.

Le cas échéant, des mesures concernant la protection et le désenfumage des escaliers ainsi
que la détection sont prises.

Des dispositions complémentaires peuvent être demandées par la commission de sécurité.


En conclusion

Le classement d’un IGH, s’il paraît simple en première approche, nécessite cependant une
attention particulière en terme d’occupation ou de non occupation des locaux.

Un dépassement de seuil d’effectif admissible par compartiment peut générer des difficultés
d’évacuation importante.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Les IGH sont classés en fonction de la hauteur et de l’activité exercée à l’intérieur du bâtiment.

Un ERP de plus de 28 m de hauteur est classé IGH.

Bien connaître les différentes classes d’IGH.

Le niveau d’accès des secours publics n’est pas forcément le niveau du sol.
PRINCIPES FONDAMENTAUX DE SECURITE DANS LES IGH

(Mise à jour le 22 avril 2013)

Principes fondamentaux :

Pour assurer la sauvegarde des occupants et du voisinage, la construction des IGH doit
permettre de respecter les principes de sécurité ci-après :

1. Pour permettre de vaincre le feu avant qu'il n'ait atteint une dangereuse extension :

o L'immeuble est divisé, en compartiments dont les parois ne doivent pas permettre le
passage du feu de l'un à l'autre en moins de deux heures ;
o Les matériaux combustibles se trouvant dans chaque compartiment sont limités ;
o Les matériaux susceptibles de propager rapidement le feu sont interdits.

2. L'évacuation des occupants est assurée au moyen de deux escaliers au moins par
compartiment.

o L'accès des ascenseurs est interdit dans les compartiments atteints ou menacés par
l'incendie. Il reste possible au niveau d'accès des secours.

3. L'immeuble doit comporter :

o Une ou plusieurs sources autonomes d'électricité destinées à remédier, le cas


échéant, aux défaillances de celle utilisée en service normal ;
o Un système d'alarme efficace ainsi que des moyens de lutte à la disposition des
services publics de secours et de lutte contre l'incendie et, s'il y a lieu, à la disposition
des occupants.

4. En cas de sinistre dans une partie de l'immeuble, les ascenseurs et monte-charge doivent
continuer à fonctionner pour le service des étages et compartiments non atteints ou menacés
par le feu ;

5. Des dispositions appropriées doivent empêcher le passage des fumées du compartiment


sinistré aux autres parties de l'immeuble ;

6. Les communications d'un compartiment à un autre ou avec les escaliers doivent être
assurées par des dispositifs étanches aux fumées en position de fermeture et permettant
l'élimination rapide des fumées introduites ;

7. Pour éviter la propagation d'un incendie extérieur à un immeuble de grande hauteur, celui-
ci doit être isolé par un volume de protection.

Les grandes règles énumérées ci-dessus constituent la philosophie générale de la


sécurité contre l’incendie dans les IGH.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Bien comprendre les sept principes fondamentaux de sécurité contre l’incendie.

Dans tous les cas, il faut favoriser l’évacuation du bâtiment au niveau du


compartiment sinistré.

Les sapeurs-pompiers doivent pouvoir aisément atteindre les locaux sinistrés au


moyen d’ascenseurs prioritaires.
ACTIVITES AUTORISEES DANS UN IGH

Installations techniques autorisées dans un IGH :

Les installations techniques suivantes sont autorisées :

o Les groupes électrogènes ;


o Les installations de production de chaud et de froid ;
o Les onduleurs ;
o Les transformateurs.

Installations techniques interdites dans un IGH :

Les IGH ne peuvent contenir d’établissements classés dans la nomenclature relative aux
installations classées pour la protection de l'environnement, lorsque le classement résulte des
dangers d'incendie et d'explosion qu'ils représentent.

Il est interdit d'y entreposer ou d'y manipuler des substances ou préparations classées :

o Explosives
o comburantes ou extrêmement inflammables.

Ne sont admis dans ces immeubles que des modes d'occupation ou d'utilisation n'impliquant
pas la présence, dans chaque compartiment d'un nombre de personnes correspondant à une
occupation moyenne de plus d'une personne par 10 m² de surface de plancher.

Toutefois, le règlement de sécurité peut autoriser des installations ou des locaux impliquant
une densité supérieure d'occupation sous réserve de mesures appropriées.

CE QU'IL FAUT RETENIR

Il est particulièrement important de retenir que toutes les activités


dites "à risques" sont interdites dans un IGH et plus particulièrement le
stockage ou l'utilisation des produits explosifs ou inflammables.
IMPLANTATION DES IGH ET ACCESSIBILITE
AUX ENGINS DE LUTTE CONTRE L'INCENDIE

(Mise à jour le 30 avril 2013)

Principe général d’implantation :

La construction d'un IGH n'est permise qu'à des emplacements situés à 3 km au plus d'un
centre principal des services publics de secours et de lutte contre l'incendie.

Cependant, le préfet peut autoriser la construction d'un IGH à une distance supérieure, après
avis de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité, par un arrêté
motivé, compte tenu notamment de :

o La classe de l'immeuble,
o La densité d'occupation,
o Des facilités d'accès et de circulation,
o Du type du centre de secours,
o Du service de sécurité propre à l'immeuble,
o Des ressources en eau du secteur.
Accessibilité aux services de secours :

Les sorties des immeubles sur les niveaux accessibles aux engins des services publics de
secours et de lutte contre l’incendie ne peuvent se trouver à plus de 30 mètres d’une voie
ouverte à la circulation à ses deux extrémités et permettant la circulation et le
stationnement de ces engins.

Sur ces voies, un cheminement répondant aux caractéristiques minimales suivantes est
réservé en permanence aux sapeurs-pompiers :

o Hauteur libre : 3,50 mètres ;


o Largeur de la chaussée, bandes réservées au stationnement exclues : 3,50 mètres ;
o Force portante de 160 kilo newtons calculée pour un véhicule avec un maximum de 90
kilo newtons par essieu, ceux-ci étant distants de 3,60 mètres au minimum ;
o Résistance au poinçonnement : 80 N/cm² sur une surface minimale de 0,20 m² ;
o Rayon intérieur minimal R : 11 mètres ;
o Surlargeur S = 15/R dans les virages de rayon intérieur inférieur à 50 mètres (S et R :
surlargeur et rayon intérieur, étant exprimés en mètres) ;
o Pente inférieure à 15 %.
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mmeuble.
Ses caractéristiques sont déterminées en relation avec les services publics de secours et de
lutte contre l’incendie.

CE QU’IL FAUT RETENIR

La distance maximum d’implantation d’un IGH par rapport à un centre de secours.

La distance d’implantation d’un IGH par rapport à une voie de circulation.


LE VOLUME DE PROTECTION DES IGH

(Mise à jour le 30 avril 2013)

Choix de l’isolement

L’isolement d’un IGH par rapport aux constructions voisines peut se réaliser :

o Soit par un mur ou une façade verticale ;


o Soit par la mise en place d’un volume de protection

Le mur d’isolement

Il doit pouvoir résister à l’action d’un incendie pendant une durée minimum de 2 heures.

D’un point de vue technique, on dit qu’il est coupe-feu de degré 2 heures ou REI 120 (ce qui
correspond à la traduction de résistance au feu en euroclasses).

Ce mur doit être construit toute hauteur, pour être considéré comme une paroi d’isolement
réglementaire.

Le volume de protection

Le volume de protection est une appellation qui n’apparaît que dans la réglementation IGH.

Il s’agit d’une aire libre d’isolement d’une largeur minimale, par rapport à tous points des
façades de l’IGH, de 8 mètres.
Cette notion de 8 mètres n’est pas tout à fait novatrice, car il est courant de considérer,
notamment dans la réglementation ERP, que cette distance est équivalente à un degré coupe-
feu de 2 heures.

Lorsque cette aire d’isolement n’est pas située au niveau du sol, la partie inférieure de cette
aire est constituée des constructions (ou parties de construction) qui doivent elles-mêmes
être coupe-feu de degré 2 heures (ou REI 120).

Il est strictement interdit que cette aire d’isolement empiète sur des propriétés appartenant à
des tiers sauf si la servitude a fait l’objet d’actes notariés concluant un accord entre les
parties.

L’aire de protection doit être dégagée de tout élément combustible, mais la présence de
végétaux est autorisée.
Des dispositions techniques particulières en termes d’isolement permettent néanmoins un
empiètement des constructions dans l’emprise du volume de protection de l’IGH en fonction
des choix architecturaux retenus.

Ces dispositions lorsqu’elles sont envisagées doivent faire l’objet d’un examen attentif de la
part de la commission de sécurité et en tout état de cause répondre à des critères d’isolement
bien précis.
CE QU’IL FAUT RETENIR

Un IGH peut être isolé soit par un mur assurant un isolement coupe-feu, soit par un
volume libre de protection.

Une distance d’isolement de 8 mètres correspond à un degré coupe-feu 2 heures.


LE COMPARTIMENTAGE EN IGH

(Mise à jour le 1er mai 2013)

Une obligation de compartimentage

L’un des principes fondamentaux de la sécurité contre l’incendie dans les IGH concerne le
compartimentage des locaux.

Ce compartimentage doit permettre de vaincre l’incendie avant qu’il n’ait atteint une
dangereuse extension.

A cet effet, le bâtiment est divisé en compartiments dont les parois périmétriques doivent
pouvoir contenir l’incendie pendant une durée de 2 heures.

D’autre part, les matériaux combustibles se trouvant dans chaque compartiment sont limités.

De même, les matériaux susceptibles de propager rapidement l’incendie sont interdits.

Caractéristiques d’un compartiment

Un compartiment à la hauteur d’un niveau et une surface de plancher au plus égale à 2.500
m².

Sa longueur ne doit pas excéder 75 m.


Néanmoins, les compartiments peuvent comprendre deux niveaux si la surface totale
n'excède pas 2.500 m².

Ils peuvent comprendre trois niveaux pour une surface totale de 2.500 m² quand l'un d'eux
est situé au niveau d'accès des engins des services publics de secours et de lutte contre
l'incendie.
Autres caractéristiques techniques

En cas de sinistre dans une partie de l'immeuble :

o Les ascenseurs et monte-charge doivent continuer à fonctionner pour le service des


compartiments non atteints ou menacés par le feu ;
o Des dispositions appropriées doivent empêcher le passage des fumées du
compartiment sinistré aux autres parties de l'immeuble ;
o Les communications d'un compartiment à un autre ou avec les escaliers doivent être
assurées par des dispositifs étanches aux fumées en position de fermeture et
permettant l'élimination rapide des fumées introduites.

Dispositifs d’intercommunication

Pour circuler aisément dans le bâtiment, des communications sont nécessaires entre niveaux
ou entre compartiments.

On rencontre donc deux types de communication :


o La communication entre deux compartiments ;
o La communication entre un compartiment et un escalier.

Les communications d’un compartiment à un autre et avec des escaliers sont assurées par
des dispositifs coupe-feu de degré deux heures.

Les dispositifs mettant en communication deux compartiments sont constitués :

o Uniquement de deux blocs-portes pare-flammes de degré une heure (ou coupe-feu de


degré une demi-heure) :
o Pouvant être franchis par des personnes isolées sans mettre en communication
directe l’atmosphère des deux compartiments et d’un compartiment avec un
escalier ;
o D’une largeur minimale de 0,90 m ;
o Soit maintenus fermés en position normale et équipés d’un ferme-porte ;
o Soit à fermeture automatique ;
o S’ouvrent vers l’intérieur du dispositif ;
o Portant une plaque signalétique sur la face extérieure de chaque porte du
dispositif.

Ils doivent respecter les dimensions suivantes :

o Surface comprise entre 3 m² et 8 m² au maximum ;


o La longueur entre les deux blocs-portes n’excède pas 1,40 m, sans aucun obstacle.

Un dispositif d’intercommunication entre deux compartiments relie deux circulations


horizontales communes.
Lors du fonctionnement du désenfumage, les dispositifs d’intercommunication entre
compartiments sont toujours en surpression.

A l’exception des colonnes sèches ou en charge, des volets des conduits de désenfumage et
des canalisations électriques ou téléphoniques propres aux dispositifs, la présence de volet,
trappe d’accès aux gaines ou conduits est interdite.

Pour information, ce dispositif de communication peut être remplacé par une simple baie de
communication sous réserve qu’elle réponde à des dispositions très strictes validées par la
commission de sécurité ; il s’agit bien entendu d’une mesure dérogatoire très restrictive qui
ne peut être acceptée que pour des motifs liés à l’exploitation du bâtiment.

Les dispositifs mettant en communication un compartiment et un escalier :

o Doivent respecter les caractéristiques visées ci-dessus, mais les blocs-portes ;


o S’ouvrent dans le sens de la sortie vers l’escalier :
o Sont équipés d’un ferme-porte ;
o Portent une plaque signalétique sur chaque porte (côté circulation horizontale
et côté intérieur du dispositif conduisant vers l’escalier).

Il convient donc de comprendre que pour ce dernier cas, la mise en place d’un
dispositif automatique de fermeture du type DAS n’est donc pas acceptable (seul le
ferme-porte est admis).

Caractéristiques de la plaque signalétique

La plaque signalétique apposée sur les blocs-portes des dispositifs de communication doit
exclusivement comporter la mention suivante : « Porte coupe-feu. A maintenir fermée » ;
Les lettres sont blanches sur fond rouge.
Porte coupe-feu
A maintenir fermée

Surveillance permanente de l’isolement des compartiments

Les dispositifs suivants concourent à la réalisation de l’isolement permanent des


compartiments :

o Les blocs-portes des dispositifs d’intercommunication ;


o Les portes d’ascenseurs et de monte-charge dont la seule porte palière assure
l’isolement coupe-feu de degré deux heures ;
o Les portes d’accès aux gaines techniques non recoupées.

Ces dispositifs constituent des organes de sécurité non commandés dont la position normale
de fonctionnement est identique à la position de sécurité.

Les défauts de position prolongés de ces dispositifs sont signalés. L’affichage global des
informations relatives à chacun des compartiments est :

o Reporté au poste central de sécurité ;


o Distinct de celui relatif à la fonction compartimentage ;
o Indique un défaut de position d’attente.

Une temporisation de 60 secondes au plus pourra être prévue pour signaler l’ouverture de ces
portes afin d’éviter le signalement intempestif d’anomalies.

Afin de parfaire l’aspect « sûreté » du bâtiment, l’exploitant est autorisé à mettre en place un
verrouillage des accès aux niveaux par des dispositifs de contrôle d’accès dans des conditions
très précises fixés par le règlement de sécurité.

Dans tous les cas, ce contrôle d’accès ne doit en aucune manière affaiblir les règles générales
de sécurité et les conditions d’évacuations ou d’accessibilité des secours doivent conserver
toute leur efficacité.
CE QU’IL FAUT RETENIR

Seul le compartimentage est autorisé en IGH.

Le compartiment doit pouvoir contenir l’incendie pendant une durée de 2 heures.

Un compartiment ne doit pas excéder une surface de 2 500 m² mais peut s’étendre
sur un maximum de 3 niveaux suivant sa localisation dans le bâtiment.

Les ascenseurs ne doivent pas pouvoir desservir le compartiment sinistré.

La communication entre compartiment s’effectue par des dispositifs étanches.

Les conditions d’étanchéité des dispositifs de communication entre compartiment


sont surveillées depuis le poste central de sécurité.
GAINES ET CONDUITS DANS LES IGH

(Mise à jour le 2 mai 2013)

Différents types de gaines

Dans un IGH, comme dans toute construction, on distingue plusieurs types de gaines :

o Les gaines d’ascenseurs, de monte-charges ou de monte-plats ;


o Les gaines des cages d’escaliers ;
o Les gaines techniques

De nombreux conduits assurent également le fonctionnement technique du bâtiment :

o Ventilation ;
o Chauffage ;
o Conduites d’eau en charge ou d’eaux usées ;
o Conduits de descentes de linges ;
o Conduites de gaz ;
o Conduits d’évacuation des produits de combustion ;
o Les conduits de monte-courriers ;
o Etc.

Il est à noter que l’installation de conduits vide-ordures est interdit dans un IGH.

Différence entre un conduit et une gaine :

Le règlement de sécurité donne une définition assez précise de tous ces éléments.

Un conduit est un volume fermé servant au passage d'un fluide déterminé.

Une gaine est un volume également fermé, généralement accessible, et renfermant un ou


plusieurs conduits.
Les gain
nes peuventt être d’allurre :

o Verticales (recoupées ou
V o non reco
oupées) ;
o Horizontales

Quels risq
ques ? :

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pés selon le cas, des dispositifs suiivants :

o Des volets
o Des clapets
o Des trappess
o Des coffrages
Clapet dans un conduit Trappe de visite

Terminologie :

Tous ces dispositifs répondent à des définitions très précises rappelées par le règlement de
sécurité.

Le volet un dispositif d'obturation destiné au désenfumage dans un système de sécurité


incendie.

Il peut être ouvert ou fermé en position d'attente. Il doit être d'un type adapté à son emploi
(volet pour conduit collectif, volet pour conduit collecteur, volet de transfert).

Le clapet est un dispositif d'obturation destiné au compartimentage dans un système de


sécurité incendie. Il est ouvert en position d'attente. Il peut être du type télécommandé ou du
type auto commandé.
Les volets et les clapets appartiennent à la famille des DAS (dispositifs actionnés de sécurité).

L’information de position est systématiquement remontée au poste de sécurité de l’IGH via le


SSI.

La trappe est un dispositif d'accès, fermé en position normale.

On distingue deux types de trappes :

o La trappe à ferme-porte : trappe équipée d'un dispositif destiné à la ramener à sa


position de fermeture dès qu'elle en a été éloignée pour le service ;
o La trappe à fermeture automatique : trappe équipée d'un dispositif qui peut la
maintenir en position d'ouverture et la libère au moment du sinistre. L'ensemble de la
trappe et de ce mécanisme constitue un DAS

Le coffrage est un habillage réalisé en matériau classé M 3, utilisé pour dissimuler un ou


plusieurs conduits, dont les parois ne présentent pas de qualités de résistance au feu et qui
ne relient pas plusieurs locaux ou niveaux.

Les conduits sont réalisés en matériaux de catégorie M 3.

Une autre notion est à prendre en considération dans l’objectif de la limitation de l’extension
de l’incendie :

o Le coupe-feu de traversée ;
o Le pare-flammes de traversée
Il s’agit du temps réel pendant lequel une gaine ou un conduit traversant la paroi coupe-feu
séparant deux locaux satisfait au critère coupe-feu exigé entre ces locaux ; pour atteindre ce
degré coupe-feu ou pare-flammes, il est nécessaire de mettre en œuvre des produits isolant à
haute performance assurant une parfaite étanchéité.

Il faut se rappeler que les trouées non rebouchées favorisent l’extension de l’incendie, des
fumées et des gaz de combustion.

Critères de résistance au feu :

Gaines d’ascenseurs, de monte-charges et de monte-plats :

o Parois en matériaux classés A1 et coupe-feu de degré 2 heures (REI 120)


o Ne comportent que des dispositifs de communication, des trappes ou des portes de
visite coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 maintenus verrouillés

Cages d’escalier :

o Parois en matériaux A2-s1, d0 et coupe-feu de degré 2 heures (EI 120)


o Ne comportent que des dispositifs de communication, des trappes ou des portes de
visite coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 maintenus verrouillés

Mesures préventives :

Localisation :

Les gaines techniques ou conduits ne peuvent se trouver ou s’ouvrir dans les cages d’escalier
et leurs dispositifs d’accès, ni sur les paliers d’ascenseur lorsque ceux-ci sont protégés (sauf
pour les colonnes sèches ou en charge ainsi qu’aux canalisations des systèmes d’extinction
automatique de type sprinkler ou appropriés aux risques existants).

Désenfumage et sprinklage :

Ces gaines, à l’exception des gaines d’ascenseur et de monte-charge, sont désenfumées


automatiquement et protégées tous les cinq niveaux par une installation fixe d’extinction
automatique de type sprinkler.
Détection automatique d’incendie

Les gaines de monte-courrier ou de transport mécanisé de documents ou d’autres objets sont


équipées, dans leur partie verticale, de détecteurs automatiques d’incendie disposés au moins
tous les trois niveaux.

Chaque gaine est considérée comme une zone de mise en sécurité spécifique.

La sensibilisation d’un des détecteurs installés dans la gaine doit commander l’ensemble de
ses dispositifs d’obturation.

Gaines technique verticales recoupées :

Toutes les gaines techniques verticales recoupées sont quant à elles, coupe-feu de degré deux
heures (ou EI 120).

Le recoupement doit être réalisé au droit de chaque plancher par des séparations coupe-feu
de degré deux heures (ou EI 120) ne laissant aucun vide entre les conduits.

Trappes et portes de visite :

Les trappes et portes de visite de ces gaines sont coupe-feu de degré une demi-heure (ou EI
30) et maintenues verrouillées.

Leur surface par gaine et par niveau est limitée à 0,80 m² pour les gaines contenant les
conduits aérauliques de chauffage ou de ventilation et à 1,40 m² pour les gaines contenant
les conduits d’évacuation ou d’alimentation en eau, des câbles, canalisations ou tableaux
électriques.

Au-delà de ces surfaces, les trappes ou portes de visite sont coupe-feu de degré une heure ou
EI 60.

Les portes et trappes de visite des gaines d’allure horizontale sont d’un degré coupe-feu égal
à la moitié de celui de la gaine.
CE QU'IL FAUT RETENIR

Savoir faire la différence entre un conduit et une gaine.

Ces dispositifs constituent un cheminement privilégié pour l’incendie et


surtout pour les fumées.

Ils doivent donc être protégés par des moyens particuliers (trappes,
volets, clapets, coffrages).

Connaître quelques mesures préventives de protection contre l'incendie


de ces éléments.
EVACUATION DU PUBLIC ET DES OCCUPANTS DANS UN IGH

(Mise à jour le 3 mai 2013)

Rappels des principes fondamentaux

Pour vaincre l’incendie avant qu’il n’atteigne des proportions trop importantes, l’immeuble de
grande hauteur est divisé en compartiments de surface équivalente.

A partir de ce concept de base, l’évacuation des occupants est assurée au moyen de deux
escaliers au moins par compartiment.

Des atténuations à cette règle de base peuvent cependant être accordées dans des conditions
bien précises dans les IGH de la classe W1.

Différents types de dégagements

Les dégagements comprennent :

o Les escaliers et leurs dispositifs d’accès,


o Les circulations horizontales communes.
Principales caractéristiques techniques des dégagements

Les dégagements doivent avoir une largeur minimale de deux unités de passage.

a. Les circulations horizontales communes

o Elles sont encloisonnées par des parois verticales et horizontales coupe-feu de degré 1
heure (ou REI 60),
o Aucun volume de rangement ne doit être aménagé dans les circulations horizontales.

Toutefois, et en compensation, la présence d’un espace « accueil » (15 m² au


maximum) par compartiment est autorisée sous réserve qu’il respecte les dispositions
suivantes :

o Emprise située en dehors de la circulation horizontale,


o Vocation exclusive d’accueil,
o Mobilier en catégorie M1
o Interdiction de meubles de rangement
o Equipé d’un point de détection automatique d’incendie relié à la détection de la
circulation.

b. Les escaliers

o Ils doivent s’arrêter au niveau le plus élevé d’accès des piétons,


o Hormis le cas où ils débouchent sur un hall d’entrée, ils doivent disposer d’une sortie
directe sur l’extérieur,
o A chaque niveau, ils communiquent avec les circulations horizontales par
l’intermédiaire de dispositifs d’accès étanches aux fumées.
Le nombre et la largeur des dégagements sont calculés à partir de l’effectif du public et du
personnel susceptible d’être accueilli simultanément sur la base des dispositions
réglementaires fixés par la réglementation relative aux ERP ou sur déclaration du chef
d’établissement pour certaines activités particulières.

Le verrouillage des portes principales donnant directement sur l’extérieur peut être autorisé
sous réserve qu’un déverrouillage manuel ou automatique soit possible.

Philosophie générale de l’évacuation

Contrairement aux ERP ou l’évacuation générale doit être ordonnée dès le déclenchement du
système d’alarme générale, la réglementation propre aux IGH privilégie uniquement
l’évacuation du compartiment sinistré.

Cette évacuation vise à permettre aux occupants de quitter un compartiment où est localisé
un incendie ou tout autre événement pouvant porter atteinte à leur sécurité.

En fonction des circonstances, trois types d’évacuation sont donc à mettre en œuvre :

o L’évacuation dite de première phase :


o En cas de diffusion de l’alarme, les occupants du compartiment concerné
rejoignent un compartiment où ils seront à l’abri des effets d’un incendie ou de
tout autre événement pouvant porter atteinte à leur sécurité ;
o L’évacuation dite de deuxième phase :
o Les occupants ayant réalisés une évacuation de première phase peuvent
rejoindre le niveau d’évacuation à l’extérieur de l’immeuble par les ascenseurs
et les escaliers ;

o L’évacuation générale :
o C’est l’évacuation de l’ensemble des occupants à l’extérieur de l’immeuble, à
l’exception du service de sécurité incendie et d’assistance à personnes ;

Lors du déclenchement d’une alarme incendie dans un compartiment, les occupants réalisent
une évacuation de première phase en rejoignant un compartiment non concerné par le
sinistre.

Ils peuvent ensuite effectuer une évacuation de seconde phase en se rendant à un point de
regroupement défini au préalable.

Au(x) niveau(x) d’évacuation des piétons vers l’extérieur, une évacuation de première phase
peut être réalisée directement à l’extérieur de l’immeuble de grande hauteur.

Evacuation des personnes à mobilité réduite

Au même titre que dans les ERP, les personnes à mobilité réduite doivent être évacuées
immédiatement vers un compartiment non sinistré par transfert horizontal ; toutefois, les
circonstances du sinistre et les difficultés présentes peuvent entraîner les services de sécurité
à différer cette évacuation.

Cette évacuation de première phase doit s’effectuer sans traverser le volume sinistré.

Dans ce cas, les personnes à mobilité réduite sont positionnées dans des espaces d’attente
sécurisés.

Ce sont des emplacements réalisés de façon à permettre l’accès et le stationnement d’un


fauteuil roulant pour personne à mobilité réduite sans causer une gêne pour l’évacuation des
autres occupants.

L’espace d’attente sécurisé est repéré au moyen d’une signalisation adaptée et comporte des
consignes appropriées afin d’informer sur la conduite à tenir le cas échéant.
L'accès à l'espace sécurisé
L'emplacement de l'espace sécurisé doit
doit être parfaitement
être judicieusement positionné.
signalisé.

Il dispose d’un éclairage de sécurité et d’une liaison phonique permettant à la personne


en situation de handicap de signaler sa présence au service de sécurité incendie et
d’assistance à personnes de l’immeuble.

Cet espace doit se trouver :

o Soit dans un dispositif d’intercommunication entre une circulation horizontale


commune et un escalier ;
o Soit à proximité immédiate du dispositif d’intercommunication précité dans des
conditions équivalentes ayant fait l’objet d’un avis favorable de la commission de
sécurité.

Exercices d’évacuation

Les exercices d’évacuation dans les IGH constituent une obligation réglementaire.

C’est ainsi que le propriétaire de l’immeuble doit :

o Organiser au moins une fois tous les ans, un exercice d’évacuation de chaque
compartiment avec mise en œuvre des fonctions de sécurité après sensibilisation d’un
détecteur automatique d’incendie dans une circulation horizontale commune.
o Prévoir l’évacuation de première et deuxième phase de l’immeuble et de procéder à
des exercices ; plusieurs notes manuscrites doivent préciser :
o L’organisation de l’évacuation de l’immeuble,
o Les modalités précisant la prise en charge des personnes en situation de
handicap,
o Les modalités de la réalisation d’une évacuation générale de l’immeuble.
o Etablir et afficher les consignes d’incendie et les plans d’évacuation dans les
circulations horizontales communes près des accès aux escaliers et aux ascenseurs.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Les dégagements se composent des circulations horizontales communes et des


escaliers d‘une largeur minimum de deux unités de passage.

Chaque compartiment doit posséder au moins deux escaliers.

Le principe fondamental d’évacuation consiste à transférer les occupants du


compartiment sinistré vers un compartiment non sinistré.

Trois types d’évacuation peuvent être mis en œuvre :

o L’évacuation de 1ère phase,


o L’évacuation de 2ème phase,
o L’évacuation générale.

L’évacuation des personnes à mobilité réduite peut être différée sous réserve
qu’elles soient positionnées dans des espaces d’attente sécurisés.

Un exercice d’évacuation annuel doit être organisé sous la responsabilité du chef


d’établissement.
LE DESENFUMAGE EN IGH

(Mise à jour le 4 mai 2013)

Rappel des objectifs du désenfumage

Le désenfumage a pour objet d’extraire, en début d’incendie, une partie des fumées et des
gaz de combustion afin de maintenir praticables les cheminements destinés à l’évacuation des
occupants.

Mais le désenfumage peut concourir également à :

o Limiter la propagation de l’incendie,


o Faciliter l’intervention des secours.

Dans un IGH, les compartiments voisins et les escaliers sont protégés de


l’envahissement des fumées par un dispositif d’intercommunication avec le
compartiment sinistré coupe-feu de degré deux heures ou EI 120.

Cette disposition technique permet :

o Aux occupants du compartiment sinistré de l’évacuer rapidement et de pouvoir gagner


un espace protégé dans les meilleurs délais, sans être incommodés par les fumées et
sans que celles-ci sortent de ce compartiment.

o D'empêcher l’introduction de fumées dans les escaliers et les compartiments voisins,


quels que soient l’évolution du sinistre et les incidents ultérieurs affectant le système
de désenfumage.

o Aux équipes de secours de repérer rapidement les foyers d’incendie et de procéder à


leur extinction sans être gênés par l’opacité de la fumée.

L’ensemble des notions évoquées ci-dessous viennent compléter les sujets déjà abordés dans
la leçon sur le désenfumage en ERP.

Que doit-on désenfumer ?

o Les circulations horizontales communes,


o Les locaux collectifs d’une surface supérieure à 300 m².
Principes de désenfumage en IGH

La réglementation propose deux solutions de désenfumage mécanique pour atteindre les


objectifs rappelés au début de l'exposé :

o La solution A
o Soufflage dans l’escalier,
o Soufflage et extraction dans les dispositifs d’intercommunication.
o Soufflage et extraction dans la circulation horizontale commune.

o La solution B
o Soufflage dans l’escalier.
o Soufflage dans les dispositifs d’intercommunication.
o Passage de l’air entre les dispositifs d’intercommunication et la circulation
horizontale commune au travers d’une bouche de transfert.
o Extraction et soufflage éventuel dans la circulation horizontale commune.

Ces deux systèmes peuvent cohabiter au sein d’un même compartiment (solution A + B).

Principes de fonctionnement

Les immeubles de grande hauteur sont équipés d’un système de sécurité incendie de
catégorie A, option IGH.

Le désenfumage est commandé automatiquement par la détection incendie installée dans les
circulations horizontales communes.

Cette commande automatique est doublée par la commande manuelle de l’unité de


commande manuelle centralisée (UCMC) du centralisateur de mise en sécurité incendie
(CMSI).

La commande automatique des dispositifs de désenfumage des autres compartiments de


l’immeuble desservis par le même réseau de désenfumage est neutralisée tant que n’a pas
disparu la cause ayant provoqué la mise en route initiale.
Conception du désenfumage

a. Dans les circulations horizontales communes

Les bouches d’amenée d’air ont leur partie supérieure à un mètre au plus au-dessus du
plancher ; elles sont de préférence implantées à proximité des portes d’accès aux dispositifs
d’intercommunication et sont équipées de volets pare-flammes de degré une heure ou E 60,
fermés en position d’attente.

Les bouches d’extraction de fumée ont leur partie basse à 1,80 mètre au moins au-dessus du
plancher et sont situées en totalité dans le tiers supérieur de la circulation. Le débouché de
chaque conduit vertical d’extraction dans le compartiment est équipé d’un volet coupe-feu de
degré deux heures ou EI 120 (i o), fermé en position d’attente.

La distance maximale entre deux bouches d’extraction de fumée, ou entre une bouche
d’extraction de fumée et une bouche d’amenée d’air est de 10 mètres si le parcours est
rectiligne, 7 mètres dans le cas contraire.
Le dése
enfumage es
st assuré pa
ar des ventilateurs d’ex
xtraction ett de soufflag
ge résistantt au feu.

Ven
ntilateur de dé
ésenfumage de
e marque Unelv
vent

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pes à ferm
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comparttimentage de la zone con
ncernée.

a. Dans les lo
ocaux d’un
ne superficie supérieu
ure à 300 m²
La surface des évacuations de fumées doit correspondre au 1/200ème de la surface au sol.

Ces évacuations de fumée sont situées en partie supérieure des locaux et sont constituées par
des dispositifs appelés "exutoires de désenfumage" (voir cours ERP).

La surface des amenées d'air doit être au moins égale à celle des évacuations de fumée.

Désenfumage de secours

En cas de dysfonctionnement du désenfumage mécanique, des ouvrants en façade doivent


être prévus à chaque niveau dans les immeubles qui ne comportent pas de châssis mobiles
susceptibles d’assurer la même fonction.

Le désenfumage de secours présente les caractéristiques suivantes :

o Les ouvrants, au nombre d’au moins un par fraction de 300 m² de surface de


compartiment, ont une surface unitaire d’un mètre carré minimum,

o Chaque compartiment ou niveau comporte au moins quatre ouvrants judicieusement


répartis qui ne peuvent donc tous se trouver sur la même façade,

o La commande d’ouverture des ouvrants est facilement accessible aux services publics
de secours et de lutte contre l’incendie.

L’ouverture des ouvrants s’effectue par un des moyens suivants :

o Une ou deux poignée(s),

o Un dispositif de commande manuelle (DCM).

Par ailleurs, un carré permettant l’utilisation de la clé spéciale des sapeurs-pompiers doit être
situé en partie inférieure de l’ouvrant.
Solution possible désenfumage de façade IGH (marque Technifeu)

En cas de sinistre, l’ouverture des ouvrants est réalisée par les sapeurs-pompiers ou sur leur
ordre.

Chaque cage d’escalier comporte à sa partie supérieure un exutoire, d’une surface libre d’un
mètre carré, permettant l’évacuation des fumées et s’ouvrant sur l’extérieur.

Son ouverture est exclusivement télécommandée par une action manuelle à partir du poste
central de sécurité incendie de l’immeuble.

Là encore, la commande est uniquement réservée aux sapeurs-pompiers. Un contrôle de


position de l’exutoire est installé dans le poste de sécurité incendie.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Les objectifs du désenfumage fixés par la réglementation.

Les circulations horizontales communes et les locaux collectifs de plus de 300 m²


doivent être désenfumés mécaniquement.

La réglementation propose deux solutions de désenfumage qui possèdent des


caractéristiques techniques communes (solutions A et B).

Les principes de désenfumage des circulations horizontales communes où sont


aménagées des bouches de soufflage et d’extraction en position alternée.

Les ventilateurs de désenfumage sont dimensionnés pour les installations qu’ils


desservent et ils sont résistants au feu.

Afin de compenser un dysfonctionnement du système, un désenfumage de secours


doit être installé.

Les ouvrants tant dans les locaux que dans les cages d’escaliers sont uniquement
manœuvrables par les sapeurs-pompiers soit sur place, soit à partir du poste de
sécurité.
ECLAIRAGE EN IGH

(Mise à jour le 6 mai 2013)

Alimentation en énergie d’un IGH

En complément de la leçon concernant l’éclairage de sécurité dans les ERP, un immeuble de


grande hauteur est également tenu de prévoir des dispositifs techniques évitant de le plonger
dans l’obscurité totale, ce qui serait particulièrement préjudiciable à son évacuation partielle
ou totale.

Exemple de faible luminosité

Trois sources d’énergie intéressent le fonctionnement de l’IGH :

o La source normale,
o La source de remplacement,
o La source de sécurité.

La source normale

La source normale est constituée par un raccordement au réseau électrique de distribution


publique haute tension ou basse tension ou une production interne autonome.

La source de remplacement
La source de remplacement délivre l’énergie électrique permettant de poursuivre tout ou
partie de l’exploitation de l’immeuble de grande hauteur en cas de défaillance de la source
normale.

A la construction, le maître d’ouvrage définit les installations qu’il prévoit de réalimenter par
la source de remplacement en cas de défaillance de la source normale.

L’ensemble constitué par la source normale et la source de remplacement est appelé « source
normale-remplacement ».

Cette source qui est obligatoire, reprend au minimum l’éclairage de tous les dégagements et
des locaux recevant plus de 50 personnes.

La source de sécurité

La source de sécurité maintient le fonctionnement des matériels concourant à la sécurité


contre les risques d’incendie et de panique en cas de défaillance de la « source normale-
remplacement ».

Les installations de sécurité sont les équipements qui sont mis où maintenus en service en cas
d’incendie ou en cas de défaillance de la source normale-remplacement, pour assurer la
sécurité des personnes.

Ils comprennent :

o L’éclairage minimal,
o Les installations du système de sécurité incendie (SSI) y compris les ventilateurs de
désenfumage,
o Les ascenseurs ainsi que le non-arrêt de ces appareils dans le compartiment sinistré,
o Les secours en eau (surpresseurs d’incendie, pompes de réalimentation en eau,
compresseurs d’air des systèmes d’extinction automatique à eau, etc.),
o Les pompes d’exhaure,
o La ventilation mécanique éventuelle des locaux de transformation et des locaux
renfermant des batteries d’accumulateurs ;
o Les télécommunications de l’immeuble,
o La climatisation des locaux de service électrique,
o La ventilation du local du groupe électrogène ;
o Le système de ventilation mécanique ou de conditionnement d’air des locaux de
machineries d’ascenseurs.

L’énergie nécessaire à l’alimentation des installations de sécurité est obtenue à partir d’au
moins deux groupes électrogènes dont la puissance nominale de chacun est au moins égale à
la puissance nécessaire au démarrage et au fonctionnement de tous les équipements de
sécurité de l’immeuble.

Groupe électrogène de type industriel

Ces groupes électrogènes constituent la source de sécurité qui est propre à l’immeuble, et
doivent être isolés l’un de l’autre afin qu’un incident sur un groupe n’affecte pas le
fonctionnement de l’autre.

Sous certaines conditions, la source de sécurité peut servir de source de remplacement.

L’alimentation électrique de sécurité

Les installations de sécurité doivent pouvoir être alimentées par une alimentation électrique
de sécurité (AES), à partir de deux tableaux de sécurité
Chaque tableau doit pouvoir être alimenté par la source normale-remplacement et par la
source de sécurité par l’intermédiaire de dispositifs commutant automatiquement sur une
source en cas de défaillance de l’autre.

Principes d'éclairage dans un IGH

Deux types d’éclairage cohabitent dans un IGH ;

o L’éclairage dit « normal » qui est nécessaire pour permettre l’activité,


o L’éclairage dit « minimal » qui assure la partie de l’éclairage maintenue en service en
cas de défaillance de la source normale-remplacement.

Les appareils assurant l’éclairage des dégagements sont fixes ou suspendus et reliés aux
éléments stables de la construction.

Eclairage minimal

L’éclairage minimal est obligatoire dans les circulations horizontales communes, les paliers,
les escaliers et leur dispositif d’accès. Il permet une circulation facile, la visibilité de la
signalisation d’orientation vers les escaliers et la bonne exécution des manœuvres intéressant
la sécurité. Il est réalisé en réalimentant tout ou partie des circuits d’éclairage par la source
de sécurité.

L’éclairage minimal fonctionne en permanence pendant la période d’occupation et ses


dispositifs de commande ne sont accessibles qu’au personnel de sécurité.
TRES MAUVAIS EXEMPLE D'ECLAIRAGE MINIMAL

En complément de l’éclairage minimal, des blocs autonomes d’évacuation, sont installés dans
les sas et les escaliers.

Pour pallier la défaillance de l’éclairage de remplacement prescrit, de tels blocs autonomes


d’évacuation sont installés dans les circulations privatives ainsi que des blocs d’ambiance dans
les locaux de plus de 50 personnes où la densité d’occupation est supérieure à une personne
pour 10 mètres carrés.

CE QU’IL FAUT RETENIR

En IGH, il existe trois types de sources d’énergie (normale, remplacement,


sécurité).

La source de remplacement permet la poursuite du fonctionnement de tout ou partie


des activités de l’immeuble ; elle reprend l’éclairage de tous les dégagements et des
locaux de plus de 50 personnes.
L’ensemble « source normale et source de remplacement » est appelé source
normale-remplacement.

La source de sécurité maintient en service le fonctionnement concourant à la


sécurité contre les risques d’incendie et de panique de l’immeuble en cas de
défaillance de la source normale-remplacement.

L’alimentation électrique de sécurité (AES) permet le fonctionnement des


installations de sécurité à partir de deux tableaux électriques alimentés eux-mêmes
par la source de remplacement et la source de sécurité (système de commutation
automatique).

L’éclairage de l’IGH se compose d’un éclairage normal et d’un éclairage minimal qui
assure la partie de l’éclairage maintenue en service en cas de défaillance de la
source normale-remplacement.

Les dispositifs de commande de l’éclairage minimal ne sont accessibles qu’aux


agents de sécurité incendie.

En complément de l’éclairage minimal, des blocs autonomes d’évacuation, sont


installés dans les sas et les escaliers.
LES MOYENS DE SECOURS DANS LES IGH

(Mise à jour le 7 mai 2013)

Les moyens de secours : une protection indispensable

Au même titre que dans les ERP, les immeubles de grande hauteur doivent disposer de
nombreux moyens de secours ; certains d’entre eux d’ailleurs dont l’objet d’une leçon
spécifique pour mieux comprendre les enjeux et le rôle capital que jouent ces moyens dans la
protection des immeubles.

Principaux moyens de secours

Ils comprennent :

o Le système de sécurité incendie,


o Des dispositifs d’alerte,
o Intérieurs,
o Extérieurs,
o Des extincteurs,
o Des robinets d’incendie armés,
o Un système d’extinction automatique (type sprinkler),
o Des colonnes sèches,
o Des colonnes humides,
o Un poste de sécurité,
o Des bouches et poteaux d’incendie

Le système de sécurité incendie

Le système de sécurité incendie est obligatoirement de catégorie A option IGH.

Une explication plus précise concernant cet équipement est développé dans une leçon
spécifique.

Comme tous les SSI, ce dispositif assure, après détection d’un foyer d’incendie :
o Une fonction évacuation,
o Une fonction compartimentage,
o Une fonction désenfumage.

Les dispositifs d’alerte

Dans un IGH, et compte tenu de ses spécificités, l’alerte des secours doit être possible de tout
point du bâtiment.

La réglementation impose d’une part des moyens internes permettant d’alerter le poste de
sécurité de l’immeuble mais aussi la possibilité d’alerter les secours publics extérieurs.

Ces moyens sont exclusivement phoniques (téléphones et autres moyens validés par la
commission centrale de sécurité).

Les modalités d’appels des secours font l’objet d’une leçon spécifique.

Les extincteurs

Des extincteurs portatifs appropriés aux risques, sont installés près des dispositifs d’accès aux
escaliers et, le cas échéant, près des dispositifs d’intercommunication entre compartiments.

Ils sont également placés à tous les niveaux des immeubles, à proximité des accès aux locaux
présentant des dangers particuliers d’incendie.

Des extincteurs de 6 litres à eau pulvérisée sont judicieusement répartis, avec un minimum
d’un appareil par 200 m² et un minimum de deux appareils par compartiment et par niveau.

Les principes de fonctionnement et le choix des agents extincteurs ont déjà été étudiés dans
la partie relative aux ERP.

Le choix et la répartition des extincteurs nécessitent une étude particulière de risques.

Les robinets d’incendie armés

Ils sont installés à chaque niveau


Leur nombre est équivalent au nombre d’escaliers, et ils répondent aux caractéristiques
suivantes :

o Positionnés dans les circulations horizontales communes, à proximité et hors des


dispositifs d’accès aux escaliers,
o Ne jamais se trouver sur les paliers d’ascenseurs qui peuvent être isolés par des
portes coupe-feu au moment du sinistre,
o Disposés de telle façon que toute la surface des locaux puisse être efficacement
atteinte par un jet de lance,
o La pression minimale au robinet d’arrêt du robinet d’incendie armé le plus défavorisé
est de 4 bars en régime d’écoulement.

Système d’extinction automatique

Un système d’extinction automatique à eau ou appropriée aux risques à défendre doit être
installé :

o Dans les compartiments lorsque leur dispositif d’intercommunication est constitué


d’une simple baie (dérogation accordée pour des raisons d’exploitation),
o Dans les compartiments dont la charge calorifique admissible est fixée à 680 Mj/m² au
lieu de 480 Mj/m²,
o Dans les locaux présentant un risque particulier d’incendie.

Toutes ces dispositions doivent faire l’objet d’un avis de la commission de sécurité.

Les colonnes sèches

Les immeubles de hauteur inférieure ou égale à 50 mètres sont équipés sur toute leur hauteur
de colonnes sèche qui doivent pouvoir être réalimentée à l’instar des établissements recevant
du public.

Il doit y avoir une colonne sèche de diamètre nominal 100 millimètres par escalier.

Les colonnes humides

Les immeubles d’une hauteur supérieure à 50 mètres sont équipés de colonnes en charge.

Elles ne doivent pas être exposées au risque de gel, et sont situées dans chaque escalier.
Toutefois, une colonne en charge peut être commune à un escalier desservant les niveaux en
infrastructure et un escalier desservant les niveaux en superstructure s’ils sont superposés.

Elles comportent des prises situées dans les dispositifs d’intercommunication à chaque niveau.

Leur dispositif d’alimentation (réservoirs en charge, surpresseurs, pompes, etc.) assure en


permanence un débit de 1 000 litres par minute sous une pression comprise entre 7 et 9 bars.

Les réservoirs ont une capacité telle que 120 m³ au moins soient exclusivement réservés au
service d’incendie.

Une capacité ramenée à 60 m3 dans certains immeubles peut être acceptée sous réserve de
certaines dispositions techniques.

Le poste de sécurité incendie

Tout immeuble de grande hauteur dispose d’un poste central de sécurité incendie (PCS) à
usage exclusif des personnels chargés de la sécurité incendie.

Ses principales caractéristiques doivent répondre aux dispositions suivantes :

o Etre aménager au niveau et à proximité de l’accès des services publics de secours et


de lutte contre l’incendie,
o Présenter une surface d’au moins 50 m², hors base de vie,
o Est constitué de parois coupe-feu et de portes pare-flammes.
o Dispose des installations permettant notamment au service de sécurité incendie et
d’assistance à personnes d’assurer ses missions de surveillance.

Le service de sécurité incendie et d’assistance à personnes doit pouvoir mettre à la disposition


des services publics de secours et de lutte contre l’incendie, au moment du sinistre, le
matériel et les documents suivants :

o Quatre appareils émetteurs-récepteurs radio au moins, pour l’ensemble de l’immeuble


; le fonctionnement de ces derniers doit être possible dans la totalité de l’immeuble de
grande hauteur,
o Les commandes d’ascenseur,
o Des plans détaillés de l’immeuble
Les bouches et poteaux d’incendie

La distance les séparant des raccords d’alimentation des colonnes sèches ou des raccords
d’alimentation de secours des colonnes en charge ne doit pas excéder 60 mètres.

Le nombre d’appareils d’incendie est déterminé par les services d’incendie et de secours avec
un minimum de deux appareils par immeuble de grande hauteur.

Des dispositions doivent être prises pour que, sans altérer la qualité coupe-feu des planchers,
l’eau déversée dans un étage au moment d’un sinistre n’envahisse pas les escaliers ni les
gaines d’ascenseurs et de monte-charge.

Moyens favorisant l’action des secours dans les dispositifs d’intercommunication

Les dispositifs d’intercommunication avec les escaliers et les compartiments prévus doivent
comporter :

o Le numéro de l’étage, inscrit sur la porte de l’escalier donnant accès à chaque niveau,
côté escalier,
o Un plan du niveau qui indique notamment :
o Le repérage du dispositif d’accès où le plan est affiché,
o La distribution générale du niveau,
o L’emplacement des ouvrants de désenfumage et de leurs commandes
d’ouverture ainsi que des dispositifs d’évacuation d’eau ;
o L’emplacement des moyens de secours, des vannes d’arrêt et du téléphone
d’alerte.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Au même titre que dans les ERP, les immeubles de grande hauteur doivent disposer
de nombreux moyens de secours ;

Ils comprennent :

o Le système de sécurité incendie (catégorie A, option IGH),


o Des dispositifs d’alerte,
o Intérieurs,
o Extérieurs,
o Des extincteurs,
o Des robinets d’incendie armés,
o Un système d’extinction automatique (type sprinkler),
o Des colonnes sèches,
o Des colonnes humides,
o Un poste de sécurité,
o Des bouches et poteaux d’incendie

Les moyens d'alerte sont exclusivement phoniques.

La répartition et le nombre d'extincteurs ou de RIA reprennent les dispositions


propres aux ERP.

Un système d'extinction automatique à eau peut être imposé dans les


compartiments en fonction de critères particuliers et après avis de la commission de
sécurité.

Les immeubles de moins de 50 m de haut sont équipés de colonnes sèches.

Les immeubles de plus de 50 m de haut sont équipés de colonnes humides.

Un poste de sécurité central est dédié exclusivement à la sécurité contre l'incendie.

Les dispositifs d’intercommunication avec les escaliers et les compartiments prévus


indiquent l'emplacement des moyens de secours et les plans du de chaque niveau.
ASCENSEURS ET MONTE-CHARGES EN IGH

(Mise à jour le 10 mai 2013)

Gaines et cabines d’ascenseurs et de monte-charges

Soumis à l’action d’un feu extérieur, les ascenseurs doivent pouvoir continuer à fonctionner
pendant une durée d’au moins deux heures.

La température des parois intérieures de leurs gaines ne doit pas excéder 70 °C au bout de
ces deux heures.

Excepté pour les ascenseurs comportant le dispositif d’appel prioritaire, les cabines
d’ascenseurs sont équipées d’un dispositif de commande accompagnée, destiné, une fois
actionné, à inhiber le fonctionnement de l’ascenseur vis-à-vis des appels paliers et cabine
déjà enregistrés et à permettre une utilisation uniquement à partir du panneau de commande
en cabine.

L’utilisation de cette commande, d’un modèle unique, est réservée aux personnes autorisées
et averties.

Quatre exemplaires de ce dispositif de commande sont tenus, au poste central de sécurité


incendie, à la disposition du commandant des opérations de secours.

Dans tous les cas, les ascenseurs doivent déboucher sur des circulations horizontales
communes.

Critères de réaction au feu des cabines d’ascenseurs

Les parois supports de la cabine sont en matériaux de catégorie M0 ou A1.


Les revêtements de la cabine sont en matériaux de catégories :

o M3 ou Cfl-s1 au sol,
o M1 ou C-s2, d0 pour les parois verticales, le plafond et les luminaires.

Obligations du propriétaire

Le propriétaire est tenu de s’assurer de la propreté des cuvettes des gaines et au besoin de
faire procéder à leur nettoyage.

Protection des accès aux ascenseurs et monte-charges

La durée coupe-feu de degré deux heures, exigée pour des dispositifs de communication entre
les gaines d’ascenseurs et de monte-charges, d’une part, et les circulations horizontales
communes, d’autre part, nécessite le non-arrêt des ascenseurs et monte-charges dans le
compartiment concerné et peut être obtenue de quatre manières différentes

o A l’aide de portes coupe-feu isolant le palier du reste de l’étage. Ce palier est alors
équipé d’un dispositif phonique supplémentaire,
o A l’aide de portes coupe-feu non comprises dans l’ascenseur ou le monte-charge, situé
à l’extérieur de la gaine et devant les portes palières de l’appareil,
o A l’aide de portes coupe-feu comprises dans l’ascenseur ou le monte-charge, situées à
l’intérieur de la gaine et devant les portes palières de l’appareil (dispositif appelé
bouclier thermique),
o A l’aide de portes palières d’ascenseur ou de monte-charges coupe-feu par elles-
mêmes.

Secours des cabines d’ascenseurs

Sauf cas exceptionnel, les cabines sont, en cas de panne ou lors d’une mise hors service
volontaire, amenées à un niveau d’accès.

S’il n’y a pas de porte palière ou de trappe d’accès coupe-feu de degré deux heures à tous les
niveaux, il y a, au minimum, deux ascenseurs dans la même gaine de sorte que l’évacuation
des passagers d’une cabine en panne se fasse vers une autre cabine arrêtée à la même
hauteur, les cabines étant équipées de portes de secours latérales.

Dans le cas d’une séparation grillagée en gaine, celle-ci est sécable et un outil approprié est
tenu à disposition des secours au poste central de sécurité incendie.

Lorsque la distance à franchir entre deux portes latérales de secours est supérieure à 0,50
mètre, une passerelle portative est utilisée pour passer d’une cabine à l’autre.

Tout ascenseur isolé dans une gaine est muni d’une trappe de secours et d’une échelle
métallique permettant d’atteindre le toit de la cabine en cas d’arrêt accidentel. Cette échelle
peut être placée dans la cabine même, sur son toit ou le long de celle-ci.
Une seconde échelle entreposée dans le local machinerie ou au poste central de sécurité
incendie permet de rejoindre le toit de la cabine à partir du niveau supérieur le plus proche.

Il est rappelé que les manœuvres de sécurisation et d’évacuation des ascenseurs ne peuvent
réalisées que par du personnel formé, qualifié et entraîné.

Ascenseurs prioritaires pompiers

Les pompiers peuvent accéder directement à chaque niveau de chaque compartiment non
sinistré au moyen d’au moins deux ascenseurs à dispositif d’appel prioritaire pompiers.

L’appel prioritaire s’effectue le plus souvent au moyen d’une clé.


CE QU’IL FAUT RETENIR

Le fonctionnement des ascenseurs doit être assuré pendant deux heures vis-à-vis
d’un feu extérieur et la température des parois intérieures des gaines d’ascenseurs
ne doit pas excéder pas 70 °C au bout de ces deux heures.

Les ascenseurs débouchent dans tous les cas sur des circulations horizontales
communes.

Les matériaux de revêtement des cabines d’ascenseur sont classés :

o M 3 au sol,
o M 1 en parois verticales, en plafond ainsi que pour les luminaires.

Le propriétaire est tenu de s’assurer de la propreté des cuvettes des gaines et au


besoin de faire procéder à leur nettoyage.

L’ascenseur doit être équipé d’un non-arrêt au niveau du compartiment sinistré.

S’il n’y a pas de porte palière ou de trappe d’accès coupe-feu de degré deux heures
à tous les niveaux, il y a, au minimum, deux ascenseurs dans la même gaine de
sorte que l’évacuation des passagers d’une cabine en panne se fasse vers une autre
cabine arrêtée à la même hauteur, les cabines étant équipées de portes de secours
latérales.

Les pompiers peuvent accéder directement à chaque niveau de chaque


compartiment non sinistré au moyen d’au moins deux ascenseurs à dispositif
d’appel prioritaire pompiers.
EXTINCTION AUTOMATIQUE DANS LES IGH

(Mise à jour le 11 mai 2013)

Rappel

Les installations d’extinction automatique dans les Immeubles de Grande Hauteur ne diffèrent
pas des dispositions techniques prévues dans les Etablissements Recevant du Public et
abordées dans une leçon précédente.

Il est rappelé qu’une Installation Fixe d'Extinction Automatique (IFEA) se présente sous
la forme d'un réseau de canalisations installé en sous face de toiture, visible du sol
permettant la projection de manière automatique d'un produit extincteur (ERP, IGH ou
établissement industriel).

Le produit extincteur généralement utilisé est l'eau, mais on peut rencontrer du gaz ou de la
poudre sur certains types de risques.

Une installation fixe d'extinction automatique à trois objectifs :

o Détecter un début d'incendie,


o Déclencher l'alarme des témoins les plus proches et des services de surveillance de
l'établissement,
o Eteindre, ou tout du moins limiter les effets de l'incendie.

Où l’installer ?

Un système d’extinction automatique du type sprinkler ou une installation fixe d’extinction


automatique appropriée aux risques existants ayant fait l’objet d’un avis favorable de la
commission de sécurité est installé dans les compartiments et dans certains dispositifs
d’intercommunication en fonction de leur configuration.

Un même système ou une autre installation d’extinction automatique peut être exigé dans les
locaux présentant un risque particulier d’incendie.

Une IFEA permet d’augmenter la charge calorifique admissible dans un


compartiment pour la porter de 480 à 680 MJ/m².

Alimentation

Comme pour les ERP, l’alimentation des installations sont assurées à partir de sources qui
peuvent être :

o L'eau de ville,
o Des réservoirs élevés,
o Des réserves automatiques aspirant dans des réserves intégrales,
o Les bacs de pression (1/3 d'eau et 1/3 d'air).

La réglementation impose la présence de deux sources :

o Une source A (autonomie limitée d'une capacité de 30 à 50 m3) permettant


l'alimentation les 5 têtes de sprinklers les plus défavorisés pendant 30 minutes,
o Une source B (inépuisable d'une capacité de 200 à 1 000 m3, voir plus) permettant
le fonctionnement de l'installation pendant une durée de 30 minutes à 1 heure 30 en
fonction du niveau de risques.
Dans un IGH, l’alimentation d’un système d’extinction automatique à partir des colonnes en
charge peut être autorisée sous réserve que les conditions de débits et de pression soient
conservées lors de leur fonctionnement.

Toutefois, si un système d’extinction automatique de type sprinkler couvre l’ensemble de


l’immeuble, il dispose d’une alimentation indépendante.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Dans un IGH, une extinction d’extinction automatique s’impose dans les


compartiments, certains dispositifs d’intercommunication entre compartiments et
les locaux à risque particulier d’incendie.

Les sources d’alimentation des installations sont identiques à celles prévues dans
les ERP ; elles peuvent cependant être alimentées par les colonnes en charge des
établissements sous réserve de conserver les pressions et les débits normalisés.

Les IGH entièrement couverts par une installation d’extinction fixe à eau ne peuvent
pas bénéficier de la condition ci-dessus ; ils doivent être équipés d'une installation
indépendante.
SYSTEMES DE SECURITE INCENDIE EN IGH

(Mise à jour le 13 mai 2013)

SSI de catégorie A (option IGH)

En complément des notions déjà abordées en ERP, les immeubles de grande hauteur doivent
être équipés d’un système de sécurité incendie (SSI) de catégorie A (option IGH)
comportantexclusivement des zones de détection automatique.

Conformité aux normes

Les dispositifs et équipements constituant le SSI dans un IGH correspondent strictement aux
normes en vigueur applicables en ERP.

Implantation des détecteurs automatiques d’incendie

Les détecteurs d’incendie sont implantés :

o Dans les circulations horizontales communes,


o Dans les circulations horizontales privatives,
o Dans les ERP non indépendants de l’IGH,
o Dans tous les locaux à risques particuliers.

La zone de diffusion d’alarme est limitée à un compartiment.

Principes de fonctionnement

La sensibilisation d’un détecteur entraîne automatiquement et sans temporisation un scénario


de mise en sécurité pour le seul compartiment concerné.
Ce scénario est adapté selon les cas suivants :

A - Détection dans une circulation horizontale commune

o Déclenchement de l’alarme restreinte au poste central de sécurité incendie,


o Arrêt de la climatisation ou de la ventilation lorsqu’elle est propre au compartiment,
ainsi que tout autre arrêt d’installation technique jugé nécessaire.

a. Fonction évacuation

o Alarme générale ; l’alarme sonore devant être audible dans le seul compartiment
sinistré et de tout point de ce compartiment,
o Déverrouillage des portes des sorties de secours situées au niveau d’évacuation des
occupants sur l’extérieur,
o Déverrouillage des portes destinées à l’accès des services publics de secours et de
lutte contre l’incendie,
o Déverrouillage des dispositifs de contrôle d’accès.

b. Fonction compartimentage

o Fermeture de l’ensemble des dispositifs actionnés de sécurité (clapets, portes, trappes


à fermeture automatique des gaines de monte-courrier ou de transport mécanisé de
documents ou autres objets...),
o Non arrêt des cabines d’ascenseurs et de monte-charges dans le compartiment
concerné,
o Départ immédiat de tout ascenseur ou monte-charges stationnant dans le
compartiment concerné.

c. Fonction désenfumage

o Mise en surpression des cages d’escalier encloisonnées,


o Désenfumage ou mise en surpression de certains dispositifs d’intercommunication en
fonction de leur configuration,
o Désenfumage des circulations horizontales communes concernées.

B - Détection dans une circulation horizontale privative

Le scénario de mise en sécurité est identique à celui visé ci-dessus à l’exception de la fonction
désenfumage.

C - Détection dans l’un des locaux abritant des activités associées au


fonctionnement normal de l’immeuble de grande hauteur destinées ou réservées en
priorité aux occupants ainsi que les établissements recevant du public.

Déclenchement de la fonction évacuation et des asservissements propres à ces locaux ou


volumes.

D - Détection dans des locaux répondant aux caractéristiques suivantes :

o Dispositifs de franchissement particuliers (passerelle etc.),


o Certaines gaines techniques ainsi que les gaines monte-courriers et
assimilées,
o Les gaines d’ascenseurs,
o Les locaux avec une charge calorifique surfacique importante.

Déclenchement de l’alarme restreinte au poste central de sécurité incendie et des


asservissements propres à ce local ou volume.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Les IGH doivent être équipés d’un système de sécurité incendie (SSI) de catégorie A
(option IGH) comportant exclusivement des zones de détection automatique.

Les détecteurs d’incendie sont implantés :

o Dans les circulations horizontales communes,


o Dans les circulations horizontales privatives,
o Dans les ERP non indépendants de l’IGH,
o Dans tous les locaux à risques particuliers.

L’alarme ne se déclenche que dans le compartiment sinistré.


La sensibilisation d’un détecteur entraîne automatiquement et sans temporisation
un scénario de mise en sécurité pour le seul compartiment concerné.

Ce scénario est adapté selon les cas suivants à la :

o Détection dans une circulation horizontale commune


o Détection dans une circulation horizontale privative
o Détection dans l’un des locaux abritant des activités associées au
fonctionnement normal de l’IGH destinées ou réservées en priorité aux
occupants ainsi que les établissements recevant du public,
o Détection dans des locaux répondant à des caractéristiques particulières
fixées dans la réglementation.

L’agent SSIAP 1 ne doit simplement retenir que les grands principes de


fonctionnement du SSI (option IGH) notamment pour ce qui concernent les scenarii
de détection.

Toutefois, ces scénarii peuvent avantageusement faire l’objet d’entraînement


quotidien au sein du PCS, avec simulation d’un cas concret.
SERVICE DE SECURITE EN IGH

(Mise à jour le 14 mai 2013)

Une obligation réglementaire

Les immeubles de grande hauteur sont dotés d’un service de sécurité incendie assurés par
des agents qualifiés SSIAP.

Les dispositions réglementaires précisent pour chaque classe d’immeubles les missions et la
composition du service.

Le commandement du service

Le service de sécurité incendie et d’assistance à personnes est placé sous la direction


d’un chef de service de sécurité incendie, qui ne peut avoir la responsabilité que d’un
seul poste central de sécurité incendie.
Missions du service de sécurité incendie

Comme pour les ERP, le service de sécurité incendie dans un IGH doit respecter les
dispositions suivantes :

o Ne jamais être distrait de ses fonctions spécifiques,


o Avoir reçu une instruction technique spécifique concernant les systèmes de sécurité
incendie et dans les domaines liés à la sécurité incendie,
o Etre en liaison permanente avec le poste central de sécurité,
o Pouvoir être rassemblé dans les meilleurs délais.

Chargé de l’organisation générale de la sécurité incendie dans l’immeuble, il a notamment


pour missions :

o D’assurer une permanence au poste central de sécurité incendie,

o De diriger les secours en attendant l’arrivée des services publics de secours et de lutte
contre l’incendie (le chef d’équipe du service de sécurité se met ensuite aux ordres du
commandant des opérations de secours),

o De faire appliquer les consignes en cas d’incendie,

o D’organiser des rondes pour prévenir et détecter les risques d’incendie, y compris
dans les locaux non occupés,

o De veiller au bon fonctionnement de tout le matériel de protection contre l’incendie,

o D’effectuer ou faire effectuer l’entretien du matériel de protection contre l’incendie,

o De tenir à jour le registre de sécurité,

o D’instruire, d’entraîner et de diriger le personnel chargé dans certaines classes d’IGH


de l’application des consignes d’évacuation et de l’utilisation des moyens de premiers
secours dans chaque compartiment,

o De surveiller les travaux (*) réalisés dans l’immeuble et, le cas échéant, de délivrer
les permis de feu,

o D’assurer aux membres de la commission de sécurité en visite de contrôle l’accès à


tous les locaux communs de l’immeuble,

o D’être en mesure de recevoir les informations relatives au fonctionnement des


ascenseurs et de faire appliquer les consignes lors du blocage d’un ascenseur.

(*) Les travaux de maintenance, d’entretien et de nettoyage susceptibles d’entraîner une


gêne dans l’évacuation des personnes ou de créer des dangers d’éclosion et d’extension du
feu font l’objet de mesures de prévention adaptées de la part du service de sécurité incendie

Service de sécurité commun à plusieurs IGH

Un service de sécurité incendie et d’assistance à personnes peut être commun à plusieurs


immeubles de grande hauteur aux conditions suivantes :

o Il est installé dans un poste central de sécurité incendie,

o L’emplacement, la surface, les moyens de liaison, les installations permettant


d’assurer les missions dévolues au service de sécurité incendie et, notamment la
définition des reports d’informations des systèmes de sécurité incendie des différents
IGH, ainsi que la composition de ce service sont définis au cas par cas,

o Le service est placé sous une direction unique,

o Il est en mesure d’activer le poste central de sécurité incendie de chaque IGH en cas
d’intervention des services publics de secours et de lutte contre l’incendie,

o Le poste central de sécurité incendie de chaque IGH est situé à une distance maximale
de 100 mètres du poste central de sécurité incendie commun par les cheminements
piétons praticables.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Les immeubles de grande hauteur sont dotés d’un service de sécurité incendie
assurés par des agents qualifiés SSIAP.

Ses missions :

o Ne jamais être distrait de ses fonctions spécifiques,


o Avoir reçu une instruction technique spécifique concernant les systèmes de
sécurité incendie et dans les domaines liés à la sécurité incendie,
o Etre en liaison permanente avec le poste central de sécurité,
o Pouvoir être rassemblé dans les meilleurs délais.

Un service de sécurité incendie et d’assistance à personnes peut être commun à


plusieurs immeubles de grande hauteur.
CONSIGNES DE SECURITE DANS LES IGH

(Mise à jour le 17 mai 2013)

Mesures particulières aux IGH

En complément de l'exposé concernant les consignes de sécurité dans les ERP, les immeubles
de grande hauteur sont également astreints à l’affichage des plans et consignes dans les
mêmes conditions.

Toutefois, des particularités sont imposées aux IGH en prévoyant des mesures
complémentaires dans les dispositifs d’intercommunication entre compartiments ou entre un
compartiment et un escalier.

C’est ainsi que ces dispositifs doivent comporter :

o Le numéro de l’étage, inscrit sur la porte de l’escalier donnant accès à chaque niveau,
côté escalier,
o Un plan du niveau qui indique notamment :
o Le repérage du dispositif d’accès où le plan est affiché,
o La distribution générale du niveau,
o L’emplacement des ouvrants de désenfumage et de leurs commandes
d’ouverture ainsi que des dispositifs d’évacuation d’eau,
o L’emplacement des moyens de secours, des vannes d’arrêt et du téléphone
d’alerte.

Domaine de responsabilités

La vérification du respect des consignes de sécurité correspond à l’une des missions du


service de sécurité incendie, mais la responsabilité de l’affichage appartient au propriétaire de
l’IGH ou au mandataire désigné.

Consignes particulières à certains types d’IGH

a) Cas des IGH O (Hôtels)

Dans les locaux occupés par le public et, en particulier, dans les chambres, un plan sommaire
indique la ou les directions à prendre en cas d’évacuation du compartiment.

Ce plan est accompagné de consignes simples sur la conduite à tenir en cas d’incendie ou de
diffusion du signal d’alarme.

Les consignes prévues ci-dessus sont affichées dans chaque chambre. Elles sont rédigées en
français et complétées par une bande dessinée illustrant les consignes. Leur rédaction en
langue française peut être complétée par la traduction dans les langues parlées par les
usagers habituels. Elles indiquent :
Conduite à tenir en cas d’incendie

En cas d’incendie dans votre chambre, Si vous ne pouvez maîtriser l’incendie :

o Gagnez l’escalier en refermant bien la porte de votre chambre et en suivant le


balisage,
o Prévenez la réception.

En cas de diffusion du signal d’alarme, si le couloir est praticable :

o Gagnez l’escalier en refermant bien la porte de votre chambre et en suivant le


balisage.

Si la fumée rend le couloir ou l’escalier impraticable :

o Restez dans votre chambre,


o Manifestez votre présence en attendant l’arrivée des pompiers.

NOTA :

Une porte mouillée et fermée, rendue étanche par des moyens de fortune (linges
humides), protège longtemps.

CE QU’IL FAUT RETENIR

L’affichage des plans et consignes de sécurité contre l’incendie est obligatoire dans
les IGH.

Une précision réglementaire impose des consignes particulières dans les dispositifs
d’intercommunication entre compartiment ou entre un compartiment ou un escalier.
POSTE DE SECURITE EN IGH

(Mise à jour le 18 mai 2013)

Un PCS obligatoire

Comme pour ce qui concerne les ERP, tout immeuble de grande hauteur dispose d’un poste
central de sécurité incendie (PCS) à usage exclusif des personnels chargés de la
sécurité incendie.

Aménagement du PCS

Les principales caractéristiques d’aménagement du poste central de sécurité :

o Etre aménagé au niveau et à proximité de l’accès des services publics de secours et de


lutte contre l’incendie,
o Présenter une surface d’au moins 50 m², hors base de vie,
o Etre constitué de parois coupe-feu de degré une heure ou REI 60 et de blocs-portes
pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30 ou de parois coupe-feu de degré deux
heures ou REI 120 et de blocs-portes, pare-flammes de degré une heure ou E 60 s’il
est contigu à un local contenant un risque particulier d’incendie ;
o Disposer des installations permettant notamment au service de sécurité incendie et
d’assistance à personnes d’assurer ses missions de surveillance.
o Contenir tous les équipements minimum imposés dans les ERP :
o Unité d’aide à l’exploitation,
o Gestion technique centralisé,
o Postes émetteurs récepteurs portatifs,
o Divers documents et matériel administratifs et techniques,
o Contenir tous les éléments de commandes techniques liés à la sécurité incendie de
l’immeuble (report etc.).

Service de sécurité commun à plusieurs IGH

Comme cela a déjà été étudié dans une leçon précédente, un service de sécurité incendie et
d’assistance à personnes peut être commun à plusieurs immeubles de grande hauteur aux
conditions suivantes :

o Il est installé dans un poste central de sécurité incendie,


o L’emplacement, la surface, les moyens de liaison, les installations permettant
d’assurer les missions dévolues au service de sécurité incendie et, notamment la
définition des reports d’informations des systèmes de sécurité incendie des différents
IGH, ainsi que la composition de ce service sont définis au cas par cas,
o Le service est placé sous une direction unique,
o Il est en mesure d’activer le poste central de sécurité incendie de chaque IGH en cas
d’intervention des services publics de secours et de lutte contre l’incendie,
o Le poste central de sécurité incendie de chaque IGH est situé à une distance maximale
de 100 mètres du poste central de sécurité incendie commun par les cheminements
piétons praticables.

Rôle du propriétaire

Le propriétaire :

o Met en place, dès le début des travaux de second œuvre, un service permanent de
sécurité incendie et d’assistance à personnes, ainsi que des moyens de secours
appropriés aux risques à combattre.
o Organise au moins une fois chaque année, un exercice d’évacuation de chaque
compartiment avec mise en œuvre des fonctions de sécurité après sensibilisation d’un
détecteur automatique d’incendie dans une circulation horizontale commune.
o Prévoit l’évacuation de première et deuxième phase de l’immeuble.
o Organise des exercices.
o Etablit et affiche les consignes d’incendie et les plans d’évacuation dans les circulations
horizontales communes près des accès aux escaliers et aux ascenseurs.
o Informe les occupants des conditions dans lesquelles est assurée la protection contre
l’incendie de l’immeuble et leur rappelle l’importance du respect des diverses
dispositions de sécurité.

Toutes ces obligations font partie des missions des agents SSIAP 2 et 3.
CE QU’IL FAUT RETENIR

Tout immeuble de grande hauteur doit disposer d’un poste central de sécurité
incendie (PCS) à usage exclusif des personnels chargés de la sécurité incendie.

Apprendre les principales caractéristiques techniques du poste central de sécurité.

Un poste central peut accueillir un service de sécurité incendie commun à plusieurs


IGH.
RONDE DE SECURITE EN IGH

(Mise à jour le 19 mai 2013)

La ronde de sécurité

Comme dans les ERP, la ronde de sécurité incendie dans les immeubles de grande hauteur est
assurée par les agents de sécurité qualifiés SSIAP.

Dans ses dispositions générales, le règlement de sécurité IGH, ne donne aucune indication
précise sur la manière de réaliser la ronde de sécurité ; les conseils préconisés dans l'exposé
concernant la ronde de sécurité dans les ERP sont donc les mêmes.

Toutefois, une attention particulière dont être portée sur les travaux réalisés dans l’immeuble.

Les travaux soumis à autorisation

Tous les travaux réalisés dans un IGH ne sont pas obligatoirement soumis à la procédure du
permis de feu.

Néanmoins, les travaux de maintenance, d’entretien et de nettoyage susceptibles d’entraîner


une gêne dans l’évacuation des personnes ou de créer des dangers d’éclosion et d’extension
du feu font l’objet de mesures de prévention adaptées de la part du service de sécurité
incendie et d’assistance à personnes de l’immeuble.

Ces travaux avant d’être exécuter doivent recevoir une autorisation, dans les conditions
suivantes :

o Si la gêne doit excéder quarante-huit heures,

o Si les travaux nécessitent l’introduction dans l’immeuble, d’appareils utilisant des


combustibles liquides ou gazeux en quantité excédant 21 kg,

o Si les travaux, quelle qu’en soit la durée, sont susceptibles d’entraver l’intervention
des services publics de secours et de lutte contre l’incendie.

Caractéristiques de la demande d’autorisation de travaux

Elle est présentée un mois avant le début des travaux, accompagnée des documents
permettant de juger de leur importance et des mesures de protection retenues.

Elle précise éventuellement les conditions spéciales à observer.

Une copie est transmise au centre de secours où l’immeuble est répertorié, et sans réponse
de l’administration dans le délai visé à l’alinéa précédent, l’autorisation est réputée accordée.

Le permis de feu

Les travaux dits “ par points chauds “ (soudage, oxycoupage, meulage,...) font l’objet de
l’établissement d’un permis de feu.

C’est un document autorisant l’exécution de travaux par points chauds.

Il a pour but de prendre toute mesure de prévention contre les risques d’incendie ou
d’explosion à l’occasion de travaux et de définir les moyens et mesures nécessaires pour
prévenir et lutter contre tout début d’incendie pouvant intervenir à cette occasion.

Le permis de feu est signé par le maître d’ouvrage ou son représentant qualifié, un
représentant du service de sécurité incendie (SSIAP 2 minimum) et par l’opérateur.

Un exemplaire est remis à chaque signataire. La validité du permis de feu est précisée ; elle
est limitée à un jour ou une opération.

Dans ce dernier cas, la durée maximale de validité est de cinq jours au-delà desquels le
permis de feu est renouvelé.

Règles particulières applicables à certaines classes d’immeubles

Certaines classes d’immeubles de grande hauteur font l’objet de mesures particulières dans
l’organisation des rondes ou du service de sécurité.

a. IGH de la classe A (habitation)

L’effectif du service de sécurité incendie et d’assistance à personnes doit être dimensionner de


manière que la permanence au poste central de sécurité incendie soit assurée par un agent de
sécurité au moins qualifié S.S.I.A.P.2.

Les rondes sont effectuées tous les jours et aussi dans les cas particuliers ci-après :

o Lors des aménagements ou déménagements,


o Après le travail des ouvriers lorsque des travaux ont été réalisés dans les parties
communes.

Pendant les rondes et la surveillance des travaux, la permanence est assurée au poste de
sécurité par une personne connaissant parfaitement les consignes et leur application.

Cette personne n’est pas nécessairement qualifiée SSIAP.

La surveillance des travaux ne s’applique pas aux appartements.

b. IGH de la classe O (Hôtels)

Les rondes assurées par le service de sécurité incendie et d’assistance à personnes ont lieu au
moins trois fois par nuit.

Le personnel d’étages et le personnel de permanence de nuit doit recevoir une formation


complémentaire sur :

o La conduite à tenir en cas d’évacuation en prenant en compte notamment la situation


de personnes handicapées, quel que soit leur handicap,
o La mise en œuvre des moyens de premiers secours.
c. IGH R (Enseignement)

Les rondes assurées par le service de sécurité incendie et d’assistance à personnes ont lieu :

o Au moins deux fois pendant les heures de présence des étudiants,


o Puis, une ronde immédiatement après le départ des étudiants, la suivante deux heures
plus tard et une autre au moins dans le courant de la nuit.

d. IGH W (Bureaux)

Les rondes assurées par le service central de sécurité incendie et d’assistance à personnes ont
lieu, la première immédiatement après le départ des employés, la suivante deux heures plus
tard et une troisième au moins dans le courant de la nuit.

En conclusion, une vigilance particulière doit être observée


au cours de la ronde ; la sécurité incendie est à ce prix

CE QU’IL FAUT RETENIR

Comme dans les ERP, la ronde de sécurité incendie dans les immeubles de grande
hauteur est assurée par les agents de sécurité qualifiés SSIAP.

Une attention particulière dont être portée sur les travaux réalisés dans l’immeuble,
mais tous les travaux réalisés dans un IGH ne sont pas obligatoirement soumis à la
procédure du permis de feu.

Les travaux dits “ par points chauds “ (soudage, oxycoupage, meulage,...) font
l’objet de l’établissement d’un permis de feu.

C’est un document autorisant l’exécution de travaux par points chauds.

Il a pour but de prendre toute mesure de prévention contre les risques d’incendie ou
d’explosion à l’occasion de travaux et de définir les moyens et mesures nécessaires
pour prévenir et lutter contre tout début d’incendie pouvant intervenir à cette
occasion.

Certaines classes d’immeubles de grande hauteur font l’objet de masures


particulières dans l’organisation des rondes ou du service de sécurité.
SENSIBILISATION DES OCCUPANTS EN IGH

(Mise à jour le 19 mai 2013)

Rôle du propriétaire

Le propriétaire :

o Met en place, dès le début des travaux de second œuvre, un service permanent de
sécurité incendie et d’assistance à personnes, ainsi que des moyens de secours
appropriés aux risques à combattre.

o Organise au moins une fois chaque année, un exercice d’évacuation de chaque


compartiment avec mise en œuvre des fonctions de sécurité après sensibilisation d’un
détecteur automatique d’incendie dans une circulation horizontale commune.

o Prévoit l’évacuation de première et deuxième phase de l’immeuble.

o Organise des exercices.

o Etablit et affiche les consignes d’incendie et les plans d’évacuation dans les circulations
horizontales communes près des accès aux escaliers et aux ascenseurs.

o Informe les occupants des conditions dans lesquelles est assurée la protection contre
l’incendie de l’immeuble et leur rappelle l’importance du respect des diverses
dispositions de sécurité.

Toutes ces obligations font partie des missions des agents SSIAP 2 et 3.

Mesures complémentaires de sensibilisation

Le personnel de certaines classes d’IGH est tenu de s’impliquer dans la sécurité contre
l’incendie de son établissement.
Dans d’autres cas, la participation du public fréquentant l’établissement est aussi obligatoire.

a. Cas des IGH O (Hôtels)

Le personnel d’étages et le personnel de permanence de nuit est astreint à suivre une


formation complémentaire sur :

o La conduite à tenir en cas d’évacuation en prenant en compte notamment la situation


de personnes handicapées, quel que soit leur handicap,

o La mise en œuvre des moyens de premiers secours.

b. Cas des IGH R (Enseignement)

Dans les établissements à usage d’enseignement, des exercices d’évacuations périodiques


doivent être organisés ; les occupants sont tenus d’y participer.

c. Cas des IGH U

Tout le personnel de l’établissement est informé sur les dangers d’un incendie dans un IGH U
et doit être formé :

o A l’exécution de consignes précises en vue de limiter l’action d’un feu et d’assurer le


transfert horizontal ou l’évacuation,

o A la mise en œuvre des moyens d’extinction.

Des exercices d’évacuation simulée sont organisés périodiquement afin de maintenir le niveau
d’entraînement des personnels.

Une fois par an, les pompiers sont invités à s’associer à un tel exercice. Ces exercices font
l’objet d’une inscription sur le registre de sécurité de l’IGH U.

d. Cas des IGH W


Les occupants de chaque compartiment sont tenus de participer au service local de sécurité.

Le service local est composé :

o D’un chef de compartiment,

o D’agents désignés parmi le personnel

e. Cas des tours de contrôle destinées à la navigation aérienne

L’exploitant :

o Organise au moins une fois tous les six mois pour l’ensemble du personnel occupant la
tour de contrôle :

o Un exercice d’évacuation,

o Des séances destinées à familiariser les occupants avec l’emploi des moyens de
secours.

o Etablit et affiche les consignes d’incendie dans les circulations horizontales communes
près des accès aux escaliers et aux ascenseurs,

o Informe les occupants des conditions dans lesquelles est assurée la protection contre
l’incendie de l’immeuble et leur rappelle l’importance du respect des diverses
dispositions de sécurité.

CE QUIL FAUT RETENIR

Le propriétaire joue un rôle important dans la sensibilisation des occupants de


l’immeuble ;

C’est ainsi qu’il doit :

o Mettre en place, dès le début des travaux de second œuvre, un service


permanent de sécurité incendie et d’assistance à personnes,
o Organiser au moins une fois chaque année, un exercice d’évacuation de
chaque compartiment Prévoit l’évacuation de première et deuxième phase de
l’immeuble.
o Etablir et afficher les consignes d’incendie et les plans d’évacuation dans les
circulations horizontales communes près des accès aux escaliers et aux
ascenseurs,
o Informe les occupants des conditions dans lesquelles est assurée la
protection contre l’incendie de l’immeuble,
o Leur rappeler l’importance du respect des diverses dispositions de sécurité.

Le personnel de certaines classes d’IGH est tenu de s’impliquer dans la sécurité


contre l’incendie de son établissement.

Dans d’autres cas, la participation du public fréquentant l’établissement est aussi


obligatoire.

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