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Inflammabilité - Lutte contre l'Incendie


PRÉVENTIONS ET PRÉCAUTIONS
CONTRE LES RISQUES D'INCENDIE ET D'EXPLOSION -3
Ingénieurs en DÉTECTEURS DE GAZ COMBUSTIBLES
Sécurité Industrielle

I - EXPLOSIMÈTRE ...................................................................................................................... 1

1 - Appareillage .................................................................................................................................1
2 - Mode opératoire ...........................................................................................................................4
3 - Étalonnage ...................................................................................................................................5
4 - Différents types d’appareils utilisés .............................................................................................. 6
5 - Utilisation de la mesure ................................................................................................................ 8

II - CATHAROMÈTRE .................................................................................................................... 9

III - APPAREILS COMBINÉS .......................................................................................................... 9

IV - DÉTECTEURS INFRAROUGE ............................................................................................... 12

1 - Principe de la mesure.................................................................................................................12
2 - Détecteur ponctuel .....................................................................................................................13
3 - Barrière infrarouge .....................................................................................................................14
4 - Avantages - Inconvénients .........................................................................................................15

Ce document comporte 16 pages


SE FEU - 02398_A_F - Rév. 2 10/05/2005

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I- EXPLOSIMÈTRE

1- APPAREILLAGE
a - Principe de la mesure

L’explosimètre permet de vérifier que l’atmosphère analysée est en dessous de la limite inférieure
d’inflammabilité d’un corps de référence qui peut être, par exemple, l’isobutane ou le pentane.

Le rôle de l’explosimètre est d’évaluer un risque d’inflammation et non de faire une analyse fine de
l’atmosphère.

L’indication de l’appareil est en pourcentage de la LIE du corps de référence.

Le diagramme ci-dessous positionne l’indication d’un explosimètre par rapport aux limites
d’inflammabilité.

0% LIE Zone d'inflammabilité LSE 100 %


xx x xx xx x x x x x x x x x x xxx x x xxx
% de vapeur
Combustion impossible Combustion impossible
combustible
dans l'air
INDICATION DE
L'EXPLOSIMÈTRE
0% 100 %

D SEC 2038 A
Pentane
0% 0,75 1,5 % 7,8 %

Entrée gaz Sortie gaz


+ air + air

Poire,
Cellule étanche (air pur) Arrête
pompe
ou filament recouvert de silice flamme
ou diffusion

Cellule de
détection

Élément de Élément
comparaison détecteur

Galvamomètre

Potentiomètre
de réglage du zéro

Marche
Rhéostat
Interrupteur
général

Piles Arrêt
Réglage
tension piles Voltamètre
D SEC 2039 A

Voltamètre

Résistance

Schéma de principe d'un explosimètre portatif

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Le principe de fonctionnement consiste à provoquer l’oxydation catalytique des gaz que l’on veut
contrôler, et à mesurer l’échauffement qui en résulte.

Cette réaction se fait sur un filament de platine chauffé par un courant électrique constituant l’une des
branches d’un pont de Wheatstone. La chaleur d’oxydation qui dépend de la quantité de composés
combustibles dans l’échantillon fait varier la résistance du filament entraînant un déséquilibre du pont.
Cela se traduit, après traitement du signal, par une indication en % de la LIE d’un gaz de référence.

L’oxydation est catalysée par le platine et peut donc s’effectuer en dessous de la LIE.

GAZ À
CONTRÔLER

OXYDATION
PONT DE INDICATION
EXOTHERMIQUE
WHEATSTONE EN % LIE
EN PRÉSENCE D'O2

D SEC 1218 A
FILAMENT DE PLATINE
= CATALYSEUR

Principe de la mesure du gaz combustible par l’explosimètre

Gaz carbonique
Eau
Azote

Azote Méthane
Oxygène

Eau

Oxygène

Chaleur

Pellistor

Résistance chaude sans présence de gaz ou Résistance chaude environ 3,05 Ω.


D CH 3008 A

de vapeur combustible. La valeur de la résistance L'augmentation de la résistance est liée à


est d'environ 3 Ω. l'échauffement de la cellule de mesure due
à l'oxydation catalytique du méthane.

Principe de fonctionnement de l’explosimètre

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b - Description

Le mélange gazeux à contrôler est admis dans la cellule de détection par diffusion, poire manuelle ou
pompe intégrée à l’appareil. Il traverse un arrête-flammes constitué par de l’acier fritté.

D SEC 3055 A
Afin de prévenir l’inflammation d’un mélange éventuellement explosif, la cellule de référence et la
cellule de mesure sont protégées par un arrête flamme, constitué d’une capsule en métal fritté
(appareil Norme ATEX).

Exemple d’une cellule de détection de gaz ou de vapeur combustible

La cellule de détection porte le filament détecteur au platine au contact duquel s’opère la


combustion catalytique.

La seconde cellule ou cellule de référence, emplie d’air pur et sec porte le filament de référence, qui
chauffé à la même température initiale que le filament détecteur, assure la correction nécessaire en
fonction de la température ambiante.

L’élément détecteur est constitué par un bobinage de fil de platine enrobé d’une petite masse de
catalyseur de platine mélangé à de l’alumine. Le tout constitue une “perle catalytique”. L’alumine
confère aux perles une grande porosité donc une plus grande surface active (4000 à 5000 fois plus
importante que le filament catalytique). Ceci est prédominant pour la résistance à certains poisons.

La perle de référence, identique à la perle de mesure, est recouverte d’un mince revêtement de silice
(vitrification) étanche qui la rend inactive vis-à-vis du gaz.

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2- MODE OPÉRATOIRE
Le mode opératoire dépend du type d’appareil mais il importe de respecter un certain nombre de
précautions avant toute utilisation :

– vérification systématique de la charge des piles ou de la batterie d’alimentation

– vérification de l’étanchéité parfaite de tout le circuit d’aspiration ; une entrée d’air


fausserait la mesure

– vérification du zéro de l’appareil et de la sensibilité en approchant progressivement de


l’aspiration un chiffon imbibé d’essence, un briquet à gaz ouvert, etc.

– ne pas prolonger la mise sous tension du filament.

De plus, la mesure n’est pas significative :

– si le filament est en contact avec des composés sulfurés, des composés à base de plomb,
du chlore, des composés halogénés, des silicones (empoisonnement du platine)

– si le filament est en présence d’eau ou de liquides, même sous forme de brouillards


(destruction possible)

– si la prise de gaz est effectuée dans un mélange trop riche (cas des anciens appareils)

– si l’atmosphère contient des gaz inertes (gaz carbonique, azote, argon utilisé en soudure,
etc.)

– si l’atmosphère est chaude (60 à 65°C maximum admissible) ou froide (< – 10°C)

– dans une atmosphère sous oxygénée (18 % d’oxygène minimum)

– si l’on utilise un flexible de prélèvement long (par exemple pour explorer une capacité
depuis son trou d’homme supérieur) non relié électriquement à la capacité ; celui-ci se
charge en effet d’électricité statique qui peut fausser la mesure

La mesure exacte de l’explosivité est donc assez délicate et demande des précautions.

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3- ÉTALONNAGE
L’explosimètre réagit indépendamment à tout gaz ou vapeur combustible présent dans l’atmosphère à
contrôler. Il faut donc en connaître la composition pour que les indications données par l’appareil
soient exactes.

Sinon, elles alertent uniquement “sur la” présence de gaz combustibles.

Le graphique ci-après donne la correspondance entre les indications d’un détecteur étalonné sur le
butane et le pourcentage réel de la LIE pour d’autres gaz.

Lecture % 1 2 3
100

4
75
%
- 1,9
e LIE 5
an
But
50

25

D SEC 1260 A
0 25 30 75 100%
LIE
1 - Hydrogène (LIE = 4 %) 3 - Éthylène, propane, propylène (LIE = 2,7 %, 2,2 %, 2 %)
2 - Méthane (LIE = 5 %) 4 - Acétone, pentane (LIE = 2,6%, 1,5%)
5 - Heptane, hexane, toluène (LIE = 1,05 %, 1,1 %, 1,2 %)
Courbes de correspondance entre la LIE de différents
gaz et la lecture d'un explosimètre étalonné sur le butane

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4- DIFFÉRENTS TYPES D’APPAREILS UTILISÉS


Suivant les applications, trois types d’appareils sont utilisés (planches pages suivantes).

a - Appareils portatifs

Ils sont conçus pour effectuer manuellement des contrôles d’atmosphère et des recherches de fuites
en cas de besoin.

b - Appareils portables

Ils sont destinés à contrôler des zones potentiellement dangereuses suite, par exemple, à un accident
ou à assurer la protection d’un chantier.

Si l’appareil n’est pas de “sûreté” ATEX (sécurité intrinsèque, pressurisation, etc.) seul le capteur
(pouvant être équipé d’un câble d’une centaine de mètres) doit être installé dans la zone
potentiellement explosive.

L’appareil lui-même doit être impérativement placé en dehors.

c - Appareils à poste fixe

Installés dans les unités où les risques sont particulièrement élevés, ils permettent une détection
continue en un ou plusieurs points répartis dans l’installation et agissent en alarme ou en sécurité par
l’intermédiaire d’un système de traitement de l’information (réglages à 20 % et 40-50 % de la LIE en
général).

Bien entendu, tous ces appareils doivent être ATEX.

Le schéma ci-dessous montre un exemple d’installation automatique fixe.

ZONE NON ATEX

Sondes pour gaz plus légers que l'air

ZONE ATEX
Chargeur 12 V
Batterie ou
tampon 24 V Alarme sonore
Secteur antidéflagrante

Alarme
lumineuse
Sonde pour fuite
Alarme ponctuelle connue
sonore
Centrale de Gyrophare
détection
Sondes pour gaz
"Synoptique" plus lourds que l'air
Protecteur parapluie
D SEC 3056 A

sur
console

Exemple d’installation automatique fixe

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On constate que pour des teneurs en gaz peu élevées la dispersion est faible ce qui permet d'être
alerté sur la présence de gaz combustible, quelle qu'en soit la nature.

Il est prudent d'étalonner l'explosimètre avec un gaz ayant la plus faible LIE ou avec le gaz le moins
réactif susceptible d'être rencontré. L'appareil surestimera les concentrations des autres gaz.

Exemple : sur les unités d'exploitation, où l'on est susceptible de rencontrer du méthane et du propane
on étalonne l'explosimètre avec le propane.

L'étalonnage de l'explosimètre s'effectue pour un gaz déterminé avec un mélange étalon par exemple
à 50 % de la LIE.

Exemple : Étalonnage sur Pentane LIE = 1,5 %


Mélange étalon : N2 + O2 + Pentane (0,75 % vol.)

Contrôle systématique périodique pour vérifier que le filament au platine n'a pas été empoisonné.

• Positionnement des détecteurs à poste fixe

Les détecteurs doivent être placés :

- aux sources de fuites ponctuelles connues : garnitures de pompes, manifolds de


vannes, prises d’échantillon, …

- à l’accumulation. Ce critère prend en compte la densité du gaz surveillé et la zone de


rétention (cuvette de réservoir ou de sphère, caniveaux, faux plafonds, faux planchers, …,
hangars, …)

Les gaz plus légers que l’air sont recherchés en partie haute, les gaz plus lourds que l’air en
partie basse.

Une attention particulière est portée aux courants de convection naturels ou forcés
(ventilation) afin que les détecteurs se trouvent sur le trajet du gaz.

- en barrière de telle façon qu’ils détectent le passage d’un nuage de gaz se dirigeant vers la
zone ou les locaux à protéger (salles de contrôle, route, locaux administratifs, …)

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5- UTILISATION DE LA MESURE
a - Travaux à chaud

En pratique, tout travail à chaud doit être différé si l’indication de l’explosimètre n’est pas nulle.

Par exemple, dans le cas de vapeur d’essence :

% volume
vapeurs
d'essence
dans l'air

100 1,5 %
Limite inférieure d'inflammabilité
Indication de
TRAVAIL NON AUTORISÉ
l'explosimètre

50 0,75 %

5 0,075 %

TRAVAIL AUTORISÉ
D SEC 205 C

0 0%

b - Stockage des gaz liquéfiés - Réglementation

L’arrêté du 10 mai 1993 relatif aux réservoirs aériens de gaz liquéfiés sous pression impose entre
autre la mise en place d’une installation automatique fixe et les seuils d’utilisation de la mesure :

“Un plan de détection de gaz est mis en œuvre par l’exploitant, indiquant l’emplacement des
capteurs, les seuils de concentration efficaces et les appareils asservis à ce système. Le
dispositif doit pouvoir détecter toute fuite de gaz dans les meilleurs délais. L’implantation des
détecteurs tient compte des caractéristiques des gaz à détecter, des risques de fuites,
d’inflammation et de la sensibilité de l’environnement (art. 6).

Toute détection de gaz inflammable à une concentration supérieure à 20 % de la limite


inférieure d’explosivité doit déclencher une alarme perceptible par les personnels concernés.
En cas de détection à une concentration fixée par l’exploitant, inférieure ou égale à 50 % de la
LIE, l’ensemble des installations de sécurité doit être mis en état de sécurité consistant, sauf
justification contraire, en la fermeture des vannes automatisées sur les canalisations de
transfert, l’arrêt des pompes, compresseurs, moteurs et alimentation en énergie autres que
ceux nécessaires au fonctionnement des équipements de sécurité et d’intervention (art. 7)”.

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II - CATHAROMÈTRE
La mesure de la teneur totale en gaz combustibles d’un mélange gazeux dans l’air, est réalisée non pas avec
un explosimètre qui nécessite une teneur en O 2 suffisante mais à l’aide d’un catharomètre.

Celui-ci mesure la teneur totale en gaz en % volume, la mesure étant basée sur le principe de la conductibilité
thermique, ne nécessite pas d’oxygène et peut s’effectuer en ambiance inerte.

Le filament détecteur, chauffé par le passage d’un courant électrique voit sa résistance varier selon la
conductibilité thermique du gaz. Cette propriété, très différente entre l'air et les gaz combustibles, entraîne un
refroidissement du filament en fonction de la concentration de gaz dans l'air.

Le résultat de la mesure s’exprime en % volume (0-100 %) d’hydrocarbures dans l’atmosphère


mesurée.

GAZ À
CONTRÔLER

REFROIDISSEMENT PONT DE INDICATION


PAR CONDUCTIVITÉ
WHEATSTONE EN % GAZ
THERMIQUE

D SEC 1218 B
RÉSISTANCE
ÉLECTRIQUE

Principe de la mesure de gaz combustibles par le catharomètre

Certains appareils assurent plusieurs fonctions :

- teneur en oxygène et explosimètre


- explosimètre et teneur en gaz combustibles en % volume dans l’atmosphère

Dans ce cas il est important de ne pas confondre les résultats donnés par l’explosimètre et le catharomètre.

III - APPAREILS COMBINÉS


De plus en plus les explosimètres portatifs cumulent plusieurs fonctions :

- explosimètre

- oxygènemètre (pour la validité de la mesure d’explosivité et pour la respirabilité)

- détecteur de gaz toxiques (jusqu’à 3 gaz différents en fonction des cellules de mesure
installées)

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EXPLOSIMÈTRES PORTATIFS ET PORTABLES

Explosimètre-oxygénemètre Explosimètre-oxygénemètre Explosimètre-oxygénemètre-


portatif MSA portatif Parametrics 3 gaz toxiques portatif MSA

D SEC 1289 B

Balise portable Balise portable


Sieger-Zellweger Oldham

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EXPLOSIMÈTRES À POSTE FIXE

Exemple de système de gestion MSA des alarmes

Détecteur local Oldham avec indicateur

Détecteur local MSA avec indicateur


D SEC 1290 B

Installation sur racks d'une


centrale de mesure et d'alarme Oldham

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IV - DÉTECTEURS INFRAROUGE

1- PRINCIPE DE LA MESURE
La détection est basée sur l’absorption par un gaz d’un rayonnement de longueur d’onde comprise
entre 2 et 8 mm.

L’absorption se produit à des fréquences distinctes correspondant aux oscillations propres des
molécules.

Chaque gaz, à l’exception des gaz rares monoatomique et des gaz diatomiques (N2 , O 2 , H2 , …),
présente un spectre d’absorption spécifique.

Les graphes ci-dessous donnent les spectres d’absorption du méthane et du propane.

D SEC 3057 A
2 3 4 5 6 7 8 2 3 4 5 6 7 8
(mm) (mm)
Absorption du méthane Absorption du propane

Ces spectres montent 2 pics assez nettement différenciés 2,2 à 2,5 m et 3,1 à 3,9 m et d’autre part une
bande comprise entre 6,1 et 8,6 m dont l’intensité est variable.

Cette propriété est valable, avec toutefois une sensibilité différente pour les corps suivants : alcanes,
éthylène, styrène, xylènes, alcools en phase gaz (méthanol, éthanol, …), acétone, white spirit, …

Les détecteurs infrarouge travaillent donc en général :

- à 3,3-3,4 mm pour la longueur d’onde du rayonnement servant à la mesure


- à 3 mm pour la longueur d’onde du rayonnement de référence

Le rayon mesuré est plus ou moins absorbé en fonction de la présence de gaz. Le rayon de
référence n’est pas absorbé.

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Intensité Intensité
Mesure et Mesure et
Référence Référence
sans gaz avec gaz
Réflecteur

Gaz Gaz

Rayon référence

Rayon référence
Rayon mesure

Rayon mesure
Gaz Gaz

D SEC 3058 A
Bloc Bloc
optique optique

Principe de la mesure par absorption IR

2- DÉTECTEUR PONCTUEL
Ils mesurent de 0 à 100 % de la LIE, les gaz ou vapeurs explosives qui viennent à leur contact.

On les positionne de la même manière que les sondes détectrices d’explosimètre.

Ils sont plus chers que les explosimètres et présentent des inconvénients supplémentaires (poids
important, pas de détection de l’H2, interférence de certains composés sur le rayon de référence). Ils
sont peu utilisés.
D SEC 3061 A

Vue extérieure (doc. Zellweger)

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3- BARRIÈRE INFRAROUGE
Ce sont des détecteurs à cellule ouverte et long trajet optique (jusqu’à 200 m) qui permettent de
détecter une fuite de gaz à distance. Ils sont constitués par un émetteur-récepteur et un réflecteur,
fixés tous deux sur des supports exempts de vibration.

Réflecteur 1 m x 1 m
Distance 20 à 60 mètres Espace à maintenir
(barrière longue distance) libre de toute obstruction

Réflecteur 0,5 mm x 0,5 mm


Distance 6 à 20 mètres
(barrière courte distance)

60 m
50 m
40 m
30 m Émetteur/Récepteur

D SEC 3059 A
20 m
10 m
0m

Principe de la mesure (d’après doc. Auxim)

D SEC 3060 A

Émetteur Récepteur
(d’après doc. Autoclim)

Ils permettent la surveillance :

- de stockage de gaz liquéfiés


- de manifolds
- de pipes de gaz
- en limite de propriété

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4- AVANTAGES - INCONVÉNIENTS
Avantages :

- mesure de 0 % à 100 % de la LIE

- utilisable en absence d’O2

- utilisable en présence d’agents corrosifs

Inconvénients :

- non adapté à la détection hydrogène

- non adapté à la détection de mélanges explosibles complexes

- non adapté à la détection d’un nuage étendu de gaz à faible concentration

- plage de températures de fonctionnement un peu limitée (– 20 / + 45)

- assez chers

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