Vous êtes sur la page 1sur 18

1|Page

INTRODUCTION
1.1. Position du problème
Le souci d’assurer, de sécuriser et de sureté étant un besoin mondial auquel
tout être est appelé à trouver une réponse1. Il faut dire qu’en République Démocratique
du Congo en faisant une étude historique sur les assurances, cette dernière avant la
colonisation existait mais d’une manière clanique autrement dit le clan se soutenait en
cas de perte, maladie, décès, naissance.
Cependant, il a fallu attendre l’arrivée du pouvoir colonial pour la
règlementation de ce secteur2.
En effet, la gestion du secteur des assurances est confiée aux entreprises
publiques ayant la forme d’une SARL particulièrement cette charge de gestion est
confiée à une entreprise publique créée par l’ordonnance-loi N° 66/622 du 23
novembre 1966 qui est bel est bien la société national d’assurance (SONAS). Il faut
dire que cette société (SONAS) jouit d’un monopole qui lui est accordé par l’Etat à
trouver dans l’ordonnance-loi N° 67/240 du 21 juin 1967. Ce monopole dont jouit la
SONAS puise ses forces sur certaines raisons qui ont milité en sa faveur il s’agit
notamment de la protection industrielle nationale d’une part et de réorganisation du
secteur d’assurance dans le pays d’autre part3.
Dans l’idée de la mise en place d’une libération régie par la loi N° 15/002 du 17
novembre 2015 portant code des assurances dans le secteur des assurances en date du
18 mars 2016 l’autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) a
commencé les premiers dossiers de demande d’agrément des compagnies et
intermédiaires d’assurances qui se basculent au portillon. Contre toute attente 4
Par contre, une certaine confrontation vue jour et nous trouvons que la SONAS
a toujours u monopole sur ce secteur. Et elle jouit toujours d’un monopole de fait0 et
l’Etat congolais suie à ce monopole se trouve face à un manque socio-économique
important.
De ce qui précède la problématique repose sur les questions qui suivent :
2. Qu’est qui justifie que la non libéralisation dans le secteur des assurances constitue
un manque à gagner à l’Etat ?
3. Pourquoi la SONAS trouve toujours une position dominante sur l’ARCA ?

1
KUMBU K NGIMBI, législation en matière économique, Kinshasa, 2009 P. 124.
2
KUMBU Opcit, P. 125.
3
Idem, P. 128.
4
Www. Google : assurance-monopole de fait, le 25 novembre, 14h’.41
2|Page

Cependant, l’hypothèse est fondée sur la réflexion théorique comme étant une
connaissance préparatoire du phénomène étudié, elle se présente comme une
présomption non gratuité portant sur le comportement des objets réels étudiés5
L’hypothèse est une proposition, réponse aux questions que l’on se pose à
propos de l’objet de la recherche formulée en termes tels que l’observation et l’analyse
puissent fournir les réponses6
Il faut dire que la non libéralisation constitue au manque à gagner de l’Etat
congolais dans la mesure ou toutes entreprises publiques sur le secteur des assurances
ne seront confronter à aucune concurrence et désireront d’aller s’installer dans le pays
étranger ou ils peuvent trouver une concurrence. Il faut dire également qui ceci profite
au pays étranger non à la R.D.C autrement dit le monopole d’entreprise pour pouvoir
fonctionner face à celle qui a une dominance.
Partant de la mission technique qui caractérise la SONAS, il importe de dire que
sur base du domaine dans lesquels la SONAS touche entre autre la protection d’une
industrie nationale et la réorganisation du secteur d’assurance dans le pays. Elle trouve
toujours une dominance sur tout autre organisation en place dans le secteur des
assurances.
0.2. Cadre de référence
Il est question de démontrer le cadre théorique et pratique de la recherche.
Concernant le sujet d’étude, il est nécessaire de recourir aux différentes branches qui
constituent les socles de la matière en rapport avec le sujet de travail.

C’est ainsi que le travail se réfère d’une part au droit civil et d’autre part au droit
commercial.

 Droit civil : la mesure où l’assurance est une opération contractuelle dans


laquelle moyennant une rémunération (prime ou cotisation), le preneur
d’assurance qui a intérêt à la conservation de la chose assurée obtient pour lui-
même ou pour un tiers en cas de réalisation du risque, la prestation promise par
l’assureur qui compense les risques selon la loi de grand nombre7
 Droit commercial : il faut l’entendre dans le sens des assurances des dommages
particulièrement sur celle de transport de marchandise par route au assurance
automobile8
0.3. Modes opératoires
5
RONGERE, R, méthode de recherche en sciences sociales, éd, Dalloz Paris, 1974, P.333.
6
RONGERE OPcit, P. 333.
7
KANDE BULOBA, cours de droit des assurances, UNIKUN, Faculté de droit, 1 er licence, 2005-2006
8
KUMBU OPcit. P 128.
3|Page

L’intérêt du travail porte sur deux aspects :


1. Sur l’aspect scientifique le travail effectué sur les assurances sera un point de
repère pour les chercheurs qui se lanceront dans le même domaine, étude
précisément celle de besoin de protection du patrimoine
2. Sur le plan pratique l’étude éveillera la conscience des certaines autorités pour
pouvoir veiller à la politique de la libéralisation dans le secteur des assurances
pour enfin d’emmener les entreprises publiques à une concurrence qui aidera
l’Etat congolais à pouvoir accroitre son budget.
Cependant, pour la réalisation de ce travail, avons recouru à la méthode
juridique ou exégétique et la technique documentaire.
PERLMAN définit la méthode juridique comme l’ensemble des prescriptions,
des directives et des règles légales utilisées par les juristes pour l’interprétation des
textes, des mois et des dispositions juridiques.
En effet, la méthode exégétique est celle qui sert à exposer le droit positif et elle
permet aux chercheurs de faire une confrontation aux faits observés en droit. Un juriste
doit avoir une précision sur les textes, en suite la façon dont ils sont appliqués.
Quant à la technique documentaire a été utilisée pour accueillir des
renseignements en rapport avec l’objet du travail.
Toute œuvre scientifique exige une limitation dans le temps et dans l’espace.
L’objet de cette œuvre est délimité dans un aire géographique qui est la VILLE DE
KINSHASA par le fait que cette étude se propose d’étudier « de l’impact de la mise en
œuvre de l’ARCA face aux sociétés d’assurances congolaises cas de la SONAS » dans
la ville de Kinshasa précisément sur celle prévue par la loi N°15/005 du 17 mars 2015
portant code des assurances.
Dans le temps l’étude va de 2014 jusqu’à nos jours.
4|Page

PLAN SOMMAIRE

CHAPITRE 1 : APPROCHE DESCRITIVE DES SOCIETES D’ASSURANCES


CONGOLAISES.

CHAPITRE 2 : PROBLEMATIQUE DE LA MISE EN ŒUVRE DE L’ARCA


EN R.D.C : CONSIDERATIONS CRITIQUES.

CONCLUSION.
5|Page

Chapitre 1 : APPROCHE DESCRIPTIVE ET ANALYTIQUE DE L’ARCA

HISTORIQUE

En République Démocratique du Congo, le secteur des assurances est confié à


une entreprise ayant la forme d’une SARL, à savoir la société National
d’assurance(SONAS) des colons belges. Autrement dit la SONAS est une entreprise
qui existait depuis l’époque coloniale.

Vu la gravité et l’importance qu’avait le secteur, l’Etat congolais décida un


monopole sur ce dernier. Mais c’est vers les années 2015 que l’autorité congolaise
ayant les assurances dans ses attributions s’est vue contraint de pouvoir mettre un autre
établissement public pour concurrencer la SONAS qui était la seule entreprise. Il faut
dire qu’établissement qui concurrence la SONAS est bel est bien l’ARCA (Autorité de
Régulation et Contrôle des Assurances).

Cependant, il importe de dire que sur base de principe de mobilité que l’ARCA
a été mise en place pour résoudre certaines questions d’actualités pour dire que son
existence a donné naissance à un nouveau système politique en matière d’assurance
quand bien même son application, fonctionnement et exécution aux obligation pose
encore quelque débat.9

Pour finir la libéralisation du secteur des assurances en R.D.C consiste une


porte ouverte pour compétitivité dans un secteur jadis caractérisé par le monopole
d’une seule entreprise.10

SECTION 2 : NOTION ET FONDEMENT


9
Theodore kaminar Marker, cours de grands services publics, inédit.
10
Www. autorité de régulation et contrôle des assurances « ARCA ».com
6|Page

§.1. NOTION

1.1. ARCA 

Une définition donnée par le décret-loi n 16/001 du 26 janvier 2016 portant création
organisation fonctionnement de l’Autorité de régulation et de contrôle des Assurances
a son article 1er définit l’ARCA comme étant un établissement public a caractère
technique doté de la personnalité juridique dont le siège social est situé à Kinshasa.
Elle est placée sous la tutelle du Ministre ayant des attributions. En plus, étant qu’un
établissement public œuvrant dans le secteur des assurances, mais aussi par la loi n
08/009 du 7 juillet 2008, portant dispositions générales applicables aux établissements
publics11, (la loi sur les établissements publics) et par le code des assurances.

Tous les instruments juridiques suscités font que l’ARCA organe de régulation
et de contrôle du secteur des assurances, l’ARCA assure sur toute l’étendue du
territoire national de la R.D.C.

1.2. CONTEXTE

Le secteur des assurances consiste l’un des secteurs dont le pays a besoin pour
espère accéder à l’émergence économique. La prise en compte du risque lié à tout
investissement, le risque pays lui-même sont des indicateurs qui participent de manière
essentielle à la description du climat des affaires donc à la garantie au pas des flux
financiers vers un marché donné.12

ARCA est mise en place dans les soucis de rendre plus efficace le secteur des
assurances qui connaissait plus déjà plusieurs dysfonctionnement négligence dans le
chef de l’entreprise qui avait le monopole des gestions. Pour avoir un secteur bien bâti
le gouvernement congolais a proposé la mise en place de cet établissement.

Il faut dire que l’assurance est une protection dont doit jouir un sujet du droit au
quotidien d’où les perfections sur ce secteur ne doivent pas être tolérées. 13

1.3. OBJET
11
J.O. 49 eme année, N Spécial du 12 juillet 2008
12
W.W.W opcit.
13
KANGULUMBA, Vincent, indemnisation des accidents de la circulation et assurance des responsabilités civiles
automobile, étude comparée belge et Congo, thèse de doctorat en droit ULB, faculté de droit, Bruxelles
7|Page

La prise en compte des risques ; dommages ; perte des biens meuble


qu’immeuble ; la création de l’efficacité dans le secteur des assurances dont nécessité
la création de cet établissement public du nom de l’ARCA autrement pour la sécurité
sociale des biens et parfois des personnes l’entreprise qui en avait le monopole s’est vu
créer à son opposé un établissement public qui occupe une place de choix dans le
secteur des assurances.

Il faut noter que le fonctionnement est l’importance dans de l’ARCA est bien
prouvé dans ce qu’elle a comme mission, en recourant aux lois décret et code plusieurs
missions lui sont assignées.

1.4. OBJECTIFS

Partant des textes, décret et code qui le constituent il importe de dire que
l’objectif primaire de l’ARCA est bel est bien la protection et garantie des droits des
assurés et des bénéficiaires des contrats d’assurances, à veiller sur la solidité de
l’assuré financière des entreprises d’assurances et de réassurance ainsi qu’à leur
capacité d’honorer leur engagement.14

Cependant, il faut dire que l’ARCA a des missions principales qui lui sont
données par le code des assurances d’une part et décret-loi n 16/001 du 26 janvier
2016 portant création organisation et fonctionnement de l’autorité de régulation et de
contrôle des assurances.

Pour le code des assurances l’ARCA a pour mission :

1. Délibérer sur toutes les questions relatives aux assurances, à la réassurance, a la


capitalisation et à l’assistance ainsi que celle concourant les opérations qui
interviennent dans ces domaines ;
2. Contrôler les entreprises d’assurances et de réassurances ainsi que les
professions liées au secteur des assurances et suivre leurs activités.
3. Etudier les questions d’ordre technique et économique se rapportant au
développement des secteurs des assurances et suivre leur activités organisation ;

14
W.W.W. op.cit.
8|Page

4. Coopérer avec toutes les instances nationales et internationales chargées de la


tutelle et de contrôle des secteurs financier ;
5. S’assurer du respect des dispositions sur les principes de base de l’assurance,
les normes et orientations fournissant un cadre conforme aux exigences
internationales pour le contrôle du secteur des assurances ;
6. Echanger des informations avec les instances chargées de la concurrence dans
le cadre de leurs missions respectives.

Tout cité ci haut était d’une part les missions données par le code des assurances et
celle données décret qui se liront dans les lignes qui suivent.

1. Agréer les entreprises d’assurances et de réassurances ainsi que leurs dirigeants.


2. Etudier les questions d’ordre législatifs, règlementaire et organisationnel se
rapportant aux opérations d’assurances ainsi qu’aux entreprises d’assurances et
de réassurance ; et proposer le cas échéant des amendements ;
3. Soumettre au ministère ayant le secteur des assurances dans ses attributions
toutes propositions visant à mettre en œuvre les mesures propres à rationaliser
le fonctionnement de l’activité des assurances, a promouvoir celle-ci et a
organiser la prévention des risques.
4. Obtenir une information préalable sur les clauses contractuelles des polices,
tarifs et prendre toutes dispositions pour en obtenir le retrait ou les
modifications ;
5. Se prononcer sur les statuts des entreprises d’assurance qui sont soumises a son
accord préalable ;
6. Se prononcer sur l’exigence de capital, au-delà du minimum légal ;
7. Autoriser ou refuser une prise de participation significative de l’entreprise
d’assurance ou de réassurance ;
8. Exiger la constitution de provisions technique additionnelles et dominer le
mode de calcul de celles-ci ;
9. Intervenir auprès d’une entreprise en difficulté en réduisant au en interdisant la
libre disposition des actifs. Elle peut exiger un plan de financement ou de
9|Page

redressement et appliquer les sanctions prévues par la loi si ce plan n’est pas
approuvé. Elle peut exiger le transfert total au portail du portefeuille. Elle peut
enfin procéder au retrait d’agrément total au portier.
10. Contrôler et autoriser a la profession d’intermédiaire en assurance et
réassurance et émettre des enjoncions ou prononcer des sanctions disciplinaire a
leur égard.

§.2. FONDEMENT

Le fondement juridique prouve l’existence d’une institue d’une entreprise,


d’une organisation. Il est pris dans le sens de son droit primaire sans lequel l’ARCA ne
peut exister, ne peut être en justice. Il faut dire que c’est l’acte qui prouve son
existence que l’on doit trouver toutes les choses qui constitue entre autre : son objectif,
sa mission, sa capacité juridique ainsi que son mode de gestion qui peut être autonome
ou dépendant.

Il est indispensable de dire que l’ARCA a un fondement qui repose sur le droit
interne qu’international. Il sera donc question ici de traiter d’une part le fondement
juridique interne de l’ARCA et d’autre part celui international.

A. FONDEMENT INTERNE

En Droit congolais l’ARCA étant un établissement public elle est régie par les
lois et codes qui sont purement congolais, il faut dire qu’elle est composée par un code
et matérialisé que de son fonctionnement.

Cependant, afin de matérialiser la libéralisation du secteur des assurances en


RDC, l’autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA), a été créée par le
décret n 16/001 du 26 janvier 2016 et est dotée de la personne citée morale de droit
public et jouit de l’autonomie financière. 15 Le décret précité qui détermine la loi que
régie l’ARCA dans son entière il en est ainsi de la loi n 15/005 du 17 mars 2015

15
W.W.W. creation, organisation de l’autorité de régulation et de contrôle des assurances.
10 | P a g e

portant codez des assurances et la loi n 08/009 du 7 juillet 2008 portant dispositions
générales applicables aux établissements publics ainsi que le pressent décret. 16

De tout ce qui précède il nous faut aussi signaler que quand bien il y a eu la
libéralisation de secteur des assurances l’ARCA est aussi soumise au respect du code
assurances pour dire que le code des assurances qui était usé au moment du monopole
de ce secteur continue à régis même après la mise en place de la concurrence sur le
secteur.17

B. FONDEMENT PHILOSOPHIQUE

L’apport moyen de la libéralisation du secteur d’assurance est de le soustraire


du champ unique des entreprises publiques avec des règles de jeu préétablies. L’Etat
congolais peut alors renforcer le contrôle car les privés sont plus faciles à gérer que les
publics.18

La mise au point de l’autorité de régulation de contrôle des assurances est


nécessaire pour surveiller la concurrence, ainsi le faible finit par s’éliminer, ce qui
nous pousse à parler de l’apport négatif majeur qui est le manque de contrôle qui
engendrait une concurrence libre, la clientèle appartenant à celui qui sait la capter et la
conserver. Pour dire que sur le marché la clientèle ne fait jamais la propriété exclusive
d’un opérateur économique mais elle appartient à celui qui sait comment mettre les
moyens efficaces, honnêtes et performants pour pouvoir s’accaparer.19

Les assurances malhonnêtes peuvent alors s’en servir pour se faire des montants
faramineux et se sauver.

Comme l’affirme certains auteurs : le secteur doit être libéralisé


progressivement en commençant par une libéralisation partielle qui consiste à ouvrir le
marché aux privés et donner le temps a l’entreprise publique de se mettre à un niveau
pour affronter le monde de la concurrence.20
16
L’art 2 du décret n 16/001 du 26 janvier 2016 portant création, organisation et fonction de l’ARCA
17
Kaminar Marker, principe de mutabilité des grands services publics.
18
Idem, partenariat public et privé.
19
KUMBU ki ngimbi, législation en matière économique.
20
KANGUMBA Vincent, indemnisation des victimes des accidents de la circulation.
11 | P a g e

SECTION 2 : IMPLICATION DE l’ARCA SUR LES ASSURANCES EN


DROIT CONGOLAIS

La République Démocratique du Congo prend son dernier virage l’emmenant


droit à la mise en application de sa nouvelle législation sur les assurances. Il convient
de rappeler que le secteur des assurances en RDC régi actuellement par la loi n15/005
du 17 Mars 2015 portant le code des assurances. Par la même occasion, cette loi
consacre la libération du secteur21. Qui était dominé que par un seul opérateur, la
société nationale d’assurance a prévu notamment l’autorité de régulation et de contrôle
des assurances (ARCA ).22

En effet au regard du code des assurances l’ARCA occupe une place de croix en
raison du rôle qu’elle est appelée à jouer dans le secteur des assurances. Dans cette
perspective, en application des dispositions du code des assurances, le premier
ministre de la république démocratique du Congo a pris le décret n16/001 du 26
Janvier 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’autorité de
régulation et de contrôle des assurances.23

Juridiquement créé par le décret précipité, l’ARCA est un établissement public


dotée des missions très spécifiques et des règles claires pour son organisation et
fonctionnement avec des ressources financières propres assortie d’en régime d’action
fiscale et parafiscal bien défini.24

1. L’ARCA est un établissement public

L’article 1er du décret précis que l’ARCA est en établissement public à caractère
technique doté de la personnalité juridique dont le siège social est situé à Kinshasa.
Elle est placée sous la tutelle du ministre ayant les assurances dans ses attributions. En
21
La loi n 15/005 du 17 mars 2015 sur les assurances de la R.D.C abrogé dès son entrée en vigueur.
22
L’art 395 et 395.
23
J.O n 3 du 01 févier 2016, p.65
24
Cours de grand service public.
12 | P a g e

plus, étant qu’un établissement public œuvrant dans le décret le créant, mais aussi par
la loi n08/009 du 7 Juillet 2008, portant disposition générales applicables à
l’établissement public.25

Cependant, il faut dire que tous les instruments juridiques font que l’ARCA,
organe de régulation et de contrôle du secteur des assurances assure sur toute l’étendue
du territoire national les actions et missions qui lui sont dévolues comme ci-dessous
explicité

2. Organisation et fonctionnement de l’ARCA

Conformément aux dispositions de la loi sur l’établissement public, il est loisible


que l’ARCA soit structurée du point de vue de sa gestion administrative. C’est dans ce
cadre que l’article 9 du décret a prévu la structure organique suivant pour l’ARCA :
conseil d’administration (III.3)

Direction générale (III.2) le collège des conseils aux comptes (III.3).

2.1. Le conseil d’administration

Le conseil d’administration, « (Le Conseil) », est l’organe de conception,


d’orientation, de contrôle et de décision de l’ARCA. Il a la plénitude des pouvoirs pour
agir en toute circonstance en son nom et réaliser les objectifs fixes. Le décret a défini
différentes tâches qu’aura à assumer le Conseil, notamment la prise des décisions
concernant les sanctions prévues par les articles 444 à 445 du code des assurances
après avis de la commission de discipline.26

Le Conseil comprend cinq membres qui sont nommés par une ordonnance du
Président de la République et dont le mandat est de cinq ans renouvelables une fois.

Il s’agit du Président du Conseil, du Directeur Général de l’ARCA, du Gouverneur


de la Banque Centrale du Congo ou son délégué, d’un représentant du Ministre ayant

25
J.O 49eme année, N spécial du 12 juillet 2008.
26
Le code prévoit différentes sanctions relativement à la violation d’entreprise, à la banqueroute, à la
constitutions et souscription aux règles de fonctionnement, à liquidation, aux clauses types à la contribution et
à non la production des documents aux autorités de contrôle, aux règles relatives à la forme des entreprises, à
la publicité l’agrément et aux procédures de sauvetage ainsi qu’au délit d’entrave sanctions.
13 | P a g e

et ses compétences dans le domaine des assurances par le Ministre ayant les finances
dans ses attributions.

Le décret prévoit certaines incompatibilités au mandant des membres du Conseil


d’administration de l’ARCA.

C’est le cas de l’interdiction pour les membres du Conseil d’administration de


l’ARCA d’avoir un intérêt direct ou indirect ni dans les activités d’intermédiaire en
assurance et réassurance qui sont soumise au contrôle de l’Etat.

L’organisation et fonctionnement du conseil d’administration de l’ARCA seront


fixés par le règlement intérieur dudit Conseil qui doit être impérativement adopté à sa
première réunion27.

Au sein du Conseil d’administration, le décret a institué, une Commission dite de


« Discipline »28 dont la mission spécifique et (i) de connaitre le manquement aux
dispositions du code des assurances et des textes réglementaires, (ii) d’étudier et
proposer, à l’encontre des entreprises du secteur des assurances, des sanctions qui
relèvent des missions dévolues à l’ARCA.

Par ailleurs pour se prémunir de tout conflit d’intérêt et permettre aux membres
constituant la Commission de Discipline de travailler de manière impartiale vis-à-vis
des entreprises d’assurance, le décret interdit aux membres de cette Commission de
percevoir une quelconque rétribution, durant la durée de leur mandant et dans les deux
ans suivant l’expiration de celui-ci.

Il en va de même du personnel 29 de l’ARCA. Il leur est d’être salarié ou


bénéficiaire d’une rémunération du quelque forme que ce soit ou d’avoir un intérêt
direct dans une entreprise relevant du secteur des assurances.

Dans le même ordre d’idée, le code des assurances admet l’association


professionnelle des sociétés

27
Article 18 du décret n 16 janvier 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’autorité de
régulation et de contrôle des assurances.
28
L’article 3 du décret limite à 4 le nombre des membres du conseil d’administration de l’ARCA, d’un haut
magistrat et d’une personne choisie sur base de sa compétence.
29
Conforment à l’article 54 du décret, le personne de l’ARCA seront regi par le code du travail de la RDC et ses
mesures d’application.
14 | P a g e

D’assurance ou de réassurance, ou encore celle des sociétés des courtiers


d’assurance. Il est dès lors interdit au personnel de l’ARCA de faire partie des organes
de surveillance, d’administration ou de gestion de ces entités qui sont soumise au
contrôle de l’autorité. Ils ne peuvent exercés de mandat dans une association
professionnelle.

2.2. La Direction Générale

Le décret prévoit au sein de l’ARCA une Direction Générale qui comprend le


Directeur Général et un Directeur adjoint. A l’instar des membres du Conseil
d’administration, la durée du mandat du Directeur Général et son adjoint est de cinq
ans renouvelable une fois.

Le Directeur dirige, supervise et coordonne L’ensemble des activités de


l’ARCA. Par ailleurs, il est chargé de veiller à la bonne exécution des décisions et
résolutions prises par le Conseil d’administration. Il assure la gestion des affaires
courantes30. Au nombre des charges qu’il doit assumer, il se voit attribué la gestion des
ressources financières ainsi que des biens meubles et immeubles de l’ARCA. C’est
aussi lui qui représente l’ARCA vis-à-vis des tiers. Il convient de noter, s’agissant de
l’éligibilité au Conseil D’administration ou à la Direction Générale de L’ARCA que le
décret exige de tout prétendant satisfaire à deux (2) conditions requise. Premièrement,
être une personne d’une parfaite intégrité et reconnue pour ses compétences dans le
domaine économique et financier et deuxièmement être titulaire au moins d’un
diplôme d’étude supérieur ou équivalent à une licence en économie, finance et
statiques.

2.3. Le Collège des Commissaires aux Comptes

Toutes les opérations financières de l’ARCA sont soumises au contrôle des


Commissaires aux Comptes nonobstant les autres contrôles de l’Etat. Mais le Collège
des Commissaires aux Compte est restreint à deux personnes seulement. Ces dernières
doivent obligatoirement être issues du tableau de l’ordre des experts comptables.

30
L’article 23 du décret énumere les charges confiées au directeur général de l’ARCA
15 | P a g e

Contrairement aux membres du Conseil d’administration et de la Direction


Générale qui sont eux nommés et relevés de leur fonction par une ordonnance du
Président de la République, les deux Commissaires aux comptes sont nommés, pour un
mandat de cinq ans non renouvelable, par un décret du Premier Ministre délibéré en
Conseil des Ministres sur Proposition du Ministre ayant le secteur des assurances dans
ses attributions.

2.4. Ressources financières de l’ARCA

Etant conseil du Gouvernement en matière de régulation et de contrôle du


secteur des assurances, il va de soi que celui-ci participe à la mobilisation des
ressources financières de l’ARCA et ce, par sa dotation.

En dehors de la dotation du Gouvernement, les entreprises d’assurance et de


réassurance effectuent une contribution annuelle au profit de l’ARCA payée sur la
base de leur chiffre d’affaire. Cette contribution sera proportionnelle aux primes ou
cotisations émise ou acceptés au cours du dernier exercice clôturé. Il est également
prévu au titre des ressources de l’ARCA. Ces contributions seront directement perçues
confortement aux modalités qui seront fixées par le Ministre en charge du secteur des
assurances. Le décret fixe le délai du paiement de ces contributions à trente (30) jours
à compter de la date d’envoi de la lettre de notification de ces montants à l’entreprise
débitrice émanant du Directeur Général de l’autorité de régulation. Tout retard de
paiement du montant de contribution au-delà du délai ce légal expose l’entreprise aux
poursuites en recouvrement sur la base de la notification de la mise en demeure du
Directeur Général.

Enfin, les frais d’octroi d’agrément ou d’autorisation aux entreprises


d’assurance et aux intermédiaires d’assurance, le produit d’amendes administratives à
infliger aux entreprises récalcitrantes et bien d’autres ressources pourront constitués
également les ressources financières de l’ARCA.

2.5. Le régime douanier, fiscale et parafiscal de l’ARCA


16 | P a g e

Tous les biens et opérations de l’ARCA sont soumis au régime douanier, fiscal
et parafiscal du droit commun.

§.1. MONOPOL

Section 2 : Du monopole à la libéralisation

2.1. Monopole des Assurances République Démocratique du Congo

Avant 1967, sur le marché congolais des assurances coexisté encore plusieurs
assureurs. A partir de la monopolisation de ce secteur par la SONAS, toutes les
sociétés étrangères qui étaient établies dans le pays entant qu’assureurs devenaient
sans exceptions des simples courtiers de la seul SONAS.

Nous citons par exemple : CAHRLES LE JEAN, IMMOAF, SACO, AGAR…

Le décret droit organique sur la sécurité sociale du 29 juin 1961 et l’ordonnance


n° 240 du 2 juin 1967 octroyant le monopole des assurances en droit congolais à la
SONAS et à l’INSS limitent déjà les mesures que devraient prendre le droit congolais
des assurances pour la protection des consommateurs. Le monopole sur un marché
crée plus souvent des monopoles octroyés à des imperfections que les perfections.

Bien plus, un monopole octroyé n’a des entreprises publiques dans un secteur
comme celui des assurances dans un pays comme le nôtre n’est pas souhaitable.

Du reste nous disons que le monopole avait été octroyé en son temps pour
mettre fin à l’hémorragie financière crée à l’époque dans le domaine des assurances ;
mais étant donné que c’est une notion évolutive et sociétale, et comme l’avantage
escompte n’a pas été retrouvé, nous pensons qu’il serait préférable de prendre d’autre
mesure.

2.2. La Libéralisation du marché des Assurances en République


Démocratique du Congo

L’apport moyen de la libéralisation de secteur d’assurance est de le soustraire du


champ unique des entreprises publiques avec des règles de jeu préétablies. L’Etat
17 | P a g e

Congolais peut alors renforcer le contrôle car les privés sont plus faciles à gérer que les
publics.

La mise au point de l’autorité de régulation de contrôle des assurances est


nécessaire pour surveiller la concurrence, ainsi le faible finit par s’éliminer ; ce qui
nous pousse à parler de l’apport négatif majeur qui est le manque de contrôle qui
engendrait une concurrence libre ; la clientèle appartenant à celui qui sait la capter et la
conserver.

Les assurances malhonnêtes peuvent alors s’en servir pour se faire de montant
faramineux et se sauvé. Vincent KANGULUMBA GANGI est d’avis que le secteur
doit être libéralisé progressivement en commençant par une libéralisation partielle qui
consiste à ouvrir le marché aux privés et donner le temps à l’entreprise publique de se
mettre à niveau pour affronter le monde de la concurrence31

§.2. LA LIQUIDATION DE LA SONAS

Portant de l’observation sur terrain nous nous permettons de dire que la SONAS
n’a pas été liquidée.

Cependant, après la réforme des établissements publics qui est survenu vers
2008 et parmi la liste des entreprises à l’établissement dissout (la SONAS ne fait
partie) ce qui convient d’annoncer par rapport à ce point est que après reforme la
SONAS avait connu une certaine modification. Autrement dit après 2008 la SONAS a
quitté de l’établissement public pour devenir une société anonyme.

La liquidation est à comprendre dans le sens ou une société qui a charge fiscale
et elle n’arrive pas à s’exécuter et la liquidation est à comprendre dans le sens ou la
société met en vente tout ce bien pour pouvoir s’exécuter de ses dettes.

31
KANGULUMBA, vincent, indemnisation des victimes des accidents de la circulation et assurance de
responsabilité civile automobile, étude de droit comparé belge et Congo, thèse de doctorat en droit ULB,
faculté de droit, Bruxelles, 1999, vol 2, p.229
18 | P a g e

Vous aimerez peut-être aussi