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Deuxième partie : LE RESUME DE TEXTE


Le résumé de texte au BTS est une épreuve qui comprend deux volets :
 Questions + Résumé
 Discussion

Chapitre 1 : REPONSES AUX QUESTIONS


Le résumé est généralement précédé de deux ou trois questions.

I LES TYPES DE QUESTIONS

Les questions sont de deux types :

 Le premier type porte sur le vocabulaire. Ces questions invitent à expliquer


des mots ou expressions tirées du texte, selon leur contexte.
 Le deuxième type porte sur la compréhension du texte. Ces questions
concernent directement les idées du texte.

II METHODE DE TRAVAIL POUR REPONDRE AUX QUESTIONS

 Etape 1
Faire une première lecture d’ensemble du texte pour en avoir une compréhension
globale.
 Etape 2
Prendre connaissance des questions qui vous sont posées et les analyser.
 Etape 3
 Pour les questions portant sur l’explication de mots, il faut noter d’emblée
qu’un mot est généralement polysémique. Il faut donc essayer (sans avoir
la possibilité de recourir à un dictionnaire), de recenser les différents sens
que peut avoir ce mot. Ensuite il faut chercher parmi les différents sens,
celui qui correspond le plus à celui, du mot dans la phrase ou le contexte.
Ensuite répondre à la question de sorte à faire ressortir le sens du mot dans une
phrase.
 Pour les questions portant sur les idées, une lecture minutieuse du texte pour
repérer les passages susceptibles de fournir des éléments de réponse.
Ensuite répondre à la question avec un effort de reformulation sans être tenté de
recopier le texte.

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Dans les deux cas, les réponses doivent être entièrement rédigées, en soignant
l’orthographe. Il faut rechercher la clarté et la précision, sans phrases inutiles. Pas
plus de trois lignes.

Chapitre 2 : LE RESUME DE TEXTE


I DEFINITION

Selon le Littré, résumer « c’est resserrer en peu de paroles ce qui a été dit
ou écrit plus longuement ». Le résumé de texte va donc consister à réécrire un texte
de façon plus condensée pour en saisir l’essentiel.

II OBJECTIF
Le résumé de texte n’est pas un exercice mécanique de réduction du texte.
Il s’agit d’une opération active et intelligente de l’esprit qui va consister à se
séparer des détails, pour ne retenir que le fondamental, la quintessence du texte,
traduit avec sa propre expression.

Le résumé de texte répond à des consignes strictes :


 Il est une version condensée (selon le cas le tiers ou le quart) du texte ;
 Il est fidèle au texte, c’est-à-dire de sens équivalent ;
 Il suit l’ordre du texte ;
 Il observe une neutralité ;
 Il s’interdit un montage des phrases du texte :
 Il traduit avec sa propre expression, dans un langage clair et précis les
idées du texte ;

III LES REGLES DU RESUME

III-1 Le décompte des mots


C’est une des contraintes du résumé que de respecter le nombre de mots
fixé. Le dépasser ou ne pas l’atteindre, c’est changer la nature de l’exercice. C’est
pourquoi, il faut savoir compter les mots.
Au BTS, il est généralement demandé de faire le résumé au ¼ du volume
du texte initial, avec une tolérance de + ou – 10%.
La règle pour compter les mots est simple : un mot est une unité
typographique isolée par deux blancs. C’est-à-dire qu’on appelle mot tout ensemble
de lettres qui n’est interrompu, ni par un espace, ni par un tiret, ni par une apostrophe,
ni par un signe de ponctuation.
Exemple : l’enfant pleure = 3 mots.

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Cas particuliers :
 Les sigles comptent pour un mot. Ex : CME (Centre de Métiers et
d’Electricité) = 1 mot
 Les mots composés : il est admis que chaque élément du mot composé compte
pour un mot. Ex : « c’est-à-dire » = 4 mots.
Sauf si les deux unités typographiques n’ont pas de sens à elles seules. Ex :
« aujourd’hui » = 1 mot.
Ex : « a-t-il » = 2 mots (le t n’a pas de sens en lui-même)
NB : Préciser à la fin du résumé, le nombre exact de mots utilisés.

III-2 La fidélité au texte

Le résumé expose les idées dans l’ordre où le texte d’origine les présente. C’est-à-
dire qu’il faut respecter le mouvement du raisonnement et la succession des idées du texte
à résumer.
Le résumé ne modifie pas, n’ajoute rien de personnel au texte de l’auteur. Il faut
éviter de déformer le sens réel du texte Il convient donc d’observer une neutralité vis-à-vis
du texte en s’abstenant de tout jugement ou commentaire personnel.
En outre, il faut conserver le même système d’énonciation dans le résumé. Le
résumé va utiliser donc, les mêmes pronoms et les mêmes temps et modes verbaux que
l’auteur. Dire autrement, quand le texte utilise la 1 ère personne et un temps (présent ou
passé), il faut en faire également.
Il est interdit de prendre de la distance par rapport au texte. C’est pourquoi, il ne
faut pas utiliser des formules comme « selon l’auteur… », « L’auteur pense que… ».

III-3 La reformulation du texte

La reformulation une opération linguistique par laquelle on peut reprendre, redire


avec d’autres mots un énoncé sans en modifier le sens. Il ne s’agit surtout pas de reprendre
ou de répéter des mots, des phrases ou des membres de phrases du texte et de les juxtaposer.

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IV METHODE DE TRAVAIL POUR LE RESUME D’UN TEXTE

IV-1 SITUATION D’ARGUMENTATION OU ANALYSE DU


TEXTE
 Lecture du texte
 Identification du thème
 Thèse
 Structure du texte

IV-2 SELECTION DES UNITES DE SENS (idées essentielles)

Il s’agit de retenir les idées essentielles du texte et d’éliminer les répétitions d’idées,
d’informations ; les informations marginales ; les développements ou explications ; les
exemples.
Dans un texte, les exemples sont les cas concrets, les citations, les anecdotes, les
données réelles, statistiques ou historiques qui servent à appuyer un argument. Les
exemples servent en général à expliquer ou illustrer un argument trop abstrait. On parle
alors d’exemples illustratifs. Mais l’exemple peut aussi remplacer un argument : ils sont
dits alors argumentatifs et sont indispensables à la démonstration.
Si les exemples illustrent un argument, il faut les supprimer dans tous les
résumés.
Dans le cas d'une énumération d’exemples, on remplace la série par une expression
générique. Si les exemples tiennent lieu d’argument, il faut les conserver dans les
résumés comme exemple, en les reformulant : lorsque les exemples précisent une idée, on
intègre la précision dans le résumé.

IV-3 REFORMULATION

Le résumé ne doit pas être un montage des extraits du texte de l’auteur. Ce


qui est attendu du candidat, c’est un effort personnel.
Pour pouvoir reformuler un texte, c'est-à-dire exprimer de manière
différente ce qui est écrit, on peut avoir recours à différents procédés :
 Les synonymes afin de ne pas le reprendre les mots du texte initial tout
en prenant garde à ne pas commettre d'erreur sur les termes polysémiques.
Ex : Le soulèvement commença par une révolte de la jeunesse.
= La rébellion

On peut remplacer un groupe de mots par :


 Un nom
Ex : Le spectacle s’achève par le geste qui consiste à transmettre le
flambeau à l’enfant.
= la transmission

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 Un adjectif
Ex : Cette personne qui arrive toujours à l’heure est appréciée.
= ponctuelle

 Un verbe
EX : Le vieux demanda à Koffi d’arrêter de parler.
= de se taire

 Un adverbe
EX : Il s’est acquitté de sa tâche dans un délai très court.
= rapidement

La reformulation peut aussi consister à remplacer une énumération par un terme


générique.
Ex : La peinture, la sculpture, l’architecture, la gravure, se développent dans cette
partie de l’Afrique.
= l’art

Pour éviter la paraphrase, on peut varier les constructions syntaxiques afin de


s'éloigner de celles du texte initial. Il est alors possible de :
 remplacer une phrase à la voix passive par une phrase à la voix active ou
inversement.
Ex : Le voleur a été arrêté par la police.
= La police a arrêté le voleur.
 d’utiliser une proposition relative pour relier deux phrases.
Ex : Je connais cet élève ; il passe sur le pont
= Je connais cet élève qui passe sur le pont.
 Une subordination ou un connecteur logique par un signe de ponctuation.
Ex : Il a fait tellement froid que nous ne sommes pas sortis.
= Il a fait froid : nous ne sommes pas sortis.
 Une subordonnée circonstancielle par un participe présent.
Ex : Parce qu’il ne savait que faire, Koffi se mit à écrire.
= Ne sachant que faire, Koffi se mit à écrire.
 Une subordination complétive ou une relative par une proposition Infinitive.
Ex : Je le vois qui peine à monter la côte.
= Je le vois peiner à monter la côte.

CAS DES CITATIONS


Lorsque le texte proposé contient des citations entre guillemets qui servent
d’exemples, plusieurs cas sont envisageables :
-Si la citation est longue, on ne la reprendra pas dans le résumé. Il faudra la
transformer et supprimer les guillemets ;
-Si la citation est brève et illustrative, il faut la supprimer ;

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-Si la citation et brève mais essentielle à l’argumentation, il est possible de la
conserver intégralement en gardant les guillemets puisqu'elle n'est pas émise par le même
locuteur que celui du texte initial.

IV-4 REDACTION DU RESUME


Le résumé sera rédigé en s’appuyant sur le plan du texte (structure)
identifiée pendant l’analyse du texte.
Notre résumé va obéir à quatre principes que sont : la réduction, la sélection,
la fidélité au texte et à la cohérence.
Faire une première rédaction au brouillon avant de recopier au propre.
Le résumé doit avoir une bonne présentation : soigner son écriture, éviter
les ratures.
C’est le lieu aussi de corriger son expression : orthographe, règles d’accord,
syntaxe, ponctuation correcte, etc.

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Chapitre 3 : LA DISCUSSION

Définition/Objectif

La discussion constitue la deuxième partie de l’épreuve du résumé de texte. Elle


prend appui sur le texte à résumer et porte sur un problème général abordé dans ce texte.
C’est un exercice écrit qui permet d’évaluer la capacité de l’étudiant à réfléchir sur un
problème dont la résolution fait appel à ses connaissances dans plusieurs domaines
(sciences, politiques, lettres, actualité, etc.).
L’on attend en gros du candidat, la validité et la qualité de son raisonnement et son
aptitude à discuter, c’est-à-dire comprendre et confronter les différents points de vue.
En outre, l’exercice permet d’apprécier la maîtrise de la langue écrite (grammaire,
orthographe, vocabulaire, syntaxe, etc.).
La discussion se présente, au niveau de sa structure, sous la forme d’une « petite
dissertation » : INTRODUCTION-DEVELOPPEMENT-CONCLUSION.

METHODE DE TRAVAIL POUR UN SUJET DE DISCUSSION

I ANALYSE DU SUJET (compréhension du sujet)

L’analyse du sujet commence d’abord par une lecture du texte (deux à trois fois)
pour en avoir une première compréhension générale.

I-1 Les composantes du sujet


Il faut identifier les composantes du sujet que sont :
 L’information : C’est le point de vue à partir duquel sera construite la
réflexion. Elle se présente souvent sous la forme d’une citation ou d’une réflexion tirée du
texte.
 La consigne : Elle indique comment traiter la thèse proposée. La consigne
prend la forme d’une question ou d’un verbe à l’impératif.
I-2 Les mots clés
Il faut repérer et analyser les mots clés. Les mots clés, sont les mots les plus
importants du sujet, ceux qui représentent la substance même de la pensée de l’auteur.
L’analyse des mots clés permet de cerner le champ d’étude du sujet. Ces mots ont-ils un
sens clair ou polysémique ? Cela permet de comprendre l’enjeu de la réflexion.

I-3 Le thème
Il s’agit de savoir de quoi parle le sujet. Les mots clés peuvent nous y guider.

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NB : Il est bon d’énoncer le thème sous la forme nominale (phrase sans verbe).
EX : Le sport en Afrique.

1-4 La reformulation du sujet


C’est une reprise du sujet qui permet de le simplifier en lui apportant plus de clarté.
L’on pourra simplement recopier le sujet quand il s’agit d’une courte citation. Dans le cas
d’une longue citation (et aussi d’une question) la reprendre avec nos propres mots.

I-5 La problématique
Le sujet de la discussion, comme tout phénomène à étudier, comporte une plusieurs
questions possibles. C’est le choix d’une de ces questions (délimitant le champ de
d’application des connaissances pour le traitement du sujet) qui constitue la problématique
ou problème.
La problématique peut être formulée à travers une ou deux ou deux phrases
interrogatives.

I-6 L’analyse de la consigne


L’analyse du verbe de la consigne permet d’identifier la démarche à suivre pour
construire le plan.
 « Discutez » : ce verbe invite à apporter des arguments et des exemples en
faveur de la thèse proposée et ensuite à la nuancer en apportant des arguments et des
exemples contraires.
NB : Peuvent aussi avoir le même sens, certains verbes dans les formules
interrogatives : « Que pensez-vous de ce point de ce vue ? », « Partagez-vous cette
opinion ? », « Etes-vous d’accord avec…? », « Souscrivez-vous à cette idée… ? ».
 « Etayer » : ce verbe invite à n’apporter que des arguments et des exemples
en faveur de la thèse proposée.
NB : Les synonymes suivants invitent à adopter la même démarche : « justifier »,
« expliquer », « justifier », « développer », … etc.
 « Réfutez » : ce verbe invite à n’apporter que des arguments et des exemples
qui s’opposent à la thèse proposée.
NB : Les synonymes suivants invitent à adopter la même démarche : « infirmer »,
« contestez », etc.

I-7 Le plan
Le plan est tributaire du verbe de la consigne. Pour une discussion, généralement
le plan est constitué de deux parties bien distinctes. Ces parties elles-mêmes sont
subdivisées en deux ou trois sous-parties, chacune. Aussi pourrions-nous avoir le schéma
suivant :

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A PREMIERE PARTIE

A1 Première sous-partie
A2 Deuxième sous-partie
A3 Troisième sous-partie

B DEUXIEME PARTIE

B1 Première sous-partie
B2 Deuxième sous-partie
B3 Troisième sous-partie

NB : Même s’il s’agit du plan inventaire (étayez, expliquez ou réfutez), il faut


toujours au moins deux parties.

II LA RECHERCHE DES IDEES

Cette étape doit faire abstraction de toute censure. Toutes les idées (même si elles
paraissent un peu trop éloignées du sujet) doivent être notées sur un brouillon; beaucoup
d'idées peuvent déjà se trouver dans le texte; il ne faut pas les négliger. Au contraire, il faut
les utiliser, les argumenter, y apporter son propre éclairage, les infirmer ou les conformer.
Le travail de discussion consiste à confronter ses propres idées avec celles de l’auteur
A partir du précédent brouillon, il conviendra d'opérer un tri pour ne retenir que les
idées qui répondent au sujet et qui nourrissent la discussion. Après un classement, un plan
en parties et sous-parties pourra être élaboré.

III L’INTRODUCTION ET LA CONCLUSION

III-1 L’introduction
Elle comporte trois phases :
 La généralité
 La reprise du sujet et la problématique
 L’annonce du plan
III-2 La conclusion
Elle comporte deux étapes :
 Le bilan
 L’ouverture

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IV LE DEVELOPPEMENT

Le développement respecte le plan qui a été annoncé dans l’introduction. Il


comprend au moins deux parties, trois au plus.
Dans la discussion, la partie permettra au candidat soit de soutenir l’affirmation de
l’auteur (thèse), soit d’en montrer les limites (antithèse) ou enfin quelque fois, de la
dépasser (synthèse).
Chaque partie est constituée de deux ou trois sous-parties.
La sous-partie est le développement de paragraphes argumentatifs.

Un paragraphe argumentatif type obéit au schéma suivant :


 Enoncé de l’idée maîtresse
 Le développement, l’explication de l’argument qui va permettre de soutenir
l’idée maîtresse.
 Un ou plusieurs pour exemples illustrer l’argument.
 Une phrase conclusive pour résumer le paragraphe et servir de transition pour
le paragraphe suivant.

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