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1 Fonctions d’une ou plusieurs variables réelles

1.1 Fonction d’une variable réelle

  
Dérivée d’une fonction d’une variable.
Définition 1.1 (Fonction dérivable) Soit 
un intervalle de . On dit qu’une fonction
est dérivable en  
ssi le rapport




admet une limite (et cette limite est finie !) lorsque tend vers  . Si c’est le cas, on appelle dérivée
première de  en  le réel 



#% "$'! & 
 ( 


*),+ deux intervalles de  .On considère deux fonc-
.  et /0 +1  telles que 
32 + , la fonction  est dérivable en  et
Dérivée d’une fonction composée. Soient
tions réelles : -
la fonction / est dérivable en 
 . La dérivée de la fonction composée 456 87 
 /6
9
: est

donnée par
4

;/ 
9
:< 
=?>
Dérivée d’une fonction réciproque. Soient 0 2@ , - A  une fonction strictement
monotone et continue sur un voisinage de  et dérivable en  . Si  
=- B C , alors la fonction
réciproque de  , /DEGFIHJ

  est dérivable en 
 et
L
/ 
9
=<K  
 >

Définition 1.2 Soient 2E , 8


M  . On dit que  admet une dérivée d’ordre N en O
     
ssi P
 )   ) )   P P P 
Q R
> R
> > S
> R
> > Q >R>S> QTQ
existent sur un voisinage de  et   
  P P P 
R
> R
> > Q >R>R> QTQ

   VU U,Y
existe. Le réel
 P P P   U )
>R>R> Q >R>R> QTQ
 est noté
 ou XW
=
et appelé dérivée d’ordre N .

2
Définition 1.3 (Classe Z\[ ) Soient 2; ,   ]  . On dit que  est de classe Z\[ sur ssi :
1.  estY ^ fois dérivable sur ;
2.  W [ est continue sur .

Théorème 1.1 (Accroissements finis) Soient _` 88acbE dbfe`g , chie , j M  . Si

la fonction est continue sur klIm,eon
et si elle est dérivable sur n"Im,epk , alors il existe un réel q3Xn"Im,epk
tel que

e%
rs
eJ:t
qu%>

  ) ;w _pIgVg 
,  / v_
deux fonctions dérivables sur
iw _pvg
Règle de Bernoulli - l’Hospital. Soient un intervalle ouvert de ,
 . Supposons que , x y zw p_ vg /6
{
B C et /|
t   
B C . Si
#%" $'! & 
t r#%" $'! & /6
K1}
}OC ),~€
 

où et

%# " $'! & / 


 
où 8c‚_ƒ z)? g , alors


#% "$„! & /6
 z>
 1   , f  
^†… L
Formule de Taylor-Lagrange. Soient un intervalle ouvert de ,
L
‡DXn"Cˆm k U
une

UoY
fonction fois dérivable sur . Alors il exists le réel , tel que


‰ 
XY…Š 
S
t X…1>R>R>‹Y…- W

jNŒ  …1>R>R>
…3GW [
=
j^ŽŒ [ …XW [RH
\…-‡ˆ
‘:
t
^†… ’L [`?Œ H
Formule de Taylor-Young. Soient un intervalle ouvert de  , ‘ , 0
]  une fonction
^ fois dérivable sur . Alors UoY U

‰ 
XY…Št
S
t (jG…“>S>R>`…-GW
=
‘NŒ  …“>S>R>
…3GW [

‘^Œ =’[ …z
<
‘ [ =”v
t 
où " ! #%$'& ”ˆ
rC .

3
1.2 Normes sur un espace vectoriel
On désigne par K[ ^
l’ensemble des -uplets ordonnés
H ) a• ) >S>R> ) [  :
 [ i_`–—s
H ) a• ) R> >R> ) [ ‹˜ I™šc )o›  L )?œ=) >R>R> ) ^šg>
 
désigne un -espace vectoriel de dimension finie.
 ž  — 
x–Ÿ  6x    x|¡cc
Définition 1.4 (Norme) On appelle norme sur toute application telle que pour
, , :

ž
–“C
8 –¢“C
ssi
ž8
9¡v–£
 ˜l¡ ˜¤ž8
t–£
ž8
–¥… D
b ž8
–X…-ž8
 D
) ) )
Définition 1.5 (Normes usuelles) Pour tout –¦
a• >R>R>  de  [ , on note :
H [
§ – §  ˜ ˜u…“¨`¨`¨R…©˜ ˜  ª [™¬« ˜ I™:˜
§ – § •H 
t •H …1¨`¨`¨`…j • V[ ®­ 
ª [™¬« H ™•  ®­
§ – §%¯  !‘°p±aH _I˜ ˜ ) >R>S> ) [ ˜ ˜²g  !‘°p± H ™ ˜ I™o˜
H [ § § § § H’³ ³ƒ§ [ §%¯ § §
On appelle normes usuelles sur  [ les applications –
H , – • , – . – • est appelée la
norme euclidienne.
) ) ) ) ) )
Définition 1.6 (Distance) Soient – Ÿ
t a• >S>R>  , –  K[ et  ‰‰
4 4´• >R>S> 4  ,  µ
H [ H [
 [ . On appelle distance euclidienne de – à   le nombre
– )  ¶K § –A  § • .
Propriétés 1.1 (Distance) 

– ) ) ¶  KC – “)  
¢ ssi
x– )  ]yr[ 
–  ¶¸·1C
x– )  ])?¹y [ 
– )  ¶K 
  ) –£ 
x–   c [
– ),¹ ¸b
t– )  ºX…
  )?¹ 
Définition 1.7 (Ouvert élémentaire) On note  »
 `
_ j
j
 ¼
 :
m 1
@
· =
C g et J½ @
w _pC=g . Soient
§   § une norme sur  , Zs  ,    , ¾¶cJ½ :   

1. On appelle ouvert élémentaire ou boule ouverte de centre Z et de rayon ¾ l’ensemble
¿TÀ
ZÁmo¾Â défini par : ¿TÀ
Z†mo¾Ârf_p   m §  EjZ § hŠ¾ƒg
2. On appelle boule fermée de centre à et de rayon ¾ l’ensemble
¿{Ä
ZÁmo¾Â défini par :
¿{Ä
Z†m:¾Årf_p   m §  EjZ § b;¾ƒg
3. On appelle sphère de centre à et de rayon ¾ l’ensemble Ƅ
ZÁmo¾Â défini par : Ƅ
ZÁmo¾Â‘
_p   m §  EjZ § “¾ƒg
4
Ê Ç ,Ê ËÊ Ç • Ê`Ì É Í Ç • Ë Ç •• Ì É Î3ÏSÐˆÑ Ê Ç H ÓÊ ÒuÊ Ç • ÊÕÔ¸Ì É
H Ç H Ç Ç•
• •

É
È É ÇH È É ÇH È ÇH

F IG . 1 – Trois normes - trois sphères.


Dans le cas de , les trois “sphères" de centre
C ) CV ¾
et de rayon (pour les trois normes usuelles)
sont représentées sur la figure 1.
Définition 1.8 (Normes équivalentes) Soient ž , ֞ deux normes sur E. On dit que ž et ֞ sont
équivalentes ssi : ×
(c ½ et eØc ½ ) x–Ù ‘) ƒž8
t–£¸b 8֞
t–£¸b1e%žd
–£?>
On note ž.Ú Öž pour : ž et ֞ sont équivalentes.

Définition 1.9 (Voisinages) Soit à est× un point de K[ . On appelle voisinage de à une partie Û
de K[ telle que :
¾Dc ½ )j¿TÀ
à ) ¾ÅÜ2Ûr>
Les ouverts de K[ .
Définition 1.10 (Ouvert) On dit qu’un sous-ensemble de [ est un ouvert (ou une partie ou-
verte) ssi, pour tout –  , on peut trouver une boule ouverte de centre – et contenue dans
.

r[
Ýz;[ w¸
Définition 1.11 (Fermé) On dit qu’un sous-ensemble de est un fermé si son complémen-
taire est un ouvert.

Remarque 1.1 Certaines parties de K[ ne sont ni ouvertes ni fermées. Par exemple, dans ,  n"Im,eon
n’est ni ouvert ni fermé.

5
1.3 Limite, continuité
Soit un sous-ensemble de [ . On appelle fonction de ^ variables toute application  de
dans :
0  

H ) a• ) >R>R> ) [ ‰7  
t H ) a• ) >S>R> ) [ 
L’ensemble s’appelle ensemble de définition de  (ou domaine de définition de  ).
Définition 1.12 (Limite) 1. On dit que la fonction  admet ÞÜd pour limite lorsque – tend
vers à ssi pour tout réel ”DߏC il existe un réel à3à=
”¸ߏC tel que :

x–Ù *) § –ájà § hŠà3⠘¤


–ŽÞo˜=h”
2. On dit que  admet …
 pour limite lorsque – tend vers à ssi pour tout réel ãc il existe
un réel à3“àˆ
㺸ߊC tel que :

x–Ù *) § –.jà § h;à\â 


–£Üߊã
3. On dit que  admet 
 pour limite lorsque – tend vers à ssi pour tout réel ãc il existe
un réel à3“àˆ
㺸ߊC tel que :

x–Ù *) § –.jà § h;à\â 


–£ÜhŠã
Définition 1.13 (Continuité) Soit  une fonction de ^ variables définie sur : –¦
a• >R>R> K7
) ) ) 
H [

t–£ . On dit que  est× continue en –†äØ ssi :
x”¶ßC ) à¶ßŠC ) x–Ÿ
§ –á8–†ä § h;à\⠘l
t–£
t–†ä?‹˜h-”Â

Dans la pratique. Soit on pense que la fonction est continue en  ‘– ä


(admet pour limite en ) Þ Ã
et on essaye de raisonner à l’aide de la définition 1.13 (ou 1.12) ( ”3-à
-“langage"). Soit on pense
 à –‘ä Ã
å H ) åG• ) >R>R) >
que la fonction n’est pas continue (n’a pas de limite en ) et on teste “l’approche" de (de )
par plusieurs directions (voir la figure 4). Si on trouve que dans une des directions la

fonction ne s’approche de 
aä 4´ä?
, alors elle n’est pas continue (car le théorème de l’unicité de
la limite). Dans le cas de limite, il faut choisir (minimum !) deux trajectoires, par exemple, et .
) å H åX•
On remplace par H t
æ< 4 4 H
tæ<
et par (voir la figure 4) et on calcule " !¶ç $ ç¬è
H
æ< 4 H
æ<:'@Þ H
åX•
 "!¶ç $ ç¬è
a•p
tæ< ) 4´•‹
æ<<TÞ"•
(si elle existe !). On répète cette operation pour la deuxième direction (trajectoire) et on trouve
(si elle existe) . Si Þ H ]
B ޕ 
, alors la fonction n’a pas de limite en . Ã
Cet “algorithme" est représenté sur la figure 3.

6
ê

ê E
) 4v

–†ä?X…j”

–†ä?

–†ä?é”
4Âä
§ –A8–†ä § hà 4
aä –†ä
–¢@
) 4ˆ

” à
F IG . 2 – - voisinages.

7
Start

étape 1 : condition nécessaire


On teste l’approche de par Ã
deux directions (trajectoires)
On cherche deux “candidats"

Non Oui
Þ Hì“ë Þ"•
Stop
ÞXÞ H zÞ"•

 n’a pas de limite étape 2 : condition suffisante

§ í §:
)
On cherche un majorant
˜l
t 4ˆšÞo˜b“í¸
–ájà 
í8Åܐd7  est une fonction continue
et strictement croissante et í¸
CVrzC
(ou  "!¶î $ äí¸
¾ÅrC )

Stop

La fonction  Þ
admet pour limite en Ã

F IG . 3 – Organigramme de l’algorithme.

×
˜l
t–£aìÞo˜Vbí¸
§ –*à § Üh;í¸
à´ § –s*à § ;
Il faut remarquer que la condition de croissance joue un rôle technique dans cet algorithme.
í
Soit un majorant. Donc , car et est croissante.
§ –µ“à § h h.à à85
í
En choisissant ”j5í¸
à´
, on trouve que , x” àdŸí FIH
”Â
: si , alors í FIH
”Â
˜l
–£ŽÞo˜ƒhŠ”
et, donc, l’exigence de la définition 1.12 est satisfaite !

1.4 Dérivées partielles premières


Soit  une fonction de ^ variables définie sur :
H ) a • ) >R>R> ) [ K7  
H ) a• ) >R>R> ) [  .
8
4 å H G ï 4  4 H

æ<æ< 
H
æ  æä Ãs
t aä ) 4´ä?
4Âä åG•¼ ï 4  a ´4 •‹•p

tæ<æ< 

æ  æä
C aä
F IG . 4 – Deux directions.

Définition 1.14 (Dérivée partielle) Soient un ouvert de , [ ©     une application, ) ) Ã


 H (ou) a• >R>R> [ ) en
Ã@ð
 H ) V• ) >R>R> )  [   ) )
un point de . On dit que admet une dérivée partielle par rapport à
ssi la fonction (d’une seule variable) H 7 
t H V• >R>R>  [  est dérivable
Ã
en . C’est-à-dire la limite

 

 j
… æ ) V• ) R> >R> )  
 ) V• ) >R>R> )  
ç "$ ! ä H [æ H [
existe et cette limite est finie.
 H (ou a• ) Y >R>R> ) [ ) en à Y , alors
Ä Ä & çôó & ® ó¤õ¤õ¤õtó &÷ö Y Ä & ó & ® ó¤õ¤õ¤õtó &÷ö Y
Si admet une dérivée partielle première par rapport à

 # 
Ã{ñ ò ò # Ä
Ã\ñ  "!ºç $ ä Ä W & ­ ó & ® çôó¤õ¤õ¤õtó &÷ö ç F Ä W & ­ ó & ® ó¤õ¤õ¤õtó &÷ö
 #  ®­
Ã{ñ ò ò # ®­
Ã\ñ  "!ºç $ ä W ­  ç F W ­
R> >R> Ä >R>R> Ä & ó & ® ó¤õ¤õ¤õt>Só &÷>Rö > ç Y Ä & ó & ® ó¤õ¤õ¤õtó &÷ö Y
 #  ö
Ã\‰ ò ò # ö
Ã\‰  "!ºç $ ä W ­  çF W ­
Définition 1.15 (Fonction dérivée) Soient un ouvert de K[ , 
á  . Si  admet des déri-
vées partielles en tout point – de , alors on appelle fonctions dérivées partielles premières
les fonctions suivantes :

 #  
t H )) a• )) >R>S> )) [  7  ) ) )
 # 

H ) a• ) >R>R> ) [ 
 #  ®„­ 
t H a• >R>S> [  7  #  ®`­

H a• >R>R> [ 
>R>S> ) ) ) >R>R> ) >S>R) > )
 #  ö 
H a• >R>R> [ ‰7  #  ö
t H a• >R>S> [ 
Définition 1.16 (Classe Z H ) Soient un ouvert de  [ , Š
—  . On dit que  est de classe
Z¶Hsur ssi :

9
1.  admet des dérivées partielles par rapport à chacune des variables H ) a • ) >R>R> ) [ en tout
point de ;
2. toutes les dérivées partielles sont continues sur .

1.5 Dérivées partielles d’ordre supérieur



Les dérivées partielles premières de peuvent être considérées comme des fonctions de øù [
øù
dans , et donc on peut calculer les dérivées partielles de ces fonctions.
Définition 1.17 Soient un ouvert de ,  [ d)  ¥)  ) . On dit que  admet une dérivée partielle
N Ã
d’ordre en par rapport aux variables I™ ­ I™ ® S> >R> I™¬ú successivement ssi :
û ) û P û ) û P û P û ) ) û P û P P û
û I™ û I™ ® û I™ Q û I™ýü û I™ ® û I™ QØQ ¨`¨`¨ û I™ ú÷þ û I™ ú÷þ ® >S>R> û I™ Q >S>R> QØQ
­ ­ ­ ­ ­
existent sur un voisinage de à et
û P û P P û
û I™¬ú û I™¬ú÷þ >R>R> û I™ Q >R>R> QTQ
Ã{
­ ­
U
û P û P P û û 
existe. Le réel

û I™ ú û I™ úþ >R>R> û I™ Q >R>S> QTQ


Ã\ est noté û I™ ú >R>R> û I™
Ã\
­ ­ ) ­ ) )
et appelé dérivée partielle d’ordre N en à par rapport aux variables I™ I™ ® >R>R> I™ ú .
• s ­
Exemple 1.1 (Dans  ) Soit   une fonction de classe Z H sur .
û Pû û • ) û P û  û • û P û  û • û Pû û •
û û Q  û • û 4 û Q  û 4 û et û û 4 Q  û û 4 et û 4 û 4 Q  û 4 •

 • é6
) 4ˆJ7  
t ) ˆ4 ) 
t aä ) 4´ä?¼
Théorème 1.2 (Théorème de Schwarz) Cas d’une fonction de 2 variables.
®Ä ®Ä
Soient un ouvert de , et . Si et si les fonctions £éZ¶H
òò # ò,ÿ ,ò ò ÿ:ò #
et existent sur et sont continues en , alors :
aä ´4 ä?
û• ) û• )
û û 4
t aä 4ÂäoK û 4 û
aä 4´ä,
1.6 Dérivation composée
/d ¢ ø ù Z¶H • æ 
¸
tæ< ) æ 
tæ<
Proposition 1.1 Soit une fonction de classe sur un ouvert de . Soient
et deux fonctions dérivables sur un intervalle ouvert de   telles que xæ(
¸
tæ<
tæ<Ü
. On considère la fonction composée


æ<ÜÅær7 /6
Ü
æ< )
æ<: ) æÜy>
10
Cette fonction composée 
tæ<K1/6
Ü
æ< )
tæ<: est dérivable sur  et on a pour æä¼
û/ û/
a
æä%r û
¸
æä,
æä,:¨‹št
æä%X… û 4
Ü
æä? )
æä?<¨ 
tæä%%>
) 
)
Proposition 1.2 Soit /6
4ˆ une fonction de classe ZDH sur un ouvert de  . Soient

• )  7
¸+
 )  )et
 ) )r 7
 )   deux fonctions de classe ZDH sur un ouvert + de  • telles que x
 ) Ü
, ¸
 
  . On considère la fonction composée
a
 )  r7 /6
Ü
 )   ) 
 )  : ) 
 )  J + >
Cette fonction composée  

)  r1/6
Ü
 )   ) 
 )  < est dérivable et
û  )  û / )  ) )  û  )  û / )  ) )  û ) 
û  
 ¢ û
¸
 
 :X¨ û  
 6… û 4
¸
 
 :X¨ û 
 
û  )  û / )  ) )  û  )  û / )  ) )  û ) 
û  
 ¢ û
¸
 
 :X¨ û  
 6… û 4
¸
 
 :X¨ û 
 
ou sous forme matricielle :
Ä

òò Ä 
òò 
ò ò
ò ò 
òò 
òò   òòò#
ò,ÿ 


ò ò  òò
La matrice
 òò  òò  

 )   7  

) 4v
est appelée matrice jacobienne attachée au changement de variables défini par
.

1.7 Fonctions implicites

¼),+ 2 
Définition 1.18 Soient une fonction de 2 variables sur de ,
t ) 4ˆ{7  
) ) 4ˆ  • + 
) (voir la figure 5). On considère l’ensemble des couples
)
solutions de l’equation
t v4 
 
t 4vr“C
. Si, pour chaque 0
, l’equation  
t  í¸
<KC
admet une solution unique
) í¸
¸

, on peut définir sur une application í
unique, telle que , . x  
í¸
<TC
í
On dit que est une fonction implicite.

Exemple 1.2 Fonction “explicite” :

í 7  ¸í
t ; `>
Fonction implicite :

íjÅ 7 íÜ
 ) 
) í¸
t :rzC ) 
) 4v “4  j4{… œ • 8 G>
11
*
!#"%$'&(#)
+ .

- , 

F IG . 5 – Fonction implicite.

) •  
t ) 4vrÄ 7  
) 4v

aä ) 4´ä? + òò,ÿ
t aä ) 4Âä,3“
Théorème 1.3 (Fonctions implicites) Soient un ouvert de , une fonc-
tion de classe sur et ZDH un point de tel que et
) + 
t aä 4Âä,rzC
. Alors : B C
– il existe un voisinage ouvert de ,
aä 4´ä?  _/  gi2
(où et sont deux 
í

t ) í¸
t :rzC
intervalles ouverts, voir la figure 5) sur lequel on peut définir une fonction implicite telle
que avec ; 4ÂäÜzíÜ
aä%
í
– Fonction est unique et de classe sur et  Z¶H Ä ) Ä )
íÜ
 @ òò #Ä
t ) v4  @ òò #Ä
) Üí
: >
òò,ÿ
t 4v   òò,ÿ
íÜ
:
Application : Formule de Taylor-Lagrange :
Y
í¸
t cñí¸
=S…‘íšY ô
u
(R… >R>R> …†íKW [

t ^Œ ’[ …“>R>S>
…3íKW [`H
{…‡v
t (:
‘
^‘… = L [`?Œ H
1.8 Différentiabilité d’une fonction de plusieurs variables
0 øù [ ÃÙ 
 H ) ĥ ) >R>R> )  [ 
@10  ø ù
Définition 1.19 (Fonction différentiable) Soit un ouvert de et un

)à uà • ) >S>R> 0 ) à
point de . Une fonction est différentiable en s’il existe des constantes réelles Ã
H [
telles que :
2

Ãj…–£
Ã\r [ ?à ™ô I™ˆ…43'
§ – § •? ) à ) –Ÿyø ù [
™ý« H

12
 ) O/ 50  ø ù 0 øù
w )
Rappel 1.1 (Notation de Landau) Soient
x “60 _` aäRg /6
*M B C
, un intervalle de . On suppose que
 
. On dit que est négligeable devant au voisinage de et on note / aä
*7# 3 è
t/v
ssi il existe une application telle que¶” 80 ø ù
x y90 ) 
t r“”ˆ
/6
t  ) et #%"$'"! # è ”ˆ
t C
•
Théorème 1.4 (Fondamental (cas de  )) Soient 0 un ouvert de  , y80
•   . Si les dérivées
partielles premières de  existent et sont continue sur 0 (  est de classe Z H ), alors :
)
1. Pour tout Ãá
 V•% de 0 , en notant 0Dä3¥_p Aj moÃ;…; A:
•  0
O g )
, où  ¥M
4 4•? , il
H   telle que : H
existe une application ” : 0Dä
P û û
x6 ;0Dä 
Ã…- º
Ã{r 4 H û
Ã\X…4• û a•
Ã{ Q … §   § •o”ˆ
 º et ”v
 ¶  C
)
)  ) H
lorsque
4 4•o
H
C CV . On dit que  admet un développement limité à l’ordre L en à .
2. Pour tout à de 0 et tout Û@@ 
 H )  •, de  • w _=
C ) CV,g , on a
 ' < û  û  )
æ
Ã\r û H
Ã{ H … û a•
Ã\ •
Ä?> déf.
où = ç
Ã{ —" !¶ç $ ä Hç
9
Ã…æ<ۀ 
Ã{: est la dérivée première de  en à suivant le
=
vecteur Û .
Également, on peut utiliser la notation de Landau :
P û û

Ã…- ¶
Ã\r 4 H û
Ã\X…4´• û a•
Ã\ Q …43'
§   § •?6>
H
Définition 1.20 On appelle application différentielle de  en à l’application linéaire ø ù [
 øù :
) )  û û

4 H >R>R> 4 [ 7 4 H û
Ã\X…“¨`¨`¨R…4 [ û
Ã\
H [
 2[ û   
et on note (la forme pratique)
û û
* û I ™
Ã{ I™6 û 
Ã{ H …1¨`¨`¨`… û 
Ã{ [ >
™¬« H H [
1.9 Formule de Taylor
85@  @ k aä ) aäK…Šà # n , derivable sur
n aä ) aä …à # k ‡DGn"C ) L k
Formule des accroissements finis : Si est continue sur
, il existe tel que : 


aä…-à # rE
aä,š…à #
t aä …‡Âà # %>
13
@ • 0
t ) 4ˆr7  
t ) L ) 4v une fonction de 2 variables de classe Z¶H sur

aä ) 4Âä?
Soient un ouvert de , et
un point de . Alors, il existe ‡DGn"C k tel que :
û û

aä…-à # ) 4Â䎅-à ÿ r z
aä ) 4Âä?X…à # û
aä…-‡´à # 4Â䎅-‡´à ÿ X…-à ÿ û 4
aä…-‡´à # ) 4Â䎅-‡´à ÿ %>
)

à # et à ÿ
A Ä E
¶…-à # ) 4{…-à ÿ  
t ) 4ˆ
Exemple 1.3 (Calculs approchés) Lorsque les acroissements sont petits, l’accroissement
total , peut être estimé par
û û
A ÄCB #
û à … û 4 àÿ
de sorte qu’au premier ordre :
) B ) û û
#

¶…-à 4{…-à ÿ  
4v|… û à … û 4 à ÿ #
U
Définition 1.21 Soient un ouvert de @ , y
• ] @ . On dit que  est de classe Z sur ssi :
–  admet des dérivées partielles successives sur jusqu’à l’ordre N inclus par rapport à
) 4 ;
– toutes les dérivées partielles successives jusqu’à l’ordre N inclus sont continues sur .

Formule de Taylor à l’ordre 2 : Soient un ouvert de @ , 0


4vK7 
• )  
t ) 4ˆ une fonction
• )
de 2 variables de classe Z sur et
aä 4´ä, un point de . Alors, il existe ‡DXn"C k tel que :
)L
) ) û ) û )
# #

aä…-à 4´ä…à ÿ Kz
t aä 4Âä,X…-à û
aä 4´ä?X…-à ÿ û 4
t aä 4Âä?
L •û • û • û •
… E œ Dà # û •
aä…-‡Âà 4´ä…‡Âà ÿ X… à à ÿ û û 4
t aä …‡Âà 4Â䎅‡Âà ÿ G…-à ÿ û 4 •
t aä …‡Âà # ) 4Â䎅-‡´à ÿ GF
# ) œ # # ) •

Développement limité de  à l’ordre 2 au voisinage de


aä 4´ä, :
)
) ) û ) û )

4v¢ 
aä 4´ä?X…-à # û
aä 4Âä?X…à ÿ û 4
aä 4´ä?
L •û• ) û • ) û • )
… œED à # û •
t aä 4Âä,X… à # à ÿ û û 4
aä 4´ä,X…à ÿ û 4 •
t aä 4ÂäoGFº…z
à #• …-à ÿ• ’”v
à # ) à ÿ 
œ •

à # ; (8 aä ) à ÿ “4º84Âä ) ó  "Y ! $ ä:ó ä Y ”ˆ


à # ) à ÿ rzCˆ>

WIHJ HK W

14
2 Courbes et surfaces
Sauf mention contraire on se place dans øù  muni d’un repère orthonormé
ML )N›<)OP N ) NvN  (voir la
figure 6).

NN

L PN 4


F IG . 6 – øù  muni d’un repère orthonormé
L ) N›÷) P N ) NˆN  ,.

2.1 Rappels de géometrie


Produit scalaire
Définition 2.1 On appelle produit scalaire des deux vecteurs

 … 4 PN … ê NN
Ý N 1 ›N  et … 4 PN … ê NN
Û N ; N› 
f

Ý N ¨ Û©N 1 
… 4 4 … ê ê >
le nombre réel
1
La norme euclidienne de ÝN est définie par
§ Ý N § •ÜRQ Ý1N ¨ ÝzN  • 
Q … 4 • … ê • >
§ ÝN § • § ÛN § •
En utilisant la définition du cosinus, on trouve la relation qui lie le produit scalaire ÝN ¨ ÛN
f et les

Ý N ¨ Û©N  § Ý N § •K¨ § Û N § •¨OSUTWVa‡ )


normes , :
1
‡
où est l’angle entre Ý N et Û N .

15
Les propriétés du produit scalaire

ÝN ¨ ÛN 
 ÛN ¨ ÝN
E

N Ý{N ¨ Û N  N|
Ý1N ¨ ÛºN  ) N c
Ý1N ¨ƒ
Û1N … NX ‰ Ý1N ¨ Û;N … Ý;N ¨ NX

Ý1N ¨ ÛºN  • b
Ý1N ¨ Ý{N ¨
ÛEN ¨ ÛºN 
Produit vectoriel
Définition 2.2 On appelle produit vectoriel des deux vecteurs

Ý N 1 ›N 
 … 4 P N … ê N N et ÛfN ; N›  … 4 PN … ê NN
NX NX  Ý4N Y Û N de composantes :
ê  ê 4 ]U^
le vecteur noté

4
4Ý N Y ÛfN  Z[\ ê 8 ê _ >
4 j4
norme du produit vectoriel
§ NX § •
et les normes , :
§ ÝN § • § ÛN § •
– En utilisant la définition du cosinus, on trouve la relation (de la définition du sinus) qui lie la

§ NX § •J § Ý N § •J¨ § Û N § •K¨v˜`V:ba„‡a˜ )


‡ Ý N ÛN

Ý N ) Û N ) NX  N N
où est l’angle entre et (voir la figure 7).


NX
– Le trièdre est direct (voir la figure 7) ;
Ý Û
est orthogonal à et (voir la figure 7).
NX ê
ÛN
NN
PN ‡
4
N› L
ÝN

F IG . 7 – Produit vectoriel.

16
Les propriétés du produit vectoriel :

ÝN Y
: Û N   ÛcN Y Ý N
9
N Ý{N dY Û N  N6
Ý4N Y ۀN  ) N c

Ý-N … NX d Y ÛN  : Ý N Y Û;N … NX Y NX Û N N N

Ý4N Y8
e Û N Y NX :¢ Û N
Ý1N ¨ NX 

:
:Ý N Y ÛºN d Y NX ¢ Û N
Ý1N ¨ NX  Nݶ

ÛEN Ý1¨ ¨ Û¶NX 


Ý4N Y Û¶N  ¨ NX ÝN ) ÛN NX
Produit mixte
Définition 2.3 Le nombre est appelé produit mixte des vecteurs et :

4 ê

Ý4N Y ÛºN  ¨ NX g
 ff 4 ê ff
ff 5h 4'h ê h fff
ff ff
f
NX
ê
ÛN
NN
PN
N› 4
L
ÝN
F IG . 8 – Interpretation géométrique du produit mixte.

˜ý
ÝEN Y ۀN Ž ¨ NX ˜
Ý N ) Û N ) NX 
Ý N ) Û N ) NX
Le nombre est égal au volume du parallélépipède construit sur le trièdre
(voir la figure 8). Les trois vecteurs sont coplanaires ssi leur produit mixte est nul
4 ê
4 ê ff Cˆ> ff
4'h ê h ff ff 5 h
ff ff
Les propriétés du produit mixte :
f f

Ý4N Y ÛºN ¨ NX 
ÛeN Y NX  ¨ ÝzN @
NX Y Ý{N  ¨ Û N

Ý4N Y ÛºN ¨ NX  ¶
i Û N Y Ý\N ¨ NX
17
ê
ê z
t ) 4ˆ

t ) 4ˆ zq
Plan : ê q
4
Plan : 4Á“4´ä
ê
ê z
t ) 4Âä,

4

ê ê z
t aä ) 4ˆ

Plan : *; aä

F IG . 9 – Construction de la surface représentative de y


) 4ˆr7 
) 4ˆ .

2.2 Surfaces

øù •
Définition 2.4 (Équation cartésienne explicite) Soit une partie de . On dit qu’une surface
Æ est définie par une équation cartésienne explicite s’il existe une fonction de dans telle  øù
Æd©_=
) 4 ) ê Ü yø ùjŘ ê E
t ) 4v )
) 4vK g
que :

18
L’équation ê z
t ) 4ˆ est appelée équation cartésienne explicite de . Æ
Soit  une fonction définie sur (sous-ensemble de  •)
0
t ) 4ˆr7  
t ) v4  )
t ) 4vÜ 2 • >
L’ensemble des points k 
) 4 ) ê j
) 4v< décrit une surface Æ . Cette surface d’équation
ê E
) 4ˆ )
) 4ˆJ 2 •
cartésienne

est la surface représentative de  (voir la figure 9). La construction de la surface représentative


de  est en général très difficile. Pour la visualiser on peut en considérer diverses sections :
– les sections par les plans parallèles au plan lL 4 d’équations ê sq . On obtient une famille


) 4ˆrzq
de courbes d’équations :

4mL ê
ê  
aä ) 4v< lL ê
ê 
appelées courbes de niveau (voir la figure 9).


t ) 4Âä?<
– les sections par les plans parallèles au plan ou au plan
(voir la figure 9).

ê
Courbe plane située dans n
Plan n
Plan perpendiculaire à ê L ê 4

F IG . 10 – Surface de revolution d’axe ê L ê .


ê L ê ê L ê
ê L ê
Définition 2.5 (Surface de révolution d’axe ) On appelle surface de révolution d’axe
une surface engendrée par une courbe plane située dans un plan contenant l’axe n
lorsque
n tourne autour de cet axe (voir la figure 10).
De telles surfaces ont souvent une équation cartésienne explicite qui peut se mettre sous la forme

ê z
• …4 • ?>
19
A
Plus généralement, une surface est dite de révolution autour d’un axe si son intersection avec un
A
A ê  L ê
plan quelconque perpendiculaire à est vide ou constituée d’un ou plusieurs cercles centrés sur
A (voir la figure 10 où ). On peut citer par exemple les sphères, les cônes, les cylindres,
Æ
les tores. L’étude d’une surface de révolution se fait en 2 étapes :
A
– On détecte que la surface est de révolution autour de en étudiant l’intersection de avec un Æ
A
A ê  L ê
plan quelconque perpendiculaire à , on doit trouver l’ensemble vide, ou un (ou plusieurs)
A
cercle(s) centré(s) sur (voir la figure 10 où ).
Æ
– On détermine la nature de en étudiant la courbe intersection de avec un plan particulier Æ
A
contenant (sur la figure 10, c’est le plan ). n
Définition 2.6 (Équation cartésienne implicite) Soit un ouvert de ø ù  . On dit qu’une surface
Æ
est définie par une équation implicite s’il existe une fonction : 
 ø ù Æéf_=
) 4 ) ê Ü  ˜ T
) 4 ) ê r “C=g
telle que

•
Définition 2.7 (Équation paramétrique) Soit un ouvert de ø ù et des fonctions  / et o de
)
dans ø ù : pq
r qs  
 ) )    ) 
4  /6
 )  
 Ü
ê  oG
 
L’ensemble Æ des point k de ø ù  de coordonnées 8]

)   ) 4ì/6
 )   ) ê toG
 )  lorsque

 )   varie dans est une surface donnée par ses équations paramétriques (ou sous forme pa-
ramétrique), en fonction de deux paramètres  et .

pq
Coordonnées sphériques : Soit

r qs  uvSUTwVíxSyTWVa‡
4  uvSUTwV íx<V b„a ‡
ê  uv:V z¼a í

u ) í ) ‡Â constitue
u ߏC í8{ }|• |•w~ , ‡DkÕC )?œ' k on définit une bijection
)
Le triplet un système de coordonnées sphériques (voir la figure 11). En choisis-
sant ,


) 4 ) ê  € 
u ) í ) ‡Â

pq
Coordonnées cylindriques : Soit

r qs  ¾‚SUTWVa‡
4  ¾‚:V b„a ‡
ê ê 
20
ê k
) 4 ) ê 
NN
u
N› í
L PN 4
‡

F IG . 11 – Coordonnées sphériques.

ê k
) 4 ) ê 
NN
N› PN
L 4
‡ ¾

F IG . 12 – Coordonnées cylindriques.

Le triplet 
¾ ) ‡ ) ê  constitue
?
) '
œ  un système de coordonnées cylindriques (voir la figure 12). En choi-
sissant ¾¶ßC et ‡DklC k on définit une bijection

) 4 ) ê ƒ €
¾ ) ‡ ) ê 
2.3 Courbes
Définition 2.8 (Équation cartésienne) Une courbe de l’espace peut être définie par l’intersection
de deux surfaces, donc par deux équations cartésiennes.

Définition 2.9 (Représentation paramétrique) Une courbe paramétrée å de l’espace est un en-

21
semble de points ks
tæ< de coordonnéespq
r qs  
æ< )
4  /|t
æ< Üæ 9„
ê  šo
tæ<
) )
où  / o sont des fonctions de „ dans ø ù .

0ÂæK7 
æ< ) / ÅæK7 /|
tæ< ) ìo ÂæK7 oš
tæ< ) æÜ9„V>
On dira que le vecteur
Ž



æ %
ä 
]U^
Û N
æä?K Z[\ 4|
tæä? _
ê
æäu
est la limite du vecteur
Ž


<
æ 
]U^
ۑN
æ<K Z[\ 4|
tæ< _
ê
æ<
æ æä
ç "$  ! ç¬è § ‘Û N
æ< Û(N t
æä? § Cˆ>
lorsque tend vers si

ê
å
NN PN æ  æ ä
4
›N L droite tangente à å en kéä
ks
æ<
kéä

F IG . 13 – Tangente à la courbe . å
Définition 2.10 (Tangentes à une courbe) Soit å une courbe paramétrée définie par
*E
æ< ) 4Á1/6
æ< ê 6
 oš
tæ< ) æÜ9„
et kéä{Rks
æä%\å , on appelle droite tangente à å en kéä la position limite (si elle existe) de
?a
la droite portée par kéäk quand k tend vers kéä sur å (voir la figure 13).

22
ks
æä% … N  
æä? • …/ 
tæä% • …co 
æä% • ßC .) Les composantes
ks
tæäur†ks
9
æä% /|
tæä? ) oš
tæä?: sont
On dit que est un point régulier si on a
d’un vecteur unitaire porté par la tangente au point régulier
]U^
… N  [\Z / 

tææä,ä? _
L
D Q  
tæä? • …/ 
æä% • …o 
æä% •
 o 
æä% avec

On appelle ces composantes les coefficients directeurs de la droite tangente.

2.4 Plan tangent à une surface représentée sous forme paramétrique


On considère une surface Æ donnée par ses équations paramétriques et une courbe å tracée sur
Æ .
Æ
Définition 2.11 Soit une surface et kéä un point de Æ . Le) plan ) tangent (s’il existe) est défini
par l’ensemble des droites tangentes enk£ä aux courbes å H åX• >R>R> tracées sur Æ passant par kéä .
k äp
aä ) 4Âä ) ê ä% il suffit de connaître deux tangentes
Pour connaître le plan tangent à Æ au point é
non colinéaires (voir la figure 14). On suppose que la surface Æ est définie par ses équations para-


Mkéä% 
†k?akéä
kéä
Æ N‡
?kéä?

F IG . 14 – Plan tangent.

métriques

Æd©_=
) 4 ) ê `˜ (z
 )  ) 4Á;/6
 )  ) ê ˆoš
 )  )
 ) Ü g
) )
et les fonctions  / et o sont différentiables en
aä ä? . On considère le point kéäp
t aä 4Âä ê ä?
) ) tel

aä¸z
aä )  ä? ) 4´ä¸;/6
aä ) ä% ) ê 丆oG
ä ) ä,%>
que

23

Mkéä% le vecteur tangent en kéä à la courbe
Appelons
pq
r qs  
 )) ä?
å èJ 4  /6
 ) ä,
ê  Go
 ä?
tracée sur Æ et

N‡ k ä% le vecteur tangent en ék ä à la courbe
pq
r qs  
 ä )) 
å èJ 4  /6
ä )  >
ê  Go
 ä 
pq
Les vecteurs sont les suivants
) Ä ) pq 
)  Ä )

Mkéä%K r qs 4 

aaä ä ) aä,ä, 5 òò ò 

ää ) ä,ä, et N‡
Mkéä%r r qs 4 

aä ä ) ä%ä% ‰ òòò 

aaää ) ä?ä? >
ê 
aä ) ä,  ò òŠ ‰
ä ) ä, ê 
aä ) ä?  ò ò‰
aä ) ä?
ò ò
N‡ N‡
Les vecteurs
?kéä% et ?
k£ä% ne sont pas colinéaires, donc, il existe un plan tangent n à Æ au
) )
point kéäp
aä 4Âä ê ä% . On sait que les trois vecteurs
?kéä%
N‡ ) N‡
Mkéä% ) k†%akéä sont coplanaires ssi
leur produit mixte est nul. Donc l’équation du plan tangent
n est

Ä 8) a ä 4ºj)4Â ä ê  )ê  ä
ff òò Ä
aä )  ä? òò 
aä ) ä? ò ò ‰
aä ) ä? ff Cˆ>
ff ò
aä ä? ò
aä ä? ò ‰
aä ä? ff
ff ê ò ) ò ò ff ) ) ê
Soit Æ définie par l’équationf z
t 4ˆ , le plan tangent au pointf kéäp
t aä 4Âä ä% est
û û
ê  ê äÜs
‘8 aä% û 
t aä ) 4Âä,X…z
4€j4Âä? û 
aä ) 4´ä?
4
2.5 Extrema des fonctions de deux variables réelles
Soit  une fonctions de deux variables y
) 4vr7 
) 4v ,
t ) 4ˆÜ . est un ouvert de  •.
Définition 2.12 Soit à  Œ‹. On ditw que  ) admet un maximum local strict en Ã
» ssi il existe un
Û Ã x–Ÿ
Û _‹Ã€g´ 
t–£Üh;
Ã\ .
voisinage de :

Définition 2.13 Soit Ãá . On dit que  admet un minimum local strict en Ã
voisinage Û de à : x–Ÿ

Œ‹ Û w _‹Ã€g´ ) 
t–£Üß;
Ã\ .
ssi il existe un

24
Recherche des extrema


aä ) 4Âä?
aä ) 4Âä?
Théorème 2.1 (Conditions nécessaires d’extremum local) Si admet des dérivées partielles en
et si est un extremum, alors

 # 
t aä ) 4Âä,rzC ) et  ÿ 
aä ) 4Âä?rzC=>
Attention ! Les conditions précédentes ne sont pas suffisantes.
Définition 2.14 Soient un ouvert de , ,  •
t aä ) 4Âä?  Š ¦  . On dit que
t aä ) 4Âä? est un

point critique de ssi les dérivées partielles premières de  en à existent et sont nulles.

t ) 4v
En pratique, pour trouver les points critiques, on résoudra le système de deux équations à deux
inconnues :
) 4v¢ C )
ï  # 
t
t ) 4ˆ5 C
ÿ
 • ;
) 4ˆ) 37  
t ) 4v
Z •
aä ) 4Âä?
Conditions suffisantes d’extremum local : Soient un ouvert de ,
une fonction de 2 variables de classe sur et un point critique
)
:
aä 4Âä?*  . La
formule de Taylor permet dans certains cas de préciser la nature du point
aä 4´ä, :
L •û • ) œ û • ) û • )

t 4v¬|
aä 4´ä?Å œ D à # û •
aä 4´ä,R… à # à ÿ û û 4
aä 4Âä?R…Áà ÿ û 4 •
aä 4Âä, F …
à #• …€à ÿ• ”ˆ
à # ) à ÿ 
) ) •
) ) Y Y )
où à # “ ‘8 aä à 4ºj4´ä  "! ó $ W ä:ó ä ”ˆ
à # à ÿ K“C . Introduisons le polynôme
ÿ û • )W  H J H K û • ) û • )
) • œ
n
à à ÿ rzà # û •
aä 4´ä?X… à à ÿ û û 4
t aä 4Âä?X…à ÿ û 4 •
aä 4´ä?
# # •
et le trinôme
‡
 r  • ûû •  •
aä ) 4´ä?X… œ/ û û • û 
t aä ) 4Âä,X… ûû •  •
aä ) 4Âä?
 4 4
 ‡  ) •
où  HJ  . Le discriminant de
 est 
 #  
aä 4Âä?<   # ®
aä 4´ä?:   ®
t aä 4Âäo .
) )
H K
1. Si h;C , le trinôme garde un signe constant :
ÿ ÿ
) ) )
- Lorsque   # ®
aä 4Âä?Üh;C , 
4ˆ9K
t aä 4´ä?Üh;C et, donc,  admet en
aä 4´ä? un maximum
)
local strict ;
- Lorsque   # ®
aä ) 4´ä,¸ß;C , 
t ) 4ˆ÷Ü
aä ) 4´ä?Üß;C et, donc,  admet en
aä ) 4´ä? un minimum

local strict ;
AC

aä ) 4´ä,
2. Si , il faut approfondir l’étude. Il est nécessaire d’utiliser la formule de Taylor à un

ordre supérieur pour chercher s’il y a un extremum en ;
ß@C 

aä ) 4´ä,
3. Si le trinôme ne garde pas un signe constant. C’est-à-dire la fonction n’admet pas
d’extremum local en .

25

) )   # ®
t aä )) 4Âä? 
t aä ) 4Âä?
Voir le tableau qui suit :
 # 
aä ) 4´ä,  ÿ 
aä ) 4´ä? 
 # 
aä ) 4´ä,KzC  ÿ 
aä ) 4´ä?KC  hC   # ®
t aä ) 4Âä?ÜhC maximum
 # 
aä ) 4´ä,KzC  ÿ 
aä ) 4´ä?KC  hC   # ®
t aä 4Âä?ÜߏC minimum
 # 
aä ) 4´ä,KzC  ÿ 
aä ) 4´ä?KC  C quelconque ?
 # 
aä 4´ä,KzC  ÿ 
aä 4´ä?KC ߏC quelconque point-selle
Exemple 2.1 Soient 
t 4ˆ\
) œ Š 5Ž¼48Ž , /6
) 4ˆ{ • …“4 • , oG
) 4v\  …14 • . La fonction
 admet un maximum au point
C ) CV , la) fonction / admet un minimum au point
C ) CV , mais la
fonction o n’admet pas d’extremum en
C CV (voir la figure 15).


) 4ˆ  œ d Ž j4 Ž /6
t ) 4v“ • …4 • oG
t ) 4vr1  …4 •
ê 2 ê 2 ê 2
1
1 1  0

  -1   -1
 
 
1
0 0 -1

0 0 1 0
-1 -1 0
4 4 4
0 1 1 0 1 1 -1 -1

F IG . 15 – Trois fonctions.

26
3 L’intégrale simple
3.1 Introduction
Définition 3.1 Soient et 0 s @ ã s# Y @ deux applications. On dit que ã est une primitive
 ã
de sur ssi est dérivable sur et =‘ = #W E 
t  . On appelle intégrale indéfinie une primitive
de  ’ 

 G>
L’ensemble des primitives de  sur
’ est de la forme :

t  *ã
t X…-q
3.2 Sommes de Darboux
Soient un intervalle de yh©e deux nombres réels. On dit que la fonction  á @
@ et
klIm,eon klIm,eonK2 ,  est continue sur nôIm,epk , " ! #%$'&  ä
t '
= et
" ! #%$j“ F ä
Kz
e%
est définie et continue sur si

) ) )
.
Rappel 3.1 Une subdivision ”8 _` aä >R>R> 5•¼g de klamoe,n est un sous-ensemble fini d’éléments
H
de klIm,eon tel que : D1 aäØh- h- a•š>R>R>vhŠ5 • FIH hŠ5 •-e .
H
Définition 3.2 Soit ”‰_p8ð aä >S>R> 5
) ) ) • ) e(M5 •Øg une subdivision de klIm,eon . On appelle
H FIH
•
sommes de Darboux deux sommes suivantes (voir la figure 16) :

Ƽ
”G¢
2 t
I™d I™ FIH #–\™
™¬•« H
—
”G¢ 2
t I™d I™ /p™ IF H
™¬« H
où –\™ˆV˜š™ #œ›/ # ž þ # ž¡ 
t  et /´™6zam¢ #œ›w # ž þ # žI¡ 
 .
­ Ÿ ­MŸ
Définition 3.3 Soit
”š•'G • une suite de subdivisions de kÕIm,eon telle que

•  "$ ! ¯ ™¬! « H °‹ó •± _` I™d I™ FIH g\Cˆ>


On dit que la fonction  est intégrable (au sens de Riemann) sur klamoe,n si

•  "$ ! ¯ kÕƼ
”š•' — 
”š•'’nCˆ>
 klIm,eon :
La limite commune des sommes de Darboux est appelée intégrale de la fonction
’ “  sur

• ""$ ! ¯ Ƅ
”š•'r • " "$ ! ¯ —
”š•'K & 
t  G>
27
£ £ EÌ ¤d¥ 5Ç ¦

¥ Ç ™«§ Ç ™ ¦G¬ ™
FIH

¥ Ç ™m§ Ç ™ ¦ ¨ ™ ©
FIH
È ª Ç ™ FIH Ǚ Ç

F IG . 16 – Sommes de Darboux.

Théorème 3.1 Soient  h;e deux nombres réels, 0  @ une fonction continue sur kÕIm,eonG2 .
Alors
1. La fonction  est intégrable sur klamoe,n ;
ã‘
  
2. Si la fonction
’ “
est une primitive de sur , l’intégrale définie de vaut alors

& 
t  *zã‘
e%jã‘
?>
Application - Calcul de l’aire d’un domaine plan. Soient h e deux nombres réels, .
klamoe,n  + @ une fonction continue sur kÕIm,eon telle queÄ x »¢klamoe,n ) 
t d·ñC . On considère un
domaine du plan (voir la figure 17) limité par l’arc Z de la courbe représentative de  , l’axe L
+
et deux droites verticales * et *ze . Si ­ì
 représente l’aire du domaine , alors
+
+
’ “ 
­ì
r & 
t  G>

Propriétés de l’intégrale simple.

’ “
1. Linéarité de l’intégrale, c’est-à-dire
 ’ “  ’ “  )
&
9
t ’ X…“ /6
<   & ’ “
 ¶ … & 6/

& ¡
t   ¡ & 

)
où  / sont des fonctions continues sur klIm,eon et ¡O9@ .

28
£ £ EÌ ¤d¥ 5Ç ¦

¯Ä
®
©
È ª Ç

F IG . 17 – Aire du domaine plan.

2. Soient  hðe
Š deux nombres réels,  une fonction définie et continue sur kÕIm,eon , alors pour
x6q{klIm,eon ’ “  ’°
’ “  
& 
  & 
 Á… ° 
 G>
3. Soient c hie
deux nombres réels,  une fonction définie et continue sur kÕIm,eon . Si 
{·fC
kÕIm,eon x6q{kÕIm,eon
sur , alors pour
’4°  ’ “ 
CÁb & 
 cb & 
 G>
4. Soient  h;e deux nombres réels,  et / deux fonctions continues telles que 
¸b/6
 sur
klIm,eon
. Alors ’ “  ’ “ 
& 
t  yb & /6
 G>
‘h;e deux nombres réels,  une fonction définie et continue sur klIm,eon . Alors
5. Soient
’ “ 

eJ=;œ# ›/b a« & ¢ “b¡ 
¸b & 
 cb@
e± œ# V›w˜m & ™ “b¡ 
?>
Ÿ Ÿ
‘h;e deux nombres réels,  une fonction définie et continue sur klIm,eon . Alors
6. Soient
’ “  ’ “ 
ff & 
 ff b & ˜l
t ‹˜ G>
‘h;e deux nombres× réels,
ff  une fonction
ff définie et continue sur klIm,eon . Alors
7. Soient
)
’ “ 
q{klIm,eon & 
 E
quS
eJj?>
29
 sur klIm,eon le réel 
L ’ “
On appelle valeur moyenne de


qur
eJ= & 
 G>

P’ “  • P’ “  P’ “ 
8. Inégalité de Cauchy-Schwarz

• •
& 
’/|
t  Q b & Õk 
’n Q ¨ & k /|
t n Q
)
où  / sont des fonctions continues sur klIm,eon .

3.3 Calcul pratique des intégrales simples


Changement de variable. Soient  M @ +
une fonction intégrable sur
+ Ü2 2@ , y/  +; @
une fonction de classe Z H
sur un intervalle ouvert et
’  ’ . Alors 2 i @ 6
/


ê  ê  
/6
</ 
 G>
Cas d’une intégrale définie : Soit
’ “  kÕIm,eon ’ un intervalle de @  . Alors
ê ê
& 
   
/6
</ƒt
t  G>
où ¶1/|
  et ¸e 1/6
 .

( ˆ
 
Ž


  
 deux fonctions de classe Z H sur , alors
et 
’ 
Intégration par parties.
 ’   Soient
’    ’  

t 
rˆŽ
t 

 Ž
t  ou 
t  
t  *c
t 

`I
 G>
Intégration des fractions rationnelles. Soit
n ²
t  ´ 䎅 ³ H Á… •
³

t  ä … µ H D…
 µ µ ³ •o•: • …“…“¨`¨`¨`¨`¨‹¨‹… … µ ³ •K[ I• [
une fraction rationnelle.

“Régularisation” d’une fraction rationnelle. On peut envisager deux cas particulier :


YY
·¸ W W ##
1. Si le degré du numérateur est supérieur ou égal au degré du dénominateur, c’est-à-dire
^j·Œ¶ YY
·¸ WW ##
, la fraction rationnelle est appellée irrégulière. Dans ce cas particulier on peut
représenter la fraction de la façon suivante :
U U
•
²n‘
t
  ˆ¹Á
X… ²–‘

  ˆ¹Á
t G… µ /ÂäŽäŽ… …µ / H Á D… …µ /´•:•: • …“…1¨`¨`¨`¨`¨`¨`… …jµ / • •
H
30
YY
où le polynôme ¹Á
 est une partie entière de la fraction rationnelle et º¸ W # est une fraction
#
régulière, c’est-à-dire N(Y h»¶ .
W
2. Si ^£h4¶ , la fraction ·¸ W # est régulière.
#Y
W ²
Définition 3.4 On dit qu’un polynôme
t  est irréductible si les seuls diviseurs du polynôme
²
 sont les polynômes de degré C ou de degré égal à celui de ²
t  .
Rappel 3.2 Les polynômes de @k In irréductible unitaires de degré positif sont tous de la forme

je% et
j  • … • .
Théorème 3.2 (Décomposition en facteurs irréductibles) Tout polynôme
 de degré ¶¢ß“C
²
de @k In peut se représenter d’une seule manière sous la forme d’un U produit
²
Kz€¨ ½
t e  Á ­ ¾U¨`¼ ¿ ¨`¨R
t (e MÁ?À ¨ ½ k
t   • … • n ™ ­ ¨`¾U¨`¿ ¨Rk
t ( U  • … U • n ™ À ú
H H H ):› U
) )
où e >S>R> e sont des nombres réels différents,
P ) ) P o
) › )
U ¼ H >R>R> H >R>R> sont des nombres entiers po-
H P P › ›
sitifs tels que¼
H …“¨`¨`¨‹… … H …1¨`¨`¨`… c  ¶ . ¼
¼ ½
Les polynômes irréductibles
je  >S>R¼ >
t (je  correspondent
) ¾U¿ ) À U
H ½ aux racines réelles du polynôme
²
 et les polynômes irréductibles k
‘  • ¼ … • n ) >RU ¾U>R¿ > ) k
‘U j U  • … U • À n correspondent aux
paires de racines complexes conjuguées 
~ P H ) >R>R> H )  ~ P du polynôme ²
t  . Les nombresU
P ) >R>S> ) P sont les ordres de multiplicitéH des racines H ) )
réelles e >R>R> e et les nombres
› ) >S>R> )o›
H H ² H
 .
¼ ¼
On peut conclure, d’aprèsYY le théorème de décomposition en facteurs irréductibles, que la frac-
sont les ordres de multiplicité des paires de racines complexes conjuguées du polynôme

tion rationnelle régulière ¸º W # se représente


#
W• U U
sous la forme :

–‘²
  µ /´äŽ…µ / H Á…jµ /•< • …1¨`¨`¨`…µ / •

 ä… H Á… •o …“¨`¨`¨`… • U
½ ¾U¿ À ½™  ¾U¿ ™ýú U  U À
2  H ™ …“¨`¼ ¨`¨R… 2 Á   ™ … 2  q H ™ô ¶… H ™ …“¨`¨`¨‹… 2
 Á ­
j q ™" ¶U … ™ U •
™¬« H eH ™ ™
™¬« H
¼ e  ™ý« H k
‘ H  … H n • • ™ ™¬« H k
t (j  • … n ™
¼
&Y
Intégration des fractions simples.
1. Cas de fraction du type # “ ž :
WF ’ 
›  L ) alors  *“Jb a¶˜ eŘu…Z >
Si
’
je% 
› ß L ) alors   L  ›
t (je% H’F ™ …Z >
Si

je% ™ 
31
 W # F ° # ® =  ® ¡ ž : ê
Y
2. Cas de fraction du type

’   ’ (  , on obtient


Par le changement de variable
’  ’  ’ 
q, D…  qÂ
*… L ê X… ê   L Ö ê … Ö ê  L  Ö ê ê … L Ö ê >
k
(8  • … • n ™ • ™
… ê•  ™
… ´ê •  ™
… ´ê •  ™
… ´ê •  ™
’  ê  ê  ’ 
L … ê •   zaX
L … ê •  … Z si ›  L
Il ne reste plus qu’à intégrer directement la première intégrale

Ö Ö

L … ê •™  œ
L … ê •™ »  ï • à  Y
L … ê • ,H’F ™ … Z si › ß L
• W H’Ã F ™
et, par le changement de variable ê ioÄ °wØ a í  , la deuxième intégrale :
’ Ö ê ’ í
’ 
• ™ •

L … 괕  ™  Ö SyTWV • í¸
L …ÅÄ,°/a • í  ™  Ö
SUTwV í  F í>
Intégration d’une fonction du type ¹Á
SyTWVv ) V<ba'  . Dans ce cas il est commode de faire le
changement de variable
 
œ L • œ
Ä,°wa œ0i ) V:za¸ * L …:  • ) US TWVv  L …:Æ • ) * œ °/ÇSyÄo°waj ) * L …Å  • >
’  ’ PL • œ 
œ
¹Á
SyTWVv ) V<b a¸  ì ¹ L …ÅE • ) L …:  • Q ¨ L …4  • >
D’où

#) )
Intégration d’une fonction du type ¹Á
È V#Ʉ Sɼ  . Dans ce cas il est commode de faire le
changement de variable
 
• L) •… L)
#È i  VÉ' * œ  Sɼ  œ  b aj )    >
)  
D’où ’ #) )  ’ P )•  L)•… L 
¹ÁM
È V#É' SÉ'  * ¹  œ  œ  Q  >

32
4 Équations différentielles
4.1 Équations différentielles du premier ordre
Définition 4.1 Soient , 2†@  ã] » @
une application. On appelle équation différentielle
du premier ordre toute relation de la forme

ã‘
) 4 ) 4  rC
entre la variable , la fonction 46
 et sa dérivée 4 
 .

Définition 4.2 Soient 2Ê@  , ã— ¦ @ une application,  un intervalle de . On appelle @


)
 íj8  @
t ) í¸
6x 0 )
solution (ou intégrale) de l’équation différentielle sur l’intervalle toute application dérivable
sur , telle que et x c , ‘ã
í¸
 í 
t :KzC
Résoudre (ou intégrer) une équation différentielle, c’est déterminer toutes les solutions í (chacune
des solutions avec son ensemble de définition ). 
ã
t ) 4 ) 4   ðC
‘ã
) 4 ) 4  rzC
Définition 4.3 On appelle courbes intégrales de l’équation les courbes repré-
sentatives de solutions de .

Définition 4.4 On appelle équation différentielle normalisée l’équation

4=z
) 4ˆ%>
+  2 @ • un ouvert. Si ]
+M @ × est continue et possède une
Théorème 4.1 (Cauchy) Soit
4 continue + )
sur , x
t aä 4Âä?y
+¸) Œ'4“µí¸
t  (il existe une
4  
) 4v ) définie au voisinage de aä et telle que í¸
t aä?K4Âä .
dérivée partielle par rapport à
solution unique de l’équation
)
La solution générale d’une équation différentielle du premier ordre 48.í¸
t qS dépend d’une
)
constante arbitraire q . Cette solution générale 4Š‰í¸
qu décrit une famille de courbes planes
dépendant d’une constante q (une famille de courbes intégrales).
Exemple 4.1 (Application géométrique) On a vu précédemment que les courbes intégrales d’une
q

) 4 ) uq  C
équation différentielle du premier ordre dépendaient d’une constante . Posons le problème sui-
q
†Ì
t ) 4 ) ¡ º—C
vant. Soit une famille de courbes planes dépendant d’une constante (voir la
figure 18). On demande de trouver une autre famille de courbes , dépendant du

) ¡)
paramètre , dont toute courbe soit orthogonale en chacun de ses points à une courbe de la fa-
mille Ë\
4 qu3ðC Ë Ì
(voir la figure 18). Les familles et sont appelées familles de courbes
orthogonales.

33
£ Ï
¥ Ç Ò £ Ò#Ð ¦ Ì È

Í ¥ Ç Ò £ Ò`Î ¦ Ì È

È Ç
F IG . 18 – Familles de courbes orthogonales.

Ë\
t ) 4 ) qSr“C ã‘
) 4 ) 4  “C , alors
Ë\
) 4 ) qurzC
Solution : Si la famille est la solution générale de l’équation
l’équation différentielle des courbes orthogonales à sera de la forme
P ) ) L
ã 4  4  Q zCˆ>
4.2 Intégration des équations différentielles du premier ordre
Équations différentielles à variables séparables.
Définition 4.5 On appelle équation différentielle à variables séparables une équation diffé-
rentielle du premier ordre qui peut se mettre sous la forme : 
4 

4ˆ 

où  et  sont deux fonctions continues.


Méthode de résolution. D’après une transformation élémentaire, on a


4ˆ º4  
 )
d’où ’  ’  

4v 4¶
 D…q
34
et la solution générale est
ÝD
4vrÛ(
X…q

où Ý et Û sont des primitives de  et .

Équations différentielles homogènes.


Définition 4.6 On appelle équation différentielle homogène une équation différentielle du pre-
mier ordre qui peut se mettre sous la forme : 
4 4
E
 Ò
 Ñ vÓ
Méthode de résolution.  de variables
Par le changement  4Á1æ’ (où æK“æu
t  ) on obtient :
4 æ
 ; …jæ

æ …jærE
æ<
d’où


æ<Ž8æ{z
B C)   ’ 
æ  ) b a  æ >
et (pour


æ<8æ q 
æ<dæ
Finalement, on a la représentation paramétrique de solution générale
 Ôq ÈOÕ ØÙ ×ÛÖMÚ × þ ×
4  Jq æÜÈ Õ ØÙ ×ÛÖ?Ú × þ ×
Équations différentielles linéaires.
Définition 4.7 On appelle équation différentielle linéaire une équation différentielle du premier
ordre qui peut se mettre sous la forme : 


t  4 
… e´
t ÷4Áz

où  ) e ) yÝ  @ sont des applications continues.
Définition 4.8 On appelle équation différentielle linéaire sans second membre associée à

 ==’#ÿ …zep
÷4-¢
t  
une équation différentielle du premier ordre qui peut se mettre sous la



 4 
forme :
… e´
t ÷4†zC
Þ
Théorème 4.2 La solution générale de l’équation différentielle linéaire du premier ordre est la
somme de la solution générale ÞJä
de l’équation sans second membre 
 ==’#ÿ …0ep
4ÁzC
et d’une

solution particulière de l’équation 
t  ==’#ÿ 
: … ep
÷4DE

ÞzˆÞJ䎅 4Ö >
35
Méthode de résolution de l’équation 
t  ==’#ÿ …-e´
t ÷4‘EC . Cette équation est à v̀ariables sépa-

rables :
4 @ e´
t  G>
4 
t 
Þ ä de l’équation sans secondÙ membre est
D’où, la solution générale 

Þä¸qÔÈ F Õàáß Ù JJ Ú = # > Ú


Méthode de variation de la constante. Soit
á ÙÙ J #
ÞäÜqjÈ Õâß J ÚÚ =
F
la solution générale de l’équation sans second membre. On va chercher les solutions de l’équation

 ==’#ÿ …-ep
4ÁE
t 
sous la forme suivante :
Ù
4Ázq´
È F Õâß Ù JJ ÚÚ = # )
á

   4
áß ÙÙ JJ ÚÚ = # qÂ
t  j qÂ
t  ´e
t  È F Ù
où est une fonction dérivable de . On dérive :
4
6
 È F à
Õ t
 Õàáß Ù JJ ÚÚ = # >

C’est-à-dire
Ù  Ù Ù

t È F Õàáß Ù JJ ÚÚ = # q´
 
 
t Kq´
È F Õâáß Ù JJ ÚÚ = # ep
t
   …ep
KqÂ
t ƒÈ F Õàáß Ù JJ ÚÚ = # E
 
?>

D’où
á ÙÙ J # qÂ
t 

È Õâß J ÚÚ = E
t 
F
’ P 
 ÙÙ # 
áß JJ ÚÚ = D…-¡G>
et

K 
t  O
È â
Õ Q
Finalement, la solution générale est

½ U¾ ¿ ÙÙ À# ã è ½ ’ P une 
t solution
la solution générale
Ù ¾Uparticulière
¿#  ÿÃÙ À
 È Õåáß Ù JJ Ú = æÈ F Õàáß Ù JJ Ú = # )
ÞE ¡äÈ F Õâáß JJ ÚÚ = … 
 Ú Q Ú
où ¡ est une constante.

Équations de Bernoulli.
Définition 4.9 On appelle équation différentielle de Bernoulli une équation différentielle du
premier ordre qui peut se mettre sous la forme : 
4

 …-ep
4†z
t ÷4 [ )
où ^ B L ,  B C et  ) e ) yÝ  @
^  sont des applications continues.

36
Méthode de résolution. On fait le changement de fonction ê ¢4IH’Fƒ[ . En divisant l’équation

 ==’#ÿ …-ep
4ÁE
t ÷4 [ 4[
par on obtient 
 4 ep


t 
… 4 [pFIH z 
t %>
4 [
On dérive ê : ê 4
L

8^X4 ƒ
F [

et on obtient l’équation différentielle linéaire 

L j
t ^ …e´
t  ê z
%>
Équations de Riccati.
Définition 4.10 On appelle équation différentielle de Ricatti une équation différentielle du pre-
mier ordre qui peut se mettre sous la forme : 
4 •

t ÷4 …e´
t ÷43…qÂ
t 
où  ) e ) qTÝ  @ sont des applications continues.

 ´4 ä une solution particulière donnée. On fait le changement de fonc-


ê 4ºj4´ä
Méthode de résolution. Soit


ê  …4´ä? 
tion :
 



u

ê …4Âä? • …-ep
u
ê …4Âä?X…qÂ
t 

d’où  ½  U
¾ «v¿ ä À
ê • œ P  ´
4 ä •
ê ê ê

t  … 
4Âä …e´
t  …  …
÷4 ä …-ep
4Âä…-q´
 Q

 ê ½ œ fonction ¾U¿ de À ê
et
ê•


÷4´ä ê …ep
: 
t  >
C’est-à-dire, par le changement de fonction f4D4Âä , on peut ramener une équation de Riccati
à une équation de Bernoulli.

4.3 Équations différentielles du deuxième ordre


Définition 4.11 Soient , 2e@ Ž ãs s @
une application. On appelle équation différentielle
du deuxième ordre toute relation de la forme

ã
t ) 4 ) 4  ) 4   KC

entre la variable , la fonction 46
 et ses dérivées première 4 
t  et deuxième 4  
 .
37
Définition 4.12 Soient , 2@äŽ ãð ð @ 
une application, un intervalle de . On appelle @
)
íjÝ  ) @ ) í ) ) )
solution (ou intégrale) de l’équation différentielle du deuxième ordre sur l’intervalle toute ap-
plication telle que est deux fois dérivable sur ,  x y;
í¸
t  í 
 í  
:¸
,
et x 0 ã‘
¸í
t  í 
 í  
<“C
, .
) )
La solution générale d’une équation différentielle du deuxième ordre 4ÁzíÜ
q q?•% dépend de
) ) H
deux constantes arbitraires q et q?• . Cette solution générale 4Oí¸
t q q%•, décrit une famille de
H H
courbes planes dépendant de deux paramètres q et q%• .
H
4.4 Intégration des équations différentielles linéaires du deuxième ordre à
coefficients constants
Définition 4.13 On appelle équation différentielle linéaire du deuxième ordre à coefficients

constants une équation différentielle de la forme : 
• 4  4
 • …-e …q%4¶E
 )
où  )e)q sont des constantes.
® ®
 == # ÿ ® E
… e ==’#ÿ …Eq?4¢C  == # ÿ ® …Ee ==#ÿ # …Eq%4Š5C une
 4¶ ê È î , on obtient :
Méthode de résolution de l’équation . Soit
  
équation sans second membre associée. Par le changement de variable 
 4  ê î# ê î# )  •4 î#  •ê œ î#  ê ê • î#
  È …  ¾çÈ • 6
 È • … ¾çÈ … ¾ È
 
•   •ê ê
 4 • …e 4 …-q?4ÁzèÈ î # • …z
œ V¾'…euƒÈ î #
d’où

€¾ • …-e¸¾¸…-q„zC¾¶ C >


puisque

Cette dernière équation est dite caractéristique. C’est-à-dire, par le changement de variable 4*
ê È î # , la résolution de l’équation différentielle linéaire du deuxième ordre à coefficients constants
 ® é œ
sans  second membre associée se ramène à la résolution de l’équation  = # ® …f
V¾{…;e% = # C .
é
Soit  “e E
•  êVƒq le discriminant de l’équation caractéristique. On a trois= cas suivants : =
®
Cas 1 : ßEC . Dans ce cas on peut démontrer que la solution générale ÞJä de  = # ÿ ® …e =’#ÿ …q%4 C
= =
Þ专q H È î ­ # …q%•ëÈ î ® #
s’écrit :

• )
où ¾ et ¾R• sont les racines réelles distinctes de €¾ …De¾ˆ…Dq„“C et q q?• sont deux constantes
H H
arbitraires.

38
 ®
Cas 2 : zC . Dans ce cas la solution générale Þä de  == # ÿ® …e ==’#ÿ …-q?4ÁC s’écrit :
Þä܈ È î #
q H D…-q?•?
 ¾ est la racine double réelle de º¾ • …eܾ„…-q„® “C .

Cas 3 : h;C . Dans ce cas la solution générale Þä de ì  == # ÿ® …eÝ==’#ÿ …-q?4ÁC s’écrit :
Þ专q H È î ­ # …q%ë• È î ® #
•
où ¾ et ¾R• sont les racines complexes conjuguées de ‘¾ …ŠeT¾Ø…q3@C et q q?• sont deux
)
H q?í • ). Si ¾ H ó •ºð ~ P , alors cette solution peut se
H H
constantes complexes conjuguées ( q î
représenter sous la forme suivante :

ÞäJ6È  #
9¡ H SUTWV ¶…Š¡I•lV<ba  )
où ¡ ;
H  @ et ¡a•¼9 @ sont deux constantes arbitraires.
®
Méthode de résolution de l’équation  = # ÿ ® …Še =’#ÿ …Šq%4 ©
 . Soit Þä la solution générale de
= =
l’équation différentielle linéaire du deuxième ordre à coefficients constants sans ® second membre.
Pour résoudre l’équation différentielle linéaire du deuxième ordre complète  = # ÿ ® …“e =’#ÿ …“q?40

t  : = =
1. on peut utiliser la méthode de variations des constantes ;
®
2. on peut chercher une solution particulière 4 Ö de l’équation complète  = # ÿ ® …e =#ÿ …q%4Dz
t  .
Dans ce cas la solution générale de l’équation complète est
= =
ÞiiÞJ䎅 4 Ö
Méthode de coefficients indéterminés.

Cas où le second membre est polynômial : 


t r ² [
t  . Soit
²
t  µ ä … µ Á… µ •o • …1>R>R>R… µ [ >
[ H [
On cherche une solution particulière 4 Ö de l’équation complète sous la forme d’un polynôme

4ÁÖ Vä…- H D…V•o • …1>R>R>`…W •J • )


où le degré ¶ du polynôme 4 Ö est choisi de la façon suivante :
pq
r qs ^ L si q¶zB C
¶M ^ … œ si q„C et e¶zB C
^ … si q„C et e'zC
39
Cas où le second membre est exponentiel : 
rïÈ  # . On cherche une solution particu-

lière de l’équation complète sous la forme

4DÖ zðÈ  #
Cas mixte : 
rˆÈ  # ² [ t
 . Dans ce cas on peut faire le changement de variable suivant :

4D6È  # ê >
 4 deux fois :
On dérive  
4 P
# ê …4È  #  ê ˆÈ  # ê …  ê
  È    Q   
•4 • # # ê #  ê #  •ê # P • /
œ  ê  •ê
ê
È  … È  … È  …4È  • 6È  ê
•  … … •Q
 
 •ê ê
 • …
œ  …e% …
 • …e …-qu ê  ² [
t 
et on obtient

C’est-à-dire, par le changement de variable 4Á6  È  # ê , on peut ramener une équation différentielle
linéaire du deuxième ordre à coefficients constants avec second membre mixte à celui avec second
membre polynômial.
 
Cas où le second membre est : 
 SyTWV … †…ÈìV:za …
, où et
)È … sont des constantes
réelles connues. Dans ce cas il faut distinguer deux variantes différentes :
1. Si SyTWV …
n’est pas solution de l’équation sans second membre associée, on cherche, alors,

une solution particulière de l’équation complète sous la forme

4DÖ zñSUTwV … ¶…/ëV:za … )


où  )/ sont deux constantes réelles à déterminer.
2. Si SUTWV …
est une solution de l’équation sans second membre associée, on cherche, alors, une

solution particulière de l’équation complète sous la forme

4DÖ “ Ž
CSUTWV … Á…j/vV:ba … 

40
5 Analyse vectorielle
5.1 Introduction


ML ) N›÷) P N ) NˆN 
Définition 5.1 On appelle champ de vecteurs défini dans un sous-ensemble
k
) 4
s ) 0 ê  dedel’espace rap-
0 associe le
ÛN n )² )¹
porté à un repère orthonormé l’application qui à tout point
vecteur d’origine k
et de composantes

n
‘

) 4 ) ê  U] ^
Û(N
) 4 ) ê r  [\Z ²
)) 4 )) ê  _ ˆ  n
t ) 4 ) ê  N› … ²
t ) 4 ) ê  P N …4¹Á
t ) 4 ) ê  N N
Á¹
4 ê 
Donc, champ de vecteurs (ou champ vectoriel) est une application de @  dans lui-même : @ 

@ .
N
Définition 5.2 Soit le champ vectoriel Û
?kE de composantes n
) ² ) ¹ . On appelle les lignes de
N
champ de Û toute courbe Z qui en chacun de ses points admet une tangente colinéaire à Û .
N

ks
t ) 4 ) ê 
Définition 5.3 On appelle champ de scalaires (ou champ scalaire) l’application d‘un sous-
ensemble de 0 @
dans qui à tout point @ de associe le réel . 0 
?kz
5.2 Opérateurs attachés à un champ scalaire

Définition 5.4 (Gradient) Soit un champ scalaire de classe
ò ÇoN °wóa Z H sur un ouvert 0 de @  . On

appelle gradient de le champ vectoriel défini sur par :
Ä ]^
0
Nô O ò ÇoN °/óa* [\Z òòò #ÄÄ _  ûû  ›N … ûû  P N … ûû ê N N
òò,ò ÿé 4
La différentielle de  est :
 ]U^
   
N N N
* ò Ç:w° óa(¨ k avec k  Z[\  4 _
ê


) 4v†¢ • …z4 • (voir la figure 19). Le champ vectoriel
ò Ç:N °wóa* œ N› … œ 4 P N
Exemple 5.1 Soit le champ scalaire
et les courbes de niveau • …4 •  const sont représentés sur la figure 20.

41
8

0
2
1 2

4 0
−1 0
1

−1
−2 −2

F IG . 19 – Champ scalaire 
) 4ˆ “ • …4 • .
Propriétés du vecteur gradient. Soient 0 un ouvert de @  , ¡0õ@ ,  ) ì/ 50  @ des champs
Z H
scalaires de classe .
1. Linéarité
ò Ç:N °wóG
9Á…-¡I/ˆ  ò ÇoN w° óaÁ…-¡ ò ÇoN °/óÁ/
2. Gradient d’un produit
ò ÇoN °wó÷ö?ø/mùr†ø ò Ç:N °wóìöt/šù6…/ ò ÇoN °wóìöMø÷ù
3. Gradient d’un champ constant. La condition nécessaire et suffisante pour qu’ une fonction
de plusieurs variables soit constante sur un ouvert de 0
est que ses dérivées partielles@
soient nulles :

_/øïö?k†ùr constante
) x÷k ú;0OgCû â _ ò oÇ N °/óøÜö?k6ùvü mý N þ ÷x k ú;0Og8ÿ

ø
Définition 5.5 Soit un champ scalaire de classe  sur un ouvert  de  . On appelle laplacien
ø
de le champ scalaire  ø
défini sur  par
 ø  ø  ø
±ø±ü 
  
  
5.3 Opérateurs attachés à un champ vectoriel

42
2

1.5

0.5

−0.5

−1

−1.5

−2
−2.5 −2 −1.5 −1 −0.5
0 0.5 1 1.5 2 2.5

F IG . 20 – Gradients et courbes de niveau.


un champ vectoriel de classe  sur un ouvert  de  :
 

Définition
  , où   þ }þ
  
5.6 (Divergence) Soit
  sont trois champs scalaires de classe  sur  . On appelle

divergence de le champ scalaire noté 
!
 et défini par
   

 "  ü 
  

Exemple 5.2 Soit  le champ vectoriel


 üîö$# &% ù ' ö (% ù ) 
   

La divergence de est nulle.
(voir la figure 21).

Propriétés de la divergence.
1. L’application
 *,+ -ù 
 !    *,+ ù est linéaire c’est-à-dire


! *  . ùƒü/0!  
! . þ 0! *21  ùƒü 1 
" 
     
1
où ú3 et
.  þ   sont des champs vectoriels de classe  .
2. Soit ø un champ scalaire de classe 4 , alors
   

! * ø  ùƒü6ø5
"  687:9 ø; 
  * þ þ  ùƒü< * þ þ  ù '  * þ þ  ù )   * þ þ  ù = 

   >  , où  þ}  þ  ?
Définition 5.7 (Rotationnel) Soit  un champ
vectoriel de classe  sur un ouvert  de     sont trois

43
2.5

1.5

0.5

−0.5

−1

−1.5

−2

−2.5
−2.5 −2 −1.5 −1 −0.5
0 0.5 1 1.5 2 2.5

F IG . 21 – Champ
 .

champs scalaires de classe 4 sur  . On appelle rotationnel de


 le champ vectoriel 7:@BA
 
défini
sur  par
DD ' )  =  DD JK NE E M G EPENO I TR S D D D D D D
7C@B A   DD E E E DD EHEHQ I # NE E M F ' DD E E G HE E I DD )  DD HE E I E E F DD =  DD EE F E E G DD
ü DD EF HE G HE I DD ü L ENO # EHQ U ü DD   DD DD   DD DD   DD
D    D EF # EHG

  *,+ -ù  :7 @B A  *2+ ù est linéaire c’est-à-dire


Propriétés du rotationnel.
1. L’application

7C@B A *   .  ùWV 7:@X A   7C@B A .Z Y 7C@B A *21   ùWV 1 C7 @B A  
1
où ú3 et
.4 Y   sont des champs vectoriels de classe  .
2. Soit ø un champ scalaire de classe 4 , alors
7C@B A * ø   ù-6    
V ø 7:@BA  687:9 5 ø\[ 

5.4 Potentiel scalaire - Champ de gradients


 
Définition 5.8 Soient
   un ouvert de   et      un
 champ de vecteurs de classe 
sur  . On dit que dérive d’un potentiel scalaire (ou : admet un potentiel scalaire)  *,+ si et
 ø +
]  de classe  sur  tel que ^ _ Y `
 aV ú ù
687: 9  *2+ . S’il existe, un tel champ scalaire est appelé un potentiel scalaire de  *2+ . Ce
seulement s’il existe un champ scalaire
ø ù  ø ù
champ de vecteurs est un champ de gradients sur  .

44
Théorème 5.1 Soient  un ouvert de  ,
   c 
b   un champ de vecteurs de classe  sur  .

1. Si  dérive d’un potentiel scalaire de classe d , c’est-à-dire
  V 687e 9 ø (øeúfd ), alors
7C@B A  V g  ;
   g 
2. Si 7:@BA V en tout point de  et si  est étoilé 1 , alors dérive d’un 9 potentiel  scalaire (il
existe un potentiel scalaire ø , défini à une constante près, tel que 8
6 :
7 
5 øh V ).
 soit un champ de
Donc, la condition nécessaire 
  g et suffisante pour que le champ de vecteurs
gradients sur  est que 7:@XA V
i 7:@X A  *2+ ùaV g  Y ^ + ú_kjml i   dérive d’un potentiel scalaire Y ` *,+ ùaV 6B7e 9 šø *,+ ù Y ^ + únkj

Ensembles étoilés o
o
PSfrag replacements

+ +
]V isr 3
ú t vu * ixw 4j ykt{zïùj
o Ensembles non étoilés
+
qp
o
+ pd€ ‚
cV isr 3
ú t  u i * w Y w ùHj|j Segment }~ 

F IG . 22 – Ensembles de t  étoilés et non étoilés.

5.5 Potentiel vecteur - Champ de rotationnels


Définition 5.9 Soient   un ouvert de  et
 *,+ ù
     un champ de vecteurs de classe 

4 sur  . On dit que dérive d’un potentiel
ƒ   vecteur (ou : admet un potentiel vecteur)

  *2+ si et
seulement s’il existe un champ de vecteurs „   de classe  sur  tel que 4V ù
1
Rappel : Soit…‡†‰ˆ ˆ ( de ŠŒ‹
ou de ˆ Šm ˆ
) ; on dit que est étoilé par rapport à ssi : … Ž|†5ˆ‘C’ …“k”–•ˆ ,
où ’ …—k” …
désigne le segment joignant et , c’est-à-dire ’ …—k”8˜n™eš›†œŠ ‹ ‘,Ÿžœ†’  Ÿ‘¢¡¢”¤£…¦¥ š3˜kžb…“¥¨§ . On dit que
ˆ est étoilé si et seulement s’il existe …_†‰ˆ ˆ
tel que soit étoilé par rapport à (voir la figure 22). …
45
 *,+ Y +
:7 @X A ƒ© ƒ
 *2+
ù^ úª  un tel champ vectoriel est appelé un potentiel vecteur de
. S’il existe,

ù . Ce champ de vecteurs est un champ de rotationnels sur  .

Théorème 5.2 Soient  un ouvert de   , b c   un champ de vecteurs de classe  sur  .

1. Si  dérive d’un potentiel vecteur de classe  , c’est-à-dire
  V 7C@B A ƒ  (ƒ  ú«  ), alors

" *  ùaV g ;
2. Si 
"
  V g en tout point de  et si  est étoilé, alors   dérive d’un potentiel vecteur (il
existe un potentiel vecteur
ƒ  tel que 7C@B A ƒ  V   ).
Donc, la condition nécessaire  et suffisante pour que le champ de vecteurs
  soit un champ de
rotationnels sur  est que 
!
 V g
i 
"  *2+ ùaV g Y ^ + ú_kj‰l i   dérive d’un potentiel vecteur Y  *2+ ùaV 7:@X A ƒ©  *,+ Y +
ù ^ ú_kj
5.6 Formules utiles
1  
Soient  un ouvert de   , ¬ , ? ú ø Y:­›  des champs scalaires de classe  , .®Y ¯
c  des champs vectoriels de classe  :
687: 9  * ø 1 ­ ùV 6B7e 9 ø 1 687e 9  ­
   

" * .  1   ù?V 0!  . 1 
"  
7C@B A * . 1  ù?V 7C@B A . 1 7:@B A 
687e 9  * ø ­ ùV ø 687e 9    *°­ ù ­  687e 9   * ø÷ù


" * ø   ù?V ø5
 "   6B 7e9 ø;  
7C@B A * ø  ù?V ø* 7: @BA .    687:9 . ø\ [ *   
 

" * . [  ù?V 7:@BA ùW; # ; 7C@BA ù
Si de plus, les champs scalaires ø Y:­ sont de classe  et le champ vectoriel
 est de classe  , on
a:

 * ø 1
­ ùV  ø 1  ­
  * ø ­ ùV øg  ­ ¬ ± 86 7:9  ø; 687e 9  ­ ­  ø
7C@B A * 687e9 æø÷ùV
 

! * 7C @BA  ù>V g
7C@B A * ø 687:9  ­ ùV 687e 9  \
ø [ 86 7: 9  ­

46
6 Algèbre linéaire
6.1 Espaces vectoriels
Définition 6.1 Un espace vectoriel (EV) sur le corps ² (on prendra ²V³ ou ²Vª´ ) est un
ensemble µ possédant les lois suivantes :
1. l’addition de vecteurs ( µ est un groupe commutatif pour l’addition) ;
2. le produit d’un vecteur par un élément de ² qui posséde les propriétés suivantes :
*21¶ ù r V 1“*°¶ r ù
*21 ¶ ù r V 1 r ¶ r
1¦* r ¸· ù?V 1 r 1 ·
wTr V r

^ 1 ú_² , ^ ¶ ú_² , ^ r ú_µ , ^ · ú_µ , où w est l’élément unité de ² .


; les éléments de ¹ sont appelés scalaires. On notera
r r
Les éléments d’un EV sont appelés vecteurs
les éléments d’un EV, plutôt que , car le concept de l’EV est plus général.

Rappel 6.1 µ est un groupe commutatif pour l’addition si :


*, . ù ƒ V  º* . ƒ ù associativité
.  V  . commutativité
 g V  élément neutre
 * #  ùV g opposé de


Exemple 6.1 1.  est un EV sur  (de dimension 1) ;


2. ´ est un EV sur  (de dimension 2) ;
3. » est un EV sur  (de dimension ¼ ) ;

L’ensemble ½ des polynômes de degré ¾«¼ à coefficients réels est un EV sur 
4.
» YÁ est un EV.
.
5. L’ensemble ¿ des fonctions réelles continues, definies sur }~À

Définition 6.2 Soit µ un EV. On appelle sous espace vectoriel (SEV) ¿ de µ un sous-ensemble
de µ ssi

¿ VÂ Ã
^ *r Y · ù ú ¿  Y r Ä· ún¿
^ 1 ú ¹ Y ^ r ún¿ Y 1 r ú_¿
47
Exemple 6.2 ZÅ , où Æh¾«¼ , est un SEV de l’EV `» ;
1.
=
L’ensemble ½{Ç , où ¾q¼ , est un SEV dans l’EV des polynômes ½ ¾q¼
2.
» de degré à coeffi-
cients réels .

Définition 6.3 Soient µ un EV, ¿


YÈ
SEV de µ . On appelle somme de ¿ È
É noté ¿ È constitué de toutes les deux
sommes
r ¸· où r _¿ Y · È : ú ú
et l’ensemble

¿ È V isr Ä·hÊ r ú_¿ Y · ú È jxË


Définition 6.4 Soient µ un EV, ¿
YÈ deux SEV de µ . On dit que ¿ et È
ssi ¿ÍÌ
È V i g j et on note ¿ÍÎ È . sont en somme directe

Définition 6.5 Soient µ un EV, ¿


YÈ deux SEV de µ . On dit que ¿ et È
È V i g j et ¿ È V/µ . Dans ce cas, on a µªV/¿«Î È
sont supplémentaires
dans µ ssi : ¿«Ì .

6.2 Applications linéaires


Définition 6.6 Soient µ et ¿ deux EV sur ² . On dit que l’application ø  µ¯ ¿ est linéaire
ssi :

^ * r Y · ù1ú‡µ  Y ø *r ¸ · ùaVˆø * r ù ø *· ù
^ 1 ú_¹ Y ^ r ú_µ ø 2* 1 r ùWV 1 ø * r ù
On note Ï
* µ Y ¿èù l’ensemble des applications linéaires de µ dans ¿ .
Exemple 6.3 (Applications linéaires) 1. Soit l’application ø  »d  définie par :

ø * r Wù V³À   ËÐËTË À » »
Y ËÐËÐË Y sont les composantes de r et À Y ËÐËÐË Y À sont donnés dans  ; 

 Ò
i Ñ »  » Y Á . On définit
2. Soit µ V j l’EV des fonctions numériques continues sur l’intervalle }ÓÀ
ø  µª  de la façon suivante :
øhV³Ô¸Ö Õ Ñ *  ùC×  Ë
Y * Y
Définition 6.7 (Image) Soient µ ¿ deux EV, øˆúfÏ µ ¿ ù . On appelle image de ø , et on note
ØÚÙk* ø÷ù , le SEV de ¿ défini par :
ØÚÙ3* øùWV6ø * µðùaV i · ú_¿\ÛHÜ r ú_µ Y · V6ø * r ùj Y
voir la figure 23.

48
çºèéã Ýä image de
Ý

Ý Þsß
à{áâTã Ýä

æ
Ý

F IG . 23 – L’image et le noyau de . ø
Définition 6.8 (Noyau) Soient µ
Y¿ øeúêÏ * µ Y ¿èù . On appelle noyau de ø
ëœì 7 * , le SEV de µ défini par :
ø÷ù
deux EV, , et on note

ëœì 7 * øùWV†ø z  * i g j/ùWV si r ú_µ`Ûø * r ùWV g jxË

Exemple 6.4 1.

Soit l’application ø  »   définie par :

ø * r ùWV/À   ÐË ËÐË À » » Ë
Dans ce cas, on a :
ØÚÙk* ø÷ùWVê ëœì 7 * ø÷ùWV isr n
et ú  » Ê À   ËÐËÐË À » » V g xj Û
Soient µqV
iÒÑ j l’EV des fonctions numériques continues sur l’intervalle }ÓÀ YÁ et ø  ª µ „
2.
où øhV³í Ö
Ñ *  
Õ ùC× . On a
D
ØÚÙ3* øùWV i 3j et ëœì 7 * ø÷ùWVïî Ñ ú_µ DD Ô Õ Ñ *  ù¢×  V g-ð Ë
D Ö
6.3 Indépendance linéaire - Base - EV de dimension finie
µ r Y TË ËÐË Y r des vecteurs de µ . On appelle com-
un EV sur le corps ² ,
Définition 6.9 Soient
r 
Y ËTËÐË Y r tout élément r » * Y Y
de µ tel qu’il existe À ËÐËÐË À ù1ú_²h» :
binaison linéaire de
 » ò ò  »
r V/À r ËÐËÐË À r V ñ òôó » À r Ë
  » »

49
Définition 6.10 Soient µ un EV sur le corps ² ,
r Y TË ËÐË Y r des vecteurs de µ . On dit que la
isr Y ËÐËÐË Y r j est liée ssi  »
*Ü À Y ËÐËTË Y À  ùÔú_² » # » i * g Y g Y ÐË ËTË Y g ùj Y À r ÐË ËÐË À r V g Ë
famille finie de vecteurs

 » s
i r Y Y r   » »
On dit que la famille finie de vecteurs
 ËÐËÐË » j est libre ssi
i À V³À VªËÐËÐËxVêÀ V g jœõ`ö i À r ËÐËTË À r V g jxË
  »   » »
Une famille finie de vecteurs est libre ssi elle n’est pas liée.
Définition 6.11 Soient µ un EV sur le corps ² , ÷ÍV
isr Y ÐË ËÐË Y r j une famille finie des vecteurs
 »
de µ . On dit que la famille ÷ est génératrice de µ ssi
^r _
ú µ Y Ü * À  Y TË ËÐË Y À » ùjún² » Y r V³À  r  ÐË ËÐË À » r »
Un EV est appelé de dimension finie ssi il admet au moins une famille génératrice finie.
Exemple 6.5 » est un EV sur  de dimension finie ¼3Vf

Ùk* »wù .
Définition 6.12 Soit µ un EV sur le corps ² . On appelle base une famille finie ÷ des vecteurs de
µ ssi elle est libre et génératrice de µ .
*ùø Y ÐË ËÐË Yeø ù des vecteurs de µ est une base de µ ssi :
Une famille finie
 r » * Y Y
^ ú_µ ûÜ ú  ËÐËÐË » ùÔú_² » Y r V  ø  ËÐËÐË » ø » Y
Y ËTËÐË Y s’appellent les coordonnées de r sur la base *2ø Y ËTËÐË Yø ù . En particulier, la famille

 » JKK w R SS JKK g R SS  JK » g R S
K g S K w S KK SS
ø V Yüø V Y ËTËÐË Yø V g
 L ËÐËÐË U  L ËÐËTË U » L ËÐËÐË U
g g w
est une base privilégiée appelée base canonique de  ».
Ùh* èù
Théorème 6.1 Soit µ un EV de dimension finie ¼ýV 0 µ . Alors, toute famille libre de ¼
vecteurs est une base ; toute famille génératrice de ¼ vecteurs est une base.

6.4 Matrices o
Définition 6.13 Soient ¼ et þ deux nombres entiers positifs (¼ ÿ
w Y þ?ÿ w ). Une matrice à¼
lignes, þ colonnes et à éléments dans ² est le tableau suivant :
JKK R SS
o ò ò À
K Ú ù À Ð
Ë Ð
Ë Ë À  S
*
V À  ù  V L : Ú À À Ð
Ë Ð
Ë Ë À 
ËÐËTË ËÐËÐË ËÐËÐË ËTËÐË U


ò À »Ÿ À »Ð ËÐËÐË>À » o


Les scalaires À  s’appellent les termes (ou coefficients, ou éléments) de la matrice .

50
Matrices et applications. Soient µ un EV, þ ]V 
 Ùk* µðù , et ¿ Ùk* ù
un EV, ¼¸V]
 ¿ , de bases

V*ùø *ùø  Y ËÐËTwË Yø  et cV *  Y ËTËÐË Y » ,  µª
ù ø ø ù ø ù ¿ et ø;únÏ * µ Y ¿
) V Y ËÐËÐË Y þ
. On a pour chaque composante
ø ù
 ,

ø *2ø Wù V³À  ø  ËÐËÐË À » ø » Ë


  

ø *ù*ùøø  ù V À Ú ø  ËTËÐË À »X ø »


C’est-à-dire 

ø  ù V À ù ø  À »Ð ø »



ËTËÐË
ËÐËTË ËÐËÐË ËÐËÐË ËÐËTË ËTËÐË ËÐËÐË ËÐËÐË

o ò ò ø *2ø ù V À  ø  ËTËÐË À » ø »

On dit que V
* À ù est la matrice de ø relativement aux bases et .
 
  


*  ù (ou * ´xù ) l’ensemble des matrices à ¼ lignes et þ 

On notera
 » »

colonnes à coeffi-
cients réels (ou complexes). p
p o o
ú * %ù ú * %ù . On appelle somme de
Somme de deux matrices. Soient 
* » et 
» et
la matrice   dont ú
ò lesò coefficients
ò » 
sont : ù
'
VêÀ  Á  Y w ¾ ¾«¼ Y w ¾ ) ¾«þ_Ë
 

o
o un scalaire. Soient ú *  ù une matrice et Á ú¨ un
Multiplication d’une matrice par
Á » 
*  ù dont
scalaire. On appelle produit de ò par ò la matrice ú
»

les coefficients sont :
'
 
V Á À  Y w ¾ ¾«¼ Y w ¾ ) ¾fþ_Ë
*  ù est un espace vectoriel sur le corps  (ou ´ ).
L’espace des matrices
»
deux matrices. Soient µ ¿
Y YeÈ trois EV deo bases  Y  Y  respectivement et ø´ú
p
Ï * µ Y ¿ ù , ­ ú3Ï * ¿ YÈ ù deux
Produit de

­ p  la matrice de ø relativement
applicationsp linéaires. Soient
­ aux bases
et  et la matrice de relativement aux bases o  et o . Alors la matrice de ø relativement


 
aux bases et est égale au produit de par noté .

p µ #  ¿ #  È et µ #   È Ë p
p o o
Calculo pratique. Soient ú* » * %ù et ú ûÅ *  ù . On appelle produit de par et on
note , la matrice  Êú »:Å ò % ù dont les coefficients sont :
ò
ñ ó '

Ç V  Á Ç  À  Y w ¾ ¾ Æ Y w ¾ = ¾«¼

(voir la figure 24).

51
. ( / ) "

 

!  +

+ &'  &' ! &' $ ( ) * ' 


### ###

 $%

, -
p -

o
F IG . 24 – Produit de par .

p p
Formules utiles :
o o o
p p
o * ù?V o
* o ù¢p V o
p
*2o 1 p ù V o 2* 1
p
ù
* ù¢ V * ù
o o o
o carrée (c’est-à-dire
o‰o ú * ù ). La matrice
Matrice inverse. Soit une matrice
z z
0
»P» est dite
inversible si et seulement s’il existe  telle que WV21 , où »
JKK w g g R SS
K g w ËÐËÐË
ËÐËÐË g S
1
» V L ËÐËÐË ÐË ËÐË ËÐËÐË ÐË w ËÐË U
g g ËÐËÐË
La matrice 1
» est dite identité.

Matrice transposée. Soit JKK RS


o K À Ú  À ù  ËÐËÐË À  SS
V L ÀËÐËÐ:Ë À Ú ËÐËÐË À 
ËÐËÐË ËÐËÐË ËTËÐË U
À »Ÿ À »Ð ËÐËÐË>À »

52
o o43
* ù . On appelle transposée de * %ù
une matrice de
»  la matrice, notée , de
“»

définie
par JKK RTSS
o 3
À
K Ú  : À T
Ë Ð
Ë Ë À »X S
V L ù Ú À À T
Ë Ð
Ë Ë À »Ð
ËÐËÐË ËTËÐË ËTËÐË ËÐËÐË U
À  À  ËTËÐË À » 
Formules utiles : o 3 3 o
* p p
o
*21 o p ù 3 V p1 3 o 3
ù 3 V o 3 3
Y 1 ún
*o ù 3 V o 3 o
* z  ù V * ù z  si est inversible Ë
o o o
* *
»P» o  ù . On définit ò ò la trace de , notée ù , par
Trace. Soit une matrice carrée de A:7
Ae7 * ù-V ñ ò ó » À

p p
Formules utiles : o o
A:7 *21 o p ù?V 1 Ae7p * o ù oA:7 * ù p
Ae7 * ù>V Ae7 * ù_^ ú * Y *
»   ù ^ ú ¦»  ù


Matrices remarquables. o o
o 3 o 6.14 Soit ú5 *
»P»  ù une matrice carrée. La matrice est dite symétrique ssi
4
Définition
V . o o
Définition 6.15 Soit ú6
*
»P»  ù une matrice carrée. La matrice ò
est dite triangulaire supé-
rieure ssi
' Y ) ixw Y Y Y«* 8' 7 )
o ^ ú ËÐËTË ¼“j Vûö À  V g où
Définition 6.16 Soit ú9
*
»T»  ù une matrice carrée. La matrice ò
est dite triangulaire infé-
' ' :
^ Y ) ú ixw Y ËÐËTË Y ¼“j Y«* ) Vûö À  V g ù
rieure ssi
8

Définition 6.17 Soit  ú


*
»P»' Y )  ù une x
i w Y
matrice carrée. La matrice
Y «
Y * ' )
ò  est dite diagonale ssi
^ ú ËÐËTË ¼“j V  Vûö ×  V g ù
La notation habituelle d’une matrice diagonale  est la suivante :
cV/0 B9 6 i ×  Y ×  Y ËÐËÐË Y × » j Y où V × Ú Y ËÐËTË Y × » V/× »T» Ë
× ³
53
6.5 Changement de base
Soit µ un EV de dimension finie sur le corps ² . Dans ce cas : 1) µ admet au moins une base
finie ; 2) toutes les bases ont le même nombre d’éléments : ce nombre est appelé la dimension de
µ .
Soient µ un EV de dimension ¼ , ; et ;=< deux bases de µ :

¬V ù* ø  Yø  Y ËÐËTË Y ø » ù Y
; ; < V 2* ø < Yø < Y ËÐËÐË Y ø <» ùNË

Définition 6.18 On appelle matrice de passage de la base ; à la base ; < , et on note  , la


* 9ù
matrice de
»P» ² dont les colonnes sont formées des composantes des vecteurs de ;< exprimés
sur la base ; , c’est-à-dire
ø<
ø < ÐË ËTË ø <
ø DD KJK Æ  
Æ ù ËÐËTËÆ °» SS
» RS
ø  DD K Æ Ú 
Æ Ú ËÐËTËÆ º»
 V  DD :
D L ËÐËÐË ËÐËTË ËÐËÐË U
ø Ë DD Æ ËÐËÐË
Æ »T ËÐËTË Æ »P»
» »X

On considère le vecteur de µ qui s’écrit dans les bases ;¬V
*2ø Yø Y ËÐËÐË Y ø ù et 0V 2* ø < Yeø < Y ËÐËÐË eY ø <» ù
ò ò   » ;=<

suivant les formules ò ò


;
 V ñ ò ó » ø Y ; <  V ñ òôó » < ø < Ë
 
Soient JKK RTSS
K  S
r V 
L ËTËÐË U

»
le vecteur de ²h» formé des composantes de dans la base ; et
JKK RTSS
K < S
r <V
L ËTËÐ Ë U Ë
<

<
»

le vecteur formé des composantes de dans la base ;=< . Alors
r Vê r < Ë

54
Changement de bases pour une application olinéaire. Soient µ ¿ deux EV, , < deux bases
Y  

o µ et  ,  < deux bases de ¿ , ‡Ï * µ Y ¿ , la matrice de relativement aux bases  et  et


de ø ú ù ø
< la matrice de

ø
relativement aux bases < et >< (voir la figure 25). Si  est la matrice de passage
 


o
de la base à la base < et est la matrice de passage de la base  à la base ?< , alors
o
< V  z  { Ë

O
@ A

/
I BMLPE BDCFEHG

Q N

/ J
IKJ BML J E BDC J EHG J

F IG . 25 – Changement de bases pour une application linéaire.

6.6 Déterminants
On note ¿ V xi w Y ± Y ÐË ËÐË Y “¼ j , où ¼úRTS .
Introduction.
» xi w Y ± Y ËÐËÐË Y ¼¦j , toute application bijective de ¿
Définition 6.19 On appelle permutation de
» dans
¿ :
»  ixw Y ± Y ÐË ËÐË Y ¼“j5 ixw Y ± Y ËÐËÐË Y ¼“jxË
U

Soit ÷ l’ensemble
ixw Y ± Y ËÐËÐË Y ¼“j . ÷ contient ¼“ú éléments. La donnée d’un
» U des permutations de
»
élément de ÷ est définie par les données successives de
» U
* w ù * * w ù1ú_¿ ù Y * ± ù * * ± ùÔú_¿ # i * w ùHj/ù Y ËÐËÐË Y * ¼dù * * ¼dùÔú_¿ # i * w ù Y * ± ù Y ËÐËÐË Y * ¼ # w ù j/ù
U U U U U U U U U

» » »
La notation habituelle d’une permutation de ÷ est la suivante
»
U w Y U ± Y ËÐËÐË Y U ¼
V V * w ù Y * ± ù Y ËÐËÐË Y * d¼ ùYX Ë
W
U

*
Etant donnée une permutation
U
' 7 U .* ) Si, dans cette
'Z: permutation,
)
un entier supérieur précède un entier
inférieur, c’est-à-dire, ù lorsque ù
, nous dirons qu’il y a une inversion. On note

55
* *
U U U U

1 ù
le nombre d’inversions
U
* * * w
de . On dit U que est paireU (impaire) si 1 est pair (impair). On ù
appelle signature de le nombre, noté [ , défini par [ WV # ]\_^D` a , c’est-à-dire ù ù ù
* Wù Vcb ww
U
U
si la permutation U est paire
#
[
si la permutation est impaire
o ò òfe
o
Définition o
6.20 (Déterminant) V À  ù  d  dx» úg »T» * ²9ù . On appelle déterminant de
*
ì *
Soit
, et on note  A , ou ù DD D
DD À Ú À ù ËÐËÐË À °» DD
DD À : À Ú ËÐËÐË À º» DDD Y
DD ËÐËÐË ËÐËÐË ËÐËÐË ËÐËTË DD
D À »X À »Ð ËÐËÐË>À »T» D
le scalaire de ² défini par :
o
ì A * ùaV ñ
* ùCÀ À
U

[
 `l^  a  `^  a ;s;s;eÀ » `l^ » a Ë
`h ikj
o ò òfe
Définition o6.21 (Suite...Par récurrence) Soit V À  ù
* ú * ²9ù . On définit le déter-
d dx» »T»
 m
o :
w
minant de de la façon suivante
– Si ¼3V , on poseo  ò A
ì * ùaV/À e o
w Ú
  * '
– Si ¼ òMn , notons  ú z»  » z  Ò ² ù la matrice obtenue o ò de en supprimantò la ème ligne
7

)
et la ème colonne. o ò Le déterminant de la matrice  ò est appelé mineur de À  et le nombre
* # w ù  ì A *  ù n est appelé cofacteur de l’élément

À  o
o o n n
o
ì A * ùaV * # w ù   À  ì A * ù ;s;s; * # w ù  Ç À Ç& ì A * OÇ ù ;s;s; * # w ù  » À  ì A * ù
Ú o Ú o   °» °»
On appelle déterminant de le scalaire  A
ì * ù . o ò òfe
Exemple 6.6 (Déterminants d’ordre trois.) Soit V À  ù
* *
 d d– úo Ú ²Òù .



1. [Par permutations :] Considérons les p ú–r V q permutations des seconds indices (des entiers
w Y ± Y p ) pris dans leur ensemble :
w± p
wp± ±wp ±pw p
w± p
±w
U

On calcule lesU signatures de . Voici le schéma de cette rêgle


*w ù *± ù *p w± wp± ±wp ±pw w± ±w
U U

ù g
p
w w ±
p
±
p

Nombre d’inversions p

* Wù V * # w w # w # w w w # w
Permutation
U paire impaire impaire paire paire impaire
[ ù
s\_^t`a

56
Donc, on a
DD DD
DD À Ú  À ù  À ù DD ñ * ùCÀ À À
U

DD À : À Ú À Ú DD V [


 `l^  a  `l^  a  `^  a
D À À À D
: Ú Ú 
# À ù  À : À Ú  À ù À Ú À :  À ù À : À Ú  # À ù  À Ú À :  Ë
`lhiu

V À Ú À Ú  À Ú # À Ú  À Ú À Ú  ü


2. [Par récurrence :]
DD D
ÀD Ú  À ù À ù  DD o o o
n n n

DD À À À DD V *# wù À  ìA * ù *# wù À  ìA* ù *# wù À  ìA* ù


DD : Ú Ú DD Ú  Ú ù ù ù ù
À : À Ú  À Ú DD DD DD DD DD DD
À À À À
V À Ú DD À Ú À Ú DD # À ù DD À : À Ú DD À ù DD À : À Ú DDD Ë
D D D D D À À
Ú Ú : Ú : Ú
V À Ú * À Ú À Ú # À Ú À Ú ù—# À ù * À : À Ú # À Ú À : ù À ù * À : À Ú # À Ú À : ù
V À Ú À Ú À Ú # À Ú À Ú À Ú #üÀ ù À : À Ú À ù À Ú À : À ù À : À Ú # À ù À Ú À : Ë
'
Développement d’unòvn déterminant ò Mò n ème ligne : òMn ò
o o ò par rapport à la ò o ò o ò
ì A * ùaV * # w ù  À  ì A * ù ;s;s; * # w ù Ç À Ç  ì A * ǜù ;s;s; * # w ù » À  ì A * ù
  » »
Développement d’unn déterminant par rapport à la n ème colonne :
)
o o o n
o
ì A * ùaV * # w ù   À   ì A *  ù ;s;s; * # w ù Ç  À|Ç   ì A * Ç  ù ;s;s; * # w ù »  À   ì A *  ù
  o ò òfe » »
Propriétés des déterminants. Soit V À  ù
* *² ù.
d dx» ú »T» Ò


o linéaire par rapport à chaque colonne. Soit À À ËÐËÐË À


Y Y Y
1. Le déterminant est une application
o   »
les colonnes de la matrice .
– Si tout les éléments d’une colonneo (ligne) d’une matrice sont multipliés par un scalaire
w
ú
< ² o , alors le déterminant de est multiplié par w :  ì A * À Y À Y ËÐËTË Y w À|Ç Y ËÐËÐË Y À ù4V
  o »
w
ìA* ù; o
– Si tous les éléments d’une ligne (colonne) d’une matrice sont nuls, alors  A
ì * ùaV g ;
– Si À|njV Ç
Á  Ç , alors  ì A * À Y À Y ËÐËÐË Ys*2Á Ç  UÇ ù Y ËTËÐË Y À ù-Vê ì A * À Y À Y ËÐËTË YÁ Ç Y ËTËÐË Y À ù
  »   »
 ì A * À  Y À  Y ËÐËÐË Y  Ç Y ËÐËÐË Y À » ù ;
– Si deux colonnes (lignes) sont égales, le déterminant est nul ;
– On ne change pas la valeur d’un déterminant en ajoutant à une colonne (ligne) une com-
binaison linéaire des autres colonnes (lignes) :
ñó
 ì A * À  Y À  Y ËÐËTË Y À » aù Vf ì A * À  Y À  Y ËÐËÐË ÒY * |À Ç kx w 
À  ù Y ÐË ËÐË Y À » Nù Û
Ç
57
p
– Un déterminant est nul ssi l’une des colonnes (lignes) est une combinaison linéaire des
autres colonnes (lignes). o p
ú * ²9ù ú *² ù
2. Si la matrice 
»P» est obtenue à partir de lao matrice
ì * -Vª#n ì A * . y
»T» Ò en échangeant
o ses lignes (colonnes),
deux de o alors  A ù ù
3.  ì A * w aù V w
» × ø zP* ù; o o43
p p
ì pA * ì *
4. Déterminant de la transposéeo d’une matrice o : ùWVê A ù ;
5. o ú »P» * ²9ù , alors  o ì A * ùaVê ì A * ù0 ì A * o ù ;
Si
6.
ì * ùœV  g . Dans ce cas  ì A * z  ùWV {_|~}  .
est inversible ssi  A
^t€a

Rang.
Définition 6.22 (Rang d’une application linéaire) Soient µ ¿ deux EV, ³Ï µ
Y øŒú * Y ¿èù . On ap-
ø
pelle rang de , et on note 7e9P06
* , le nombre entier défini par 7e9P06 * WV/0 Ùk*ùØÚÙk*
ø÷ù ø÷ù øùù (la dimen-
sion de l’image de ). ø
Ù3*
Soit ¼hV/
 µðù . Dans ce cas, on a
7e9P06 * ø÷ùaVê¼ # 0 Ù³*2ëœì 7 * ø÷ù#ùûË

Définition 6.23 (Rang d’une matrice) On appelle rang d’une matrice le rang de l’application
linéaire associée. o
o o 3
Pour toute matrice , on a
* *
7:9P
6 ùaV 7e9H
6 ùNË

Définition 6.24 (Rang d’une famille de vecteurs) On appelle rang d’une famille de vecteurs
le nombre maximum de vecteurs linéairement indépendants.
Le rang d’une matrice est égal au nombre maximum de colonnes (lignes) de cette matrice linéai-
rement indépendantes.
Théorème 6.2 Soient µ©Vª » et ÷êV
isr Y Yr
 ËÐËÐË » j une famille de ¼ vecteurs. La famille ÷ est
o
libre ssi le déterminant de la matrice associée est non nul.
o
Théorème 6.3 Soit
*
ú‚ » ²Òù . Le o rang de la matrice
o est égal à l’ordre maximum des
mineurs non nuls extraits de la matrice o . Le rang de est égal à l’ordre maximum des sous-
matrices carrées inversibles extraites de .

58
Rêgle pratique :
o =
7e9P
6 * ùWV = l b = sont nuls
- il existe un mineur d’ordre non nul
7
- tous les mineurs d’ordre ƒ „

Calcul de l’inverse d’une matrice.o o


o ú * ²Òù . On appelle comatrice de
k
Ù *
Définition 6.25 (Comatrice) Soit 9
»T» la matrice carrée
d’ordre ¼ , notée … @ ù
, et n définieo par n
o n
o
JKK * w n RS
K *# wù   ì A * o Ú  ù * # ww ù    ì A * o ù ù ËÐËÐË * # ww ù  ì *
»  A o ° » ù SS
n n

o
@ Ù3* Wù V # ùn   ì A * : ù * # ù  n   ì A * Ú ù ËÐËÐË * # ù  n
»  ì A * º» ù Y
L ËÐËTË ì * o ËÐËÐË ì * o ËÐËÐË * w ËÐËÐË ì * o U
…

* # w ù$» * w
  A »X ù # ùÚ»  A »Ð ù ËÐËÐË # ùÚ» »— A ù
o o o »P»
Calcul pratique. Soit
*
ú† »P» 9² ù telle que  3 A o ù V  ì * g , alors son inverse z  existe et est
o Ù *
z  V … @ ì *o ù Ë
donné par

 A ù
Systèmes linéaires à ¼ équations et ¼ inconnues. Soient
JKK RS
o ò ò K À Ú  À ù  ËÐËÐË À °» SS
V *À  ù  V L ÀËÐËT:Ë À Ú ËÐËÐË À º»
ËÐËÐË ËÐËÐË ËTËÐË U
À »Ÿ À »Ð ËÐËÐË>À »T»
* ²9ù
une matrice carrée de
»T» et
p JKK Á R SS KJK R SS
K Á S K  S
V L  U Y r V L 
ËÐÁ ËTË ÐË ËÐË U
» »
* ²9ù . On considère le système suivant :
deux matrices de
»X 
À À ËTËÐË À V Á
Ú
   ù  °» » Á
À :  À Ú  ËTËÐË À º» » V




ËÐËÐ Ë ËÐËÐ Ë ËÐËÐ Ë ËÐÁ ËÐË

À »Ÿ  À »T  ËTËÐË À »T» » V
p »
o
ou sous forme matricielle
r V Ë

59
o o
Si
* ì
est inversible ( A ù5V Â g ) le système précédent admet une solution et une seule et
e e n
DD D
À Ú ËÐËÐË À  e ÇPz  ÁÁ  À  e Ç n  ËÐËÐ˄À °» DD
D
ÇmV ì w * o DDD
À : ËÐËÐË À  ÇPz   À  Ç  ËÐËÐ˄À º» DDD pour = V w Y ËÐËTË Y ¼—Ë
 A ù DD
ËÐËÐË ËÐËÐË ËÐe ËÐË ËÐËÐË ËÐe ËTËn ËÐËÐË ËTËÐË DD
À »X ËÐËÐË>À » ÇPz  Á » À » Ç  ËÐËÐË>À »T» D
D
Ce système est dit de Cramer et les formules ci-dessus s’appellent les formules o de Cramer.
p z :
o
L’autre méthode de résolution du système précédent est basée sur la matrice
r V z Ë

6.7 o
Valeurs propres et vecteurs propres
o Soit ú * ²9ù 1 ¨
ú ²
Définition 6.26 
»T» une matrice carrée. On dit que
o
est une valeur propre

Ür * Yf* r V Â g r V 1 r ùNË
de la matrice ssi
ú

»Ÿ ²Òù et o
r ú * ²9ù . On dit que r
Soit 
»X o
est un vecteur propre de la matrice ssi
r VÂ g f
Y *Ü 1 _
ú ² Y r V 1r ù
o
o ú * 9ù
Polynôme caractéristique.
1 r
L’ensemble des valeurs propres d’une matrice ‡
»P» ² est
appelé spectre de . Soient une valeur propre et un vecteur propre. Dans ce cas le système
o
* # 1 1 ùr V g
homogène
»
admet au moins une solution non nulle ssi
DD 1 DD
o D À Ú # À ù 1 T
Ë Ð
Ë Ë À °» DD
D
 ì A * # 1 1 » ùWV DDD ÀËÐËT:Ë À Ú ËÐËÐ# Ë ËTËTËÐËÐËË À ËкËл Ë DDD V g
DD D
À »Ÿ À »Ð ËTËÐË>À »P» # 1 D
o
ì
Définition 6.27 Le o déterminant  A o #
* 1 1 ù (qui est un polynôme en 1 ) est appelé polynômeo
ì * 1 » g
caractéristique de . L’équation  A
o # 1 » ù-V est appelée équation caractéristique de .
Théorème 6.4 Soit ú
* ²9ù une matrice carrée. Alors
»T» o
i 1 ú‡² est une valeur propre de j5l i 1 ú_² est une racine du polynôme caractéristique j
o
Soit ²V ´ . Alors une matrice carrée úo
* ´ðù admet au moins une valeur propre.
»T»
60
o et des vecteur propres.
Calcul pratique des valeurs propres o
1. Calculer le déterminant de # 11» (trouver le polynôme caractéristique de ) ;
2. Calculer les racines du polynôme caractéristique ;
o chacune des valeur trouvées, calculer une solution non nulle du système homogène
* # 1 1 r V g (unep base du sous-espace des solutions).
3. Pour
ù p p
» o o o2ˆ
Définition 6.28 Soient
Y *
ú »T» ²Òù . On dit* que et sont semblables, et on note ,
si et seulement s’il existe une matrice  úp
»T» 9 ² ù o inversible telle que
V/ z  {Ë
o o
Définition 6.29 Soit ú
*
»P» 9
o ² ù . On dit que est diagonalisable ssi elle est semblable à une
matrice diagonale. C’est-à-dire est diagonalisable ssi
o
Ü
Ê
 ú »P» 9 * Y i Y
² ù inversible Ü
 Vê
 9B6 ×  ËÐËÐË × » j ú »T» Ò Y * Y
² ù ]V/   Ë
z
o o o
Théorème 6.5 Soit úy
*
»P»  ù . La matrice est semblable à une matrice diagonale  ssi
admet ¼ vecteurs propres linéairement indépendants. Dans ce cas
o
cV/0 9B6 *21o  Y ËÐËÐË YH1 » ùaV/ z   Y
1 Y ËTËÐË YHo 1 sont les valeurs propres de ,  est la matrice dont les colonnes sont les vecteurs

 »
propres de . o o
Si une matrice est diagonalisable, alors
o admet la factorisation diagonale :

V/d z  Ë
o
r Y r Y Y r
Théorème 6.6 Soient
 1 Y ÐË ËÐË Y 1 » des vecteurs r Y r Y Y r sont linéairement indépendants.
propres non nuls de la matrice associés aux
valeurs propres distinctes
 Ð
Ë Ð
Ë Ë » . Alors
  Ð
Ë T
Ë Ë »
o
Dans quels cas peut-on diagonaliser
– Toute matrice carrée úo
*  ù possédant ¼ valeurs propres réelles distinctes 1  Y ËÐËÐË YH1 »
une matrice carrée ?
T
» »
est diagonalisable ; o
– Toute matrice carrée ú†
*  ù symétrique est diagonalisable. Dans ce cas les valeurs
1 Y ËÐËÐË Y1 sont réelles»P» et les vecteurs propres r Y r Y ËÐËÐË Y r forment une base
propres
 »   »
orthogonale.

61
Application - Systèmes différentiels linéaires du premier ordre. On a ¼ inconnues
*z ù Y Y *~z ù
z  ËÐËÐË »
dépendants de la variable . On appelle système différentiel linéaire du premier ordre l’écriture
‰ F  *z
À Ú   À ù   ËÐËÐË À ° » »  *z ù
suivante : 

F!
‰]Š V ‹

À :  À Ú  ËÐËÐË À º» »  ù



‰


‰]Š V ‹

ËЉ F ËÐË ËTËÐ Ë ËTËÐ Ë ËÐËT Ë ÐË ËÐË


~* z
À »X  À »Ð  ËÐËÐË À »P» » » ù

‰]Š j V ‹

‹ Y ËÐËÐË Y ‹

 » sont des fonctions données. Posons
JKK R SS KJK ‰ ‰F Š  R SS JKK ‹ R SS
K  S r K ‰F! S K  S
r V  Y × z V ‰Š Y ¬ V L ËÐËÐ Ë U Y
‹

L ËÐËÐË U × L ‰ ËÐF ËÐË U et Œ

‹
» ‰Š j
»
le système s’écrit donc sous forme matricielle
o
× r zfV r ‰Œ Ë
o × o
Soit diagonalisable. On a  V 
 9X6
i 1 Y ËÐËÐË Y1 j V„ z   . Changeons de base. On peut
 »¸
r VêŽr  Y × r z Vê × r z  Y Œ¬V³Œ‰ Ë
écrire :


× ×
r  V³ z  r Y ×?r z/ × r z Y Œ¬
On sait aussi que

ê
V  z  V/
z  Œ‰Ë
× ×
o
×>r zê
Donc, on a

V *  z   ù r Œ¬ V³
r  Œ5 Ë
× * z ù Y ËÐËÐË Y * z ù sont donc séparées
l’expression du système dans la nouvelle base. Les variables 
  »

‰‘F   1 ‹ * z ù
et on obtient le système : 

‰‘F  !
V   
V 1    ‹   * z ù
‰]Š


‰]Š

ËT‰‘F ËÐË ËÐËÐ Ë ËÐËÐË


1
V » » ‹ ~* z
ù
 »
‰]Š j

Y Y
Maintenent, on peut résoudre séparément chaque équation linéaire du premier ordre. On trouve
donc  ËÐËÐË  , d’où
 » r V³’  r Ë

62
7 L’intégrale double
7.1 Construction
7.1.1 Motivation

L’intégrale simple d’une fonction d’une variable nous permet d’évaluer l’aire d’une partie du
plan que délimite sa courbe représentative et des axes. Pour une fonction de deux variables, il s’agit


de construire une notion qui permet de mesurer le volume d’une partie de l’espace délimitée par sa

 «borné» dans Ø “  (cf. figure 26).


surface représentative, le plan des variables et et un «cylindre» qui correspond à un ensemble

 ”

  Vˆø * Y ù

PSfrag replacements

•



F IG . 26 – Volume à évaluer

7.1.2 Aire d’un domaine plan

On se pose à nouveau le problème de la définition de l’aire d’un ensemble  inclus dans


ؓ  :
que faut-il supposer sur  pour que l’on puisse calculer son aire ?

  € ؓ
Définition 7.1 On dira qu’un ensemble  de  est borné s’il existe un rectangle
 V }~À YÁ y}  Y × tel que   (À ,Á , et × sont des valeurs finies !).
€ ؓ 
Lorsque l’on se donne un ensemble borné  dans  , on peut se fixer un rectangle tel que
  une fois pour toute, éventuellement de manière «optimale» comme sur la figure 27. On

63

×

PSfrag replacements


À Á

F IG . 27 – Choix d’un rectangle

découpe alors ce rectangle par le «quadrillage» suivant, associé à un entier ¼ ú ؖ S , on pose :


ÇmV³À = Á ü # À
¼
njV  = ×d# 
w ¼
=
pour V
g Y Y ± Y Y
ËÐ ËÐË ¼ et on quadrille 
le rectangle et l’ensemble  en traçant les parallèles aux
axes d’équations V Ç et V Ç .
n

€ n
Définition 7.2 Pour ¼ donné, on note 
» l’ensemble obtenu en prenant tous les rectangles du
quadrillage ayant € au moins un point commun avec  ,   ».
On note 
z
» z l’ensemble obtenu enn prenant tous les rectangles du quadrillage entièrement contenus
dans  , 
»  .n
On définit facilement l’aire de  et celle de 
z en faisant la somme des aires des rectangles les
»
z ces aires, on a pourn tout  » ؖ S :
formant, notons —
» et —
» ¼ ú
g ˜¾ — »z ˜ ¾ — » ¾ *2Á # ÝÀ ù * ×®#  ù
Pour raffiner le quadrillage obtenu, on peut faire augmenter ¼ , et en particulier, diviser en quatre
±
chaque rectangle en passant de ¼ à ¼ , on a alors (voir les figures 28 et 29), pour tout  ¼ ú ؖ S :
z ÿ — z
—
º» ˜ »
64
n n

º » ¾˜— » — n

* ™ *Ÿ
Å ùWV‚š›—  œkž ù
z
et WV š—
ce qui précède permet d’obtenir des suites
Å œž respectivement croissante
et décroissante, toutes les deux bornées, ce qui assure leur convergence.
Le seul problème est que leurs limites ne sont pas forcément les mêmes, d’où la :

Définition 7.3 On dira que la partie  de


ؓ  est quarrable si :

Ù Ù
n¤£ n¤£

Å V Å ¢
¡ ™ ¡ Ÿ

Å ¢ Å
On définit alors l’aire de  , notée —
*¥ ù , comme étant la limite commune des deux suites.
Remarque 7.1 Un ensemble quarrable peut aussi être vu de la manière suivante :
*¦™ et *¦Ÿ ù ù
c’est un ensemble dont la frontière2 est «d’aire nulle», c’est-à-dire, tel que les suites
Å • Å
considérée avec la frontière de  (et non avec l’ensemble  ) tendent toutes les deux vers ( en
*¦™ n’a guère de signification ).
ù
fait, dans ce cas la suite
Å

 »z
PSfrag replacements n

n
Ç   »
Ç 

n
Ç Ç

F IG . 28 – «Raffinement» progressif du quadrillage

Ce problème ayant été résolu, on se contentera dans la pratique de considérer des ensembles bornés
 limités par des courbes cartésienne paramétrique régulières (définies par des fonctions §“ ou §—
par morceaux), dont on admettra qu’ils sont quarrables.
2
ˆ
La frontière d’un ensemble est formée des points  pour lesquels toute boule ouverte centrée en  contient à
ˆ
la fois des points de et des points qui ne sont pas dans ˆ .

65

 »z
PSfrag replacements n

Ç
n
  »
Ç 

n
Ç Ç

F IG . 29 – «Raffinement» progressif du quadrillage

Il reste à définir, pour un ensemble quarrable le moyen de calculer le volume décrit dans le
paragraphe 7.1.1.

7.1.3 Construction et définition de l’intégrale double


 
ؓ
On considère une partie quarrable  de  et un rectangle V}~À y¬}  × correspondant.  YÁ Y
ø
Soit une fonction définie et bornée sur  . On prolonge à l’extérieur de  en posant : ø
ø * Y ùWV g pour
* Y ù1ú  u 

puis :
+ V ¨e ©€ª ø * Y ù et þ V e  %« ø * Y ù Y
FG  M FG  M
a » a »
+ et þ sont des nombres finis puisque ø est bornée sur  , donc également sur . On pose,
^ ^


pour ¼;ú
Ø – S , ' V g Y w Y ± Y ËÐËÐË Y ¼ # w , ) V g Y w Y ± Y ËTËÐË Y ¼ # w :
fò e

þ V F  F F ­¬®  ¦G ¯ G ¦G ¯ ¬° ø * Y ù
e
 %«

fò e
d d d d

+  V e

ø * Y ù
fò e fò e
F  F F ¨©€ª
­¬® G
¦ ¯ G G
¦ ¯ ¬°
d d d d

On peut constater que þ  V


+  V g si le rectangle correspondant est à l’extérieur de  .

66
Définition 7.4 Pour ¼ ú ؖ S , on pose :
³ò e

* ø÷ùWV *2Á # ÝÀ ù * ×d# 


ù ñ» ò ó€z ²  ñ» ó€z ²  
±
» ¼ 
þ

òfe
´ * ø÷ùaV *2Á #üÀÝù * ×®# 
ù ñ» ò ó€z ²  ñ» ó€z ²  + 
» ¼ 

que l’on peut appeler sommes de Riemann associées au quadrillage d’ordre µ considéré et à la
fonction ¶ .

Ces sommes peuvent s’interpréter comme des sommes de volumes de parallélépipèdes situés en
÷ù
dessous de la surface représentant ¶ pour ·¸¤¹¶ et au dessus pour º»¸€¹›¶ : le facteur ¼D½›¾À¿¸kÁ¼DÅ Ã_¾ÀĦÁ ÷ù
représente l’aire des rectangles du quadrillage qui constituent les «bases» de ces parallélépipèdes
÷ù
dont les hauteurs sont ÆÈÇfÉ Ê pour ·¸€¹›¶ , ËÇfÉ Ê pour º»¸€¹›¶ (cf. figure 30). ù
PSfrag replacements ÐÒÑ Ó

ÐZÔ
¶Õ¹
Ì×Ö
ù
cote ËÇÎÊ

Í cote ÆÈÇÎÊ

Ø
Ì
Ç
Ì
ÇMÙ»Ú Ï

Ì Í
Ê ÊÛÙ»Ú

F IG . 30Í – Interprétation
Í des sommes de Riemann

Proposition 7.1 Pour tout µ ú Ü ÝßÞ , on a :

Ýù yù ÷ù
ƹ¦àámâ ¹¦ãäámå çæè·¸¤¹¶ Kæ躻¸¤¹¶ çæèË5¹àámâ ¹ãYámå ÷ù «ù Uù

67
En effet, on a : é»ê

Öë
Æìæ˜ÆÈÇ³É ÊßæèËÇfÉ ÊßæèË

Ýù yù Ýù yù «ù Uù Ýù yù
d’oùé»ê
Öë ¹¦àámâ ¹¦ãäámå ¹¦àámâ ¹¦ãäáïå ¹à=ámâ ¹ãYáïå ¹¦àámâ ¹¦ãäáïå
Æ æ˜ÆÈÇfÉ Ê æèËÇfÉ Ê æèË
挡 毡 挡 挡

En faisant la somme pour les µ í rectangles du quadrillage, on obtient :


«ù Uù
ƹà=ámâ ¹ãYámå çæè·¸€¹›¶ Kæ躻¸€¹›¶ çæèË5¹¦àçámâ ¹¦ãäámå ÷ù ÷ù Ýù yù
Soient les suites ¹¦ð¤ò ñ ù et ù , définies par :
¹¦ó®ò ñ

ù etð òñ
Ô
·
íô
¹›¶ ó ñò
Ô
º
íô
¹›¶ ù pour Òú õ Ü Ý

Proposition 7.2 Sous les hypothèses précédentes faites sur ¶ et


Ï
, ¹¦ð¤ò ñ ù et ¹óöò ñ ù sont des suites
convergentes.
Il est facile de voir que ces suites sont bornées, d’après la proposition précédente ; il est un peu
plus délicat de voir qu’elles sont respectivement croissante et décroissante.

Ï
Définition 7.5 On dit que la fonction ¶ est intégrable sur la partie quarrable de Ü÷ í si on a
l’égalité des limites : øfù³ú øfù³ú

ò‘û Ù¤ü
ð ò ñ ¹›¶ ÷ù Ô
ò û Ù¤ü
ó ñò ¹›¶÷ù
Ï
Cette limite est appelée intégrale double de ¶ sur et notée :
ýþý€ÿ
Ì×Ö Ì
¶F¹ ã ã

Ce nombre évalue, lorsque ¶ est positive sur


Ï
, leÍ volume
Í de la partie de Ü÷  délimitée par le
Ø Ø
plan ¹ Ì , la surface d’équation Ð>Ô ¶F¹ Ì×Ö et les droites parallèles à ¹ Ð
s’appuyant sur le
Ï
contour de (cf. figure 26). Ó

Í Í
Ï
Proposition 7.3 Si est une partie quarrable de Ü ÷ í et ¶
Ï  Ü÷ est une fonction continue
Ï Ï
et bornée sur , alors ¶ est intégrable sur .

Remarque 7.2 Les sommes évoquées précédemment dans les limites définissant l’intégrale double
permettent un calcul approché de la valeur de celle-ci, comme dans le cas de l’intégrale simple.
Un cas que l’on rencontrera fréquemment est celui d’une fonction ¶ définie et continue sur un
Ï
ensemble fermé et borné , l’ «intégrabilité» de ¶ est alors acquise.

68
7.2 Propriétés de l’intégrale double
On considère, dans ce qui suit, un ensemble

Ï
Ü÷ í fermé et quarrable.

7.2.1 Propriétés élémentaires

Propriété 7.1 (linéarité de l’intégrale) Soient ¶ et  des fonctions continues, donc intégrables,
Ï
sur , alors :
1.
ýþý ÿ
ý ý ÿ
ý ý ÿ

¶Õ¹
Ì×Ö
î¹ Ì×Ö
ã
Ì
ã
Ô
¶Õ¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã î¹ Ì×Ö ã
Ì
ã

2.
 Í
é Í Í Í Í Í Í

ú
ýþý ÿ ý ý ÿ
Ì×Ö Ì Ô Ì×Ö Ì
Ü ÷ ¶F¹ ã ã ¶F¹ ã ã

On peut prouver cela en utilisant les notions vuesÍ dans Í la construction deÍ l’intégrale, car on a, pour

tout µ Ü Ý Þ :
Í



º»¸€¹›¶  æ躻¸€¹›¶ º»¸¤¹ 


·¸¤¹¶  ·k¸€¹›¶ ·¸¤¹ 
avec les notations du paragraphe 7.1, on réalise alors un «passage à la limite» en vertu de la défi-
nition 7.5.
Propriété 7.2 Soient ¶ et  des fonctions continues, donc intégrables, sur
Ï
, telles que :
é

¹
Ì×Ö
ú Ï
¶F¹
Ì×Ö
î¹ Ì×Ö
æ

alors
ýþý€ÿ Í ýþÍ ý€ÿ Í

¶F¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã æ î¹ Ì×Ö ã
Ì
ã

On peut là-encore utiliser les sommes de Riemann Ó pour prouver cela.


Í Í ÏÍ Í
On voit ici que l’intégrale double d’une fonction positive sur est un nombre positif.
Ì×Ö
   Ï
Remarque 7.3 Si on considère la fonction ¶ ¹ á sur l’ensemble , on a, avec les
notations du paragraphe 7.1 :
é


µ oÜ Ý Þ º»¸¤¹¶
Í 
Ô
¸
Ù

69
d’où øfù³ú
ý ý€ÿ ýþý€ÿ

¶F¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã
Ô
ã
Ì
ã
Ô  Ù 
Ô
¹
Ï
ò û Ù¤ü íô

Cela revient en effet à calculer le volume d’un «cylindre» de hauteur formé sur
 Ï
, par exemple :
Í Í Í
ý ý
Ì Ô Ö
  ã ã ¹àámâ ¹ãYáïå avec â>æ à å æ ã
É
¿ ½  Ä Ã É

qui est l’aire du rectangle de base. Í


Ï
Propriété 7.3 Soit ¶ une fonction continue donc intégrable sur , on a :
 ýþý   

ÿ
Ì×Ö Ì 
ýþý ÿ
Ì×Ö Ì  Ï "!$#&% ÿ  Ì×Ö 
É)
¶F¹ ã ã æ ¶F¹ ã ã æ ¹ ¶F¹

¼(' Á+*

On peut partir, là-encore, d’inégalités portant sur les sommes de Riemann, par exemple :
    !$#,% ÿ  Ì×Ö 
Í Í Í é Í Í


µ Ü Ý Þ º»¸€¹›¶ æ躻¸€¹ ¶ æ
 ¸
Ù

É)
¶Õ¹

¼(' Á+*

Í
Propriété 7.4 (inégalité de Schwarz) Soient ¶ et  des fonctions continues, donc intégrables, sur
Ï
, alors :
- . -  .0-  .
ý ý€ÿ
í
ýþý€ÿ
/ í ýþý ÿ
í
¶Õ¹
Ì×Ö
î¹ Ì×Ö
ã
Ì
ã æ ¶Õ¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã î¹ Ì×Ö
ã
Ì
ã

Exercice 7.1 Démontrer


Í cette
Í inégalité
Í en utilisant le fait
Í que Í si on pose : Í Í

1 3¹ 2 ýþý¤ÿ   / í
Ô
2¶F¹ Ì×Ö î¹ Ì×Ö ã
Ì
ã

1 ¹ 2 est une expression positive pour tout réel 2 (on s’appuira aussi sur la propriété 7.1).
Í Í Í

Ï
Propriété 7.5 Soient Ú et í deux ensembles quarrables de
Ï
Ü÷ í tels que
Ï
54
Ú
Ï 76
Ô
, alors
í
Ú98
Ï Ï
í
reste quarrable et on a :
ýþý¤ÿ 9:3;Hÿ ý ý€ÿ
: ý ý€ÿ
Ì×Ö Ì Ô Ì×Ö Ì Ì×Ö Ì
¶F¹ ã ã ¶F¹ ã ã ¶F¹ ã ã
Å Å

Í Í Í Í Í Í

70
7.2.2 Calcul pratique des intégrales doubles

Commençons par examiner un cas particulier du théorème (admis) qui suit, pour lequel on peut
donner des éléments de preuve :

 9> 
Proposition 7.4 Soit
Ï
le domaine rectangulaire
é
=<
â à ?<
å ã où â>æ à et å æ ã . Si
$@
¹
Ì×Ö
ú Ï
¶F¹
Ì×Ö Ô
î¹ Ì ¹

@  
où  Ö
sont des fonctions continues sur =<
â à et ?<
å ã respectivement, alors
ý ý ÿ
A@
Í
- ý
Í
.CBD- ý
Í

@ .
î¹ Ì
¹ ã
Ì
ã
Ô ½
î¹ Ì
ã
Ì Ã
¹ ã

@
Ä

 peut
On supposer, pour simplifier, que les fonctions  et sont positives sur les intervalles Í Í Í Í Ö
et
Ö
â à

å ã , avec les notations du paragraphe 7.1, on pose ici, pour µ Ü Ý Þ : BMBMú B


!A#,% : Ì Ô
ê

î¹ ËÇ pour LK%Ö 


Ô Ö Ö
µ á

'FE+GH'IGH'FE(J
!$#,% : @ ÔQP ëZÔ LK%Ö  Ö
BMBMB
Ö 
)ON G ) G )ON J ¹ ËoÊ pour µ á

@
ê
BMBMB
D’après le théorème des valeurs intermédiaires appliqué à  et , pour Öë RK%Ö 
Ô Ö Ö
µ?á
 on a :

Í

SUT V
ïú
Ç
Ì
Ç
ÖÌ
ÇMÙ»Ú ËÇ
Ô
î¹ T Ç

S,W  +V P @ W
ê
BMBMB
ñú
Ê Ê
Ö
ÊÙ»Ú ËTÊ
Ô
¹ Ê

d’où, pour Öë LK%Ö 


Ô Ö Ö
µ á
 :
Í Í
$@ W
ËÇfÉ Ê
Ô
ËÇ ËTÊ
P Ô
î¹ T Ç ¹ Ê

@
compte tenu du fait que  et sont à valeurs positives. On peut alors écrire, pour µ ú Ü Ý Þ :

X¸ X X¸ X @ W
î¹ T
Ú ¸ Ú Ú ¸ Ú
¹¦àçáïâ ¹¦ãäámå ¾ ¾ ¾ ¾ àçá â ãYáïå
Ô Ô
º»¸¤¹¶ Ë6ÇfÉ Ê Ç ¹ Ê
µ í
ZY,[ AÊ Y,[
Ç \Y,[ AÊ Y,[
Ç
µ µ

c’est-à-dire :

^] X T `_ ] X¸ @ W `_
¸ Ú Ú
¾ ¾
º»¸¤¹¶
Ô àámâ
î¹ Ç ãYámå
¹ Ê
ZY,[
Ç
µ
AY,[
Ê
µ

71
ba
où l’on reconnaît le produit de deux sommes dont les limites, lorsque µ tend vers sont respec-
tivement :
ý ý
@
½
î¹ Ì
ã
Ì
et
Ã
¹ ã

¿ Ä
En utilisant le fait que : øfù³ú
ý ý Í Í
Ì×Ö Ì Ô
  ¶F¹ ã ã ò‘û ü
º
íô
¹¶

dc  Äc à ¿ ½


Ó

on peut conclure.   >   Í g  Í


Exemple 7.1 Soit
Ï Ô
F< e <df et ¶ ¹
Ì×Ö
á
Ì
í .
-ý .h- .
ýþý ÿ

¶Õ¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã
Ô
í
Ì
í ã
Ì
ý
 ã

B
Í Ú Í Ú

Ô iÌ  í
i í 
Í Í
fkj Ú elj Ú
Í Í
ýþý€ÿ
Ì×Ö Ì Ô enm Í
¶Õ¹ ã ã
f
Sfrag replacements
Cas général : Í Í

On va supposer pour la suite que l’ensemble sur lequel on intègre est de la forme suivante :
1 1 Fq
Ï po
Ô
¹
Ì×Ö
ú
Ü ÷ í
Ö
â æ
Ì
æ à
Ö
Ú ¹
Ì
æ æ
í
¹
Ì

(voir la figure 31) ou bien


Í Í

Í Ô 1 ¹
Ì Í
í

Ï Ì r
Ô
Ú¹ Ï Ì r
Ô
¹
Í [ í

Ô 1 Ú ¹
Ì
Í
å
Í Í

Ø Ø
â
Ì
[ à
Ì Ì

F IG . 31 – Ensemble pour lequel le théorème de Fubini s’applique

Fq
Ï 0o
Ô
¹
Ì×Ö
ú
Ü ÷ í
Ö
åßæ æ ã
sr
Ö
Ú ¹ æ
Ì
æ
r
í
¹

si ce n’est pas le cas, on sera amené à «re-découper» comme sur la figure 32. On utilisera alors le
théorème suivant : Í Í Í Í

72
y

d
D2

D1

D3

O a b x

F IG . 32 – «Re-découpage»
Ó

1  
Ö 1 Ö Ö
Théorème 7.1 (Fubini) Soient â à deux réels tels que âæcà , Ú í des fonctions
1 1
â à Ü÷
Ï
continues par morceaux et telles que ÚKæ . Soient le domaine suivant í

1 1 Fq
Ï to
Ô
¹
Ì×Ö
ú
oÜ ÷ í
Ö
â æ
Ì
æ à
Ö
Ú ¹
Ì
æ æ
í
¹
Ì

Ï Ï
et ¶ continue sur . Alors, ¶ est intégrable sur et
Í Í
v:u _
] Å ¼w'‘Á
ý ý ÿ ý ý
Ì×Ö Ì Ô ½ Ì×Ö Ì
¶F¹ ã ã
u ¶F¹ ã ã

¿ ¼w‘

Le calcul de l’intégrale double est Í ramené
Í Í
aux calculs successifs Í
de deux intégrales simples.
Ì
En échangeant les rôles de et , c’est-à-dire
Fq
Ï 0o
Ô
¹
Ì×Ö

Í
ú
Ü ÷ í
Ö
åßæ æ ã
sr
Ö
Ú ¹ æ
Ì
æ
r
í
¹

on obtiendrait la formule suivante


Í Í Í Í

ý ý ÿ ý yx : Å )
ý
_
Ì×Ö Ì Ô Ã ] ¼ Á Ì×Ö Ì
Ó
¶Õ¹ ã ã
x ) ¶F¹ ã ã

Ä ¼ Á

Ì×Ö g  Ì Í Í Í Í
Exemple 7.2 Soit ¶ ¹ á í et l’ensemble :
V K 
Ï

Í
{z
Ô
¹
Ì×Ö

Í
ú
Ü ÷ í < æ
Ì
æ
ÖÛÌ í
æ æ
}|
Ì

73
Í Í
On réalise en général un schéma qui aide à la mise en place des calculs, comme la figure 33.
Premier calcul :


PSfrag replacements
Í
ÔèÌ

Ô Ì
í
Í
Ï

K KU~€ Ì  Ì

F IG . 33 – Mise en place d’un calcul

i ' ¹Ì í ã ã Ì
ý ý ÿ ý Ú ý
Ì×Ö Ì Ô
¶F¹ ã ã
[ 'Å j
ý Ú
 ' Ì ) s Y
Ô i Ì
Í Í
[ fj Í )sY Å Í ã
Ú - ' ̃‚
.
ý
í Í Ì  Ì
f á  á f
Ô Ì Ì
[ Í
ã


Ô
„e
Second calcul :

ý ý€ÿ ý v… )
Ú ý
Ì×Ö Ì Ô i Ì
í ã
Ì
¶Õ¹ ã ã
[ )
¹
j ã
Y… )
i Ì í í Ì Í'
ý Ú
Ô Ì
Í Í
[ e j Y&) ã Í

Ú - ' .
ý
ņ í

e á 
Ô
[ e Í
á ã


Ô
„e Í
Í
Í
Í Í

Un autre cas particulier du théorème de Fubini :

74
 H> 
Proposition 7.5 Soient
Ï
le domaine rectangulaire =<
â à ?<
å ã où â>æ à et åßæèã , ¶ une fonction
Ï
continue sur . Alors
ýþý¤ÿ ý - ý . ý - ý .
Ì×Ö Ì Ô ½ à Ì×Ö Ì Ô Ã ½ Ì×Ö Ì
¶F¹ ã ã ¶F¹ ã ã ¶F¹ ã ã

¿ Ä Ä ¿

Í Í Í Í Í Í
7.2.3 Changement de variables

Soient et ‡ des ensembles quarrables de Ü ÷


Ï
í , on notera :
Ï
– ¹ Ì×Ö les points de ;
– ¹¦ð Ö ó les points de ‡ .
Í

Définition 7.6 On désignera par changement de variables de ‡


Ó Ï
sur toute application :
ˆ ‡ á  Ï

g  ˆ ‰] Ì ÔRŠ ¹ð
Ö
ó _
ÔL‹
Ö Ö Ô
¹ð ó á ¹¦ð ó
Ö
¹¦ð ó

telle que :
ˆ
– est bijective de ‡ sur ;
Ï Í

– Š et ‹ sont des fonctions Œ sur ‡ ;


Ú

– Si on écrit ð et ó en fonction de ¹ Ì×Ö ú Ï


à l’aide de
ˆ Ú
, on obtient encore des fonctions Œ
Ú
¾
Ï
sur .

On s’attachera surtout dans la pratiqueÍ à vérifier les deux premiers points de la définition précé-
dente.

Définition 7.7 On appelle jacobien d’un changement de variables


ˆ l’expression :
 
HŽ Ö Ô   —
Ô –Š Ö –‹ Ö –Š Ö –‹ Ö
¹¦ð ó
’‘ F‘  – ð ¹ð ó
–ó
¹¦ð ó á
–ó
¹ð ó
–ð
¹¦ð ó

dd•“ dd•”
d“ d”

75
Ó

Théorème 7.2 Soient ‡ , deux ouverts bornés quarrables de Ü ÷


Ï
í ,
ˆ ‡  Ï
est un changement
de variables de ‡ sur . On suppose que la fonction
Ï

Ó
Ö
˜  HŽ Ö
¹ð ó á ¹ð ó

reste bornée sur ‡ . Supposons que ¶


Q
Ï
Ü÷ une application continue sur
Ï Ô ˆ ™¹ ‡ , alors la
fonction
}  ˆ
¶›š
Ö Ö
¹¦ð ó á ¹¦ð ó

est intégrable sur ‡ et on a :


ýþý ÿ ý &œ
ý
$  HŽ 
¶Õ¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã
Ô
¶F¹
Š ¹ð
Ö
ó

Ö
¹¦ð
Ö
ó ¹¦ð
Ö
ó ã®ð ãöó

Í Í
Exemple 7.3 Cas des coordonnées polaires :
 ù¥¤
ž Ÿ¢¡ ƒ! £ Ö¦ž¨§K Ö©K £«ª ~
On pose
Ì Ô
Ó
Ô ž ù¥¤ ! £ æ e­¬
ˆ £ sÖ ž 5  ž®Ÿ¯¡ !ƒ£ Ösž ! £°
C’est-à-dire ¹ á ¹ (voirù¥¤ la figure 34) :
 ! £ ù¤ !ƒ£ 
±Í Ž ¹ £ Ö$ž Ô  á ž !ƒ£ Ÿ¢! ¡ £  Ô á ž
 ž®Ÿ¯¡ 
 HŽ £ 
et ¹
sÖ ž 
Ô ž . Donc ¤
ù
œ &œ
ž Ÿ¢¡ ƒ! £ Ö$ž ! ž ž 㠞 ã £
ý ý ýþý

Ž ¶F¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã
Ô
¶F¹

¼ Á

Í Í
On cherche en général à trouver un changement de variables qui simplifie les calculs à effectuer et
on est souvent guidé pour cela par la «géométrie» de l’ensemble d’intégration, mais cela n’est pas
toujours évident ! En outre, il est inutile d’utiliser un changement de variables qui tient compte de
la forme du domaine (en simplifiant les bornes d’intégration), mais qui «complique» la fonction à
intégrer.
Exemple 7.4 On voudrait calculer :
² Ô
ý ý¤ÿ
í
Ì
í
Ì
í
í
Ì
¹ á ¹ ã ã

Ï
où est défini par :
V K |
ú
Í Í Í
Ï Ô z ¹
Ì×Ö
Ü ÷ æ
Ì
æ
Ö
â?æ
Ì
æ à
Ö
í á
Ì
í æ

76
Í Í Í Í
PSfrag replacements

ž
ˆ
Í

ž[ ‡
[ Ï

£ £ [
[
Ø Í Ø Ì Ì

F IG . 34 – Cas des coordonnées polaires

ª ª
où â et à sont fixés et tels que K â à . On peut essayer d’appliquer directement le théorème de
Ï
Fubini, mais un schéma du domaine est «dissuasif» cf. figure 35. On peut poser le changement

í á
Ì
í
Ô 
2

1.8 Í Ô Ì
PSfrag replacements Í
1.6

1.4 Ï
ÍÔ

'
1.2
½

0.8
Í
Ô

'
¿
0.6

0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 2.2 Ì

F IG . 35 – Schéma de l’ensemble d’intégration


Ó
de variables suivant :

r Ï
á
 ‡
Ì×Ö g  Ì×Ö Ö Ì×Ö $ Ô Ì Ö
í
Ì
í
¹ á ¹¦ð ¹ óî¹ ¹ á
  
Ö 9> K< .
où ‡ est le rectangle â à
r vérifie bien les conditions de la Í définition 7.6Í et on a Í : Í Í

 ) É)
  
x  ¼w' ' É ) Á
É
¼w' ) Á   Ì

¹
Ì×Ö Ô
 d“  ¼(' Á d “ ¼(' ) É ) Á 
Ô
 ³ 
Ô
e€¹ Ì í í
á e e
Ì

d” ' F”


Í
  Í
Í
77 Í
 
En admettant que x est majoré sur , on a d’après le théorème :
Ï

² Ô ý ý€ÿ ó»¹ Ì×Ö    x ¹ Ì×Ö  ã Ì ã


e - ý Ú  .
ý ý œ  ý
Ô Ô ½

 e óÀã®ð ã®ó
Í
¿
Í [ e óÀãöó
Í
ã®ð

Ô
„ ¹àçáïâ
Ébauche de la démonstration Ó du théorème

Soient ‡ Ö deux ouverts bornés et quarrables de Ü ÷


Ï
í .
On considère l’application
ˆ ‡  Ï
 é
Š
ú ~
Ì Ô Ö
¹¦ð ó Ö Ï
Ô ‹ ¹ð
Ö
ó
¹ð ó

@
Soient et ´ deux réels positifs. On considère un quadrillage de ‡ par des rectangles élémen-
¶@, >  Í
taires ð ǵ<_ð¤Ç óÊ?<_ó Ê ´ qui peuvent correspondre à ceux employés pour la construction de
l’intégrale double :
·  y@ q
ÇfÉ Ê
0o
Ô
¹¦ð
Ö
ó ú ‡ 
¸ Ü÷ í ð¤Ç æ˜ðoæ˜ð¤Ç
Ö
óÊ æ˜ó>æ˜óÊ ´
où ð¤Ç et ó Ê sont les coordonnées des noeuds du quadrillage de ‡ (voir la figure).
@
L’aire du rectangle élémentaire ¹ Ú`¹ í ¹ ¹»º dans le plan de coordonnées « ¹¦ð Ö ó » est ´
 .
y v


~ ~
P4 P4 P3
P3 D
Φ vj +k A4 A3
~
P2 vj
P1 A1 A2
P2

O x u
ui u i+h

F IG . 36 – Aire élémentaire en coordonnées curvilignes.


ˆ
L’image de ce rectangle par , dans le plan de coordonnées ¹
Ì×Ö
est un «parallélogramme curvi-
ligne» ¼ Ú ¼ í ¼ ¼ º (voir la figure 36).

Í
78
Ï Ï
L’évaluation de l’intégrale de ¶ sur va pouvoir se faire en «découpant» à l’aide de ces «pa-
rallélogrammes» au lieu de rectangles, il nous faut simplement évaluer le volume des «parallélépi-
ê
pèdes» correspondants, en évaluant l’aire de ces «parallélogrammes curvilignes».
Si les coordonnées des sommets ¹4Ç]¹ Ô  ÖI~I~I~ Ö „
) sont

_ y@ _ y@ _ _
¹ ] ð¤Ç Ö
¹ ] ð¤Ç Ö
¹  ] ð¤Ç
Ö
¹½º ]
ð¤Ç Ö
´ ´
Ú
í
ó Ê óÊ ó Ê ó Ê

alors les coordonnées des sommets respectifs ¼ Ç du parallélogramme curviligne sont


Š _ Š @
v _ Š @
v _ Š _ ~
] ] ] ´ ] ´
Ö Ö Ö Ö
¼ Ú ‹ ¹¦ð¤Ç ó Ê Ö
¼ í ‹ ¹¦ð¤Ç
v@ ó Ê Ö
¼  ‹ ¹ð Ç
v@ ó Ê Ö
¼ º ‹ ¹ð Ç ó Ê

¹¦ð¤Ç
Ö
óÊ ¹¦ð¤Ç
Ö
ó Ê ¹ð¤Ç
Ö
ó Ê ´ ¹ð¤Ç
Ö
ó Ê ´
On va maintenant construire une approximation de l’aire du parallélogramme curviligne ¼ Ú ¼ í ¼
@ ¼ º.
Quand les quantités et ´ sont petites on peut associer au parallélogramme curviligne ¼ Ú ¼ í ¼  ¼ º le

vrai parallélogramme ¼ Ú}¾¼ í ¾¼ ¾¼ º . C’est-à-dire, on peut approcher l’arc ¼ Ú¿ ¼ í par le segment ¼ Ú}¾¼
 í

v@ Š _
¾¼ ] ‹
Ö Ö

í Ö
v @
¹ð¤Ç ó Ê
¹¦ð¤Ç ó Ê

F ‘ ¹¦ð¤Ç óÊ Ö

dd•“
¹ð¤Ç ó Ê

et l’arc ¼ Ú¿ ¼ º par le segment ¼ ژ¾¼ º où F“

] Š ¹¦ð¤Ç Ö óÊ
´ ¹ð Ç Ö ó Ê _ ~
¾¼ º ‹ Ö
F‘ Ö
¹¦ð¤Ç óÊ ´ F” ¹¦ð¤Ç ó Ê
d•
L’aire du parallélogramme ¼ ژ¾¼ í ¾¼ ¾¼ º est donnée pard”

  ÀÀ ÂÃÄ Ö
ÂÃÄ Ö ÀÀ  HŽ @
 ¹ ¼ ÚD¾¼ ¾¼ ¾¼ º ԗÀÀ ¼ ژ¾¼ ¼ ÚD¾¼ º ÀÀ Ô ÀÀ F‘ ¹¦ð¤Ç Ö óÊ Ç
¹ð¤Ç ó Ê ¹ð Ç ó Ê
À @
F‘ ¹ð¤Ç ó Ê Ç À ´ ´ ~
á%á á á
Ö Ô Ö
 À í˜Á À í ÀÀ Fd•“ K Á F
 ” À
¹ð Ç ó Ê
í
Å¯Æ d• K Å¯Æ À
À d“ F” Àí
@
 HŽ et ´ sont petites l’aire du parallélogramme curviligne ¼ Ú ¼ í ¼ ¼ º
Quand les quantités
@ @  peut être
approchée par ¹ð¤Ç ó Ê
Ö
´ . Puisque l’aire duø³ùfú rectangle ¹ Ú`¹ í ¹  ¹»º est ´ , on a
 HŽ   ¹¼ Ú¼ ¼ ¼ º ~
Ö Ô
ÉÉ û ÛÉ [  ¹3Y
[
í 
¹¦ð¤Ç óÊ
¼€È
¹ Ú/¹ ¹  ¹½º
 HŽ  Á ¼ Á í

C’est-à-dire ¹ð
Ö
ó joue le rôle d’un  HŽ coefficient  de “dilatation” local (en un point ¹¦ð Ö ó ) et donc
Ì Ö
ce qui revient à remplacer ã ã par ¹ð ó ã®ð ã®ó pour le calcul de l’intégrale.
ÿ›Ì
Pour être plus explicite, on peut écrire, d’après la définition de l’intégrale double , lorsque l’on
évalue de deux manière le volume
Í
correspondant à ÊËÊ ¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã :

Í Í
79
ý ý€ÿ
Ì øfùfú
Ì
Ì×Ö Ì Ô
¹ ã ã øfù³ú º
Ì
¹

$ B  ± Ž @
ò‘û Ù¤ü íô
X
!$#,% Š s‹
Ô
Íû Ù¤ü [ ÇfÉ Ê
Ö Ö Ö Ö
´
N ¹ ¹¦ð ó ¹¦ð ó ¹¦ð¤Ç ó Ê
Í Í
ýþý&œ
Ì G G íÎ ¾ Ú ¼ Á*IÏUE\Ð 
É

Ô
¹
Š ¹¦ð Ö ó Ös“ ‹ ” ¹¦ð Ö ó $ HŽ ¹¦ð
Ö
ó ã®ð»ã®ó
~

où, sans trop rentrer dans les détails, en réutilisant les notations du paragraphe 7.1, e correspond
Í
@  K  K lorsque Ñ tend vers
au nombre de mailles du quadrillage de ‡ , de façon à ce que et ´
ba
.

7.3 Des applications


Les intégrales doubles permettent d’évaluer des volumes ou des aires, comme on l’a déjà vu,
mais également d’autres grandeurs physiques.

7.3.1 Détermination du centre de gravité d’une plaque


Ï
On considère une plaque plane de faible épaisseur qu’on assimile à un ensemble quarrable
Ø
du plan ¹ Ì .

Í
Définition 7.8 On appelle masse surfacique au point Ë le réel Ò8¹›Ë qui représente la ú Ï

masse par unité de surface de cette plaque et qui peut dépendre de la position de Ë .

Définition 7.9 On appelle masse totale de la plaque


Ï
de Ü÷ í de masse surfacique Ò le nombre
réel positif Æ défini par l’intégrale double :
ýþý ÿ

Æ
Ô
Ò ¹›Ë ã
Ì
ã

Ï
où Ë décrit .
Í

80
Définition 7.10 On appelle centre d’inertie de la plaque de Ü ÷ í de masse surfacique Ò le point
Ï

Ó dont les coordonnées sont données par les intégrales doubles :


 ý ý€ÿ
ÕÔ
Ì oÔ
Ò8¹›Ë Ì
ã
Ì
ã
Æ

 ý ý€ÿ
Ô Ô
Ò8¹Ë ã
Ì
ã
Í

ce qui vectoriellement s’écrit :


 ¥×
Í Í Í
Øá Ó
Ö Ô ÌÕÔ á Ô á Ø
 - ý ý ÿ . ×  - ýþý ÿ . Ø
Ô
Ò8¹Ë Ì
ã
Ì
ã
á
Ò8¹Ë ã
Ì
ã
á

Ö Ó
Æ
 ý ý€ÿ Í  Æ

Øá Ô
Æ
Ò8¹Ë Ø á‘á
Ërã
Ì
Í
ã
Í Í

Í
7.3.2 Moments d’inertie

Avec les mêmes notations que précédemment :

par rapport à la droite ‡


Ï
Définition 7.11 Le moment d’inertie de la plaque
œ est défini par :
Ù ýþý€ÿ  / í
Ô
㻹Ë
Ö
‡ Ò8¹ Ì×Ö ã
Ì
ã

où ã ¹Ë
Ö
‡ représente la distance du point Ë5¹ Ì×Ö
à la droite ‡ .
Í Í
ÿ
Ù Ê¨Ê Ò
€Ú ) Á
Ô Ì Ì×Ö Ì
Exemple 7.5 Ainsi í 8¹ ã ã Í
¼

De façon analogue, on a :
Í Í

par rapport au point ¹ est défini par :


Ï
Définition 7.12 Le moment d’inertie de la plaque
Ù
Û ýþý ÿ Ü í
Ô
ã
í
¹Ë
Ö
¹ Ò ¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã

Ù
Û ýþý€ÿ ÞÝ Û Û íFÍ ß 8Ò ¹ Ì×ÖÍ
Ô Ì Ì Ì
¹ á í ¹ á ã ã

Í Í Í Í

81
8 L’intégrale triple et applications
On va réaliser une étude de l’intégrale triple par analogie avec celle de l’intégrale double. Les
définitions de l’intégrale triple sont semblables aux définitions de l’intégrale double. Le vocabu-
laire est identique sauf : à  à la place de à í , volume de à la place d’aire de , cubable à la place
Ï Ï

de quarrable.

8.1 Propriétés de l’intégrale triple


On considère, dans ce qui suit, un ensemble

Ï
Ü÷  fermé et cubable.

8.1.1 Propriétés élémentaires Ì


Propriété 8.1 (linéarité de l’intégrale) Soient et  des fonctions continues, donc intégrables,
Ï
sur , alors :

Ì Ì
1.
ý˜ý†ý€ÿ
I ýïý˜ý€ÿ
ý0ý†ý€ÿ

¹
Ì×Ö ÖÐ
î¹ Ì×Ö ÖÐ
ã
Ì
ã ã
Ð Ô
¹
Ì×Ö Ö_Ð
ã
Ì
ã ã
Ð
î¹ Ì×Ö Ö_Ð
ã
Ì
ã ã
Ð

2. 
é
Í ýÍ
Ì Í
Í ý€Í ÿ
Ì Í Í

ú
ý ý€ÿ ý ý
Ì×Ö ÖÐ Ì Ð Ô Ì×Ö ÖÐ Ì Ð
Ü ÷ ¹ ã ã ã ¹ ã ã ã
Ì
et  des
Ï
Propriété 8.2 Soient é Í Ì
fonctions continues,
Í donc intégrables, sur Í , telles Í que :

¹
Ì×Ö Ö_Ð
ú Ï
¹
Ì×Ö Ö_Ð
Cî¹ Ì×Ö
æ
ÖÐ

alors
ýþýþý ÿ
Ì Í ýþ
Í ý ý ÿ Í

¹
Ì×Ö ÖÐ
ã
Ì
ã ã
Ð
æ î¹ Ì×Ö ÖÐ
ã
Ì
ã ã
Ð

Ì
Ï

 ýþýþý ÿ Ì Ì Ì
Propriété 8.3 Soit une fonction continue
Í Í donc intégrable sur Í , on a :Í
 
 
ýþý ý ÿ
!A#,% ÿ  
Ì×Ö ÖÐ Ì Ð Ì×Ö ÖÐ Ì Ð
Cá Ï Ì×Ö ÖÐ
) É â Á+*
¹ ã ã ã æ ¹ ã ã ã æ ¹ ¹

¼('
ÿ ɑ

où á ¹
Ï Ô
ʨÊËÊ ã
Í
Ì
ã ã
Ð
est
Í
le volume de
Ï
Ì. Í Í Í

Propriété 8.4 (inégalité de Schwarz) Soient et  des fonctions continues, donc intégrables, sur
Ï
, alors :

Í
Ì . - ý>ý ý ÿ` Ì .³- ý>ý ý ÿU .
ý>ý ÿ
í í / í
¹
Ì×Ö Ö_Ð
î¹ Ì×Ö ÖÐ
ã
Ì
ã ã
Ð
æ ¹
Ì×Ö ÖÐ
ã
Ì
ã ã
Ð
î¹ Ì×Ö ÖÐ
ã
Ì
ã ã
Ð

Í Í Í 82 Í Í Í Í
Propriété 8.5 Soient Ú et í deux ensembles cubables de
Ï Ï
Ü÷  tels que
Ï
Ü4
Ú
Ï Ô 6 , alors
í
Ú98
Ï Ï
í
9:O; Ì
reste cubable et on a : Ì
: Ì
ýþýþý ÿ ÿ
Ì×Ö ÖÐ Ì ÐäÔ
ý ýþý ÿ
Ì×Ö ÖÐ Ì Ð
ý ýþý ÿ
Ì×Ö Ö_Ð Ì Ð
¹ ã ã ã ¹ ã ã ã ¹ ã ã ã
Å Ì Å
Ï
Propriété 8.6 Soient Í est continue,
Í Ì Í sur
donc intégrable, ,Í alors :Ì Í Í

S Ì
[ Ö [ Ö_Ð [ ú Ï
ýþý ý€ÿ
Ì×Ö ÖÐ Ì Ð Ô Ì
[ Ö [ ÖÐ [ á Ï ~
¹
Ì
tel que ¹ ã ã ã ¹ ¹

Ï
Ì
On appelle valeur moyenne de
Í
sur le réel
 ý ýþÍ ý€ÿ
Ì Í Í
Ì
[ [ [ Ö ÖÐ Ô Ì×Ö Ö_Ð Ì &~
Ð
¹
á ¹
Ï ¹ ã ã ã

8.1.2 Calcul pratique des intégrales


Í triples Í Í

PSfrag replacements Ï
On désigne º la surface limitant , que l’on suppose coupée par toute droite parallèle aux axes
Ï Ø
en deux points au plus. Soit ã le domaine projection de sur le plan Ì (voir la figure 37) :
Ð

£ Í

Ð Ô
 í
¹
Ì×Ö

Plan
º

Ð Í
ã ¹ Ï

Ø
ÐZÔ
Àڑ¹ Ì×Ö
â
Í

Ô
Ú ¹
Ì äã
Ô
¹
Ì
ã í
Í
à
Ì
Í Í

Ï Ó
F IG . 37 – Domaine .
 
Théorème 8.1 (Fubini) Soient â à deux réels tels que âïæcà , ã Ú ÖFã Ö
â
Ö
à à des fonctions
continues par morceaux et telles que ã Úçæ ã í
í

 dq
ã
Ô0o Ì×Ö
¹ úæà í â>æ Ì æ à ÖFã Ú ¹ Ì æ æ ã í
¹
Ì

83
Í Í
Ó Ó

Ì
öÚ Ö   à des fonctions continues par morceaux et telles que öÚKæ ,
ç à Ï
í
ã
 í
Fq ~
Ôto Ì×Ö
Ì ú à  â>æ Ì æ à ÖFã Ú ¹ Ì æ æ ã ¹ Ì Ö öÚ ¹ Ì×Ö æ æ
Ï ÖÐ Ð Ì×Ö
¹ ¹
í í
Ï Ï
Alors, est cubable, est intégrable sur et
Ì vè : Å Í ýy: é Å É ) Ì
ýþý ý¤ÿ Í
Ì×Ö ÖÐ Ì ÐYÔ
ý
½ ] ¼w'‘Á ]
ý
¼(' Á Ì×Ö
Í
ÖÐ Ð _ _ Í
Ì
¹ ã ã ã
è é É) ¹ ã ã ã

¿ ¼(‘
'Á ¼(' Á

Le calcul de l’intégrale triple est ramené aux calculs successifs de trois intégrales simples.
Í Í Í Í

Une autre décomposition de l’intégrale triple On suppose que le domaine plan ã ¹ Ð est une
sectionÌ de par le plan parallèle au plan Ì
Ï Ø
de cote Ð ( Ð å Ö £? ), voir la figure 37. Si  ¹ Ð Ô ú
Ê¨Ê â ¹ Ì×Ö ÖÐ ã Ì ã , alors
Ã_¼ Á
ý ýþý¤ÿ
Ì vê 
ý yê -
ý ý ý
Ì .
Í
Ì×Ö Ö_Ð Ì ÐYÔ Ð ÐZÔ Ì×Ö ÖÐ Ì Ð
Í Í
¹ ã ã ã
ë ¹ ã
ë â
¹ ã ã ã

Ã_¼ Á

Fubini. SupposonsÌ que le domaine Í est unÍ parallélépipède


Ï
 ì> 1 du théorème
Cas particulier
9
> Í  de
å < , â æ à , Š æ ‹ , å æ £ et une fonction continue sur Ï . Alors
­
£ Í

rectangle âƒ<_à Š <‹


ýþý ý ÿ
Ì ý - ý - ý ê Ì . .
Ì×Ö ÖÐ Ì Ð Ô ½ Ì×Ö ÖÐ Ð Ì
¹ ã ã ã
• ë ¹ ã ã ã

Supposons Ì que le domaine


‘ Ï
 > 2 du théorème
Cas particulier 
í> å £­ Í de Fubini.
Í
£ Í est
Í
A@ unÐ parallélépipède
@
rectangle âƒ<_à Š < ‹ Š ‹ å
 < , â  æ à , æ  £­, æ . Si ¹ Ì×Ö ÖÐ Ô
ã ¹
Ì
 ¹ ¹ où ã Ö  Ö sont
des fonctions continues sur â=<à , Š < ‹ et å < respectivement, alors
ý ýþý ÿ
$@ - ý . B - ý . B - ý ê @ .
ã ¹
Ì
î¹ ¹
Ð
ã
Ì
ã
Ô ½
㻹
Ì
ã
Ì
• 
Í
¹ ã
Í

ë ¹
Ð
ã
Ð

8.1.3 Changement de variables


Í Í
‘ Í Í

et ‡ deux ensembles cubables de à 


Ï
Soient ,
Ï
– ¹ Ì×Ö ÖÐ
les points de ;
– ¹¦ð Ö ó sî
Ö
les points de ‡ .
Ó
DéfinitionÍ 8.1 On désignera par changement de variables de ‡
Ï
sur toute application :
ˆ ‡ á  Ï

ÂÃÄ sî
Ì Ô
¼ Ö Ö

Ösî }  ˆ
¹¦ð ó

¹ð
Ö
ó á ¹¦ð
Ö
ó

Ö Ô ï
Ô
¹ð
Ö
ó
Ö$î
Ç
Ð Ô · ¹ð
Ö
ó
Ösî ůÆ
telle que : Í

84
ˆ
– est bijective de ‡ sur ;
Ï

·
– ¼ Ödï et sont des fonctions Œ sur ‡ ;
Ú

– Si on écrit ð Ö ó et î en fonction de ¹ Ì×Ö ÖÐ


ú Ï
à l’aide de
ˆ Ú
, on obtient encore des
¾

fonctions Πsur .
Ú Ï

Í
ˆ Ö sî
Ö
 Ž
On appelle matrice jacobienne attachée au changement de variables défini par ¹¦ð ó á
Ì×Ö ÖÐ
¹ la matrice carrée d’ordre 3
ÂÃÄ
Í
F 𠏒𠏒ð Ç
¢dòÏ “ ¢dòÏ ” ’dòñÏ Å¯Æ
d“ d” dñ
ˆ   
On appelle jacobien de le déterminant ded“ la matrice d” dñ jacobien noté HŽ ¹¦ð Ö ó Ösî et défini par :
       
HŽ ¹¦ð Ö ó Ösî Ô  Fð Fð Fð  Ô – ¼ 
  á – ¼   – ¼  
 ’dò “ ’dò ” ’dñò  – ð  ’òÏ ’òÏ  – ó  ¢òÏ ’òÏ  –  ¢òÏ ¢òÏ  î
 dϓ  FÏ ” dñÏ  d” dñ  d“ Ó dñ  d“  d”
d” dñ d“ dñ d“ d”
d“ Ï F” dñ ˆ ‡  Ï est un changement
Théorème 8.2 Soient ‡ , deux ouverts bornés cubables de à  ,
de variables de ‡ sur . On suppose que la fonction
Ï

Ösî ˜  ±Ž ¹¦ð Ö ó Ösî


Ó
Ö
Ì ¹¦ð ó á

Ïó
reste bornée sur ‡ . Supposons que à une application continue sur Ï Ô ˆ ¹O‡ , alors la
fonction Ì
Ö Ösî }  š ˆ ¹ð Ö ó Ö$î
¹ð ó á

est intégrable sur ‡ et on a :


Ì ýþý œ
Ì  
Ö · Ösî $ HŽ
ýþýþý ÿ ý
Ösî Ödï Ösî Ö$î î
¹ ¼ ¹ð
Ì×Ö ÖÐ Ì ÐäÔ Ö Ö Ö Ö
¹ ã ã ã ó ¹ð ó ¹¦ð ó ¹ð ó ã®ð ãöóÀã

Donc, la règle pratique est la suivante. On remplace :


– Ì par le domaine
Ï Í
Ì Í des ¹ð Ö ó Ösî correspondant (ˆ Ú Ï Ô
‡ );
· ¾
$ ¹

– ¹ Ì×Ö Ö_Ð par ¹ ¼ ¹ð Ö ó Ö$î  Ösï ¹ð Ö ó Ö$î Ö ¹¦ð Ö ó Ösî ;
– ã Ì ã ã Ð par
±Ž ¹¦ð Ö ó Ösî ã®ð ã®óÀã î .
Í
Passage aux
Í
coordonnées cylindriquesÓõôö Les formules de changement de variables :

÷ öø Ì Ô ž®Ÿ¯ù¥¡ ¤ !ƒ£
ˆ Ô ž ! £
Ð Ô Ð

Í
85
£ £  
Le triplet ¹ sÖ ž¤ÖÐ constitue un système de coordonnées cylindriques. En choisissant
ž  K on définit une bijection
ú K%Ö e?¬ et

£ Ö$¤ž ÖÐ ù¥¤



¹
Ì×Ö ÖÐ
€ ¹
  ž ! £ Ÿ¢¡ù¤ !ƒ£ K 
' ê ' ' â
HŽ ¹ £ Ös¤ž ÖÐ Ô   )  ) Í  )  Ô  ž®Ÿ¯¡ !ƒ£ ! £ K  Ô á ž
 á

  âê dù⠏ ââ   K K  
ê dù  â
  dans  une intégrale triple, on remplace
Pour passer en coordonnées cylindriques ¥ ¤  d
 ù 
– Ì par le domaine
Ï Ì des ¹ £ Ösž¤Ö_Ð correspondant
ù
ˆ Ú ¹Ï Ô ‡ ;
Ì×Ö Ö_Ð  
ž ¢
Ÿ ¡ !ƒ£ Ösž ! £ ÖÐ ¹ ¾

– ¹ par ¹ ;
Ì Ð ž £ ž Ð
– ã ã ã par ã ã ã .
Í
Passage aux
Í õôö
coordonnées sphériques Les formules de changement de variables :
Ó

ž®Ÿ¯ù¥¡ ¤ !Õ£ ¢Ÿ ¡ ! ã
ˆ ÷ öø
Ì Ô

Ô ž ! ù¥¤ £ Ÿ¯¡ ! ã
Ð Ô ž ! ã
£ Ösž¤ÖFã £ K Ö 
Le triplet ¹  constitue un système de coordonnées sphériques. En choisissant ú
Í
­e ¬ ,
ž  K et ã ú áûú Ö ú on définit une bijection
í í

¹
Ì×Ö
ù¥¤
ÖÐ
€ ¹ £ Ös¤ž ÖFã ù¤

   ž ! £ Ÿ¯¡ ! 㠟¯ù¥¡ ¤ !ƒ£ Ÿ¢¡ ! 㠞®Ÿ¯ù¥¡ ¤ !Õ£˜! ù¤ ã 


 ' ê ' è '  
HŽ ¹ £ Ös¤ž ÖFã Ô   )  )  )  Ô  ž®Ÿ¯¡ Í!ƒ£ Ÿ¢¡ ! ã ! £ ù¤ Ÿ¯¡ ! 㠞 ! £}! ã  Ô á ž í Ÿ¢¡ ! ã
á á

  ê Fù  è   
  âê  ⠏ èâ   K ! ã á
ž Ÿ¢¡ ! ã
 Fù 
   sphériques dans une intégrale triple, on remplace
Pour passer en coordonnées  Ì Fù  £ ù¤ ù¥¤
ˆ Ú ¹Ï Ô ‡ ;
– Ì par le domaine des ¹ ÖF= ã Ösž correspondant
Ï

 
ž ¢
Ÿ ¡ !ƒ£ Ÿ¯¡ ! ã=Ösž ! £ Ÿ¢¡ ! ãÖsž ! ã ¾ ¹

par  ¹  £  ! ã  K  Ÿ¢¡ ! ã  ÔLŸ¢¡ ! ã


Ì×Ö Ö_Ð
– ¹ ;
!
Ì
– ã ã ã par Ð ž í
¯
Ÿ ¡ ã ã ã
ã ã
ž (Si ú á ú ú , alors
ã Ö ¢
Ÿ ¡ et ).
í í
Í

8.2 Applications
Í géométriques du calcul intégral
Aire du domaine plan limité par une courbe fermée. Soit ü une courbe fermée limitant un
domaine (voir la figure 38) dans à í rapporté à une base orthonormée. Si  ¹
Ï Ï
représente l’aire
Ï
du domaine , alors ý ý ÿ
 ¹
Ï Ô
ã
Ì
ã
~

86
PSfrag replacements Í

Ô
¹
Ì
í

Í
Ï


Ô
Ú¹
Ì

Ø
Ì
â à
Í

F IG . 38 – Aire du domaine plan limité par une courbe fermée.

Le calcul de cette intégrale en coordonnées cartésiennes conduit à :


è: Å _  9Ì ~
¼('‘Á
ý ý€ÿ ý ý ý
 Ï Ô Ì Ô ½ ] Ì Ô ½ ã Ì ã Ì
¹ ã ã
è ã ã
í
¹ á Ú ¹ ã

¿ ¼(‘
'Á ¿

On retrouve la formule classique.Í Í

Volume du domaine limité par une surface fermée. Soit º une surface fermée limitant un do-
maine (voir la figure 37) dans l’espace à  rapporté à une base orthonormée. Si á ¹
Ï Ï
représente
Ï
le volume du domaine , alors
ý ýþý ÿ

á ¹
Ï Ô
ã
Ì
ã ã
Ð

Autres formules : Í
Ï Ø
1. On suppose que le domaine plan ã ¹ Ð est une section de par le plan paralléle au plan Ì
de cote Ð ( Ð å Ö £­ ), voir la figure 37. Le calcul de l’intégrale précédante conduit à :
ú
ý ýþý ÿ vê -
ý ýþý . vê
ý
A &Ð ~
á Ï Ô Ì ÐYÔ Ì Ð Ô  Ð
Í
¹ ã ã ã
ë â
ã ã ã
ë ¹¦ã ¹ ã

Ã_¼ Á

2. On peut, également, applique le Í Théorème 8.1 de la manière


Í
suivante :
è: Å :é Å É ) _ _  /
(' ] ¼w'
ý>ý ý€ÿ ý ý ý ý>ý

á Ï Ô Ì ÐYÔ ½ ] ¼ ‘Á Á Ð Ì Ô
 Ì×Ö
ýöÚ ¹ Ì×Ö Ì
¹ ã ã ã
è é É) ã ã ã
í
¹ á ã ã

¿ ('
¼ ‘Á ¼w' Á Ã
Ï Ì Ø
où ã est le domaine projection
Í
de sur le plan (voirÍ la figure 37). Í Í Í

87
Í
8.3 Applications du calcul intégral à la mécanique
Ï
Masse volumique. Soient un solide et Ë5¹ Ì×Ö ÖÐ un point donné de ce solide. En mécanique,
à tout domaine élémentaire de volume þ­á contenant le point Ë on associe un réel positif þÆ ,
appelé masse élémentaire (voir la figure 39). Le rapport ÿ  possède une limite lorsque þ?á  K .
ÿ
ú
Í
Ï
Définition 8.1 On appelle masse volumique (densité spatiale) au point Ë le réel õ ¹Ë
ø³ùfú
défini par :
Ô þÆ
õ ¹›Ë
ÿ
 û [ Ï ?þ á
qui représente la masse par unité de volume du solide et qui peut dépendre de la position de Ë .

8.3.1 Masse

de à 
Ï Ö
Définition 8.2 On appelle masse d’un solide ¹ õ le réel positif Æ défini par :
ýþý ý ÿ
Ô Ì Ð
Æ õ×¹›Ë ã ã ã

Ï
où Ë décrit .
Í

8.3.2 Centre d’inertie

PSfrag replacements Ð
Ó â
Ó þ­á
Ï
 Ó
Øá Ë

Ø á‘á

Ë

Ó )
Ø

Ó
' Í

Í
Ì
Ì

F IG . 39 – Centre d’inertie d’un solide.

88
Ó (voir la figure 39) de à 
Ï Ö
Définition 8.3 On appelle centre d’inertie d’un solide ¹ õ le point
défini par :   ýþýþý ÿ ÖÓ
Øá Ø á á

Ô Ì Ð
õ ¹›Ë ËÒã ã ã

ÖÓ Ó
ê
Ó ë Ó 

Æ


Øá Ô
' ) â´ et

Ó  ý ý>ý ÿ
Ó )  ý>ý ý ÿ
Í

Ó â  ý ý>ý ÿ
Ô Ì Ì Ð%Ö Ô Ì Ð%Ö Ô Ð Ì &~
Ð
' Æ
õ ¹Ë ã ã ã
Æ
õ ¹Ë ã ã ã
Æ
õ ¹›Ë ã ã ã

8.3.3 Moments d’inertie Í Í Í Í

de à


Ï Ö
Définition 8.4 On appelle moment d’inertie d’un solide par rapport à (un point,
² défini par :
¹ õ

une droite ou un plan de à  ) le réel


² Ô
ýþý ý¤ÿ
Ö  $í Ì Ð
õ ¹Ë ¹¦ã ¹›Ë ã ã ã

Ö   Ì×Ö Ö_Ð Ï
où ã ¹›Ë est la distance euclidienne de Ë à et Ë5¹ décrit .
Í

de à
Ö 
Définition 8.5 On appelle moment d’inertie d’une plaque ¹›º í par rapport à (un point
² défini par :
õ

ou une droite de à í ) le réel


Í

² Ô
ýþý
Ö  Aí Ì
õ ¹Ë ¹¦ã»¹Ë ã ã


Ö   Ì×Ö
où ã ¹›Ë est la distance euclidienne de Ë à et Ë5¹ décrit º .
Í


8.3.4 Mouvement d’un solide autour d’un axe Í
 Ï
Exemple 8.1 (Moment cinétique par rapport à ) Soit Ë un point du solide  . Le moment   ci-
B  B ¹   (voir la figure 40) est ã

á Ì×Ö Ö_Ð á Ô Ø á‘á
nétique ã
de l’élément de masse ãöÆ entourant
  Ô  á Ô 
Ë5
Ø á‘á á   Ô 
Ë
Á ã®Æ
B
et sa composante sur est ã
ð
B ã
ð Ë
Á ã®Æ , où  ð
í
. C’est un
 B produit  
 Ø á‘á   Ô  Øá á    Ô  Øá á   Ô
mixte : ð

Ë
B Á 
ð
Á Ë . Finalement, on obtient :

Í
B ã


ð
Á Ë ã®Æ

Ÿ¢¡ ƒ! £

  Ø á‘á   Ø á‘á  Ô  Øá á  í Ô  Øá á  í
ð
Á Ë ð
Á Ë
Ï
ã®Æ ð
Á Ë ã®Æ  
ð 
í
 Ë 
í
ã®Æ . Par inté-
gration sur tout le solide , on obtient

ý ýþý ÿ
 Øá á
  í
ý ýþý ÿ
$í ²
Ô á Ô Ö  Ì ÐYÔ Ö

ÿ
ð
Á Ë ã®Æ õ ¹Ë ¹ã ¹›Ë ã ã ã

² $í
où Ô
ʨÊËÊ õ ¹Ë ¹ã ¹›Ë
Ö 
ã
Ì
ã ã
Ð
et õ ¹›Ë est la masse volumique du Ísolide
Ï
.

89


PSfrag replacements

axe Ï


Ö 
ã ¹Ë
Ì×Ö ÖÐ
Ë5¹
£

Øá á
 Í
Ë


ð
Ø


F IG . 40 – Mouvement d’un solide autour d’un axe
Ï
Exemple 8.2 (L’énergie cinétique du solide .) L’énergie cinétique de l’élément de masse ã®Æ
Ú Ú
entourant ˎ¹ Ì×Ö ÖÐ (voir la figure 40) est ã Ô ó í ¹Ë ã®Æ
Ô
ó í ¹›Ë õ ¹›Ë ã
Ì
ã ã
Ð
. Celle du
Ï í í

ÿ
solide est ýþý ý ÿ
Ô
ó í
Ì &~
Ð


Í


e ¹Ë õ ¹›Ë ã ã ã
Í

áÀá á Ô  Ø á‘á
Avec ¹›Ë
Á Ë il vient
ÿ
 ýþýþý¤ÿ B   ýþýþý ÿ
Í
B 
Ô   Ø á‘á  Ì ÐäÔ  Øá á   Ì U~
Ð

e Á Ë õ ¹Ë ã ã ã
e Ë
Á õ ¹Ë ã ã ã

   B B 
Øá á  Ô ¦ÀÀ
 Ø á á ÀÀ í Øá á  Ø á á 
et ïÔ
 
Puisque Ë
Á À
Ë
À í
á Ë Ë Í ð , on a Í
ÿ
 ý þ ý ý ÿ  B 
Ô i í ÀÀ Ø á‘á ÀÀ í 
í
 Øá á  í Ì U~
Ð

e õ ¹›Ë
À
Ë
Àí
á ð Ë
j ã ã ã

 B   B 
Ÿ¯¡ !ƒ£

D’après le théorème de Pythagore : ÀÀ ÀÀ ÀÀ ÀÀ


Øá á í  Ø á‘á  í Ô Ø á‘á í  Ø áá  í Ô
ð  Í
   
À À À À
Ë á ð Ë Ë á Ë
 Ö Aí í í
í í

¹ã ¹ Ë et, donc, on obtient


 ýþý 
ÿ

Ô 
í
ý€ÿ
Ö  $í Ì ÐYÔ 
í
² ~

e õ ¹Ë ¹ã ¹›Ë ã ã ã
e
Í

90
8.4 Applications du calcul intégral à la probabilité
Ì
Soient et des variables
T W
aléatoires continues de à . Dans ces conditions, il existe une densité
Ì×Ö T W
de probabilité jointe ¹ pour les deux variables et telle que :
Ì Ì
Ì×Ö
  K ý ü ý ü
Ì×Ö Ì Ô ~
et
Ì Í
¹

¾
ü
¾
ü
¹ ã ã

Graphiquement, ÐäÔ ¹
Ì×Ö
représente une surface (voir la figure 41) et la probabilité de l’événe-
Í Í Í

PSfrag replacements Ð Ì
Í
Ð Ô Ì×Ö
¹

Ø ã

à Í
å
Ì

F IG . 41 – Densité de probabilité

ment oâ ª T ª Ö ª W ª q
est
Ì Ì
à å ã

ª T ª ª W ª ý - ý . ý - ý .
P ¹¦â à
Ö
å ã
Ô ½ Ã
¹
Ì×Ö
ã ã
Ì Ô Ã ½
¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã
~
¿ Ä Ä ¿
Plus généralement Ì
T W úæ¹  à
ý
Í
ý
Í
~ Í Í
P ¹¹ Ö í
Ô
Û ¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã

T W
) ÍÌ
La fonction de répartition de et est définie par :
- .
T W
Í
'
ý ý

¹
Ì×Ö Ô
P¹ æ
Ì×Ö
æ
Ô
¹¦ð
Ö
ó ãöó ãöð
~
ü ü
¾ ¾
Les fonctions marginales de distribution sont définies par :
Í
- Ì .Í ) - Ì .

¹
Ì Ô

T æ
Ì Ô
ý
'
ý ü

¹ð
Ö
ó ã®ó ã®ð
Ö 
¹
Ô

W æ
Ô
ý ý ü

¹¦ð
Ö
ó ã®ð ã®ó
~
ü ü ü ü
T W
L’espérance de î¹ Ö
¾ ¾ ¾ ¾
s’exprime :
Í Ì Í

o î¹ Ì×Ö dq ý ü ý ü
~
 Ô
î¹ Ì×Ö ¹
Ì×Ö
ã
Ì
ã
ü ü
¾ ¾

Í 91 Í Í Í
9 Intégrales curvilignes - Théorème de Green - Riemann
Le domaine d’intégration d’une intégrale double est une surface plane, le domaine d’intégration
d’une intégrale triple est un volume, le domaine d’intégration d’une intégrale curviligne, comme
son nom l’indique est une courbe. Avant d’étudier les intégrales curvilignes et de voir leur utilité,
nous allons définir les notions de longueur d’un arc de courbe et d’abscisse curviligne.

9.1 Longueur d’un arc de courbe ê

o­K%Ö    q
Soit dans l’espace euclidien un repère orthonormé Ö ë¤Ö
´ . Soit ¹!¿ l’arc de la courbe "

définie par la représentation paramétrique : Ì Ó ôö


÷ öø Ì Ô
32  ~
2Ôú
¹

@î¹32
Ô Ö Ö
" â à

¹2
Ð Ô
Ì 
@
où Ö
 Ö
sont de classe ü
Ú
sur â
Ö
à
Í
. Les arcs ont (voir la figure 42) :

Ì courbe.
F IG . 42 – Arc de
ÂÃÄ Ì Ô
32 ¹

– une origine : ¹ , où Ë5¹2


@î¹2 ÇÅ Æ
Ô Ô Ô
ˎ¹â ;
¹32
ÐäÔ

– une extrémité : Ô Ë5¹à ;


Ì
– une orientation, ou sens de parcours.
Í

@
– en tout point Ë5¹32/[ régulier (i.e. ñ ¹2/[ Ö
 ñ ¹32/[ et ñ ¹32/[ non tous nuls), " admet un vecteur
Ì
tangent
 ÂÃÄ
32/[
2/[
á á¤á
° ñ¹

@ ñ ¹32/[ Ç
ã Ë5¹ Ô
°2
ã
ůÆ
ñ ¹2/[

92
On sait calculer la longueur de la ligne brisée ¹

ËmÚÛË
 í
Ë
 (voir la figure 43) :
 
#
O¹ —ÀÀ ¹ á%á ËmÚ ÀÀ ÀÀ
Ô á á¤á ÀÀ ÀÀ á á¤á ÀÀ ÀÀ Ëá»á ÀÀ
¹ ËïÚÛË
í
Ë
 À Àí À
ËmÚÛË
í Àí À
Ë
í
Ë
Àí À  À í

Étant donné l’arc ¹$¿ de la courbe " , autre qu’une droite, plaçons des points ËmÚ
Ö
Ë
¯~I~I~
Ö Ö
˸ Ú
í ¾

Ë


ËmÚ
Ë
í

F IG . 43 – Longueur d’un arc de courbe.

to 2/[ ª ª ª BMBMB ª ª q
sur  cette courbe, entre ¹ et .Soit 2_Ú 2 í Ô Ô
2¸ 2¸ Ô à une subdivision
Ö
â Ú 

de â à . A toute subdivision on peut associer la ligne brisée ¹ Ë m


¾
ÚÛË
~I~I~ ˸ Ú% inscrite dans
í ¾
l’arc ¹$¿ (voir la figure 43).
Définition 9.1 L’arc ¹$¿ est rectifiable si la longueur de la ligne brisée ¹ ËmÚÛË
ú'&)(
~¯~I~ ˸ Ú% ad-
met une limite quand le nombre de sommets tend vers l’infini (de telle sorte que
í
À áá¤á ᤾ á À 
Ç À Ë6Ç ÚÛËÇ À
K) øfù³ú øfù³ú À ¾ À í
¸
X 
#
¹ $ ¹¿ Ô # Ô ÀÀ áá¤á á¤á ÀÀ
ZY À À
¸ Ë6Ç ÚÛËÇ
¸ û ü ¸ û ü ¾
Ç »Ú í

Cette limite
#
¹¿
¹ $ est appelée longueur de l’arc ¹!¿ .
Lorsque Ë décrit l’arc ¹!¿ , la longueur ¹ ¹ ¿ Ë est une fonction de 2 . Soit ·ö¹32 Ô ¹ ¹ ¿ Ë , où 2 § â .
# #

On va déterminer maintenant l’expression de ·ö¹32 . On sait déjà par définition que ·ö¹â ÔLK puisque
¹ est choisi comme origine. Pour continuer on se ramène aux longueurs que l’on sait calculer,
c’est-à-dire les longueurs de segments des droites (d’une ligne brisée). On fait l’hypothèse naturelle
'*° *° Ô

suivante, si Ë [ Ô
Ë5¹32/[ et Ë Ô
Ë5¹2/[ sont 2 points de la courbe, si on note ã ¹ À À Ë [ Ë ÀÀ
á á¤á

*
À À í
la distance de Ë [ à Ë et
#
¹

la longueur du# segment curviligne
øfù³ú
Ë ¿ [‘Ë alors ces deux infiniment
¹ Ô  . On suppose que la courbe est orientée dans
petits sont équivalents , c’est-à-dire que +û
*
[ ã ¹
*

le sens des 2 croissants et que estÌ strictementÌ positif. On a alors :


* !* * .* A .* $ @ /* @ A
#
¹
Ô
·ö¹32/[ áß·ö¹ 32/[ Ö
ã ¹
Ô-,
¹ 2/[
¹ á 2/[
¹ í 3 2/[
¹ î¹ î¹32/[
á í ¹ 32/[
¹ á 32/[
¹ í
Ö

93
d’où :
*
Ì Ì *
.
#
2/[ ·ö¹32/[
/* $ /* $ @ /* @ A
¹ Ô ·À¹ á
*
㻹 ,
¹ 2/[
¹ á 2/[
¹ í ¹3î¹32/[
.* áýî¹32/[ í ¹ ¹32/[ á ¹32/[ í

·À¹2/[ ·ö¹32/[
Ì Ì *
á

Ô
/* $ /* $ @ /* @ A
,
¹ 2/[
¹ á 2/[
¹ í ¹3î  ¹32/[ * áýî¹32/[ í ¹ ¹32/[ á ¹32/[ í

/*
·À¹2/[ ·ö¹32/[
Ì Ì
á
*
Ô
0 /* $í /* $ @ /* @ A
¹ 2/[
¹
*
á 2/[
¹ ¹3î ¹32/[ * á¦î¹2/[ í ¹ ¹32/[ * á ¹32/[ í
í í
*
/
í
·À¹2/[ á ·ö¹32/[

Ô
Ì Ì *

- /* $. í
- /* $. - @ /* @ A .
¹ 32/[
¹
*
á 2/[
¹ ¹3î ¹32/[ * á¦î ¹2/[ í ¹ ¹32/[ * á 3¹ 2/[ í

*
Exercice 9.1 Que faut-il changer dans les expressions précédentes quand est négatif ? Montrer
que l’on obtient également dans ce cas :
/*
·ö¹ 32/[ á ·ö¹2/[
#
¹
*
Ô
Ì Ì *
*
- .* $. í - /* A. - @ .*° @ $.
ã ¹
¹ 2/[
¹
*
á 32/[
¹ ¹  ¹ 2/[ * ýá î¹32/[ í ¹ ¹32/[ * á 2/[
¹ í

* *
On choisit donc maintenant de signe quelconque et on fait tendre vers zéro, on obtient donc en
utilisant les résultats sur les limites : øfù³ú
/*
øfù³ú
·ö¹ 32/[ á ·ö¹ 2/[
#
¹
*
Ô ø³ùfú Ì Ì +øfû ùfú [ *
ø³ùfú
+û [ *
- .*° $ . í - .*° $ . í - @ /* @ $.
ã ¹
¹ 2/[
¹ á ¹2/[ 3 32/[
¹ î¹ áî¹32/[ ¹ 32/[
¹ á 2/[
¹ í

øfù³ú +û [ *
+û [ *
+û [ *

#
¹
*
Ô Ì ·kñ~¹ 32/[
+û [ * 1


v@
ã ¹
ñí ¹ 32/[  ñ í ¹2/[ ñí ¹ 2/[
En appliquant l’hypothèse naturelle énoncée précédemment, cette limite vaut , donc on obtient :

Ì
1

ì y@
· ñ ¹ 32 Ô
ñí ¹ 32  ñ í ¹2 ñí ¹2 ~
La différentielle de la fonction ·ö¹32 s’écrit :
Ì
1


v@
ãÀ·
Ô
· ñ ¹ 32 °ã 2 Ô
ñí ¹ 2  ñ í ¹2 ñ í ¹ 2 ã°2 ~
94
Donc Ì
ý32 1

v@
·ö¹ 2 Ô
ñ í ¹ð  ñ í ¹¦ð ñ í ¹ð ã®ð
Ö

où 2 § §
¿
â . En particulier, la longueur de l’arcÌ ¹$¿ (à â )
ý 1

y@
#
¹ $ ¹¿ Ô ½
ñ í ¹¦ð  ñ í ¹ð ñ í ¹¦ð ã®ð

Attention au sens ! On a supposé jusqueÌ là que la fonction


ý 2 1

 y@
·ö¹ 32 Ô
ñ í ¹¦ð  ñ í ¹¦ð ñ í ¹¦ð ã®ð

était une fonction croissante de 2 sur
¿
â
Ö
à et donc positive puisque ·ö¹¦â
Ô K . On dit que l’arc
¹$¿ est orienté dans le sens des 2 croissants si · est fonction croissante de 2 , dans le sens des 2
décroissants si · est fonction décroissante de 2 .

9.2 Abscisse curviligne


Définition 9.2 On appelle abscisse curviligne du point Ë5¹2 sur l’arc ¹$¿ d’origine ¹ le nombre
algébrique Ì
ý62 1

 v@
·ö¹32 Ô54
ñ í ¹ð  ñ í ¹ð ñ í ¹ð ã®ð

¿
avec 4 suivant l’orientation choisie.
La longueur de l’arc ¹$¿ est (comparer avec la définition 9.1)
 ý87   ý Ì 
 
1


v@
#

¹ !
Ô
 7
¼D½Á
ãÀ·

Ô  ½
ñí ¹ 32  ñ í ¹2 ñ í ¹2 ã°2  ~
¼D¿Á ¿
Ì
Ô Ì
Exercice 9.2 (Cas de courbes planes) 1. Courbe plane, coordonnées cartésiennes ¹ .
Puisque ÐäÔRK , on obtient : Ì
Ô
1
 Ì Ì
ãÀ· ñí ¹ ã Í

2. Courbe plane, coordonnées polaires. Soit


 
ž ž ¹32
21ú
Ô

ã ã ¹2
Ö
Ô
où â à

une courbe donnée en coordonnés polaires paramétriques. On obtient


ž ñ í ¹3Ì 2 9 ¹ ž ¹32 ã ñ ¹32 A íã°2
1
Ô
ã ·

3. Courbe plane, coordonnées polaires ž Ô Ì ¹ ã : Ì


ã
í¹ ã ã ã ~
1
Ô
ãÀ· ñí ¹

95
9.3 Intégrale curviligne d’une fonction
C’est une extension de la notion d’intégrale simple et son calcul effectif se ramène au cal-
cul d’une intégrale simple. Soit ¹$¿ l’arc rectifiable de la courbe " définie par la représentation
paramétrique : Ó ôö Ì
÷ öø Ì Ô
32  ~
2Ôú
¹

@î¹32
Ô Ö Ö
" â à

Ì Ð Ô
¹2
@  o 2/[ ª ª ª BMBMB ª ª
où Ö
 Ö

sont de classe ü Ú
sur â
Ö
à . Í Soit
Ô Ô
â 2_Ú 2í 2¸ Ú 2¸ Ô

q ¾
à une subdivision de â
Ö
à . A l’aide de cette subdivision, on découpe l’arc ¹!¿ en 9 Ó
morceaux
(¹ ¿ ËmÚ ÖI~I~¯~ Ö Ë¸ ¿ Ú% ) et sur chacun des morceaux on choisit un point ËÇ . Pour chaque morceau on
désigne par þ‘Ç· la différence des abscisses curvilignes de l’extrémité et de l’origine. Soit ã à  
¾

à une fonction continue définie en tout point Ì de l’arc ¹$¿ .


Définition 9.3 L’intégrale curviligne de sur cet arc de courbe est
ø³ùfú
Ì Ì
² X ¸
ã
ý@? ý
@ $ 1


v@
Ô
¹›ËÇ þ‘Ç~· Ô
ÛBA ã ¹›Ë ãÀ·
Ô ½ ã ¹ 3¹ 2 Ö  ¹ 2 Ö ¹2 ñí ¹2  ñ í ¹32 ñ í ¹32 ã°2 ~
[ \Ç Y»Ú
¸ û ü

E¼ ÿ E
:<;>= 7 û ¿
Á

Une telle intégrale est parfois appelée intégrale curviligne de première espèce.

Calcul de la masse d’un fil. Les objets comme les fils peuvent être modélisés par des courbes,
si la masse linéique Ò (masse par unité de longueur) est constante, alors la masse du fil de longueur
est égale à Æ Ô Ò . La masse linéique n’est pas toujours constante (c’est le cas d’un fil dont la
# #

section ne serait pas constante). Supposons que l’on a défini une abscisse curviligne · sur la courbe
" , appelons Ò ¹›· la fonction qui définit la masse linéique en fonction de l’abscisse curviligne. On
cherche à calculer la masse Æ de la partie ¹!¿ de " comprise entre les points ¹ et d’abscisses
?
curvilignes respectives ·ö¹¦â et ·ö¹à , on suppose ·ö¹à
§ ·ö¹â (sinon on échange ¹ et ). La masse
de la partie ¹!¿ est Æ Ô Ê ÛBA Ò8¹›· ãÀ· Ô Ê 7 ¼D½Á Ò8¹›· ã · . On remarque que la masse Æ est positive
7

¼D¿Á ¶ª
puisque la fonction Ò est positive
 7 et que ·À¹¦â ·ö¹à . Plus généralement si ·À¹¦â et ·ö¹à sont
quelconques, on a : Æ Ô Ì
 Ê 7 ¼t½Á Ò8¹· ãÀ·  . Dans la pratique, on@ neA connaît pas toujours l’abscisse
curviligne · , mais plutôt une paramétrisation de "¹ ¹2 Ö î¹2 Ö ¹32 et la masse linéique est connue
¼t¿ÛÁ

en fonction de 2 , on la note Ò ¾ ¹2 . Si ·ö¹32 est la fonction qui définit l’abscisse curviligne en fonction
$
de 2 , on a la relation Ò8¹·ö¹32 Ô Ò ¾ ¹32 . En effectuant un changement de variables dans le calcul de
Æ , on obtient donc la masse du fil d’extrémités ¹ et :
 ý@?   ý Ì 
A 1


v@ $
Æ
Ô  BÛ A Ò8¹›·ö¹32 · ñ ¹2 ã°2  Ô  ½
ÒF¾ ¹32 ñí ¹ 2  ñ í ¹2 ñ í ¹ 2 ã°2  Ö
où Ò8¾ ¹2 Ô
Ò8¹·À¹2 ~
¿

96
9.4 Ì
Formes différentielles
Définition 9.1 Une application
é
de Ü ÷ dans Ü ÷ est dite linéaire ssi :
Ì Ì Ì

é ð
Öé
äú à
ó
Ö Ì ¹ð ó Ô Ì ¹¦ð

¹¦ó

ú à Ö
Òú à ð ¹ ð
Ô
¹ð

!
La plupart des applications que vous connaissez Ÿ¢¡ ð , C , ð í . . .ne sont pasÌ linéaires. On peut
démontrer que les seules applications linéaires de Ü ÷ dans Ü “ ÷ sont définie par : ¹ð ÔRŠ ð où Š est
une constante réelle. On note D ¹Ü ÷ Ö Ü ÷ l’ensemble des applications linéaires de Ü ÷ dans Ü ÷ .
Ö
Définition 9.2 On appelle forme différentielle sur Ü ÷ une application de Ü ÷ dans D ¹Ü ÷ Ü÷

Donc si î est une forme différentielle sur Ü ÷ Ö®î ¹ Ì est une application linéaire, donc en particulier
on peut écrire î ¹ Ì ¹¦ð ÔRŠ ¹ Ì ð , en effet l’application linéaire varie avecÌ Ì donc le coefficient Š
Ì
dépend de Ì . Un exemple de forme différentielle sur Ü ÷ est le suivant : Si est une fonction réelle
Ì î
dérivable, on peut définir ¹ ¹ð Ì Ì Ô
ñ¹
Ì
ð , la forme différentielle ainsi définie est appelée la

différentielle de , on note î Ô
ã . Ce que l’on vient de définir dans Ü ÷ peut-être généralisé dans
Ü÷
¸
Ì
. Détaillons encore ce qui se passe dans Ü ÷ .
Définition 9.3 Une application
é<E
de Ü ÷  dans Ü ÷ est dite linéaire ssi :
Ì E Ì E Ì

é Ö é< E
ú à® Ö Ì ¹ FE
ÔÌ E ¹
9
¹

ú à Ö
ú à  ¹
Ô
¹

L’ensemble
Ó des applications linéaires de Ü ÷  dans Ü ÷ est noté D ¹¦Ü ÷  Ö
Ü÷ .
un ouvert de à  . On appelle forme différentielle sur toute application
Ï Ï
Définition 9.4 Soit
 Ï  D ¹Ü ÷  Ö
Ü÷
· Ïç à de classe ü Ú sur Ï telles
telle qu’il existe trois applications ¼ Ösï?Ö :
é
que
ï ·
¹
Ì×Ö ÖÐ