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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE NORMALE SUPERIEURE

DEPARTEMENT DE FORMATION INITIALE SCIENTIFIQUE

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHES

SCIENCES NATURELLES

MEMOIRE EN VUE D’OBTENTION DU CERTIFICAT D’APTITUDE

PEDAGOGIQUE DE L’ECOLE NORMALE

(CAPEN)

CONTRIBUTION A LA VALORISATION DES VARIETES DE PATATE DOUCE

(Ipomoea batatas) VULGARISEES PAR FIFAMANOR DANS

LA ZONE DE MANJAKANDRIANA

Présenté par

RANDRIANTSEHENO Saotra

Promotion : HASINA 2015

Soutenu publiquement le 25 mars 2016


ii
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE NORMALE SUPERIEURE

DEPARTEMENT DE FORMATION INITIALE SCIENTIFIQUE

CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHES

SCIENCES NATURELLES

MEMOIRE EN VUE D’OBTENTION DU CERTIFICAT D’APTITUDE

PEDAGOGIQUE DE L’ECOLE NORMALE

(CAPEN)

CONTRIBUTION A LA VALORISATION DES VARIETES DE PATATE DOUCE

(Ipomoea batatas)VULGARISEES PAR FIFAMANOR DANS

LA ZONE DE MANJAKANDRIANA

Présenté par

RANDRIANTSEHENO Saotra

Promotion : HASINA 2015

Soutenu publiquement le 25 mars 2016


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LES MEMBRES DU JURY de mémoire de Madame RANDRIANTSEHENO Saotra

PRESIDENT : RAKOTONDRADONA Rémi

Ph. Microbiologie et Physiologie végétale

Professeur d’Enseignement Supérieur

Enseignant Chercheur

Ecole Normale Supérieure

Université d’Antananarivo

JUGE : RABEMANANJARA Zo Nirina

Docteur-Ingénieur

Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques

Université d’Antananarivo

RAPPORTEUR : RAZAFIARIMANGA Zara Nomentsoa

Maitres de conférences

Enseignant Chercheur de Biochimie

Faculté des Sciences

Université d’Antananarivo
i

REMERCIEMENTS

Je ne pourrai commencer ce remerciement sans rendre grâce au Seigneur tout puissant de


m’avoir donné la santé, la force et le courage durant toutes mes années d’études.

J’ai le plaisir de remercier toutes les personnes qui ont apporté leur aide à la réalisation de ce
mémoire.

Mes vifs remerciements s’adressent :

A Monsieur le Président de jury, qui malgré ses lourdes responsabilités a bien voulu
présider le jury de ce mémoire
A Monsieur le juge, qui m’a fait l’honneur de juger ce mémoire. Nous retiendrons
l’importance de vos remarques et vos critiques.
A Madame le rapporteur qui a bien voulu m’apporter son aide pour l’achèvement de
ce mémoire.
A Madame le Directeur du FIFAMANOR et au responsable des plantes à tubercules
qui nous a bien voulu nous renseigner. Qu’ils sachent combien j’en suis très
reconnaissante.
A Monsieur le chef de zone de Manjakandriana qui a bien voulu me renseigner sur les
lieux et la réalisation des travaux sur terrain. Qu’il me soit permis de le remercier très
sincèrement.

Ma profonde gratitude va aussi à tout le personnel enseignant du CER Sciences


Naturelles et le personnel administratif de l’Ecole Normale Supérieure qui ont bien
voulu assurer notre formation normalienne.

A ma mère qui m’a aidé à surmonter moralement et financièrement pour la


réalisation de mes études, ainsi qu’à mes frères et sœurs, plus particulièrement à ma
sœur ainée qui m’a toujours soutenu dans tout ce que j’ai entrepris.

A mon mari qui m’a beaucoup soutenu durant mes dernières années d’étude ainsi
que notre fille.

A mon oncle et tante qui m’ont considéré comme un de leur enfant, qu’il me soit
redevable de les remercier.

A toute ma famille plus particulièrement à la famille RAMAHAROSON qui m’ont


soutenu moralement et financièrement durant ce travail

A la promotion « HASINA »

MERCI A TOUS
ii

LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Les différents types de variétés locales dans la zone de Manjakandriana ............... 6
Tableau II : Valeur nutritionnelle moyenne pour 100g de tubercules cuit de patate douce ..... 11
Tableau III : Calendrier cultural de la patate douce ................................................................. 13
Tableau IV : Données climatiques de la région d'étude ........................................................... 20
Tableau V : Activités socioprofessionnelles des populations de la région d' étude ................. 26
Tableau VI : Quelques variétés locales de la région d'étude .................................................... 29
Tableau VII : Caractéristiques des variétés améliorées ........................................................... 30
Tableau VIII : Nouvelles variétés vulgarisées par FIFAMANOR ........................................... 31
Tableau IX : Les variétés locales les plus cultivées dans les trois communes par ordre
d'importance ............................................................................................................................. 36
Tableau X : Les variétés améliorées utilisées par les paysans ................................................. 37
Tableau XII : Avis des paysans concernant le goût des variétés améliorées ........................... 39
Tableau XIII : Description des deux techniques ...................................................................... 41
Tableau XIV : Nombre de personne utilisant la technique traditionnelle et la technique
améliorée .................................................................................................................................. 41
Tableau XV : Quelques données sur l'emploi de la technique culturale traditionnelle et le
rendement ................................................................................................................................. 42
Tableau XVI : Quelques donnés sur l'emploi de la technique culturale améliorée et le
rendement ................................................................................................................................. 43
Tableau XVII : Types d'engrais utilisés par les paysans et nombre de paysans qui les utilisent
.................................................................................................................................................. 47
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Photo d'une patate douce montrant ces racines et tubercules .................................... 5
Figure 2 : Tubercule de patate douce ......................................................................................... 5
Figure 3a : Fleur entiere; 3b : Fleur ouverte de la patate douce ................................................. 6
Figure 4 : Ipomoea batatas présentant ses fleurs ....................................................................... 7
Figure 5 : Organigramme du FIFAMANOR ............................................................................ 16
Figure 6 : Diagramme ombrothérmique de la région d'étude................................................... 23
Figure 7 : Carte montrant la région d'étude .............................................................................. 27
Figure 8 : Champ expérimental ................................................................................................ 29
Figure 9 : Variété améliorée : "Mendrika" ............................................................................... 30
Figure 10 : Variété améliorée : "Bôra" ..................................................................................... 31
Figure 11 : Tubercules de "Naveto", variété améliorée ........................................................... 37
Figure 12 : Tubercule de Mahafaly .......................................................................................... 39
Figure 13 : Paysans confectionnant des billons ....................................................................... 43
Figure 14 : Figure montrant l'espacement des boutures ........................................................... 44
Figure 15 : Figure montrant l'espacement entre deux billons .................................................. 44
Figure 16 : Variété améliorée "Mahafaly", attaquée par les chenilles défoliantes ................... 49
iv

LISTE DES ANNEXES

ANNEXE I : Fiche d’enquête

ANNEXE II : Résultat de l’enquête concernant le rendement

ANNEXE III : Programme scolaire classe de troisième

ANNEXE IV : Programme scolaire classe de première

ANNEXE V : Fabrication de compost

ANNEXE VI : Préparation du produit de neem

ANNEXE VII : Données concernant la patate douce dans le district de Manjakandriana


LISTE DES ABREVIATIONS

AVRDC : Asian Vegetable and Development Center

CIMMYT : Centro International de Mejoramiento y Maiz y Trigi (Centre International pour


l’amélioration du mais et du blé)

CIP : Centre International de la Pomme de Terre

CIRAD : Centre de coopération Internationale en recherche Agronomique pour le


Développement

BIMTT : Birao Ifandraisan’ny Mpampianatra eo amin’ny Tontolon’nyTantsaha

DRDR : Direction Regionale du Developpement Rural

EPIC : Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial

FAO : Food and Agriculture Organisation

FIFAMANOR : Fiompiana Fambolena Malagasy Norveziana

FOFIFA : Foibem-pirenena ho an’ny FIkarohana ampiharina ho FAmpandrosoana ny eny


ambanivohitra

IITA : International Institute of Tropical Agriculture

INRA : Institut National de la Recherche Agronomique


vi

GLOSSAIRE

Caroténoïde : pigment plutôt orange et jaune répandus chez de très nombreux organismes
vivants (carotte, patate douce à chair orange)

Clones : individu ou ensemble d’individu provenant de la reproduction d’un individu animal


ou végétal

Gamopétale : fleur à pétales soudées

Herbacée : qui a l’aspect ou qui est de nature de l’herbe

Hydromorphes : sol à dominance argileuse, montre des marques physiques d’une saturation
régulière en eau.

Hexaploide : contient un nombre de chromosomes multiple de 6 (6n)

Indigène : originaire du pays, plante indigène contraire d’exotique

Indéhiscente : se dit d’un fruit qui ne s’ouvre pas spontanément à maturité.

Indemnes : qui n’a pas subit de dommage

Lancéolé : en forme de lance

Neem : appelé aussi le « margousier », c’est un arbre originaire de l’inde. Nom scientifique :
Azadirachta indica

Pourpre : coloration rouge foncé tirant sur le violet

Scorbut : maladie due à une carence en Vitamine C

Sporadique : existe partout et de temps en temps

Vitamine : Substance organique indispensable à faible dose au bon fonctionnement de


l’organisme

Vivace : dure ou vit plusieurs années


Sommaire
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : GENERALITES
Chapitre I : Généralités sur la patate douce ------------------------------------------------------------ 3
I.1 : Historique ........................................................................................................................ 3
I.2 : Classification ............................................................................................................... 3
I.3 : Description botanique .................................................................................................. 4
I.3.2 –Les feuilles ................................................................................................................ 4
I.3.3- L’appareil racinaire ................................................................................................... 4
I.3.4-Les tubercules ............................................................................................................. 5
I.3.5- Les fleurs et les inflorescences .................................................................................. 6
I. 3.6- Les fruits ................................................................................................................... 7
I.4-Physiologie ........................................................................................................................ 7
I.4.1-Le cycle de développement ........................................................................................ 7
I.4.2- Les exigences climatiques, écologiques et édaphiques ............................................. 9
I.5 Maladies et ennemies ........................................................................................................ 9
I.6- Répartition géographique ............................................................................................... 10
I.7- Consommation et Utilisation ......................................................................................... 10
I.7.1- Alimentation humaine ............................................................................................. 10
I.7.2- Alimentation animale .............................................................................................. 12
I.8- Mode de culture ............................................................................................................. 12
I.8.1-Préparation du sol et aménagement du terrain ......................................................... 12
I.8.2- Plantation ................................................................................................................. 12
I.8.3- Calendrier cultural ................................................................................................... 13
I.8.3 Soins d’entretien ....................................................................................................... 13
Chapitre II- Généralités concernant FIFAMANOR [FIFAMANOR, 2015] --------------------- 14
II.1 Historique ....................................................................................................................... 14
II.2 Objectifs ......................................................................................................................... 14
II.2.1 Objectif général ....................................................................................................... 14
II.2.2 Objectifs spécifiques ............................................................................................... 14
II.3 Les régions d’intervention ............................................................................................. 15
II.4 Les bénéficiaires ............................................................................................................ 15
II.5 - Les Structures organisationnelle et Fonctionnelle du FIFAMANOR ......................... 16
viii

II.5.1 Organigramme ......................................................................................................... 16


II.5.2 Moyens et stratégies d’intervention ........................................................................ 17
II.6 Appui institutionnel ....................................................................................................... 18
II.7 Les différents variétés vulgarisées ................................................................................. 19
Chapitre III : Généralités sur milieu d’étude --------------------------------------------------------- 20
III.1 Situation géographique ................................................................................................. 20
III.2 Climat ........................................................................................................................... 20
III.2.1 La température moyenne annuelle ......................................................................... 21
III.2.2 La pluviométrie ...................................................................................................... 21
III.4 Diagramme ombrothermique de GAUSSEN ............................................................... 23
III.5 Ecologie du milieu ........................................................................................................ 24
III.5.1 Flore ....................................................................................................................... 24
III.5.2 Faune ...................................................................................................................... 24
III.5.3 Sol .......................................................................................................................... 24
III.6 Contexte socio-économique ......................................................................................... 25
III.6.1 Population .............................................................................................................. 25
III.6.2 Activité professionnelle ......................................................................................... 26
III.7- Carte de la région d’étude ........................................................................................ 27
DEUXIEME PARTIE : MATERIELS ET METHODES

CHAPITRE I : MATERIELS D’ETUDE ........................................................................... 28


I.1- Matériels d’enregistrement ......................................................................................... 28
I.2- Fiche d’enquête et questionnaire ................................................................................ 28
I.4- Matériels biologiques (Les variétés locales et les variétés améliorées) ..................... 28
1.4.1-Les variétés locales .................................................................................................. 28
1.4.2- Les variétés améliorées ........................................................................................... 29
Chapitre II- METHODES ..................................................................................................... 32
II.1 Région d’étude et raison du choix .............................................................................. 32
II.2 Déroulement de l’étude .............................................................................................. 32
II.2.3 Collecte des données ............................................................................................... 33
II.2.4 Phase d’exploitation des données ........................................................................... 33
II.2.5 Phase de rédaction ................................................................................................... 35
II.3 Population d’étude ......................................................................................................... 35
II.4 Prélèvement des échantillons ......................................................................................... 35
TROISIEME PARTIE : RESULTATS, INTERPRETATIONS

CHAPITRE I : COMPARAISON ENTRE LES VARIETES LOCALES ET LES VARIETES


AMELIOREES ------------------------------------------------------------------------------------------- 36
I.1 Les variétés locales .......................................................................................................... 36
I.2 Les variétés améliorées ................................................................................................... 36
I.3 : Le rendement ................................................................................................................. 37
I.3.1 Analyse statistique .................................................................................................... 38
I.3.2 : Résultat du test statistique ...................................................................................... 38
I.3.3 : Interprétation du test statistique.............................................................................. 38
I.4 : Le gout .......................................................................................................................... 39
CHAPITRE II : COMPARAISON DES TECHNIQUES CULTURALES ---------------------- 41
II.1 : Description des deux techniques culturales ................................................................. 41
II.2 : Le nombre de paysans utilisant les techniques culturales ............................................ 41
II.3 Relation technique culturale traditionnelle et rendement .............................................. 42
II.4 Relation technique culturale améliorée et rendement .................................................. 43
CHAPITRE III : COMPARAISON DE LA RESISTIVITE DES VARIETES AMELIOREES
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 46
CHAPITRE IV : AUTRES PARAMETRES OBSERVES ----------------------------------------- 47
IV.1 Les différents types d’engrais ....................................................................................... 47
IV.2 : Les pesticides utilisés ................................................................................................. 48
CHAPITRE V : LES PROBLEMES RENCONTRES ---------------------------------------------- 50
V.1 Problèmes de lianes ....................................................................................................... 50
V.2 Problèmes d’encadrement .............................................................................................. 50
V.3 Vieillissement des semences.......................................................................................... 50
V.4 Problèmes de pesticides ................................................................................................. 50
V.5 Problèmes de fumier ...................................................................................................... 50
V.6 Problèmes de conservation des tubercules .................................................................... 50
V.7 Problèmes de débouchés des produits ........................................................................... 51
CHAPITRE VI : SUGGESTIONS ET INTERETS PEDAGOGIQUES ------------------------- 52
VI.1 Suggestions ................................................................................................................... 52
VI.1.1 Pour FIFAMANOR ............................................................................................... 52
VI.1.2 Pour les paysans ..................................................................................................... 52
VI.2 Intérêts pédagogiques ................................................................................................... 53
x

INTRODUCTION
1

Madagascar est un pays en voie de développement dont l’économie est basée sur
l’agriculture. Un des indicateurs du sous-développement est la malnutrition et la sous-
alimentation. Plusieurs causes peuvent être l’origine de la sous-alimentation parmi elles
figurent la dégénérescence de la filière agriculture pour les pays en voie de développement
d’Afrique. Cette dégénérescence peut être dûe à plusieurs causes, telles que l’insuffisance de
techniques culturales améliorées, à l’insuffisance des infrastructures (exemple : route et au
vieillissement des semences utilisées).

Pour Madagascar qui est un pays essentiellement agricole, 85% de ses habitants tirent
leurs ressources directes de l’agriculture et de l’élevage et le reste de la population s’intéresse
de très près à la fortune des paysans, car les spéculations de la majorité des commerçants, des
artisans, les projets du gouvernement, l’équilibre du budget, ne peuvent se fonder que sur la
prospérité des gens de la terre.

Presque toute la population malgache soufre à cause de la hausse du prix du riz qui est
considéré comme notre aliment de base. La production du riz à Madagascar est estimée à 3,6
millions de tonnes en 2013(FAO/PAM ; 2013). En avril 2015 le prix du riz sur les étalages de
marchés s’élevé jusqu’à 1700 ariary le kilo. Or la production du riz a diminué à cause des
aléas climatiques, le manque de techniques améliorées, manque de fertilisant adéquat ;
malheureusement la production en riz des exploitants malgaches dont les moyens de
production sont encore peu développés n’arrivent pas à satisfaire la consommation nationale.

Cependant une aide alimentaire d’urgence ne règlera pas notre problème. Pour que
dans un avenir le plus rapproché possible être en mesure de répondre à la majorité de ses
propres besoins. Une indépendance politique ne peut avoir d’assises bien solide et bien
ancrées sans une indépendance économique quasi-totale. Il faut avant tout, mobiliser tous les
bras et chercher à retirer du sol par l’amélioration des cultures, en quantité et en qualité, leur
meilleure orientation, leur meilleure organisation, le maximum de produits à mettre en
circulation intérieure et extérieure. C’est dans ce cadre que cette étude a été proposée en
collaboration avec FIFAMANOR qui a comme objectif principal de contribuer à
l’amélioration du niveau de vie des producteurs par la promotion de spéculations reconnues
prioritaires de la région. Comme les plantes à tubercules, le blé, les autres plantes vivrières et
fourragères et la production laitière. Parmi les plantes à tubercules figurent la patate douce.
Elle est parmi les cultures vivrières majeures du monde, elle tient la première place en terme
de production d’énergie et de matières sèches avec 12,6 millions d’hectares de Kcal et 4
2

tonnes de matières sèches. A Madagascar la patate douce se trouve à la quatrième place en


termes de superficie après le riz, le maïs et le manioc parmi les cultures vivrières malgaches
mais en termes de consommation de plantes à tubercules, la patate douce prend la deuxième
place après le manioc (INSTAT, 2010) elle sert surtout d’aliment de substitution. Pourtant le
rendement national reste encore faible et était de 5,1à 5,9 tonnes/ha entre 1992 et 2001, alors
que les chiffres moyens vont de 5 à 13 tonnes/ha pour les pays producteurs tropicaux et 18
tonnes /ha pour la Chine qui est le premier pays producteur mondial (Randrianasolo ; 2010).

Ainsi FIFAMANOR a introduit des nouveaux clones (variétés) provenant des centres
de sélection internationaux dont : le CIP ou centre International de la Pomme de terre au
Pérou, l’AVRDC ou Asian Vegetable Research and Developpement Center à Taiwan et
l’ITTA ou Institut International pour l’agriculture Tropical au Nigeria en vue de
l’amélioration du produit national. Ces variétés introduites vont ensuite être vulgarisées en
milieu rural pour être testés et connaître leur faculté d’adaptation au milieu ; les variétés
performantes seront ensuite sélectionnées et multipliées puis diffusées auprès des agriculteurs.

Cette étude contribue à la valorisation des variétés de patates douces vulgarisées par
FIFAMANOR en pratiquant la technique améliorée. Il s’agit alors de connaître si l’objectif
du FIFAMANOR concernant la patate douce est atteint. Cette étude a été menée dans le
district de Manjakandriana par le biais d’une enquête et d’une descente sur terrain. Nous
avons comme hypothèses :

 Les variétés améliorées sont plus productives par rapport aux variétés locales
 L’utilisation de la technique culturale améliorée augmente le rendement surtout
pour les variétés améliorées.
 La variété améliorée la plus résistante et la plus performante dans la région de
Manjakandriana est le « Naveto ».

Ces hypothèses seront vérifiées à l’aide des enquêtes fait auprès des exploitants
agricoles en milieu rural et au niveau des CIRDR ou Circonscription Régionale de
Développement Rural. Ce travail comprend quatre parties : la première partie concerne les
généralités sur la patate douce, le milieu d’étude et le FIFAMANOR ; la seconde partie parle
des matériels et méthodes ; la troisième partie nous renseigne sur les résultats et
interprétations, et la quatrième partie sur les suggestions et la proposition d’amélioration et
nous terminerons ce présent mémoire par une conclusion générale avec les perspectives de
recherches.
3

PREMIERE PARTIE : GENERALITES


33

Chapitre I : Généralités sur la patate douce

I.1 : Historique
Le terme « patate » est apparu en 1599, Il dérive de l’espagnol batate qui l’a emprunté
à l’une de nombreuses langues parlées par les Arawaks, des indigènes de la région centrale
des Amériques.

Le mot patate suffit en principe à désigner le tubercule d’Ipomoea batatas, l’adjectif doux
ou sucrée pour ne pas le confondre avec la pomme de terre qui sous l’influence de l’anglais
est souvent appelé patate.

Originaire d’Amérique du sud, elle est probablement la première plante domestiquée dans le
nouveau monde, introduit par les Espagnols et les Portugais en Europe, en Afrique, et en
Australie.

I.2 : Classification
Règne : VEGETAL : Etres vivants constitués de racines, tiges et feuilles et qui sont capables
de transformer les substances minérales en substances organiques (photosynthèse).

Embranchement : CORMOPHYTE : Végétaux à racines, tiges et feuilles

Sous-embranchement : ANGIOSPERME : Unité systématique groupant les plantes ayant des


graines enfermées dans les fruits.

Classe : MAGNOLIOPSIDA ou DICOTYLEDONES : Plantes possédant deux embryons,


des feuilles à nervations réticulées souvent pétiolées, des racines pivotantes rarement
fasciculées.

Sous-classe : ASTERIDAE

Ordre : POLEMONIACEAE

Famille : CONVOLVULACEES

Genre : Ipomoea batatas

Espèce : Ipomoea batatas

Nom vernaculaire : patate douce (vomanga, bageda)


4

A Madagascar la famille des Convolvulacées est représentée par :

- de famille introduites composé de : 2 genres et 19 espèces

- des types indigènes : 10 genres et 52 espèces (Perrier de la Bathie, 1936)

I.3 : Description botanique

I.3.1 : La tige
La patate douce, Ipomoea batatas est une plante herbacée rampante (Davesne, 1964 ;
Randrianasolo 2010), hexaploide (2n=6X=90).C’est une plantes vivaces des zones
tropicales, parfois l’extrémité de la tige est dressée. Une tige comprend plusieurs entre nœuds.
Les entre nœuds sont séparés par des nœuds. Les feuilles, les inflorescences, les racines
adventives se forment au niveau des nœuds. Des ramifications se développent a partir des
nœuds, ces ramifications sont courtes en générale mais certaines peuvent atteindre plus de
1,5m.

I.3.2 –Les feuilles


Ce sont des feuilles simples isolées, alternes en spire, entières ou plurilobées. Ces feuilles sont
généralement cordiformes mais la dimension et la forme sont différentes selon les variétés. Ils
ont un pétiole long et des nervures secondaires pennées et palmées à la base. Comme les
nervures le pétiole se colore parfois en pourpre.

I.3.3- L’appareil racinaire


Chez la patate douce, (figure1) on distingue trois types de racines :

2 à 4 grandes racines qui partent des nœuds de la bouture, susceptibles de se transformer en


racines de réserves, elles se développent à partir des racines adventives par croissance
secondaire.

Une dizaine de racines plus petites atteignant 20 à 30 cm de longueur partant des nœuds des
grandes racines.

Des racines adventives partant des nœuds des tiges en contact avec le sol. C’est à partir des
racines que se forment les tubercules.
5

I.3.4-Les tubercules

Racines Feuilles

Tubercules

Figure 1 : Photo d'une patate douce montrant ces racines et tubercules

Source : encarta 2008

C’est une portion renflé de la racine accumulant ainsi les réserves. A partir des nœuds des
tiges ou des ramifications en contact avec le sol, quelques tubercules peuvent se former. Le
nombre et la forme des tubercules varient selon la variété. Mais en général, ils sont
globulaires ou allongés. Un tubercule pèse une dizaine à 500 g environ ou même plus. La
couleur de la chair et de l’épiderme varie selon la variété. A Madagascar, sur les hauts
plateaux, les noms des variétés locales varient selon la couleur de l’épiderme et celle de la
chair des tubercules.

Figure 2 : Tubercule de patate douce

Source : Auteur
6

Figure 3a : Fleur entiere; 3b : Fleur ouverte de la patate douce

Source : Auteur

Le tableau I récapitule les différents types des variétés locales des patates douces selon la
couleur de l’épiderme et la chair des tubercules.

Tableau I : Les différents types de variétés locales dans la zone de Manjakandriana

Variétés Couleur de l’épiderme Couleur de la chair


Sihanaka Rouge Rouge

Ebokely Blanc Blanc

Rangahy Blanc Jaune

Bakoly mena Rouge Blanc

Rangita Blanc Jaune

Vomanga voatavo Blanc Jaune

Vomanga ovy Blanc Blanc

Rarihatra Blanc Blanc

I.3.5- Les fleurs et les inflorescences


Les inflorescences se forment à l’extrémité des tiges, elles sont rares et certains clones
ne fleurissent jamais. Les plantes fleurissent de façon sporadique sous les tropiques. Les
Inflorescences sont de type ombelle axillaire. Les fleurs sont bisexuelles régulières dont les 5
pétales et les 5 sépales sont soudés à leur base formant une sorte de cloche. La couleur de la
fleur est variable (blanche, pourpre, violet) comme montre la figure 5. Les pièces florales sont
constituées par : un calice de couleur verte, formés par 5 sépales soudés à la base mais
s’ouvrant à leur extrémité formant 5 dents, une corolle gamopétale légèrement évasée et
7

dépassant largement le calice, 5 étamines égales formant l’organe reproducteur male. Elles
sont lancéolées et poilues, fixées à la corolle (cf. figure 3a et 3b).

Il existe un disque jaune à l’intérieur des étamines formant une coupe autour de l’ovaire.
L’organe reproducteur femelle est constitué par un petit ovaire supère de couleur verdâtre.

L’ovaire est entouré d’une couronne de cils soudés et surmonté d’un long style blanc, droit et
mince, terminé par un stigmate papilleux.

Figure 4 : Ipomoea batatas présentant ses fleurs

Source : Auteur

I. 3.6- Les fruits


On observe rarement la fructification en culture. Les fruits de la patate douce sont des
capsules indéhiscentes à 2 graines séparés par une cloison médiane. Ils sont entourés par les 5
pétales. Ils ont 7mm de large et 5mm de hauteur environ et sont surmontés par le reste du
stigmate. Des petites graines de 4mm de diamètre se trouvent à l’intérieur du fruit. Ces
graines ont deux faces : une face plate et une face bombée.

I.4-Physiologie

I.4.1-Le cycle de développement


La patate douce est une plante vivace cultivée comme une plante annuelle. Son cycle de
développement comporte 4 phases :
8

-Une phase de reprise : avec une durée d’une semaine. Il y a formation de quelques racines
sur les nœuds de la bouture enterrées. Les yeux des nœuds à la surface commencent à se
développer.

-Une phase de croissance : ou les tiges et les ramifications secondaires se développent


rapidement sur le sol. C’est une phase relativement active.

-Une phase de tubérisation : c’est une phase présentant les activités physiologiques les
plus importants chez les patates douces.

En 1970 WILSON a défini le tubercule comme un renflement latéral qui se forme sur
certaine racine du système racinaire de la patate douce. La tubérisation comprend deux
étapes :

°L’initiation : d’ abord les organes prêtent à porter des tubercules donnent naissance à
des racines en forme de ficelle, puis à des racines en forme de crayon, ce sont des racines
porteuses des tubercules.

° Le développement : c’est la modification qualitative de la croissance racinaire, au


cours de la transformation des racines tubéreuses en tubercules pleinement développées.
Environ 8 semaines de plantation des boutures, cette phase est complète. D’abord, il y a
augmentation rapide du nombre de racines pigmenté dès la première semaine. Ensuite
quelques racines s’épaississent vers la quatrième semaine. On voit une augmentation en
nombre des tubercules vers la huitième semaine. Après la seizième semaine de plantation, 92
à 100% de la longueur finale du tubercule se sont formés.

-La phase de maturation :

C’est la modification quantitative en taille et en poids du tubercule. L’accroissement en


taille des tubercules est le résultat conjugué de l’augmentation du nombre et de la taille des
cellules.

Cette phase est marquée par l’arrêt de développement des tubercules. L’indicateur de cette
maturité c’est la sénescence du feuillage. Le cycle végétatif dure environ 6 à 8 mois selon les
variétés et les lieux ou elles se trouvent. Mais des variétés ayant un cycle court de 3 mois
existent.
9

I.4.2- Les exigences climatiques, écologiques et édaphiques

 Besoin en chaleur
Cette vigne d’origine tropicale est bien adaptée à la température chaude et ne tolère pas
le gel et la température inférieure à 10°C. A une température d’environ 15-16°C, son aspect
extérieur est presque normal mais sa croissance est extrêmement lente. Sa température
optimale se situe aux environ de 25 à 30°C. A partir de 35°C son développement est retardé
(Hubert, 1971 ; Huat, 1999 ; Randrianasolo, 2010)

 Besoin en eau
A la fois moins exigeante pour le climat aride et le sol sec, la patate douce résiste à la
sécheresse. Elle doit être maintenue humide pendant sa période de croissance et de
tubérisation de l’ordre de 25 à 30 mm par semaine, mais une humidité excessive occasionne
leur pourriture (Hubert, 1971 ; Huat, 1999 ; Randrianasolo, 2010)

 Besoin en lumière
La patate douce demande des expositions très ensoleillés pour que la photosynthèse se
fasse dans les meilleures conditions, ce qui permettra à l’amidon de se former en grande
quantité et d’obtenir de gros tubercules. (Hubert, 1971 ; Huat, 1999 ; Randrianasolo, 2010)

 Besoin en sol
La patate douce est bien adaptée au sol léger même sablonneux, bien perméable et bien
pourvu d’humus. La nature du sol influence les qualités des tubercules formés. Les sols les
plus favorables pour la patate douce sont les sols sablo-limoneux ou limono-sableux. Les
argiles latéritiques généralement trop pauvres chimiquement ne donnent que des petits
tubercules. Les sols de bas fond riche en matière organique provoque un développement
végétatif aérien trop important aux dépends des tubercules qui restent petits et ne tardent pas
à arriver à maturité. Les sols doivent posséder un bon drainage sous des conditions d’humidité
excessive. L’ajout d’engrais riches en phosphore et en potassium améliore les rendements de
cette culture. De plus puisqu’ elle possède des tiges rampantes, elle protège le sol contre
l’érosion. (Hubert, 1971 ; Huat, 1999 ; Randrianasolo, 2010)

I.5 Maladies et ennemies


Les ennemies et maladies peuvent attaquer différentes parties de l’appareil végétatif de la
patate douce :
10

Le système foliaire est attaqué par des chenilles défoliantes du genre Acreae acerata, des
cassides nuisibles du genre Aspidomorpha madagascarica (MAEP, FAO, PSDR, 2002 ;
Appert, 1967)

Le système radiculaire est aussi attaqué par un certain nombre de pourriture, parmi lesquelles
figure la pourriture noire causée par le champignon : Certocystis fimbrita, elle se manifeste
aussi bien au champ que dans le magasin de stockage. Au champ, on observe un jaunissement
des feuilles et un noircissement des parties souterraines de la tige. Sur les tubercules se
développent des trous sombres de forme circulaires.

Après récolte le plus dangereux des ravageurs est le charançon de la patate douce. En effet
quand on parle de ce ravageur, on fait allusion à l’une ou l’autre des deux espèces du genre
Cyclas, notamment Cyclas formicarius (Davesne, 1964 ; Appert, 1967 ; DSE, 2000).

Il s’agit de petites coléoptères d’environ 6 à 8 mm de long, Cyclas formicarius est répandu


partout ou l’on cultive la patate douce et possède un thorax, des pattes et des antennes bruns.

I.6- Répartition géographique


Les patates douces sont originaires d’Amérique du Sud. Elle a poussée depuis des
millénaires dans les iles pacifiques. Christoph Colomb l’a introduit en Europe, puis les
négociants Espagnols et portugais les ont introduits en Afrique et en Asie. Ensuite elles se
sont reparties dans le monde. Sur les iles formées par des récifs coralliens, les iles volcaniques
et les masses continentales, elles sont rarement absentes dans la liste des plantes à cultiver.

A Madagascar, la partie de la côte Est, les Hauts plateaux et le Sud sont activement
cultivés par la patate douce (MINISTERE DE LA COOPERATION/CIRAD, 2002.
Mémento de l’agronome).

I.7- Consommation et Utilisation


La patate douce par ses multiples utilisations tient une grande importance. Elle est utilisée
comme :

I.7.1- Alimentation humaine


Les tubercules de la patate douce et les feuilles sont à la fois consommables, les gens de la
campagne le considèrent comme un aliment de subsistance, utile surtout en période de
soudure :
11

 Les tubercules
Les tubercules se mangent toujours cuits, à l’eau ou au four, ou bien frits, aussi bien en
légumes qu’en dessert grâce à leur saveur sucrée. Ce sont des aliments de base dans les
régions tropicales. Ils fournissent 113 calories/100g. Ils sont qualifiés comme des aliments
hautement énergétiques. Les variétés ayant des chairs de couleur jaune et rose sont riches en
vitamine A. (BIMTT, 2015)

 Les feuilles
Elles sont consommées sous forme de légumes et de condiment. Elles sont riches en
carotène, en vitamine C et en Ca. On les consomme à la manière des épinards. (Ranovona,
2010)

Le tableau II récapitule la valeur nutritionnelle moyenne pour 100g de tubercule cuit de


patate douce :

Tableau II : Valeur nutritionnelle moyenne pour 100g de tubercules cuit de patate


douce

COMPOSANTS QUANTITE
Eau 70,8g
Protides 1,6g
Glucides 24,3g
Lipides 0,3g
Fibres 3g
Provitamine A 1mg
Vitamine B1 1mg
Vitamine B2 1mg
Vitamine B6 1mg
Vitamine C 23mg
Vitamine PP 1mg
Fer 1mg
Calcium 22mg
Magnésium 1mg
Phosphore 1mg
Potassium 1mg
Sodium 1mg
Source : Encarta, 2008

C’est un aliment énergétique et bonnes sources de Vitamines, sels minéraux, acides aminés
indispensables et de fibres.

Les variétés jaunes peuvent fournir suffisamment de caroténoïdes : précurseur de vitamine A


12

I.7.2- Alimentation animale


Les tiges feuillées peuvent servir d’alimentation aux herbivores, comme les lapins et les
bétails. Elles constituent un excellent fourrage à l’état frais qu’après dessiccation. Dans
certains pays, cette utilisation est assez importante, ainsi par exemple à Madagascar 30% de la
production sont donnés aux animaux (Wheatley et al 1995). Les tubercules sont aussi cultivés
pour cette fin, alors on cherche des variétés volumineuses et à haut rendement.

Les tubercules peuvent être aussi utilisés comme matière première pour la préparation de
fécules, sirops, alcool, confitures, ce qui est toutefois très peu fréquent en Afrique et à
Madagascar (FAO, 1991)

I.8- Mode de culture


La multiplication en culture est exclusivement végétative par plantation des tubercules
portant un œil et indemne d’insectes (Appert, 1964 ; Fiche Technique FIFAMANOR,
2015), soit par de rejet produits par les tubercules mis à germer soit par des boutures de lianes.
Les plantes de patate douce peuvent être produites à partir des graines mais les plantes issues
des graines sont trop variables et affectent l’uniformité et la synchronisation dans la
production. La multiplication par boutures est la plus fréquente à Madagascar. Les semis par
graines sont seulement effectués dans les stations de recherche pour la création de nouvelles
variétés.

La culture peut se faire en toute saison, toutefois il vaut mieux que la récolte intervienne hors
de la saison de pluies, pour éviter que les tubercules pourrissent en cas d’excès d’humidité
(Davesne, 1964 ; FIFAMANOR, 2002)

I.8.1-Préparation du sol et aménagement du terrain


Le sol doit être labouré au moins 1 mois avant la plantation à une profondeur de 25 cm par
enfouissement ou dans les sillons à la plantation.La technique de bouturage peut se faire soit
sur des buttes, soit sur des billons. On conseille de faire des buttes et des billons car ces
systèmes obligent les racines de la patate douce à se faire courber vers le bas. Ce qui facilite la
formation des tubercules et facilite le bon drainage du sol (Davesne, 1964 ; FIFAMANOR
2002)

I.8.2- Plantation
La patate douce se reproduit par boutures des tiges. Sur une ancienne plantation (d’au moins
un an), on choisit de belles tiges saines et indemnes d’insectes que l’on coupe en boutures
13

ayant 25 à 30 cm de longueur et portant 4 ou 5 entre nœuds. Les boutures sont débarrassées de


leurs feuilles, puis elles sont plantées à 30 à 40 cm les unes des autres. Il faut enterrer deux ou
trois nœuds.

Pour obtenir des tubercules au fur et à mesure des besoins, la plantation ne se fera pas en une
seule fois. Elle commencera au début de la saison des pluies pour se continuer jusqu’en juillet,
date après laquelle les tubercules n’auraient pas le temps de se former avant la saison sèche

I.8.3- Calendrier cultural


Calendrier cultural (en fonction de la région)

Tableau III : Calendrier cultural de la patate douce

Région Saison Plantation Observations


Haute terre centrale Saison Pluviale Novembre – Janvier Culture sur tanety
Saison Intermédiaire Février – Mars Culture sur baiboho
(décrue)
Contre Saison Mai – Juin Culture sur rizière
pour les zones non
gélives
La récolte se fait en fonction de la longueur du cycle des variétés

Source : FIFAMANOR ; 2015

I.8.3 Soins d’entretien


Au début, il faut désherber et biner. Bientôt la patate couvre suffisamment le sol pour
empêcher les mauvaises herbes d’apparaître (Davesne, 1964 ; FIFAMANOR 2002).
14

Chapitre II- Généralités concernant FIFAMANOR [FIFAMANOR, 2015]

II.1 Historique
Le FIFAMANOR ou FIompiana FAmbolena Malagasy NORveziana est un centre de
développement rural et de recherche appliquée, il a été créé le 27 mars 1972 par l’accord
bilatéral entre l’état Malagasy et l’Agence Norvégienne de développement international
(NORAD). Il est devenu Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC)
en 1992 en vue d’une pérennisation de ses actions (d’après le décret n°92.853 du 27
Septembre 1992 modifié par le décret n°96.362 du 08 Mai 1996).

II.2 Objectifs

II.2.1 Objectif général


Le FIFAMANOR à pour objectif général de promouvoir la culture de blé et du triticale, la
culture des plantes à tubercules (pomme de terre et patate douce) et aussi de promouvoir la
production laitière, des fourrages, l’amélioration génétique des bovins laitiers tout en
appuyant techniquement les organisations paysannes et leur fournit les informations
nécessaires. Ils se résument donc en l’amélioration du niveau de vie des producteurs.

II.2.2 Objectifs spécifiques


Ce sont les différents objectifs à moyen terme de chaque activité du FIFAMANOR. Comme,
FIFAMANOR est un centre de compétence. Il est plus spécialisé dans les activités suivantes,
à savoir :

- Amélioration variétale de chaque type de culture incluse dans ses activités ;

- La culture in vitro ;

- La production de semences de base ;

- L’amélioration génétique du troupeau laitier ;

- Le recensement dans un livre génétique (Herd Book) du troupeau laitier ;

- Et l’insémination artificielle

Dans le cadre de notre étude qu’est l’amélioration de la culture de la patate douce,


FIFAMANOR tend alors vers une étude spécifiée des semences et des techniques. Ceci étant,
des lianes seront diffusées auprès des producteurs.
15

II.3 Les régions d’intervention


Les régions habituelles d’intervention sont : Amoron’i Mania ; Analamanga, Haute
Matsiatra, Vakinakaratra

Cependant Vakinakaratra reste toutefois la plus grande zone d’intervention, FIFAMANOR


concentre toutes ses activités dans cette région. Dans la région ANALAMAGA plus
précisément dans le district de Manjakandriana qui encadre 25Communes, FIFAMANOR a
vulgarisé des nouvelles variétés de patate douce.

Les activités effectuées dans la zone par ordre décroissant sont :

La culture du riz pluvial ;


La culture des plantes à tubercules (patate douce, manioc, pomme de terre, taro)

Concernant la filière patate douce, l’adoption des nouvelles variétés vulgarisées par
FIFAMANOR a été effectuée en 2001 ou l’on a effectué plusieurs démonstrations dans les
fokontany ou nous avons mené notre enquête. Cependant faute de moyen et de financement ce
travail n’a pas été pérennisé.

II.4 Les bénéficiaires


Les bénéficiaires du FIFAMANOR peuvent être :

- Des exploitants agricoles pratiquant la culture sur lesquelles FIFAMANOR


intervient
- Des principales organisations paysannes
- Des paysans, des étudiants, des techniciens …
16

II.5 - Les Structures organisationnelle et Fonctionnelle du FIFAMANOR

II.5.1 Organigramme

Conseil
d'Administration

Direction

Departement
Departement Departement
Elevage Administration et
Recherche financier

Figure 5 : Organigramme du FIFAMANOR

Source : FIFAMANOR, 2015

Département Recherche comprend :


Section plantes à tubercules
Section blé
Section plantes fourragères
Labo Nutrition
Section contrôle de semence : labo culture in vitro ; serre ; station Tsiafajavona
Section diffusion agri
Section multiplication de semences
Département Elevage
Centre ARMOR : santé et production
Section exploitation
Section diffusion élevage
Département Administration et élevage
Comptabilité
Atelier, Car
17

La brève présentation de l’organigramme est plutôt résumé que détaille. A chaque


département correspond une activité bien définie. La décision vient du comité de direction.
Mais la rationalisation et la formalisation tendent vers l’autonomie des acteurs, notamment
dans les procédures et les organisations. La suivie et le contrôle des activités sont faits à partir
des rapports de résultats de recherches de chaque département.

II.5.2 Moyens et stratégies d’intervention


Concernant les moyens humains, FIFAMANOR dispose de 150 agents permanents. La
stratégie d’intervention en matière de diffusion se fait par des approches de groupe, mais en
cas de besoins ou de demande, les individus peuvent bénéficier des interventions de
FIFAMANOR. Des messages techniques sont diffusés par :

 Moyens oraux :

La conversation : elle doit être préparée ; il faut savoir ce qu’il vaut mieux dire à tel ou tel
paysan, savoir quel but elle sert.

La causerie : le sujet sera limité et précis : par exemple : la nourriture de la vache laitière.

La discussion : elle débat d’une question précise. L’animateur doit la faire progresser vers un
but, sur lequel il a réfléchi.

Emissions de radio : travail de spécialiste.

Kabary : genre familier aux Malagasy. Il ne doit pas seulement exhorter, mais aussi informer,
expliquer. Ne pas négliger l’ordre des idées.

 Moyens écrits :

L’article : il doit être précis, et adapté, son but est de créer dans l’esprit du lecteur une
expression qui le prédispose à agir dans tel ou tel but.

L’affiche : l’illustration est très efficace. Elle doit attirer l’attention et être facilement
comprise. L’éducateur qui l’utilise doit savoir la placer de telle sorte qu’elle ait un effet
maximum.

La brochure, le tract ; ils doivent être simples et allier le texte et l’image. Le tract doit être
court et précis, affirmatif et sans nuances.

 Moyens audio-visuels :
18

Films, photos, magnétophone et exposition : elle allie divers éléments (photos, graphiques,
textes, slogans). Elle doit intéresser et apporter une information simple et claire.

 Les démonstrations :

Elles doivent presque toujours accompagner les moyens de vulgarisation signalés.Elles


servent :

A enseigner une technique

A comparer deux techniques de culture, deux variétés, deux exploitations.

A cette action de vulgarisation doit s’ajouter celle de l’animation rurale qui complètera et
prolongera la première. Les animateurs ruraux sont des villageois influents, écoutés et donc
susceptibles d’entrainer les autres vers le progrès et d’exprimer mieux qu’eux les vrais
problèmes du milieu.

Le système de l’animation rurale cherche à favoriser le développement des campagnes en


donnant aux paysans, les moyens d’accroitre leur action en faveur du progrès.

Et une approche partenariat participatif est aussi exécutée en faisant intervenir d’autres
institutions de recherches, d’autres organismes œuvrant pour le développement rural et les
bénéficiaires.

FIFAMANOR travaille avec des organismes d’appui financier ou d’appui technique selon
leur vocation.

II.6 Appui institutionnelle


Les principaux partenaires du FIFAMANOR sont des centres agricoles internationaux. Le
partenariat est manifesté selon l’activité et la spécialité du partenaire :

-Les plantes à tubercules : CIP (pomme de terre et patate douce) et CIRAD (taro) ;

-Le blé : CIMMYT Mexique et Afrique de l’Est ;

-Les plantes fourragères : ILRT Addis Abeba, l’Australie, l’INRA, la Norvège

- Les systèmes de cultures : CIRAD Brésil et CIRAD La Réunion.


19

II.7 Les différentes variétés vulgarisées


Les différentes variétés de semences multipliées, retenues et diffusés par
FIFAMANOR sont :

Pomme de terre à haut rendement : Spunta, Meva, Diamondra, Avotra, Maharevo


Patate douce à haut rendement : Mahafaly, Mahasoa, Naveto, Rotra, Boras, Mendrika,
Riba, Rangita, Mavo, Mahavoky, Mafotra
Blé : Andry, Mateza, Rotsaka, Vanona
Riz pluvial issu des sélections FOFIFA-CIRAD et en multiplication à FIFAMANOR
Espèces fourragères : ray grass, avoine ,…
20

Chapitre III : Généralités sur le milieu d’étude

III.1 Situation géographique


Le District de Manjakandriana est l’un des huit districts de la région d’Analamanga. Il a une
superficie de 1568 km², il est situé à 48 km à l’Est de la capitale de Madagascar.

Il est limité :

- au Nord par le Fivondronana d’Anjozorobe

- au Sud par le Fivondronana d’Andramasina

- à l’Est par le Fivondronana de Moramanga

- à l’Ouest par le Fivondronana d’Antananarivo Avaradrano

Il présente un relief très accidenté formé de dômes arrondis, de crêtes granitiques, de


moutonnement de collines séparées par des failles, horsts et bassins d’effondrement avec une
altitude minimale de 800 mètres et maximale de 1809 mètres (source : monographie du
Fivondronana 1996)

III.2 Climat
Les données climatiques de la région sont présentées dans le tableau IV

Tableau IV : Données climatiques de la région d'étude

Mois Janv Fev Mars Avril Mai Juin


P° 265,6 221,5 74,9 0,1 2,8 1,1
T°moyenne 21,8 21,9 21,5 20,1 18,1 16,2
Nbr j 21 19 9 1 3 1
Mois Juillet Aout Sept Oct Nov Déc Total
P° 13 2,2 2,1 26,7 201,7 388,9 1200,6
T°moyenne 15,4 16,7 17,8 21,7 22,1 19,3 232,6
Nbr j 8 3 3 4 15 21 108

Source : Service Météorologique d’Ampandrianomby

Année : 2014

Precipitation (P°) en mm, Temperature (T°) moyenne en degré Celsius


21

Avant de définir le type de climat que connait le district de Manjakandriana, nous allons voir
d’abord les températures ensuite les précipitations.

III.2.1 La température moyenne annuelle


D’après ces données, les températures ne dépassent en aucun cas 23°C. La température
moyenne annuelle est de 19,3°C, mais une variation mensuelle est constatée. En effet, on peut
affirmer qu’elle est donc relativement haute. Ainsi, le mois le plus chaud correspond de
Novembre avec 22,1°C et qui se prolonge en Janvier-Février avec 21,8°C et 21,9°C. Il s’agit
là des incidences du solstice de décembre qui a entretenu une chaleur relativement forte
depuis le mois de Décembre. Les mois les plus chauds correspondent aux mois de novembre
jusqu’au mois de mars. Au cours de cette période, chaque mois enregistre des valeurs
supérieures à 21°C avec une moyenne de 21,3°C.

Par contre, le mois le plus frais correspond au mois de juillet avec 15,4°C, c’est-à-dire un
mois après le solstice de juin donc, en plein hiver austral. L’altitude est toujours le
responsable de la variation thermique annuelle est de l’ordre de 6,9°C.

III.2.2 La pluviométrie
Une inégale répartition de la précipitation dans l’année a été constatée. Nous relevons que le
total annuel des précipitations est de l’ordre de1200, 6mm. Les pluies tombent en moyenne
pendant 108 jours. L’influence de l’alizé se fait encore largement sentir dans la région. En été,
l’anticyclone subtropical de l’Océan Indien occupe sa position la plus éloignée des cotes
Madagascar. Ainsi l’alizé qui souffle vient de traverser une mer surchauffée et sur une longue
distance. Ce vent a donc pu emmagasiner le maximum d’humidité. En s’élevant sur la falaise
de l’Angavo, celui-ci est soumis à une ascendance forcée qui entraine une baisse de sa
pression et la condensation de son humidité. On assiste ainsi à un phénomène de pluie
orographique.

A Manjakandriana, la saison de pluie débute en Novembre. Le mois le plus pluvieux


correspond au mois de décembre avec 388,9mm soit 32,3% du total annuel en 21 jours, c’est-
à-dire en pleine saison de pluies. L’abondance des pluies en décembre à Manjakandrian
s’explique ainsi par le fait que, pendant cette période, l’ile est soumise à l’influence de types
de temps mixte. Cette forte pluviosité s’explique en effet d’une part par la descente vers le
Sud de la Zone de Convergence Intertropicale ou ZCIT et d’autre part par le passage de
perturbations cycloniques issues de l’océan Indien (Monographie du Fivondronana , 2007).
22

La ZCIT naît de la rencontre de la mousson avec l’alizé austral, d’où la formation de cellules
dépressionnaire et tourbillons cycloniques.

Les fortes précipitations vont du mois de novembre au mois de mars, avec 96,0% des pluies
en 85 jours soit à peu près 3 mois. En effet, le district de Manjakandriana est donc une zone
pluvieuse. Ainsi, les maxima pluviométriques coïncident avec la saison chaude de novembre
en mars avec des valeurs supérieures à 200mm. De par sa position sous le vent,
Manjakandriana peut bénéficier de quelques pluies d’ascendance par courants de secteur,
mais le plus souvent, le phénomène d’affaissement abaisse les totaux pluviométriques de
l’année, et crée une saison sèche avec des quantités de pluies inférieures à 50 mm pendant un
ou plusieurs mois. On observe quelques précipitations sous forme de crachins aux mois de
juillet et aout. La légère remontée au mois de juillet provient probablement du phénomène
d’alizé durant cette période.

Par contre le mois de septembre avec 2,1mm de pluies correspond à la fin de la saison fraiche
dans l’hémisphère sud. Du mois d’avril au mois d’octobre, les hauteurs des précipitations ne,
en aucun cas de 70mm et généralement au-dessous de 50mm. Durant cette période,
l’anticyclone du sud-ouest de l’Océan occupe une position plus rapprochée de Madagascar.
Le vent qu’il émet a donc un taux d’humidité plus faible car la mer relativement moins
chaude ne facilite pas l’évaporation. Ce qui explique donc la baisse des précipitations durant
les mois d’avril à octobre.

En conséquence, avec une température moyenne annuelle de 19,3°C, d’amplitude thermique


de 6,9°C, et de précipitation de 1200,6mm avec 108 jours de pluie, le district
de Manjakandriana a un climat de type tropical d’altitude
23

III.4 Diagramme ombrothermique de GAUSSEN

Figure 6 : Diagramme ombrothérmique de la région d'étude

Source : Auteur

Sur le diagramme on remarque deux courbes et quatre parties :

- Tiret continue représentant la précipitation


- Tiret discontinue représentant la température
- Une partie hachurée représentant la saison sèche
- Une partie non hachurée représentant la saison pluvieuse
24

III.5 Ecologie du milieu

III.5.1 Flore
La plaine est constituée d’un paysage rizicole. La végétation relevée et caractéristique des
zones humides dont la flore est dominée par des plantes aquatiques : Cyperus
madagascariensis (zozoro), Cyperus latifolia (herana), Veronia mudicaulis (ambiaty), et
Phragmites mauritanus (bararata). Mais le paysage est dominé par la pseudo steppe sur
tanety. Les arbustes sont donc formés par Mimosa sp, Aphliratheae formis (voafotsy), Psidia
altisima (dingadingana), Philipia sp (anjavidy), Helichrysum (Rambiazina), Lantana camara
(Radriaka). Mais les peuplements végétaux sont dominés par Eucalyptus (Kininina) et Pinus.

III.5.2 Faune
Les faunes de la région comprennent les animaux domestiques, les poissons d’eau douce,
les animaux et oiseaux du foret.

III.5.3 Sol
On rencontre deux types de sols dans le district de Manjakandriana : des sols ferralitiques et
des sols hydro morphes (tourbeux).

- Des sols ferralitiques faiblement fertiles

Les sols des hautes terres centrales font parties des sols ferralitiques évolués ou fortement
rajeunis (Bourgeat et al, 1971). Comme toutes les régions des hautes terres centrales, le
district de Manjakandriana est couvert des sols dont la composition chimique dominante est
formée de silice et d’Aluminium. Ils sont en général pauvres. En effet, les minéraux qui
fournissent les bases échangeables sont rares.

Ces sols ferralitiques ne peuvent être considérés comme étant stériles. Mais étant donné leurs
carences chimiques, toute forme de mise en valeur doit débuter par une fumure de fond en vue
de compenser cette déficience. De ce fait ce sont des sols médiocres au point de vue
agronomique, ainsi leur valorisation nécessite une fertilisation intense et un aménagement
préalable.

Ce sont des sols faiblement ou moyennement désaturés typiques. Dans l’ensemble ce sont des
sols humifères en surface, dont la couleur varie en fonction de la topographie. Sur les
sommets et flanc de tanety, les sols sont peu épais et de couleur ocre ou jaune rouge. Cela est
25

du au lessivage par les eaux de pluie et on y observe parfois des pseudo-concrétions rendant
difficile la mise en valeur agricole.

Sur les basses pentes, les sols sont plus épais et de couleur plus foncé. Etant de nature
colluviale ces sols ont bénéficié des éléments fertilisants, situé en hauteur et apportés par les
eaux de ruissellement. Les paysans appellent ce type de sol « sol fertile ou tany lonaka » ; ce
sont des terres un peu humides et fertiles qui portent souvent des cultures pluviales. Ces sols
ferralitiques sont moyennement argileux, à structure grumeleuse c’est-à-dire contiennent de
petites masses coagulées nuisant à l’homogénéité. Ces sols extrêmement acides (pH variant de
3,72 à 5,64).

- Des sols hydromorphes d’apport alluvial

Les sols de bas fonds se distinguent de ceux des interfluves. Il s’agit des sols
hydromorphes dont la nature dépend des types de relief en amont. Ce sont des sols dont la
formation est liée à la présence d’une trop grande quantité d’eau. Sa présence qui peut être
permanente ou temporaire. Selon la quantité d’eau qu’ils contiennent leur matière organique
sont plus ou moins décomposés.

Ces sols hydromorphes sont des sols limono-argileux non micacés dans les zones basses
inondables. Ils ont une fertilité naturelle relativement élevée parce que l’inondation en période
de pluie y dépose des fertilisant. Ils présentent une couche de litière et d’humus brut en raison
de la décomposition lente et incomplète. Ils sont de couleur brune foncé en surface et grise
tacheté de jaune orangé en profondeur. Ces sols de bas-fond à caractère hydro morphe sont
souvent après drainage, favorables à la riziculture.

III.6 Contexte socio-économique

III.6.1 Population
Le nombre total de la population du district est estimé à 205 599 en 2014 soit environ 150
habitants par km 2 répartis sur 312 fokontany. Une partie non négligeable de la population du
district est inscrite dans la liste des fokontany d’origine mais la plupart du temps, elle réside
hors du district voire du Faritany pour chercher du travail. Ceci explique souvent la baisse de
nos chiffres dans les résultats des activités par rapport à ceux des objectifs fixés lors de la
planification.
26

La moyenne de chaque ménage varie de 6 à 8 (service population 2000), 75 à 80 % de la


population appartiennent à la couche sociale défavorisée.

III.6.2 Activité professionnelle


Tableau V : Activités socioprofessionnelles des populations de la région d' étude

Activité professionnelle Pourcentage de la population

Eleveurs Agriculteurs (traditionnel) 80%


Charbonniers
Salariés 10% dont 80% fonctionnaires

Marchands ambulants 5%

Commerçants 4%

Secteurs informels 1%

(Source : District : Année 2007)

Les voies de communication comprennent :

- la RN 2 reliant la capitale et la province de Toamasina et passant au cœur du chef


lieu de district,

- la RN 3 reliant Antananarivo –Anjozorobe et passant par la partie Nord du district,

- des réseaux inter communaux qui sont des pistes difficilement praticables surtout
pendant la saison de pluie et une partie de la saison froide où les crachins sont importants,
limitant ainsi l’accessibilité à certaines formations sanitaires.

- le réseau ferroviaire reliant Antananarivo-Toamasina qui depuis 1999 est utilisé


seulement pour le transport de marchandises.
27

III.7- Carte de la région d’étude

Figure 7 : Carte montrant la région d'étude

Source : Monographie régionale d’Analamanga


28

DEUXIEME PARTIE : MATERIELS ET


METHODES
2828

CHAPITRE I : MATERIELS D’ETUDE

I.1- Matériels d’enregistrement

I.1.1- Appareil photo numérique


Pendant les descentes sur terrain, la photo des parcelles étudiées et les tubercules ont été
prises avec un appareil photo numérique.

I.1.2-L’ordinateur
L’enregistrement de nos données a été fait sur ordinateur et différents logiciels ont été
utilisés :

 Microsoft Word : ce logiciel a été utilisé pour la saisie de tous les textes
contenus dans ce mémoire
 Microsoft Excel : ce logiciel a été utilisé pour le traitement des données
obtenues durant notre descente sur terrain.

I.2- Fiche d’enquête et questionnaire


Il existe deux fiches d’enquête à savoir : une fiche d’enquête pour les paysans n’utilisant pas
les variétés améliorées et une fiche d’enquête pour les paysans utilisant les variétés améliorées
de FIFAMANOR. C’est à partir de ces questionnaires qu’on a effectué les entretiens auprès
des paysans. Ces fiches d’enquête ont été élaborées avec les réajustements nécessaires pour
entreprendre une enquête fiable, le plus représentative possible. En effet les fiches d’enquête
comporte de nombreux paramètres tels que :

 le rendement
 les techniques culturales utilisées
 les variétés cultivées
 l’utilisation des produits
 les problèmes

I.3- Matériels biologiques (Les variétés locales et les variétés améliorées)


Durant notre étude nous n’avons pas pu établir un champ expérimental mais nous avons
travaillé sur les parcelles déjà établissent par les paysans.

1.4.1-Les variétés locales


Plusieurs variétés locales sont utilisées par les paysans, ces variétés sont présentées dans le
tableau suivant.
29

Tableau VI : Quelques variétés locales de la région d'étude

Variétés Couleur de l’épiderme Couleur de la chair


Sihanaka Rouge Rouge
Ebokely Blanc Blanc
Rangahy Blanc Jaune
Bakoly mena Rouge Blanc
Rangita Blanc Jaune
Vomanga voatavo Blanc Jaune
Vomanga ovy Blanc Blanc
Rarihatra Blanc Blanc

Figure 8 : Champ expérimental


Source : Auteur

1.4.2- Les variétés améliorées


Le tableau suivant représente les variétés améliorées que FIFAMANOR ont vulgarisées dans
la zone de Manjakandriana
30

Tableau VII : Caractéristiques des variétés améliorées

Variétés Couleur Cycle (en jours) Rendements


Peau Chair (t/ha)
Mahafaly Rouge Crème 100-120 25
Naveto Rouge Crème Plus de 120 24
Mahasoa Jaune Crème Plus de 120 22
Riba Orange Orange 90-110 25
Mavo Rose Jaune 100-120 20
Ravo Jaune Crème 100-120 18
Mahavoky Rose Crème 100-120 22
Mafotra Jaune Crème 100-120 23
Mendrika Rouge Orange 100-120 24
Bôra Orange Orange 100-120 24
Source : FIFAMANOR, 2002

Figure 9 : Variété améliorée : "Mendrika"


Source : Auteur
31

Figure 10 : Variété améliorée : "Bôra"


Source : Auteur

Ces variétés sont celles que FIFAMANOR ont utilisées jusqu’en 2010, mais ils ont utilisé de
nouvelles variétés comme : Zambezi, Ejumela, Ukerewe qui sont représentées dans le tableau
suivant

Tableau VIII : Nouvelles variétés vulgarisées par FIFAMANOR

Variétés Rendements Couleur Teneur Matière Cycle(en Début de


(T/ha) de la en β- sèche(%) mois) l’utilisation
chair carotène
Zambezi 24.5 Orange (mg/100g
7.76 36.6 Précoce 2011
foncé de
matière
Ejumila 24.7 Orange fraiche)
3.76 32.4 Précoce 2011

Ukerewe 2O Orange 0.12 40.5 Précoce 2011

Précoce : environ 4mois ;

Source : FIFAMANOR, 2015


32

Ces trois nouvelles variétés « Zambezi », « Ejumela », « Ukerewe » ne sont pas encore
vulgarisées dans la zone de Manjakandriana

Chapitre II- METHODES


Le but de notre travail est de contribuer à la valorisation des variétés de patates douces
vulgarisées par FIFAMANOR dans la zone de Manjakandriana. Pour atteindre cet objectif
voici quelques objectifs spécifiques qu’on va vérifier dans la troisième partie :

- Une comparaison d’une part entre les variétés locales et les variétés améliorées et
d’autres part entre les techniques culturales sont effectuées

- Une comparaison de la résistance des variétés améliorées

II.1 Région d’étude et raison du choix


Notre étude a été effectuée dans la zone de Manjakandriana. Cette zone comprend 25
communes, trois communes sont incluses dans notre étude : Commune rurale d’ANJEPY,
Commune rurale SAMBAINA, Commune urbaine de Manjakandriana.

La majorité de la population de la région sont des agriculteurs ou pratiquent l’agriculture en


plus de leur travail d’où la raison de notre choix, de plus la région possède d’autres
particularités climatique et écologique tel que :

- l’existence d’un microclimat humide

- sol acide généralement ferralitique ; la patate douce s’adapte bien à ce type de sol.

- comme cette zone a reçu quelques variétés en provenance de FIFAMANOR Antsirabe


nous voulons suivre et vérifier si l’objectif de FIFAMANOR concernant la patate douce est
atteint.

II.2 Déroulement de l’étude


L’étude s’était déroulée en 5 phases à savoir :

II.2.1 Etude bibliographique et documentation


Lors de l’étude bibliographique nous avons consulté différentes bibliothèques d’ouvrage
général : la bibliothèque de l’ENS, le CIDST Tsimbazaza,centre de documentation de
l’ESSA. Nous avons aussi effectué des recherches sur internet. On a également recueilli
diverses informations auprès des Etablissements concernés par exemple bureau du
33

FIFAMANOR Andranomanelatra Antsirabe II, le CIRDR Manjakandriana, le service


Météorologique d’Ampandrianomby Antananarivo.

II.2.2 Phase de pré-enquête


Nous avons effectué des entretiens avec des personnes responsables et les paysans
dans le but de mieux connaitre le milieu d’étude et les conditions dans lequel devaient se
dérouler l’enquête à savoir :

- le chef de zone de Manjakandriana


- Le responsable des plantes à tubercules chez FIFAMANOR Andranomanelatra
- Les paysans qui ont fait preuve de démonstration avec les agents vulgarisateurs du
FIFAMANOR.

II.2.3 Collecte des données


L’enquête par questionnaire était la plus appropriée car elle vise à confirmer ou infirmer nos
hypothèses évoquées dans la partie introduction. Des observations directes ont été faites sur
les champs pour compléter nos données afin de comparer :

 Le rendement des variétés locales a celui des variétés améliorées ;


 Les techniques culturales utilisées (technique amélioré ou technique
traditionnelle)
 La résistivité des variétés améliorées

II.2.4 Phase d’exploitation des données


Les fiches d’enquêtes sont dépouillées et les données sont traitées sur EXCEL.

Le traitement statistique est effectué sur XLSTAT 2008.

Le variable à tester est : le rendement

Choix du test

Le variable est quantitatives (rendement) et une comparaison entre les variétés locales et
variétés améliorées ; la technique culturale améliorée et traditionnelle a été effectuée.

Les deux échantillons sont indépendants (variété locale et variété améliorée) avec un effectif
total supérieur à 30 (n total= 60) et une distribution normale, ce qui nous amène à utiliser le
test de STUDENT pour échantillon normale.
34

Le test paramétrique t de Student a été utilisé pour comparer les moyennes des rendements
des variétés : locales et améliorées, en utilisant comme variable le rendement. En principe, ce
test permet de vérifier si la différence entre deux moyennes est significativement différente ou
non au seuil de signification alpha (α=0,05). La prise de décision pour le test statistique t est
basée sur la vérification des deux hypothèses :

H0 : les moyennes sont sensiblement égales : il n’y a pas de différence significative entre
elles, contre

Ha : les moyennes sont différentes : il y a une différence significative entre elles

Statistique descriptive

a) Moyenne arithmétique

On appelle moyenne arithmétique la somme de toutes les données divisée par le nombre de
ces données.

1 𝑛
Moyenne = 𝑥͞ = 𝑛𝑖 𝑖=1 𝑥𝑖

b) La variance

La variance est la moyenne arithmétique des carrés des écarts à la moyenne arithmétique.

(𝑥_𝑥͞)2
Variance = ϭ2 = 𝑛

c) Ecart type

L’écart type d’une variable statistique X est la mesure de dispersion la plus couramment
utilisée. Il se définit comme la racine carrée de la variance.

Ecart-type = ϭ = 𝑉𝑎𝑟

d) Intervalle de confiance à 95%

L’intervalle de confiance (IC) à 95% est un intervalle de valeurs qui a 95% de chance de
contenir la vraie valeur du paramètre estimé. L’intervalle de confiance est donc l’ensemble
des valeurs raisonnablement compatibles avec le résultat observé. Il donne une visualisation
de l’incertitude de l’estimation.
35

II.2.5 Phase de rédaction


La rédaction a été commencée au mois de Mai. Les données obtenues sur terrains et les
informations recueillies auprès des organisations concernées ont été analysées et interprétées.

II.3 Population d’étude


La population d’étude est constituée de 60 paysans sélectionnés spécialement dans les
fokontany ou les agents vulgarisateurs ont fait des démonstrations. Afin d’avoir le plus de
précision concernant les variétés améliorées.

Ces paysans utilisaient les variétés améliorées depuis plus de 15 ans (2001). Au début ils
appartenaient à des associations mais actuellement ils travaillent individuellement.

II.4 Prélèvement des échantillons


Les échantillons ont été prélevés dans trois communes de la zone de Manjakandriana :

La commune d’Anjepy,
La commune de Sambaina,
La commune de Manjakandriana

Le choix des fokontany et la taille des échantillons étudiées sont difficiles à cause des :

 raretés des paysans qui utilisent encore les variétés améliorés.


 Difficultés d’accès à certains fokontany.
 La disponibilité en moyen de déplacement
35

TROISIEME PARTIE : RESULTATS,


INTERPRETATIONS, SUGGESTIONS ET
INTERETS PEDAGOGIQUES
36

CHAPITRE I : COMPARAISON ENTRE LES VARIETES LOCALES ET LES


VARIETES AMELIOREES

I.1 Les variétés locales


Plusieurs variétés locales sont utilisées par les paysans. Les résultats sont présentés dans le
tableau IX suivant :

Tableau IX : Les variétés locales les plus cultivées dans les trois communes par ordre
d'importance

VARIETES IMPORTANCE en %
Sihanaka 32.5
Ebokely 22.5
Rangahy 10
Bakoly mena 7.5
Rangita 7.5
Vomanga voatavo 5
Vomanga ovy 5
Rarihatra 5
Source : Auteur

D’après ce tableau VIII, on peut dire que la variété locale la plus utilisée par les paysans est la
variété « Sihanaka » dont 32,5%. Elle est appréciée pour sa chair ferme et sucrée. Ensuite
« Ebokely » 22,5% et les restes sont en général cultivés pour leur chair ferme et plus sucré
dont10% « Rangahy » ; 7,5%« Bakoly mena » ; 7,5% « Rangita » ; 5% pour « Vomanga
voatavo », « Vomanga ovy » et « Rarihatra ».

I.2 Les variétés améliorées


Sur les 40 paysans enquêtés utilisant les variétés améliorées, ils utilisent tous « naveto ». Au
début ces paysans appartenaient tous à des associations (NAC, EZAKA,
TARATRA, MANDROSO) mais faute de moyens, d’encadrement et d’enthousiasme ces
associations s’étaient dissuadées petit à petit.
37

Tableau X : Les variétés améliorées utilisées par les paysans

VARIETES Pourcentage des paysans qui les utilisent


Naveto 100

Mahafaly 50

Mahasoa 5

Mendrika 2,5

Bôra 2

Parmi les variétés améliorées, c’est « naveto » qui est la plus utilisées, la plus répandue et la
plus ancienne, 100% des paysans utilisent « Naveto ».. Les paysans qui utilisent les autres
variétés améliorées sont rares comme : Mahafaly : 50 ; Mahasoa : 5 ; Mendrika : 2,5 ; Bôra :
2.

Tubercule

Feuilles

Figure 11 : Tubercules de "Naveto", variété améliorée


Source : Auteur

I.3 : Le rendement
Les résultats de l’enquête concernant le rendement sont présentés dans l’ANNEXE II
38

I.3.1 Analyse statistique


Afin d’analyser et comparer les deux échantillons indépendants le test de Student est
utilisé. Le variable à tester est le rendement. On a une intervalle de confiance de 95% autour
de la différence de moyennes :] 0,688 ; 1,562 [

Deux hypothèses sont considérées :

 Hypothèse nulle ou HO : il n’y a pas de différence significative de moyennes


entre le rendement des variétés locales et le rendement des variétés améliorées.
 Hypothèse alternative ou Ha : il y a de différence significative de moyennes
entre le rendement des variétés locales et le rendement des variétés améliorées.

I.3.2 : Résultat du test statistique


mVa = 2,7 tonne

mV l = 1,6 tonne donc on a une différence de moyenne de 1,1 tonne

DDL (degré de liberté) = 58

P-value = 0,0001

Alpha = 0,05

I.3.3 : Interprétation du test statistique


Etant donné que la p-value calculée est inferieure au seuil alpha (0,05 > 0,0001)
on peut donc rejeter l’hypothèse nulle H0 et retenir l’hypothèse alternative Ha qu’il y a une
différence significative de moyennes entre le rendement des variétés locales et le rendement
des variétés améliorées.

On peut en déduire que les résultats sont significatifs et que les variétés améliorées sont plus
productives que les variétés locales.
39

Figure 12 : Tubercule de Mahafaly


Source : Auteur

I.4 : Le goût
Un bon aliment doit avoir le meilleur goût,

Tableau XI : Avis des paysans concernant le goût des variétés améliorées

Goût Plus sucrés Moins sucrés Même goût


Nombre de paysans 10 28 2

La plupart des agriculteurs ont constaté que les tubercules des variétés améliorées sont moins
sucrés surtout quand ils sont immatures que ceux des variétés locales. Une fois mature ils sont
sucrés et les paysans les adorent quand même.

Concernant le goût les paysans préfèrent les variétés locales parce qu’ils ont la chair sucré et
ferme.

Les patates douces à chair blanche sont sucré et savoureuse

Les patates douces à chair orange (variété « Mendrika »), ont une texture fondante, ont un
gout proche du potiron, très riche aussi en antioxydant (www.marmiton.org ).

L’atout principal des paysans utilisant les variétés améliorées est l’augmentation du
rendement qui réglera par exemple :

L’alimentation de la famille
40

Les surplus pour les bétails


Ils peuvent gagner de l’argent en vendant
Ils peuvent vendre aussi les lianes aux paysans qui souhaitent utiliser les variétés
améliorées
41

CHAPITRE II : COMPARAISON DES TECHNIQUES CULTURALES

II.1 : Description des deux techniques culturales


Tableau XII : Description des deux techniques

Techniques Technique traditionnelle Technique améliorée (Billons)


(Lavaka)
Procédures Labour, confection du lavaka, Labour, confection du canal,
épandage du fumier, disposition des lianes,
enfouissement des lianes, disposition du fumier,
confection d’un dongona en confection des billons en
ramenant la terre au dessus du ramenant la terre de part et
lavaka d’autre du canal, hauteur des
billons : 20 cm
Espacement (cm) 15 65X30 jusqu’à 70X30
Longueur des lianes (cm) 40 à 70 25 à 30
Consommation en liane (en 3 1
entana/are)

II.2 : Le nombre de paysans utilisant les techniques culturales


Le tableau XIV indique le nombre de personnes utilisant les techniques culturales
traditionnelles et les techniques culturales améliorées :

Tableau XIII : Nombre de personne utilisant la technique traditionnelle et la technique


améliorée

Types des paysans Nombre de personne utilisant Nombre de personne utilisant


la technique traditionnelle la technique améliorée
Individus utilisant les variétés 3 37
améliorées
Individus utilisant les 17 3
variétés locales
TOTAL 20 40

Parmi les individus enquêtés 33,33 % utilisent les techniques traditionnelles et 66,66% les
techniques améliorées. Parmi les individus utilisant les variétés améliorées 7,5% utilisent les
42

techniques traditionnelles tandis que 92,5% utilisent les techniques améliorées. Pour les
paysans n’utilisant pas les variétés améliorés 85% utilisent les techniques traditionnelles et
15% utilisent les techniques améliorées.

La principale technique traditionnelle employée par les paysans est le « lavaka ».

La technique améliorée utilisée par les paysans est le « dongona ».

En comparant ces deux techniques :

La technique traditionnelle consomme plus de lianes tandis que la technique améliorée


demande plus de travail. C’est pour cela que certains agriculteurs préfèrent la technique
traditionnelle à la technique améliorée et c’est la nature des variétés qui commande
l’utilisation de la technique culturale.

II.3 Relation technique culturale traditionnelle et rendement


Tableau XIV : Quelques données sur l'emploi de la technique culturale traditionnelle et
le rendement

Commune Exploitants Surface (hectare) Production (tonne)


Anjepy 900 55 605
Sambaina 350 25 275
Manjakandriana 1200 78 858
Total 2450 158 1738
Source : CIRDR Manjakandriana ; Année : 2014[ANNEXE VI]

Dans ces données on n’a pas précisé s’il s’agit de variétés améliorées ou locales ; en se
référant à ces données la moyenne de production en utilisant la technique traditionnelle est de
11T /hectare.
43

II.4 Relation technique culturale améliorée et rendement


Tableau XV : Quelques donnés sur l'emploi de la technique culturale améliorée et le
rendement

Commune Exploitants Surface (hectare) Production (tonne)


Anjepy 150 15 300
Sambaina 30 5 100
Manjakandriana 20 2 40
Total 200 22 440
Source : CIRDR Manjakandriana ; Année : 2014[ANNEXE VI]

Les exploitants utilisant la technique améliorée compte 200 contre 2450, il en de même pour
la superficie qui est de 158 ha pour la technique traditionnelle contre 22 ha.

En utilisant la technique culturale améliorée le rendement moyen est de 20 tonne à l’hectare


en effet qui est deux fois plus que le rendement précédent. Nous avons constaté que :

Variété améliorée + technique traditionnelle = augmentation du rendement


Variété locale + technique traditionnelle = faible rendement
Variété locale + technique améliorée = augmentation du rendement
Variété améliorée + technique améliorée = rendement doublé

Figure 13 : Paysans confectionnant des billons


Source : Auteur
44

30cm

Figure 14 : Figure montrant l'espacement des boutures


Source : Auteur

70 cm
Variété « Mahasoa »

Figure 15 : Figure montrant l'espacement entre deux billons


Source : Auteur

Le travail effectué par RANDRIANASOLO en 2010 affirme que le rendement de variétés


améliorées est 2 fois plus que celle des variétés locales surtout en utilisant la technique
améliorée.

Concernant le travail de WEES et al en 2013, en utilisant un paillis de plastique noir pour


réchauffer le sol, on peut obtenir de bon rendement jusqu’à 28 tonnes/ha de patate douce au
Quebec.
45

Les plantes plus espacées entre 45 ou 60 cm sur le rang ont produit des patates douces plus
grosses, le rendement vendable est de 25 t/ha avec un poids moyen des racines de 203
g/racine.

Le rendement est de 35 à 40 tonnes à l’hectare si les conditions suivantes sont respectées :


température compris entre 22 et 33°C, à une altitude de 200m, une précipitation de 600 mm
d’eau par cycle, sur des sols meubles et profonds. (www.Lavoixdupaysan.org)

D’après notre enquête le rendement moyen est de 2,7 tonne qui est probablement du au
climat froid et humide, le type de sol et le non respect de l’espacement des boutures durant la
plantation.
46

CHAPITRE III : COMPARAISON DE LA RESISTANCE DES VARIETES


AMELIOREES

Parmi les variétés améliorées (Tableau X), c’est « naveto » qui est la plus utilisée, la plus
répandue et la plus ancienne. Les paysans utilisant les autres variétés améliorées sont rares
comme : mahafaly, mahasoa, Mendrika et Bôra

« Naveto »est la plus utilisée parce que c’est l’une des premières variétés vulgarisées par
FIFAMANOR. Elle est aussi appréciée pour :

- ses longues lianes qui peuvent atteindre 2m de long

- son cycle court de 4 à 5 mois

- son meilleur rendement, le double des variétés locales.

- son liane plus ou moins résistante

Pour certaines variétés comme « Mendrika » et « Mahasoa » : ils ont des lianes courtes et
fragiles donc il en faut beaucoup pour couvrir les surfaces cultivées.

Pour d’autres variétés comme « Mahafaly » et « Bôra » : ils possèdent de longues lianes qui
peuvent atteindre jusqu’à 2 m de long ou plus encore mais qui sont très fragiles et ne tolèrent
pas le froid et le gel.

Par rapport au climat; les lianes ne tolèrent pas le climat froid et le gel c’est pourquoi les
paysans manquent de lianes en période pluvieuse. Donc ils sont obligés de cultiver les variétés
locales moins performantes.
47

CHAPITRE IV : AUTRES PARAMETRES OBSERVES

IV.1 Les différents types d’engrais


L’amendement des terrains est une étape très importante concernant la culture de patate
douce. En effet le rendement dépend aussi de la quantité et de la qualité de la fumure.

Tableau XVI : Types d'engrais utilisés par les paysans et nombre de paysans qui les
utilisent

Types de paysans Nombre de Nombre de Nombre de


personnes utilisant personne utilisant le personne utilisant le
le fumier compost compost et le fumier
Individus utilisant 20 12 8
les variétés
améliorées
Individus n’ utilisant 13 4 3
pas les variétés
améliorées
TOTAL 33 16 11

Sur les 60 paysans enquêtés 55% utilisent le fumier, 26,66% utilisent le compost et 18,33%
utilisent le fumier et compost en même temps.

Sur les 40 paysans utilisant les variétés améliorées 50% utilisent le fumier, 30% utilisent le
compost, 20% utilisent en même temps le compost et le fumier.

Sur les 20 paysans n’utilisant pas les variétés améliorées 65% utilisent le fumier, 20%
utilisent le compost, 15 utilisent le compost et le fumier en même temps.

Les paysans sont presque des éleveurs d’où l’utilisation en grand nombre de fumier tandis que
le compost est un peu difficile à préparer et demande du temps (6 mois), ANNEXE IV.

Les paysans n’utilisent pas des engrais chimique pour la culture de patate douce. Or la patate
douce demande une présence de Potassium et de Phosphore importante pour former les
tubercules, NPK : 5-10-10 ou 10-10-10. (SCHOEN, 2014) ce qui explique la baisse de
rendement. Donc pour avoir un rendement de 25 à 50 T/ha, la fertilisation doit comporter :

Une fumure de fond par bêchage de 100kg de matière organique, 5kg d’engrais minéraux 10-
10-20 pour100m² de culture, 4kg d’engrais minéraux 10-10-20 pour 100m² de culture après
un mois de plantation. (https://www.agrifinfacility.org)
48

IV.2 : Les pesticides utilisés

L’attaque des ravageurs influence sur le rendement, les ravageurs de la patate douce les plus
connus sont :

Cyclas formicarius ou tsatoka qui attaque les tubercules


Acraea acerata ou fanetribe : ce sont des chenilles défoliantes
Aspidomorpha apicalis : attaque le système foliaire de la patate douce

Les paysans utilisant les variétés locales n’utilisent pas de pesticides.

Les paysans qui cultivent les variétés améliorées utilisent des pesticides :

 Consoude, sisal : pesticide biologique


 Ditane, Décis, la politrine : pesticide chimique

Notons quand même que quelques variétés locales à long cycle sont souvent victimes des
ravageurs. Pour les variétés améliorées il faut reconstituer les billons en phase de tubérisation
et les ravageurs n’attaquent pas la culture.

Pour lutter contre le charançon de la patate douce voici quelques propositions :

- Pulvériser une bouillie de tabac ou épandre du tabac sur les champs


- Pulvériser des extraits de neem (ANNEXE V), ou une solution de savon
- Faire une rotation de cultures
- Piégeage de masse : une phéromone sexuelle produite par les femelles de
Cyclas formicarius a été identifiée et synthétisée. Elle est utilisée en piégeage
de masse pour diminuer les populations de charançons. (DENON ;
MAULEON, (2004)
49

Figure 16 : Variété améliorée "Mahafaly", attaquée par les chenilles défoliantes


Source : Auteur
50

CHAPITRE V : LES PROBLEMES RENCOTRES


Durant notre descente sur terrain on a pu observer directement les problèmes des paysans
sur la culture de la patate douce.

V.1 Problèmes de lianes


A cause du climat froid, les paysans manquent de lianes en période pluvieuses et chaude
donc ils sont obligés d’utiliser les variétés locales peu performantes. En plus certaines variétés
sont difficiles à multiplier à cause de leurs lianes courtes et un peu rigide comme la variété
« Mendrika » et « Mahasoa ». Le manque de lianes constitue le problème majeur des paysans
utilisant les variétés améliorées.

V.2 Problèmes d’encadrement


Durant ces dix dernières années FIFAMANOR a centré ses activités dans la région de
Vakinakaratra , les paysans dans notre région manquent donc d’encadrement venant de
FIFAMANOR. Ce qui fait que certains paysans ont baissé les bras et n’utilisant plus les
variétés améliorées alors que d’autre ont pu continuer et n’utilisent plus que les variétés
locales.

V.3 Vieillissement des semences


Les paysans n’ont plus bénéficié de lianes venant de FIFAMANOR depuis longtemps (2005)
donc les lianes sont vieilles. Certains paysans affirment que les variétés améliorées ne
produisent plus autant comme avant à cause de leur vieillissement.

V.4 Problèmes de pesticides


98% des paysans n’utilisent pas de pesticides or les cultures sont attaquées par les insectes
comme les chenilles défoliantes et le « tsatoka » ce qui diminue le rendement.

V.5 Problèmes de fumier


Les sols sont appauvris en éléments fertilisants. Tous les paysans sont presque des
éleveurs mais leur fumier ne suffisent pas pour obtenir le meilleur rendement ; les paysans
n’ont pas aussi les moyens pour acheter des engrais chimiques à cause de leur pouvoir d’achat
faible en plus le compost prend beaucoup de temps (environ 6 mois).

V.6 Problèmes de conservation des tubercules


Les paysans sont obligés de vendre, de tout consommer ou de les donner aux bétails pour
éviter que les tubercules ne pourrissent et aussi pour que leur gout ne change
51

pas or les variétés améliorées sont 2 à 3 fois plus productives ce qui nécessite un moyen de
conservation.

V.7 Problèmes de débouchés des produits


Le seul débouché est le marché alors que les paysans produisent en même temps ce qui
occasionne la concurrence entre les produits locaux et les variétés améliorées. Cependant les
acheteurs préfèrent les produits sucrés et ferme.
52

CHAPITRE VI : SUGGESTIONS ET INTERETS PEDAGOGIQUES

VI.1 Suggestions

VI.1.1 Pour FIFAMANOR


Afin d’améliorer la culture de patate douce nous proposons quelques suggestions pour
FIFAMANOR :

Relancer la sensibilisation et donner beaucoup plus d’informations aux paysans sur les
bienfaits des variétés améliorées et la technique culturale améliorée.

VI.1.2 Pour les paysans


Pour le problème de lianes il faut que les paysans adhèrent à une association et coopèrent de
nouveau avec FIFAMANOR afin de bénéficier de nouveau lianes et de nouvelles variétés.
Dans un pays ou la propriété individuelle est très petite (2 are), la commercialisation des
produits du sol ne peut se faire dans de bonnes conditions que si les paysans se groupent en
associations. Devant l’insuffisance des crédits que l’on peut consacrer aux travaux
d’aménagement agricole, il est nécessaire que les paysans fournissent par eux-mêmes une
participation en travail et main d’œuvre. Cette participation n’a pas de sens si elle est fournie
individuellement par chaque paysan ; elle sera profitable si les paysans travaillent en groupe.

Pour le problème de pesticides, outre les moyens déjà employés par les paysans ils doivent
employer aussi des cendres et les produits de neem (arbre)

Il faut chercher d’autre moyen de conservation des tubercules (les faire sécher comme les
maniocs).

La production du fumier est capitale en matière de productivité. Les terres sont en général
dégradés, épuisées c’est-à-dire dépourvues des éléments organiques du sol. Il faut donc
réintroduire régulièrement ces éléments par l’apport de fumier, après chaque récolte et si
possible en y ajoutant des engrais minéraux. Mais pour produire ce fumier, il faut avoir
suffisamment de bœufs. Il faut donc que le paysan associe dans le cadre de son exploitation,
la culture et l’élevage.

L’emploi des semences plus adaptées et renouvelées est indispensable. Le FIFAMANOR se


tient d’ailleurs à la disposition des paysans pour leur conseiller et leur procurer des semences
meilleures et plus prolifiques que celles qu’ils utilisent régulièrement.
53

VI.2 Intérêts pédagogiques


La biologie est une des branches des Sciences de la Vie et de la Terre, l’enseignement
des sciences naturelles a pour but de donner aux élèves des connaissances utiles dans la vie
pratique, de développer leur esprit d’observation, d’analyse et de raisonnement. Ce présent
mémoire peut servir de document pour les professeurs lors de la préparation de leur cours.

En classe de 9 ème, les élèves commencent à étudier les différentes parties d’une plante
et cette étude est approfondie dans la classe 8 ème.

Les figures 2 et 3 peuvent servir de planches pour leur montrer les trois parties distinctes
d’une plante.

En classe de 8ème et en 3ème l’étude des plantes et leurs appareils reproducteurs sont
recommandés dans le programme MEN 1996 ANNEXE II

Dans le chapitre « reproduction sexuée chez les plantes à fleurs », l’organisation d’une
fleur et l’appareil reproducteur male et femelle ; les figures 3 et 4 peuvent aider les
professeurs pour mieux expliquer ce chapitre.

Dans le chapitre « La reproduction asexuée chez les plantes à fleurs, la multiplication


végétative, le bouturage » : le mode de culture des patates douces peut aider les professeurs à
concrétiser le cours.

Les éléments constituants les tubercules des patates peuvent être classés en deux
catégories :

 La composition physique
 La composition chimique

Les tubercules contiennent 27,2% de matières sèches ou l’amidon et les sucres prédominent
comme il est à recommander dans le programme de la classe de seconde d’étudier l’histologie
(étude des tissus végétaux). Ce chapitre nécessite des travaux pratiques pour illustrer le cours
pour ce fait.

Cette étude est approfondie dans le chapitre « composition des aliments et constitution
chimique des aliments en classe de 1 ère : les glucides, les protides, les lipides MEN
Programme scolaire ANNEXE III
54

Dans l’étude des glucides, l’amidon des patates douces peut être pris comme exemple
dans le chapitre « les polyholosides » les tubercules peuvent être aussi cités comme exemple
d’aliment source de sucre (glucose et fructose)

Dans le domaine de la protection de l’environnement le fait qu’on cultive les patates


douces avec d’autres plantes sur une même parcelle est un exemple concret de couverture
végétale des sols, ainsi pour protéger les sols contre l’érosion.
55

EXTRAIT D’UNE FICHE PEDAGOGIQUE

FICHE PEDAGOGIQUE POUR LA CLASSE DE PREMIERE S, S.V.T

Matière : S.V.T

Partie : BIOLOGIE VEGETALE

Chapitre : L’alimentation de l’homme et des animaux

Documentation :

- ANDRIANOELY., (2013) Etude des modalités de séchage de fruits et légumes au


moyen du séchoir solaire Boara et qualité alimentaire des produits obtenus, Mémoire pour
l’obtention du diplôme d’étude approfondie en sciences de la vie et de la terre, Université
d’Antananarivo, 75 pages.

- RANDRIANASOLO., 2010, Evaluation des variétés de patate douce vulgarisées par


FIFAMANOR dans la zone d’Ambatolampy, Mémoire de fin d’étude CAPEN Ecole
Normale Supérieure d’Antananarivo, Université d’Antananarivo, 69 pages.

- HUBERT., 1971, La patate douce, 18 pages

Timing Objectifs pédagogiques Contenu Observations


2 heures Les élèves doivent être LES BESOINS EN
capable de : SUBSTANCES ORGANIQUES
- Découvrir - Les besoins en Questions-
les glucides réponses,
propriétés Bien que ce groupe de substance ne demander aux
et les semble pas comporter de constituant élèves des
origines indispensable, leur présence dans la exemples
ration alimentaire est nécessaire.
des oses, d’aliments
Leur absence entraîne une acidification
des riches en
du sang ou acidose.
diholosides glucides
Or le pH sanguin doit demeurer
et des
relativement constante (plus ou moins
Vitamines égale à 7,3).
 Les glucides sont des aliments
énergétiques par excellence
56

Exemple d’aliments riche en glucide :


patate douce, fruits secs,…
- Les besoins en
Vitamines
Questions-
réponses
Les Vitamines sont des substances
Faire
que l’organisme animal est
l’analyse de
incapable de synthétiser lui-même
différentes
et, qui à des doses infinitésimales
rations afin de
sont indispensables pour son bon
dégager
fonctionnement.
l’importance
Il est donc impératif qu’elles soient
des Vitamines
apportées par l’alimentation.
dans
On dénombre 13 Vitamines ayant
l’alimentation.
chacun des rôles biens déterminés.
Illustrer à
- Les Vitamines
l’aide de
liposolubles : A, E, D,
photos
K
les manifestati
- Les Vitamines
ons des
hydrosolubles : B1, B2,
B6, B12, C maladies
Pour chaque Vitamines, il existe une provoquées
quantité que l’organisme doit avoir par les
quotidiennement. carences en
La carence en Vitamines provoque des Vitamines.
maladies caractéristiques.
Exemple : carence en Vitamine C -
Scorbut
Carence en Vitamine D-
Rachitisme
Les feuilles et les tubercules à chair
orange de patate douce sont très
riches en vitamines.
57

CONCLUSION GENERALE

Madagascar détient de vastes ressources en biodiversité que l’on peut exploiter et


améliorer pour lutter contre la malnutrition et la sous alimentation.

Un bref point bibliographique montre que la patate douce est un tubercule ayant de fortes
potentialités aussi bien alimentaires qu’industrielles avec une production brute qu’on peut
exploiter pour apporter une part significative au développement économique d’un pays.

Ainsi FIFAMANOR a vulgarisé des nouvelles variétés de patate douce qui a pour objectif
d’améliorer le niveau de vie des producteurs. L’étude s’est déroulée dans la zone de
Manjakandriana caractérisée par un climat de type tropical d’altitude et des sols ferralitiques.

Les résultats des enquêtes montrent que les paysans utilisent en même temps les variétés
locales et les variétés améliorées, ces dernières sont cultivées pour leur rendement et leur
cycle plus court en moyenne entre 90 et120 j (par exemple « naveto » et « mendrika »), tandis
que les variétés locales pour leurs gouts plus sucrés. Les paysans utilisant les variétés
améliorées emploient plus la technique améliorée que ceux qui utilisent les variétés locales.
L’engrais la plus utilisée est le fumier. Certaines variétés améliorées sont sensibles aux
ravageurs de cultures : Cyclas formicarius, les chenilles défoliantes d’Acraea acerata et
quelques maladies virales.

Les paysans utilisent des pesticides biologiques : la consoude, le sisal et autres ; et des
pesticides chimique : le Ditane, le proatrine contre les ennemis de cultures.

En utilisant en même temps la technique et la variété améliorée, les rendements augmentent


de deux à trois fois plus que ceux des variétés locales.

Concernant le goût, les paysans préfèrent celui des variétés locales.

Autres que les problèmes de pesticides, les paysans rencontrent aussi des problèmes de
conservation des tubercules, de fumier, de vieillissement des semences et aussi le débouché
des produits. Malgré ces problèmes, la production des patates douces augmente après
l’utilisation des variétés améliorées et les techniques améliorées proposées par FIFAMANOR.
Pour pouvoir améliorer l’action du FIFAMANOR concernant la patate douce, il faut que les
paysans acceptent de coopérer avec FIFAMANOR en tenant compte des suggestions
proposées.
58

BIBLIOGRAPHIE
58

BIBLIOGRAPHIE

1- ABDOULAZIZE Y M., 2007, Contribution à la caractérisation physico-chimique


de quelques produits alimentaires de Madagascar en vue de la malnutrition
minérale, mémoire pour l’obtention du diplôme d’étude approfondie (D.E.A),
Université d’Antananarivo, 64 pages.

2- ANDRIANOELY S N., 2013 Etude des modalités de séchage de fruits et légumes


au moyen du séchoir solaire Boara et qualité alimentaire des produits obtenus,
Mémoire pour l’obtention du diplôme d’étude approfondie en sciences de la vie et
de la terre, Université d’Antananarivo, 75 pages.

3- ANDRIAMPARANY N., 2009, Inventaire et caractérisation des plantes


susceptibles d’être utilisées comme plantes de couverture dans la région Sud Est
de Madagascar, Mémoire en vue de l’obtention du Diplôme d’Etudes
Approfondies, Faculté des sciences, Université d’Antananarivo, 105pages.

4- ANDRIAMPENOHAJA A., 2011, La farine de patate douce et son incorporation


en pâtisserie et biscuiterie : une des propositions valables pour la lutte contre la
malnutrition et le développement du Sud de Madagascar, Mémoire de fin d’étude
d’ingénieur agronome, Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques, Université
d’Antananarivo, 106 pages.
5- APPERT J., 1967, Les insectes nuisibles aux cultures de Madagascar, Bulletin
Agronomique N°22, p 143-144 ; 177 Pages
6- BOURGEAT.F ; AUBERT. ,1971, Les sols ferralitiques à Madagascar, 208 pages.
7- BREVART J. ; VARIN D. ; BLANC S., 2009, La culture de patate douce en
Nouvelle Calédonie, CTT (Centre de Tubercules Tropicaux)
8- DAVESNE A., 1964, Manuel d’Agriculture, 202 pages
9- Encarta, 2008
10- Fiche technique : patate douce, FIFAMANOR
11- FIFAMANOR’s Presentation
12- FIFAMANOR 40 taona
13- HUBERT P., 1971, La patate douce, 18 pages
14- HUAT C., 1999, Etude de la sensibilité de la patate douce (Ipomoea batatas) aux
nématodes phytoparasites du genre Meiloidogyne au Sénégal, 36 pages.
59

15- MEN. ; Manuel pratique à l’usage des Maitres des Ecoles du premier degré,
Agriculture – Economie ; premier livret
16- MINISTERE DE LA COOPERATION/CIRAD, 2002.Mémento de l’agronome
17- MONA E., 2012, Mise en place d’un projet de création d’une petite minoterie à
base de patate douce dans le District de Vatomandry , Mémoire pour l’obtention
du diplôme de Maitrise ès Sciences de Gestion, département de gestion, Université
de Toamasina.
18- Monographie de la région Analamanga., 2009
19- PERRIER DE LA BATHIE H. ; Biogéographie des plantes de Madagascar, Paris
1936 ; p 91-92 ; 156 pages
20- RAKOTOARIMANANA H.F., 2014, Evaluation du greffage de manioc dans le
village d’Antanetibe Antsampandrano commune Miarinarivo II Mémoire de fin
d’étude CAPEN Ecole Normale Supérieur d’Antananarivo, Université d’
Antananarivo, 62 pages.
21- RANDRIANASOLO I.V., 2010, Evaluation des variétés de patate douce
vulgarisées par FIFAMANOR dans la zone d’Ambatolampy, Mémoire de fin
d’étude CAPEN Ecole Normale Supérieure d’Antananarivo, Université
d’Antananarivo, 69 pages.
22- RANAIVOARIVONY F. H., 2011, Etude de valorisation de patate douce :
Application à la stabilité des terres argileuses, Mémoire en vue de l’obtention du
diplôme d’ingénieur en génie chimique, Ecole Supérieure Polytechnique,
Université d’Antananarivo, 66 pages.
23- RANAIVOSOA H., 1966, Les cassides nuisibles de la patata douce sur la partie
Est de Madagascar, Institut de recherches agronomiques à Madagascar, 12 pages
24- RANOVONA Z., 2012, Caractéristiques nutritionnelles, capacité antioxydant et
facteurs antinutritionnels de quelques légumes feuilles malgaches, Mémoire en vue
de l’obtention du diplôme d’étude approfondies, Faculté des Sciences, Université
d’Antananarivo, 83 pages.
25- TAHIRINJANAHARY., 2014, Contribution à la valorisation de patate douce pour
la production d’alcool, Mémoire en vue de l’obtention du Diplôme d’Etude
Approfondies, Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo, Université
d’Antananarivo.86 pages.
26- TSIMANOHITRA T., 2010, Valorisation de la patate douce à Madagascar : cas de
la fabrication de chips à base de farine de patata douce, mémoire en vue de
60

l’obtention du diplôme d’Ingénieur Agronome, Ecole Supérieure des Sciences


Agronomiques, Université d’Antananarivo, 78 pages.
27- VALDEYRON H. ; 1961, Génétique et Amélioration des plantes, 374pages
61

WEBOGRAPHIE

Site internet Date de consultation


https://fr.wikipedia.org/wiki/Patate_douce Mai 2015

http://www.organicagcentre.ca/Docs/ATTRA/ATTRA_sweet_potato Mai 2015

http://horizon.documentation.ird.fr Juin 2015

https://agritrop.cirad.fr Octobre 2015

http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/ Octobre 2015

http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2015/12/16/a- Décembre 2015


sweet-potato-solution-to-malnutrition
Janvier 2016
http://www.bimtt.mg/DocWeb/patate_douce

http://www.hubrural.org/Senegal-Production-agricole- Janvier 2016


Les.html?lang=fr

http://www.agro-oi.com/en/7/28055/fiche-acteur.html#.VrdjS46OHf Janvier 2016

https://www.agrifinfacility.org

http://www.agrimaroc.net/bul101.htm

http://www.1001-fruits.com/patate-douce.html
58

ANNEXES
I

ANNEXE 1 : FICHE D'ENQUETE

FANONTANIANA NATOKANA HO AN’NY OLONA MAMPIASA VARIETES


AMELIOREES

Date

Lieu

MOMBA NY FAMBOLENA VOMANGA

1/ Mampiasa ny masombolin’ ny Fifamanor ve ianao?


2/ Inona no karazana vomanga nambolenao ?
3/ Nandeha nitokana tamin’izany sa efa tao anaty association ?
4/ Ohatrin’ny ahoana ny haben’ny tany ambolenao?
5/ Inona no anaran’ilayvomanga vaovao ambolenao?
6/ Inona no nisarika anao hamboly io karazana vomanga io?
7/ Nanomboka oviana no nampiasa azy io?
8/ Ao anaty association ve amin’izao?
9/ Ahoana no fomba fambolenao an’ilay vomanga?
a)Technique ameliorée
b)Technique traditionnelle
10/ Mampiasa zezika ve? Inona no anarany
11/ Mampiasa fanafodim-biby ve?Inona no anarany
12/ Maharaka ve ny tahom-bomanganao?

MOMBA NY VOKATRA

13/ Nanao ahoana ny habetsahan’ny vokatra rehefa nampiasa ilay vomangan’ny


Fifamanor?
a)Nitombo
b)Tsyniova
c)Nihena
14/ Raha nitombo dia tombanana ho firy taonina/ha
15/ Ataonareo inona ilay vokatra avy eo?
a)Atao sakafo
b)Omena ny biby fiompy?
c)Amidy
II

16/ Manao ahoana ny tsirony mihoatra ireo vomanga taloha?


a)Tsara
b)Ratsy

MOMBA NY ASAN’NY FIFAMANOR

17/ Afa-pove ianao taman’io vomanga io?


18/ Mieritreritra ny mbola hampiasa ve ?
19/ Inona ary no soso-kevitra arosonao momba ny fambolena vomanga eto aminareo?
III

B-FANONTANIANA HO AN’NY OLONA TSY MAMPIASA VARIETES AMELIOREE S

Date:

Lieu:

1/ Inona no karazana vomanga ambolenao ?


2/ Manao ahoana ny haben’ny tany ambolenao?
3/ Ahoana no fomba ambolenao an’ireo vomanga ireo?
4/ Mampiasa odi-biby ve ianao?
a)Eny
b)Tsia
5/ Tombanana ho firy taonina/ha ny vokatra?
6/Mieritreritra ny hampiasa variétiés ameliorées ve ianao?
7/ Inona no soso-kevitrao?
IV

ANNEXE 2 : Résultat de l'enquête concernant le rendement


Paysans utilisant les variétés améliorées Rendement (tonne)
1 4
2 4
3 3
4 2
5 2
6 2
7 2
8 2
9 2
10 2
11 2
12 2
13 4
14 2
15 4
16 2
17 4
18 2
19 3
20 2
21 2
22 4
23 2
24 2
25 2
26 3
27 2
28 4
29 4
30 2
31 3
32 4
33 4
V

34 4
35 2
36 2
37 3
38 2
39 4
40 4
Paysans utilisant les variétés locales Rendement (tonne)
41 2
42 1
43 1
44 2
45 2
46 2
47 2
48 1
49 2
50 2
51 2
52 1
53 2
54 1
55 1
56 1
57 2
58 2
59 1
60 2
VI

ANNEXE 3 : PROGRAMME SCOLAIRE CLASSE DE 3ème

CLASSE DE 3ème

OBJECTIFS DES SCIENCES NATURELLES EN CLASSE DE 3ème

A la fin de la classe de 3ème, l’élève doit être capable d(e) :

Comprendre le mode de vie des microbes et ses conséquences sur l’homme ;


Maitriser le cycle des éléments dans le globe terrestre ;
Expliquer le sens de l’expérimentation, de l’analyse et de synthèse ;
Prendre conscience de l’importance des relations qu’il établit avec le milieu extérieur ;
Interpréter des graphiques, faire des comparaisons ;
Présenter les résultats des expériences sous forme de tableaux, d’en tirer des
conclusions et de les communiquer ;
Appliquer dans la vie courante les connaissances acquises.

VOLUME HORAIRE
3 heures par semaine
CONTENU
BIOLOGIE
LA FONCTION DE RELATION
Comparaison entre les différents types de réactions comportementales
Le mouvement reflexe inné
Le mouvement reflexe acquis
Le mouvement volontaire
Mise en évidence des voies suivies par les messages et leurs propriétés :
Arc reflexe ;
Hygiène du système
Les divers stimuli et les organes récepteurs : toucher, odorat, ouïe, vue et gout :
La spécificité de chaque organe récepteur ;
La notion d’intensité efficace des stimuli
Les dangers des toxicomanies :
Les drogues hallucinogènes, psychostimulantes, barbituriques et solvants ;
Action de la drogue sur l’organisme ;
Lutte contre la toxicomanie
VII

LES MICROBES ET L’HOMME

Biologie des microbes :


Structure du bacille subtil ;
Mode de vie du bacille subtil ;
Les différentes sortes de microbes ;
Défenses antimicrobiennes :
Les différentes étapes de l’infection microbienne ;
L’aseptie ;
L’antiseptie ;
Les vaccins ;
Les antibiotiques ;
Les sérums ;
Les maladies microbiennes :
Les MST, agent, évolution, traitement, prévention
La tuberculose, agent, évolution, traitement ; prévention

LA REPRODUCTION DES PLANTES A FLEURS

La reproduction sexuée chez les plantes à fleurs :


L’organisation d’une fleur ;
L’appareil reproducteur male, étamine ;
L’appareil reproducteur femelle, pistil ;
La pollinisation, les agents pollinisateurs ;
La double fécondation et ses conséquences.
La reproduction asexuée chez les plantes à fleurs, la multiplication végétative :
Le bouturage ;
Le marcottage ;
Le greffage
VIII

ANNEXE 4 : PROGRAMME SCOLAIRE CLASSE DE 1ère

L’ALIMENTATION DES ANIMAUX ET DE L’HOMME

Durée : 4 semaines de 3 heures

Objectif général : l’élève doit être capable de réaliser que l’appareil digestif et le
comportement nutritif des animaux s’adaptent au régime alimentaire

Objectifs spécifiques Contenus Observations


L’élève doit être capable de : La composition de certains
-découvrir expérimentalement aliments : Faire des expériences que les
les nutriments contenus dans -la composition du pain élèves doivent analyser et
quelques aliments -la composition du riz interpréter
-la composition du lait
Les principes nutritifs ou
nutriments :
-découvrir expérimentalement Déterminer à partir des
les propriétés et les origines des Les glucides exercices la valeur énergétique
oses et des holosides des glucides, lipides et protides

-découvrir expérimentalement
les propriétés et les variétés de
lipides
Les lipides
-découvrir les propriétés des
protides à partir d’un exemple

-schématiser les structures des


protides Les protides
IX

ANNEXE 5 : Fabrication de compost


Le compost est constitué de débris de toutes sortes : feuilles, balayures, cendres,
ordures ménagères.

Fabrication

Dans une fosse de 1m de profondeur, on met :

 Une couche de feuilles, balayures, ordures,… de 10 cm d’épaisseur


 Une couche de terre ayant la même épaisseur

On alterne ainsi les couches de débris et les couches de terre jusqu’à ce que la fosse soit
pleine. S’il ne pleut pas, on arrose le tout.

Au bout de cinq à six mois, on vide la fosse, afin d’aérer son contenu et d’en activer la
décomposition, on met le compost remué dans une deuxième fosse plus petite tandis que la
première servira à la préparation d’un nouveau compost.

On obtient, après quelques mois, une matière noire terreuse qu’on répand sur le sol à cultiver
et qu’on enterre.
X

ANNEXE 6 : PREPARATION DES PRODUITS DE NEEM


a) Récolte
En générale, la récolte des grains de neem se fait au mois de Février et Mars. Les fruits
mûrs tombent par terre et il suffit de les ramasser. On peut aussi secouer fortement
l’arbre jusqu’à ce qu’ils s’arrachent par terre.
b) Dépulchage
Pour faciliter le dépulchage, il faut tremper les fruits dans de l’eau jusqu’à ce qu’ils
deviennent mous. Puis, on dépulpe à l’aide d’un couteau ou en grattant tout
simplement. Parfois les pulpes de fruits sont consommées par certains oiseaux tels que
Acideotheres thristis (martin tritis), Ptérofus rufus (chauve souris) ou Hyspipetes
madagascariensis (tsikorovana) et on trouve par terre plusieurs graines déjà pulpées
c) Séchage

Le séchage a pour but d’éviter la perte de la matière active par fermentation ainsi que
le développement des champignons. La meilleure condition pour avoir un bon résultat
est d’étaler les graines au soleil pendant 6 à 12 heures sans oublier de les remuer de
temps en tempes.

L’humidité de la graine de neem peut être réduite de 70% permettant d’éviter le


développement de champignons durant le stockage. L’extraction est effectuée à partir
des graines séchées.

d) L’extraction du liquide aqueux de grains de neem


On obtient la poudre de neem en pilonnant, à l’aide d’un mortier, les grains de neem.
Puis on y ajoute une quantité bien précise d’eau (300g de poudre de neem pour 10cl
d’eau froide)
Pour bien extraire la matière active de graines de neem, on laisse le mélange décanter
pendant plusieurs heures, plus de12 heures. Juste avant le traitement, on filtre le
mélange et la solution ainsi obtenue est tout de suite mise en pulvérisateur.
XI

ANNEXE 7 : CHIFFRES CONCERNANT LA PATATE DOUCE DANS LA DISTRICT


DE MANJAKANDRIANA

Technique Technique
Améliorée traditionnelle
COMMUNES RURALES Exploitant Surface x°(Tonne) Exploitant Surface x°
(Ha) (Ha) (Tonne)
Sadabe 250 5 100 1400 215 2365
Ambohitrolomahitsy 30 2 40 350 208 2288
Ampaneva 240 20 400 200 30 330
Ankazondandy 250 50 1000 1500 200 2200
Soavinandriana 60 5 100 350 15 165
Antsahalalina 10 5 100 590 35 385
Ambohitseheno 25 2 40 990 108 1188
Ambatomena 60 5 100 145 25 275
Betoho 20 5 100 250 15 165
Anjepy 150 15 300 900 55 605
Carion 15 1 20 200 19 209
Sambaina 30 5 100 350 25 275
Ranovao 65 5 100 720 65 715
Manjakandriana 20 2 40 1200 78 858
Ambatolaona 15 2 40 230 48 528
Mantasoa 20 2 40 450 38 418
Miadanandriana 75 15 300 750 45 495
Ambatomanga 15 1 20 320 19 209
Alarobia 20 1 20 950 49 539
A/manitra 40 5 100 450 15 165
Merikanjaka 100 15 300 650 35 385
Ambohibao Sud 21 2 40 350 18 198
TOTAL 1531 170 3400 13295 1360 14960
SOURCE : CIRDR Manjakandriana, Année : 2014
XII

Nom et Prénom : RANDRIANTSEHENO Saotra


Adresse : Lot IIE 94A Tsarahonenana Tanà 101

Tél : 0344845588

Directeur de Mémoire : Dr RAZAFIARIMANGA Zara Nomentsoa

Titre : CONTRIBUTION A LA VALORISATION DES VARIETES DE PATATE DOUCE


(Ipomoea batatas) VULGARISEES PAR FIFAMANOR DANS LA ZONE DE
MANJAKANDRIANA.

Nombre de page : 62

Nombre de tableaux : 17

Nombre de figures : 16

RESUME

85% des Malagasy sont des agriculteurs ; le plus souvent ils rencontrent des problèmes de
techniques culturales et de semences améliorées. Dans la zone de Manjakandriana
FIFAMANOR a vulgarisé quelques variétés améliorées de patate douce comme
« Naveto », « Mendrika », « Mahasoa » et « Bôra » associées avec la technique culturale
améliorée, ces variétés sont plus productives que les variétés locales(20 tonne contre 10
tonne). Les variétés locales comme « Sihanaka » et « Ebokely » sont encore cultivées et
appréciées par les paysans pour leurs tubercules sucrés et leurs lianes toujours disponibles en
toutes saisons. Concernant les variétés améliorées, « Naveto » est la plus utilisée par les
paysans, à causes de ses longues lianes, son cycle de développement court de quatre mois et
son rendement double de celui des variétés améliorées. Malgré tout les paysans rencontrent
des problèmes comme le vieillissement des semences, il faut donc que FIFAMANOR relance
les sensibilisations et l’encadrement dans cette.

Mots clés : Valorisation, Variétés, Améliorées, Ipomoea batatas, FIFAMANOR,


Manjakandriana