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Faculté Mohammed V des Sciences

Juridiques, Economiques et Sociales

Module :

La Fiscalité au Maroc

Exposé sur

L’Impôt sur le Revenu

Réalisé par :

 Mlle Khaoula Boulaamane

Encadré par :

 Professeur Hassaynat

Année Scolaire :
2008/2009
Sommaire
Présentation

Partie 1 : Généralités sur l’I.R


Chapitre1 :
- Les Personnes Imposables

Chapitre 2 :
- Les Personnes exonérés

Chapitre 3 :
-Territorialité de l’I.R

Partie 2 : Différentes formes de l’I.R


Chapitre 1 :
- I.R sur les Revenus Professionnels

Chapitre 2 :
- I.R sur les Revenus Fonciers

Chapitre 3 :
- I.R sur les Revenus des Capitaux Mobiliers

Chapitre 4 :
- I.R sur les Revenus Agricoles

Chapitre 5 :
- I.R sur les Revenus Salariaux

Conclusion

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Impôt
Sur le revenu (I.R)

L’impôt sur le revenu est le dernier né de la


réforme fiscale prévue par la loi cadre de 1984.
L’I.R est un impôt synthétique, progressif et
personnalisé. Il a été promulgué par le dahir n°1-
89-116 du 30 novembre 1989.

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L’impôt sur le revenu s’applique aux revenus des personnes physiques et des
sociétés de personnes (S.N.C et S.C.S) constituées d’associés personnes
physiques. Il impose les revenus suivants :
 Les revenus professionnels : représentés par les résultats imposables des
activités exercées par les personnes physiques ou les sociétés de
personnes.
 Les revenus provenant des exploitations agricoles
 Les revenus salariaux ou revenus assimilés
 Les revenus fonciers : provenant des locations et des cessions
d’immeubles
 Les revenus de capitaux mobiliers
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Professionnels agricoles salariaux fonciers capitaux
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Bien que le barème de l’I.R soit unique les procédures de détermination du


revenu net imposable de chaque catégorie de revenus sont différentes.

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Partie 1 : Généralités sur l’I.R

Chapitre 1 : Les Personnes Imposables


1. les personnes physiques :
L’I.R impose les revenus des personnes des personnes physique qui selon les
dispositions de l’article 1er de la loi n°1-89-116 du 21 novembre 1989 relative à
l’I.R, sont obligatoirement soumises à cet impôt.
Cependant la notion de personne physique ne désigne pas uniquement un
individu, elle peut englober également un groupement de personnes physiques.

2. Les sociétés et les groupements de personnes :


Les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandites simples et les
sociétés de fait ne comprenant que des personnes physiques et n’ayant pas opté
pour l’I.S sont imposables à l’I.R.
Le résultat réalisé par ces groupements est considéré comme un revenu
professionnel du principal associé.
L’I.R s’applique également aux revenus des indivisions des associations en
participations et des sociétés immobilières transparentes.

Chapitre 2 : Les Personnes Exonérées

1. les exonérations définitives


Les revenus de sources étrangères des ambassadeurs et des agents
diplomatiques, des consuls et des agents consulaires sont exonérés sous réserve
de réciprocité.

2. les exonérations temporaires


A- les exportateurs :
Les exportateurs bénéficient d’une exonération totale de l’I.R pendant les cinq
premières années de leurs activités et de 50% au-delà de cette période.
B- les contribuables du secteur miniers :
La loi de finances a réservé une exonération de 50 % de L’IR aux contribuables
exerçant dans le secteur minier pour les cinq premières années de leur activité.
C- les contribuables qui exercent leurs activités dans les préfectures et
les provinces jugées défavorisées ;
D- les artisans :
L’IR est attribuée aux artisans pendant les cinq premières années de leur activité
e- les établissements privés d’enseignement ou de formation
professionnelle

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Ils bénéficient également d’une réduction de 50% de L’IR pendant les cinq
premières années

Chapitre 3 : La Territorialité de l’I.R


Le principe de territorialité de L’IR se base sur la notion de résidence et sur la
source du revenu. Ainsi sont imposées par L’IR quelle que soit leur nationalité,
les personnes physiques :
Ayant au Maroc leur résidence habituelle, en raison de leur revenu global de
source marocaine et étrangère.
N’ayant pas au Maroc leur résidence habituelle, en raison de leur revenu
global de source marocaine
Le principe de territorialité peut cependant être entravé par les conventions
bilatérales signées entre le Maroc et certains pays.

Chapitre 4 : Détermination du Revenus Imposable


Règle générale
Le revenu global imposable est constitué par le total des revenus nets des
différentes catégories des revenus soumis à l’I.R.
Le revenu net imposable de chaque catégorie est déterminé distinctement
suivant les règles propres à cette catégorie.
Toutefois lorsque le revenu professionnel ou le revenu agricole est représenté
par un déficit, celui-ci ne s’impute pas sur la somme des revenus des autres
catégories et reste reportable sur les bénéfices de la même catégorie sur une
durée de quatre années consécutives à son apparition.

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Partie 2 : Différentes formes de l’I.R

Chapitre 2 : L’I.R Sur les Revenus Professionnels


Suivant les dispositions de l’article 12 et 28, les revenus professionnels sont
déterminés d’après le régime du résultat net réel prévu à l’article 13 et 18 ce
régime constitue donc le régime de droit commun, cependant les dispositions
des articles 25et26 autorisent les contribuables sous certaines conditions à opter
pour la détermination de leur revenu professionnel imposable, par deux
régimes :
- Régime du résultat net simplifié
- Régime du bénéfice forfaitaire
L’option à ces deux derniers régimes est exclue pour les sociétés en nom
collectif, les sociétés en commandite simple et aux associations en participation.

Régime de base Régime d’option


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PASSAGE DU RESULTAT COMPTABLE AU RESULTAT FISCALE

1ère étape : la détermination du résultat comptable

La présentation d’une comptabilité est obligatoire eu vue d’établir le compte de


produits et charges qui fait dégager le résultat avant impôt.

Schéma de C.P.C

Charges comptabilisées

Produits comptabilisés
Résultat comptable

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2ème étape : la détermination des corrections fiscales

L’appréciation fiscale des produits et des charges de l’entreprise fait apparaître


la liste des rectifications fiscales à apporter au résultat comptable, il s’agit
principalement :
- de certains produits comptabilisés mais qui ne sont pas imposables soit
totalement soit partiellement
Exemple : dividende reçus d’autres sociétés. Ces produits doivent être déduits
du résultat comptable. On les appelle des déductions
- Certaines charges même supportées par l’entreprise ne sont pas acceptées
en totalité ou en partie par le fisc en déduction fiscale
Exemple : amendes et pénalités de tout genre.
Il convient de les réintégrer au résultat comptable. On les appelle des
réintégrations.

3ème étape : l’établissement du tableau extra-comptable du passage du


résultat comptable au résultat fiscal

Le résultat fiscal est déterminé en retranchant les déductions et en rajoutant les


réintégrations au résultat comptable.

Schéma du passage du résultat comptable au résultat fiscal

Résultat comptable Réintégrations Déductions Résultat fiscal


+ − =

REGIME DU RESULTAT NET REEL :

Il est représenté par la différence entre les produits et les charges du contribuable
(Résultat avant impôt du C.P.C) auquel sont apportées des corrections fiscales
sous forme de réintégrations et des déductions extra-comptables.

L’appréciation fiscale des produits :

Les produits sont analysés fiscalement comme imposables ou non, selon les
mêmes critères que pour l’I.S.

 Les produits d’exploitation : le chiffre d’affaires, les produits


accessoires, les produits financiers, les travaux effectués par
l’entreprise pour elle-même relatifs à des biens immobilisés
(évaluation au prix de revient)

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 Les stocks et travaux en cours : il s’agit des stocks et travaux
en cours existants à la date de clôture de l’exercice et qui
s’ajoutent aux produits d’exploitation.
 profils et gains : ce sont des produits non courants,
exceptionnels au sens de la comptabilité. Ils sont constitués par
les produits perçus ou acquis par la société à l’issu d’un
événement accidentel dans le cadre d’un exercice donné ; ils
comprennent : les indemnités d’assurance, les dommages-
intérêts, les subventions, dons et primes reçus de l’Etat, des
collectivité locales ou de tiers, les recouvrements d’une
créance client considérés comme irrécouvrables, les gains de
change, les dégrèvement d’impôts déductibles, les profits
réalisés et plus-valeurs constatées sur cession des éléments
d’actifs.

LES DÉDUCTIONS :

Les produits de participation d’une entreprise qui proviennent de sa


participation dans le capital d’une autre entreprise bénéficient d’un abattement
de 100% au niveau de l’entreprise bénéficiaire pour éviter la double imposition.
Les plus-values et profits réalisés à l’occasion de cession, cessation et
transformation de la forme juridiques : la société concernée bénéficie sur
option :
 Soit d’abattements :

Durée (en années) Les abattements


D <2 0%
2<D<4 25%
4<D 50%
D : Durée de possession du bien
 Soit d’exonération totale mais sous une triple
condition : s’engager (par écrit) de 3ans, maintenir ces biens, a
l’actif, pendant au moins 5ans.

L’appréciation fiscale des charges :

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Les charges supportées par l’entreprise sont variées et dans leur majeure partie
sont soumises aux mêmes règles fiscales qu’en matière d’I.S.
Pour être admises en déduction fiscale, les charges doivent remplir les quatre
conditions suivantes :
 Se rattacher à la gestion de l’entreprise et être exposées dans l’intérêt
de l’exploitation. De ce fait ne seront pas déductibles les charges
supportées par l’entreprise dans l’intérêt personnel de l’exploitant ou
de certains associés.
 Correspondre à des dépenses effectives et être appuyées de pièces
justificatives.
 Etre constatées en comptabilité et se rattacher à l’exercice de leur
engagement.
 Se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise. Cette
condition fait la distinction entre une charge et un investissement qui
ne peut se récupérer que par les amortissements.

LES CHARGES DÉDUCTIBLES :

 les charges d’exploitation :


Pour être déductible, la charge doit satisfaire quatre conditions générales :
 Se rattacher à l’exploitation et à la gestion normale de l’entreprise,
 Correspondre à une charge réelle justifiée,
 Se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise,
 Se rattacher ou être engagée au cours de l’exercice
Les charges déductibles comprennent :
 Les achats comptabilisées au prix de revient (IIT)
 Les frais de personnel qui regroupent les charges du personnel et sociales
 Les frais généraux : loyers, frais de publicité, frais d’assurance, frais de
transport
 Les frais d’établissement
 Les impôt et taxes à l’exception de l’IS
 Les amortissements dans la limite des taux admis
 Les provisions régulièrement constituées
 Les frais financiers qui comprennent : les intérêts bancaires, les frais de
compte, d’escompte, les intérêts des comptes courants d’associés (sous
trois conditions : capital entièrement libéré, le montant des intérêts ne
doit pas dépasser le montant du capital social et le taux d’intérêt servi ne
doit pas être supérieur à un taux fixé annuellement par arrêté du Ministre
chargé des finances)
 Les dons en argent ou en nature octroyés aux personnes morales ci-après
désignées : habous publics et entraide nationale, associations reconnues
d’utilité publique, établissements publics ayant pour mission essentielle
de dispenser des soins de santé ou d’assurer des actions dans les

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domaines culturel ou de recherche. Comité Olympique National
Marocain, œuvres sociales des entreprises publiques ou privées dans la
limite de 2% du C.A du donateur.
 Les pertes diverses se rapportant à l’exploitation.
 Stocks du début d’exercice comptable :
Ils sont ajoutés aux charges déductibles ; cette déduction permet de
corriger les stocks de fin d’exercice comptabilisés les produits d’exploitation.
 Le report déficitaire :
Le déficit accusé au cours d’un exercice déterminé est reportable sur les
résultats bénéficiaires des exercices comptables suivants jusqu’à l’expiration du
quatrième exercice qui suit l’exercice déficitaire.

LE DEFICIT REPORTABLE :

Au terme de l’article 17 le déficit d’un exercice peut être déduit du bénéfice de


l’exercice suivant, à défaut de bénéfice ou en cas de bénéfice insuffisant pour
que la déduction puisse être opérée en totalité ou en partie, le déficit peut être
déduit des bénéfices des exercices suivants jusqu’au quatrième exercice qui suit
l’exercice déficitaire.
Toutefois, le déficit résultant des amortissements n’est pas concerné par cette
limitation de délai.
Seuls les déficits professionnels sont imputables sur les bénéfices professionnels
des exercices suivants, les déficits des autres catégories des revenus ne peuvent
pas être déduits du bénéfice professionnel du contribuable.

REGIME DU RESULTAT NET SIMPLIFIE :

Sont éligible aux régimes du résultat net simplifié et au régime du bénéfice


forfaitaire, les personnes physiques exerçant une activité professionnelle, les
sociétés de fait et les indivisions.
Pour opter au régime du résultat net simplifié le contribuable doit remplir un
certain nombre de conditions :

Conditions exigées :

La loi a fixé des seuils de chiffre d’affaires pour l’option au régime du bénéfice
net simplifié.
Ainsi donc, seront autorisés à cette option les contribuables dont le chiffre
d’affaires annuel ou porté à l’année est inférieur à :
4 000 000 DH lorsqu’il s’agit de la fabrication et de la vente de produits
artisanaux, la vente en gros des denrées alimentaires dont les prix sont fixés
conformément à une réglementation et l’activité d’armateurs de pêche.

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2 000 000 DH lorsqu’il s’agit des professions commerciales, industrielles ou
artisanales autres que celle citées ci-dessus.
500 000dh s’ils agit d’une professions libérale ou de revenus ayant un caractère
répétitif.

Détermination du résultat net simplifié :

Le résultat net simplifié de chaque année est déterminé d’après l’excèdent des
produits et profits imposables sur les charges et les pertes déductibles à
l’exclusion des provisions.
L’appréciation fiscale des produits et des charges s’effectue conformément aux
dispositions fiscales applicables sur le régime du résultat net réel.
Les déficits d’exploitation ne sont pas imputables sur les résultats bénéficiaires
des années suivantes et ce quel que soit le mode de calcul des résultats de ces
années.

RÉGIME DU BÉNÉFICE FORFAITAIRE :

Conditions exigées :

Ne peuvent opter à ce régime que les personnes éligibles à cette imposition et


qui remplissent les conditions suivantes par référence à leur chiffre d’affaires
annuel ou porté à l’année :
- 2000000 DH pour les activités de fabrication et de vente de produits
artisanaux, vente en gros des denrées alimentaires dont les prix sont fixés
par une réglementation et les armateurs de pêche.
- 1000000 DH pour les professions commerciales, industrielles ou
artisanales autres que celles visées ci-dessus.
- 250000 DH pour les professions libérales et les activités à revenus ayant
un caractère répétitif.

Détermination du bénéfice forfaitaire :

Le bénéfice forfaitaire est déterminé par application au chiffre d’affaires de


chaque année d’un coefficient fixé pour chaque profession conformément à un
tableau annexé à la loi relative à l’I.R
Exemple :
 Agent d’affaires (courtiers) 60%
 Armateur de pêche 7%
 Marchands de voitures en gros 15%
 Bijoutiers vendant en détail 25%
 Blanchisserie 20%
 Courtier sur mesure 40%

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 Expert près des tribunaux 60%

Bénéfice forfaitaire = C.A x Coefficient fiscal prévu


+ Plus-values nettes après abattements autorisés
+ Indemnités reçus + subventions et dons reçus

BARÈME DE L’I.R :

L’I.R est en principe un impôt annuel, cependant, certains revenus sont imposés
en cours d’année et soumis à une régularisation annuelle.

a. Brème annuelle :

La loi de finances de 2007


Des aménagements ont été apportés par les nouvelles dispositions fiscales
prévues par la loi de finances de 2007.
Le barème applicable à partir du 1er janvier 2007 au revenu net annuel imposable
est le suivant :

Tranches Taux Sommes à déduire


0 à 24000 DH 0% 0
24001à 30000 DH 15% 3600
30001 à 45000 DH 25% 6600
45001 à 60000 DH 35% 11100
60001 à 120000 DH 40% 14100
+ de 120000 DH 42% 16500

b. Barème mensuel :

Tranches Taux Sommes à déduire


0 à 2000 DH 0% 0
2001à 2500 DH 15% 300
2501 à 3750 DH 25% 550
3751 à 5000 DH 35% 925
5001 à 10000DH 40% 1175
+ de 10000 DH 42% 1375

c. Barème par quinzaine :

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Tranches Taux Sommes à déduire
0 à 1000 DH 0% 0
1001à 1250 DH 15% 150
1251 à 1875 DH 25% 275
1876 à 2500 DH 35% 462.50
2501 à 5000DH 40% 587.50
+ de 5000 DH 42% 687.50

LA COTISATION MINIMALE :

Pour les revenus professionnels relevant des régimes du résultat réel ou du


résultat net simplifié, la loi prévu une cotisation minimale depuis 1992.
Elle se calcule sur une base composé de :
- C.A
- Des produits accessoires
- Des produits financiers sauf éléments exonérés
- Des subventions, dons et primes reçues
Le taux de la cotisation minimale est fixé à 0.5%. Ce taux est ramené à 0.25%
pour les contribuables commercialisant des articles ou des services à marge fixée
par une réglementation. «La cotisation minimale ne peut être inférieure à
1500 DH »
La cotisation minimale n’est pas due par les contribuables pendant les 3
premiers exercices comptables suivant la date du début de leur activité, elle doit
être payée chaque année avant le 1er février de l’année suivante.

 Imputation de l’excédant de la C.M/I.R


La cotisation minimale acquittée au titre d’un exercice déficitaire ainsi que la
partie de la cotisation qui excède le montant de l’I.R relatif au revenu
professionnel est imputée sur l’excédent de celui-ci par rapport à la C.M de
l’exercice suivant.
A défaut de cet excédent, ou en cas d’excédent insuffisant pour que l’imputation
puisse être opérée en totalité ou en partie, le reliquat peut être déduit de
l’excédent de l’I.R/C.M des exercices suivant jusqu’au troisième exercice qui
suit l’exercice déficitaire ou celui au titre duquel le montant de la dite cotisation
qui excède l’impôt est apparu.

APPLICATION :

Monsieur EL OUAHABI exploite une boulangerie-pâtisserie, au titre de


l’exercice 2007, son résultat avant impôt est de 372800.00DH.

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L’appréciation des charges et des produits fait ressortir les renseignements
suivants :
- charges non déductibles 94600.00DH
- produits non imposables 6500.00DH
- abattements sur plus values réalisés sur cession d’immobilisations
29800.00DH
La base de la C.M pour l’exercice 2007 est de 11748400.00DH
L’exercice 2006 s’est achevé par un déficit fiscale de :
- 24900.00 DH. Monsieur EL OUAHABI a payé au titre de cet exercice
une cotisation minimale de 52910.00 DH
L’exercice 2005 s’est soldé par un bénéfice fiscal de 59900.00 DH et une
cotisation minimale de 9748400.00 DH.
Monsieur EL OUAHABI ne dispose d’aucun autre revenu. Il est marié et père
de 4 enfants à charge. Déterminer l’I.R pour l’année 2007.

 Déterminer le résultat net fiscal pour l’exercice 2007


 Calculer l’I.R de l’année 2007

Résultat net fiscal :

Eléments Réintégrations Déductions


Résultat avant impôt 372800
Charges non déductibles 94600
Produits non imposables 6500
Abattement /+ values 29800
d’immobilisations
Total 476400 36300
Résultat brut fiscal 431100
Déficit fiscal de 2006 24900
Résultat net fiscal 406200

Calcul de l’I.R pour l’exercice 2007


a) I.R avant imputation des excédents de CM/IR des exercices 2006 et 2005
406200 x 42% - 16500 - (5 x 180) = 154204.00 DH
b) Cotisation minimale de 2007
11748400 x 0.5% = 58742.00 DH
c) Mr EL OUAHABI dispose d’un excédent de l’I.R/CM qui lui permet
d’imputer entièrement ses excédents de CM/IR des années précédentes

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Excédent IR/CM (2007) = 154204 – 58742 = 94462.00 DH
Excédents de CM/IR des années 2005 et 2006
2006 : CM entière ………………….52910.00 DH
2005 : IR = 59900 x 35% - 9560 – (5 x 180) = 10505.00 DH
CM = 9748400 x 0.5% = 48742.00 DH
Excédent CM/IR : 48742 – 10505 = 38237.00 DH
Total des excédents de CM/IR = 52910 + 38237 = 91147.00 DH
d) IR définitif pour l’exercice 2007
L’excédent de l’IR/CM de l’année 2007 est suffisant pour imputer entièrement
l’excédent de la CM/IR des années précédentes
154204 - 91147 = 63057.00 DH
Paiement de l’IR de 2007
- la cotisation minimale de 58742.00 DH doit être payée au plus tard le
31/01/2008
- le reliquat = 63057 - 58742 = 4315.00 DH sera payé par voie de rôle
fiscal.

Chapitre 2 : I.R sur les Revenus Fonciers

DEFINITION DES REVENUS FONCIERS

Sont considérés comme revenus fonciers imposables à l’I.R :

16
- les revenus provenant de la location des immeubles bâtis et non bâtis et
des constructions de toutes nature.
- Les revenus acquis de la location des terrains agricoles y compris les
constructions et le matériel fixe et mobile y attachés.
- La valeur locative des immeubles et constructions que les propriétaires
met gratuitement à la disposition des tiers à l’exception des immeubles
qui sont mis gratuitement à la disposition des ascendants et descendants
directs du propriétaire lorsque ces immeubles sont affectés à l’habitation
des intéressés.
- Les profits immobiliers sont intégrés parmi les revenus fonciers
imposables par l’I.R, la T.P.A est considérée comme une avance sur l’I.R
annuel
Il en est de même lorsque ces immeubles sont mis gratuitement à la disposition
des administrations, de l’Etat, des collectivités publiques, des hôpitaux publics,
des œuvres privées ou publiques d’assistance et de bienfaisance, des
associations reconnues d’utilité publique.
Sont exemptés de l’I.R et pour une durée de 3 ans suivant la date d’achèvement
des constructions, tous les revenus provenant de la location des nouveaux
bâtiments et des additions de constructions.

LA BASE IMPOSABLE

1. Le revenu brut imposable :

L’assiette imposable est constituée par le montant brut des loyers.


Celui-ci comprend les sommes acquises par le bailleur au cours de la période
d’imposition. Ce sont en général les loyers précisés dans le contrat de location.
Les baux qui stipulent des loyers inférieurs à la valeur locative réelle de
l’immeuble peuvent être contestées par l’administration dans le cadre de la
procédure légale prévue aux articles107 et 108 de la loi.
De même, le revenu foncier imposable comprend la valeur locative brute des
biens mis gratuitement à la disposition des tiers à l’exclusion de ceux visés par
l’article 83.
La valeur locative est représentée par le loyer normal que l’immeuble aurait pu
produire s’il était effectivement loué. Elle peut être estimée par voie de
comparaison ou par appréciation directe.

2. Le revenu net imposable :

Pour les revenus des immeubles et des constructions de toute nature ainsi que
pour les valeur locatives des immeubles mis gratuitement à la disposition des
tiers, la base imposable est déterminée par le revenu brut imposable diminué
d’un abattement de 40% (L.F. 1993 Art.6).

17
APPLICATION :

Monsieur EL OUAHABI possède un immeuble de quatre étages composé de 8


appartements. Deux occupés par lui-même. Un mis à la disposition de son fils
aîné marié, un habité par son beau-père, les quatre autres loués et rapportent
mensuellement 14000.00 DH(y compris frais de syndic).
Monsieur EL OUAHABI perçoit de ses locataires des quotes parts des frais
divers composés de :
 Prime-incendie : 19200.00 DH, annuellement cette prime est
partagée à parts égales sur les huit appartements. Seuls les quatre
locataires qui paient le loyer versent leur parts l’assurance.
 Frais de syndic : 14400.00 DH partagé à parts égales sur les huit
appartements.

1. Déterminer le revenu foncier net imposable


2. Déterminer l’I.R à payer sachant que Mr EL OUAHABI ne dispose d’aucun
autre revenu et qu’il, bénéficie de 5 déductions pour charge de famille.

Corrigé :

N.B : la valeur locative sera déterminée par comparaison.


 Loyers bruts stipulés dans le contrat de location :
Loyer annuel les quatre appartements : 14000 x 12 =168000
 Valeur locative de l’appartement mis gratuitement à la disposition du
beau-père :
 Valeur locative imposable : obtenue par comparaison aux loyers des autres
appartements.
14000 x 12 = + 42000
4
 Les trois valeurs locatives des deux appartements qu’il occupe lui-même
et celui occupé par son fils aîné sont exonérés de l’I.R et sont imposés par
la taxe urbaine.
 Frais incombent au propriétaire et perçus des locataires :
Prime d’assurance incendie payée en plus du loyer par les locataires :
19200 x 4 = + 9000
8
Les autres frais incombent aux locataires et payée par le propriétaire par
prélèvement sur le loyer stipulé dans le contrat :
14400 x 5 = - 9000
8

18
4 appartements loués +appartement mis gratuitement à la disposition de son
beau-père 210600

Revenu brut imposable = 210600


Abattement forfaitaire 40% = 84240
Revenu net imposable = 126360
Supposons que Mr EL OUAHABI n’a aucun autre revenu. L’I.R brut sera :
I.R brut = 126360 x 42% - 16500 = 36571.20
Déduction pour charge de famille : 5 x 180 = 900

I.R à payer = 35671.20 DH

Chapitre 3 : I.R sur les Revenus des Capitaux Immobiliers


DEFINITION DES REVENUS DES MOBILIERS :

Les dispositions de l’article 91 de la loi relative à l’I.R considèrent les produits


des actions ou parts sociales sous forme de dividende, par toutes ses
composantes : intérêts statutaires ou superdividendes, comme des revenus
mobiliers soumis à l’I.R lorsqu’ils n’ont pas été soumis à la taxe sur les produits
des actions et revenus assimilés (T.P.A) au taux de 10% chez le distributeur
desdits revenus.
En effet l’article 5 du dahir n°1-89-145 du 23 octobre 1989 précise que la
retenue à la source de la T.P.A sur les dividendes et les revenus assimilés est
libératoire de la déclaration annuelle de ces revenus à l’I.R
Sont également compris dans la base imposable en tant que revenus des capitaux
mobiliers, les tantièmes ordinaires, les rémunérations allouées aux dirigeants par
prélèvement sur les bénéfices pour l’amortissement du capital ou le rachat
d’actions, de parts sociales ou de parts de fondateur et les bonis de liquidation
majorés des réserves constituées depuis moins de 10 ans et minorés par la
fraction amortie du capital ayant déjà subi la taxe sur les produits des actions.
L’assiette de l’impôt général sur les revenus des capitaux mobiliers intègre
également les revenus des placements à revenus fixes lorsque l’organisme
distributeur de ces revenus n’a retenu qu’une taxe de 20%. Le taux de 30%
retenu à la source est libératoire de l’I.R
CALCUL DE L’I.R :

Le revenu global comprenant le revenu des capitaux mobiliers est diminué le


cas échéant des déductions d’ordre économique et social ( dons accordés le
contribuable à des associations reconnues d’utilité publique, les remboursement
ou les intérêts supportés pour l’acquisition des logements à usage d’habitation
principale…)
Le revenu net global obtenu est soumis au barème annuel de l’I.R

19
Le montant de l’impôt ainsi obtenu sera diminué par les déductions éventuelles
suivant :
 180 DH par personne à charge, cette déduction est plafonnée à 1080 DH
par an
 L’impôt étranger relatif aux revenus de source étrangère imposés au
Maroc, limité à la fraction de l’I.R correspondant à ces revenus, tout en
tenant compte des conventions fiscales signées par l’Etat marocain et les
autres pays.
 10% du montant des primes ou cotisations d’assurance vie d’une durée de
10ans. Cette déduction est limitée à 900DH par an.
 10% des dividendes reçus des titres côté en bourse. Cette déduction est
limitée à 500DH par an.
 10% des achats nets d’actions cotées en bourse, limités à 1650DH par an.
 80% du montant de l’impôt relatif aux revenus transférés définitivement
en DH au Maroc par les contribuables fixant leur résidence habituelle sur
le territoire national pour leurs pensions de source étrangère.

Taxe sur les produits de placements à revenus fixes (T.P.P.R.F) :

Le dahir n° 1-91-321 du 30 décembre 1991 a institué dans son article 6 une taxe
sur les revenus des placements rémunérés par des intérêts. (Loi de finances de
1992)
Sont concernés par cette taxe :
 Les intérêts et les autres produits assimilés perçus par des personnes
physiques ou morales résidentes au Maroc.
 Les coupons d’obligations ou d’autres titres d’emprunt à revenus fixes
quelque soit leur dénomination (obligation, bon de caisse, bon de trésor,
billet de trésorerie…)
Les revenus des titres émis par l’Etat avant le 1er mars 1994 restent exonérés, ils
ne supportent que la retenue à la source de 10% libératoire de tout autre
prélèvement. Les revenus des titres émis par l’Etat après cette date sont soumis à
l’I.R en cas ou le bénéficiaire opte pour leur taxation au taux réduit de la TPPRF
de 20%.

Chapitre 4 : I.R sur les Revenus Agricoles

L’article 38 de la loi relative à l’I.R considère comme revenus agricole tous les
bénéfices provenant des exploitations agricoles ou de toute autre activité agraire
non soumis à l’impôt des patentes.
Sont toutefois exonérés de l’I.R les revenus provenant des plantations ne
dépassant pas un hectare et de la vente du bétail.

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En plus de cette exonération prévue par la loi relative à l’I.R, tous les autres
revenus agricoles sont exonérés de l’I.R comme pour l’I.S jusqu’à l’an 2010.
Le revenu agricole imposable est déterminé d’après le régime du forfait pour
toutes les exploitations dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 2 millions
de DH. Le bénéfice forfaitaire est fixé en fonction de la nature des terres
exploitées, des types de cultures pratiquées tout en tenant compte des
déclarations du contribuable. La détermination des bases d’imposition revient à
l’inspecteur des impôts qui peut se faire assister par une commission
communale.

Chapitre 5 : I.R sur les Revenus Salariaux


L’impôt sur les revenus salariaux et les revenus assimilés est prélevé à la source
par les employeurs et les distributeurs et ces revenus, il est donc retenu aux
bénéficiaires de ces revenus à chaque période et régularisable à la fin de chaque
année.

LES REMUNERATIONS IMPOSABLES :

Sont considérés comme revenus salariaux pour l’application de l’I.R :


- les traitements
- indemnités et émoluments
- les salaires
- les pensions
- les avantages en nature ou en argent

Traitements et salaires :
Il s’agit des rémunérations perçues à titre principal par les personnes physiques à
raison de l’exercice d’une profession salariée, soit publique ou privée.

Indemnités émoluments avantages en nature ou en argent :

Ils constituent généralement un accessoire à la rémunération principale et partant


de là sont imposables à l’I.R en tant que complément de salaire.
- Indemnités
Elles représentent des sommes d’argent versées à un salarié en réparation d’un
dommage ou d’un préjudice, ou en compensation de certains frais.
- Emoluments
Les honoraires versés en échange de leur services, aux personnes exerçant des
les professions libérales (non patentables).

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- Les avantages en argent
Ils représentent comme des allégements des dépenses personnelles incombant
normalement aux salariés mais prises en charge en totalité ou en partie par
l’employeur.(frais médicaux, frais de voyage et de séjours particuliers…)
- Les avantages en nature
Différentes représentations et fournitures accordées par l’employeur (dépenses
d’eau, électricité, téléphone…)

LES REVENUS SALARIAUX IMPOSABLE :

Les salaires représentent la rémunération accordée par un employeur contre un


travail fourni par des employés liés par un lien de subordination représenté par
un contrat de travail.
Ils se composent de la rémunération de base augmentée des primes, des
indemnités et des avantages qu’accorde un employeur à ses salariés.
Les exemptions sont limitativement énumérées par la loi (art 66) telles que les
allocations familiales, les retraites complémentaires, la part patronale des
cotisations de retraite et de sécurité sociale etc……
Le revenu salarial brut imposable est déterminé en partant du revenu brut total
duquel sont éliminés les éléments exonérés tels que : les indemnités justifiées
( indemnité de transport, indemnité de salissure, indemnité du panier, indemnité
du lait, indemnité pécuniaire de caisse……….)
Pour la détermination du revenu net imposable, il faut déduire du revenu net
imposable les abattements suivants :
- les frais professionnels fixés forfaitairement à 17% ( ou un autre taux
prévu par la loi) appliqué au revenu brut imposable, déduction faite des
avantages, mais dans la limite de 24000 DH par an.
- Les cotisations aux organismes de prévoyance sociale ( mutuelles)
- La part salariale des primes d’assurance couvrant les risques de maladie,
maternité,invalidité.
- Les remboursements en principal et intérêts des prêts obtenus pour
l’acquisition ou la construction d’un logement si le logement est
économique,(2 conditions sont à observer pour la qualification d’un
logement d’économique : la surface couverte ne doit pas dépasser 100m2 ,
le prix ne doit pas dépasser 200000 dh), seuls les intérêts sont à déduire en
cas où le logement n’est pas économique, sans que cette déduction ne
puisse dépasser 10% du revenu catégoriel imposable.

L’impôt est calculé en appliquant an revenu net imposable un barème aux taux
progressifs.
Le barème annuel de l’I.R est le suivant :

Applicable à partir de janvier 2007

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Tranches Taux Sommes à déduire
0-24000 0% 0
24000-30000 15% 3600
30000-46000 25% 6600
46000-60000 35% 11100
60000-120000 40% 14100
+120000 42% 16500

En appliquant les taux ci-dessus au revenu net imposable on obtient l’I.R brut
sur lequel il faut opérer les déductions suivantes :
Déduction pour charges de famille
180 dh/an pour l’épouse
180 dh/an pour chaque enfant à charge
Plafond : 6 déductions =1080 dh/an

LE CALCUL DE L’IR DU :

De L’IR brut, calculé sur le salaire imposable on élimine les :

a) Déductions d’ordre social :

Charges de famille 180 dh par personne à charge à charge et par an.

Le conjoint est une personne à charge quel que soit son statut.
Les enfants âgés de moins de 21 ans sont des personnes à charge, il en
est de même des enfants qui poursuivent leurs études jusqu'à 25 ans ou
sans limite d’âge lorsqu’ils sont invalides.
Plafond annuel des déductions pour charge de famille 6 personnes soit :
6 x 180 = 1080dh

b) Schéma récapitulatif de l’imposition du salaire :

Salaire brut comprend :


Salaire de base + Les primes + Les indemnités + Les avantages en argent
ou en nature

Salaire brut imposable= Salaire Brut – éléments exonères

Eléments exonérés :
Indemnités correspondant à des remboursements de frais tel que :

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Indemnité d’insalubrité
Indemnité de chaussure
Indemnité de panier
Indemnité pécuniaire pour remboursement de frais supportés par le
salarié.
Les allocations familiales : ce sont des aides sociales à la famille

150 dh par enfant pour les trois premiers enfants


36 dh par enfants pour les trois derniers enfants
0 pour les enfants au delà du 6eme
Soit un maximum
Allocations familiales = 150 x 3 = 450dh
36 x 3 = 108dh
Total 558dh

SALAIRE NET CATEGORIEL= Salaire brut imposable – déductions

LES DEDUCTIONS :

Les déductions frais professionnels :


Une déduction forfaitaire est retranchée du salaire brut imposable. Elle est
calculée par application d’un taux (17%. 25%. 35%. 40%. 45%) au salaire
brut imposable diminué des avantages et plafonnée à 24 000dh an

Ex : Avantage = loyer, prise en charge de certaines charges du salarié par


son employeur

Les cotisations salariales :


Cotisations pour la retraite :
CIMR = secteur privé.
CMR = géré par l’état.
Cotisations à la CNSS
Cotisations salariales : 4.29% plafonné à un revenu (base de CNSS) de
6000dh/mois, soit un maximum de 257.40dh/mois
Cotisations de l’assurance pour maladie obligatoire « L’AMO » : 2%
Cotisations de prévoyance sociale à des mutuelles à des assurances
groupes
Traites remboursées pour acquisition d’un logement économique à titre
d’habitation principale.

Cotisation patronale :
Cotisations aux allocations familiales 6%

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Cotisations à la prévoyance sociale à court terme 8.60%
Cotisation à L’AMO 3%
Cotisations à la taxe de la formation professionnelle : 1,6%

SALAIRE NET IMPOSABLE = Salaire brut imposable – Intérêt /


logement principale

Les traites du logement :


Intérêts des traites remboursées pour acquisition d’un logement non
économique à titre d’habitation principale.
Les intérêts sur traites, pour acquisition ou construction de logements ne
peuvent excéder 10% du revenu catégoriel imposable.

EXEMPLE :

Une personne perçoit :


Un salaire de base annuel de 60 000dh
Primes annuelles 12 000dh
Indemnités imposables 15 000dh
Indemnités de transport 6000dh
Total 93000dh

Il cotise outre qu’à la CNSS suivant les règles en vigueur, à la CIMR


au taux de 6 % appliqué à son salaire brut imposable, et à une assurance
groupe au taux de 2% appliqué à son salaire brut imposable.
Calculer L’IR sachant que le salarié est marié et père de 3 enfants à
charge. Il a remboursé au cours de l’année 4 traites constantes de
4 232.50dh Chacune pour l’acquisition d’un logement personnel non
économique.
Ces traites comprennent un total d’intérêt de 7 372.50dh
L’indemnité de transport est justifiée.

Donc le salaire brut imposable sera de :

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93 000 – 6000 = 87 000dh

Salaire brut imposable :


87 000,00
Déduction forfaitaire de frais professionnels=
14 790,00
87 000 x 17% = 14 790 < 24 000
Déduction des cotisations à la CNSS le salaire brut imposable
coïncide ici avec la base de la base de la CNSS, mais 87 000
est supérieur au plafond de 6000 x 12 = 72 000
72 000 x 4,29%
3088,80
Salaire dépassant le plafond
Déduction des cotisations à la CIMR : 87 000 x 6%
5220,00
Cotisation à l’assurance groupe = 87 000 x 2%
1740,00
Salaire catégoriel imposable
62161,20
L’intérêt dépasse le plafond autorisé
7 372,5 est supérieur à (10% x 62 161,20)
Seul 10% du revenu imposable sera déductible
6 216.12
Salaire net imposable
55 945,08

L’IR brut = 55 945,08 x 35% - 11100 = 8480.77


L’IR net = 8480.77 - (4x 180) = 7760.77

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Bibliographie
- Fiscalité appliquée aux entreprises marocaines
« MOHAMED ABOU EL JAOUAD »

- Cours de fiscalité

- Site d’ ISTA

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